La définition de Oie du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Oie
Nature : s. f.
Prononciation : oî
Etymologie : Berry, oche ; wallon, âwe ; namur. auwe ; anc. espagn. auca ; espagn. mod. et portug. oca ; bas-lat. auca, de avica, dérivé fictif de avis, oiseau. Le nom général avica, oiseau, a été réduit à un sens spécial, comme jumentum, bête de somme, a donné jument.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de oie de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec oie pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Oie ?


La définition de Oie

Espèce d'oiseau aquatique plus gros et plus grand que le canard : l'oie sauvage, anser segetum ; l'oie domestique, anser cinereus, dite absolument oie ; l'oie à cravate, anas canadensis, L. ; l'oie nonnette, la bernache nonnette, anser erythropus, L. Faire rôtir une oie. Garder les oies.


Toutes les définitions de « oie »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

OIE. n. f.
Espèce d'oiseau palmipède, de la même famille que le canard, vivant soit à l'état sauvage, soit à l'état domestique. Oie grasse. Plume d'oie. Jeu de l'oie, Jeu que l'on joue avec deux dés, sur un carton où il y a, entre autres, des figures d'oies, placées dans un certain ordre. Contes de ma Mère l'Oie. Voyez conte. Fig. et fam., C'est une oie se dit d'une Personne sotte et niaise. Une petite oie blanche se dit d'une Jeune fille très innocente et élevée à l'ancienne mode. Patte d'oie. Voyez PATTE-D'OIE. Fig., Petite oie se disait autrefois pour désigner les Bas, le chapeau, les gants et autres accessoires de toilette. Fig. et fam., Petite oie désignait encore, dans le langage de la galanterie, les Menues faveurs.

Littré

OIE (oî) s. f.
  • 1Espèce d'oiseau aquatique plus gros et plus grand que le canard?: l'oie sauvage, anser segetum?; l'oie domestique, anser cinereus, dite absolument oie?; l'oie à cravate, anas canadensis, L.?; l'oie nonnette, la bernache nonnette, anser erythropus, L. Faire rôtir une oie. Garder les oies. L'oie nous fournit cette plume délicate sur laquelle la mollesse se plaît à reposer, et cette autre plume, instrument de nos pensées, et avec laquelle nous écrivons ici son éloge, Buffon, Ois. t. XVII, p. 47. La domesticité de l'oie est moins ancienne et moins complète que celle de la poule, Buffon, ib. p. 49. Les oies sauvages sont peut-être de tous les oiseaux les plus sauvages et les plus farouches, Buffon, ib. p. 79. Les Gaulois, bien instruits du sentier qui mène au Capitole, y montent pendant la nuit?; toutes les sentinelles dormaient, les oies consacrées à Junon veillaient seules?; elles crient?: un personnage consulaire, M. Manlius, s'éveille, appelle du secours?, Lévesque, Inst. Mém. sc. mor. et pol. t. III, p. 224.

    Terme d'antiquité romaine. Oies sacrées, les oies qu'on promenait en triomphe tous les ans en mémoire de ce qu'elles avaient donné l'alarme dans l'attaque nocturne des Gaulois.

    Tirer l'oie, se dit d'un jeu barbare qui consiste à attacher une oie par le cou, et à y lancer des bâtons jusqu'à ce que le cou ait été rompu. Fontaubin?: Monsieur a l'air? - Lisette?: D'un marinier qui va tirer l'oie, Legrand, l'Usurier gentilh. SC. 13.

    Bête comme une oie, qui se laisse plumer sans crier, c'est-à-dire très bête.

    On dit de même?: n'avoir pas le sens d'une oie. La paix?! il n'y aura point de paix?; c'est un labyrinthe dont on ne se peut tirer?; ah?! pauvres Français, réjouissez-vous?; car vous n'avez pas le sens d'une oie, Voltaire, Lett. d'Argental, 14 sept. 1761.

    Fig. C'est une oie, se dit d'une personne très sotte.

  • 2Jeu de l'oie, jeu que l'on joue avec des dés sur un carton où des figures d'oie sont placées dans un certain ordre. Plus, un trou-madame et un damier, avec un jeu de l'oie, renouvelé des Grecs, fort propres à passer le temps lorsqu'on n'a que faire, Molière, l'Avare, II, 1. Le jeu de l'oie vous a renouvelée, comme il l'a été par les Grecs, Sévigné, 125. Mme la Dauphine s'était mise à jouer à l'oie, ne pouvant mieux, Saint-Simon, 303, 199. J'aime les jeux galants où l'esprit se déploie?: C'est, monsieur, par exemple un joli jeu que l'oie, Regnard, le Joueur, I, 7. Le jeu de l'oie n'est pas la seule chose qui soit renouvelée des Grecs, Arnault, Loisirs d'un banni, t. II, p. 45, dans POUGENS.
  • 3Contes de ma mère l'oie, contes dont on amuse les enfants. Et ne m'émeus non plus? Que d'un conte d'Urgande et de ma mère l'oie, Régnier, Sat. X. Qu'aurait-on dit de Virgile, bon Dieu?! si à la descente d'Énée dans l'Italie, il lui avait fait conter par un hôtelier l'histoire de Peau d'âne et des contes de ma mère l'oie?? Boileau, Dissert. sur Joconde (en 1669)

    Fig. Faire des contes de ma mère l'oie, dire des choses où il n'y a nulle apparence de raison et de vérité.

    D'après J. Grimm, les contes de la mère l'oie se rattachent à Berthe la fileuse ou Berthe pied d'oie, dite dans le midi la reine Pedauque?; Berthe, Berchta est une divinité germanique.

  • 4Merde d'oie (on prononce mêr-doi), se dit d'une couleur mêlée de vert. Couleur merde d'oie.
  • 5Petite-oie, ce qu'on retranche d'une oie quand on l'habille pour la faire rôtir, comme les pieds, les bouts d'aile, le cou, le foie, le gésier. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui un abatis.

