Citation moi meme jamais
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Une Sélection de 50 citations et proverbes sur le thème moi meme jamais.
50 citations
Aussi ne saura t'il jamais comme je l'aime et cela, non parce qu'il est beau, Nelly, mais parce qu'il est plus moi même que je ne le suis.
Je me laissais aller à être enfin moi-même, devant l'unique personne qui m'ait jamais trouvée, qui ait vu en moi celle que j'étais. Et moi aussi je le voyais. Il était beau.
La vérité d'un homme peut être aussi sa souffrance. Mais même si elle était insoluble, insécable, jamais partagée, elle pesait sur moi par contrecoup. Ce poids de mémoire close était devenu le mien. J'en restais meurtri, dépossédé de ma propre histoire. Qu'aurais-je pu faire sinon la remonter, l'éclaircir et la remonter? Écrire comme un travail de deuil. Une effraction et une floraison. Une respiration entre deux apnées.
En quittant la cabine d'Emily (et une telle intimité ne se renouvellerait pas), je savais que je serais toujours lié à elle par quelque rivière souterraine, ou filon de charbon ou d'argent — disons d'argent, car elle a toujours beaucoup compté pour moi. En mer Rouge, je suis sans doute tombé amoureux d'elle. Même si, quand je me suis arraché à elle, le magnétisme, quel qu'il soit, avait perdu sa force. Combien de temps suis-je resté avec Emily dans ce qui m'avait paru un lit haut comme le ciel ? Quand nous nous étions revus, nous n'en avons pas reparlé. Elle ne se souvient peut-être même pas quel poids de chagrin elle m'a ôté ou a tenu, ni pendant combien de temps. Je n'avais jamais connu pareille étreinte, pareille odeur d'un bras émergeant du sommeil. Je n'avais jamais pleuré à côté de quelqu'un qui, aussi, m'excitait d'une manière mystérieuse. Pendant qu'elle baissait les yeux sur moi, il devait y avoir chez elle une certaine compréhension, ainsi que dans ses petits gestes pleins d'attention.
Pour moi, même les films de gens qu'on élève sur le pavois me paraissent tout à fait incompatibles ou incomparables avec la meilleure littérature du siècle. Je veux dire qu'on n'a jamais eu un Joyce en film : je regrette beaucoup, mais ça n'existe pas pour moi, ou en tout cas, je n'en ai pas vu l'équivalent.
Partout où il y a un malheureux, Dieu envoie un chien. Je l'ai éprouvé vingt fois depuis. L'homme ne le voit pas toujours. J'en ai connu un qui avait l'honneur de sa misère et qui n'a jamais voulu se donner à moi après la mort du mendiant aveugle son maitre, ni manger autre chose que du pain mendié dans le ruisseau au lieu des mets de ma table, parce que ce pain de l'aumône lui rappelait son premier état et son dévouement au pauvre. Il ne m'a même jamais par donné d'avoir essayé de le séduire par l'intérêt de sa gourmandise. « Tu ne m'as pas connu pour ce que je vaux, semblait-il dire ; mon honneur m'est plus cher que tes richesses. » J'étais riche alors, mais il était chien.
Dès que j'avais un emploi, je le jouais plus que je l'exerçais. Je ne pouvais jamais m'y donner vraiment, j'avais d'emblée l'impression d'être dans des vêtements d'emprunt et de circuler avec de faux papiers. Est-ce bien moi ? Ou est-ce que je me donne simplement un rôle ? La peur d'être démasqué me taraudait, me rongeait, tant et si bien que je me faisais l'impression d'être un escroc, même si je faisais mon travail au mieux comme tout un chacun. Escroc ? pire encore : comme si non seulement je n'avais aucun droit au travail, aucune légitimité, mais aucun droit à l'existence.
Certainement, dans mon petit livre sur Wilde, je me suis montré peu juste pour son œuvre et j'en ai fait fi trop à la légère, je veux dire : avant de l'avoir connue suffisamment. J'admire, en y repensant, la bonne grâce avec laquelle Wilde m'écoutait lorsque, à Alger, je faisais le procès de ses pièces (fort impertinemment, à ce qu'il me paraît aujourd'hui). Aucune impatience dans le ton de sa réponse, et même pas une protestation ; c'est alors qu'il fut amené à me dire, et presque en manière d'excuse, cette extraordinaire phrase, que j'ai citée et que depuis on a citée partout : « J'ai mis tout mon génie dans ma vie ; je n'ai mis que mon talent dans mes oeuvres. » Je serais curieux de savoir s'il a jamais dit cette phrase à quelque autre que moi.
Seigneur! préservez-moi, préservez ceux que j'aime - Frères, parents, amis et mes ennemis même - Dans le mal triomphants, - De jamais voir, Seigneur! l'été sans fleurs vermeilles, - La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, - La maison sans enfants!
Il ne me fut jamais très difficile de trouver du travail, puisque ce n’était pas comme ouvrier spécialisé, mais comme manœuvre ou travailleur auxiliaire, que je cherchais à gagner mon pain. Je me trouvais ainsi dans la même situation que ceux qui secouaient de leurs pieds la poussière de l’Europe avec le dessein impitoyable de refaire leur existence dans un monde nouveau et de conquérir une nouvelle patrie. Détachés de toutes les considérations paralysantes de devoir et de rang, d’entourage et de tradition, ils saisissent chaque gain qui s’offre et font toutes les besognes, pénétrés de l’idée qu’un travail honorable n’abaisse jamais, quel qu’il soit. J’avais de même décidé de sauter à pieds joints dans ce monde nouveau pour moi pour y faire mon chemin. Je m’aperçus bientôt qu’il était moins difficile de trouver un travail quelconque que de le conserver. L’insécurité du pain quotidien m’apparut comme un des côtés les plus sombres de cette vie nouvelle.
