Bonjour tristesse (1954). - 20 citations - Référence citations -


Citations Bonjour tristesse (1954)


Sélection de 20 citations et proverbes sur le thème Bonjour tristesse (1954)

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20 citations

Je me rendais compte que l'insouciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d'arguments pour se défendre.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Quand on est ivre, on dit la vérité et personne ne vous croit.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Les mots faire l'amour ont une séduction à eux, très verbale, en les séparant de leur sens. Ce terme de faire, matériel et positif, uni à cette abstraction poétique du mot amour, m'enchantait.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Vous vous faites de l'amour une idée un peu simpliste. Ce n'est pas une suite de sensations indépendantes les unes des autres. C'est autre chose. Il y a la tendresse constante, la douceur, le manque... Des choses que vous ne pouvez pas comprendre.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Vous pensez peu au futur, n'est-ce pas? C'est le privilège de la jeunesse.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Sans doute, à son âge, je paierai aussi des jeunes gens pour m'aimer parce que l'amour est la chose la plus douce et la plus vivante, la plus raisonnable. Et que le prix importe peu.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Certaines phrases dégagent pour moi un climat intellectuel, subtil, qui me subjugue, même si je ne les pénètre pas absolument. Celle-là me donna envie de posséder un petit carnet et un crayon.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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La liberté de penser, et de mal penser et de penser peu, la liberté de choisir moi-même ma vie, de me choisir moi-même. Je ne peux pas dire «d'être moi-même» puisque je n'étais rien qu'une pâte modelable, mais celle de refuser les moules.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Cette conception me séduisait: des amours rapides, violentes et passagères. Je n'étais pas à l'âge où la fidélité séduit. Je connaissais peu de chose de l'amour: des rendez-vous, des baisers et des lassitudes.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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On s'habitue aux défauts des autres quand on ne croit pas de son devoir de les corriger.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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J'aimais sa voiture: c'était une lourde américaine décapotable qui correspondait plus à sa publicité qu'à ses goûts.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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J'éprouvais, en dehors du plaisir physique et très réel que me procurait l'amour, une sorte de plaisir intellectuel à y penser. Les mots «faire l'amour» ont une séduction à eux ...
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Les mots «faire l'amour» ont une séduction à eux, très verbale, en les séparant de leur sens. Ce terme de «faire», matériel et positif, uni à cette abstraction poétique du mot «amour», m'enchantait.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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L'insouciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d'arguments pour se défendre.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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C'est drôle comme la fatalité se plaît à choisir pour la représenter des visages indignes ou médiocres.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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L'attendrissement est un sentiment agréable et entraînant comme la musique militaire.
Bonjour tristesse (1954) de
Françoise Sagan


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Bonjour tristesse de Françoise Sagan



Tout semble fade après la lecture de ce livre, écrit par une jeune fille de 18 ans, probablement très pure, mais d’imagination inventive.

La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare. C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un " charmant petit monstre " qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Françoise Sagan, de son vrai nom Françoise Quoirez, est née à Cajarc, dans le Lot. Sa carrière de femme de lettres commence en 1954 avec la publication de Bonjour tristesse. Ce roman, en abordant explicitement la sexualité féminine avec un style désinvolte et mordant, provoque un véritable scandale. Récompensé la même année par le prix des Critiques, il devient l'emblème de toute la génération d'après-guerre et propulse son auteur au devant de la scène littéraire. Son oeuvre compte aujourd'hui une trentaine de romans parmi lesquels on peut citer Aimez-vous Brahms..., publié en 1959 et porté à l'écran en 1963 par Anatole Litvak, Les Merveilleux Nuages (1973), Un orage immobile (1983), Les Faux-Fuyants (1991) ou encore Le Miroir égaré (1996). Nouvelliste et auteur de théâtre, Françoise Sagan a écrit une dizaine de pièces et une biographie de Sarah Bernhardt publiée en 1987. Ce grand personnage de la scène culturelle française a également écrit le scénario du Landru de Claude Chabrol. Passionnée de sport automobile, l'auteur de Bonjour tristesse a résidé de nombreuses années à Honfleur. En 1985, elle a reçu pour l'ensemble de son oeuvre le dix-neuvième prix de la Fondation du prince Pierre de Monaco. Françoise Sagan s'est éteinte le 24 septembre 2004 à l'âge de 69 ans.