    Fig. Petite-oie, les bas, le chapeau, et les autres ajustements pour rendre un habillement complet?; ainsi dit par comparaison avec l'abatis d'une volaille. Ne vous vendrai-je rien?? monsieur, des bas de soie, Des gants en broderie, ou quelque petite-oie?? Corneille, Galer. du pal. IV, 14. Que vous semble de ma petite-oie?? la trouvez-vous congruente à l'habit?? Molière, Préc. 10. À la vérité, nos modes changent de temps en temps?; mais avez-vous pris garde que ces changements ne vont pas tant à l'essentiel des habits qu'aux ajustements et à la petite-oie?? Bouhours, Entret. d'Ariste et d'Eug. 2.

    Fig. Les petites faveurs que les femmes accordent à leurs amants. Hors de cela, elle lui accorda après deux ou trois conversations ce qu'une fille peut accorder honnêtement à un homme?; et il fut maître de ce que nous appelons en France la petite-oie, Bussy-Rabutin, la France galante, p. 305, édit. POITEVIN, 1857. Menu détail, baisers donnés et pris?; La petite-oie?; enfin ce qu'on appelle En bon français les préludes d'amour, La Fontaine, Orais.

    Par extension, toute sorte de prélude, de diminutif. Je mettais mon chapeau en garçon qui n'était pas un sot?; enfin j'avais déjà la petite-oie de ce qu'on appelle usage du monde, Marivaux, Pays. parv. part. I. Cette légère mortification a fait dire à une dévote janséniste, que leur sort était bien digne d'envie, et qu'ils avaient obtenu la petite-oie du martyre, D'Alembert, Destruct. des jésuit. ?uv. t. V, p. 202, dans POUGENS.

    Petite-oie est vieux dans toutes ses acceptions.

  • 6Patte-d'oie, voy. PATTE-D'OIE, à son rang.
  • 7Oie noire, synonyme de macreuse.
  • 8Petite constellation qu'on réunit ordinairement à celle du Renard. Le Renard et l'Oie forment la constellation dite Fleuve du Tigre.

    Le Toucan, autre constellation, est appelé Oie d'Amérique, Legoarant ?


HISTORIQUE

XIIIe s. Auwes ne capons, Tailliar, Recueil, p. 140.

XIVe s. Chars de buef, d'oies, H. de Mondeville, f° 45. Que nulz n'achate oes que en la place ou es champs qui sont entre le ponceau de Roulle du pont de Chaillouau jusques aus faubours de Paris, Liv. des mét. 176.

XVIe s. C'est toy qui maints de los très amples doues?; Mais endroit moy tu fais cignes les oues, Marot, II, 380. De chacun baril d'auve, sain, oinct, et autres graisses, Arrêt du parlement, 20 sept. 1527. Il est bien mal-aisé que tels esprits croyent aux petites oyes de vostre religion, comme au baptesme des cloches, D'Aubigné, Faen. IV, 15. Verd de gris, merde d'oye, jaune paisle, jaune doré?, D'Aubigné, ib. I, 2. Voilà une bataille avec ses petites oyes [détails], D'Aubigné, Hist. III, 58. Je luy appris à tourner les talons en dedans, à cheminer en oye et de pareille gravité, D'Aubigné, Conf. II, 1. Qui mange de l'oye du roi, en cent ans il en rend la plume, Carloix, I, 32. Or ça on plume l'oye sans la faire crier, Rabelais, Pant. V, 13. Se hoyes sont trouvées en prés ou en vignes, en quelque temps que ce soit, ou en terres embloyées ou semées, La Thaumassière, Cout. du Berry, p. 328, dans LACURNE. Petite oue [abatis], Oudin, Dict. Petite oue d'habit, Oudin, ib.


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

OIE. Ajoutez?:
9Oie de mer, nom sur les côtes de Normandie, d'un petit cétacé, ainsi dit à cause de la forme de son museau.
10Les oies du frère Philippe, les femmes?; locution qui provient d'un conte de La Fontaine, lequel est tiré de Boccace, qui, à son tour, l'a emprunté à une pieuse légende du moyen âge?: Un jeune homme élevé loin du monde voit pour la première fois des femmes?; le jeune homme, touché de cette vue, demande ce que c'est?; le vieillard répond?: ce sont des oies.
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Encyclopédie, 1re édition

OIE, s. f. anser domesticus, (Hist. nat. Ornithol.) oiseau qui est plus petit que le cygne, & plus gros que le canard : il a environ deux piés dix pouces de longueur depuis la pointe du bec jusqu'à l'extrémité des piés, & à-peu-près deux piés huit pouces jusqu'au bout de la queue : le bec a deux pouces & demi de longueur depuis la pointe jusqu'aux coins de la bouche, & environ trois pouces & demi jusqu'aux yeux. La queue est longue à-peu-près de dix pouces, & composée de dix-huit plumes, dont les extérieures sont les plus courtes ; les autres augmentent de longueur successivement jusqu'à celles du milieu qui sont les plus longues de toutes. La couleur des oies varie comme dans tous les autres oiseaux domestiques ; elles sont ordinairement brunes, ou cendrées, ou blanches ; on en trouve aussi dont la couleur est en partie brune, & en partie blanche. Le bec & les pattes sont jaunes dans les jeunes oies, & deviennent ordinairement rouges avec l'âge : il y a vingt-sept grandes plumes dans chaque aîle. Quand on irrite cet oiseau, il fait entendre un sifflement semblable à celui d'un serpent : l'oie vit très-long-tems. Willughby rapporte que l'on avoit gardé chez le pere d'un de ses amis pendant quatre-vingt ans un oie qui paroissoit pouvoir vivre encore autant de tems, si l'on n'avoit pas été obligé de la tuer, parce qu'elle faisoit une guerre continuelle aux autres oies. Willughby, Ornith. Voyez Oiseau. (I)

Oie sauvage, anser ferus, oiseau qui ressemble à l'oie domestique par la grosseur & par la forme du corps, & qui en differe un peu par la couleur. Il a toute la face supérieure du corps brune, ou d'une couleur cendrée obscure, excepté les plumes de la racine de la queue qui sont blanches. Toute la face inférieure a une couleur blanchâtre ; cette couleur est de plus en plus blanche, à mesure qu'elle se trouve plus près de la queue, & les plumes qui sont sous la queue ont un très-beau blanc ; le bec a la racine & la pointe noires ; le milieu est de couleur de saffran. Raii, synop. meth. avium. Voyez Oiseau. (I)

Oie de Bassan, voyez Oie d'Ecosse.

