Citation dont


Sélection de 2018 citations sur le sujet dont

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On se moque des gens qui rêvent, on les gronde, on les fustige, on leur remet le nez dans la réalité, on leur dit que la vie est moche, qu'elle est triste, qu'il n'y a pas d'avenir, pas de place pour l'espérance. Et on leur tape sur la tête pour être sûr qu'ils retiennent la leçon. On leur invente des besoins dont ils n'ont pas besoin et on leur prend tous leurs sous. On les maintient prisonniers.
Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. - Katherine Pancol




Le concept de liberté est un sujet rebattu dont les premiers mots me font bâiller. L’expérience physique de la liberté, c’est autre chose.
Ni d'Eve ni d'Adam - Amélie Nothomb




Si j'étais garçon, je ferais volontiers le coup d'épée par-ci, par- là, et des lettres le reste du temps. N'étant pas garçon, je me passerai de l'épée et garderai la plume dont je me servirai le plus innocemment du monde. L'habit que je mettrai pour m'assoir à mon bureau importe peu à l'affaire, et mes amis me respecteront, j'espère, tout aussi bien sous ma veste que sous ma robe. ..
Correspondance par G.Lubin t, II, p 880 - George Sand




Si j'étais garçon, je ferais volontiers le coup d'épée par-ci, par- là, et des lettres le reste du temps. N'étant pas garçon, je me passerai de l'épée et garderai la plume dont je me servirai le plus innocemment du monde.
Correspondance par G.Lubin t, II, P 880 - George Sand




Lorsqu'on tombe amoureux l'autre apparaît toujours plein d'une vie débordante. Il est en effet l'incarnation de la vie dans l'instant de sa création, dans son élan, la voie vers ce que l'on n'a jamais été et que l'on désire être. L'aimé est donc toujours une force vitale libre, imprévisible, polymorphe. Il est comme un superbe animal sauvage, extraordinairement beau et extraordinairement vivant. Un animal dont la nature n'est pas d'être docile mais rebelle, n'est pas d'être faible, mais fort. La grâce est le miracle qu'un telle créature devienne douce à notre égard et qu'elle nous aime[.
Le Choc amoureux - Francesco Alberoni




Toujours et longtemps, les deux grands mots ennemis qui s'affrontent dès qu'il est question de l'amour, n'ont jamais échangé de plus aveuglants coups d'épée qu'aujourd'hui au-dessus de moi, dans un ciel tout entier comme vos yeux dont le blanc est encore si bleu.
L'amour fou - André Breton




Le bonheur est-il comme la pâte dont on fait le pain, qui se lève, puis bientôt se rassit ?.
Léna - Virginie Deloffre




Je vous avoue que vous m’avez inspiré des sentiments qui m’étaient inconnus devant que de vous avoir vu, et dont j’avais même si peu d’idée qu’ils me donnèrent d’abord une surprise qui augmentait encore le trouble qui les suit toujours. Je vous fait cet aveu avec moins de honte parce que je le fais dans un temps où je le puis faire sans crime et que vous avez vu que ma conduite n’a pas été réglée par mes sentiments.
La Princesse de Clèves - Madame de La Fayette




Ne viens pas me dire que la nature n'est pas un miracle. Ne viens pas me dire que le monde n'est pas un conte de fées. Celui qui ne l'a pas compris ne le comprendra peut-être pas avant que le conte soit sur le point de le terminer. On dispose alors d'une dernière chance d'arracher ses œillères, d'une dernière occasion de se frotter les yeux de stupéfaction, d'une dernière possibilité de s'abandonner à ce miracle dont on prend congé et que l'on va quitter.
La Belle aux oranges - Jostein Gaarder




Nous croyons heureuse l'éternité qui nous précède, parce que nous en sommes échappés une fois, tandis que celle qui nous menace à jamais nous engloutira. Mais laquelle poigne véritablement nos âmes ? Laquelle y met le plus de chagrin et de colère ? Laquelle nous inspire un tel saisissement d'être petits et impuissants ? N'est-ce pas cette éternité qui nous était donnée et dont nous sommes sortis si infirmes, dont nous n'avons rien retenu ? Est-ce que nous ne retenons jamais rien ?.
La blessure et la soif - Laurence Plazenet




Tout ce dont je vis aujourd’hui, j’en ai eu l’intuition enfant : le fait de savoir que chacune de nos existences est un rendez-vous ; qu’on peut le rater ou le célébrer. J’avais cette sensation que le monde m’était confié, et ce n’était pas de la mégalomanie, mais, bien au contraire, de l’humilité. Je pressentais que chacun d’entre nous a, à son échelle, la charge du monde. Par mon désordre, j’entraîne le désordre autour de moi. Si, au contraire, j’entre dans l’ordonnance intérieure de l’amour, je rayonne. Et d’un seul être peut partir un tel rayonnement, qu’il répare une famille, un village, une entreprise… Des expériences comme ça, j’en vois tous les jours. Je n’invente rien.
interview de Psychologie magazine - Christiane Singer




