Citation ou je vais
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Une Sélection de 320 citations et proverbes sur le thème ou je vais.
320 citations
Quand on est petit, vous savez, et qu'un adulte accepte de jouer avec vous, on a toujours peur qu'il se lasse, consulte sa montre ou ait autre chose de plus urgent à faire, non ? Mais pas ma mère. Elle ne se fatiguait jamais avant moi et, quoi qu'il arrive, je savais qu'elle ne s'interromprait jamais la première. C'est quelque chose qui vous insuffle de la force pour toute la vie, quelque chose qui vous rend heureux, hein ?
Aujourd'hui je comprends que la solitude est inscrite dans les lois du monde, au même titre que les feuilles des arbres ou le sang dans le corps. La solitude n'est pas un sentiment mais un élément organique. J'ai été vaniteux de croire que je pouvais y échapper.
Je ne savais pas que la douleur contient d'étranges labyrinthes, où je n'avais pas fini de marcher.
J'ai un bastidon dans la campagne environnante, un poste sous des arbres, où je vais rêver avec un fusil, en fumant ma pipe.
Tant d'années se sont écoulées depuis qu'elle est morte ! Où es tu, maintenant, petite mère ? Au ciel, sur la terre ? Je suis ici, loin de toi. Je serais plus à l'aise, si j'avais été plus près de toi ; au moins, aurais je regardé ton monument, touché ta pierre. Ah ! maman. Je ne peux plus prier et je pleure de plus en plus rarement. Mais mon âme pense à toi, à moi, et ma pensée se consume dans le chagrin.
Je devais un jour opter pour la littérature, qui me paraissait le dernier refuge, sur cette terre, de tous ceux qui ne savent pas où se fourrer.
Dans tous les cas, la belle chaleur qui régnait sur mon enfance m'a privé de tout ressentiment. Je vivais dans la gêne, mais aussi dans une sorte de jouissance. Je me sentais des forces infinies: il fallait seulement leur trouver un point d'application. Ce n'était pas la pauvreté qui faisait obstacle à ces forces: en Afrique, la mer et le soleil ne coûtent rien. L'obstacle était plutôt dans les préjugés et la bêtise. J'avais là toutes les occasions de développer une castillanerie qui m'a fait bien du tort, que raille avec raison mon ami et mon maître Jean Grenier, et que j'ai essayé en vain de corriger, jusqu'au moment où j'ai compris qu'il y avait une fatalité des natures. Il valait mieux alors accepter son propre orgueil et tâcher de le faire servir plutôt que de se donner, comme dit Chamfort, des principes plus fort que son caractère. Mais, après m'être interrogé, je puis témoigner que, parmi mes nombreuses faiblesses, n'a jamais figuré le défaut le plus répandu parmi nous, je veux dire l'envie, véritable cancer des sociétés et des doctrines.
Je m'étais rendu compte que les gens connaissaient le mot « inceste », mais qu'ils n'avaient aucune idée de la chose. Ils utilisaient le mot comme un mot étranger, vide, sans le connaître. Donc, il fallait le définir en images, et en perceptions. C'est ça faire apparaître le réel, et faire disparaître le discours. Les mots jusque-là mal agencés ou trop bien agencés qui recouvrent les choses. Je pense à Beckett dans L'innommable : « Je vais le leur arranger moi leur charabia. » Leur charabia c'est le discours social, la soi-disant écoute, l'injonction à dire. Alors que c'est l'impossible. L'injonction qui infériorise. Le réel n'est pas fait pour être dit. Il est là, il se contente de ça. Il est le vrai, c'est tout.
Je ne vais pas envoyer des lettres ou faire la cour à ces "grands réalisateurs". Ce n'est pas mon truc. Ils savent que j'existe, je suis facile à trouver.
Je me souvins d'un matin où j'avais découvert un cocon dans l'écorce d'un arbre, au moment où le papillon brisait l'enveloppe et se préparait à sortir. J'attendis un long moment, mais il tardait beaucoup, et moi j'étais pressé. Énervé je me penchai et me mis à le réchauffer de mon haleine. Je le réchauffais, impatient, et le miracle commença à se derouler devant moi, à un rythme plus rapide que nature. L'enveloppe s'ouvrit, le papillon sortit en se traînant, et je n'oublierai jamais l'horreur que j'éprouvai alors: ses ailes n'étaient pas encore écloses et de tout son petit corps tremblant il s'efforçait de les déplier. Penché au-dessus de lui, je l'aidais de mon haleine. En vain. Une patiente maturation était nécessaire et le déroulement des ailes devait se faire lentement au soleil, maintenant il était trop tard. Mon souffle avait contraint le papillon à se montrer, tout froissé, avant terme. Il s'agita, désespéré, et, quelques secondes après, mourut dans la paume de ma main. Ce petit cadavre , je crois que c'est le plus grand poids que j'aie sur la conscience. Car, je le comprends bien aujourd'hui, c'est un péché mortel que de forcer les grandes lois. Nous ne devons pas nous presser, ne pas nous impatienter, suivre avec confiance le rythme éternel.
Pour me réconforter, un de ses compagnons me file un coup de genou dans les joyeuses, et, instantanément, mon coeur me remonte dans la gargane, sans doute parce que je l'avais placé trop bas!
Je comprenais maintenant une phrase que m'avait dite un jour Philippe et que j'avais alors jugée monstrueuse: L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison.
