Citation un sur autre
Découvrez une citation un sur autre - un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase un sur autre issus de livres, discours ou entretiens.
Une Sélection de 310 citations et proverbes sur le thème un sur autre.
310 citations
Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps. Que subsistera-t-il, dans cet éclatement, de l'unité de son fils ? Comment raccorder sa mémoire singulière à ce corps diffracté ? Qu'en sera-t-il de sa présence, de son reflet sur Terre, de son fantôme ?
Depuis que Gobineau a écrit sur l'inégalité des races, on a l'impression que si quelqu'un me dit d'un autre peuple, c'est parce qu'il juge le sien supérieur.
Je me souviens que j'avais envie de mots. Je croyais que si on mettait d'un côté des images, de l'autre côté des mots, ça ferait du cinéma. Bien sûr que j'ai appris que c'était autre chose, après.
Tout ce qui cinglait en elle de vif et d'ardent, cette légèreté à pleine vitesse, joueuse et féroce, ce pas de reine qu'elle avait encore cet après-midi dans les couloirs de la réa, tout cela prend l'eau à toute allure, et pendouille dans son cerveau, lourd, détrempé : à force d'avoir vingt-trois ans elle en avait vingt-huit, à force d'en avoir vingt-huit, elle en a trente et un, le temps cavale tandis qu'elle jette sur son existence un regard froid, un regard qui dézingue l'un après l'autre les différents secteurs de sa vie.
L'amour ne donne aucun droit sur l'autre,
Seulement le devoir de le respecter.Moralisme et niaiserie qui, loin d'être inhérents à la parole féminine, surgissent dès qu'on veut rejeter toute la criminalité sur l'autre sexe » ; il est à regretter « d'entendre répéter un peu partout aujourd'hui comme un fait établi qu'il n'y a pas de femmes voyeurs, qu'il n'y a pas de femmes sadiques, et enfin et surtout, mais c'est le b-a ba de l'aveuglement néo-féministe, que le regard est une fonction phallique
Accepter un prix, cela ne veut rien dire d'autre que se laisser chier sur la tête parce qu'on est payé pour ça. J'ai toujours ressenti ces remises de prix comme la pire humiliation qu'on puisse imaginer, et pas comme un honneur. Car un prix est toujours décerné par des gens incompétents qui veulent vous chier sur la tête quand on accepte leur prix en mains propres.
Scène possible. L'enfant est mort. La mère et le père sont en larmes. Mais l'amant prend la main de la femme, frappe sur l'épaule du mari et dit: - «Allons, du courage! Nous en ferons un autre.»
Elle repose avec un doux sourire sur les lèvres, et ses dernières pensées ont été un retour vers les jours heureux de jadis. Sa vie a pris fin dans un rêve paisible puisse son réveil dans l'autre monde être aussi agréable !
Le monde change, bien sûr, mais un de ses traits ne varie pas : tant qu'il y aura des hommes, ils aspireront à autre chose. Autre chose que ce qu'ils ont déjà, autre chose que la vie de chaque jour, autre chose que la vie tout court.
Les liens se forment plus rapidement sur Internet. Dans ces échanges virtuels prolongés se mêlent des sensations paradoxales d'une distance géographique qui sécurise et d'une très grande proximité dans la discussion. On est chez soi, protégé, sans le poids d'un regard posé sur soi. De plus on idéalise l'autre. Et l'on en vient très vite à raconter des choses que l'on n'aurait pas dites en tête à tête à un ami.
En s'approchant, il vit que ce n'était rien autre chose qu'un misérable cul-de-jatte qui sautelait sur ses deux mains comme un faucheux blessé qui n'a plus que deux pattes.
L'amour c'est le besoin de serrer très fort l'autre dans ses bras, et de se trouver toujours à ses côtés. C'est le désir d'oublier le monde extérieur quand on prend l'autre dans ses bras. C'est le désir de découvrir un refuge sûr pour son âme.
