Citation ou etait
Découvrez une citation ou etait - un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase ou etait issus de livres, discours ou entretiens.
Une Sélection de 860 citations et proverbes sur le thème ou etait.
860 citations
Je me demande à présent si ce que j'éprouvais était l'amour d'amitié, où le semblable aime le semblable et ne veut que le bien d'autrui, ou l'amour de concupiscence, où l'on veut son propre bien et l'incomplet ne veut que ce qui le complète.
La vie, c'était cela : le doute lancinant, le tourment, le remords qui empêche de dormir ou qui vous réveille en sursaut. La vie c'est aussi l'image souriante et douce jusqu'aux larmes.
Enfin, je dis que pour être heureux il faut être susceptible d'illusion, et cela n'a guère besoin d'être prouvé ; mais, me direz-vous, vous avez dit que l'erreur est toujours nuisible : l'illusion n'est-elle pas une erreur ? Non : l'illusion ne nous fait pas voir, à la vérité, les objets entièrement tels qu'ils doivent être pour nous donner des sentiments agréables, elle les accommode à notre nature. Telles sont les illusions de l'optique : or, l'optique ne nous trompe pas, quoiqu'elle ne nous fasse pas voir les objets tels qu'ils sont, parce qu'elle nous les fait voir de la manière qu'il faut que nous les voyions pour notre utilité. Quelle est la raison pour laquelle je ris plus que personne aux marionnettes, si ce n'est parce que je me prête plus qu'aucun autre à l'illusion, et qu'au bout d'un quart d'heure je crois que c'est Polichinelle qui parle ? Aurait-on un moment de plaisir à la comédie, si on ne se prêtait à l'illusion qui vous fait voir des personnages que vous savez morts depuis longtemps, et qui les fait parler en vers alexandrins ? Mais quel plaisir aurait-on à un autre spectacle où tout est illusion, si on ne savait pas s'y prêter ? Assurément, il y aurait bien à perdre, et ceux qui n'ont à l'opéra que le plaisir de la musique et des danses y ont un plaisir bien décharné et bien au-dessous de celui que donne l'ensemble de ce spectacle enchanteur. J'ai cité les spectacles, parce que l'illusion y est plus aisée à sentir. Elle se mêle à tous les plaisirs de notre vie, et elle en est le vernis.
En la lisant, je la voyais, je l'entendais. Cette voix sertie dans l'écriture me bouleversa et me ravit encore plus que lorsque nous discutions tête à tête : elle était totalement purifiée des scories du parler, de la confusion de l'oral, elle avait la clarté et la vivacité que j'imaginais être celles du discours quand on était assez chanceux pour être nés dans la tête de Zeus et non pas chez les Greco ou les Cerullo.
Pour caractériser mon personnage, disons tout d’abord que ses origines sociales modestes et sa très grande culture le singularisent à la cour. Il lui arrive d’être naïf, maladroit, de susciter la colère ou l’hilarité du roi ; il est ambitieux aussi, il écrit de la littérature, et caresse même l’idée, très brièvement, de se laisser porter à de hautes responsabilités par les révolutionnaires qui entrent en contact avec lui. Il a le même âge que le roi, il a été choisi, quand il était enfant, pour accompagner ce prince dans sa scolarité, et il y a entre eux un rapport complexe de familiarité et de distance, presque de rivalité gémellaire. Sa « confession », comme vous l’appelez, s’arrête en 1972, et on le retrouve à la fin, en 1999, après la mort du roi et peu avant la sienne. Il y a une grande ellipse narrative concernant ce qui lui arrive alors, mais il est cependant assez clair que sa vie va prendre un autre tour, et qu’il ne sera sans doute plus ce lettré aux mains à peu près pures dont on a suivi le récit.
L'Empire! Le mot avait toujours couronné une hégémonie. Il s'était forgé à Rome à l'heure où, par la conquête des Gaules, après celle de toute la Méditerranée, la grande République avait complété son système de domination universelle.
