Citation Savoir que l on sait
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Une Sélection de 40 citations et proverbes sur le thème Savoir que l on sait.
40 citations
La droite voudrait préserver les restes de notre triple héritage, quitte à les adapter car, disait Churchill, il faut savoir couper les arbres pour que la forêt soit plus belle. C'est une jolie définition du conservatisme : préserver l'essence sans refuser les coups de vague de l'existence. Dans sa gratitude, la droite voudrait faire la synthèse de la sagesse paysanne, de l'altitude aristocratique et du dynamisme bourgeois. Telle est son utopie : un syncrétisme de la mémoire qui laisserait le moins de prise possible au néant de l'oubli.
Beaucoup ont pu observer que, dans les discours suivis, ce qui est improvisé est toujours le meilleur, comme si la préparation émoussait le coupant et le piquant. Seulement il faut oser, et savoir ne penser à rien.
Il observe les yeux purs de Sylvie mais il ne sait plus ce qu'ils cachent. Plus exactement, il ne voudrait pas le savoir. Il sait très bien que les yeux des femmes posent toujours la même question: est-ce qu'on me désire?
Personne ne sait jamais ce qu'on gagne avec une naissance. On n'y gagne que des espérances, des illusions et des rêves. Il faut attendre la mort pour savoir enfin ce qu'on perd.
La boxe est un sport de stratèges. Il y est question de maîtrise technique, de gestion de la distance et d'un bon sens du rythme. Les musiciens font de mauvais boxeurs, ils sont trop réguliers, trop prévisibles alors que les danseurs font des champions. Garder son équilibre en toute circonstance, savoir se mobiliser et frapper chaque coup d'une égale intensité, voilà ce qui faisait la différence sur un ring.
Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant ; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adoraient les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.J'ai besoin qu'il parle, de savoir qui sont ses complices, ce qu'ils comptent faire de nous, où nous sommes ; j'ai surtout besoin de mesurer notre chance de nous en sortir, d'y croire avec la force du désespoir comme croit au miracle le condamné qui a épuisé tous les recours et qui refuse de renoncer à son combat. Le garçon me paraît accessible. Qui sait ? Il n'est point de criminel totalement réfractaire à l'émotion ; tant qu'il dispose d'un ersatz d'âme, aussi enfoui soit-il dans sa bestialité, il est toujours possible de l'atteindre pourvu que l'on décèle une rainure dans sa cuirasse.
Pfuel était un de ces théoriciens si férus de leur théorie qu'ils en oublient le but, à savoir l'application pratique : par amour de la théorie, il méprisait toute pratique.
Est-ce que la vie pouvait n'être que ça ? Cette succession d'espoirs et de dépressions, l'un faisant toujours oublier l'autre, malgré les années et le peu de sagesse qu'on pouvait en tirer ? Est-ce que c'était possible qu'il n'y ait pas plus ? Il aurait voulu savoir si elle se posait les mêmes questions que lui. Est-ce qu'elle se rendait compte que la vie était bien plus vide qu'elle n'aurait dû l'être ?
L'art d'interroger n'est pas si facile qu'on pense; c'est bien plus l'art des maîtres que des disciples; il faut déjà avoir appris beaucoup de choses pour savoir demander ce qu'on sait pas.
Une excellente définition du savant par M. Hector Talvart: «Un savant est un homme qui sait beaucoup de choses qu'il faudrait connaître mieux que lui pour savoir s'il n'est pas un âne.»