J'aime errer sur la grève délaissée par la marée et suivre aux contours d'une côte abrupte l'itinéraire qu'elle impose, en ramassant des cailloux percés, des coquillages dont l'usure a réformé la géométrie, ou des racines de roseau figurant des chimères, et me faire un musée de tous ces débris : pour un bref instant, il ne le cède en rien à ceux où l'on a assemblé des chefs-d'oeuvre ; ces derniers proviennent d'ailleurs d'un travail qui - pour avoir son siège dans l'esprit et non au-dehors - n'est peut-être pas fondamentalement différent de celui à quoi la nature se complaît.
Tristes tropiques - Claude Lévi-Strauss




Ordure, désordre, promiscuité, frôlements ; ruines, cabanes, boue, immondices ; humeurs, fiente, urine, pus, sécrétions, suintements : tout ce contre quoi la vie urbaine nous paraît être la défense organisée, tout ce que nous haïssons, tout ce dont nous nous garantissons à si haut prix, tous ces sous-produits de la cohabitation, ici ne deviennent jamais sa limite. Ils forment plutôt le milieu naturel dont la ville a besoin pour prospérer.
Tristes tropiques - Claude Lévi-Strauss




Les raisonnements dont nous rions sont ceux que nous savons faux, mais que nous pourrions tenir pour vrais si nous les entendions en rêve. Ils contrefont le raisonnement vrai tout juste assez pour tromper un esprit qui s'endort.
Le rire - Henri Bergson




Sous la vie tranquille, bourgeoise, que la société et la raison nous ont composée, le drame va remuer en nous quelque chose qui heureusement n'éclate pas, mais dont il nous fait sentir la tension intérieure. Il donne à la nature sa revanche sur la société. Nous avons cette impression au sortir d'un beau drame. Ce qui nous a intéressés, c'est moins ce qu'on nous a raconté d'autrui que ce qu'on nous a fait entrevoir de nous, tout un monde confus de choses vagues qui auraient voulu être, et qui, par bonheur pour nous, n'ont pas été.
Le rire - Henri Bergson




Ce qui est bien, avec les chevaux, c'est qu'on n'est jamais au bout de nos rêves. Ils s'ajoutent les uns aux autres et finissent par former une sorte d'extraordinaire et invisible tour de Babel dont le sommet est inaccessible, même au plus grand des écuyers.
Perspectives cavalières - Jérôme Garcin




C'est une chose curieuse, le désir de connaissance. .. Très peu de gens l'ont, vous savez, même parmi les chercheurs ; la plupart se contentent de faire carrière, ils bifurquent rapidement vers l'administratif ; pourtant, c'est terriblement important dans l'histoire de l'humanité. On pourrait imaginer une fable dans laquelle un tout petit groupe d'hommes - au maximum quelques centaines de personnes à la surface de la planète - poursuit avec acharnement une activité très difficile, très abstraite, absolument incompréhensible aux non-initiés. Ces hommes restent à jamais inconnus du reste de la population ; ils ne connaissent ni le pouvoir, ni la fortune, ni les honneurs ; personne n'est même capable de comprendre le plaisir que leur procure leur petite activité. Pourtant ils sont la puissance la plus importante du monde, et cela pour une raison très simple, une toute petite raison : ils détiennent les clefs de la certitude rationnelle. Tout ce qu'ils déclarent comme vrai est tôt ou tard reconnu tel par l'ensemble de la population. Aucune puissance économique, politique, sociale ou religieuse n'est capable de tenir face à l'évidence de la certitude rationnelle. On peut dire que l'Occident s'est intéressé au-delà de toute mesure à la philosophie et à la politique, qu'il s'est battu de manière parfaitement déraisonnable autour de questions philosophiques ou politiques ; on peut dire aussi que l'Occident a passionnément aimé la littérature et les arts ; mais rien en réalité n'aura eu autant de poids dans son histoire que le besoin de certitude rationnelle. À ce besoin de certitude rationnelle, l'Occident aura finalement tout sacrifié : sa religion, son bonheur, ses espoirs, et en définitive sa vie. C'est une chose dont il faudra se souvenir, lorsqu'on voudra porter un jugement d'ensemble sur la civilisation occidentale.
Les Particules élémentaires - Michel Houellebecq




Tu n'en trouveras pas beaucoup, qui se montrent, dans les conjonctures difficiles, des compagnons fidèles, qui, s'unissant de cœur à un ami, osent accepter le partage et des biens et des maux. Même en cherchant dans tout le monde, tu n'en trouveras pas tant qu'un seul vaisseau ne puisse les contenir tous, de ces hommes dont la langue et les yeux sont le siège de la pudeur, que l'amour du gain n'entraîne à rien de honteux.
Sentences, poèmes élégiaques, v79 - Théognis de Mégare




On ne s'enferme pas dans sa chambre impunément. On ne vit pas sur soi seul impunément. On « n'envoie pas coucher » impunément ses semblables. Et cela est bien ainsi, puisque le repliement sur soi-même - quand il n'est pas commandé par de hautes raisons intellectuelles ou spirituelles - n'a le plus souvent pour cause que la paresse, l'égoïsme, l'impuissance, bref, cette « peur de vivre » dont on n'a pas assez dit quelle place elle occupe parmi les maux qui désolent l'humanité.
Les jeunes filles - Henry de Montherlant




Ces offres et ces appels qui s'entrecroisent, ce sont comme des oiseaux dont les vols se coupent dans le vaste espace ; enfin quelques-uns se rejoignent et ils s'envolent deux par deux.
Les jeunes filles - Henry de Montherlant



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