Citation l etais
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Une Sélection de 430 citations et proverbes sur le thème l etais.
430 citations
Après un passage au Dépôt, les hommes étaient envoyés au camp de Drancy, les femmes aux Tourelles. Il se peut que cette inconnue ait échappé, comme mon père, au sort commun qui leur était réservé. Je crois qu'elle demeurera toujours anonyme, elle et les autres ombres arrêtées cette nuit-là. Les policiers des Questions juives ont détruit leurs fichiers, tous les procès-verbaux d'interpellation pendant les rafles ou lors des arrestations individuelles dans les rues. Si je n'étais pas là pour l'écrire, il n'y aurait plus aucune trace de la présence de cette inconnue et de celle de mon père dans un panier à salade en février 1942, sur les Champs-Élysées. Rien que des personnes - mortes ou vivantes - que l'on range dans la catégorie des "individus non identifiés".
J'avais un rapport charnel à la pellicule. C'est ma plus belle déclaration d'amour au cinéma. Dans les années 1980, je les achetais à la casse où les bobines abîmées étaient envoyées. Des informateurs me prévenaient des arrivages, je fonçais pour les rapporter chez moi et les restaurer. Je me suis ruiné pour acheter mes films préférés.
Certes je ne participais pas aux exécutions, je ne commandais pas des pelotons ; mais cela ne changeait pas grand-chose, car j'y assistais régulièrement. J'aidais à les préparer et ensuite je rédigeais des rapports ; en outre, c'était un peu par hasard que j'avais été affecté au Stab plutôt qu'aux Teilkommandos. Et si l'on m'avait donné un Teilkommando, aurais-je pu, moi aussi, comme Nagel ou Häfner, organiser des rafles, faire creuser des fosses, aligner des condamnés, et crier « Feu ! » ? Oui, sans doute. Depuis mon enfance, j'étais hanté par la passion de l'absolu et du dépassement des limites ; maintenant, cette passion m'avait mené au bord des fosses communes de l'Ukraine. Ma pensée, je l'avais toujours voulue radicale ; or l'État, la Nation avaient aussi choisi le radical et l'absolu ; comment donc, juste à ce moment-là, tourner le dos, dire non, et préférer en fin de compte le confort des lois bourgeoises, l'assurance médiocre du contrat social ? C'était évidemment impossible. Et si la radicalité, c'était la radicalité de l'abîme, et si l'absolu se révélait être le mauvais absolu, il fallait néanmoins, de cela au moins j'étais intimement persuadé, les suivre jusqu'au bout, les yeux grands ouverts.
Si j'étais immortel, j'inventerais la mort pour avoir du plaisir à vivre.
Quand j'étais enfant, j'appartenais à l'espèce des poids lourds, difficiles à vaincre, difficiles à remuer, lents à s'émouvoir. Aussi il arrivait souvent que quelque poids léger, maigre de tristesse et d'ennui, s'amusait à me tirer les cheveux, à me pincer, et avec cela se moquant, jusqu'à un coup de poing sans mesure qu'il recevait et qui terminait tout. Maintenant, quand je reconnais quelque gnome qui annonce les guerres et les prépare, je n'examine jamais ses raisons, étant assez instruit sur ces malfaisants génies qui ne peuvent supporter que l'on soit tranquille. Ainsi la tranquille France, comme la tranquille Allemagne, sont à mes yeux des enfants robustes, tourmentés et mis enfin hors d'eux-mêmes par une poignée de méchants gamins.
C'était moi, il fallait me voir, ce soir-là, j'étais folle et merveilleuse d'être aimée, d'aimer...
Par son seul silence, sa réserve, sa fierté naturelle et sobre, cette famille, qui ne savait même pas lire, m'a donné alors mes plus hautes leçons, qui durent toujours. Et puis, j'étais moi-même trop occupé à sentir pour rêver d'autre chose.
Te souviens-tu de nos promenades en Thuringe, à Ettersberg, quand nous nous rendions sous le même chêne que Goethe, celui sous lequel la légende veut qu'il s'installât pour méditer ? Nous nous y étions assis tous les deux en tailleur, adossés à son tronc, et nous fermions les yeux pour sentir l'« âme du maître ». La seule chose que tu avais sentie, c'était le picotement de la fourmilière sur laquelle nous nous étions assis. Tu t'étais levée d'un bond. Tu avais douze ans, je crois. Et nous avions bien ri.
Je ne voyais pas pourquoi il me fallait peiner à l'école, tout comme plus tard je n'eus pas la concentration nécessaire pour faire des études et obéir à une discipline de vie et de travail. Il y avait toujours quelque chose qui me retenait. Je déviais toujours. En fait je n'ai pas fui les mariages et les emplois, j'ai simplement dévié. Je ne pouvais vivre qu'en transit, ou bien entre deux chaises, comme on dit. Dès que j'étais installé dans un appartement ou un emploi, les choses perdaient leur saveur. Je connaissais tout d'avance, et ce monde connu s'étendait devant moi comme un désert. Comme je m'ennuyais !
Je croyais quand j'étais plus jeune qu'en vieillissant on arrivait à la sagesse mais c'est des conneries. On arrive rien qu'à vieillir. On devient un animal qui pleure.
Je n'étais plus Walt Rawley, le petit Blanc misérable sans un pot pour pisser, j'étais Walt le Prodige, le minuscule casse-cou qui défiait les lois de la pesanteur, le seul et unique as des airs.
