La définition de Onze du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.
Onze
Nature : adj. numéral cardina
Prononciation : on-z' ; par exception, l'e muet de l'art
Etymologie : Bourguig. onge ; du lat. undecim, de unus, un, et decem, dix.
Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de onze de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.
Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec onze pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Onze ?
La définition de Onze
Nombre qui contient dix et un. Onze heures. Onze personnes. Onze cents. Onze mille.
Toutes les définitions de « onze »
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition
. Qui se compose de dix unités plus une et qui suit immédiatement le nombre dix. Ils étaient onze. Onze chevaux. Onze francs. Il est onze heures. Quoique ce mot commence par une voyelle, il arrive, en certains cas, qu'on prononce et qu'on écrit sans élision l'article, la préposition ou la particule qui le précède. De onze enfants qu'ils étaient, il en est mort dix. De vingt, il n'en est resté que onze. Quand il est précédé d'un mot qui finit par une consonne, on ne prononce pas cette consonne. Vers les onze heures. Il est quelquefois employé pour Onzième. Le roi Louis onze. Page onze. Chapitre onze.
ONZE est aussi nom masculin. Onze multiplié par deux. Dans ce cadran, le onze n'est pas bien marqué. Le onze du mois. Dans l'Histoire grecque, les Onze, Officiers publics d'Athènes qui étaient chargés de l'exécution des sentences criminelles.
Littré
-
1Nombre qui contient dix et un. Onze heures. Onze personnes. Onze cents. Onze mille.
On peut parier 11556 contre 93 ou 124 2/9 contre 1, qu'un enfant de onze ans vivra un an de plus
, Buffon, Prob. de la vie, ?uv. t. X, p. 288.Il va chercher midi où il n'y a qu'onze heures, se dit d'un écornifleur?; locution qui provient de l'usage ancien de dîner à midi.
Les onze mille vierges, voy. VIERGE.
- 2Se dit pour onzième. Page onze. Louis onze, qu'on écrit Louis XI.
-
3 S. m. Onze multiplié par deux.
Pour le loto on peut avoir occasion d'écrire (sans s)?: les onze sont peu marqués.
-
4Le onzième. Le onze du mois. J'ai reçu des lettres du onze.
S. m. pl. Les onze, officiers publics d'Athènes qui étaient chargés de l'exécution des sentences criminelles.
REMARQUE
1. On dit?: j'ai reçu une lettre du onze, et non de l'onze?; nous sommes au onze, et non à l'onze.
2. La prononciation de onze comme s'il était précédé d'une aspiration vient de la tendance du vieux français à faire précéder d'une h les mots monosyllabiques ou du moins les mots à une seule syllabe sonore, commençant par une voyelle?: haut, huit, huile, huître, etc.
HISTORIQUE
XIe s. Onze millies chevaliers [ils] peuvent estre
, Ch. de Rol. CCXX.
XIIe s. Or m'eslisez onze de vos barons
, Ronc. p. 40.
XVIe s. L'inegalité entre le cours du soleil et celuy de la lune est de onze jours
, Amyot, Numa, 31. On m'appelloit l'amant des onze mille? Qui tous les jours en aymoit deux ou trois
, Le quatrième des bigarrures du seigneur des Accords, Paris, 1608, 2e partie, p. 43.
Encyclopédie, 1re édition
1. ONZE, (Arithm.) c'est dans notre système de numération le premier nombre de la seconde décade, ou celui qui suit immédiatement la racine dix de notre échelle arithmétique ; il s'exprime par deux unités. Il est nombre premier, & le sixieme de cet ordre.
2. Puisque neuf (voyez son article) tire certaines propriétés de sa proximité en-deçà de la racine de notre échelle arithmétique ; il étoit naturel de penser que onze en a d'analogues, qu'il doit tirer de sa proximité en-delà de la même racine : mais, comme elles ne sont pas si exposées en vûe, elles avoient jusqu'ici échappé aux observateurs. Ce sont, pour le nombre & pour le fonds, précisément les mêmes que celles de neuf, si ce n'est qu'elles se manifestent en sens contraire, comme cela devoit être. Dans le développement qu'on en va faire, on aura soin de rapprocher chacune de celle qui lui correspond pour le nombre neuf, afin de faire mieux connoître ce qu'elles ont de commun & en quoi elles différent.
