Citation monde corps
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Une Sélection de 70 citations et proverbes sur le thème monde corps.
70 citations
Celui qui m'a changé en exilé m'a changé en bombe... Palestine est devenue mille corps mouvants sillonant les rues du monde, chantant le chant de la mort, car le nouveau Christ, descendu de sa croix, porta bâton et sortit de Palestine.
Depuis que la télévision était rentrée dans les maisons, tout le monde s'était habitué à manger du pain avec des cadavres. De midi à une heure et de sept à huit et demie le soir, c'est à dire pendant qu'on était à table, il n'y avait pas de chaîne qui ne transmît d'images de corps déchiquetés,écrasés, brûlés, en guenilles, martyrisés, d'hommes, de femmes, de vieux, de minots tués avec imagination et génie quelque part dans le monde.
J'ai compris que je vais mourir toute ma vie, comme tout le monde, je mourrai quand j'apprendrai la mort des autres, quand je verrai au journal ces corps torturés, ces enfants qu'on achève, et mon cœur nucléaire n'est plus qu'une boule de paille, mes oncles et mon père sont en verre, mes sœurs et ma mère en papier froissé ou en plastique, oui, des flaques d'eau dans une fine membrane de plastique, un jour ça éclatera, et il ne restera que ce que je vois et que ma mémoire imprime à cet instant-là, l'image de la fin d'un mini-monde, trois mouches mortes, un mur qui part en lambeaux et une toile d'araignée au coin d'un plafond.
Il aimait bien les soirs, on restait devant la télévision, on ne la regardait pas forcément, on l'entendait, on était les trois dans son bruit, des images apparaissaient, disparaissaient, en fortes couleurs qui circulaient dans la pièce autour des corps, on baignait dans ces images, on était traversé par elles, on attrapait des morceaux, on sentait que le monde était vaste autour de la ferme et de ce pays tout petit dans lequel on aurait vécu
Le monde est dans ma tête, mon corps est dans le monde.
Aujourd'hui je comprends que la solitude est inscrite dans les lois du monde, au même titre que les feuilles des arbres ou le sang dans le corps. La solitude n'est pas un sentiment mais un élément organique. J'ai été vaniteux de croire que je pouvais y échapper.
Regardez un peu les livres d'histoire. Vous verrez ce que ça veut dire, tous ces gens qui chérissent leurs maladies. Il y a seulement cinquante ans, les enfants exhibaient fièrement leurs genoux écorchés. Quand les adultes se cassaient la jambe, ils se dessinaient mutuellement des petits coeurs sur leurs plâtres. Tout le monde se plaignait de rhume des foins, de douleurs lombaires, de problèmes digestifs... mais, en fait, on ne voulait qu'une seule chose : éveiller une compassion injustifiée. Les bobos en tout genre passaient pour des sujets de conversation sérieux. Aller chez le médecin devenait un sport national. La maladie passait aux yeux des gens pour la preuve de leur existence, comme s'ils avaient été incapables de sentir leur corps tant qu'ils n'avaient mal nulle part.
Personnellement, j'ai une raison supplémentaire de faire partie des avocats de la vie : je suis venu de ce que jadis on appelait le « tiers-monde ». Nous formions alors la tribu des damnés, des éternels crève-corps, crève-cœur, porteurs de souffrances et de deuils, si mal gâtés que la moindre miette de vie était reçue par nous comme un don inespéré. Les déshérités que nous étions avaient quelque motif de vouer un infini amour à la vie : car de l'existence nous avions bu toute l'eau amère ; nous en avions goûté aussi, de temps à autre, les saveurs inouïes.
Tout le monde convient qu'il y a équilibre entre deux corps quand les produits de leurs masses par leurs vitesses virtuelles, c'est-à-dire par les vitesses avec lesquelles ils tendent à se mouvoir, sont égaux de part et d'autre.
Avec le Walkman la musique pénétrait pour la première fois le corps, on pouvait vivre en elle, muré au monde.
