Citation Il etait temps
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Une Sélection de 210 citations et proverbes sur le thème Il etait temps.
210 citations
En des temps immémoriaux, les hommes s'étaient satisfaits de la chose vécue .Ils avaient alors cette supériorité- là. Faire l'amour était aussi simple que tuer un animal pour le manger . C’était un monde de simplicité qui ne s’embarrassait pas . C'était un autre monde . Il n'y avait rien d'autre à retenir que la chose vécue , la chose rêvée n'était pas douloureuse et les souvenirs n'étaient rien de plus que des sensations qui disparaissaient par la seule force de l'instinct de survie .
Il fut quelque temps après obligé de répudier Azora, qui était devenue trop difficile à vivre.
La plus vraie perte du temps qu'il sut était de compter les heures - quel bien en vient-il? - et la plus grande rêverie du monde était de se gouverner au nom d'une cloche, et non au dicté de bon sens et entendement.
Il lui avait fallu longtemps avant de comprendre que l'ironie n'était pas une réserve, mais une extension de sa tendresse, l'expression pudique de celle-ci.
On était à présent dans la saison des ouragans quand il n'y a pas d'ouragan en train, c'est le plus beau temps de l'année.
C'est extraordinaire les choses vraiment tragiques et terribles mais en même temps marrantes dans le mariage. Je n'ai jamais rencontré personne pour écrire à ce sujet. Mon mari insistait pour aller conduire une voiture et il n'avait jamais été un bon conducteur. Comme tous les mauvais conducteurs, il pensait être le meilleur pilote du monde et il ne pouvait plus conduire du tout à la fin et c'était terrible.
Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant ; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adoraient les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.L'étrange vérité, c'est qu'il avait une nouvelle gueule de bois. Il y avait en fait quelque chose de presque superbe dans l'effroyable extrémité de la condition présente du Consul. C'était une gueule de bois comme une grande houle sombre d'océan finalement roulée dans le vent contre un vapeur qui coule, par d'innombrables rafales depuis longtemps essoufflées.
Faire son testament, c'était peut-être la meilleure contrepartie de la vieillesse, voire de la mortalité; le faire, et puis, au fil du temps, le mettre à jour, le réviser, le modifier après mûre réflexion.
Comme tous ceux qui ont perdu un proche, je sais qu'on est toujours infidèle à la mémoire des morts. On lutte, mais le temps grignote des bouts de souvenirs. On voudrait conserver l'idée de l'autre, se souvenir de ce qu'il était, garder intacts au moins son esprit, son caractère, sa voix ; on ne garde que le sentiment. Notre propre sentiment...
On montrait, il n'y a pas encore longtemps, dans un petit collége de Paris, la chambre très mesquine que le futur cardinal (Dubois) y habitait; cette chambre n'était pas aussi révérée que l'a été celle d'Erasme au collége de Montaigu.
J'étais résigné à penser que le bonheur était un animal solitaire, dans les bois, qu'il était bon de laisser vivre en paix. Je m'étais longtemps demandé ce qu'il cachait, mais je devais m'y résoudre. Le bonheur ne cachait rien.
Pour les nouilles froides, il y a deux écoles de pensée. Faut-il les déguster l'été pour qu'elles vous rafraîchissent ( froid dans le chaud = effet froid ) ou l'hiver afin qu'elles produisent un choc salutaire ( froid dans le froid = effet chaud ) et vous requinquent ? Je n'ai pas su trancher, on était au printemps.
Il ne pensait pas qu'il vivrait suffisamment longtemps pour voir la guerre se présenter de nouveau à sa porte. Il s'était dit, naïvement : à chaque génération la sienne.
Je savais très bien que mon cerveau était un riche bassin minier, où il y avait une étendue immense et fort diverse de gisements précieux. Mais aurais-je le temps de les exploiter?
Quand l'homme bouffait l'homme, je suis sûr que personne n'embrassait personne. Et puis un jour les temps se sont apaisés, quelqu'un a inventé l'agriculture et la vache, et le lait, l'oeuf et l'abondance et un type plus malin que les autres a dû dire à ses copains préhistoriques que ce n'était pas possible de continuer comme ça, comme des bêtes, qu'il fallait trouver autre chose pour, sous les étoiles, se montrer qu'on s'aimait.
Ce nom de Swann d'ailleurs que je connaissais depuis si longtemps, était maintenant pour moi, ainsi qu'il arrive à certains aphasiques, à l'égard des mots les plus usuels, un nom nouveau.