J'ai commencé « La Servante écarlate » à Berlin-Ouest, en 1984 – oui, George Orwell regardait par-dessus mon épaule –, sur une machine à écrire allemande que j'avais louée. Le Mur était tout autour de nous. De l'autre côté, il y avait Berlin-Est, et aussi la Tchécoslovaquie et la Pologne, que j'ai visités tous les trois à l'époque. Je me souviens de ce que me disaient les gens et de ce qu'ils ne me disaient pas. Je me souviens des pauses significatives. Je me souviens que j'étais moi-même obligée de faire attention à ce que je disais, de peur de mettre quelqu'un en danger par inadvertance. Tout cela s'est retrouvé dans mon livre.
Dans mes premiers mémoires, attaquant de front l'ordre établi, je disais, par exemple : La propriété, c'est le vol ! Il s'agissait de protester, de mettre pour ainsi dire en relief le néant de nos institutions. Je n'avais point alors à m'occuper d'autre chose. Aussi, dans le mémoire où je démontrais, par A plus B, cette étourdissante proposition, avais-je soin de protester contre toute conclusion communiste.
Dans le Système des Contradictions économiques, après avoir rappelé et confirmé ma première définition, j'en ajoute une toute contraire, mais fondée sur des considérations d'un autre ordre, qui ne pouvaient ni détruire la première argumentation, ni être détruites par elle : La propriété, c'est la liberté !Seuls des gens stupides ou des malades aussi bien que des gens à la fois stupides et malades sont professeurs de lycée car ce qu'ils enseignent quotidiennement et déversent sur les têtes de leurs victimes n'est en vérité rien d'autre que de la stupidité et de la maladie, une matière qui a pourri au cours des siècles, une matière considérée comme maladie de l'esprit, dans laquelle la pensée de chacun des élèves doit nécessairement s'asphyxier.
L'autre jour, nous nous rendions au restaurant, un ami et moi, quand nous vîmes un malheureux étendu sur le bord de la route. Personne n'avait songé à lui porter secours. Eh bien, quand nous sommes sortis du restaurant, il était toujours là.
Le fait est qu'il faut des années pour s'approprier un oreiller, des centaines de nuit de sommeil pour lui donner cette forme à nulle autre pareille, qui nous entraîne vers le sommeil. A la longue on apprend à plier notre oreiller pour que notre sommeil touche à la perfection, à le tourner de façon à ce que la température ne dépasse pas celle qui nous plaît. On reconnaît même son odeur après une bonne nuit de sommeil. Si seulement nous pouvions en savoir aussi long sur les gens que nous aimons et qui dorment à nos côté.
Le soir, enfouie sous les couvertures, j’entends mon père hurler, traiter ma mère de « salope » ou de « pute », sans en comprendre la raison. À la moindre occasion, pour un détail, un regard, un simple mot « déplacé », sa jalousie explose. D’un instant à l’autre, les murs se mettent à trembler, la vaisselle vole, les portes claquent. D’une maniaquerie obsessionnelle, il ne tolère pas qu’on déplace un objet sans son accord. Un jour, il manque d’étrangler ma mère parce qu’elle a renversé un verre de vin sur une nappe blanche qu’il vient de lui offrir. Bientôt, la fréquence de ces scènes s’accélère. C’est une machine lancée dans une course folle, personne ne peut plus l’arrêter. Mes parents passent désormais des heures entières à s’envoyer à la figure les pires insultes. Jusqu’à l’heure tardive où ma mère vient se réfugier dans ma chambre pour y sangloter en silence, blottie contre moi, dans mon étroit lit d’enfant, avant de rejoindre, seule, le lit conjugal. Le lendemain, mon père dort une fois encore sur le canapé du salon.
Quand on rencontre quelqu’un, on ne s’intéresse pas à son état civil. Ni à sa condition sentimentale. Les sentiments sont changeants et mortels. Comme toutes les choses sur terre. Les bêtes meurent. Les plantes. D’une année à l’autre, les cours d’eau ne sont pas les mêmes. Rien ne dure.
