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Citations qui - Page 474 sur un total de 1049 pages.
Dans notre société, tout homme qui ne pleure pas à l'enterrement de sa mère risque d'être condamné à mort.
En 1955, dans sa préface à l'édition américaine de L'Étranger -
Albert Camus
Celui qui, vivant, ne vient pas à bout de la vie, a besoin d'une main pour écarter un peu le désespoir que lui cause son destin.
Journal, 19 octobre 1921 -
Kafka
On peut tout quitter sauf ses obsessions.
Charlotte -
David Foenkinos
Ce que fait l'individu, la communauté le fait. D'une classe à l'autre on se condamne, en gardant pour soi seul l'absolution. Le haut méprise le bas ; le bas déteste le haut. La cave dit : le grenier est sale ; le grenier dit : la cave est noire. Nous sommes tous le grenier ; or, nous sommes tous la cave et, en regardant un autre, c'est soi-même qu'on regarde. Au fond, on le sent ; on se l'avoue dans l'intimité du monologue ; et l'on hait le philosophe sincère qui fait les confrontations. Les laideurs n'aiment point les miroirs.
Victor Hugo : Fragments philosophiques -
Victor Hugo
La principale fonction de l'homme n'est pas de manger ; mais de penser. Sans doute qui ne mange pas meurt, mais qui ne pense pas rampe ; et c'est pire.
Victor Hugo : Fragments philosophiques -
Victor Hugo
Nos deux yeux ne rendent pas notre condition meilleure ; l'un nous sert à voir les biens, et l'autre, les maux de la vie ; bien des gens ont la mauvaise habitude de fermer le premier, et bien peu ferment le second : voilà pourquoi il y a tant de gens qui aimeraient mieux être aveugles que de voir tout ce qu'ils voient.
François-Marie Arouet (Voltaire) : Le crocheteur borgne -
Voltaire
Les hommes se sont souvent interrogés sur le néant. Celui d'après la mort, d'abord ; celui d'avant le monde, ensuite. Est-ce le même ? Qui le sait ? Et surtout, dans un cas comme dans l'autre : est-ce vraiment un néant ? N'y a-t-il vraiment rien dans ce que nous appelons le néant ? Il n'est pas exclu qu'il y ait quelque chose. Il est certain que rien n'est sûr.
Jean d' Ormesson : Comme un chant d'espérance -
Jean d' Ormesson
Parce que toute chose commence avec le temps meurtrier, la naissance de tout ce qui nous paraît éternel avec son soleil et sa lune, avec ses étoiles, avec ses jours et ses nuits qui se succèdent sans se lasser, avec sa longue histoire, avec ses drames et ses bonheurs, n'est rien d'autre que l'annonce de la mort. Dieu lache le temps sur le monde pour le créer et le détruire. Alpha et Omega. Vishnu et Siva. Le début appelle la fin. La mort est l'autre nom de la vie.
Jean d' Ormesson : Comme un chant d'espérance -
Jean d' Ormesson
Chacun d'entre nous a eu au moins une chance : celle d'être né. Comme toutes les chances, cette chance originelle aussi peut se retourner. Pour des raisons différentes et à peu près innombrables - l'argent, l'humour, la santé, l'orgueil, la vanité, toutes les passions, des plus hautes aux plus basses, tous les froissements de l'esprit et du corps -, il y a des gens malheureux. Beaucoup maudissent le hasard qui les a fait sortir de ce néant où personne ne souffre jamais. Les enfants que je n'ai pas eus, disait Cioran, ne savent pas tout ce qu'ils me doivent. Et déjà l'Ecclésiaste : J'ai préféré l'état des morts à celui des vivants ; et j'ai estimé plus heureux celui qui n'est pas né encore et n'a pas vu les maux qui sont sous le soleil.
Jean d' Ormesson : Comme un chant d'espérance -
Jean d'O
Dieu, nous dit Paul Valery, a fait le monde de rien. Le rien perce. Le rien perce tout au long de nos vies misérables et brillantes. Et, à la fin, après avoir joué avec nous comme le chat avec la souris, il se jette sur nous et il nous dévore. L'histoire est une parenthèse au coeur de l'éternité. Les hommes sont une parenthèse au coeur de l'histoire. Chacun de nous est une parenthèse au coeur de la foule des hommes. Tout cela fait un cortège d'exceptions qui courent vers le désastre, un feu de paille qui ne pense qu'à s'éteindre. Tu es poussière et tu retourneras en poussière.