Oie de Brenta, Brenta anas, torquenta Bellonii, oiseau qui est un peu plus gros & plus alongé que le canard : la tête, le cou, & la partie supérieure de la poitrine sont noires : il y a de chaque côté sur le milieu du cou, une tache ou une petite ligne blanche, en forme de collier, le dos est d'une couleur brune cendrée, comme dans l'oie domestique ; cependant la partie postérieure a une couleur plus noirâtre ; les plumes qui recouvrent le dessus de la racine de la queue sont blanches ; la poitrine a une couleur brune cendrée ; le bas-ventre est blanc ; la queue & les grandes plumes des aîles sont noires, les petites ont une couleur brune cendrée ; les piés sont noirâtres. Cet oiseau a environ un pié six pouces & demi de longueur depuis la pointe du bec jusqu'à l'extrémité de la queue. Willughby, Ornith. Voyez Oiseau. (I)

Oie de Canada, anser canadensis, oiseau qui ressemble beaucoup à l'oie domestique ; il a cependant le corps un peu plus alongé. Le dos est d'un brun cendre, comme dans l'oie domestique, & le croupion est noir : les plumes qui recouvrent en-dessus la racine de la queue sont blanches ; le cou est presque entierement noir, excepté la partie inférieure qui a une couleur blanche ; il y a derriere la tête, au dessous des yeux, une large bande blanche qui entoure le cou presque en entier ; le ventre est blanc ; la queue & les grandes plumes des aîles sont noires ; les petites plumes & celles qui recouvrent immédiatement les grandes, ont une couleur brune cendrée ; celle des pattes est noire. Ray, synop. meth. avium. Voyez Oiseau. (I)

Oie d'Ecosse, Oie Soland, Oie de Bassan, anser bassanus, oiseau qui est de la grosseur de l'oie domestique ; il a le bec long, droit dans toute son étendue, à l'exception de l'extrémité, qui est un peu courbe ; ce bec a une couleur cendrée obscure ; la piece supérieure a de chaque côté un petit appendice situé près de l'endroit où commence la courbure ; l'ouverture de la bouche est grande ; les narines ne sont pas apparentes au-dehors ; le dedans de la bouche a une couleur noire ; la langue est petite, & les pieces du bec sont dentelées. Cet oiseau est entierement blanc, excepté les grandes plumes des aîles qui ont une couleur noirâtre : quand il est vieux, le dessus de la tête a une teinte de roux ; il prend difficilement son essor lorsqu'il est posé sur la terre, parce que ses aîles sont très-longues. Raii, synop. meth. avium. Voyez Oiseau. (I)

Oie d'Espagne, anser hispanicus, an potius guineensis, oiseau qui a comme l'oie domestique le dos d'une couleur brune mêlée de cendrée. Le ventre est blanc, la gorge & la poitrine sont brunes & ont une teinte de roux. Il y a sur la tête une bande d'un brun noirâtre qui s'étend jusqu'au dos en passant sur le face supérieure du cou. Le bec est noir, & il a à sa racine un tubercule proéminent, qui augmente avec l'âge, & qui est toujours plus gros dans les mâles que dans les femelles. La tête est entourée d'une bande blanche en forme de collier placé entre les yeux & la racine du bec. Les plumes de la queue sont de la même couleur que celles du dos & des aîles, & ont l'extrémité blanchâtre. Les piés sont rougeâtres. Il y a des individus qui ont aussi le bec de cette couleur. Le doigt de derriere est très-petit. Willughby, ornit. Voyez Oiseau. (I)

Oie de Magellan, voyez Pengouin.

Oie de marais, anser palustris noster, Raii, oiseau qui est le même que l'oie sauvage ; car la description qu'en donne Ray, d'après Lister, est exactement conforme avec celle de l'oie sauvage, à l'exception de la couleur des piés & du milieu du bec, qui est d'un rouge tirant sur le pourpre dans l'oie de marais ; ces mêmes parties sont de couleur de safran dans l'oie sauvage. Voyez Oie sauvage, Oiseau

Oie de mer, nom que l'on a donné au dauphin, parce que les machoires de ce poisson cetacée ressemblent au bec d'une oie. Voyez Dauphin. (I)

Oie de mer, voyez Harle.

Oie de Moscovie, oiseau qui est plus grand que l'oie domestique. Il a environ trois piés six pouces de longueur depuis la pointe du bec jusqu'à l'extrémité de la queue, & cinq piés d'envergure. Le dessus de la tête & la partie supérieure du cou sont d'un brun obscur, & les côtés de la tête & du cou d'un brun plus pâle. Le bec est noir à la racine, & de couleur orangée dans le reste de sa longueur ; il y a sur la piece supérieure une sorte de tubercule aussi de couleur orangée. Les plumes du dos sont d'un brun obscur ; cette couleur est moins foncée sur les bords extérieurs de chaque plume. Toutes les autres parties du corps & les aîles sont blanches, à l'exception de quelques plumes qui recouvrent le dessus de la racine de la queue. Les jambes & les piés sont d'une couleur orangée. La femelle differe un peu du mâle ; elle a la tête, le cou & la poitrine d'un brun clair, & le dos, les aîles & les cuisses d'un brun obscur ; les bords extérieurs des plumes sont d'un blanc sale. Le tubercule du bec est moins gros que celui du mâle. Albin, Hist. nat. des oiseaux, tome II. Voyez Oiseau. (I)

Oie nonette, voyez Tadorne.

Oie soland, voyez Oie d'Ecosse.

Oies, (Diet. & Mat. méd.) oie domestique & oie sauvage ; ces deux oiseaux ont entr'eux le plus grand rapport, quoique le dernier passe généralement pour meilleur. On mange l'oie jeune & ayant acquis à peine la moitié de son accroissement (à cet âge elle est connue sous le nom d'oison), ou bien dans l'état adulte, c'est-à-dire après avoir acquis tout son accroissement.