De toute façon, la mort, pour ces indiens, ne signifiait rien. Mort et vie étaient sur le même plan et hommes, choses et animaux, vivants ou morts, coexistaient dans la même dimension. Ils voulaient, bien sûr, comme tout un chacun, rester en vie, mais mourir n'était pas pour eux plus terrible que d'autres dangers qui les rendait fous de panique. A condition qu'elle fût réelle, la mort ne les effrayait pas.
Guerre et sauvagerie étaient tout un. Or ne voilà-t-il pas qu'on forçait les nègres à participer à la sauvagerie des blancs, à aller se faire tuer pour eux, en des palabres lointaines ! Et ceux qui protestaient, on leur passait la corde au cou, on les chicottait, on les jetait en prison ! Marche, sale nègre ! Marche, et crève !...
C'était l'avantage d'avoir des ados pour cible : Internet était le centre de leur monde. Contrairement aux gens de sa génération, il ne constituait pas pour eux un domaine périphérique, mais bien le coeur de leur activité, de leurs affects et de leur existence. L'endroit où tout se passait, où ils se confiaient, se faisaient de nouveaux amis, stockaient leurs infos les plus personnelles et se mettaient à nu. Il était impensable qu'un ado de seize ans n'eût pas recours à Internet pour communiquer et exister.
Quelque chose était mort et ce n'était pas seulement la jeunesse ou l'insouciance. Il n'était plus inutile. On avait besoin de lui et il allait devoir faire avec ça. En devenant père, il a acquis des principes et des certitudes, ce qu'il s'était juré de ne jamais avoir. Sa générosité est devenue relative. Son univers s'est rétréci.
Il était une fois un pays merveilleux où les femmes avaient pris leur revanche sur les hommes, elles pouvaient enfin devenir maçon, plombier ou champion de boxe et laissaient à leurs maris le soin de torcher les enfants et de repriser les chaussettes.
Au moment même où je les vivais, je savais que la grâce de ces moments était pareille à une bulle de savon. Toujours sur le point d'exploser.
Il y avait dans le monde un langage qui était compris de tous. C'était le langage de l'enthousiasme, des choses que l'on fait avec amour, avec passion, en vue d'un résultat que l'on souhaite obtenir ou en quoi l'on croit.
Et si ce n'était pas le capitalisme impérialiste qui engendrait la dissociation - comme beaucoup le pensent, avec ou sans Marx -, mais au contraire la dissociation qui imposait le capitalisme?
Je manque d'indulgence, mais si on était indulgent à 20 ans, où irait le monde ?
Ainsi le mythe du Narcisse : Narcisse était parfaitement beau, – et c’est pourquoi il était chaste ; il dédaignait les Nymphes – parce qu’il était amoureux de lui-même. Aucun souffle ne troublait la source, où, tranquille et penché, tout le jour il contemplait son image… – Vous savez l’histoire. Pourtant nous la dirons encore. Toutes choses sont dites déjà ; mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer.
En Europe, Ike me laissait plus de liberté qu'avant. J'avais le droit de faire mes courses toute seule ou avec une copine et j'y prenais goût. D'autant que les vitrines proposaient de véritables trésors. Ike aimait exhiber ses femmes et me donnait de l'argent pour que j'achète tous les vêtements dont j'avais envie. Mais le plus important pour moi c'était de me promener sans lui. J'échappais ainsi momentanément à son univers brutal.
Le triomphe de l'intolérance était inévitable du jour où le christianisme devint religion d'Etat.
On supposait qu'il y avait des procédés plus ou moins efficaces pour chasser les démons; l'état d'exorciste était une profession régulière comme celle de médecin.
J'avais peu de service, pouvais être en civil, n'étais affecté de rien, attaché à personne, comprenais à peine la langue; flânais dans les rues, peuple étranger. (...) qu'était la canonade de l'Yser, sans laquelle aucune journée ne se passait ! - la vie se balançait dans une atmosphère de silence et d'abandon, je vivais à la lisière, là où l'existence s'évanouit et où le Moi commence, je pense souvent à ces semaines, elles étaient la vie, elles ne reviendront pas, tout le reste était du toc.
