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Je t’aime comme la plante qui ne fleurit pas Et porte en soi, cachée, la lumière de ces fleurs, Et grâce à ton amour dans mon corps vit l’arôme Obscur et concentré montant de la terre.
Sonnet XVII - Pablo Neruda




L'amitié, voyez-vous, c'est une étoile, tandis que l'amour. .. l'amour. .. eh bien, je la tiens, la comparaison. .. l'amour n'est qu'une bougie. Vous me direz qu'il y en a de plusieurs espèces. .. -- D'amours ? -- Non ! de bougies, et que dans ces espèces il y en a de préférables : la rose, par exemple. .. va pour la rose. .. c'est la meilleure ; mais, toute rose qu'elle est, la bougie s'use, tandis que l'étoile brille toujours. À cela vous me répondrez que quand la bougie est usée on en met une autre dans le flambeau.
La reine Margot T. 2 de Alexandre Dumas - Alexandre Dumas




L'Écriture nous apprend : il y a trois choses qui ne laissent pas de traces : l'oiseau dans l'air, le poisson dans l'eau, et la femme. ..
La reine Margot T. 2 de Alexandre Dumas - Alexandre Dumas




Le foyer est un havre de paix, de pureté morale, de loyauté sans condition ; c’est la force et le refuge de tous ceux qui travaillent et se battent dans ce monde en perpétuel changement.
Défense et trahison de Anne Perry - Anne Perry




Le bonheur, ce n'est pas une noté séparée, c'est la joie que deux notes ont a rebondir l'une contre l'autre. Le malheur c'est quand ça sonne faux, parce que votre note et celle de l'autre ne s'accordent pas. La séparation la plus grave entre les gens, elle est là, nulle part ailleurs : dans les rythmes.
La folle allure de Christian Bobin - Christian Bobin




Nous faisons comme si l’amour, tout ce qui le précède et qui le suit, ne méritait pas un enseignement formalisé et autonome. Nous nous plaisons à imaginer que c’est facile, évident. Qu’il suffit d’avoir grandi dans une famille, d’avoir des amis, d’écouter des chansons, d’aller au ciné, de regarder la télé ou de lire des romans pour que les cœurs et les esprits soient prêts pour cette expérience si fondamentale. Personne ne met en garde les enfants contre les passions trop enflammées, contre la déception, les dangers des chagrins d’amour.
Libération, Marcela Iacub, samedi 22 juin 2013 - Marcela Iacub




Car lorsqu'on parle d'amour, il faut distinguer les trois acceptations de ce mot que les grecs dénommaient agapé, philia et eros. Tandis que les deux premières faisaient allusion aussi bien à l'amour désintéressé et généreux qu'à l'amitié, seul eros délimitait une réalité qui ressemble à la notre. Seul eros était selon les Grecs, un amour fou, absolu, celui qui fait que les gens se retrouvent dans des situations proches du délire, pour tout oublier, pour s'arracher au monde frustrant et sauvage qui est le nôtre, le substituer aux autres liens absents, compenser leurs échecs, prendre la place de toute spiritualité. Cet amour-là s'est développé comme la foudre et chacun est prêt à tout pour le vivre.
Aimer tue - Marcela Iacub




A vérité est sur des tréteaux dans un cercueil encore ouvert. La vérité a le visage d'un mort. C'est un visage retourné comme un gant. Un visage sans dedans ni dehors. Un mort c'est comme une personne. Un mort c'est comme tout le monde. Tout va vers ce visage, comme vers sa perfection. La peur, l'attente, la colère, l'espérance de l'amour et les soucis d'argent, tout va vers ce visage comme vers un dernier mot. Le mort se tait pour dire en une seule fois. Le mort dit vrai en ne disant plus et si, sur lui, l'on jette tant de silence, c'est pour ne rien entendre.
Christian Bobin : La part manquante - Christian Bobin




Il a cinquante ans. C'est l'âge où un homme entreprend l'inventaire de ses biens. C'est quoi réussir sa vie. Ce qu'on gagne dans le monde, on le perd dans sa vie.
Christian Bobin : La part manquante - Christian Bobin




On pense qu'on a très peu de temps dans la vie, qu'un an dure comme un sourire, que dix ans passent comme une ombre et que, dans si peu de temps, il ne reste qu'une seule chance, qu'une seule grâce : devancer notre mort dans la légéreté d'un sourire, dans l'errance d'une parole.
Christian Bobin : La part manquante - Christian Bobin