Ce « résistant à l'absurde » est le personnage clef de la modernité : à la mi-hauteur de l'échelle sociale, entre les éboueurs agrippés à leur benne et l'élite planant sur ses strato-cumulus. Sans son endurance stoïque, le monde s'écroulerait — les maris quitteraient leurs épouses-ados et partiraient vers les pays du Sud, vers des corps généreux et halés, loin de ce quatre-quatre rempli d'instruments de torture pour « le royaume de la glisse ». Or, ils assument, sourient, vieillissent. La fréquence des suicides, dans la classe moyenne, relativement nantie, est assez logique : des années passées à obtenir des tonnes de diplômes, une tension inhumaine au travail, la peur d'une obsolescence professionnelle programmée et, en compensation — cette voiture, pareille à un corbillard, et cette femme-ado à la voix glaçante : « Tu as encore oublié la doudoune de Léo… »
Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui nous sépare des années 1970. Il ou elle n'a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n'habite plus le même espace.
Dans la perception nous ne pensons pas l'objet et nous ne nous pensons pas le pensant, nous sommes à l'objet et nous nous confondons avec ce corps qui en sait plus que nous sur le monde, sur les motifs et les moyens qu'on a d'en faire la synthèse.
Quand je suis heureux, je sens une mystérieuse énergie me remplir, comme si mon corps buvait le monde extérieur par chacun de ses pores, en tétait les nectars.
La musique est un beau refuge contre l'imperfection du monde et la déchéance du corps.
Où veux-tu en venir avec les souffrances particulières aux Juifs ? Pour moi, les malheureuses victimes des plantations d'hévéas dans la région du Putumayo, les nègres d'Afrique dont les Européens se renvoient les corps comme on joue au ballon, me touchent tout autant. Te souviens-tu du récit de la campagne de Von Trotha, dans le Kalahari […] : « Et les râles des agonisants, les cris de ceux que la soif avaient rendus fous retentissaient dans le silence de cette immensité. » Ce « silence sublime de l'immensité » où tant de cris se perdent, il éclate dans ma poitrine si fort qu'il ne saurait y avoir dans mon cœur un petit recoin spécial pour le ghetto ; je me sens chez moi dans le vaste monde partout où il y a des nuages, des oiseaux et des larmes”.
L'étude socio-technique des mécanismes de contrôle, saisis à leur aurore, devrait être catégorielle et décrire ce qui est déjà en train de s'installer à la place des milieux d'enfermement disciplinaires, dont tout le monde annonce la crise. Il se peut que de vieux moyens, empruntés aux anciennes sociétés de souveraineté, reviennent sur scène, mais avec les adaptations nécessaires. Ce qui compte, c'est que nous sommes au début de quelque chose. Dans le régime des prisons : la recherche de peines de « substitution » au moins pour la petite délinquance, et l'utilisation de colliers électroniques qui imposent au condamné de rester chez lui à telles heures. Dans le régime des écoles : les formes de contrôle continu, et l'action de la formation permanente sur l'école, l'abandon cotres pondant de toute recherche à l'Université, l'introduction de l' « entreprise » à tous les niveaux de scolarité. Dans le régime des hôpitaux : la nouvelle médecine « sans médecin ni malade » qui dégage des malades potentiels et des sujets à risque, qui ne témoigne nullement d'un progrès vers l'individuation, comme on le dit, mais substitue au corps individuel ou numérique le chiffre d'une matière « dividuelle » à contrôler. Dans le régime d'entreprise : les nouveaux traitements de l'argent, des produits et des hommes qui ne passent plus par la vieille forme-usine. Ce sont des exemples assez minces, mais qui permettraient de mieux comprendre ce qu on entend par crise des institutions, c'est-à-dire l'installation progressive et dispersée d'un nouveau régime de domination.
Au-delà d'une certaine dose de ragots, l'odeur du monde d'ici-bas vous pénètre par tous les pores et votre corps s'alourdit de cette crasse-là.
Il faut mettre son coeur dans l'art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche et son espoir nulle part.
Il pleut. C’est Noël.
Vers le Nord, c’est mieux :
Il y a la neige qui fait mal.
Et le froid, bien pire encore.
Et tout le monde est content
Parce qu’il faut l’être aujourd’hui.
Il pleut en ce jour de Noël.
Mais cela est préférable à la neige.
Car bien que ce soit
Le Noël conventionnel,
Quand mon corps refroidit
J’ai le froid mais pas Noël.
Je laisse sentir cette période à ceux qui le souhaitent,
Et Noël à ceux qui l’ont fait,
Car si j’écris un autre quatrain
J’en aurais les pieds gelés.
