Définition de « abdication »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot abdication de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur abdication pour aider à enrichir la compréhension du mot Abdication et répondre à la question quelle est la définition de abdication ?

NOM genre (f) de 4 syllabes
Une définition simple : (fr-rég|ab.di.ka.sj??) abdication (f)

  • Action de renoncer à une charge importante. - (note) Se dit en parlant de celui qui abdique et de la chose abdiquée. - Après labdication expresse ou légale, le roi sera dans la classe des citoyens, et pourra être accusé et jugé comme eux pour les actes postérieurs à son abdication. (Constitution du 3 septembre 1791)

  • (vx) (term|Jurisprudence ancienne) Acte par lequel un père privait son fils des droits que celui-ci avait, à ce titre, dans sa succession. - L’abdication était une exhérédation prononcée pendant la vie et susceptible de révocation.


    Définitions de « abdication »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    ABDICATION, subst. fém.

    I.? Sens propre DR. Renonciation à de hautes fonctions, à l'autorité souveraine. [Se dit aussi en parlant de situations moins importantes, d'une charge d'une qualité, d'un titre, d'un droit] Cf. abdiquer I :
    1. Le dernier recueil en deux volumes contient une suite de pamphlets, la plupart dirigés contre Buonaparte aux jours de sa chute, de son abdication et de son exil. E.-J. Delécluze, Journal,1827, p. 375.
    2. Il s'agissait bien de quelques phrases diplomatiques sur la déchéance, sur l'abdication, sur le traité du 11 avril et du 30 mai, pour arrêter Napoléon! F.-R. de Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 2, 1848, p. 594.
    ? Anciennement. Abdication des droits de cité ou de patrie. Abandon volontaire de ses droits :
    3. Il était Rousseau de Genève. Il y tenait. « Citoyen de Genève », ç'avait été sa signature chaque fois qu'il avait voulu donner aux hommes l'idée de ce que pouvaient la vertu et la liberté. Genève, par lui, était en train de changer le monde. Et Genève le méprisait. Eh bien! Entre sa patrie et lui-même, le monde choisirait. Cette lettre d'abdication ferait la honte éternelle de Genève. J. Guéhenno, Jean-Jacques,Grandeur et misère d'un esprit, 1952, p. 130.
    Rem. J. Guéhenno emploie ce mot à propos de J.-J. Rousseau, qui abdiqua ses droits de citoyen de Genève. Il ne semble pas que cet usage appartienne aujourd'hui à la lang. commune.
    ? P. ext. Aliénation des volontés particulières au profit d'une volonté supérieure de type jur. (monarchie, suprématie, usurpation) ou mor. (ambitions, vanités, prétentions, amour-propre) (cf. II) :
    4. La monarchie n'est point une préférence accordée à un homme aux dépens des autres; c'est une suprématie consacrée d'avance : elle décourage les ambitions, mais n'offense point les vanités. L'usurpation exige de la part de tous une abdication immédiate en faveur d'un seul : elle soulève toutes les prétentions : elle met en fermentation tous les amours-propres. B. Constant, De l'Esprit de conquête et de l'usurpation,1813, p. 187.
    5. Au point de vue politique, il n'y a qu'un seul principe : la souveraineté de l'homme sur lui-même. Cette souveraineté de moi sur moi s'appelle liberté. Là où deux ou plusieurs de ces souverainetés s'associent commence l'état. Mais dans cette association il n'y a nulle abdication. V. Hugo, Les Misérables,t. 2, 1862, p. 314.
    II.? Au fig. Action de renoncer à une valeur ou à un sentiment considérés comme étant de grand prix. Cf. abdiquer II :
    6. ... quand les nuages s'amoncellent, quand toute la fureur de la nature se manifeste, l'homme se sent une énergie intérieure qui peut s'affranchir de toutes les craintes, par la volonté ou par la résignation, par l'exercice ou par l'abdication de sa liberté morale; et cette conscience de lui-même le ranime et l'encourage. G. de Staël, De l'Allemagne,t. 4, 1810, p. 138.
    7. Balzac pensait sans doute qu'il n'est pas pour l'homme de plus grande honte ni de plus vive souffrance que l'abdication de sa volonté. Ch. Baudelaire, Paradis artificiels,le Poème du haschisch, 1860, p. 384.