Mais le réveil s'était produit. L'inca était mort, les Espagnols l'avaient tué. Ils ne tenaient aucune de leurs promesses. Le goût de l'or était celui du sang. Exactement le même. Il n'y avait rien à espérer, il était impossible de les émouvoir ou de les corrompre.
Par la vitre du train qui remontait la vallée du Rhône, j'observais les tristes apprêts du froid comme un autre eût assisté à une pièce de théâtre. Entre des replis de terre noire, des flaques brillaient comme des monnaies dans les dernières lueurs du jour. Des chemins détrempés, marqués par le piétinement des bêtes, fuyaient vers des lointains hachurés de mauve et de brun. Le ciel au-dessus de ça déchiquetait des vagues grises où volaient des corbeaux. Ailleurs, on voyait des maisons aux murs tachés d'humidité, des néons tremblaient derrière des vitres embuées, des parkings moutonnaient sous des néons orange. Une pluie mêlée de neige faisait briller les trottoirs comme des tailles d'anthracite, éclatait en gerbes de perles autour des lampadaires.
Qu'est-ce qui fait que parfois nous disons que nous sommes juifs, argentins, polonais, français, anglais, avocats, médecins, professeurs, chanteurs de tango ou joueurs de football ? Qu'est-ce qui fait que parfois nous parlons de nous-mêmes en étant si certains que nous ne sommes qu'une seule chose, une chose simple, figée, immuable, une chose que nous pouvons connaître et définir par un seul mot ? » Depuis qu'il était parti de Pologne, comme tant d'exilés, Vicente se posait souvent ces questions. Et s'il trouvait parfois des réponses à ce problème – beaucoup de réponses, trop de réponses ! –, jamais il n'arrivait à regarder l'une d'elles comme une véritable solution.
Ce que sont pour le libertin les cuisses ouvertes, ce qu'est un vol d'oiseaux migrateurs pour l'ornithologue, ce qu'est la tenaille pour l'ajusteur, voilà ce qu'était pour le jeune Stencil la lettre V. Il rêvait, une fois par semaine, peut-être bien, que tout cela n'avait été qu'un rêve, et qu'à présent il se réveillait pour découvrir que la poursuite de V. n'était après tout qu'une recherche purement intellectuelle, une aventure de l'esprit, selon la tradition du Rameau d'or ou de la Déesse blanche.
Peut-être la peur et la nausée n'étaient-elles plus une mer où me noyer, mais une simple flaque d'eau qui reflétait encore le passé, près du présent. Etais-je libre ?
Le nom de la Rose (1980) de Umberto Eco
Références de Umberto Eco - Biographie de Umberto Eco
Plus sur cette citation >> Citation de Umberto Eco (n° 143691) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La Terre et le Sang (1953) de Stéphane Méliade
Références de Stéphane Méliade - Biographie de Stéphane Méliade
Plus sur cette citation >> Citation de Stéphane Méliade (n° 161345) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Discours sur le bonheur (1779) de Émilie Du Châtelet
Références de Émilie Du Châtelet - Biographie de Émilie Du Châtelet
Plus sur cette citation >> Citation de Émilie Du Châtelet (n° 175233) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
L'Amie prodigieuse, tome 1 : Enfance, adolescence (2014) de Elena Ferrante
Références de Elena Ferrante - Biographie de Elena Ferrante
Plus sur cette citation >> Citation de Elena Ferrante (n° 157553) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Entretien Destimed, propos recueillis par Jean-Rémi BARLAND, 2 septembre 2020 de Maël Renouard
Références de Maël Renouard - Biographie de Maël Renouard
Plus sur cette citation >> Citation de Maël Renouard (n° 170993) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Histoire du Consulat et de l'Empire (1937-1953) de Louis Madelin
Références de Louis Madelin - Biographie de Louis Madelin
Plus sur cette citation >> Citation de Louis Madelin (n° 81176) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
L'ancêtre (1983) de Juan José Saer
Références de Juan José Saer - Biographie de Juan José Saer
Plus sur cette citation >> Citation de Juan José Saer (n° 162717) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Batouala (1921) de René Maran
Références de René Maran - Biographie de René Maran
Plus sur cette citation >> Citation de René Maran (n° 165809) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Une putain d'histoire (2015) de Bernard Minier
Références de Bernard Minier - Biographie de Bernard Minier