Au reste, tout ce que nous dirons de onze doit s'entendre de tout autre , c'est-à-dire (r représentant la racine d'une échelle arithmétique quelconque), de tout nombre qui occupe respectivement le même rang dans son échelle particuliere, que notre 11 occupe dans la sienne. Je dis notre 11, parce que 11 est l'expression numérique de commune à toutes les échelles.
3 Premiere propriété. La division par 11 de tout multiple de 11 peut se réduire à une simple soustraction : en voici la pratique.
Soit 4708 (multiple de II) proposé à diviser par 11.
| Ecrivez 0 au-dessous du chiffre qui exprime les unités, & dites : qui de 8 paie 0, reste 8, écrivez 8 à la gauche du 0 que vous avez posé. | 4 7 0 8 | |
| 4 2 8 0 |
Puis dites : qui de 0, ou (en empruntant) qui de 10 paie 8, reste 2 ; écrivez 2 à la gauche du 8.
Enfin dites : non, qui de 7, mais (à cause de l'emprant) qui de 6 paie 2, reste 4 ; écrivez 4 à la gauche du 2...& tout est fait : car 4 ? 4 = 0 montre que l'opération est consommée. De sorte que négligeant le 0 final, le reste 428 est le quotient cherché.
Pour la preuve ; additionnez ensemble les chiffres du nombre inférieur, les prenant deux à deux, chacun successivement avec celui qui le précéde vers la gauche, jusqu'au dernier qui s'emploie tout seul, n'en ayant point au-delà avec qui s'apparier : la somme doit vous rendre le nombre supérieur, s'il ne s'est point glissé d'erreur dans l'opération.
4. La raison de cette pratique deviendra sensible, si l'on fait attention que tout multiple de 11 peut être conçu, comme le résultat d'une addition. En effet, . Ce que l'on peut disposer ainsi
| 4280 | s. | |
| + | 428 | m. |
| 4708 | j. |
Nommant s le nombre supérieur, m celui du milieu, j l'inférieur ; il suit de la disposition des chiffres que le dernier de m est le même que le pénultieme de s, le pénultieme de m le même que l'antépénultieme de s, &c.
Maintenant le nombre j étant proposé à diviser par 11, il est clair (construction) que le quotient cherché est le nombre m. Mais (encore par construction) j = s + m ; d'où m = j ? s : & voilà la soustraction qu'il est question de faire ; mais comment y procéder, puisque s, élément nécessaire, n'est point connu ?
Au moins en connoît-on le dernier chiffre, qui est toujours 0 : on peut donc commencer la soustraction. Cette premiere opération donnera le dernier chiffre m, = (suprà) au pénultieme de s ; celui-ci fera trouver le pénultieme de m, = à l'antépénultieme de s ; & ainsi de l'un en l'autre, le chiffre dernier trouvé de m étant celui dont on a besoin dans s pour continuer l'opération.
L'addition qui sert ici de preuve à la regle est, si l'on veut y faire attention, précisément la même qui a formé le multiple : il n'est donc pas étonnant qu'elle le rende. C'est au fonds s qu'on ajoute à m : or s + m = j. Il est vrai que s & m sont mêlés ensemble & fondus dans le même nombre ; mais l'opération même les démêle.
5. La division par 11 de tout multiple de 11, aussi bien que la division par 9 de tout multiple de 9, peut donc se reduire à une simple soustraction : mais elle se fait pour l'un & pour l'autre en sens contraires. Elle est pour
Là le premier 0 (qui est comme la clé de l'opération) se place au-dessus du multiple : ici il se place au-dessous.
6. Avant que d'énoncer la seconde propriété, j'avertis que la dénomination de chiffres pairs & de chiffres impairs y est relative au rang que chacun occupe dans une suite d'autres chiffres, sans nul égard à sa valeur propre. Ainsi (supposant qu'on compte de gauche à droite) dans 2176, 2 & 7 sont les chiffres impairs, 1 & 6 les chiffres pairs.
