Citation que
Sélection de 27394 citations sur le sujet que
- Trouvez une citation, une phrase, un dicton ou un proverbe que issus de livres, discours ou entretiens.Page 554 sur un total de 1370 pages.
Citations que - Page 554 sur un total de 1370 pages.
L'ironie est une manifestation de l'avarice, une crispation de l'intelligence serrant les dents plutôt que de lâcher un seul mot de louange. L'humour, à l'inverse, est une manifestation de la générosité : sourire de ce qu'on aime c'est l'aimer deux fois plus.
Christian Bobin, L’Éloignement du monde. -
Christian Bobin
Il y a un temps où ce n'est plus le jour, et ce n'est pas encore la nuit. Ce n'est qu'à cette heure-là que l'on peut commencer à regarder les choses, ou sa vie : c'est qu'il nous faut un peu d'obscur pour bien voir, étant nous-mêmes composés de clair et d'ombre.
Christian Bobin - Lettres d'or -
Christian Bobin
La poésie peut être une affaire vitale, l’apothéose de toutes lucidités, l’arrachement du bandeau que la vie met sur les yeux des vivants pour qu’ils n’aient pas trop peur à cet instant dernier qu’est chaque instant passant.
Christian Bobin - La Dame blanche - -
Christian Bobin
Qu'est ce que dessiner ? Comment y arrive-t-on ? C'est l'action de se frayer un passage à travers un mur de fer invisible, qui semble se trouver entre ce que l'on sent et ce que l'on peut. Comment doit-on traverser ce mur, car il ne sert a rien d'y frapper fort, on doit miner ce mur et le traverser à la lime, lentement et avec patience à mon sens.
VAN GOGH Lettre à Théo -
Van Gogh
Garder sa vie dans le sentiment neuf de la vie, c’est une des choses les plus difficiles qui soient, le plus souvent escamotées. Cela vient sans doute du fait que cette nouveauté de chaque jour ne peut être reçue que dans la proximité de sa mort à soi, rien qu’à soi. Je pense chaque jour à la mort voisine. Ce n’est pas une pensée du futur, c’est une pensée du présent. C’est la pensée la moins morbide qui soit. Cette proximité de vivre avec l’ombre portée de mourir, je peux la résumer en un mot, en une attitude de fond : rire.
L’épuisement -
Christian Bobin
Je n'admire pas une oeuvre parce qu'on me dit de l'admirer, mais pour la puissance d'amour qui vibre en elle. Ce que j'entends ici par amour n'est rien de sentimental. L'amour qui est seul réel d'une dureté incroyable. C'est le mot : incroyable. Le poète Henry Pichette dit que l'on ne devrait jamais écrire une seule phrase que l'on ne puisse chuchoter à l'oreille d'un agonisant. Eh bien c'est exactement ça. L'écriture que j'aime, c'est exactement ça.
Autoportrait au radiateur -
Christian Bobin
Nous avons besoin de nous tromper avant d'accéder à la vérité. Nous avons besoin de croire en l'éternité de ceux qui nous aiment pour grandir et un jour comprendre, sans en être détruit, que cette éternité-là est mensongère, et qu'il nous faut désormais aimer sans rien attendre de l'amour, hors la joie présente qu'il donne, avec quoi il se confond.
Autoportrait au radiateur -
Christian Bobin
C'est l'imprévu que j'espère, et lui seul. Partout, toujours. Dans les plis d'une conversation, dans le gué d'un livre, dans les subtilités d'un ciel. Ce à quoi je ne m'attends pas, c'est cela que j'attends.
Autoportrait au radiateur -
Christian Bobin
Tant que tu crois à la toute-puissance de l'amour, tu ne crois qu'à la puissance et à rien d'autre. C'est vrai que l'amour est invincible. Mais il ne l'est que dans l'exacte mesure où il est sans puissance aucune devant ce qui le tue.
Autoportrait au radiateur -
Christian Bobin
Oui les enfants ont raison : vivre c’est ne pas encore avoir décidé du sens de la vie, pas plus que de la forme achevée d’une phrase, essayer, risquer, recommencer, raturer, aller ici en même temps que là-bas.
L’épuisement -
Christian Bobin
Ta chair était ma chair. De nos moitiés, nous avions inventé des promesses ; ensemble nous étions nos demains. Je sais désormais que les rêves les plus fous s'écrivent à l'encre du coeur.
Vous revoir -
Marc Lévy
Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. Je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards.
Vous revoir -
Marc Lévy
La plupart des actes humains découlent de l'hypothèse préalable que leur vie va se poursuivre, et si on enlève cette pré-supposition il ne reste plus grand-chose.
La fin des temps
-
Haruki Murakami
Il avait raison de dire que vivre pour les autres est le seul bonheur assuré dans la vie...
Into the wild
-
Jon Krakauer
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on marche avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que penser avec les pieds, comme il arrive souvent ?
Le mont analogue
-
René Daumal
Un artiste n'a pas besoin d'exprimer directement sa pensée dans son ouvrage pour que celui-ci en reflète la qualité on a même pu dire que la louange la plus haute de Dieu est dans la négation de l'athée qui trouve la création assez parfaite pour se passer d'un créateur.
Le cote de guermantes, marcel proust, édition gallimard, 1913, partie 3, p. 45 - a la recherche du temps perdu
-
Marcel Proust
Dire qu'une personne est morte d'un arrêt cardiaque ou respiratoire, ou d'une syncope, c'est comme dire que la cécité d'une personne est due au fait qu'elle ne peut pas voir.
Jack l'éventreur : affaire classée
-
Patricia Cornwell
Je ne cherche jamais l’écriture. C’est elle qui me vient. C’est quelque chose qui sort du monde et qui me blesse. Écrire c’est se découvrir hémophile, saigner de l’encre à la première écorchure, perdre ce qu’on est au profit de ce qu’on voit.
L’épuisement -
Christian Bobin
C’est bien parce que certaines paroles nous tuent que d’autres paroles peuvent nous ressusciter. C’est ainsi pour cela que je ne m’éprouve pas comme écrivain : je crois trop à la puissance ressuscitante de l’écriture pour m’attarder un seul instant devant son esthétique.
L’épuisement -
Christian Bobin
Zénon : Je sais que je ne sais pas ce que je ne sais pas j'envie ceux qui sauront d'avantage, mais je sais qu'ils auront tout comme moi à mesurer, peser, déduire et se méfier des déductions produites, faire dans le faux la part du vrai et tenir compte dans le vrai de l'éternelle admixion du faux.
« l'Œuvre au noir » (1968), dans Œuvres romanesques, marguerite yourcenar, éd. gallimard, coll. bibliothèque de la pléiade, 1982 (isbn 2-07-011018-4), chap. la conversation à innsbruck, p. 653
-
Marguerite Yourcenar
Page 554 sur un total de 1370 pages.
Contribuer

- Quadrumane - Qualite - Quarantaine - Querelle - Question - Quitter
Etendez votre recherche :
Citation que Phrases sur que Poèmes que Proverbes que
