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Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. Et tout le dévoilement des signes tient dans l'élucidation de l'absolue nécessité de ces rendez-vous.
Dans une âme et un corps . Journal 1971 Collection Blanche, Gallimard Parution : 15-02-1973 de Raymond Abellio - Raymond Abellio




Ce que l'on voit dans cet écrit - Est moins un conte en l'air que la vérité même. - Tout est beau dans ce que l'on aime ; - Tout ce qu'on aime à de l'esprit.
Riquet à la houppe - Charles Perrault




Tout est beau dans ce que l'on aime, Tout ce que l'on aime a de l'esprit.
Riquet à la houppe - Charles Perrault




Seule la lecture, avec une économie de moyens - juste ce volume dans ma main - crée des rapports neufs et durables entre les choses et moi.
Tout compte fait de Simone de Beauvoir - Simone de Beauvoir




Le peuple a besoin de poésie comme de pain. Non pas la poésie enfermée dans les mots ; celle-la, par elle-même, ne peut lui être d'aucun usage. Il a besoin que la substance quotidienne de sa vie soit elle-même poésie.
Conditions premières d'un travail non servile de Simone Weil - Simone Weil




Il y a dans le travail des mains et en général dans le travail d’exécution, qui est le travail proprement dit, un élément irréductible de servitude que même une parfaite équité sociale n'effacerait pas. C'est le fait qu'il est gouverné par la nécessité, non par la finalité. On l’exécute à cause d'un besoin, non en vue d'un bien ; parce qu' on a besoin de gagner sa vie, comme disent ceux qui y passent leur existence. On fournit un effort au terme duquel, à tous égards, on n'aura pas autre chose que ce qu'on a.
Conditions premières d'un travail non servile de Simone Weil - Simone Weil




S'exhiber, c'est chercher à exister dans le regard d'autrui.
L'art et la folie de Sophie de Sivry - Sophie de Sivry




Je précise, à toutes fins utiles, que les intellectuels eux-mêmes ne sont pas, dans cette affaire, exempts de responsabilité ; et que c'est, au demeurant, l'un des fermes propos de ces pages que de tenter d'évaluer, sans excès de contrition, mais sans complaisance non plus, la pat qu'ils ont pu prendre à leur propre dégradation. Responsabilité ou pas, cependant, les choses en sont là. Et s'il serait assez vain de songer à une restauration où le peuple des clercs, paré de ses anciens emblèmes, n'aurait rien appris, rien oublié, il serait tragique, j'en suis tout aussi convaincu, d'accepter sans réagir l'actuelle confusion.
Eloge des intellectuels. Prologue. - Bernard-Henri Levy




Aimer un être âgé, c'est s'enfoncer avec lui, profondément, dans un chemin d'où il faudra revenir tout seul dans le noir. Il est atroce de camper dans un être et fou de s'y installer, sachant qu'on en sera délogé.
- Jean Rostand




Aimer un être âgé, c'est s'enfoncer avec lui, profondément, dans un chemin d'où il faudra revenir tout seul dans le noir.
- Jean Rostand




Ce qu'il y a de triste dans l'amour, c'est que non seulement l'amour ne peut pas durer toujours, mais que les désespoirs qu'il cause sont vite oubliés.
Monnaie de singe - William Faulkner




Les pensées sont libres Qui peut les deviner Elles filent, s'enfuient Comme des ombres dans la nuit Aucun homme ne peut les connaître Aucun chasseur les abattre On n'y pourra rien changer Les pensées sont libres.
La Chorale des maîtres bouchers de Louise Erdrich - Louise Erdrich




Toutes nos actions portent dans leur accomplissement le germe de leur désaccomplissement.
L'épouse antilope de Louise Erdrich - Louise Erdrich




Ainsi va le monde ; on travaille, on projette, on arrange d'un côté ; la fortune accomplit de l'autre : et depuis l'affamé conquérant qui voudrait avaler la terre, jusqu'au paisible aveugle qui se laisse mener par son chien, tous sont le jouet de ses caprices ; encore l'aveugle au chien est-il souvent mieux conduit, moins trompé dans ses vues que l'autre aveugle avec son entourage. - Pour cet aimable aveugle qu'on nomme Amour... Il la reprend tendrement à bras-le-corps.
Le Mariage de Figaro, Acte IV, scène 1 - Beaumarchais




Le temps perdu est comme le pain oublié sur la table, le pain sec. On peut le donner aux moineaux. On peut aussi le jeter. On peut encore le manger, comme dans l'enfance le pain perdu : trempé dans du lait pour l'adoucir, recouvert de jaune d'oeuf et de sucre, et cuit dans une poêle. Il n'est pas perdu, le pain perdu, puisqu'on le mange. Il n'est pas perdu, le temps perdu, puisqu'on y touche à la fin des temps et qu'on y mange sa mort, à chaque seconde, à chaque bouchée. Le temps perdu est le temps abondant, nourricier.
La part manquante - Christian Bobin




À quoi reconnaît-on ce que l'on aime. À cet accès soudain de calme, à ce coup porté au coeur et à l'hémorragie qui s'ensuit - une hémorragie de silence dans la parole. Ce que l'on aime n'a pas de nom. Cela s'approche de nous et pose sa main sur notre épaule avant que nous ayons trouvé un mot pour l'arrêter, pour le nommer, pour l'arrêter en le nommant.
Une petite robe de fête - Christian Bobin




Chaque mot d’un livre est un doigt mystérieux, qui effleure une fibre de notre cerveau comme la corde d’une harpe éveille ainsi une note dans notre âme sonore. En vain, la main de l’artiste sera inspirée et savante. Le son qu’elle rendra dépend de la qualité de nos cordes intimes.
Jardin d’Épicure - Anatole France




Je voudrais citer une phrase décisive de Bergson, notre illustre prédécesseur à l’Académie. Se référant à la pensée platonicienne, il dit : L’état suprême de la beauté, c’est la grâce. Or, dans le mot grâce, on entend aussi la bonté. Car la bonté, c’est la générosité d’un principe de Vie qui se donne indéfiniment.
Discours sur la vertu. Séance publique annuelle Le 29 novembre 2007 - François Cheng




C’est dans le métro que je sens le plus profondément mon désir d’aller au secours. Debout, serré entre deux voyageurs, je lis dans les regards la détresse, la solitude, la peur. Le wagon éclairé nous emporte à travers le tunnel noir, vers un destin qui ne peut être que l’écrasement sur le mur ultime. Personne ne parle, chacun écoute le frémissement de la tôle, le fracas des roues, le battement de son propre cœur. Je voudrais libérer un de ces condamnés de son angoisse. Une pudeur stupide me fait garder le silence et j’ai honte de ma lâcheté Grandit en moi un personnage qui désire prendre toute sa place. Je pense qu’être homme, c’est entendre les appels et leur répondre, si on peut.
L’Audace d’aimer - Jacques de Bourbon Busset




La vraie France est la France invisible. La puissance n’a rien à voir avec la puissance militaire, industrielle ou financière. Elle est intellectuelle et morale. Cette France invisible, la seule réelle, existe dans la mesure où elle défend les droits de l’esprit et, en premier lieu, la liberté de l’esprit, cela dans le respect absolu des valeurs communes. C’est la France de Hugo, de Péguy, de Zola et de Bernanos. Au moment de l’affaire Dreyfus, le chrétien Péguy et l’athée Zola étaient du même bord. Quand les Français renient cette France-là, il n’y a plus de France.
Journal - Jacques de Bourbon Busset



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