Quand les jours allongèrent, je lus plus longtemps, pour être au lit avec elle au moment du crépuscule. Lorsqu'elle s'était endormie sur moi, que la scie dans la cour s'était tue, que le merle chantait et que, dans la cuisine, il ne restait plus de la couleur des objets que des tons de gris plus ou moins clairs ou sombres, j'étais parfaitement heureux.
L'armée était là, en bas, hors du temps, figée, calcifiée, recouverte de terre. Il avait pour mission de la faire se relever de terre.
Ce que disait ce coeur, c'était une fureur impotente et passionnée, comme un sanglot de vieille victime tenant à merci son bourreau, imaginant avec une défaillance d'amoureux qu'il va employer à se venger les brodequins et les poucettes dans lesquels il a si longtemps gémi, mais il ne sait pas s'en servir, ses mains exaltées tremblent et dans cet émoi les outils tombent, s'éparpillent, en vain il s'emporte et hurle sous l'oeil du bourreau impavide.
Sept ans plus tôt, elle m’avait expliqué qu’elle n’avait jamais ressenti un tel sentiment avec personne, une telle émotion, une telle vague de douce et chaude mélancolie qui l’avait envahie en me voyant faire ce geste si simple, si apparemment anodin, de rapprocher très lentement mon verre à pied du sien pendant le repas, très prudemment, et de façon tout à fait incongrue en même temps pour deux personnes qui ne se connaissaient pas encore très bien, qui ne s’étaient rencontrées qu’une seule fois auparavant, de rapprocher mon verre à pied du sien pour aller caresser le galbe de son verre, l’incliner pour le heurter délicatement dans un simulacre de trinquer sitôt entamé qu’interrompu, il était impossible d’être à la fois plus entreprenant, plus délicat et plus explicite, m’avait-elle expliqué, un concentré d’intelligence, de douceur et de style.
Ce n'était plus chez lui l'exaltation des premiers temps, mais une affection calmée, profonde, une sorte d'amitié amoureuse dont il avait pris l'habitude.
Il fut un temps où le temps n'était pas encore. Le refus de la naissance n'est rien d'autre que la nostalgie de ce temps d'avant le temps.
Il se pencha par-dessus le parapet et regarda l'eau qui bouillonnait sous lui, en pensant que sa vie consistait de plus en plus à tenir la comptabilité douteuse de tout ce qui était venu à lui manquer, avec le temps.
Pendant longtemps, j'ai pensé qu'il était superflu de faire un album contre le racisme. Il me semblait que c'était une évidence, qu'il ne fallait pas enfoncer les portes ouvertes. Les temps changent, semble-t-il. Tout a sans doute été dit, mais comme personne n'écoute, il faut recommencer.
Vagabond (2019) de Franck Bouysse
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Zadig ou la Destinée (1748) de Voltaire
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Gargantua (1542), 52 de François Rabelais
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Les Complémentaires (2013) de Jens Christian Grøndahl
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Le vieil homme et la mer (1952) de Ernest Hemingway
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Rebecca West, L'art de la fiction n ° 65 de Marina Warner dans La Revue parisienne n ° 79 (printemps 1981) de Rebecca West
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Poèmes philosophiques (1843), La mort du loup de Alfred de Vigny
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Au-dessous du volcan (1947) de Malcolm Lowry
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Un homme (2007) de Philip Roth
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Bonheur Fantôme (2009) de Anne Percin
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Sans référence de Jean le Rond d'Alembert
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Du temps qu'on existait (2011) de Marien Defalvard
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Nouilles froides à Pyongyang (2013) de Jean-Luc Coatalem
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L'Art de perdre (2017) de Alice Zeniter
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A la recherche du temps perdu, Le Temps retrouvé (1927) de Marcel Proust
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Un parfum d'herbe coupée (2013) de Nicolas Delesalle
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A la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann (1913) de Marcel Proust
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Le Liseur (1996) de Bernhard Schlink
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Le Général de l'armée morte (1963) de Ismaïl Kadaré
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Vies minuscules (1984) de Pierre Michon
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Faire l'amour (2002) de Jean-Philippe Toussaint
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Fort comme la mort (1889) de Guy de Maupassant
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De l'inconvénient d'être né (1973) de Emil Cioran
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L'Homme inquiet (2009) de Henning Mankell
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Le Chat du rabbin (2002-2015) de Joann Sfar
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