Citation avions nous
Découvrez une citation avions nous - un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase avions nous issus de livres, discours ou entretiens.
Une Sélection de 180 citations et proverbes sur le thème avions nous.
180 citations
Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant ; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adoraient les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.Je voulais continuer à vivre dans la mémoire de quelqu'un. Si personne ne se souvient de nous, nous sommes plus que morts, car c'est comme si nous n'avions jamais existé.
Nous n'avions pas le sou mais nous étions contents; - Nous étions malheureux, c'était là le bon temps.
Te souviens-tu de nos promenades en Thuringe, à Ettersberg, quand nous nous rendions sous le même chêne que Goethe, celui sous lequel la légende veut qu'il s'installât pour méditer ? Nous nous y étions assis tous les deux en tailleur, adossés à son tronc, et nous fermions les yeux pour sentir l'« âme du maître ». La seule chose que tu avais sentie, c'était le picotement de la fourmilière sur laquelle nous nous étions assis. Tu t'étais levée d'un bond. Tu avais douze ans, je crois. Et nous avions bien ri.
Les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître; nous avions une vague intention, nous la précisons par des mots et nous voilà en train de dire tout autre chose que ce que nous voulions dire.
Le jour où j'avais quitté ma maison, j'avais prié pour que mes enfants m'oublient. Je voulais leur épargner la douleur du souvenir. Mais cette nuit-là, tandis que je veillais dans la brume blanche, je compris que ce que je voulais plus que tout, c'étaient qu'ils se souviennent. Je voulais continuer à vivre dans la mémoire de quelqu'un . Si personne ne se souvient de nous, nous sommes plus que morts, car c'est comme si nous n'avions jamais existé .
Peut-être avons-nous tous plusieurs vies. Il y a celle dont nous avions rêvé, enfant, et à laquelle nous pensons toujours, une fois adulte, et celle que nous vivons, chaque jour, dans laquelle nous nous devons d’être performants, responsables et utiles, et que nous terminerons jetés dans un trou.
Nous savions que la mort n'était pas pire que la vie.
Comme tous les Français, constructeurs d'enclos, nous avions un sens jaloux de notre particulier, le goût des murailles, des serrures.
Nous n'avions pas encore de racines. La guerre, comme un fleuve, nous a emportés dans son courant.
Nous serions bien plus savants si nous avions le courage de paraître plus souvent ignorants.
La lecture est ainsi faite de ce que nous savons, de ce que nous apprenons et de ce que nous n'apprenons que parce que nous le savions déjà et de ce que nous savons mieux maintenant parce que nous venons de le rapprendre.
Restons-nous jusqu'au dernier souffle, comme certains le prétendent, l'enfant que nous avions été ?
Nous n'avions, ni les uns ni les autres, les revenus d'un roi du pétrole, mais pas ceux d'un « cantonnier du pétrole » ; nous n'avions pas de revenus du tout. Nous n'en faisions pas une histoire. Il ne serait venu à l'idée d'aucun d'entre nous de réclamer du bonheur au social, de charger le social de faire notre bonheur : nous nous occupions nous-mêmes de cette affaire de première importance. On voit que les moyens du bord y suffisaient amplement.
Il n'y a rien de ridicule à pleurer la mort de son chien. Nous avions partagé nos vies et Watson était bien plus proche de moi que mes parents ne l'avaient jamais été. Nous avions un langage commun, nous nous comprenions et, un an après sa disparition, je guettais encore le bruit de ses pattes quand il dévalait l'escalier.
La rapidité de nos répliques, que nous n'avions pas prévue, nous eût menés à l'accent d'une querelle.
A moitié chemin, je montai dans le droski pour aller comme le vent. Au bout de vingt-cinq minutes nous avions fait dix verstes.
Si nous avions un peu plus de modestie, nous trouverions bien moins d'orgueil dans les autres.
De voir les autres égoïstes, cela nous stupéfie, comme si nous seuls avions le droit de l'être et l'ardeur de vivre.
Il suffirait de relire mon audition après la grippe A, je n’ai qu’une théorie : en matière de gestion d’épidémie, l’armement maximum doit être fait. Nous avions un stock près d’un milliard de masques chirurgicaux et de 700 millions de masques FFP2. J’ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c’est ce qu’il faut !