Voilà à peu près ce qu'elle disait : l'héritage, comme le milieu où nous avons grandi et le statut social, sont des cartes que l'on distribue à l'aveuglette au début du jeu. Il n'y a aucune liberté là-dedans : on se contente de prendre ce que le monde nous donne arbitrairement. Mais, poursuivait ta mère, la question est de savoir comment chacun dispose des cartes qu'il a reçues. Il y en a qui jouent formidablement avec des cartes médiocres, et d'autres qui font exactement le contraire : ils gaspillent et perdent tout, même avec des cartes exceptionnelles ! Voilà où réside notre liberté : nous sommes libres de jouer avec les cartes que l'on nous a distribuées. Et nous sommes également libres d'y jouer comme nous l'entendons, en fonction - là est l'ironie - de la chance de chacun, de sa patience, de son intelligence, son intuition et son audace : vertus qui sont également des cartes distribuées au hasard au début du jeu. Que reste-t-il donc de la liberté de choix dans ce cas ? Pas grand-chose, selon ta mère, sauf peut-être la liberté de rire de notre situation ou de la déplorer, de jouer ou de ne plus jouer, d'essayer plus ou moins de comprendre les tenants et les aboutissants ou d'y renoncer, bref - nous avons le choix entre passer notre vie sur le qui-vive ou dans l'inertie. C'est en gros ce que disait ta mère, mais avec des mots à moi. Pas les siens. Avec les siens, je n'en suis pas capable
S'il continuait à s'instruire, dévorant tout, le manque de méthode rendait l'assimilation très lente, une telle confusion se produisait, qu'il finissait par savoir des choses qu'il n'avait pas comprises.
Il évoqua ces voyages que l'on fait en chemin de fer, simple passager emporté dans un état de joyeuse lassitude, délivré de tout, y compris de l'obligation de regarder ce qui se présentait à l'extérieur des vitres. Il suffisait de respirer, d'inspirer les parfums emportés par le vent de la marche. De savoir qu'il y avait là tant de choses et qu'elles vous étaient offertes.
Vous devez enfin devenir maîtres de vous-mêmes. Et, par exemple, savoir faire respecter la loi que vous aurez choisie, comme celle du blocus et de la quarantaine. Un historiographe de Provence dit qu’autrefois, lorsque quelqu’un des consignés venait à s’échapper, on lui faisait casser la tête. Vous ne désirerez pas cela. Mais vous n’oublierez pas non plus l’intérêt général. Vous ne ferez pas d’exception à ces règles pendant tout le temps où elles seront utiles et même si votre coeur vous presse.
C'est que faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut, ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent que dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal.
Le cheval ne sait pas qu'il est cheval. - Et puis après? - On ne voit pas ce que l'homme a gagné à savoir qu'il est homme.
Ce que j'aime dans la perte de la compréhension du langage - lorsque au milieu de la foule on ne perçoit plus le sens de ce qui s'échange dans les langues à soi étrangères - c'est la vérité éclatante de celui des corps, qu'aucun signifiant de la parole ne vient plus parasiter. Le corps sait, il témoigne en vérité de ce que le corset du bavardage recouvre, et dit absolument ce que le sujet identifié ignore ou refuse de savoir.
L'Âme française (2016) de Denis Tillinac
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Propos de Emile-Auguste Chartier, dit Alain
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Le Cercle des arènes (1982) de Roger Fournier
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Le Vagabond qui passe sous une ombrelle trouée (1978) de Jean d'Ormesson
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Toxique de Nicolas Tackian
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Poèmes philosophiques (1843), La mort du loup de Alfred de Vigny
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L'Equation africaine (2011) de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra
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La Guerre et la Paix (1869) de Léon Tolstoï
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Sombre Dimanche (2013) de Alice Zeniter
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Julie, ou la Nouvelle Héloïse (1761), V, Lettre III de Jean-Jacques Rousseau
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Propos d'un jour de Paul Léautaud
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Une histoire d'amour et de ténèbres , 2002 de Amos Oz
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Germinal (1885), IV, III de Emile Zola
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Stolz (1975) de Paul Nizon
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Exhortation aux médecins de la peste (1941)
de Albert Camus
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Jacques le Fataliste et son maître (1796) de Denis Diderot
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Carnets 1957-1972, 5 juin 1969 de Emil Cioran
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Patagonie intérieure (2013) de Lorette Nobécourt
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