Désormais, Paol est un ennemi du Reich, un indésirable. On lui a retiré ses papiers, ses lacets, sa ceinture. Sur la paillasse, il ne cesse de recomposer les derniers instants, son cerveau ayant tout enregistré, il voit enfin la scène, y traquant en vain quelque chose, un indice : les pas dans la cour, la sonnerie, son nom prononcé derrière la porte, les sbires qui se ruent, cette narcose vénéneuse filtrant de partout, avec lui au milieu, en accéléré entre les plans ralentis, c'était son coeur qui battait fort, il est ceinturé dans la Citroën, la portière claque, il traverse le bourg, croise une section de soldats allemands en colonne, et puis deux gars au seuil d'une ferme, un copain sur son vélo au croisement, un autre plus âgé qui guette par la fenêtre en angle du café d'Ys, tout le village sera au courant, la voiture descend jusqu'à l'Aulne pour franchir le pont, le bruit du moteur coupe en deux les champs et les futaies en attaquant une nouvelle côte, il a un mal de tête atroce, sa main est insensible comme du marbre, et le ruban d'asphalte par la lunette arrière est devenu sa vie débobinée tant les virages se répètent et s'évanouissent, il n'y a pas de héros, il doit oublier le réseau, ils vont si vite, un accident serait préférable à ce qui l'attend, et après le dernier croisement le panneau fléché « BREST » lui oppresse soudain la poitrine et l'affole…
Un livre ne va pas changer la face du monde, mais on ne peut rien modifier sans la culture. Un écrivain n'apporte pas de réponses. Il pose des questions. C'est le b.a.-ba. C'est un peu idiot dit comme cela. Mais, s'il le faut, je le répète. Rester curieux, avide de l'autre. S'interroger. Se remettre en cause. Chercher les bonnes questions, les mettre noir sur blanc
Picabia fut un des deux ou trois pionniers de ce qu'on a appelé, faute d'un autre mot, l'esprit moderne. Une oeuvre fondée sur la souveraineté du caprice, le refus de suivre, tout entière axée sur la liberté, même de déplaire.
Dormir au son de la pluie qui tombe sur la tôle de sa cabane. Et le riche, qui faisait le tour du monde d'un palace à l'autre, avoua ne pas connaître cela.
Pour pas foncer dans les gadouilles, pour pas rester dans les terreaux, on avançait l'un derrière l'autre, sur une enfilade de planchettes.
Réparer les vivants (2013) de Maylis de Kerangal
Références de Maylis de Kerangal - Biographie de Maylis de Kerangal
Plus sur cette citation >> Citation de Maylis de Kerangal (n° 155394) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Le Cimetière de Prague (2010) de Umberto Eco
Références de Umberto Eco - Biographie de Umberto Eco
Plus sur cette citation >> Citation de Umberto Eco (n° 143996) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Varda par Agnès de Agnès Varda
Références de Agnès Varda - Biographie de Agnès Varda
Plus sur cette citation >> Citation de Agnès Varda (n° 159540) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Réparer les vivants (2013) de Maylis de Kerangal
Références de Maylis de Kerangal - Biographie de Maylis de Kerangal
Plus sur cette citation >> Citation de Maylis de Kerangal (n° 155396) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Pensées d'amour 2010 de Jacques Salomé
Références de Jacques Salomé - Biographie de Jacques Salomé
Plus sur cette citation >> Citation de Jacques Salomé (n° 92933) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Annie Le Brun, « Brûleront-elles Hans Bellmer ? », paru dans Art Press international, n 24, janvier 1979, repris dans Vagit-prop, Lâchez tout et autres textes, Paris, éd. Ramsay/Jean-Jacques Pauvert, 1990, p. 236 ; cité par Georgiana Colvile, Scandaleuse de Annie Le Brun
Références de Annie Le Brun - Biographie de Annie Le Brun
Plus sur cette citation >> Citation de Annie Le Brun (n° 156129) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Le Neveu de Wittgenstein (1982) de Thomas Bernhard
Références de Thomas Bernhard - Biographie de Thomas Bernhard
Plus sur cette citation >> Citation de Thomas Bernhard (n° 167397) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Journal de Jules Renard
Références de Jules Renard - Biographie de Jules Renard
Plus sur cette citation >> Citation de Jules Renard (n° 41472) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Les Hauts de Hurlevent (1847) de Emily Brontë
Références de Emily Brontë - Biographie de Emily Brontë