7. Seconde propriété. En tout multiple de 11, si l'on fait séparément la somme des chiffres pairs & celle des impairs, ou ces deux sommes sont égales, ou leur différence est un multiple de 11 ... comme réciproquement tout nombre, tel que la somme des chiffres pairs y soit égale à celle des impairs, ou que leur différence soit un multiple de 11, exprime lui-même un multiple de 11 ; c'est ce qu'on voit d'abord.
| en | .... | où | &c. |
| en | .... | où |
De même si l'on écrit au hasard une suite de chiffres en nombre quelconque, pourvû seulement que la somme des chiffres pairs y soit égale à celle des impairs, ou que leur différence soit un multiple de 11, comme 77, 90904, &c. on est assuré que le nombre résultant se divise exactement par 11.
8. Pour démontrer la proposition directe, il suffit de substituer dans la figure du n°. 4, au lieu des chiffres qui s'y trouvent, les indéterminées a, b, c, qui les représentent d'une maniere générale : on aura
| a. | b. | c. | * | (L'astérisque tient ici la place du 0, qu'on n'a point voulu mêler avec des lettres, crainte d'équivoque. | |
| + | ... | a. | b. | c. | |
|
|
|||||
| a. | a.+b. | b.+c. | c. | ||
On voit que la somme des termes pairs est exactement la même que celle des impairs ; & que ce sera la même chose, en quelque nombre qu'on veuille supposer les lettres de la quantité à multiplier : c'est une suite nécessaire de la formation du multiple.
Un seul point pourroit causer quelque scrupule ; les deux termes extrèmes, sont simples, ou ne contiennent qu'une seule lettre. Cette circonstance, il est vrai, ne peut tirer à conséquence, quand l'un des deux appartient à la somme des pairs, & l'autre à celle des impairs, comme dans l'exemple présent ; on voit bien qu'il en doit résulter le même nombre de lettres de part & d'autre. Mais quand tous les deux se trouvent du même côté (comme il arrive toutes les fois que les termes du multiple sont en nombre impair), il semble que ce côté doit pécher par défaut .... au contraire, c'est précisément ce qui conserve l'égalité. Car, les termes du multiple étant en nombre impair, il y a nécessairement un côté qui a un terme de plus que l'autre, & comme c'est toujours le côté des impairs (auquel d'ailleurs appartiennent les deux extrèmes), il se trouve que deux termes simples figurent vis-à-vis d'un double ; c'est ce qu'on voit en cet autre exemple :
| a. | b. | * | |
| + | ... | a. | b. |
|
|
|||
| a. | a.+b. | b. | |
9. Il paroît résulter de cette démonstration, que les deux sommes devroient toujours être égales : ce qui n'est pas pourtant. Mais on doit faire attention que, quand la somme de deux chiffres (représentés ici par deux lettres) excéde 9, on renvoie une unité au chiffre de la gauche, ne retenant pour celui sur lequel on opere que l'excès de cette somme au-dessus de 10. Celui-ci y perd donc 10, tandis que son voisin y gagne 1 : la différence doit donc être ou 11.
Comme en faisant la somme des différentes colonnes, il peut arriver que le renvoi d'une unité au chiffre de la gauche ait lieu plusieurs fois ; s'il se fait constamment au profit des chiffres de même nom, soit pairs, soit impairs, il est visible que la différence des deux sommes ne sera plus simplement 11, mais un multiple de 11, déterminé par le nombre même des renvois.
Si les renvois se font partie au profit des chiffres pairs, partie au profit des impairs, ou ils sont en nombre égal de part & d'autre, & alors, tout se trouvant compensé, l'égalité rigoureuse se maintient entre les deux sommes : ou ils ne le sont pas, & alors le multiple de 11 qui constitue la différence est déterminé par la différence des deux nombres qui expriment celui des renvois faits au profit des chiffres de différent nom.
10. Au reste, sur l'inspection seule du nombre proposé à multiplier par 11, il est aisé de déterminer combien il y aura de renvois dans l'addition qui sert à cet effet ; & par une suite de juger quel rapport auront entr'elles dans le multiple même la somme des chiffres pairs & celle des impairs ; si elles seront égales, ou (dans le cas d'inégalité) de quel multiple de 11 elles différeront. Pour cela, appariant successivement chacun des chiffres du nombre proposé avec celui qui le précéde vers la gauche, autant de fois que la somme de deux chiffres pris de cette maniere excédera 9, autant il y aura de renvois (s'entend que, quand il y a renvoi d'une somme précédente, il faut augmenter d'une unité la somme subséquente). On verra donc au premier coup d'?il que pour 435, il n'y aura point de renvoi, & conséquemment que dans le multiple les deux sommes seront égales ; que pour 8264, il y en aura deux, qui étant l'un & l'autre au profit des chiffres de même nom (ce qu'on reconnoît encore par la disposition des chiffres) donneront pour la différence des deux sommes dans le multiple 11×2 ou 22, &c.