    8. Mon appréhension de la vie me ressaisit à la gorge. Mon besoin d'étourdissement, d'oubli, d'abstention, d'abdication reparaît plus puissant que jamais. Je ne me sens aucune volonté, aucune espérance, aucun talent, aucun avenir, aucune audace. H.-F. Amiel, Journal intime,1866, p. 399.
    9. Ce qu'elle [Manette] avait obtenu de lui [Coriolis], ce n'avait point été une entière et brusque abdication de ses goûts, de ses instincts, de ses attaches de c?ur, ... E. et J. de Goncourt, Manette Salomon,1867, p. 399.
    10. ... dans les conceptions les plus admirables de Haendel et de Bach, il n'y avait pas la renonciation d'un succès public, le sacrifice d'un effet d'art, l'abdication d'un orgueil humain s'écoutant prier; ... J.-K. Huysmans, À rebours,1884, p. 269.
    11. Il faut que cette conscience recréée par les mekhitaristes de San-Lazzaro prouve sa force par des sacrifices, par des abdications individuelles au profit de la communauté. M. Barrès, Scènes et doctrines de nationalisme,1902, p. 117.
    12. ... mais il y a, dans le renoncement à la joie, de la faillite et comme une sorte d'abdication, de lâcheté. A. Gide, Les Nouvelles Nourritures,1935, p. 284.
    Rem. Le mot est gén. suivi d'un compl. de n. introd. par la prép. de; empl. sans compl. (ex. 8, 12), il prend une valeur plus gén. corresp. à l'emploi absolu du verbe (cf. abdiquer II B).
    Stylistique ? 1. Stable dep. le lat. médiév., le mot, en tant que terme de la lang. du dr. (sens I), connaît une grande vitalité au xixes., en raison des événements hist. de l'époque (on le rencontre souvent chez des auteurs comme Chateaubriand, Las Cases, etc.). Dans son sens II, le mot appartient à la lang. de la psychol. ou de la mor., d'où sa fréquence dans les romans d'analyse, les journaux intimes (Amiel, Bourget, Gide, etc.). Pris dans ce sens fig., le mot n'a pas obligatoirement la nuance péj. que lui attribuent certains lexicographes (cf. déf. ds Rob. « abandon qui manifeste de la faiblesse ou de la lâcheté »). Si celle-ci apparaît effectivement dans certains cont. (cf. ex. 7, 12), le mot a une coloration laudative dans les ex. 6, 10 et 11. 2. Emplois partic. relevés dans la docum. : . Lorsque J. Sandeau applique abdication à un bien matériel (cf. abdiquer, ex. 20), il retrouve un emploi vieilli au xixes. (cf. hist. I B). . Emplois iron. lorsque p. ex. abdication est construit avec un mot désignant une partie du corps : 13. Les distances avaient été calculées de manière à ce que tout le monde fût rendu à Valombreuse à huit heures du matin. Les électeurs de la ville, plus voisins du château, devaient s'y rendre dans une promenade matinale. Il s'agissait d'un gala : les convives furent ponctuels. : A neuf heures, je tenais soixante-seize électeurs dans ma salle à manger; j'allais nourrir et désaltérer la majorité. (...) du gibier de toute espèce, des truites, (...) accompagnaient les pièces apportées de Paris, les pâtés de foies, les terrines, (...) enfin tous les hors-d'?uvres qui ont une célébrité gastronomique. A l'aspect de cette table chargée de mets, il se fit un silence général : l'admiration domina l'appétit. Mais cette abdication de l'estomac ne dura qu'un moment, et bientôt on put voir la majorité à l'?uvre. L. Reybaud, Jérome Paturot, 1842, p. 331. 14. Il allait hériter de nos maîtres avides, De ceux qui nous font dire : une science est à nous. Seigneur, nous n'avons rien que nos cartables vides Et l'abdication de nos roides genoux. Ch. Péguy, Ève, 1913, p. 868.
    Prononc. : [abdikasj? ?]. Enq. : /abdikasiõ/.
