Citation rivait
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Une Sélection de 150 citations et proverbes sur le thème rivait.
150 citations
Oui, si je ne tente rien, ça ne m’intéresse pas. Ça perd son sens, si l’on se répète ou utilise des techniques qu’on maîtrise déjà. Toujours écrire à la pointe de qu’on ne sait pas encore écrire. J’adore cette phrase de Duras qui dit : « On écrit pour savoir quel livre on écrirait si l’on écrivait ». Et elle ajoute : « On ne le sait jamais avant ». On peut toujours annoncer, comme ici, « je vais faire ceci, cela », ça ne reste que des lignes et des espoirs. Le vrai livre se fait toujours dans le dos de l’écrivain, avec beaucoup de patience, de travail, de rage et de chair.
Hugo écrivait à l'adresse des pessimistes de son époque: Vous voyez l'ombre, et moi je contemple les astres. Chacun a sa façon de regarder la nuit...
Si l'on pouvait abolir la mort, il n'y aurait rien à dire. Abolir la peine de mort serait difficile. Mais si cela arrivait, on serait bientôt forcé de la rétablir.
Et s'il lui arrivait de se demander, parfois, à quoi bon vivre éternellement si vous n'aviez personne à aimer, personne pour vous aimer, elle ne s'attardait jamais trop longtemps sur la question.
Il n'y avait plus de temps pour les vieilles histoires, parce qu'elles ne disaient rien sur ce qu'il fallait faire quand une saison particulière arrivait.
Il apprit à jouer au croquet; il disparaissait avec les jeunes filles, quand une visite arrivait.
Ils avaient décidément merdé, se dit-il, ils avaient collectivement merdé quelque part. A quoi bon installer la 5G si l'on n'arrivait plus à accomplir les gestes essentiels, ceux qui permettent à l'espèce humaine de se reproduire, ceux qui permettent aussi, parfois, d'être heureux. Il redevenait capable de penser, sa réflexion prenait même un tour presque philosophique, constata-t-il avec dégoût. A moins que tout cela ne relève de la biologie, ou de rien du tout, il allait retourner se coucher finalement, c'était la seule chose à faire, sa réflexion était condamnée à tourner à vide, il se sentait comme une boîte de bière écrasée sous les pieds d'un hooligan britannique, ou comme un bifteck abandonné dans le compartiment légumes d'un réfrigérateur bas de gamme, enfin il ne se sentait pas très bien.
Il a bien tenté, la première année, de me tirer quelques carottes... il m'écrivait des histoires romanesques pour m'attendrir.
Le sens de l'histoire pour tous ces gens pétris de l'esprit des Lumières et du progrès scientifique, était ascendant, l'humanité s'extrayait du singe pour s'élever par petits bonds vers un avenir radieux. On partait d'un gribouillis et on arrivait à Michel-Ange, sans prendre le risque d'aller plus loin pour ne pas faire de peine, de même qu'on partait de la plus grande sauvagerie des hommes-bêtes, se coiffant avec un clou [...], pour atteindre le plus haut degré de civilisation, par exemple le beau Brummell prenant une matinée pour assortir ses gants à sa cravate, et puis comment on place un archevêque à table, et comment écrire à la veuve d'un général. Sauf qu'on peut aussi inverser le schéma : on part du plus haut, des splendeurs de Lascaux et on arrive à Auschwitz, et ce n'est plus du tout la même conception de l'histoire du monde. C'est une inexorable dégringolade.
J'étais entrée dans un état où même la réalité de sa voix n'arrivait pas à me rendre heureuse. Tout était manque sans fin, sauf le moment où nous étions ensemble à faire l'amour. Et encore, j'avais la hantise du moment qui suivrait, où il serait reparti. Je vivais le plaisir comme une future douleur.
Ce n'était pas à elle qu'on pouvait raconter qu'on n'arrivait pas à s'en sortir, même avec cette Crise, quand on avait un peu de cran.
Il en arrivait maintenant à une passion exclusive, une de ces passions d'hommes qui n'ont pas eu de jeunesse. Il aimait Nana avec un besoin de la savoir à lui seul, de l'entendre, de la toucher, d'être dans son haleine.
Je ne rêve pas de mes morts, ils flottent dans le néant que je deviens, dans ces moments-là, à mes propres yeux. Je les vois en arrière de mes yeux. Et moi, je ne sais pas dans quel lieu je me trouve quand ça arrive, parce que j'ai disparu. C'est comme si j'avais perdu la ligne de mon existence, mes organes, ou que j'étais déjà morte, ou plutôt que je l'avais toujours été et que le passé arrivait depuis le futur.
Je ne suis pas le premier venu, moi! comme disait le prétentieux jeune homme qui, invité à dîner en ville, arrivait lorsque tout le monde était à table depuis un bon quart d'heure.
Il aimait ses failles de porcelaine. Ses chutes. Toutes ces choses brisées à l'intérieur, comme chez lui. Ces choses peut être, comme l'écrivait Follain, qui attendent que les délivre une écriture.
Il ne cesse de lire, le poète à venir,
Peut-être justement dans cette anthologie
Révisée (car elle le sera, d'ici dix ans,
Ce qui laisse à notre poète
Tout le temps qu'il faut pour grandir) ;
Bien qu'il ne cesse de lire, il ne comprend toujours pas
Même dans son pays, il se sent « à côté »
Il lit comme s'il écrivait entre les lignes
Lignes d'autrui où il devine
Bien peu de sens ou de folie.
