Citation notre


Sélection de 2420 citations sur le sujet notre

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Notre intimité, même quand nous ne la jugeons pas alors assez étroite, avec une femme dont nous sommes épris, crée entre elle et nous, malgré les insuffisances qui nous font souffrir alors, des liens sociaux qui survivent à notre amour et même au souvenir de notre amour.
Le Côté de Guermantes - Marcel Proust




Une certaine ressemblance existe, tout en évoluant, entre les femmes que nous aimons successivement, ressemblance qui tient à la fixité de notre tempérament parce que c'est lui qui les choisit, éliminant toutes celles qui ne nous seraient pas à la fois opposées et complémentaires, c'est-à-dire propres à satisfaire nos sens et à faire souffrir notre cœur. Elle sont, ces femmes, un produit de notre tempérament, une image, une projection renversées, un négatif de notre sensibilité.
À l'ombre des jeunes filles en fleurs - Marcel Proust




L'existence n'a guère d'intérêt que dans les journées où la poussière des réalités est mêlée de sable magique, où quelque vulgaire incident devient un ressort romanesque. Tout un promontoire du monde inaccessible surgit alors de l'éclairage du songe, et entre dans notre vie, dans notre vie où comme le dormeur éveillé nous voyons les personnes dont nous avions si ardemment rêvé que nous avions cru que nous ne les verrions jamais qu'en rêve.
À l'ombre des jeunes filles en fleurs - Marcel Proust




La manière chercheuse, anxieuse, exigeante que nous avons de regarder la personne que nous aimons, notre attente de la parole qui nous donnera ou nous ôtera l'espoir d'un rendez-vous pour le lendemain, et, jusqu'à ce que cette parole soit dite, notre imagination alternative, sinon simultanée, de la joie et du désespoir, tout cela rend notre attention en face de l'être aimé trop tremblante pour qu'elle puisse obtenir de lui une image bien nette. Peut-être aussi cette activité de tous les sens à la fois et qui essaye de connaître avec les regards seuls ce qui est au-delà d'eux, est-elle trop indulgente aux mille formes, à toutes les saveurs, aux mouvements de la personne vivante que d'habitude, quand nous n'aimons pas, nous immobilisons. Le modèle chéri, au contraire, bouge ; on n'en a jamais que des photographies manquées.
À l'ombre des jeunes filles en fleurs - Proust




Les êtres nous sont d'habitude si indifférents que, quand nous avons mis dans l'un d'eux de telles possibilités de souffrance et de joie pour nous, il nous semble appartenir à un autre univers, il s'entoure de poésie, il fait de notre vie comme une étendue émouvante où il sera plus ou moins rapproché de nous.
Du côté de chez Swann 1: 232 - Marcel Proust




Sans l'amour de notre prochain, notre existence se réduit à notre réalité physique et rien d'autre. Ce qui est véritablement insupportable à vivre.
Psychologie de la solitude de Gérard Macqueron - Gérard Macqueron




La civilisation moderne a tout souillé de ce qui fut. Notre époque a réussi à infliger aux pyramides une ambiance de fête foraine. Et, là-bas, personne ne se doute de l'énormité du sacrilège quotidien.
L'énigme du grand sphinx de Georges Barbarin - Georges Barbarin




Mais c’est précisément le rôle de l’Art de faire reconnaître à cet instinct social sa noble signification, de lui montrer sa vraie direction. De son état de barbarie civilisée le véritable art ne peut s’élever à sa dignité que sur les épaules de notre grand mouvement social ; il a de commun avec lui le but, et ils ne peuvent atteindre l’un et l’autre ce but que s’ils le reconnaissent de concert. Ce but c’est l’homme beau et fort : que la Révolution lui donne la Force, l’Art, la Beauté.
L’Art et la Révolution, Richard Wagner (trad. Jacques Mesnil), éd. Bibliothèque des « Temps nouveaux », 1898, p. 80 - Richard Wagner




Que pour examiner la vérité il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu’il se peut. Comme nous avons été enfant avant que d’être homme, et que nous avons jugé tantôt bien et tantôt mal des choses qui nous sont présentées à nos sens lorsque nous n’avions pas encore l’usage entier de notre raison, plusieurs jugements ainsi précipités nous empêchent de parvenir à la connaissance de la vérité et nous préviennent de telle sorte qu’il n’y a point d’apparence que nous puissions nous en délivrer si nous n’entreprenons pas de douter une fois dans notre vie de toutes les choses où nous trouverons le moindre soupçon d’incertitude.
Descartes, Vérité, Raison et Expérience, extrait des Principes de la Philosophie. - René Descartes