11. Pour démontrer la proposition inverse (voyez le n°.7.) qu'un nombre quelconque, conditionné comme il y est dit, soit représenté généralement par , & qu'on y applique la méthode de soustraction exposée, n°.3 : il se résoudra en deux quantités, & , dont l'une est décuple de l'autre. Il en étoit donc la somme : mais la somme de deux semblables quantités est un multiple de 11.
Ce raisonnement paroît encore ne conclure que pour le cas d'égalité entre les deux sommes? mais si la différence est 11 ou l'un de ses multiples, en appliquant la soustraction, il y aura des emprunts à faire sur les termes excédens au profit des défaillans, plus ou moins, selon le multiple. Chaque emprunt fera perdre une unité à l'excédent, & augmentera de 10 le défaillant ; ce qui fera évanouir la différence, & ramenera les choses au cas d'égalité .... Ce défaut apparent dans la démonstration ne provient donc que de sa généralité même, & de ce qu'elle est antérieure au choix de toute méthode particuliere de calculer.
12. En tout multiplie soit de 9, soit de 11, si l'on fait séparément la somme des chiffres pairs & celle des impairs ; c'est (pour 9) la somme totale de ces deux sommes qui est un multiple de 9 : & (pour 11) c'est leur différence, quand elles différent, qui est un multiple de 11.
Troisieme propriété. Si l'on renverse l'ordre des chiffres qui expriment un nombre quelconque, la différence & la somme du nombre direct & du nombre renversé, sont des multiples de 11 ; la différence, quand les chiffres du nombre proposé sont en nombre impair ; la somme, quand ils sont en nombre pair. Par exemple,
| : | or |
| : | or |
sans reste, parce que le nombre des chifres de 826 est impair ; 82 est pair.
La démonstration dépend des deux propositions suivantes.
14. Lemme I. La différence & la somme de deux puissances quelconques de la même racine sont des multiples de cette racine augmentée de l'unité ; la différence, quand celle des exposans des deux puissances est un nombre pair : la somme, quand la différence des exposans des deux puissances est un nombre impair. Pour la preuve, voyez l'article Exposant.
Lemme II. (Par chiffres correspondans il faut entendre deux chiffres pris en un nombre quelconque à égale distance du milieu chacun de son côté ; comme sont d'abord les extrèmes, puis les deux les plus voisins de ceux-ci, &c).
15. En tout nombre, la différence des exposans des deux puissances de 10 (ou plus généralement de r), qui y déterminent la valeur relative de deux chiffres correspondans quelconques, est d'un nom différent de celui du nombre total des chiffres ; c'est-à-dire paire quand celui-ci est impair, & réciproquement.
En effet, que & représentent la valeur relative des deux chiffes extrèmes a & b d'un nombre quelconque, dont le nombre total des chiffres (voyez Échelle arithmétique), sera par conséquent ; il est évident que est d'un nom différent de . Il n'est pas moins clair que, pour tous autres deux chiffres correspondans tirés par ordre du même nombre, sera dans le même ordre m?2, m?4, m?6, &c. suivant une progression arithmétique dont 2 est la différence : chaque terme y sera donc de même nom que le premier m, & par une suite d'un nom différent de .
16. Cela posé, quand on renverse l'ordre des chiffres qui expriment un nombre quelconque, on ne fait qu'échanger la valeur relative des chiffres correspondans ; en sorte que & deviennent & . Maintenant si l'on ôte cette seconde quantité de la premiere, ou si on les ajoute ensemble, on aura (toute déduction faite, & supposant a>b & m>n), la différence & la somme ; mais s'il s'agit de la différence, le 2d facteur (& par une suite le produit même) est (lemme I.) un multiple de r + 1 ou de 11, quand est pair ; & est pair (lemme II.) quand les chiffres du nombre proposé sont en nombre impair.
Pareillement, s'il s'agit de la somme, le 2d facteur est (lemme I.) multiple de r + 1 ou de 11, quand est impair ; & est impair (lemme II.), quand les chiffres du nombre pris pour exemple sont en nombre pair.