La durée amoureuse n'est pas une durée. Le temps passé dans l'amour n'est pas du temps, mais de la lumière, un roseau de lumière, un duvet de silence, une neige de chair douce.
Christian Bobin : La part manquante - Christian Bobin




Il faut d'abord dire je. C'est difficile, c'est comme se perdre dans la forêt, loin des chemins, c'est comme sortir de maladie, de la maladie des vies impersonnelles, des vies tuées. Ensuite, il faut dire vous. La souffrance peut aider - la souffrance d'un bonheur, la jalousie, le froid, la candeur d'une saison sur la vitre du sang. Tout peut aider en un sens à dire vous, tout ce qui manque et qui est là, sous les yeux, dans l'absence abondante.
Christian Bobin : La part manquante - Christian Bobin




L'émerveillement n'est pas l'oubli de la mort, mais la capacité de la contempler comme tout le reste, comme l'amer et le sombre : dans la brûlure d'une première fois, dans la fraîcheur d'une connaissance sans précédent.
Christian Bobin : La part manquante - Christian Bobin




Reste l'amour qui nous enlève de tout, sans nous sauver de rien. La solitude est en nous comme une lame, profondément enfoncée dans les chairs. On ne pourrait nous l'enlever sans nous tuer aussitôt. L'amour ne révoque pas la solitude. Il la parfait. Il lui ouvre tout l'espace pour brûler. L'amour n'est rien de plus que cette brûlure, comme au blanc d'une flamme. Une éclaircie dans le sang. Une lumière dans le souffle. Rien de plus. Et pourtant il me semble que tout une vie serait légère, penchée sur ce rien. Légère, limpide : l'amour n'assombrit pas ce qu'il aime. Il ne l'assombrit pas parce qu'il ne cherche pas à le prendre. Il le touche sans le prendre. Il le laisse aller et venir. Il le regarde s'éloigner, d'un pas si fin qu'on ne l'entend pas mourir : éloge du peu, louange du faible. L'amour s'en vient, l'amour s'en va. Toujours à son heure, jamais à la vôtre.
Éloge du rien de Christian Bobin - Christian Bobin




Pourquoi faudrait-il un sens à nos jours ? Pour les sauver ? Mais ils n'ont pas besoin de l'être. Il n'y a pas de perte dans nos vies, puisque nos vies sont perdues d'avance, puisqu'elles passent un peu plus, chaque seconde.
Éloge du rien de Christian Bobin - Christian Bobin




Ma vie ne vient à moi qu'en mon absence. Dans la clarté d'une pensée indifférente à mes pensées. Dans la pureté d'un regard indifférent à mes désirs. Ma vie fleurit loin de moi, à l'école buissonnière. Je m'en sépare en allant dans le monde. Je la rejoins en contemplant le ciel. Le ciel matériel, peint en bleu et en or. .. Les lumières qui y traînent sont des lettres d'amour. Un amour sans appartenance. Sans avidité. Un amour qui ne vous demande rien - sinon d'être là. Qui vous donne l'éternel, en passant.
Éloge du rien de Christian Bobin - Christian Bobin




L'amour n'est rien que cette brûlure, comme au blanc d'une flamme. Une éclaircie dans le sang. Une lumière dans le souffle. Rien de plus. Et pourtant il me semble que toute une vie serait légère, penchée sur ce rien.
Éloge du rien de Christian Bobin - Christian Bobin




La gare d'Austerlitz garde toujours pour moi une odeur d'enfance mêlée à celle de la fumée noire des locomotives, au parfum d'encre des illustrés qu'on achetait au kiosque, dans la salle des pas perdus. Ce nom qu'on donne au vaste hall où se pressent les voyageurs me ravissait. Imaginant ces milliers de pas égarés à la recherche d'un chemin qu'ils ne trouveraient peut-être jamais, un vague sentiment d'inquiétude m'envahissait peu à peu à l'idée que les miens propres pourraient rejoindre la cohorte de ceux qui s'étaient déjà perdus.
Rencontres ferroviaires de Régine Deforges - Régine Deforge




Dieu aime ceux qui s'aiment, Il ne peut être l'ennemi de notre amour puisque c'est Lui qui l'a mis dans nos cœurs.
Pour l'amour de Marie Salat de Régine Deforges - Régine Deforges




Plus la science avance dans ses recherches sur l'être humain, plus elle s'éloigne de la connaissance de l'âme.
L'employé de Guillermo Saccomanno - Guillermo Saccomanno



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