Par rapport au démon de tous ces gens, ses forces
Sont comme le soutier par rapport au marin.
Il lit mais il ne comprend rien
Sauf dans quelque fragment d'une biographie
Où il est écrit : « se donna la mort ».Aujourd'hui il me semble que nous aurions persisté moins longtemps dans cette exaltation, si une partie au moins de la police, à commencer sans doute par son ministre, n'avait partagé notre rêve, même si elle devait l'envisager de son côté comme un cauchemar. Je n'en veux pour preuve que l'insistance avec laquelle certains inspecteurs, lors des interrogatoires qu'il nous arrivait de subir, nous demandaient, et pas sur le ton de la plaisanterie, ce que nous ferions d'eux après la révolution, ajoutant parfois que nous aurions besoin d'une police forte, expérimentée, et que le mieux serait de nous appuyer sur celle qui existait auparavant. Aussi aveugles que nous quant aux chances de succès de nos entreprises, les policiers qui nous tenaient ce langage manifestaient du moins, quant à l'essence même de la révolution, une lucidité dont nous étions incapables.
Un homme comme moi, qui ne travaille pas, qui ne veut pas travailler, sera toujours détesté. J'étais, dans cette maison d'ouvrier, le fou, qu'au fond, tous auraient voulu être. J'étais celui qui se privait de viande, de cinéma, de laine, pour être libre. J'étais celui qui sans le vouloir, rappelait chaque jour aux gens leur condition misérable.
Quand j'étais gosse il m'arrivait de recevoir au bahut - pas souvent, mais quand même - mes étrennes par la poste.
Les lettres se perdaient dans leur propre corps depuis qu'il écrivait dans le noir.
Nous étions voisins de Hambourg, que la RAF bombardait presque chaque nuit ; en outre, les avions anglais traversaient le ciel pour s'enfoncer plus loin dans le pays. Chaque fois qu'une escadrille était signalée à quatre-vingts kilomètres, la Voralarm retentissait. Toutes les lumières s'éteignaient. Il fallait alors s'habiller dans l'obscurité totale, sans quitter sa paillasse, et attendre, avec l'angoisse de ce qui allait suivre et que nous ne connaissions que trop bien. […] Généralement, après ce bref lever de rideau qui nous semblait interminable, la sirène de la Gross Alarm déchirait le silence. On se levait en grande hâte, on se ruait dans les caves. Il arrivait souvent que la gross Alarm sifflât sans avertissement. C'était le pire : car nous devions alors nous vêtir précipitamment. Les Stubendienste, dans l'obscurité profonde, frappaient en hurlant, au hasard, sur les paillasses où s'attardaient les malhabiles. Il semblait que la nuit accrût leur férocité.
La musique est le secret arithmétique de l'âme, écrivait Leibniz.
«Cherche coquillage pour relation durable», écrivait un rocher solitaire.
Ce que mon père ne comprenait pas, c'était qu'il avait beau haïr ou craindre le futur, celui-ci arrivait, et que le seul moyen de s'en accomoder était de monter à bord.
Il pensait que toute sa vie il avait couru après les machines, de plus en plus il avait été esclave des machines ; il fallait d'abord les acheter, en empruntant pour le gros matériel, et quand on arrivait au bout des mensualités la machine était usée, dépassée, on empruntait de nouveau pour en acheter une autre, ça ne finissait jamais ; même si les paysans de sa génération avaient été les premiers à profiter du confort des machines ; il reconnaissait le confort des machines leur puissance leur efficacité ; il pensait à ça, au confort des machines et à l'esclavage que c'était, que c'était devenu
Interview d’Alain Damasio
par François Muratet, Mars 2007 de Alain Raymond, dit Alain Damasio
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L'équilibre et l'harmonie (1976) de Gustave Thibon
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Maximes et réflexions de Johann Wolfgang Goethe
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La Déclaration (2007) de Gemma Malley
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Purge (2008) de Sofi Oksanen
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Les Destinées Sentimentales (1934-1936) de Jacques Chardonne
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Anéantir (2022) de Michel Houellebecq
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Les Petits Oiseaux (1862) de Eugène Labiche
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La Femme promise (2009) de Jean Rouaud
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Passion simple (1991) de Annie Ernaux
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Mildred Pierce (1941) de James Mallahan Cain
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Nana (1880) de Emile Zola
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Les Enténébrés (2019) de Sarah Chiche
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Oeuvres posthumes, Le Journal, 3 juillet 1894 de Alphonse Allais
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La première chose qu'on regarde (2013) de Grégoire Delacourt
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Pensées à effacer de mon destin
de Malcolm Lowry
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L'Organisation (2000) de Jean Rolin
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Mes amis (1924) de Emmanuel Bove
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Un mauvais rêve (1950) de Georges Bernanos
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Courants 505 : le vide (2014) de Philippe Jaffeux
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L'homme et la bête (1947) de Louis Martin-Chauffier
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Bach, dernière fugue (2004) de Armand Farrachi
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Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages (2008) de Sylvain Tesson
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Des chevaux sauvages, ou presque (2011) de Jeannette Walls
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Les pays de Marie-Hélène Lafon
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