La troisieme propriété se trouve donc prouvée dans ses deux parties. Car ce qui vient d'être dit de deux chiffres correspondans, s'applique de soi-même à la somme de tant de chiffres pareils, pris ainsi deux-à-deux qu'on voudra. Elle aura la même propriété qu'affectent tous & chacun des élémens dont elle est formée.
17. Reste une difficulté. Tout le raisonnement qu'on vient de voir, porte sur la correspondance des chiffres : mais quand le nombre en est impair, celui du milieu se trouve isolé & sans correspondant ..... D'abord cette difficulté ne peut regarder la somme, dont la propriété n'a lieu que quand les chiffres du nombre proposé sont en nombre pair. Elle s'évanouira même pour la différence, si l'on sait attention que le chiffre du milieu, occupant dans le nombre renversé le même rang qu'il occupoit dans le nombre direct, la soustraction le fait disparoitre, & qu'ainsi il n'y a aucun compte à en tenir.
18. Dans le renversement des chiffres, la différence & la somme du nombre direct & du nombre renversé sont des multiples de 9 & de 11 ; la différence seule pour 9, mais dans tous les cas : la différence aussi bien que la somme pour 11, mais chacune respectivement dans un seul cas ; celle-là quand les chiffres du nombre pris pour exemple sont en nombre impair ; celle-ci quand ils sont en nombre pair.
19. Il est clair que tout sous-multiple de ou de 11, participera aux mêmes propriétés qu'on vient de démontrer pour même. C'est ce qu'on ne peut faire voir dans notre échelle, parce que notre 11, comme nombre premier, n'a point de sous-multiple : mais on le pourroit faire pour 2 & pour 4, sous-multiples de 8 (l'11 de l'échelle septenaire) ; pour, &c.
Conclusion. 20. Le nombre 9 n'est donc plus seul en possession des propriétés qui l'ont rendu si célebre ; & s'il se trouve que 11 en jouit aussi pleinement que lui, quoique d'une maniere différente ; on peut donc,
1°. Juger au premier coup d'?il si un nombre proposé est multiple de 11.
2°. S'il l'est, & qu'il s'agisse d'en venir à la division actuelle, on la peut faire au moyen d'une très simple soustraction.
3°. S'il ne l'est pas, au moins peut-on, sans en venir à l'opération, voir de combien il en differe, & connoître le reste qu'on obtiendroit par la division ; ce qui souvent est tout ce qu'on a intérêt de savoir..... En effet, après avoir fait la somme des chiffres pairs & celle des impairs, & en avoir ôté 11 autant de fois qu'il se peut ; nommant R la différence des deux restes, celui que laissera la division sera R même, si l'excès appartient à l'ordre de chiffres dont le dernier fait partie, & 11?R dans l'autre cas : ainsi 2819 laissera 3, & 28190 laissera 11?3 ou 8. Cet article est de M. Rallier des Ourmes. Voyez Neuf.
Wiktionnaire
Adjectif numéral - ancien français
onze \Prononciation ?\
-
Onze.
- Onze anz aveit quant ele m'ot ? (Le Roman de Thèbes, édition de Constans, page 460, tome I. Nous avons pris la variante onze donnée en bas de la page.)
Nom commun - français
onze \??z\ masculin et féminin identiques invariable
-
(Au masculin) Nombre 11, entier naturel après dix.
- Ils étaient onze.
- Dans ce cadran, le onze n'est pas bien marqué.
- (Par métonymie) Chose portant le numéro onze.
-
(Au masculin) (Avec le) Onzième jour du mois.
- Le onze du mois.
- (Football) Équipe de football, qui comporte 11 joueurs.
Adjectif numéral - français
onze \??z\ pluriel
-
(Antéposé) Dix plus un, adjectif numéral cardinal correspondant au nombre 11.
- Il a onze ans.
- Il est onze heures.
-
(Postposé) Onzième.
- Le roi Louis XI.
- Page onze.
Trésor de la Langue Française informatisé
ONZE, adj. et subst. masc. inv.
Onze au Scrabble
Le mot onze vaut 13 points au Scrabble.
Informations sur le mot onze - 4 lettres, 2 voyelles, 2 consonnes, 4 lettres uniques.
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Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.