La chair de l'oison passe pour avoir éminemment le défaut propre aux jeunes animaux, c'est-à-dire, pour être gluante & comme glaireuse ; & en effet, les personnes qui n'y sont point accoutumées, la trouvent sans consistance & d'un goût plat, & ils la digerent mal ; elle leur donne le dévoiement : ainsi elle doit être rangée avec les alimens suspects & peu salutaires. On sert pourtant l'oison sur les bonnes tables dans le pays où on éleve beaucoup d'oies. On a coutume, & on fait bien de ne le manger que rôti, & avec des sausses piquantes, ou arrosées de jus de citron, ce qui est encore mieux.

L'oie adulte, lorsqu'elle est vieille, est seche, dure & de mauvais goût : les auteurs de diete disent même que l'usage de sa chair est sujet à engendrer des fievres ; ce qui paroît outré : si elle est jeune & grasse, sa chair est fastidieuse & toujours d'un goût plat. En général l'oie n'est servie que dans les festins du peuple ; celui de Paris en mange beaucoup. M. Bruhier observe dans son addition au traité des alimens de Louis Lemeri, que quoiqu'on consomme encore aujourd'hui beaucoup d'oies à Paris, c'étoit toute autre chose autrefois : que la rue nommée à présent la rue aux ours, se nommoit la rue aux oies, ou aux marchands d'oies, qui en faisoient un débit prodigieux, soit qu'ils les vendissent crûes ou rôties. On les mange aujourd'hui soit rôties, soit en ragoût, & principalement en daube. Pour les rendre sous cette derniere forme moins malfaisantes, & plus agréables qu'il est possible, on doit les apprêter avec des assaisonnemens piquans & acides.

Les cuisses d'oie qu'on prépare dans plusieurs pays en les salant à sec, les faisant cuire à demi dans de la graisse d'oie, & les en recouvrant ensuite, qu'on envoie en cet état dans tout le royaume, paroissent un peu corrigées par le sel, & ne sont ni desagréables ni mal saines, étant mangées bouillies : elles font assez bien dans le potage, & sur-tout dans les potages aux choux verds, que les Béarnois appellent garbure, & qui est à présent aussi en usage à Paris, sous le même nom ; servies encore avec de la purée, &c.

La graisse d'oie est très-fine, très-douce & très fondante. On s'en sert dans quelques pays au lieu de beurre : & les pharmacologistes n'ont pas manqué de lui accorder plusieurs vertus médicinales particulieres : mais elle ne possede absolument que les qualités diététiques & médicamenteuses communes aux graisses. Voyez Graisse, Diete, & Mat. méd.

La fiente d'oie est aussi un remede, recommandé à la dose d'environ demi-gros, comme sudorifique, diurétique, emmenagogue & spécialement propre contre la jaunisse. La peau qui recouvre les pattes de l'oie, a été déclarée astringente ; & sa langue séchée & pulvérisée, comme un spécifique contre la retention d'urine. Ettmuler, qui est un des pharmacologistes qui a proposé sérieusement ce prétendu spécifique, assure encore que la langue du même animal mangée fraîche, guérit l'incontinence d'urine. (b)

Oie, foie d', (Art culin. des anc.)les Grecs & les Romains faisoient grand cas des foies d'oies blanches qu'ils engraissoient. Pline le dit lui-même, lib. X. c. 20. nostri sapientiores qui eos jecoris bonitate novere. Fartilibus in magnum amplitudinem crescit. Sumptum quoque lacte mulso augetur. Nous avons encore un passage d'Horace pour le prouver ; c'est dans la Satyre de Nasidiénus homme riche & avare, qui se met en frais pour regaler Mécénas. Il lui donne dans un des plats le foie d'une oie blanche qu'ils ont nourrie de figues fraîches, pinguibus & ficis pastum jecur. Les Grecs appelloient ces foies ??????, en latin, ficata. La maniere de préparer les foies d'oie étoit la même en Italie qu'en Grece. On les servoit rôtis ou frits à la poêle, & enveloppés de la membrane appellée omentum, que nous nommons la coëffe. C'est sur cela qu'est fondé le bon mot d'un aimable courtisanne, qui croyant, étant à table, prendre un foie dans un plat, & ne trouvant sous l'enveloppe qu'un morceau de poumon, s'écria :

???????, ?????? m'?????? ??????????.

« Je suis perdue ! cette maudite robe m'a trompée & me fait mourir ». C'est un vers d'une tragédie greque, qui est dit par Agamemnon, que Clytemnestre & Egyste tuent après l'avoir embarrassé dans une robe sans ouverture. L'application en est fort jolie, & nous prouve bien que les courtisannes de ce tems-là savoient leurs poëtes par c?ur : elles enchaînoient les hommes les plus sages par trois puissans moyens, la beauté, l'esprit cultivé & les talens. (D. J.)

Oie d'Amérique ou Toucan, (Ast.) constellation de l'hémisphere austral, qui est du nombre de celles qu'on ne voit point dans ces climats. Voyez Constellation & Circumpolaires. (O)

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Wiktionnaire


Nom commun - français

oie \wa\ féminin (pour le mâle, on dit : jars)

  1. (Ornithologie) Oiseau palmipède aquatique, apparenté au canard mais plus gros et plus grand, vivant à l'état sauvage ou à l'état domestique.
    • Cette année-là, une épidémie s'étant abattue sur les phasianidés, Mme Lefur dut s'estimer heureuse de pouvoir remplacer par une oie sa dinde noëlesque. (revue Lectures pour tous, Hachette et Cie, 1908, page 254)
    • Les oies dormaient sur une patte ; le bout de l'autre, fripé à dessein comme un gant, pendait négligemment de leur gousset. Et soudain les voilà qui clament, lançant leur cou et le ramenant en piston de trombone à coulisse, sans ensemble et sans mesure, car ce n'est qu'une répétition. (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 37)
    • On ouvrait une oie. On la vidait. On la désossait. On faisait fondre sa graisse. On faisait cuire le tout. Enfin, dans des pots de terre vernissée on enfouissait ces morceaux. On versait dessus la graisse chaude. Elle se figeait et l'oie se conservait, avec sa saveur, dans ce tombeau. (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 141)
  2. Femelle de cette espèce, le mâle étant le jars.
  3. (Canada) (Familier) Indistinctement, bernache du Canada (« outarde ») ou oie des neiges (« oie blanche »).
    • À la nuit tombée, il n'est pas donné à tous de distinguer avec certitude le cacardage d'une volée d'outardes de celui d'une volée d'oies blanches. (Gérald Baril, Si près, si loin, les oies blanches, Montréal, XYZ, 2020, pages 179-180)
  4. (Figuré) Personne sotte.
    • C'est une vraie oie.
  5. (Héraldique) Meuble représentant l'animal du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée passante sans aucun caractère particulier la distinguant du jars, ce qui peut induire une confusion. À rapprocher de canard, cane, canette, cygne et jars.
    • D'azur au pont d'or à trois arches maçonné de sable sommé d'une oie d'argent becquée et membrée d'or, qui est de Lapoutroie ? voir illustration « armoiries avec une oie »
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Trésor de la Langue Française informatisé


OIE, subst. fém.

