Citation parler Nous
Découvrez une citation parler Nous - un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase parler Nous issus de livres, discours ou entretiens.
Une Sélection de 120 citations et proverbes sur le thème parler Nous.
120 citations
Avancer ne signifie pas forcément progresser : où règne le vide, où se tient l'absence, toute distance est infinie. Comme si souvent dans l'extrême malheur – ou l'extrême bonheur – les jours étaient des semaines, les semaines des heures ; minutes, mois et siècles se confondaient dans ce temps sans temps que nous connaissons tous et dont nous pouvons pourtant à peine parler.
Quoi qu'il en soit, nous pouvons dire qu'il n'est point de solitude plus affreuse que celle de l'homme sans amis, et que sans l'amitié ce monde n'est, à proprement parler, qu'un désert.
Nous passons les douze premiers mois à apprendre à nos enfants à marcher et parler et les douze suivants à s'asseoir et se taire.
Si nous aimons tant parler à nos morts, n'est-ce pas que nous leur reconnaissons l'indicible mérite d'ignorer la contradiction?
Si tu veux faire oublier vite fait un scandale, tu dois en parler sans arrêt, à la télévision, sur les journaux. Tu en mets et remets des couches, tu en fais des tonnes ; au bout d'un moment, les gens commencent à en avoir plein le dos : Mais qu'est-ce qu'ils nous gavent avec cette histoire ! Mais ils n'ont pas bientôt fini ? En quinze jours, l'effet de saturation est tel que personne ne veut plus entendre parler du scandale. Compris ?
Cette Europe qui jamais ne cessa de parler de l'homme, jamais de proclamer qu'elle n'était inquiète que de l'homme, nous savons aujourd'hui de quelles souffrances l'humanité a payé chacune des victoires de son esprit.
Restons un moment sans parler les uns et les autres, dit le premier bouvier. Ca nous éclairera. Après nous nous expliquerons.
Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant ; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adoraient les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.Chez nous, et je suppose aussi ailleurs, il y a deux méthodes de dissimulation : se taire ou parler beaucoup.
C'est de lui que nous vient cet art ingénieux - De peindre la parole et de parler aux yeux; - Et par les traits divers de figures tracées, - Donner de la couleur et du corps aux pensées.
Le trop parler, Monsieur, souvent nous est contraire.
Un livre est comme un miroir; si un singe s'y mire, d'évidence il n'y verra point un apôtre. Nous n'avons nulle parole pour parler de sagesse à l'abruti. Il est déjà sage celui qui comprend le sage.
Les hommes aiment bien parler de nos miches, nibards, joufflus et roploplos, mais ils détestent nous entendre grivoiser à propos de «Charles-le-Chauve»!
Les doutes, c'est ce que nous avons de plus intime. Ne jamais parler de ses doutes — quels qu'ils soient.
Laissons Dieu de côté pour l'instant. Fermons toutes les portes et les fenêtres, bouchons toutes les fentes ! Bien, maintenant nous pouvons parler d'une manière sensée.
Quand nous nous mîmes à parler de ma fille Jodi : Ne t'inquiète pas. Quand ils ont quinze ans, à leurs yeux on est les gens les plus stupides du monde. Et puis quand ils en ont vingt-deux, on redevient intelligent !
Tous les lieux communs et les idéaux modernes sont autant de ruses pour éluder le problème du bien. Nous aimons parler de « liberté » et tout en causant nous évitons de discuter ce qui est le bien. Nous aimons discourir sur le « progrès », autre ruse pour éviter de discuter du bien. Nous aimons parler d'« éducation », échappatoire pour nous soustraire à la discussion du bien. L'homme moderne dit : « Laissons de côté toutes ces conventions arbitraires et embrassons la liberté », ce qui peut se traduire logiquement : « Ne décidons pas ce qu'est le bien, mais considérons comme le bien de ne pas en décider. » Il dit : « Assez de vos vieilles formules de morale. Je suis pour le progrès. » Logiquement rendu, cela équivaut à : « N'essayons pas de savoir ce qu'est le bien, mais essayons de savoir comment en avoir davantage. » Il dit : « l'avenir de la race, mon ami, ne dépend ni de la religion ni de la morale, mais de l'éducation. » Clairement exprimé, cela signifie : « Nous ne pouvons pas décider ce qu'est le bien, mais donnons-le à nos enfants. »
Combien de temps dure un rêve ? Ou un souvenir ? Ou une étreinte ? Et si on ne peut pas répondre à ça, comment pourrons-nous dire combien de temps dure une vie ? Sans parler de la Vie Elle-même ?
