Chef des cuisines de l'hôtel Impérial, un palace plus vraiment à la hauteur de sa splendeur d'antan, Gabriel Lightfoot doit composer chaque jour avec une équipe cosmopolite et chahuteuse, une petite amie chanteuse qui se pose des questions sur leur relation et un père malade qui lui laisse des messages aussi laconiques que culpabilisants sur son répondeur.
Une mort va faire voler en éclats son fragile équilibre : le corps d'un des employés est retrouvé dans les sous-sols du restaurant. Une mort solitaire, anonyme, parmi ces travailleurs immigrés interchangeables. Soudain, Gabriel prend conscience que ses cuisines cachent bien des secrets : trafics en tous genres, prostitution, chantages, violence quotidienne…
Surgit Lena, une fille de l'Est, mystérieusement liée à cette mort. Irrésistiblement attiré par cette femme en perdition, Gabriel va prendre une décision qui remettra en question tout ce en quoi il avait cru jusqu'ici…
A la fin de La Clé introuvable, John, déguisé en domestique pour approcher l'intimité des abominables Mompesson, avait eu le sentiment d'élucider le crime commis jadis, la fameuse nuit que ses parents avaient passée ensemble, à l'auberge : la seule nuit d'amour de leur triste existence... celle où il avait été conçu ! Il se rend compte à présent que ce crime était la suite obligée d'un autre meurtre - dont l'ombre sinistre plane encore sur son destin. Avec lui, désormais, nous allons de découverte en découverte, mais ce qui nous est révélé est parfois si inquiétant qu'on eût peut-être préféré rester quelques pages de plus dans l'ignorance. Car la mise en lumière de la vérité est toujours une opération douloureuse, et qui expose parfois à des dangers imprévus. John l'apprend à ses dépens, qui échappe à une tentative d'assassinat perpétrée par un vieillard en qui il est obligé de reconnaître son (chut ! ...), et constate peu après qu'il a été trahi par l'homme en qui il avait placé toute sa confiance. Le dénouement approche, que le lecteur devine sinistre, malgré la promesse de lendemains éclairés par une autre lumière... Et c'est tout le récit qui, dans ces derniers instants, prend un relief nouveau, maints épisodes oubliés revenant à la mémoire de John - et à la nôtre. Ainsi qu'il est d'usage dans la vie des hommes, et dans l'histoire des sociétés qui est la somme de leurs existences : passé et présent s'enchevêtrent en une trame dont le dessin n'apparaît bien souvent que sur le tard. Trop tard en tout cas pour que notre liberté soit autre chose qu'un pathétique compromis entre la violence suscitée par les hommes et le hasard aveugle généreusement offert par le ciel sous le nom de providence. Mais pour l'heureux lecteur, égal des dieux en l'occurence, ce “trop tard” n'a pas lieu d'être. Dessillé en même temps que John, il a sur lui l'avantage de pouvoir à volonté revivre ce destin dont il n'a peut être pas saisi, à première lecture, tous les mécanismes subtils. Un abondant “courier des lecteurs” a ainsi appris à Charles Palliser qu'une grande partie de ceux qui venaient d'achever son livre ne pouvaient pas s'empêcher de le reprendre au début pour un nouveau voyage qui s'avérait presque toujours fort différent du premier. Que les âmes en peine qui se désolent d'arriver bientôt à la fin du Quinconce se rassurent : elles ont entre les mains l'un de ces livres, rares, que la lecture même n'épuise pas.Cinquième et dernier volume du Quinconce : celui où le lecteur sait qu'on lui dira tout. Enfin, presque tout : car le rusé Palliser a pris trop de plaisir, chemin faisant, à semer des pièges au moindre tournant de la route, pour ne pas torturer notre impatience jusqu'à la dernière page ... et peut être au-delà.
« Le Sirméricris », œuvre du XIVe siècle disparue depuis des lustres, réapparaît en salle des ventes.