A. ?
1. ZOOL. Grand oiseau palmipède de la famille des Anatidés (s.v. -idés), dont certaines espèces sont domestiques. Garder les oies; troupeau d'oies; gaver, plumer une oie; duvet d'oie. Des oies, blanches comme des cygnes, lustrent leurs plumes à coups de bec (Du Camp,Hollande,1859, p.152).Chacun a vu des triangles d'oies dans le ciel, et voici la saison des changements, qui va nous ramener cette géométrie volante (Alain,Propos,1934, p.1224):
1. Les doigts experts de la gorgeuse vont et viennent le long du cou (...). Le gésier plein, l'oie est lâchée. Une autre lui succède. L'opération se répète trois fois par jour. Elle est délicate. L'oie engraisse et s'alourdit. Au bout d'un mois, elle ne marche plus qu'à peine. Pesquidoux,Chez nous,1921, p.48.
Oie domestique (oie séquanienne, oie de Toulouse). (Dict. xixes. et xxes.).
Oie sauvage (oie cendrée, oie des moissons, oie rieuse) (Dict. xixes. et xxes.).
? Plume d'oie. Plume provenant de l'aile d'une oie, taillée en pointe et utilisée autrefois pour écrire ou dessiner. Écrire avec une plume d'oie. Le maraud étant unique à (...) préparer les plumes d'oie, dont son maître usait communément (Bourges,Crépusc. dieux,1884, p.68).
2. [P. anal. avec l'oie ou avec certains de ses traits caractéristiques]
? Oie à duvet. Eider. Voici la fameuse oie à duvet ou canard eider, sous l'édredon de laquelle dorment nos petites-maîtresses; (...) qui n'admirerait ce petit ventre d'un blanc rougeâtre, ce bec vert? (Balzac,Peau chagr.,1831, p.231).
? Oie de mer. Dauphin (dont le museau long et plat rappelle le bec de l'oie). V. dauphin1ex. 1.
? Oie noire. ,,Macreuse`` (DG).
3. Expressions.
a) [P. allus. hist.] Les oies du Capitole. Oies consacrées à Junon sur le Capitole, à Rome, et dont les cris sauvèrent les Romains d'une attaque nocturne des Gaulois. L'histoire où l'on voit que les oies du Capitole sentirent l'approche nocturne des Gaulois et par ainsi sauvèrent Rome (Gautier,Fracasse,1863, p.159).
b) [P. allus. à un recueil de contes de Ch. Perrault] Contes de ma mère l'oie. Contes destinés aux enfants, contes de fées. Le passé émeut (...) le petit enfant et l'aïeule; il n'en faut pour preuve que les Contes de ma mère l'Oie, les contes du temps que Berthe filait, les fables du temps que les bêtes parlaient (A. France,Vie fleur,1922, p.322).
? Au fig. Histoire qui n'est pas vraisemblable:
2. Ainsi s'expliqueraient les deux mille francs par mois de M.de Schwarzkoppen, ainsi que l'aventure du bordereau, qui serait en effet de la main d'Esterhazy, celui-ci l'ayant copié dans une ambassade qui tenait le document de Dreyfus. Voilà un joli conte de la mère l'oie. Clemenceau,Iniquité,1899, p.444.
c) JEUX
? Jeu de l'oie. Jeu qui se joue à plusieurs avec des dés et un tableau constitué de soixante-trois cases, illustrées et numérotées, disposées en spirale, dont certaines, placées de neuf en neuf et représentant une oie, permettent au joueur qui y parvient de doubler les points qu'il a faits:
3. ... le noble jeu de l'oie renouvelé des Grecs me ravissait. Dans le jeu de l'oie, tout vit, tout parle, c'est la nature et la destinée: tout y est merveilleux et tout y est vrai, tout y est ordonné et tout y est hasardeux. Les oies fatidiques placées de 9 en 9 m'apparaissaient ainsi que des divinités... A. France,Pt Pierre,1918, p.145.
? Tirer l'oie, des oies. Exercice qui consistait à suspendre une oie vivante à un pieu et à lancer des bâtons contre ce but, jusqu'à ce que le cou de l'animal ait été rompu et détaché. J'ai envie de tirer des oies, comme à la fête de chez nous, avec un grand bâton (Goncourt,Ch. Demailly,1860, p.64).
B. ? P. méton.
1. Chair de cet oiseau, que l'on utilise dans l'alimentation:
4. Il fit asseoir l'empereur (...) autour de sa table chargée de cerfs, de sangliers, de grues, d'oies sauvages et de paons roulés dans le poivre. A. France,Contes Tournebroche,1908, p.4.
SYNT. Oie confite (v. confit II A), rôtie; oie aux marrons; oie de Noël (engraissée pour être mangée à Noël); pâté de foie d'oie ou foie gras (v.foie B 1); graisse d'oie (au fig. boniments à la graisse d'oie, v. graisse A 1 b ?).
2. Vx. Petite oie. Abattis de l'oie que l'on apprête de diverses manières. Petite oie. Faites cuire en hoche-pot (Dumas1873).
? P. anal. ou au fig.
? Garnitures qui agrémentaient les habits au xviies. La Corbinière avait des chausses de petit velours noir, avec le pourpoint de toile d'argent blanc, le manteau pareil (...) et la petite oie d'argent (Nerval,Filles feu,1854, p.550).
? Faveurs préliminaires qu'une femme accorde à un amant. V. octroyer A 1 ex. de Balzac.
P. ext. Préliminaire d'une action quelconque. (Dict. xixes.).
C. ? [P. anal. avec certaines caractéristiques de l'oie]
1. (Couleur) merde* d'oie, caca* d'oie.
2. Pas de l'oie. Pas de parade en usage dans certains pays, et en particulier dans l'armée allemande du IIIeReich. Et vous ne savez pas quel soldat est le soldat allemand, vous qui ne l'avez pas vu comme moi défiler au pas de parade, au pas de l'oie, Unter den Linden (Proust,Temps retr.,1922, p.808).
3. Patte d'oie. V. ce mot.
D. ? P. compar. et au fig.
1. [P. réf. à la réputation de bêtise de l'oie] Loc. Être bête comme une oie; plus bête qu'une oie. Ah! ce gredin de Rougon! Plus bête qu'une oie sur toutes sortes de choses, et malin avec cela! (Zola,E. Rougon,1876, p.94).
? Péj. Personne très bête. C'est une oie. La mère est une oie, dit la baronne (...) mais ce n'est pas la mère que tu épouserais (Feuillet,Honn. d'artiste,1890, p.49):
5. rosa: (...) (Allongeant son pied) Comment trouvez-vous ces petites pantoufles? alidor: Dame! je les trouve en maroquin. rosa: Monsieur le marquis, vous êtes une oie... alidor: Une oie? rosa: Apprenez que, lorsqu'une femme montre ses pantoufles (...) c'est pour qu'on lui parle de son pied! Labiche,Deux merles bl.,1858, III, 5, p.224.
? Emploi adj. Elle gardait de l'entrevue (...) avec le nouveau magnat de la pellicule, un souvenir confus. Rien n'avait marqué (...) de cette conversation, où elle s'était sentie stupide, plus oie qu'il n'est possible (Vialar,Tournez,1956, p.50).
2. [P. assoc. entre la bêtise et la candeur] (Petite) oie blanche, petite oie. Jeune fille qui a reçu une éducation pudibonde, qui est niaise. Il y avait un point sur lequel mon éducation m'avait profondément marquée: en dépit de mes lectures, je restais une oie blanche (Beauvoir,Mém. j. fille,1958, p.161):
6. Rosa vivait tout entière (...) dans un roman forgé par elle de toutes pièces: Christophe l'aimait en secret et n'osait le lui dire, par timidité, ou pour quelque inepte raison, romanesque et romantique, qui plaisait à l'imagination de cette petite oie sentimentale. Rolland,J.-Chr.,Adolesc., 1905, p.258.
3. Locutions
? Marcher comme une oie. Avoir une démarche peu élégante. Il parle (...) de la femme anglaise, qu'il reconnaît ne savoir pas marcher, ?oui, marcher comme une oie, ?tandis que la grâce du marcher appartient à la Française (Goncourt,Journal,1889, p.979).
? S'empiffrer (ou un autre verbe appartenant au même champ sém.) comme une oie. Manger de façon excessive. Comment, encore à bouffer! (...) Quand on a soixante jours de prison dans la peau ce n'est pas pour qu'on emploie le temps à s'empiffrer comme des oies? (Courteline,Train 8 h 47,1888, 3epart., 3, p.237).
REM.
Ouette, subst. fém.,ornith. ,,Bernache cravant ou bernache mouette`` (Duchartre 1973). Il y en avait déjà au moins trente [oiseaux] (...) un bruant tout en or, une ouette qui balançait sa crête rouge et frappait de droite et de gauche avec ses ailes noires (Giono,Que ma joie demeure,1935, p.73).
Prononc. et Orth.: [wa], [w?]. Martinet-Walter 1973 [wa], [w?] (9/8). Att. ds Ac. dep. 1740. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1175 zool. (Benoît de Ste-Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 28945); b)1669 jeu de l'oie (Molière, Avare, II, 1); c) 1907 pas de l'oie (Lar. d'apr. Lar. Lang. fr.); 1923 (Lar. univ.); 2. a) 1remoitié du xvies. petite oie «abattis tranchés d'oie, qu'on sert à manger» (Rec. de poés. fr. des XVeet XVIes., éd. A. de Montaiglon et J. de Rothschild, t.10, p.168); b)1620 «accessoires, menus détails» (A. d'Aubigné, Hist. univ., XI, 18 ds Hug.); c) 1637 «ensemble des rubans, garnitures ornant un habit» (Corneille, La Galerie du palais, IV, 13); d) 1665 «petites faveurs d'une femme à celui qu'elle aime» (La Fontaine, Contes ds OEuvres, éd. H. Régnier, t.4, p.265); 3. a) 1835 «personne très sotte, niaise» (Ac.); b) 1894 (M. Prévost, Demi-vierges, p.174 ds Rob.: car, pour blanche, cette petite oie est blanche); 1909 oie blanche (Martin du G., Devenir, p.158). Réfection, d'apr. oiseau*, de l'a. fr. oe, oue «oie» (xiies. ds T.-L.), issu du b. lat. auca «oie» (iv-ves. ds TLL), contraction de *avica, dér. de avis «oiseau». La forme avec -i- apparaît à la fin du xiies. dans le ms. T de la Chronique des ducs de Normandie, éd. C. Fahlin, 28945. Fréq. abs. littér.: 704. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 448, b)1611; xxes.: a) 1441, b) 880. Bbg. Dauzat Ling. fr. 1946, p.51. _ Gamillscheg (E.). Z. fr. Spr. Lit. 1930, t.54, p.212 (s.v. ouette). _ Lenoble-Pinson (M.). Le Lang. de la chasse. Bruxelles, 1977, p.5, 16, 46, 47. _ Sain. Sources t.3 1972 [1930], pp.42-43, p.184 (s.v. ouette).