Jean d' Ormesson : Comme un chant d'espérance -
Jean Bruno Wladimir François-de-Paule Le Fèvre d’Ormesson
J'écrirais volontiers un éloge de la paresse et de l'ennui. La paresse, rien de plus clair, est la mère des chefs-d'oeuvre. Très loin de l'abrutissement qui naît des grands postes et des hautes fonctions, l'ennui est cet état béni où l'esprit désoccupé aspire à faire sortir du néant quelque chose d'informe et déjà d'idéal qui n'existe pas encore. L'ennui est la marque en creux du talent, le tâtonnement du génie. Dieu s'ennuyait avant de créer le monde. Newton était couché dans l'herbe et bayait aux corneilles quand il a vu tomber de l'arbre sous lequel il s'ennuyait la pomme de la gravitation universelle. Les petits esprits s'énervent au milieu de foules de choses, la plupart du temps inutiles. Les grands esprits ne font rien et s'ennuient comme Descartes enfermé seul dans un poêle en Allemagne avant de découvrir des cieux. Chateaubriand bâillait sa vie avant d'écrire Atala, et René, et les mémoires d'outre-tombe.
Qu'ai-je donc fait -
Jean d' Ormesson
De grand coeur, j'accepte la devise : Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins et j'aimerais la voir suivie de manière plus rapide et plus systématique. Poussée à fond, elle se ramène à ceci auquel je crois également : que le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout et lorsque les hommes y seront préparés, ce sera le genre de gouvernement qu'ils auront.
Résistance au gouvernement civil -
Henry David Thoreau
Quand les ténèbres du soir se répandent sur ces paysages désolés, le coeur de l'homme s'ouvre à la tristesse, et la poésie la plus mélancolique devient l'expression naturelle de ses sentiments intimes. Le deuil de la nature semble appeler du fond de son âme les pensées douloureuses ; il s'établit entre lui et le désert une vague harmonie qui peut inspirer le poète, mais qui décourage l'homme vulgaire.
Mémoires et voyages -
Astolphe de Custine
Quand on a besoin des hommes, il faut bien s'ajuster à eux, et puisqu'on ne saurait les gagner que par là, ce n'est pas la faute de ceux qui flattent, mais de ceux qui veulent être flattés.
Jean-Baptiste Poquelin (Molière) : L'avare -
Molière
On vient me chercher de tous les côtés ; et si les choses vont toujours de même, je suis d'avis de m'en tenir, toute ma vie, à la médecine. Je trouve que c'est le métier le meilleur de tous ; car, soit qu'on fasse bien ou soit qu'on fasse mal, on est toujours payé de la même sorte : la méchante besogne ne retombe jamais sur notre dos : et nous taillons, comme il nous plaît, sur l'étoffe où nous travaillons. Un cordonnier, en faisant des souliers, ne saurait gâter un morceau de cuir qu'il n'en paye les pots cassés ; mais ici l'on peut gâter un homme sans qu'il en coûte rien. Les bévues ne sont point pour nous ; et c'est toujours de la faute de celui qui meurt. Enfin le bon de cette profession est qu'il y a parmi les morts une honnêteté, une discrétion la plus grande du monde ; et jamais on n'en voit se plaindre du médecin qui l'a tué.
Le médecin malgré lui -
Molière
Je n'aime pas l'humanité en général. Je m'en sens solidaire d'abord, ce qui n'est pas la même chose. Et puis j'aime quelques hommes, vivants ou morts, avec tant d'admiration que je suis toujours jaloux ou anxieux de préserver ou de protéger chez tous les autres ce qui, par hasard, ou bien un jour que je ne puis prévoir, les a fait ou les fera semblables aux premiers.
Carnets -
Camus
Il ne faut pas croire que la paresse soit inféconde. On y vit intensément, comme un lièvre qui écoute. On y nage comme dans l'eau, mais on y sent les frôlements des herbes du remords.
Journal -
Jules Renard
Aux jeunes. Je vais vous apprendre une vérité qui vous sera peut-être désagréable, car vous comptez sur du nouveau. Cette vérité, c'est qu'on ne vieillit pas. Pour le coeur, c'est entendu : on le savait, du moins en amour. Eh bien, pour l'esprit, c'est la même chose. Il reste toujours jeune. On ne comprend pas plus la vie à quarante ans qu'à vingt, mais on le sait, et on l'avoue. C'est ça, de la jeunesse.
Journal -
Jules Renard
La meilleure partie de nous est celle qui reste en nous, et que nous ne pouvons produire. - Les poètes sont ainsi. - Leur plus beau poème est celui qu'ils n'ont pas écrit.
Mademoiselle de Maupin -
Théophile Gautier
Il en est de certaines idées comme de l'horizon qui existe bien certainement, puisqu'on le voit en face de soi de quelque côté que l'on se tourne, mais qui fuit obstinément devant vous et qui, soit que vous alliez au pas, soit que vous couriez au galop, se tient toujours à la même distance ; car il ne peut se manifester qu'avec une condition d'éloignement déterminée ; il se détruit à mesure que l'on avance, pour se former plus loin avec son azur fuyard et insaisissable, et c'est en vain que l'on essaye de l'arrêter par le bord de son manteau flottant.
Mademoiselle de Maupin -
Théophile Gautier
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