Ce tableau représente un maître Templier et un dignitaire Sarrazin en posture amicale.
D'après les écrits de Nostradamus, cette œuvre contient le code et l'énigme permettant de retrouver le trésor et le secret des Templiers.
Qui des héritiers, de la mafia russe, des historiens, des aventuriers ou des sociétés secrètes arrivera à récupérer ce tableau et à décoder le terrible secret et le fabuleux trésor des Templiers ?
Pourchassés, les héros de cette aventure vont-ils réussir dans cette course contre la mort ?
De Paris à Catane en passant par les abysses méditerranéens et le Sahara, accompagnez Jean-Charles Castet et ses amis dans cette quête pleine de mystères et de rebondissements.
Né en 1956, Alain Martignon, après avoir fait des études d'ingénieur à Toulouse, rentre directement dans un grand groupe pétrolier français où depuis trente ans il fait une carrière dans l'exploration-production. Apres avoir écrit de nombreuses études, ce Palois, passionné par les romans de chevalerie et d'histoire médiévale, se lance en 2008 dans l'écriture de romans d'aventure.
Il y a un peu plus de 30 000 ans, d'impressionnants chasseurs aux armes rudimentaires survivent dans une toundra hostile. Les ancêtres de ces hommes de Neandertal au physique peu engageant ont réussi à apprivoiser les froids extrêmes de la dernière glaciation. En cette lointaine époque se développe parallèlement partout en Europe la présence d'hommes plus évolués, anatomiquement plus modernes, que l'on dit de Cromagnon. La rencontre entre ces deux lignées si opposées aura bien lieu Marc Klapczynski nous livre le récit d'une des dernières épopées de l'homme de Neandertal. Lorsque son histoire commence, le jeune Aô vient de perdre son père et se retrouve seul dans un univers glacial. Habité par l'espoir de retrouver d'autres survivants de son peuple, il se lance dans un long périple à travers l'Europe de l'époque. Vainqueur d'un ours monstrueux, Aô croise Âki-naâ, femme Cromagnon capturée par les cruels hommes oiseaux. Il devra combattre les hommes de cette tribu, continuer sa recherche avec cette étrange compagne et aller jusqu'au bout de son humaine aventure
Une préhistoire si loin, si près Cette odyssée d'un homme si différent de ce que nous sommes devenus aujourd'hui parvient à nous toucher comme si Aô était notre frère Désarroi de la solitude, curiosité perplexe mêlée d'inquiétude à l'approche de l'autre, volonté de partager son savoir et sa culture ; désir enfin de donner jusqu'à sa propre vie pour assurer le salut de l'être qu'on choisit.
Dans son premier roman, Marc Klapczynski a plongé au cur de la préhistoire pour nous offrir une histoire fascinante et une uvre féconde en thèmes immortels Son écriture dynamique apporte un rythme ample au destin du jeune Aô. En emportant le lecteur dans le souffle puissant du périple d'Aô, c'est l'éternelle quête des hommes que Marc Klapczynski met ici en paroles.
La Sibérie : un immense " nulle part ", grand comme les Etats-Unis et à peu près inconnu, peuplé de fantômes, sillonné par les errances fiévreuses de popes illuminés, de shamans égarés, de ce qui reste encore de tribus nomades, terre d'exil des bannis de la civilisation, prison-continent, poubelle du communisme et terre d'utopie malgré tout, rêve encore de page blanche où tout petit recommencer. Une énigme. S'y aventurer ; y vivre, impose d'explorer en soi des territoires inconnus, où tous les chemins, tous les repères se perdent. Lorsqu'il entreprend ce voyage de six mois à la fin des années 1990, nulle question pour Colin Thubron de faire du tourisme, mais bien de se laisser envahir en une lente imprégnation par cette immensité dévastée, son silence, ses improbables laissés-pour-compte, abandonnés entre usines en ruines et déchets nucléaires, s'efforçant de vivre, malgré tout. Ici un descendant de Raspoutine, là des savants oubliés de tous qui s'obstinent à mesurer la " signature magnétique " de leurs patients, plus loin, un archéologue persuadé d'avoir trouvé les origines de l'humanité, d'hypothétiques shamans sans plus de mémoire, un agent du KGB devenu prêcheur baptiste - jusqu'à cette femme déportée en 1938 dans le goulag de Vorkuta et restée là depuis, qui ne parvient toujours pas à condamner le communisme : en ce temps-là au moins, soupire-t-elle, en se détachant à grand-peine de son feuilleton mexicain, on croyait en quelque chose... Car comment vivre sans croire ?