OIE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1175 zool. (Benoît de Ste-Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 28945); b)1669 jeu de l'oie (Molière, Avare, II, 1); c) 1907 pas de l'oie (Lar. d'apr. Lar. Lang. fr.); 1923 (Lar. univ.); 2. a) 1remoitié du xvies. petite oie «abattis tranchés d'oie, qu'on sert à manger» (Rec. de poés. fr. des XVeet XVIes., éd. A. de Montaiglon et J. de Rothschild, t.10, p.168); b)1620 «accessoires, menus détails» (A. d'Aubigné, Hist. univ., XI, 18 ds Hug.); c) 1637 «ensemble des rubans, garnitures ornant un habit» (Corneille, La Galerie du palais, IV, 13); d) 1665 «petites faveurs d'une femme à celui qu'elle aime» (La Fontaine, Contes ds OEuvres, éd. H. Régnier, t.4, p.265); 3. a) 1835 «personne très sotte, niaise» (Ac.); b) 1894 (M. Prévost, Demi-vierges, p.174 ds Rob.: car, pour blanche, cette petite oie est blanche); 1909 oie blanche (Martin du G., Devenir, p.158). Réfection, d'apr. oiseau*, de l'a. fr. oe, oue «oie» (xiies. ds T.-L.), issu du b. lat. auca «oie» (iv-ves. ds TLL), contraction de *avica, dér. de avis «oiseau». La forme avec -i- apparaît à la fin du xiies. dans le ms. T de la Chronique des ducs de Normandie, éd. C. Fahlin, 28945.