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Les mots proches de Onze
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Les citations avec le mot Onze
- Le poli. Donner le poli. C'est là ce qui exige du temps. Et plus ce qu'on dit est neuf, plus il faut du temps et de soins pour donner le poli. - Le poli conserve les livres, le marbre et le bronze. Il s'oppose à leurs rouilles.Auteur : Joseph Joubert - Source : Carnets tome 2
- Onze novembre ou pas 11 novembre, j'en ai rien à foutre, moi je ferme pour le défilé! Vous boirez le 12!Auteur : Jean-Marie Gourio - Source : Brèves de comptoir, 1988
- Rien de plus misérable que les cahutes où ils vivent, entassés pêle-mêle (telle hutte en contient onze et telle autre treize).Auteur : André Gide - Source : Voyage au Congo (1926)
- Il y a douze bonnes raisons à l'échec. La première est l'intention avouée de ne pas faire plus que ce pour quoi on est payé; la personne qui fait cet aveu peut voir les onze autres raisons en se plaçant devant un miroir.Auteur : Anonyme - Source : Écrit anonyme
- On déballait les carpes du Rhin, mordorées, si belles avec leurs roussissures métalliques, et dont les plaques d'écailles ressemblent à des émaux cloisonnés et bronzés.Auteur : Emile Zola - Source : Le Ventre de Paris (1873)
- Le souffle ténu qui filtrait des lèvres du Rital les rassura. Le gonze, on ne l'avait pas dessoudé.Auteur : Auguste Montfort, dit Auguste Le Breton - Source : Du rififi chez les hommes (1954)
- Retraite à cinquante-cinq ans : s'il faut accorder à tous les français la même chose qu'aux routiers, on va tous se retrouver avec un calendrier de gonzesses à poil.Auteur : Laurent Ruquier - Source : Il faut savoir changer de certitudes (1999)
- Les femmes aiment à faire des prodiges, à briser les rochers, à fondre les caractères qui paraissent être de bronze.Auteur : Honoré de Balzac - Source : La Comédie humaine (1842-1852)
- Regarde cette femme ! n'est-ce pas abominable de penser que ce bijou, que cette perle née pour être belle, admirée, fêtée et adorée, a passé onze ans de sa vie à donner des héritiers au comte de Mascaret ?Auteur : Guy de Maupassant - Source : Mouche (1890)
- Solide comme un bronze, fragile comme un enfant, Péguy ressemble à l'idée que je me fais de moi : injuste, irascible, caractériel, mais attachant , touchant - enfantin . Je ne me jette pas de fleurs ; j'aspire comme sur un champ de batailles à dire la vérité. Péguy et moi sommes des humbles - des humbles et des Orléanais . Auteur : Yann Moix - Source : Orléans (2019)
- On a calculé que l'échange annuel de cartes au jour de l'an entre les trois cents membres de la Chambre des pairs coûte en bloc à la pairie la somme de onze mille sept cents francs.Auteur : Victor Hugo - Source : Choses vues (1887-1900), 1847
- Aristote Onassis aurait dit : « Pour avoir du succès, soyez bronzé, vivez dans un immeuble chic (même si vous êtes dans la cave), faites-vous voir dans les restaurants élégants (même si vous ne prenez qu’une boisson) et, si vous empruntez, empruntez beaucoup. » Auteur : Sabyl Ghoussoub - Source : Beyrouth entre parenthèses (2020)
- Jugeant sa fille (19 ans) trop peu austère, l'horloger stéphanois Jallat l'a tuée. Il est vrai qu'il lui reste onze autres enfants.Auteur : Félix Fénéon - Source : Nouvelles en trois lignes
- Mon visage semblait ridé à cause des coups qui me vieillissaient. J'avais onze ans mais j'étais déjà plus vieux que ma mère. Auteur : Édouard Louis - Source : En finir avec Eddy Bellegueule (2014)
- Oui, Bronze proche et Or lointaine entendaient l'acier proche, les sabots sonner loin, entendaient les sabots d'acier sondesabots sondacier.Auteur : James Joyce - Source : Ulysse (1922)
