Citation Ou vais je
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Une Sélection de 320 citations et proverbes sur le thème Ou vais je.
320 citations
Elle n'a plus trente ans. Elle m'a confié que l'âge venant, le physique n'a plus autant d'importance dans les rencontres amoureuses. C'est la somme des expériences amassées qui compte et il n'est pas plus aisé de juxtaposer deux vies bien remplies que de faire coïncider deux corps jeunes. Elle a regardé la mer et elle a dit : « On a l'impression que ça ne va jamais s'arrêter, que c'est l'infini », et je ne savais plus si elle parlait de la solitude ou du voyage.
Dans ma jeunesse, il m'est souvent arrivé de ne pas dîner. Et le plus ennuyeux, c'est que ça m'arrivait les jours où je n'avais pas déjeuné non plus.
Partir. Sortir. Se laisser un jour séduire. Devenir plusieurs, braver l'extérieur, bifurquer ailleurs. Voici les trois premières étrangetés, les trois variétés d'altérité, les trois premières façons de s'exposer. Car il n'y a pas d'apprentissage sans exposition, souvent dangereuse, à l'autre. Je ne saurai jamais plus qui je suis, d'où je viens, où je vais, par où passer. Je m'expose à autrui, aux étrangetés.
Il s'agissait, notez-le bien, d'autre chose que la certitude où je vivais d'être plus intelligent que tout le monde. Cette certitude d'ailleurs est sans conséquence du fait que tant d'imbéciles la partagent.
Mon Dieu, tout arrive en même temps… J'avais beau savoir que Mother vivait son dernier parcours, jamais je n'aurais cru que la fin irait aussi vite. Mother ? Non ? Déjà ? Quatre-vingt-quatre ans, mais quand même... Toujours vive, précise, les yeux, l'esprit, le front lumineux lavé, la gaieté… Ma jeune et vieille petite mère, ou plutôt ma définitive, pudique et impérieuse petite fille, depuis des années...
Si ce n'est point amour, qu'est-ce donc que je sens?
Mais, Dieu, si c'est amour, qu'est-ce et de quelle sorte?
S'il est bon, d'où provient son âpre effet mortel?
S'il est mauvais, d'où vient que sont doux ses tourments?J'ai toujours considéré que les circonstances avaient mis sur mon chemin des hommes qui aimaient faire l'amour en groupe ou regarder leur partenaire faire l'amour avec d'autres hommes et l'unique idée que j'avais de moi-même à ce sujet était qu'étant naturellement ouverte aux expériences, n'y voyant pas d'entrave morale, je m'étais volontiers adaptée à leurs mœurs. Mais je n'en ai jamais tiré aucune théorie, et je n'ai donc jamais été une militante.
J'ai un bastidon dans la campagne environnante, un poste sous des arbres, où je vais rêver avec un fusil, en fumant ma pipe.
Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! »
Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
Appelle Hippocampéléphantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,
T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »
Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
– Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.Je grandissais et je devais faire semblant avec ceux que j'aimais le plus au monde, mon père que je devais protéger de mon regard pour qu'il ne se sente pas trop coupable, pour ne pas lui renvoyer le reflet de ma déception ou de ma détresse, et ma mère que je devais convaincre de ne pas s'enfermer dans sa solitude, dans ce châle de tristesse qui parfois la recouvrait comme le linceul des amours perdues.
Le romancier est un marin à qui on dit « ton bateau est là, il faut que tu l'emmènes là », et entre les deux il n'y a rien, pas de balise Argos, rien. Quand je commence, je ne sais pas du tout ce qui peut se passer à la fin. Si je le savais, je ne l'écrirais pas. Je jette les dés sur la table. Tu gagnes ou tu perds.
Ce que je ne veux pas, c’est commencer à réfléchir à ce que je vais dire. C’est là où ça devient suspect, quand tu n’es plus naturel.
Tant d'années se sont écoulées depuis qu'elle est morte ! Où es tu, maintenant, petite mère ? Au ciel, sur la terre ? Je suis ici, loin de toi. Je serais plus à l'aise, si j'avais été plus près de toi ; au moins, aurais je regardé ton monument, touché ta pierre. Ah ! maman. Je ne peux plus prier et je pleure de plus en plus rarement. Mais mon âme pense à toi, à moi, et ma pensée se consume dans le chagrin.
J’étais dans le flou le plus total. Aucune projection dans l’avenir. Aucun espoir. Rien. Le vide. Une ombre planait désormais sur notre vie, dans notre maison. Et j’avais peur. Mais cette peur, je devais la canaliser, l’étouffer, l’éloigner, je ne pouvais me permettre de me laisser engloutir.
Je vais remettre le diable dans sa boite et la jeter aux ordures, où est sa seule et unique place.
Je refuse de donner des conseils. Le conseil, c'est forcément un mensonge : ce qui m'est arrivé à moi ne serait pas arrivé à quelqu'un d'autre. Il faut travailler. Ça viendra ou ça viendra pas. Je ne vais pas dire : « Écrivez en mi bémol. » Je n'ai jamais eu le sentiment d'être un professeur, je n'ai jamais donné de leçon. Mais des leçons, j'en ai pris, avec plein de gens
Mon nez a reçu de mauvais coups. Il est mou et part dans tous les sens. Je me suis fait refaire le bout du cartilage!