Oie au Scrabble


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Les citations avec le mot Oie


  1. Il semblerait que ce soit une loi de la nature que l'organisme masculin, lorsqu'il est amoureux... déploie tout le charme de sa personnalité, dans la mesure où il en a.

    Auteur : Karl von Frisch - Source : Les Insectes maîtres de la terre? (1977)


  2. Les puissants des cieux, comme ceux de la terre n'accordent leurs faveurs qu'à ceux qui leur renvoient l'image de leur propre gloire.

    Auteur : Hélène Ouvrard - Source : Contes intemporels


  3. Il semble parfois que les circonstances sont attachées les unes aux autres comme les wagons d'un grand train de marchandises chargés de fleurs, de bêtes, de minéraux, de glace, d'ennuis, de joie et de rêves, et aussi, de loin en loin, parfaitement vides.

    Auteur : André Dhôtel - Source : Le Plateau de Mazagran (1947)


  4. Si le lecteur me permet de lui présenter sitôt une image nouvelle, je me servirai, pour montrer la force de l'éducation, du même exemple qu'emploie Aristote pour expliquer sa doctrine des formes substantielles, quand il nous dit qu'une statue est cachée dans un bloc de marbre, et que l'art du statuaire se borne à élaguer la matière superflue, et à la débarrasser d'une enveloppe grossière. La figure est dans le bloc, et le sculpteur ne fait que l'en tirer. L'éducation est à l'âme humaine ce que la sculpture est à un bloc de marbre.

    Auteur : Joseph Addison - Source : The Spectator (1711)


  5. Les hommes judicieux prévoient à certains indices les dangers, et les évitent.

    Auteur : Esope - Source : Fables, le Lion vieilli et le Renard


  6. Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes.

    Auteur : Coran - Source : Koran, IV, 38


  7. Les gens de guerre estoient contraints de prendre de la mousse et de l'algue qui croist en la mer, après en avoir lavé la salure avec de l'eau doulce, pour la donner à manger à leurs chevaulx.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : César, 68


  8. Un peu plus haut, la soie blanche de la jupe est fendue latéralement, laissant deviner le creux du genou et la cuisse.

    Auteur : Alain Robbe-Grillet - Source : La Maison de rendez-vous (1965)


  9. Le soir, dans l'atelier, où j'ai fait un fusain d'après un torse de la Renaissance, pour un essai du fixatif que Riesener emploie.

    Auteur : Eugène Delacroix - Source : Journal, 14 décembre 1853


  10. Lorsque Dieu nous envoie sur la terre, nous sommes de stupides enfants, il veut que nous en revenions vieillards instruits, donc il faut apprendre !

    Auteur : Alekseï Maksimovitch Pechkov, dit Maxime Gorki - Source : En gagnant mon pain (1915-1916)


  11. Les biographes ne connaissent pas la vie sexuelle de leur propre épouse, mais ils croient connaître celle de Stendhal ou de Faulkner.

    Auteur : Milan Kundera - Source : Les testaments trahis


  12. Il ne faut pas compter sur la pitié des hommes quand ils peuvent se donner l'importante joie de punir.

    Auteur : Marceline Desbordes-Valmore - Source : Correspondance, à Prosper Valmor, 17 novembre 1839


  13. La joie est notre évasion hors du temps.

    Auteur : Simone Weil - Source : La Connaissance surnaturelle (1950)


  14. Nos vies n'ont pas d'importance, elles coulent au fond du temps, pourtant nous avons existé et rien ne l'empêchera : bien que liquides, nos joies ne s'évaporent jamais.

    Auteur : Frédéric Beigbeder - Source : Oona & Salinger (2014)


  15. Ilz leur engraverent sur le front des chevesches, pource que la chevesche est la marque de la monnoie d'Athenes.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Périclès, 51


  16. Et ensemble s'apprenoient et s'exercitoient à l'experience de la marine.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Périclès, 22


  17. Il décida de n'écrire que pour célébrer la beauté de la neige. Il avait trouvé sa voie. Il savait qu'il ne se lasserait jamais de cette vie étincelante.

    Auteur : Maxence Fermine - Source : Neige (1999)


  18. Les hommes meurent - Les hommes vivent - Passent les oies sauvages.

    Auteur : Natsume Soseki - Source : Haikus


  19. Il faut que ce soit comme dans la vraie vie. Pour que les gens y croient. Qu'ils pensent que c'est vraiment arrivé.

    Auteur : Meryem Alaoui - Source : La vérité sort de la bouche du cheval


  20. Que tous les excès de langage soient possibles en famille donne l'envie de connaître un milieu où tout ne peut pas se dire.

    Auteur : Robert Mallet - Source : Apostilles (1972)


  21. Le 11 septembre 2001 a ouvert un nouveau siècle, celui des miroirs avec ce qu'ils renvoient de notre monde: l'apparence; et ce qu'il y a derrière: une vision subjective de la réalité.