Nelson Mandela a été un symbole très important. Je suis de cette génération qui a grandi sans savoir à quoi il ressemblait. En 1986, j'avais écrit pour Mandela une chanson, « Asimbonanga », qui signifie en zoulou « nous ne l'avons pas vu ». A l'époque, nous savions qu'il était emprisonné sur Robben Island, mais comme nous n'étions pas autorisés à avoir un portrait de lui, c'était pour nous un symbole sans visage, une étoile qui brillait dans notre ciel.
Nous étions voisins de Hambourg, que la RAF bombardait presque chaque nuit ; en outre, les avions anglais traversaient le ciel pour s'enfoncer plus loin dans le pays. Chaque fois qu'une escadrille était signalée à quatre-vingts kilomètres, la Voralarm retentissait. Toutes les lumières s'éteignaient. Il fallait alors s'habiller dans l'obscurité totale, sans quitter sa paillasse, et attendre, avec l'angoisse de ce qui allait suivre et que nous ne connaissions que trop bien. […] Généralement, après ce bref lever de rideau qui nous semblait interminable, la sirène de la Gross Alarm déchirait le silence. On se levait en grande hâte, on se ruait dans les caves. Il arrivait souvent que la gross Alarm sifflât sans avertissement. C'était le pire : car nous devions alors nous vêtir précipitamment. Les Stubendienste, dans l'obscurité profonde, frappaient en hurlant, au hasard, sur les paillasses où s'attardaient les malhabiles. Il semblait que la nuit accrût leur férocité.
Peut-être avons-nous tous plusieurs vies. Il y a celle dont nous avions rêvé, enfant, et à laquelle nous pensons toujours, une fois adulte, et celle que nous vivons, chaque jour, dans laquelle nous nous devons d’être performants, responsables et utiles, et que nous terminerons jetés dans un trou.
Nous passions de la civilisation de la forêt à la civilisation de la savane : c'est du moins ce qu'on aurait dit si nous avions disposé d'un peu plus de terre dans un peu plus temps, si nous ne nous étions pas trouvés dans ce couin d'île à ramer partout sans bouger les eaux.
Nous avions vent debout, une brise fraîche qui augmentait toujours, comme si ce pays eût soufflé de toutes ses forces contre nous pour nous éloigner de lui.
Poèmes philosophiques (1843), La mort du loup de Alfred de Vigny
Références de Alfred de Vigny - Biographie de Alfred de Vigny
Plus sur cette citation >> Citation de Alfred de Vigny (n° 172682) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La Compagnie des menteurs (2010) de Karen Maitland
Références de Karen Maitland - Biographie de Karen Maitland
Plus sur cette citation >> Citation de Karen Maitland (n° 149160) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Poésies fugitives de Jean-François Collin d'Harleville
Références de Jean-François Collin d'Harleville - Biographie de Jean-François Collin d'Harleville
Plus sur cette citation >> Citation de Jean-François Collin d'Harleville (n° 4196) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Ces rêves qu'on piétine (2017) de Sébastien Spitzer
Références de Sébastien Spitzer - Biographie de Sébastien Spitzer
Plus sur cette citation >> Citation de Sébastien Spitzer (n° 164552) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Situations I (1947) de Jean-Paul Sartre
Références de Jean-Paul Sartre - Biographie de Jean-Paul Sartre
Plus sur cette citation >> Citation de Jean-Paul Sartre (n° 76966) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La Compagnie des menteurs (2010) de Karen Maitland
Références de Karen Maitland - Biographie de Karen Maitland
Plus sur cette citation >> Citation de Karen Maitland (n° 169893) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Les Enténébrés (2019) de Sarah Chiche
Références de Sarah Chiche - Biographie de Sarah Chiche
Plus sur cette citation >> Citation de Sarah Chiche (n° 170758) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Récits de la Kolyma (1978) de Varlam Chalamov
Références de Varlam Chalamov - Biographie de Varlam Chalamov
Plus sur cette citation >> Citation de Varlam Chalamov (n° 162295) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Chronique des Pasquier (1933-1945) de Georges Duhamel
Références de Georges Duhamel - Biographie de Georges Duhamel
Plus sur cette citation >> Citation de Georges Duhamel (n° 81335) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
A l'Ouest, rien de nouveau (1929) de Erich Maria Remarque
