Citation dont


Sélection de 2018 citations sur le sujet dont

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Page 75 sur un total de 101 pages.


Citations dont - Page 75 sur un total de 101 pages.




Dans l’humanité la règle—qui comporte des exceptions naturellement —est que les durs sont des faibles dont on n’a pas voulu, et que les forts, se souciant peu qu’on veuille ou non d’eux, ont seuls cette douceur que le vulgaire prend pour de la faiblesse.
Sodome et Gomorrhe - Proust




Si l’habitude est une seconde nature, elle nous empêche de connaître la première dont elle n’a ni les cruautés, ni les enchantements.
Sodome et Gomorrhe - Marcel Proust




L’homme jouant perpétuellement entre les deux plans de l’expérience et de l’imagination voudrait approfondir la vie idéale des gens qu’il connaît et connaître les êtres dont il a eu à imaginer la vie.
Le Côté de Guermantes - Proust




Notre amour de la vie n’est qu’une vieille liaison dont nous ne savons pas nous débarrasser. Sa force est dans sa permanence. Mais la mort qui la rompt nous guérira du désir de l’immortalité.
Albertine disparue - Proust




Quand nous avons dépassé un certain âge, l’âme de l’enfant que nous fûmes et l’âme des morts dont nous sommes sortis viennent nous jeter à poignée leurs richesses et leurs mauvais sorts, demandant à coopérer aux nouveaux sentiments que nous éprouvons et dans lesquels, effaçant leur ancienne effigie, nous les refondons en une création originale.
La Prisonnière - Proust




Avant de te connaître, je n’avais jamais passé plus de deux heures avec une fille sans m’ennuyer et le lui faire sentir. Ce qui me captivait avec toi, c’est que tu me faisais accéder à un autre monde. Ces valeurs qui avaient dominé mon enfance n’y avaient pas cours. Ce monde m’enchantait. Je pouvais m’évader en y entrant, sans obligations, ni appartenance. Avec toi, j’étais ailleurs, en un lieu étranger, étranger à moi, même. Tu m’offrais l’accès à une dimensions d’altérité supplémentaire, à moi qui ai toujours rejeté toute identité et ajouté les unes aux autres des identités dont aucune n’était la mienne.
Lettre à D : Histoire d'un amour - André Gorz




Combien singulière est notre situation, de nous autres mortels. Chacun de nous n’est sur la terre que pour une courte visite ; il ignore pourquoi, mais il croit maintes fois le sentir. Sans réfléchir davantage, on connaît un point de vue de la vie journalière ; on est là pour les autres hommes, tout d’abord pour ceux dont le sourire et le bien-être sont la condition entière de notre propre bonheur, mais aussi pour la multitude des inconnus, au sort desquels nous enchaîne un lien de sympathie.
Comment je vois le monde - Albert Einstein




L’amour est une catastrophe magnifique : savoir que l’on fonce dans un mur, et accélérer quand même ; courir à sa perte, le sourire aux lèvres ; attendre avec curiosité le moment où cela va foirer. L’amour est la seule déception programmée, le seul malheur prévisible dont on redemande.
L'Amour dure trois ans - Frédéric Beigbeder




Être seul est devenu une maladie honteuse. Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude ? Parce qu’elle oblige à penser. De nos jours, Descartes n’écrirait plus : “Je pense donc je suis. ” Il dirait : ” Je suis seul donc je pense. ” Personne ne veut la solitude, car elle laisse trop de temps pour réfléchir. Or plus on pense, plus on est intelligent, donc plus on est triste. Seule bonne nouvelle : le malheur fait maigrir. Personne ne mentionne ce régime-là, qui est pourtant le plus efficace de tous. La Dépression Amincissante. Vous pesez quelques kilos de trop ? Divorcez, tombez amoureux de quelqu’un qui ne vous aime pas, vivez seul et ressassez votre tristesse à longueur de journée. Votre surcharge pondérale aura tôt fait de disparaître comme neige au soleil. Vous retrouverez un corps svelte, dont vous pourrez profiter – si vous en réchappez.
L'Amour dure trois ans - Frédéric Beigbeder




Un livre est un monde, un monde fait, un monde avec un commencement et une fin. Chaque page d'un livre est une ville. Chaque ligne est une rue. Chaque mot est une demeure. Mes yeux parcourent la rue, ouvrant chaque porte, pénétrant dans chaque demeure. Dans la maison dont la forme est : chameau, il y a un chameau. Dans la cabane : oie, une oie m'attend. Derrière les multiples fenêtres des manoirs : indissolubilité et incorruptibilité, se devinent l'indissolubilité du mariage et l'incorruptibilité de Robespierre. (. .. ) Ce matin, en sortant de mon livre, j'éprouvais une délicieuse sensation d'ébriété et d'espace, une grande impatience, un magnifique désir. Tout ce que je demande à un livre, c'est de m'inspirer ainsi de l'énergie et du courage, de me dire ainsi qu'il y a plus de vie que je ne peux en prendre, de me rappeler ainsi l'urgence d'agir.
L'avalée des avalés, Gallimard Collection folio, p. 107 - Réjean Ducharme