Bonjour tristesse est le premier roman de Françoise Sagan, publié le 15 mars 1954 alors qu'elle n'a que 18 ans. Cette œuvre connait un succès de scandale foudroyant et est récompensée du prix des Critiques la même année. Son titre est tiré du deuxième vers du poème « À peine défigurée » du recueil La Vie immédiate de Paul Éluard.

L'été 1953, Françoise Quoirez rédige en cachette en six semaines son roman. Elle le confie à sa première lectrice, son amie Florence Malraux, qui est épatée, et fait jouer ses relations. Le manuscrit est ainsi remis à Colette Audry, collaboratrice aux Temps modernes qui tombe sous le charme de cette œuvre d'une adolescente qui a parfaitement saisi l'inconscience cruelle de cet âge. Audry convainc Françoise de modifier la fin pour la rendre plus énigmatique.
Le 6 janvier 1954, Françoise Quoirez dépose Bonjour tristesse qu'elle a fait taper à la machine chez René Julliard (éditeur des Temps modernes) et chez la maison Plon avec, pour seules précisions, son nom, son adresse, son numéro de téléphone et sa date de naissance. Julliard perçoit immédiatement le succès que peut obtenir un livre aux thèmes aussi neufs, signée par une auteure aussi jeune, dans un style soigné. L'écrivaine est mineure à l'époque et son père, par peur de voir la famille harcelée après recherche de son nom, qui n'a qu'une occurrence dans l'annuaire, lui conseille de prendre un pseudonyme. Françoise, qui adore déjà Proust, choisit celui du Prince de Sagan dans À la recherche du temps perdu.

Citations extraites de Bonjour tristesse de Françoise Sagan



« Je courus vers la mer, m'y enfonçai en gémissant sur les vacances que nous aurions pu avoir, que nous n'aurions pas. Nous avions tous les éléments d'un drame : un séducteur, une demi-mondaine et une femme de tête. J'aperçus au fond de la mer un ravissant coquillage, une pierre rose et bleu ; je plongeai pour la prendre, la gardai toute douce et usée dans la main jusqu'au déjeuner. Je décidai que c'était un porte-bonheur, que je ne la quitterais pas de l'été. Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas perdue, comme je perds tout. Elle est dans ma main aujourd'hui, rose et tiède, elle me donne envie de pleurer.»

« Vous vous faites de l'amour une idée un peu simpliste. Ce n'est pas une suite de sensations indépendantes les unes des autres..." Je pensais que toutes mes amours avaient été ainsi. Une émotion subite devant un visage, un geste, sous un baiser... Des instants épanouis, sans cohérence, c'était tout le souvenir que j'en avais. "C'est autre chose, disait Anne. Il y a la tendresse constante, la douceur, le manque... Des choses que vous ne pouvez pas comprendre»

« La netteté de mes souvenirs à partir de ce moment m'étonne. J'acquérais une conscience plus attentive des autres, de moi-même. La spontanéité, un égoïsme facile avaient toujours été pour moi un luxe naturel. J'avais toujours vécu. Or, voici que ces quelques jours m'avaient assez troublée pour que je sois amenée à réfléchir, à me regarder vivre. Je passais par toutes les affres de l'introspection sans, pour cela, me réconcilier avec moi-même. "Ce sentiment, pensais-je, ce sentiment à l'égard d'Anne est bête et pauvre, comme ce désir de la séparer de mon père est féroce. " »

« Sans partager avec mon père cette aversion pour la laideur qui nous faisait souvent fréquenter des gens stupides, j’éprouvais en face des gens dénués de tout charme physique une sorte de gêne, d’absence; leur résignation à ne pas plaire me semblait une infirmité indécente. Car, que cherchions nous, sinon plaire? Je ne sais pas encore aujourd’hui si ce goût de conquête cache une surabondance de vitalité, un goût d’emprise ou le besoin furtif, inavoué, d’être rassuré sur soi même, soutenu. »

« Elle se redressa alors, décomposée. Elle pleurait. Alors je compris brusquement que je m'étais attaquée à un être vivant et sensible et non pas à une entité. Elle avait dû être une petite fille, un peu secrète, puis une adolescente, puis une femme. Elle avait quarante ans, elle était seule, elle aimait un homme et elle avait espéré être heureuse avec lui dix ans, vingt ans peut-être. Et moi... ce visage, ce visage, c'était mon œuvre. J'étais pétrifiée, je tremblais de tout mon corps contre la portière. »



🖊 Voir la critique littéraire du Monde « Bonjour, tristesse », de Françoise Sagan : un petit chef-d’œuvre de cynisme et de cruauté



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