Plus sur cette citation >> Citation de Emily Brontë (n° 137726) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
C'était bien (2003) de Jean d'Ormesson
Références de Jean d'Ormesson - Biographie de Jean d'Ormesson
Plus sur cette citation >> Citation de Jean d'Ormesson (n° 127461) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
S'adapter ou mourir (2021) de Antoine Renand
Références de Antoine Renand - Biographie de Antoine Renand
Plus sur cette citation >> Citation de Antoine Renand (n° 174164) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Notre-Dame de Paris (1831) de Victor Hugo
Références de Victor Hugo - Biographie de Victor Hugo
Plus sur cette citation >> Citation de Victor Hugo (n° 83832) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La vie nouvelle (1998) de Orhan Pamuk
Références de Orhan Pamuk - Biographie de Orhan Pamuk
Plus sur cette citation >> Citation de Orhan Pamuk (n° 64989) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La Servante écarlate (1987) de Margaret Atwood
Références de Margaret Atwood - Biographie de Margaret Atwood
Plus sur cette citation >> Citation de Margaret Atwood (n° 161599) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Confessions d'un révolutionnaire de Pierre Joseph Proudhon
Références de Pierre Joseph Proudhon - Biographie de Pierre Joseph Proudhon
Plus sur cette citation >> Citation de Pierre Joseph Proudhon (n° 157682) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
L'Origine: Simple indication (1981) de Thomas Bernhard
Références de Thomas Bernhard - Biographie de Thomas Bernhard
Plus sur cette citation >> Citation de Thomas Bernhard (n° 167411) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Sans référence de Alfred Capus
Références de Alfred Capus - Biographie de Alfred Capus
Plus sur cette citation >> Citation de Alfred Capus (n° 41448) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n'étions pas toi et moi (2012) de Albert Espinosa
Références de Albert Espinosa - Biographie de Albert Espinosa
Plus sur cette citation >> Citation de Albert Espinosa (n° 171597) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Le consentement (2020) de Vanessa Springora
Références de Vanessa Springora - Biographie de Vanessa Springora
Plus sur cette citation >> Citation de Vanessa Springora (n° 166225) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Heureux les heureux (2013) de Yasmina Reza
Références de Yasmina Reza - Biographie de Yasmina Reza
Plus sur cette citation >> Citation de Yasmina Reza (n° 165337) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La part du fils (2019) de Jean-Luc Coatalem
Références de Jean-Luc Coatalem - Biographie de Jean-Luc Coatalem
Plus sur cette citation >> Citation de Jean-Luc Coatalem (n° 164234) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Entretien publié sur Télérama.fr par Martine Laval le 19/11/2010 de Henning Mankell
Références de Henning Mankell - Biographie de Henning Mankell
Plus sur cette citation >> Citation de Henning Mankell (n° 153561) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Sur la tombe de Francis Picabia. de André Breton
Références de André Breton - Biographie de André Breton
Plus sur cette citation >> Citation de André Breton (n° 30942) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Sans référence de Félix Leclerc
Références de Félix Leclerc - Biographie de Félix Leclerc
Plus sur cette citation >> Citation de Félix Leclerc (n° 47006) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Mort à crédit (1936) de Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline
Références de Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline - Biographie de Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline
Plus sur cette citation >> Citation de Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline (n° 85115) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Votre commentaire sur ces citations
Contribuer
Thèmes populaires +
Autres belles citations et proverbes sur un sur autre
Toutes les citations sur un sur autre Citations un sur autre Citation un sur autre et Proverbe un sur autre Proverbes un sur autre : 310 citations et proverbes sur un sur autre Citation un sur autre - Proverbe un sur autre - 310 citations Citations, proverbes sur un sur autre Citations, proverbes sur un sur autre Citation sur un Citations courtes un
Etendez votre recherche avec le dictionnaire des définitions
Liens