Deux récits de la guerre civile espagnole. Deux paraboles étincelantes sur la justice et la culpabilité.
1936. Un vieux prêtre, Mosen Millan, s'apprête à célébrer une messe de requiem pour un jeune homme du village : un jeune républicain qu'il a vu naître et grandir, et qui a été exécuté par les phalangistes... sur dénonciation du prêtre ! Sommé de dévoiler la cache de son protégé, il a fini par le livrer, par maladresse, sottise, inconscience, et horreur du mensonge.
Le récit, très bref, très resserré, est organisé selon les souvenirs du prêtre, qui déroule la vie du jeune homme et, à travers lui, du village. Un village aragonais typique aux débuts de la République espagnole. Les premières actions républicaines se heurtent alors à la puissance des notables locaux, et à l'arrivée d'une troupe de phalangistes soutenant les droits de ces derniers, au besoin par la terreur et par la violence.
Le Requiem est ici suivi d'un texte posthume, totalement inédit en français, encore plus bref et plus frappant s'il se peut : El Vado. Une jeune fille, Lucie, est persuadée d'avoir dénoncé aux autorités son beau-frère — dont elle était amoureuse — par dépit et jalousie. Ce souvenir, et ce secret, la hantent quotidiennement, l'obsèdent à tel point que le lecteur ne sait plus si cette trahison, elle l'a commise, ou si elle l'a rêvée.
À part dans l'oeuvre de Ramón Sender, Requiem et El Vado en sont la face la plus pure. Tout le drame de l'Espagne résumé en quelques dizaines de pages, peut être les plus belles du XXe siècle espagnol.
L'AUTEUR Ramon Sender (1901-1982) est connu comme l'auteur du Requiem pour un paysan espagnol et du Bourreau affable. Journaliste anarchiste, devenu célèbre très jeune pour ses prises de position contre les injustices, il a été marqué à vie par la guerre civile espagnole, où il a perdu sa femme et son frère, abattus par les franquistes. Réfugié en exil au Mexique, il n'a plus cessé d'écrire, laissant plus de 60 romans, dont seulement 10 traduits en français. La plupart transposent des épisodes de la guerre civile, en décrivant l'étrangeté et la complexité des caractères humains.
II n'est jamais facile d'être un fils. A fortiori celui d'un écrivain célèbre. D'aucuns compliquent encore davantage en décidant d'embrasser la même carrière que celle de leur père. Ainsi Dan Fante, 64 ans au jus, rejeton errant, longtemps alcoolisé, de feu John Fante. Poète maudit, clochard céleste et suicidaire, dramaturge, romancier tardif. Un type sur le fil du rasoir qui réapparaît sous nos latitudes pour une rédemption littéraire et déglinguée. L'objet du délit ? Régime sec (Short Dog en V.O.,du nom de ces petites flasques pour alcools forts et rêveurs fragiles). Huit histoires brutales – c'est à dire honnêtes – où l'on croisera un chauffeur de taxi à bout de souffle, un macho battu par sa femme, un chien minuscule et méchant, une masseuse nympho qui écarte les cuisses au milieu des embouteillages… Portrait défait de L.A. sous JB, gueule de bois, addiction à la détresse et solitude vaporeuse, fog suintant d'amour tremblé. Du grand art.