    ÉTYMOL. ? Corresp. rom. : prov. abdicacioun; ital. abdicazione; esp. abdicación; port. abdicaça?o; cat. abdicació. 1. av. 1406 « action de renoncer à qqc. » (l'obj. désigne une valeur) (Internele consolacion, 165, Pereire ds Quem. : abdication de toute convoitise) et 1470 (Le Livre de la discipline d'amour divine, fol. 152b, éd. 1537 ds R. Et. rabel., 9, 1911, p. 298 : Quant aux biens corporelz, par renunciation et abdication); 2. 1584 « action de renoncer à une dignité, à une charge » terme jur. (Thevet, Vies des hommes illustres, 541 vo, Delboulle ds Quem. : Mais pour son abdication volontaire [de la dignité de chancelier] ne peut-il adoucir le c?ur ulcéré du roy); 3. 1605 « action d'exclure un fils de la famille; exhérédation » terme jur. (Lomineau, Jurisprudence françoise, 74, Delboulle ds Quem. : Et estoit l'abdication une privation ou exclusion des hommes de la parenté et succession des père, mère, frères et s?urs et autres parens). Empr. au lat. abdicatio (comme di?cere et abdi?cere à l'orig. terme techn.) attesté au sens 2 dep. Tite-Live 6, 16, 8 (TLL s.v., 53, 25 : abdicatione dictaturae; cf. lat.. médiév. archiepiscopi abdicatio, Conc. Rem., 47, Mittellat. W. s.v., 16, 35), au sens 3 dep. Pline (Nat. hist. 7, TLL s.v., 53, 30 : abdicatio Post. Agrippae post adoptionem); lat. médiév. fréquemment attesté au sens de « action de renoncer à un droit » (cf. 1125-37 Dipl. Loth. III, 11, Mittellat. W. s.v., 16, 41 : decimationis abdicationem accepit). Élargissement de sens en lat. chrét. « action de renoncer à » (notion de renoncement volontaire) (TLL s.v., 53, 48 sq) : d'où 1 (cont. relig.). HISTORIQUE I.? Sens et accept. disparus av. 1789. ? A.? « Exhérédation » (cf. étymol. 3), sens attesté pour la 1refois en 1605; ne survit pas au-delà de la fin du xviiies. : L'abdication d'un fils rebelle et désobéissant. Trév. 1771. ? Rem. 1. Aux xviieet xviiies., ce sens techn. est mentionné ds les éd. successives de Fur. et Trév., mais manque ds les dict. de l'Ac. (cf. abdiquer, hist. I, rem. 2). 2. Certains dict. des xixeet xxes. en font état, mais en précisant qu'il s'agit d'un terme anc. : Il signifiait aussi, dans notre ancienne jurisprudence, Acte par lequel un père privait son fils des droits que celui-ci avait, à ce titre, dans sa succession. L'abdication était une exhérédation prononcée pendant la vie et susceptible de révocation. Ac. 1932-1935. B.? Abdication de biens, terme de dr. attesté dès 1470 (cf. étymol. 1), mentionné par Fur. et Trév. jusqu'en 1771 : On dit (...) au Palais, Faire une abdication de biens, quand on fait un abandonnement entier. Trév. 1771. ? Rem. A l'époque contemp., seuls Besch. et le DG rappellent l'expr. faire l'abdication de ses biens, qui ne semble plus usitée dans la lang. jur. issue du Code civil. C.? En parlant des droits de cité ou de patrie. Cet emploi, rare, est signalé par Trév. 1771 comme terme de dr. en partic. de dr. romain : Harris, dans son Dictionnaire Anglois des Arts, dit qu'on trouve qu'abdication s'est dit encore d'un homme libre qui renonce à sa condition pour se faire esclave, ou d'un citoyen romain qui renonce à cette qualité et aux privilèges qui y sont attachés. ? Rem. 1. Dans l'Antiquité, cette abdication des droits de cité équivalait à une abdication de la liberté (cf. Ac. Compl. 1842 et Besch.). 2. Au xviiies. on retrouve ce terme à propos de Rousseau qui abdiqua ses droits de citoyen de Genève (cf. sém. I, rem.). II.? Hist. des sens attestés apr. 1789. ? A.? Sém. sens I. ? Terme de dr., en parlant de hautes fonctions, attesté de 1584 (cf. étymol. 2) jusqu'à nos jours, cf. par ex. au xviies. : Abdication de Charles Quint. Rich. 1680. Renonciation volontaire à une charge, à une magistrature. Fur. 1690. (Cf. encore Ac. 1718 à 1798, Trév. 1771 et sém. I). ? Rem. ,,[Le mot] se prend aussi passivement et se dit par rapport à la chose abdiquée. L'abdication de l'Empire.`` (Ac. 1694). Cette constr., attestée ds Littré, semble sortie de l'usage. B. ? Sém. sens II (en parlant de valeurs abstr.). ? Anciennement attesté (cf. étymol. 1), il ne figure ni ds les dict. du xviies. ni ds ceux du xviiie. Le DG cite cependant un ex. : L'abdication que j'ai faite de tout ce qui peut être douteux. Descartes, Réponse aux sept objections.
    STAT. ? Fréq. abs. litt. : 271. Fréq. rel. litt. : xixes. : a) 553, b) 166; xxes. : a) 445, b) 323.
    BBG. ? Barr. 1967. ? Bouillet 1859. ? Bouyer 1963. ? J. Dubois Pol. 1962. ? Dupin-Lab. 1846. ? Gramm. 1789. ? Lavedan 1964. ? Lep. 1948. ? Pol. 1868. ? St-Edme 1824-28. ? Théol. cath. 1909.