Parler de soi est une chose dont on ne se lasse jamais. Nous, les comédiens, on y passerait la nuit.
La première défaite (2012) de Santiago Amigorena
Références de Santiago Amigorena - Biographie de Santiago Amigorena
Plus sur cette citation >> Citation de Santiago Amigorena (n° 164167) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Essais , XXVII. De l'amitié de Francis Bacon
Références de Francis Bacon - Biographie de Francis Bacon
Plus sur cette citation >> Citation de Francis Bacon (n° 153711) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Sans référence de Phyllis Diller
Références de Phyllis Diller - Biographie de Phyllis Diller
Plus sur cette citation >> Citation de Phyllis Diller (n° 5550) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004) de Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes
Références de Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes - Biographie de Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes
Plus sur cette citation >> Citation de Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes (n° 95555) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La forme de l'eau (1994) de Andrea Camilleri
Références de Andrea Camilleri - Biographie de Andrea Camilleri
Plus sur cette citation >> Citation de Andrea Camilleri (n° 162567) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Les Damnés de la terre (1961) de Frantz Fanon
Références de Frantz Fanon - Biographie de Frantz Fanon
Plus sur cette citation >> Citation de Frantz Fanon (n° 90050) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Le Chant du monde de Jean Giono
Références de Jean Giono - Biographie de Jean Giono
Plus sur cette citation >> Citation de Jean Giono (n° 20658) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Poèmes philosophiques (1843), La mort du loup de Alfred de Vigny
Références de Alfred de Vigny - Biographie de Alfred de Vigny
Plus sur cette citation >> Citation de Alfred de Vigny (n° 172682) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Malevil (1972) de Robert Merle
Références de Robert Merle - Biographie de Robert Merle
Plus sur cette citation >> Citation de Robert Merle (n° 139967) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Paraphrase de Lucain de Georges de Brébeuf
Références de Georges de Brébeuf - Biographie de Georges de Brébeuf
Plus sur cette citation >> Citation de Georges de Brébeuf (n° 30587) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Le babillard (1798) de Louis de Boissy
Références de Louis de Boissy - Biographie de Louis de Boissy
Plus sur cette citation >> Citation de Louis de Boissy (n° 174673) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Le miroir de l'âme de Georg Christoph Lichtenberg
Références de Georg Christoph Lichtenberg - Biographie de Georg Christoph Lichtenberg
Plus sur cette citation >> Citation de Georg Christoph Lichtenberg (n° 22801) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Le démon de midi ou Changement d'herbage réjouit les veaux (1996) de Florence Cestac
Références de Florence Cestac - Biographie de Florence Cestac
Plus sur cette citation >> Citation de Florence Cestac (n° 115464) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Carnets, II de Albert Camus
Références de Albert Camus - Biographie de Albert Camus
Plus sur cette citation >> Citation de Albert Camus (n° 158199) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Big Sur et les Oranges de Jérôme Bosch (1957) de Henry Miller
Références de Henry Miller - Biographie de Henry Miller
Plus sur cette citation >> Citation de Henry Miller (n° 126395) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Dewey (2008) de Vicki Myron
Références de Vicki Myron - Biographie de Vicki Myron
Plus sur cette citation >> Citation de Vicki Myron (n° 141544) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Hérétiques (1912) de Gilbert Keith Chesterton
Références de Gilbert Keith Chesterton - Biographie de Gilbert Keith Chesterton
Plus sur cette citation >> Citation de Gilbert Keith Chesterton (n° 158921) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Les douze enfants de Paris (2014) de Tim Willocks
Références de Tim Willocks - Biographie de Tim Willocks
Plus sur cette citation >> Citation de Tim Willocks (n° 163424) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
L'Eloge de ma paresse (2002) de Maria Pacôme
Références de Maria Pacôme - Biographie de Maria Pacôme
Plus sur cette citation >> Citation de Maria Pacôme (n° 115312) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Votre commentaire sur ces citations
Contribuer
Thèmes populaires +
Autres belles citations et proverbes sur parler Nous
Toutes les citations sur parler Nous Citations parler Nous Citation parler Nous et Proverbe parler Nous Citation sur parler Citations courtes parler
Etendez votre recherche avec le dictionnaire des définitions
Liens