Il avait dans la mémoire une foule de maximes proverbiales qui lui venaient en aide à chaque occasion, et dont l'application opportune en faisait voir tout le sens et toute la finesse. Voici quelques-unes de celles qu'on a recueillies de la bouche de ce fou raisonnable : Notre fille mariée, les gendres arrivent ; la maison brûlée, tout le monde apporte de l'eau. II ne faut pas jeter la faute de l'âne sur le bât. Quand tu es en paix, rappelle-toi que tu peux venir en querelle ; et quand tu es en querelle, rappelle-toi que tu peux venir en paix. La gouttière creuse la pierre. Qui veut une mule sans défaut doit se résoudre à aller à pied.
Le petit-fils de Sancho Panza - Cervantès




Enfanter, c'est ajouter une fibre de vigile à notre instinct naturel de survie.
Celles qui attendent de Fatou Diome - Fatou Diome




À notre époque, l’amour ne peut se vivre que dans l’absurde. Comment concevoir une histoire d’amour encore crédible ? Pas quand on sait d’avance que Roméo et Juliette eux-mêmes finiront par rire de leurs émois des années plus tard, attablés au Tim Hortons avec leurs nouveaux conjoints respectifs.
Je suis un thriller sentimental de Emmanuelle Tremblay - Emmanuelle Tremblay




A la source de nous-même, il n'y pas nous-même, mais le fourmillement de la race. Notre enfance nous apparaît comme une nébuleuse, dont une mère est le noyau tendre et rayonnant. Notre histoire personnelle, dès son premier chapitre, attenterait au miséricordieux oubli que goûte justement dans la mort toute la créature qui a vécu avec décence et dévotion, comme l'ont fait celles dont je suis issu.
Mémoires intérieurs de François Mauriac - François Mauriac




Pourquoi l'homme de notre temps est-il instable, énervé, excité, pourri de tics ? Pourquoi a-t-il sans cesse un infarctus de Damoclès suspendu au-dessus de l'aorte ? Pourquoi frôle-t-il à chaque seconde la dépression nerveuse s'il est français et le nervous break down s'il est anglo-saxon ?.
Pensées, répliques, textes et anecdotes - Jean Yanne




Un livre est le produit d'un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vices. Ce moi-là, si nous voulons essayer de le comprendre, c'est au fond de nous-mêmes, en essayant de le recréer en nous, que nous pouvons y parvenir. Rien ne peut nous dispenser de cet effort de notre coeur.
Marcel Proust, Contre Sainte-Beuve - Victor Hugo




Une main sans pitié broie ce qui est le plus digne de notre orgueil. Rien n'échappe. Nous menons, contre l'Eternité, une lutte dérisoire parce qu'elle prétend vaincre les éléments alors que c'est l'homme qui écrase tout, de son poids, de sa sauvagerie, de sa bêtise et que c'est de lui qu'il faut se méfier d'abord.
Pages grecques" de Michel Déon, 1993. - Michel Déon




Tout cela, c'était notre jeunesse, le matin profond que nous ne retrouverons jamais plus.
La Place de l'étoile - Patrick Modiano




Je dis dans ces narrations qu’il n’y a rien comme la patrie et la liberté pour élever l’âme. Je ne sais pas ce que c’est que la liberté, moi, ni ce que c’est que la patrie. J’ai été toujours fouetté, giflé, — voilà pour la liberté ; — pour la patrie, je ne connais que notre appartement où je m’embête, et les champs où je me plais, mais où je ne vais pas.
Jules Vallès - L'Enfant - Jules Vallès




On écrit pour ne pas mourir entièrement, pour ne pas mourir tout de suite puisque tout dépérit. Et je crois que parmi toutes ces raisons, les deux raisons les plus fortes d'écrire sont bien celles-ci : faire partager aux autres l'étonnement, l'éblouissement d'exister, le miracle du monde et faire entendre notre cri d'angoisse à Dieu et aux hommes, faire savoir que nous avons existé.
Eugène Ionesco, in Antidotes, 1977 - Ionesco




N'est-il pas vrai qu'on ressent un plaisir inexprimable, lorsqu'on peut se dire, ceci est à moi ? Ce n'est pas une illusion que l'amour de nous-mêmes. Ce sentiment est gravé dans notre âme par la main de la nature.
La politique d'Aristote - Aristote



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