Je ne veux pas faire partie des ingrats
Mais avec ces cieux obscurs,
On a mis dans mes chaussures
Seulement ce que la pluie m’a apporté.Ce soir-là, à Southwold, comme j'étais assis à ma place surplombant l'océan allemand, j'eus soudain l'impression de sentir très nettement la lente immersion du monde basculant dans les ténèbres. En Amérique, nous dit Thomas Browne dans son traité sur l'enfouissement des urnes, les chasseurs se lèvent à l'heure où les Persans s'enfoncent dans le plus profond sommeil. L'ombre de la nuit se déplace telle une traîne halée par-dessus terre, et comme presque tout, après le coucher du soleil, s'étend cercle après cercle - ainsi poursuit-il - on pourrait, en suivant toujours le soleil couchant, voir continuellement la sphère habitée par nous pleine de corps allongés, comme coupés et moissonnés par la faux de Saturne - un cimetière interminablement long pour une humanité atteinte du haut mal.
Loin des jeux serviles, je découvrais qu'on peut ne pas mimer le monde, n'y intervenir point, du coin de l'oeil le regarder se faire et défaire, et dans une douleur réversible en plaisir, s'extasier de ne participer pas : à l'intersection de l'espace et des livres, naissait un corps immobile qui était encore moi et qui tremblait sans fin dans l'impossible vœu d'ajuster ce qu'on lit au vertige du visible.
Pour des personnes comme toi et moi, le plus important, c’est la rage. Sans rage, nous serions incapables de trouver la force pour ôter la vie. Certains sont différents : ils obéissent à d’autres instincts ou ont grandi dans une violence inouïe ; ces gens-là te regardent depuis des cavernes inconnues. Pour eux, la vie c’est le puits. Tu ne peux pas les tuer et ils t’achèveraient si tu t’élevais contre eux. Nous, nous ne sommes pas comme ça, nous avons besoin d’elle, de cette rage effrénée qui ne laisse aucun répit. Tes muscles s’agitent, toute ta peau papillonne, tu noircis de l’intérieur tandis qu’à l’extérieur ton corps rougeoie : elle fera de toi un homme meurtri à la quête désespérée de sa place dans le monde. Tu devras alors te chercher tous les motifs de haine, mépriser ce qui t’entoure et, plus important encore, te convaincre que cette rage est nécessaire .
Mon deuxième message, c'est que vous devez toujours croire en vous et en la France. Nous avons tant d'atouts. Nous ne devons pas craindre les évolutions du monde. Ce nouveau monde, il faut le prendre à bras-le-corps. Il faut continuer à y imprimer notre marque. Et il faut le faire sans jamais brader notre modèle français. Ce modèle, il nous ressemble. Et, surtout, il est profondément adapté au monde d'aujourd'hui, si bien sûr, nous savons le moderniser en permanence.
L'aveugle voit dans l'ombre un monde de clarté.
Quand l'oeil du corps s'éteint, l'oeil de l'esprit s'allume.
Poèmes palestiniens (1970) de Mahmoud Darwich
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Les Ailes du sphinx (2010) de Andrea Camilleri
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Un parfum d'herbe coupée (2013) de Nicolas Delesalle
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Joseph de Marie-Hélène Lafon
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La Solitude du labyrinthe (1997) de Paul Auster
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La Passion selon Juette (2007) de Clara Dupont-Monod
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Corpus delicti : un procès (2010) de Juli Zeh
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Cinq méditations sur la mort. Autrement dit sur la vie (2013) de François Cheng
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Sans référence de Jean le Rond d'Alembert
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Les Années (2008) de Annie Ernaux
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Au-delà des frontières (2019) de Andreï Makine
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Petite Poucette (2012) de Michel Serres
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La Phénoménologie de la perception (1945) de Maurice Merleau-Ponty
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Magique étude du Bonheur (2010) de Vincent Cespedes
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Boussole (2015) de Mathias Enard
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Lettres de prison (1916-1918) de Rosa Luxemburg
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Post-scriptum sur les sociétés de contrôle, in L 'autre journal, n°1, mai 1990 de Gilles Deleuze
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Oreiller d'herbe (1906) de Natsume Soseki
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Lettre à Louise Colet de Gustave Flaubert
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Noël (1922) de Fernando Pessoa
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Les Anneaux de Saturne (1995) de W. G. Sebald
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Vies minuscules (1984) de Pierre Michon
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Le Puits (2013) de Ivan Repila
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Allocution radiotélévisée du président de la République, Jacques Chirac, prononcée dimanche 11 mars 2007 de Jacques Chirac
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Les Contemplations (1856), I, Aurore, 20 de Victor Hugo
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