Aujourd’hui, je gagne trois fois ce que je gagnais à l’Observateur, en travaillant quatre fois moins. Je ne possède rien mais je ne calcule plus. Je suis heureux de ne plus avoir de soucis matériels dans l’immédiat. J’ai eu une période de gloriole quand j’étais chez Michel Drucker le dimanche, mais la période où j’étais le plus connu, c’était quand je faisais « Droit de réponse » avec Michel Polac. Bien sûr que j’aime bien quand les gens me reconnaissent dans la rue. Quoique, maintenant, ça me fait un peu chier. Je sens que je penserai que j’aimais cela, quand ça m’emmerdera qu’on ne me le demande plus.
J'étais entrée dans un état où même la réalité de sa voix n'arrivait pas à me rendre heureuse. Tout était manque sans fin, sauf le moment où nous étions ensemble à faire l'amour. Et encore, j'avais la hantise du moment qui suivrait, où il serait reparti. Je vivais le plaisir comme une future douleur.
À vingt et un ans, je me sentais déjà vieille et abîmée. Pour retrouver ma mère, j’avais eu la brillante idée, à ma majorité, de disparaître des écrans radars des services sociaux. Échec total. Depuis, j’étais livrée à moi-même, me débrouillant comme je pouvais. Je recevais des coups, j’en donnais quand c’était nécessaire. C’était une presque habitude depuis ma naissance.
Je n’éprouvais plus de douleur, la faim l’avait émoussée ; au contraire, je me sentais délicieusement vide, sans contact avec ce qui m’entourait, et heureux de n’être vu de personne. J’étendis les jambes sur le banc et me renversai en arrière ; ainsi je pouvais mieux sentir tout le bien-être du détachement. Il n’y avait pas un nuage dans mon âme, pas une sensation de malaise, et aussi loin que pouvait aller ma pensée, je n’avais pas une envie, pas un désir insatisfait. J’étais étendu les yeux ouverts, dans un état singulier ! j’étais absent de moi-même, et je me sentais délicieusement loin.
Maman, je n'étais pas là pour recouvrir ton corps et je n'ai plus que des mots pour accomplir ce que tu avais demandé. Et je suis seule avec mes pauvres mots et mes phrases, sur la page du cahier, tissent et retissent le linceul de ton corps absent.
Le passant anonyme a vécu sa vie. M'étant un instant trouvé sur sa route, je lui dois de la reconnaissance. Il m'a appris que j'étais heureux. Il m'a appris que le bonheur ne m'était pas dû.
Je n'étais plus que moi-même, rien d'autre ne m'importait. J'étais heureux, heureux à en pleurer, tout seul à Paris. Libre.
Tu nous as offert une ville. Oui. Un massacre. Tel fut ton cadeau, tsongor... tu le sais. Tu étais parmi nous. C'est cela que tu nous as offert. Des monstres dont les mains, à jamais, auront l'odeur épaisse du sang. Je te maudis.
J'essayai de parler à Blow: il me répondit sur un ton nouveau: j'étais un ennemi, un faux frère, un hypocrite.
Et moi, Je devais prouver mon existence contre tout, en marge de tout. Ni monarchiste, ni communiste, ni féministe, ni mystique… Sans ordre aucun ! Je n'étais rien d'autre qu'un anarchiste. Mais sans le savoir. C'est aujourd'hui que je m'en rends compte. Jeune, j'étais déjà ailleurs. Sans patrie, sans terre. En exil, dans l'écriture
Pour chaque homme qui a réussi, il y en aura toujours un autre qui dira: «J'étais à l'école avec lui!»
Une féministe enragée interrompit, un jour, Winston Churchill au beau milieu d'un discours et lui lança :
- Si j'étais votre épouse, je mettrais du poison dans votre thé.
Riposte instantanée de Churchill :
- Et bien moi, madame, si j'étais votre mari, je le boirais !Et puis si j'étais le bon Dieu - Je crois que je serais pas fier - Je sais on fait ce qu'on peut - Mais il y a la manière.
J'étais persuadé - non c'est plus récent, c'est maintenant que je vois les choses comme ça - que celui qui habite vraiment dans l'écriture est traversé d'une haleine divine, qu'il appartient au monde de la vraie création mystérieuse, un monde qui ne peut pas déboucher sur l'autodestruction.
Dora Bruder (1997) de Patrick Modiano
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Interview Le JDD, propos recueillis par Eric Mandel, le 10 septembre 2019
de Daniel Bevilacqua, dit Christophe
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Les Bienveillantes (2006) de Jonathan Littell
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Sans référence de Jean Richepin
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Propos sur le bonheur (1928) de Emile-Auguste Chartier, dit Alain
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L'éveil (2016) de Line Papin
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L'Envers et l'endroit (1937), Préface de Albert Camus
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Ces rêves qu'on piétine (2017) de Sébastien Spitzer
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Chien (1988) de Paul Nizon
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Sombre Dimanche (2013) de Alice Zeniter
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Mr. Vertigo (1994) de Paul Auster
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Entretien, Le Soir le 19/09/2015 par Maxime Biermé
de Pierre Bénichou
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Passion simple (1991) de Annie Ernaux
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La Datcha (2021) de Agnès Martin-Lugand
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La Faim (1890) de Knut Hamsun
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La Femme aux pieds nus (2008) de Scholastique Mukasonga
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Mon village et moi (1968) de Pierre Gaxotte
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L'année de l'amour (1989) de Paul Nizon
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La Mort du roi Tsongor (2002) de Laurent Gaudé
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La Comédie de Charleroi (1934) de Pierre Drieu la Rochelle
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La Ballade du calame de Atiq Rahimi
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Sans référence de Earl Wilson
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Vous n'aurez pas le dernier mot ! : Petite anthologie désinvolte des plus belles réparties de Jean Piat
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Fernand de Jacques Brel
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Interview de Paul Nizon par Catherine Argand (Lire), publié le 01/06/1997 de Paul Nizon
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