Il est un autre apport du journaliste au public. Il réside dans le commentaire politique et moral de l’actualité. En face des forces désordonnées de l’histoire, dont les informations sont le reflet, il peut être bon de noter, au jour le jour, la réflexion d’un esprit ou les observations communes de plusieurs esprits. Mais cela ne peut pas se faire sans scrupules, sans distance et sans une certaine idée de la relativité. Certes, le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. Et même, si l’on a commencé de comprendre ce que nous essayons de faire dans ce journal, l’un ne s’entend pas sans l’autre. Mais, ici comme ailleurs, il y a un ton à trouver, sans quoi tout est dévalorisé.
Albert Camus « Actuelles I, Le journalisme critique » Combat, 8 septembre 1944) édit. La Pléiade, Gallimard, p. 266 - Albert Camus




On veut s’informer vite, au lieu d’informer bien. La vérité n’y gagne pas. [. .. ] Une chose au moins est évidente, l’information telle qu’elle est fournie aujourd’hui aux journaux, et telle que ceux-ci l’utilisent, ne peut se passer d’un commentaire critique. C’est la formule à laquelle pourrait tendre la presse dans son ensemble. D’une part, le journaliste peut aider à la compréhension des nouvelles par un ensemble de remarques qui donnent leur portée exacte à des informations dont ni la source ni l’intention ne sont toujours évidentes. Il peut, par exemple, rapprocher dans sa mise en pages des dépêches qui se contredisent et les mettre en doute l’une par l’autre. Il peut éclairer le public sur la probabilité qu’il est convenable d’attacher à telle information, sachant qu’elle émane de telle agence ou de tel bureau à l’étranger. [. .. ] Il revient au journaliste, mieux renseigné que le public, de lui présenter, avec le maximum de réserves, des informations dont il connaît bien la précarité. [. .. ].
Albert Camus « Actuelles I, Le journalisme critique » Combat, 8 septembre 1944) édit. La Pléiade, Gallimard, p. 266 - Albert Camus




Les bals les plus réussis sont ceux dont on parle le plus sans y être allé.
Journal d’un génie adolescent, Salvador Dalí, éd. La Table ronde, 1964, p. 129 - Salvador Domingo Felipe Jacinto Dalí i Domènech




Nous tissons les objets réels à partir du fil de l'étoffe dont sont faits les rêves mathématiques. L'Univers est cablé d'arythmétique : tracez un cercle, pi surgit. Entrez dans un nouveau système solaire et les formules de Kepler vous attendent, tapies sous la cape de velours noir de l'espace-temps.
L'Univers chiffonné (2001), Jean-Pierre Luminet, éd. Gallimard, coll. Folio essais, 2005 (ISBN 2-07-030052-8), p. 462 - Jean-Pierre Luminet




Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées, révolutions de mœurs, déplacements de races et de continents : je croyais à tous les enchantements.
Délires : Alchimie du verbe - A moi. L'histoire d'une de mes folies. - Rimbaud




C’est parce que l’homme a cru, durant de longs espaces de temps, aux idées et aux noms des choses comme à des æternæ veritates, qu’il s’est donné cet orgueil avec lequel il s’élevait au-dessus de la bête : il pensait réellement avoir dans le langage la connaissance du monde. Le créateur de mots n’était pas assez modeste pour croire qu’il ne faisait que donner aux choses des désignations, il se figurait au contraire exprimer par les mois la science la plus élevée des choses ; en fait, le langage est le premier degré de l’effort vers la science. C’est la foi dans la vérité trouvée dont, ici encore, ont dérivé les sources de force les plus puissantes.
Humain, trop humain - Nietzsche




Il ya l'ami dont le pouvoir d'amitié s'éprouve en vous crachant à la gueule (« Si tu es mon ami, tu dois me prendre comme je suis »). Il y a l'ami qui ne se donne pas la peine d'avoir de l'amitié, puisqu'il est votre ami (« Entre vrais amis, ce n'est pas la peine de faire du théâtre ? »).
Nous - Claude Roy




Il est des choses dont on ne se sert qu'en les salissant: les délateurs, par exemple, et les mouchoirs de poche.
Bluettes et boutades - John Petit-Senn




Nous faisons, depuis quelques mois — hélas, depuis la victoire, — une triste expérience de ce que c'est que la classe dite moyenne. Elle tient dans l'État la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d'autres (c'est ce que M. Thiers appelle la vile multitude) qui en sont les pieds. Les uns et les autres font le travail de Dieu. Mais quelle triste chose à voir que ces hommes dont la fonction est d'être un ventre !.
Choses vues - Victor Hugo




Boileau était plein de génie, et n’avait pas, je crois, un grand génie ; tel homme, au contraire, a écrit, dont on ne saurait dire qu’il eût du génie, et qui, cependant, était un grand génie ; le cardinal de Richelieu, par exemple.
Réflexions et Maximes - Vauvenargues



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