- Mil huit cent onze! - O temps où des peuples sans nombre - Attendaient prosternés sous un nuage sombre - Que le ciel eût dit oui!.Auteur : Victor Hugo - Source : Les Chants du crépuscule (1835)
- On choisit ses copains mais rar'ment sa famille
Y a un gonze mine de rien qu'a marié ma frangine
Il est dev'nu mon beauf un beauf à la Cabu
Imbécile et facho mais heureusement cocu.Auteur : Renaud Séchan, dit Renaud - Source : Mon beauf (1982) - Les routiers anglais ont le bras droit qui est bronzé.Auteur : Philippe Geluck - Source : Le tour du chat en 365 jours (2006)
- À l’époque, des gamins de onze ans – et des gamines pour celles qui avaient eu la chance de suivre des études jusque-là – savaient lire, écrire et compter. Ce n’est plus toujours le cas aujourd’hui, même pour des gosses plus âgés. Auteur : Eric Dupond-Moretti - Source : Le dictionnaire de ma vie (2016)
- L'idéal de l'acteur américain, c'est Gandhi. Un mec mince, bronzé et connu dans le monde entier.Auteur : Jean Gouyé, dit Jean Yanne - Source : J'me marre (2003)
- Une vie réussie, ce serait donc le plaisir de bronzer, à côté d’une piscine bleu turquoise, en slip de bain ? Ce serait de passer à la télévision ? D’être reconnu dans la rue ? Quelle timidité ! Vous n’avez pas écrit les Mémoires d’outre-tombe et vous pensez avoir réussi votre vie ? Vous ne laisserez pas même un sonnet digne de traverser les siècles ? Ni une sonate ? Vous n’êtes pas mort pour sauver des innocents ? Vous n’avez jamais médité, dans un cloître, à l’existence ou l’inexistence de Dieu, et vous prétendez à la gloire ? Jamais le frisson du Rien n’a couru sur votre peau ? Le plébiscite de l’humanité irréfléchie et ingrate vous suffit, vous contente, vous réjouit ? Auteur : Patrice Jean - Source : La poursuite de l'idéal (2021)
- Les derniers arrivés de la mer, on les reconnaissait à leur teint plus bronzé, à leurs allures plus désinvoltes.Auteur : Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti - Source : Mon frère Yves (1883)
- Une gonzesse qui pouffe n'est pas loin du paf, comme dit mon pauvre cher Béru.Auteur : Frédéric Dard - Source : San-Antonio, A prendre ou à lécher (1980)
- La teinte bronzée que la femme moderne recherche pour sa peau est un symbole... Car elle s'efforce, hélas ! de bronzer aussi son âme.Auteur : Augusta Amiel-Lapeyre - Source : Pensées sauvages (1923)
- Le personnage d'airain debout sur son piédestal de mers et de continents (représentés allégoriquement par les figures de marbre ou de bronze au pied du monument)Auteur : Claude Simon - Source : Le Palace (1962)
Les citations du Littré sur Onze
- Dès le temps du premier âge, on a soin de séparer les poulains de leur mère ; on les laisse teter pendant cinq, six ou tout au plus sept mois ; car l'expérience a fait voir que ceux qu'on laisse teter dix ou onze mois ne valent pas ceux qu'on sèvre plus tôtAuteur : BUFF. - Source : Quadr. t. I, p. 20
- Trois medalles [médaillons] de bronze grandes comme le naturelAuteur : DE LABORDE - Source : ib.
- Il a plu à la Providence de bronzer les hommes aux Grandes IndesAuteur : Voltaire - Source : Relat. 179
- L'inegalité entre le cours du soleil et celuy de la lune est de onze joursAuteur : AMYOT - Source : Numa, 31
- Il avait encore la renommée pour les lettres monstres, les lettres de caprice, les lettres ombrées, repiquées en ton de bronze ou d'or, en imitation de creux dans la pierreAuteur : MM. DE GONCOURT - Source : Germinie Lacerteux, ch. XLIX
- Marius, un des trente tyrans, qui, n'ayant régné que trois jours et dans les Gaules, a laissé cependant des monnaies d'or, de bronze, et de bronze fortement allié nommé potinAuteur : MONGEZ - Source : Instit. Mém. acad. des inscr. t. IX, p. 210
- L'autheur du jeu vient proposer que le donzel ou la donzelle que l'on a choisy....Auteur : DES ACCORDS - Source : Bigarr. Acrostiches.