Et d'ailleurs, comment ne pas être reconnaissante à ce masque délicieux, un peu primaire, bien sûr, mais qui correspond chez moi à des goûts évidents : la vitesse, la mer, minuit, tout ce qui est éclatant, tout ce qui est noir, tout ce qui vous perd, et donc tout ce qui permet de vous trouver. Car on ne m'ôtera jamais de l'idée que c'est en se colletant avec les extrêmes de soi-même, avec ses contradictions, ses goûts, ses dégoûts et ses fureurs que l'on peut comprendre un tout petit peu, oh, je dis bien, un tout petit peu ce que c'est que la vie
Jamais je n'ai cessé, même aux jours de succès près de l'institutrice, de ressentir au fond de moi cette seconde rupture du lien ombilical, cet exil intérieur qui ne rapprochait plus l'écolier de sa mère que pour les arracher, chaque fois un peu plus, au murmure du sang, aux frémissements réprobateurs d'une langue bannie, secrètement, d'un même accord, aussitôt brisé que conclu… Ainsi avais-je perdu tout à la fois ma mère et son langage, les seuls trésors inaliénables – et pourtant aliénés !
La vérité d'un homme peut être aussi sa souffrance. Mais même si elle était insoluble, insécable, jamais partagée, elle pesait sur moi par contrecoup.
Tu es le seul homme qui ait jamais compris que l'ennui et la peur sont chez moi une seule et même chose.
Claude Sautet disait : « Je ne peux filmer que ce que je vis.» C'est un peu pareil pour moi, même si je n'ai jamais été autobiographique. Je ne pense pas qu'on puisse retrouver dans aucun des textes que j'ai écrits, y compris les chansons d'amour, des choses qui me soient arrivées. Mais c'est quand même le monde où je suis, où je vis, où je pleure.
Tu te rends compte que je pourrais te lessiver sur place sans que personne sache jamais d'où ça t'est venu?... Sans qu'on puisse rien prouver contre moi, même en cas de balançage!
Il n'y a jamais eu de grande différence pour moi entre le désir et le désir d'écrire - c'est le même élan vital, le même besoin d'éprouver la matérialité de la vie.
Jamais, dans mes frustrations, tout ce qui fait de moi un homme n'interpella avec plus de rageuse et vaine sauvagerie ce qu'à défaut de mot plus ignoble nous appelons le destin : cette bataille perdu qu'il ne nous est même pas permis de livrer.
Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! »
Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
Appelle Hippocampéléphantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,
T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »
Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
– Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.J'ai appris étant petit des proverbes pleins de malice
Du genre : File-moi dix mille balles, j' te dirai qui tu es
Sur les genoux de ma p'tite mémé qu'est loin d'être une saucisse
Et qui dit toujours tant que c'est gratuit, y a pas d' ticket
J'avoue qu'elle m'a enseigné des trucs un peu infâmes
Ne remets pas à demain ce que tu peux faire le surlendemain
Qui voyage loin n'a pas besoin d'emmener sa femme
Et n'oublie jamais ce judicieux petit refrain.Certaines personnes, même des personnes intelligentes, disent que la violence peut être belle. Je ne comprends pas cela parce qu'il n'y a que de beaux instants et de tels instants ne sont jamais beaux pour moi.
Il est, permettez-moi de vous le dire, bien singulier que m'aimant autant que vous me le dites, vous ayez pu vous attacher si fortement à d'autres, et que vous ne m'ayez même jamais parlé de vos sentiments.
Les Hauts de Hurlevent (1847) de Emily Brontë
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Intuitions (2010-2013) de Rachel Claire Ward
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La part du fils (2019) de Jean-Luc Coatalem
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La Table des autres (2012) de Michael Ondaatje
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Entretien de Pierre Boulez avec François Nicolas - École normale supérieure, 4 mars 2005 de Pierre Boulez
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Mémoires inédits de Lamartine (1790-1815) de Alphonse de Lamartine
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Chien (1988) de Paul Nizon
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In Journal, Gide, le 3 juillet 1913 de André Gide
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Les Feuilles d'automne (1831) de Victor Hugo
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Mein Kampf (1924), Adolf Hitler, éd. La Bibliothèque électronique du Québec, coll. « Polémique et propagande » de Adolf Hitler
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Des bleus à l'âme (1972) de Françoise Sagan
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Le polygone étoilé (1966) de Yacine Kateb
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La part du fils (2019) de Jean-Luc Coatalem
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L'Ange Esmeralda (2013) de Don DeLillo
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Masterclass de Jean-Loup Dabadie, à l'occasion du Festival Lumière, En octobre 2016. de Jean-Loup Dabadie
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Touchez pas au grisbi (1953) de Albert Simonin
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Celle que vous croyez (2016) de Camille Laurens
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Chien blanc (1970) de Romain Gary
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Cyrano de Bergerac (1897), I, 4, Cyrano de Edmond Rostand
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Les proverbes (1970) de Pierre Perret
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Ma philosophie de A à B et vice-versa (1975) de Andy Warhol
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La Nuit et le moment ou les matines de Cythère : dialogue (1755) de Crébillon fils
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