Plus sur cette citation >> Citation de Bernard Minier (n° 160628) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Chanson douce de Leïla Slimani
Références de Leïla Slimani - Biographie de Leïla Slimani
Plus sur cette citation >> Citation de Leïla Slimani (n° 157094) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Contes à l'envers (1977) de Dumas Philippe
Références de Dumas Philippe - Biographie de Dumas Philippe
Plus sur cette citation >> Citation de Dumas Philippe (n° 145260) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La Jeune Fille et la nuit (2018) de Guillaume Musso
Références de Guillaume Musso - Biographie de Guillaume Musso
Plus sur cette citation >> Citation de Guillaume Musso (n° 159950) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
L'Alchimiste (1988) de Paulo Coelho
Références de Paulo Coelho - Biographie de Paulo Coelho
Plus sur cette citation >> Citation de Paulo Coelho (n° 113614) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Mélangeons-nous. Enquête sur l'alchimie humaine (2006) de Vincent Cespedes
Références de Vincent Cespedes - Biographie de Vincent Cespedes
Plus sur cette citation >> Citation de Vincent Cespedes (n° 92368) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Correspondance : 1946-1978 de Gérard Philipe de Gérard Philipe
Références de Gérard Philipe - Biographie de Gérard Philipe
Plus sur cette citation >> Citation de Gérard Philipe (n° 165995) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Traité du Narcisse (1892) de André Gide
Références de André Gide - Biographie de André Gide
Plus sur cette citation >> Citation de André Gide (n° 6942) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Moi, Tina (1986) de Tina Turner
Références de Tina Turner - Biographie de Tina Turner
Plus sur cette citation >> Citation de Tina Turner (n° 175171) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Histoire de l'Inquisition au Moyen Age (1888) de Henry Charles Lea
Références de Henry Charles Lea - Biographie de Henry Charles Lea
Plus sur cette citation >> Citation de Henry Charles Lea (n° 103382) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Vie de Jésus (1863) de Ernest Renan
Références de Ernest Renan - Biographie de Ernest Renan
Plus sur cette citation >> Citation de Ernest Renan (n° 83253) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Double vie de Gottfried Benn
Références de Gottfried Benn - Biographie de Gottfried Benn
Plus sur cette citation >> Citation de Gottfried Benn (n° 158797) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Conquistadors de Eric Vuillard
Références de Eric Vuillard - Biographie de Eric Vuillard
Plus sur cette citation >> Citation de Eric Vuillard (n° 157152) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Port-Soudan (1992) de Olivier Rolin
Références de Olivier Rolin - Biographie de Olivier Rolin
Plus sur cette citation >> Citation de Olivier Rolin (n° 164516) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Le Ghetto intérieur (2019) de Santiago Amigorena
Références de Santiago Amigorena - Biographie de Santiago Amigorena
Plus sur cette citation >> Citation de Santiago Amigorena (n° 164202) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
V. (1963) de Thomas Pynchon
Références de Thomas Pynchon - Biographie de Thomas Pynchon
Plus sur cette citation >> Citation de Thomas Pynchon (n° 161893) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Des fleurs pour Algernon (1959) de Daniel Keyes
Références de Daniel Keyes - Biographie de Daniel Keyes
Plus sur cette citation >> Citation de Daniel Keyes (n° 147792) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Votre commentaire sur ces citations
Contribuer
Thèmes populaires +
Autres belles citations et proverbes sur ou etait
Toutes les citations sur ou etait Citations ou etait Citation ou etait et Proverbe ou etait Proverbes ou etait : 860 citations et proverbes sur ou etait Citation ou etait - Proverbe ou etait - 860 citations Citations, proverbes sur ou etait Citations, proverbes sur ou etait Citations et belles pensées sur ou etait Les plus belles citations sur ou etait Toutes les citations sur ou etait Les plus belles citations et pensées sur ou etait Citation sur ou Citations courtes ou
Etendez votre recherche avec le dictionnaire des définitions
Liens