- On fit la revue près de Nicée, et il se trouva cent mille cavaliers et six cent mille hommes de pied, en comptant les femmes ; ce nombre, joint avec les premiers croisés qui périrent sous l'hermite Pierre et sous d'autres, fait environ onze cent milleAuteur : Voltaire - Source : Moeurs, 1re croisade
- Si l'on conserve l'usage de forer les canons et qu'on les coule de bonne fonte dure, il faudra en revenir aux machines à forer de M. le marquis de Montalembert, celles de M. Maritz n'étant bonnes que pour le bronze ou la fonte de fer tendreAuteur : BUFF. - Source : Hist. min. t. VIII, 147, dans POUGENS
- J'ai relevé sur les registres de l'Observatoire royal les observations faites pendant onze annéesAuteur : BOUVARD - Source : Inst. Mém. sé. t. VII, p. 269
- Ces foudres de bronze que l'enfer a inventés pour la destruction des hommesAuteur : FLÉCH. - Source : Tur.
- Dedans un fauconneau de bronze il mettoit, sus la poudre de canon curieusement composée, une balote de fer bien qualibréeAuteur : François Rabelais - Source : Pant.
- Trois medalles dont les deux sont d'albastre et l'autre de bronze, lesquelles ledict seigneur a prinses et retenues pour en faire à son plaisir, et icelles faict mettre, assavoir, les deux d'albastre en son cabinet d'Amboyse, et l'autre de bronze en ses coffresAuteur : DE LABORDE - Source : Ém. p. 386
- Le maniéré, toujours insipide, l'est beaucoup plus en marbre ou en bronze qu'en couleurAuteur : DIDEROT - Source : Observ. sur la sculpt. Oeuv. t. XV, p. 310
- Nous lui demandâmes ce que signifiaient deux paons de bronze placés aux pieds de la statue ; il nous dit que ces oiseaux se plaisent à Samos, qu'on les a consacrés à Junon, qu'on les a représentés sur la monnaie couranteAuteur : BARTHÉL. - Source : Anach. ch. 74
- L'hiver ne l'avait pas effrayée quand elle partit d'Angleterre ; l'hiver ne l'arrête pas, onze mois après, quand il faut retourner auprès du roiAuteur : BOSSUET - Source : Reine d'Anglet.
- Son tartare vint me dire qu'il m'attendait à onze heuresAuteur : DIDER. - Source : Lett. à Mlle Voland, 18 oct. 1769
- Les Espagnols, au siége de Harlem, ayant jeté dans la ville la tête d'un de leurs prisonniers, les habitants leur jetèrent onze têtes d'Espagnols, avec cette inscription : dix têtes pour le payement du douzième denier, et l'onzième pour l'intérêtAuteur : Voltaire - Source : Moeurs, 164
- Ce siege dura onze semaines trois jours moinsAuteur : Jean Froissard - Source : I, I, 143
- Ne faut-il pas aux peuples quelque chose de plus ? n'ont-ils pas besoin, je ne dis pas des fourberies de vos bonzes, mais de quelques illusions respectables ?Auteur : Voltaire - Source : Dial. XXVIII, 1
- Leurs coeurs deviennent plus durs que la pierre et que le bronzeAuteur : BOURDAL. - Source : Myst. Passion de J. C. t. I, p. 286
- On s'occupa de construire un observatoire à Copenhague ; les fondements en furent jetés le 7 juillet 1632 ; il ne fut totalement achevé qu'en 1656, et il a été détruit par l'incendie de 1728 ; la tour avait cent onze pieds de haut, et quarante-sept de diamètre ; elle était meublée des instruments nécessairesAuteur : BAILLY - Source : Hist. de l'astror, mod. t. II, p. 141
- L'ancienneté de la nécropole de Villanova [dans l'ancienne Étrurie] est prouvée par l'absence de vases peints, d'écriture et d'aes signatum ; en outre, les plaques de bronze, au lieu d'être soudées, sont assemblées par voie de rivure ou de roulureAuteur : A. MANGIN - Source : Journ. offic. 14 sept. 1876, p. 6976, 1re col.
- Dans un canton [de la Suisse], sur treize tonneaux de vin on en donne un [pour l'impôt], et on en boit douze ; dans un autre canton, on paye la douzième partie, et on en boit onzeAuteur : Voltaire - Source : l'Hom. aux 40 écus, Entret. avec un géomètre.
- On laisse les bonzes débiter leur orviétan dans les places publiquesAuteur : Voltaire - Source : Dial. 27
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Mise à jour le dimanche 8 février 2026 à 23h05

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