Références de Erich Maria Remarque - Biographie de Erich Maria Remarque
Plus sur cette citation >> Citation de Erich Maria Remarque (n° 151804) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Pensées et Maximes de Félix Guillaume Marie Bogaerts
Références de Félix Guillaume Marie Bogaerts - Biographie de Félix Guillaume Marie Bogaerts
Plus sur cette citation >> Citation de Félix Guillaume Marie Bogaerts (n° 112878) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
L'Art de lire de Emile Faguet
Références de Emile Faguet - Biographie de Emile Faguet
Plus sur cette citation >> Citation de Emile Faguet (n° 20291) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Secret de famille (1989) de Irène Frain
Références de Irène Frain - Biographie de Irène Frain
Plus sur cette citation >> Citation de Irène Frain (n° 114914) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Les Terrasses de l'Ile d'Elbe (1976) de Jean Giono
Références de Jean Giono - Biographie de Jean Giono
Plus sur cette citation >> Citation de Jean Giono (n° 157866) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La succession (2016) de Jean-Paul Dubois
Références de Jean-Paul Dubois - Biographie de Jean-Paul Dubois
Plus sur cette citation >> Citation de Jean-Paul Dubois (n° 164342) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La Naissance du jour (1928) de Sidonie Gabrielle Colette
Références de Sidonie Gabrielle Colette - Biographie de Sidonie Gabrielle Colette
Plus sur cette citation >> Citation de Sidonie Gabrielle Colette (n° 60523) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Journal de Marie Bashkirtseff
Références de Marie Bashkirtseff - Biographie de Marie Bashkirtseff
Plus sur cette citation >> Citation de Marie Bashkirtseff (n° 79710) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Pensées et Maximes de Félix Guillaume Marie Bogaerts
Références de Félix Guillaume Marie Bogaerts - Biographie de Félix Guillaume Marie Bogaerts
Plus sur cette citation >> Citation de Félix Guillaume Marie Bogaerts (n° 112936) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Journal, 3 novembre 1887 de Jules Renard
Références de Jules Renard - Biographie de Jules Renard
Plus sur cette citation >> Citation de Jules Renard (n° 27936) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Interview le 20 mars 2020 à Ouest-France de Roselyne Bachelot
Références de Roselyne Bachelot - Biographie de Roselyne Bachelot
Plus sur cette citation >> Citation de Roselyne Bachelot (n° 169578) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Interview de Johnny Clegg au « Nouvel Observateur », avril 2013. de Johnny Clegg
Références de Johnny Clegg - Biographie de Johnny Clegg
Plus sur cette citation >> Citation de Johnny Clegg (n° 162530) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
L'homme et la bête (1947) de Louis Martin-Chauffier
Références de Louis Martin-Chauffier - Biographie de Louis Martin-Chauffier
Plus sur cette citation >> Citation de Louis Martin-Chauffier (n° 163282) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Les Enténébrés (2019) de Sarah Chiche
Références de Sarah Chiche - Biographie de Sarah Chiche
Plus sur cette citation >> Citation de Sarah Chiche (n° 172103) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
La Case du Commandeur (1981) de Edouard Glissant
Références de Edouard Glissant - Biographie de Edouard Glissant
Plus sur cette citation >> Citation de Edouard Glissant (n° 162378) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Madame Chrysanthème (1887) de Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti
Références de Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti - Biographie de Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti
Plus sur cette citation >> Citation de Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti (n° 71627) - Ajouter à mon carnet de citations
Notez cette citation :
Votre commentaire sur ces citations
Contribuer
Thèmes populaires +
Autres belles citations et proverbes sur avions nous
Toutes les citations sur avions nous Citations avions nous Citation avions nous et Proverbe avions nous Proverbes avions nous : 180 citations et proverbes sur avions nous Citation sur avions Citations courtes avions
Etendez votre recherche avec le dictionnaire des définitions
Liens
