L'histoire des 47 rônins est une légende nationale au Japon, l'histoire vraie de 47 samouraïs qui, au XVIIIe siècle, vengèrent leur maître au mépris de la mort, un acte d'honneur et de loyauté absolu, dans le respect des codes guerriers du Bushidô. Pendant presque deux ans, ils préparèrent mûrement leur vengeance, plongeant dans la clandestinité, menant en apparence une vie relâchée dans les maisons de jeu et de plaisir, avant de prendre d'assaut la demeure de Kira Yoshinaka, responsable de la mort de leur seigneur, de lui couper la tête et de l'apporter sur la tombe de leur maître. Le shôgun les condamna à se faire seppuku, le suicide rituel des samouraïs, châtiment autant que reconnaissance des vertus de ces hommes fidèles jusqu'au sacrifice à la Voie des guerriers. De cet épisode qui a donné lieu à d'innombrables ouvrages, pièces de théâtre, séries et films au Japon, Osaragi Jirô a tiré un roman dont l'originalité est de suivre le point de vue d'un fils de nobles déchus, devenu espion au service de Kira Yoshinaka. Un grand roman de cape et d'épée, remarquablement écrit, qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière page.
Alors que le Festival d'Avignon 2003 s'enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d'absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d'un théâtre du festival off, qu'elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d'un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures... Après "Les Déferlantes", qui lui a amené la consécration (Prix des lectrices de Elle 2009), Claudie Gallay explore avec toujours autant de singularité les mystères enfouis au creux de chaque vie.
Né à Paris en 1968, Jérôme Ferrari, après avoir été, durant quatre ans, professeur de philosophie au lycée international d'Alger, vit actuellement en Corse, où il enseigne depuis 2007. Chez Actes Sud, il a publié trois romans : Dans le secret, Balco Atlantico et Un dieu un animal.
« La perfection des gestes est une insulte intolérable. Le pied gauche positionné en arrière, en appui sur le talon, permet au corps de pivoter gracieusement dans un seul mouvement fluide. Le dos est impeccablement droit, les omoplates saillantes comme des lames, la nuque rasée sous la ligne du béret rouge, et le capitaine Degorce voudrait vider le chargeur de son pistolet automatique dans cette nuque détestée. Mais c'est trop tard et il reste assis, tremblant de honte et de désespoir. La nuit dernière, il était encore temps, mais il était si naïf, la nuit dernière. » Le capitaine André Degorce et le lieutenant Horace Andreani sont liés par leur expérience commune de la guerre d'Indochine. Lorsqu'ils se retrouvent en 1957 à Alger, ils sont passés de l'état de victimes à celui de bourreaux, une situation que Degorce, au contraire de son subalterne, peine à assumer. Tout récit autour de la guerre d'Algérie est généralement gâté par l'esprit partisan. C'est un peu contre ce penchant exclusif que Jérôme Ferrari, en écrivant Où j'ai laissé mon âme, essaye de protéger la mémoire. Ses partis pris sont d'un autre genre. Ce n'est donc pas un pamphlet, pas davantage un document qui puisse retenir l'attention d'un historien. Où j'ai laissé mon âme, avant tout, est l'évocation de deux individualités distinctes qui vécurent ensemble les désastres de la guerre, et de l'atmosphère douteuse d'une fraternité à l'état brut qui est le privilège du soldat. Un troisième roman qui s'impose comme une totale réussite.
Un grand homme d'Etat qui trahit ses engagements, un conjuré pour qui rien ne vaut que l'honneur: leur affrontement met en jeu les notions mêmes de devoir et d'intégrité. Où l'on découvre la puissance iconoclaste d'une romancière au sommet de son art.
« Vu de loin on ne voit rien », disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Le coeur en cavale, elle s'enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.
Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume. En revisitant les lieux d'élection de ce frère disparu, Sarah a l'espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c'est sa propre histoire qu'elle va redécouvrir, à ses risques et périls.
Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l'impression, au paysage aussi bien intérieur qu'extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du coeur et pose les grandes questions qui dérangent.
Du 18 juin au 21 novembre 2010, la Fondation Pierre Gianadda située à Martigny en Suisse, présente une rétrospective du peintre Nicolas de Staël, un artiste influent de l’après-guerre. A cette occasion, (re)découvrez plus d’une centaine d’œuvres réalisées par l’artiste entre les années 1945 et 1955. Retrouvez la biographie du peintre par Laurent Greilsamer au Livre de Poche.
Patrick Cauvin, a succombé à un cancer vendredi 13 août. L'auteur avait publié cette année Une seconde chance. L’immeuble, sortira en janvier prochain.
Né à Marseille, le 6 octobre 1932, Patrick Cauvin se fait connaître avec des polars noirs et sang. Il est révélé en 1977 avec E=mc2, mon amour. Il a ensuite enchaîné les parutions au rythme d’un livre par an : Pourquoi pas nous ? (1978), Huit jours en été (1979), C’était le Pérou (1980) et Nous allions vers les beaux jours (1981), un récit sur la Shoah.
Il sera incinéré vendredi 20 août au crématorium du Père Lachaise à 14 h.
(Re) découvrez les oeuvres de l’auteur au Livre de Poche.
A l’occasion de la sortie en DVD et Blu-Ray du film l’Arnacoeur, le 24 août prochain, Le Livre de Poche vous a concocté un mini-site dédié à l’évènement dans lequel vous découvrirez la bande-annonce du film mais aussi de nombreux bonus et une sélection de 8 beaux romans d’amour que vous pouvez commencer à lire cet été ! Et si vous n’avez pas encore vu le film, rendez-vous sur ce site dédié dès le 18 août : un jeu-concours vous y attend !
Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus pour occuper Berlin et le reste de l'Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée par le capitaine Louyre investit le sud du pays. En approchant de la ville où ils doivent prendre leurs quartiers, une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute, qui vit là seule comme une sauvage, et le corps calciné d'un homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est mise aux arrêts. Contre l'avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va s'acharner à connaître la vérité sur cette affaire mineure, au regard des désastres de la guerre, car il pressent qu'elle lui révèlera un secret autrement plus capital.
Il ne se trompe pas : au fil de son enquête, il va découvrir une autre « solution finale », antérieure à la Shoah, et qui en est à la fois le prologue et la répétition générale. À savoir l'extermination par les procédés les plus barbares des malades mentaux – et de tout individu classé comme tel, car considéré comme « inadapté » au régime nazi.