Nous vous rappelons que le festival America se tiendra à Vincennes du 23 au 26 septembre prochain ! Pour sa 5e édition, Le festival accueillera plus d'une soixantaine d'auteurs américains qui témoigneront des liens spéciaux qui les unissent à certaines villes. Louise Erdrich sera l’une des invités de la prochaine édition.
Retrouvez les romans de l’auteur au Livre de Poche:
Félicitations à Véronique Spraul et Alice Trinh qui remportent toutes deux leur séléction de livres de l'été. Venez vous aussi découvrir notre séléction et tentez votre chance sur notre mini-site de l'été.
Vingt-cinq ans après la publication de Moins que zéro, l'histoire continue…
« Un pur roman noir hollywoodien… une affaire de prostitution et de crimes digne des meilleurs polars de James M. Cain ou de Raymond Chandler… et des meilleurs films noirs des années 40, avec femme fatale à la clé. »
Nelly Kaprièlan, Les Inrockuptibles,
C'est dans une Los Angeles évanescente, peuplée de fantômes et d'hallucinations, que Clay, le protagoniste de Moins que zéro, revient passer les vacances de Noël. Un quart de siècle s'est écoulé et la chirurgie esthétique a rendu la plupart de ses anciens amis méconnaissables. Le cinéma, qui l'emploie comme scénariste, paraît une copie de plus en plus délavée de la réalité et la réalité elle-même, un mauvais film dans lequel chaque personne rencontrée compte sur lui pour obtenir un rôle. Clay pense qu'une fille, une seule, Rain Turner, a peut-être ses chances.
Au milieu d'une nuit de cauchemar, deux mots apparaissent sur le miroir d'une salle de bain : « Disparaître ici. » Vingt-cinq ans plus tôt, ces mêmes mots se déployaient sur un panneau publicitaire de Sunset Boulevard.
Un matin, des étudiants découvrent près d'une poubelle ce qu'ils imaginent être un drapeau américain trempé de sang. C'est en fait un cadavre.
À la fin d'un week-end de drogues et d'orgie à Palm Springs, une fille, sans doute la doublure de Rain, contemple une montagne au-delà de la plaine désertique et murmure : « C'est le lieu du passage. » Elle ajoute en pointant le doigt : « C'est ici que vit le diable. »
Biographie
Bret Easton Ellis est né à Los Angeles en 1964. Dès la publication de son premier livre Moins que zéro,
en 1985 (Christian Bourgois, 1987), il a connu un succès foudroyant et
s'est imposé comme l'un des écrivains majeurs de sa génération.
Suivront Les Lois de l'attraction, American Psycho, Zombies, Glamorama et Lunar Park. Traduite dans le monde entier, adaptée au cinéma, son œuvre est l'une des plus significatives de la littérature contemporaine.
Lutz Bachmann appartient à une communauté d'auteurs imaginaires. Ses ouvrages sont publiés aux éditions Verdier : Avec les moines-soldats (2008) Haïkus de prison (2008).
« L'incendie n'avait pas duré. Ce n'avait pas été un incendie descriptible. Tout avait été anormal dans sa manière d'être. Il ne s'était pas prolongé. Les aéronefs étaient repartis rapidement, laissant place à un vide noir plutôt qu'au déchaînement d'un vaste bûcher, laissant place à la nuit, comme si les bombes, et surtout les dernières ou la dernière, avaient apporté avec elles de l'obscurité, une obscurité scientifiquement et militairement étudiée pour à la fois camoufler l'horreur et la stabiliser chimiquement. Quelque chose avait mis fin aux bruits et à la lumière des flammes. Dès minuit, aucune lueur n'avait éclairé les fumées, et, avant le lever du jour, elles s'étaient dissipées. » À présent, être ou non un Untermensch normal ou un Untermensch bizarre n'a plus aucune espèce d'importance. Sa ville détruite, sa famille ensevelie sous les décombres, le ghetto réduit en miettes, lui-même irradié, Gordon Koum le ventriloque arpente les tertres et les amas. Il ne lui reste plus qu'à prêter sa voix à un pantin noirci et au cadavre d'un rouge-gorge pour tromper l'attente de la mort. Dès les premières lignes, les mots claquent comme des coups de fouet. Pourtant, ce pessimisme féroce est parfois adouci par d'heureuses descriptions d'états d'âme, que pénètre une chaude et humaine compassion. Le style de Lutz Bachmann, alias Antoine Volodine, est aussi précis que sa pensée. C'est peu dire que ranger cette œuvre parmi les plus grandes pages de la prose contemporaine ; il s'agit sans conteste d'un chef-d'œuvre absolu.
Établi au Canada en 1997, Pierre Szalowski a été photographe de presse, journaliste, directeur artistique dans la publicité et vice-président d'Ubisoft. Il est aujourd'hui scénariste et auteur. Le froid modifie la trajectoire des poissons, son premier roman, est un best-seller au Québec.
À onze ans, le narrateur est dévasté. À la date du 4 janvier 1998, dans la ville de Montréal, le bonheur l'a quitté. Comment ses parents osent-ils ainsi se séparer ? Et le partager sans vergogne ? Impossible ! Les parents, ça ne se sépare jamais, sauf ceux des autres. « – Je ne veux pas ! Je ne veux pas ! Je ne veux pas ! Et j'ai pleuré encore jusqu'à ne plus pouvoir pleurer. Je ne savais pas qu'il y avait une fin à ça aussi. Ils ne m'avaient même pas demandé mon avis. Pourtant, ça me concernait, c'était ma vie ! C'est moi qu'ils devaient ne plus aimer pour agir ainsi, puisqu'ils m'ont dit qu'ils s'aimaient toujours, mais pas pareil. – Aidez-moi ! Aidez-moi ! Aidez-moi ! Personne ne m'a répondu. J'étais seul, tout seul. Je suis allé à la fenêtre. Il pleuvait. J'ai regardé le ciel. Il était gris et noir. Je ne l'ai pas lâché des yeux. J'étais si petit, il était si grand. » Le lendemain, une violente tempête de pluie verglacée ébranle le Québec, probablement l'une des plus spectaculaires que le pays ait jamais connu. Où le ciel veut-il donc en venir ? Bientôt, d'étranges événements surviennent, qui mettent à mal la tranquillité des habitants du voisinage. Les relations changent. Pour le meilleur, jamais pour le pire. « La nature humaine se révèle dans la merde. » Un premier roman époustouflant, tant on sent de sincérité, d'authenticité dans l'émotion, même dans les pages qui peuvent paraître relever du pur caprice de la fantaisie. Pierre Szalowski est un assurément un auteur à suivre.
Au coeur de la tempête qui dévaste la Nouvelle-Orléans, dans un saisissant décor d'apocalypse, quelques personnages affrontent la fureur des éléments, mais aussi leur propre nuit intérieure. Un saisissant choral romanesque qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort, la plainte des sacrifiés, le chant des rescapés.
13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué. Par l'auteur du très remarqué "Zone" (prix Décembre 2008 et prix du livre Inter 2009).