    Auteur : Maxime Chattam - Source : Le Cycle de la vérité, Les Arcanes du chaos (2006)


  22. Lavinus feit response que les Romains ne le vouloient point pour arbitre, ny ne le craignoient point pour ennemy.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Pyrrhus, 34


  23. Faire l'amour, c'est encore le meilleur remède contre la solitude, le seul moyen de dépasser les frontières qui isolent deux êtres, si proches l'un de l'autre soient-ils.

    Auteur : Anne Bernard - Source : L'Amour sans passeport


  24. Profondes joies du vin, qui ne vous a connues? Quiconque a un remords à apaiser, un souvenir à évoquer, une douleur à noyer, un château en Espagne à bâtir, tous, vous ont invoqué, dieu mystérieux caché dans les fibres de la vigne!

    Auteur : Charles Baudelaire - Source : Sans référence


  25. Ils envoient leur conscience au bordel et tiennent leur contenance en règle.

    Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais, IV, 5


Les citations du Littré sur Oie


  1. S'estoient tous retraits dedans les forests .... et y avoient tout attrait et mis à sauveté

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 57


  2. Et lui portoient renommée ceux du pays qui le connaissoient [le roi de Portugal] que encore estoit-il caste et n'avoit oncques eu compagnie charnellement avec une femme

    Auteur : Jean Froissard - Source : II, III, 56


  3. Ils l'enhortoient de suivre l'inclination de sa nature, laquelle l'avoit fait naistre à plus grandes choses

    Auteur : AMYOT - Source : Pyrrh. 10


  4. Mais estoient au parti, comme pour les assaillans tous enfroisser et lapider de pierres, s'ils fussent passés outre la riviere, et n'eussent pu les Anglois aucunement retourner

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 41


  5. Les Aegyptiens qui s'appareilloient pour voguer aprèz eulx

    Auteur : AMYOT - Source : Pomp. 110


  6. La création des terziers, à l'époque de la vente des bandites, a eu pour cause la nécessité d'établir, entre les villages et les diverses bandites, des voies de communication larges et faciles que les troupeaux des bandiotes doivent suivre pour se rendre chacun dans sa bandite particulière....les bandiotes (propriétaires des bandites) ne sont que cessionnaires d'un droit d'usage sur les terziers, pour le pâturage et le passage de leurs troupeaux

    Auteur : A. ROUSSET - Source : Dict. des forêts, au mot terzier.


  7. Tabours, chalemines, Sonnoient à mieulx mieulx

    Auteur : J. MAROT - Source : V, 173


  8. Votre chronologie se traîne avec peine à cinq ou six siècles au delà de la guerre de Troie

    Auteur : BARTHÉLEMY - Source : Anach. ch. 65


  9. Comment que je chant ne rie, Je devroie mieus plurer

    Auteur : AUB. DE SEZANNE - Source : Rom. p. 126


  10. Hector tomba sous lui [Achille], Troie expira sous vous

    Auteur : Jean Racine - Source : Andr. I, 2


  11. Jean Lyon savoit tout de certain qu'il avoit jà tant courroucé le comte que jamais n'en viendroit à paix ; et, s'il y venoit par voie de dissimulation, bien savoit qu'il en mourroit

    Auteur : Jean Froissard - Source : II, II, 55


  12. ....Comme un vautour qui plonge sur sa proie, Le malheur, à ces mots, pousse en signe de joie Un long gémissement

    Auteur : LAMART. - Source : Méd. I, 7


  13. Donques pourroient il fere fere par lor serjans les desobeissances à lor segneurs

    Auteur : BEAUMANOIR - Source : XXIX, 3


  14. [à la bataille de Montlhéry] du costé du roy fust un homme d'estat, qui s'enfuit jusques à Luzignan, sans repaistre ; et du costé du comte [de Charolois], un autre homme de bien jusques au Quesnoy-le-Comte ; ces deux n'avoient garde de se mordre l'un l'autre

    Auteur : COMM. - Source : Mém. I, 4


  15. Pour le temps que ce scisme vint en l'Eglise, France, Castille et Escosse estoient conjointes ensemble par alliance

    Auteur : Jean Froissard - Source : II, III, 27


  16. Li chastelains de Couci aima tant Qu'onc pour amor nus [nul] n'en ot dolor graindre [plus grande] ; Pour ce ferai ma complainte en son chant, Car je ne cuit que la moie soit maindre [moindre]

    Auteur : ANONYME - Source : dans Couci.


  17. Les quelz pillarz prenoient femmes par force, tant nobles que coustumieres

    Auteur : DU CANGE - Source : consuetudo.


  18. Où a-t-on pris que la peine et la récompense ne soient que pour les jugements humains, et qu'il n'y ait pas en Dieu une justice infinie dont celle qui reluit en nous ne soit qu'une étincelle ? que s'il est une telle justice, souveraine et par conséquent inévitable, divine et par conséquent infinie, qui nous dira qu'elle n'agisse jamais selon sa nature, et qu'une justice infinie ne s'exerce pas à la fin par un supplice infini et éternel ?

    Auteur : BOSSUET - Source : Anne de Gonz.


  19. Ilz ne payoient riens et estoient fournis de ce qui leur estoit necessaire

    Auteur : COMM. - Source : IV, 9


  20. Donnez-moi donc, seigneur, vous-même quelque jour, Quelque infaillible voie à fixer votre amour

    Auteur : Corneille - Source : Sur. II, 3


  21. Ceux qui ont la foi vive dedans le coeur voient....

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Pensées.


  22. Ces deux [Philippe d'Artevelle et Piètre du Bois] se nommoient et escrisoient souverains capitaines de tous

    Auteur : Jean Froissard - Source : II, II, 160


  23. Ils [les gens de guerre] faisoient monstre tous les moys sur les lieux et recevoient argent

    Auteur : COMM. - Source : III, 1


  24. Et il respondi que il entendoit que j'avoie l'apostume en la gorge, par quoi je ne pouoie eschaper

    Auteur : JOINV. - Source : 241


  25. Ils [les domestiques] ne parloient en ma compaignie qu'autant de mots latins que chascun en avoit apprins pour jargonner avec moy

    Auteur : MONT. - Source : I, 194




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