La présence des autres dans une salle de classe permet l'infini confort de la solitude: j'étais seul, mais entouré je me frottais au groupe comme un matou se frotte aux hommes (j'avais d'ailleurs la sensation, en ce lieu, d' habiter dans un chat) je pouvais mentalement m'isoler , pour vivre ailleurs et autre chose. Je pouvais gribouiller des signes m'essayer à la poésie découvrir en plissant les yeux jusqu'à ce que mes camarades se transforment en statues agitées des continents aberrants. Mes pensées envahissaient peu à peu l'espace; je devenais le personnage principal en ce paysage où les êtres confectionnaient mon décor .
J'avais un ami éditeur qui publiait des mandarins de la phlébologie, de la dermatologie ou de la stomatologie. Je lui présentait mon toubib balbutiant, ma généraliste débutante.
Je l'attendais près des caisses en cramponnant ma carte de crédit, frémissant à chaque fois qu'on demandait l'autorisation par téléphone. Je ne savais plus au juste où j'en étais dans mes comptes car je ne consultais plus mes comptes bancaires.
La danse me fait pleurer souvent, je ne sais pas pourquoi. Peut-être est-ce l'art qui me dit le mieux que je vais mourir. Peut-être est-ce l'art qui me dit le mieux que je suis vivante. Ou bien me permet-il seulement de "danser sur mes deuils"
Je rêvais peu dans ce temps-là, ou plutôt je croyais sentir que la faculté de rêver s'était transformée en moi. Il me semblait qu'elle avait passé des impressions du sommeil dans celles de la vie réelle.
Être l'homme de ma vie, ça veut dire que je me suffis à moi-même. Dans le film Tout pour plaire, j'avais une réplique que j'aimais bien : « Le jour où j'ai réussi à construire ma bibliothèque Ikea, je me suis demandé pourquoi Dieu avait créé deux sexes. » C'est vrai, non ?
Sans partager intégralement les phobies de sa fille et de son gendre, elle était tout de même d'accord avec eux pour reconnaître que nous étions une espèce en voie d'extinction. Nous avions peur et nos peurs étaient aussi multiples et insidieuses que les menaces elles-mêmes. Nous avions peur des nouvelles technologies, du réchauffement climatique, de l'électrosmog, des parabènes, des sulfates, du contrôle numérique, de la salade en sachet, de la concentration de mercure dans les océans, du gluten, des sels d'aluminium, de la pollution des nappes phréatiques, du glyphosate, de la déforestation, des produits laitiers, de la grippe aviaire, du diesel, des pesticides, du sucre raffiné, des perturbateurs endocriniens, des arbovirus, des compteurs Linky, et j'en passe. Quant à moi, sans bien comprendre encore qui voulait nous faire la peau, je savais que son nom était légion et que nous étions contaminés. J'endossais des hantises qui n'étaient pas les miennes mais qui frayaient sans peine avec mes propres terreurs enfantines. Sans Arcady, nous serions morts à plus ou moins brève échéance, parce que l'angoisse excédait notre capacité à l'éprouver. Il nous a offert une miraculeuse alternative à la maladie, à la folie, au suicide. Il nous a mis à l'abri. Il nous a dit : « N'ayez pas peur. »
Peut-être que je ne savais pas garder un rôle. Mais j'étais capable de décrocher n'importe quoi. J'avais le chic, quoi. Je surgissais du néant au moment opportun... peu importait que j'ai lu ou non le texte.
Le goût du large (2016) de Nicolas Delesalle
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Sans référence de Alfred Capus
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Le Tiers-instruit (1991) de Michel Serres
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La Chute (1956) de Albert Camus
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Le secret (1992) de Philippe Sollers
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Canzoniere de Pétrarque
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La Vie sexuelle de Catherine M. (2001) de Catherine Millet
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Le Diable à l'hôtel ou les plaisirs imaginaires (1919) de Emile Henriot
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Cyrano de Bergerac (1897), I, 4, Cyrano de Edmond Rostand
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L'homme qui ment (2015) de Marc Lavoine
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Interview Encres Vagabondes, propos recueillis par Serge Cabrol de Pascal Garnier
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Interview Première février 2013 de Jean Dujardin
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Ma vie de Marc Chagall
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Nos résiliences (2021) de Agnès Martin-Lugand
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Mon plus vieil ennemi (2012) de Ruth Rendell
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Interview Telérama en décembre 2018 de Michel Legrand
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Dans VSD, octobre 2005. de Ophélie Winter
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Orléans (2019) de Yann Moix
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Y a-t-il un docteur dans la salle? (1977) de René Fallet
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Echine (1988) de Philippe Djian
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La petite danseuse de quatorze ans (2019) de Camille Laurens
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La Fée aux miettes (1823) de Charles Nodier
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Interview juillet 2009 Psychologies Magazine de Mathilde Seigner
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Arcadie (2018) de Emmanuelle Bayamack-Tam
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Moi, Histoires de ma vie de Katharine Hepburn
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