J'ai voulu tout à la fois écrire, diriger et jouer mon trentième film afin d'extraire cette fois non pas une, mais quatre frustrations qui, accumulées, ont failli me conduire au suicide : celle de l'acteur rentré que je suis, celle d'avoir vu me filer entre les doigts, pour les succès faciles de la télé cairote, le jeune Mohsen Mohieddine que j'avais patiemment formé pour être mon acteur-fétiche et qui, comme Omar Charif jadis, m'a finalement échappé ; celle de tout créateur égyptien contemporain dont le travail est en butte à une administration qui trompe et dépouille ceux-là mêmes qu'elle devrait défendre... La frustration enfin du Festival de Cannes 1985 où tout indiquait que mon film Adieu Bonaparte ou, en tout cas, Mohsen Mohieddine remporterait un prix et où nous nous sommes finalement retrouvés assommés, abandonnés sans même une fleur.
À la terrasse d'un café, le bruit des voitures, le manège des gens qui marchent, et même les conversations alentour, même les musiques d'ambiance qui autrefois m'irritaient, tous ces phénomènes simples, monotones, réguliers, prévisibles, sont devenus pour mon attention des points de fixation beaucoup plus sûrs que la solitude d'un bureau ou d'une chambre où je sais que l'infini est à la portée de ma paresse, des mes fantaisies et de ma mauvais volonté.
Quoi qu'il en soit, je crois que l'imagination humaine n'a rien inventé qui ne soit vrai, dans ce monde ou dans les autres, et je ne pouvais douter de ce que j'avais vu si distinctement. Une idée terrible me vint : l'homme est double, me dis-je.
En général je vais dans des resto situés pas loin des endroits où j'ai joué. Ca crée des liens.
Les deux rôles pour les noirs américains à cette époque pour les français c'était musicien ou GI. Or je n'étais ni GI ni musicien j'étais donc un peu douteux. J'étais douteux de toute manière car j'écrivais… « ho, ho celui-là il se prend pour écrivain … » et aussi je n'avais aucun moyen de vivre. Pendant 3 ans à Paris j'étais souvent dans la rue.
Avec quelle rigueur, Destin, tu me poursuis! - Je ne sais où je vais, je ne sais où je suis.
J'ai pris comme principe de ne rien arranger, et croyez-moi, j'aurais préféré avoir des réactions plus matures ou sages que celles que j'ai eues… j'ai coupé là où je pouvais blesser, mais très peu. Moi-même, je reste très infantile, il me semble, et fatigante… Il y a des années qui manquent, des carnets perdus, les personnes qui ne sont pas là, des récits aussi aléatoires que des photos prises, ou pas, comme les bobines non développées, absence d'appareil ce jour-là, cette année-là, mémoire sélective… je fais le tri
Je n'ai pas du tout envie d'être aimable avec des fans qui me poursuivent avec leur caméscope ou m'insultent si je ne vais pas prendre un café chez eux.
Tu dis dans ton orgueil:
Je vais être historique.
Non, coquin! le charnier des rois t'est interdit.
Non, tu n'entreras point dans l'histoire, bandit!
Haillon humain, hibou déplumé, bête morte,
Tu resteras dehors et cloué sur la porte.Je les voyais comme je n'ai jamais vu personne et pas un détail de leurs visages ou de leurs habits ne m'échappait. Pourtant je ne les entendais pas et j'avais peine à croire à leur réalité.
J’ai toujours adoré observer les autres dans des situations critiques. Quand il y avait un accident de voiture, une bagarre ou un bébé conservé sous cloche dans un laboratoire, je m’arrêtais toujours et j’observais avec tant d’avidité que je m’en souvenais pour la vie. C’est ainsi que j’ai appris des tas de choses que je n’aurais jamais apprises autrement, et même lorsqu’elles me surprenaient ou me rendaient malade, je n’en disais rien, au contraire, je prétendais que j’avais toujours su que les choses se passaient ainsi.
Je retrouve ma ville et je reste bouche bée. J'avais oublié sa beauté lascive, brunie par le soleil. Rome, ville superbe où les hommes se déplacent avec la suavité des chats.
Je marche dans la nuit dans un chemin mauvais, ignorant d'où je viens, incertain où je vais.
Une femme fuyant l'annonce (2011) de David Grossman
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La Passion selon Juette (2007) de Clara Dupont-Monod
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Mémoires d'Hadrien (1951) de Marguerite Yourcenar
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Le Diable à l'hôtel ou les plaisirs imaginaires (1919) de Emile Henriot
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Ma vie de Marc Chagall
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La Promesse de l'aube (1960) de Romain Gary
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Préface de L'envers et L'endroit
de Albert Camus
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Un amour impossible (2015) de Christine Angot
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interview de Sophie Marceau par Gaël Golhen à Première lors de sa sortieen février 2013 de Sophie Marceau
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Alexis Zorba (1946) de Níkos Kazantzákis
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San-Antonio, Au suivant de ces messieurs (1957) de Frédéric Dard
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Climats (1928) de André Maurois
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Film Alexandrie encore et toujours (1990) de Youssef Chahine
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Fragments d'une mémoire infinie (2016) de Maël Renouard
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Aurélia ou Le rêve et la vie (1855) de Gérard de Nerval
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Sans référence de Tom Novembre
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Entretien sur France Culture avec Eric Laurent en juin 1975 de James Baldwin
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Phèdre (1677) de Jean Racine
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Munkey Diaries : Le journal intime de Jane Birkin de Jane Birkin
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Sans référence de Gérard Jugnot
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Les Châtiments (1853) de Victor Hugo
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L'Etranger (1942) de Albert Camus
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La Cloche de détresse (1972) de Sylvia Plath
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Les Oliviers du Négus (2011) de Laurent Gaudé
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Sans référence de Alphonse de Lamartine
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