    Wiktionnaire


    Nom commun - français

    abdication \ab.di.ka.sj??\ féminin

    1. Action de renoncer à une charge importante. ? Note : Se dit en parlant de celui qui abdique et de la chose abdiquée.
      • Après l'abdication expresse ou légale, le roi sera dans la classe des citoyens, et pourra être accusé et jugé comme eux pour les actes postérieurs à son abdication. (Constitution du 3 septembre 1791)
    2. (Figuré) Renoncement à ses valeurs, à sa personnalité, à son amour-propre.
      • Si ces hommes étaient soumis à ses camarades, jusqu'à l'abdication complète de toute volonté humaine, c'était la peur qui les y contraignait. (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
      • La Pauvreté, ah! la garce! Elle va dans un cortège d'humiliations, de basses rancunes, de fangeuses abdications. Elle traîne, derrière elle, sa s?ur la Misère, au rire édenté, aux orbites desséchées, aux doigts mous. (Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, page 34)
    3. (Vieilli) (Jurisprudence ancienne) Acte par lequel un père privait son fils des droits que celui-ci avait, à ce titre, dans sa succession.
      • L'abdication était une exhérédation prononcée pendant la vie et susceptible de révocation.
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    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    ABDICATION. n. f.
    Action d'abdiquer. Il se dit en parlant de Celui qui abdique et de la Chose abdiquée. L'abdication de Dioclétien. Charles-Quint fit abdication à Bruxelles. L'abdication d'une couronne, d'un empire est quelquefois suivie de regrets. Il signifiait aussi, dans notre ancienne Jurisprudence, Acte par lequel un père privait son fils des droits que celui-ci avait, à ce titre, dans sa succession. L'abdication était une exhérédation prononcée pendant la vie et susceptible de révocation.

    Littré

    ABDICATION (ab-di-ca-sion) s. f.
    • 1Action d'abdiquer?; se dit de celui qui abdique et de la chose qui est abdiquée. L'abdication de Sylla. de Dioclétien, de Charles - Quint. Faire abdication. L'abdication de la couronne, de l'empire.
    • 2Dans l'ancienne jurisprudence, l'acte par lequel un père privait son fils des droits que celui-ci avait dans la succession?: l'abdication était une exhérédation prononcée pendant la vie.
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    Encyclopédie, 1re édition

    ABDICATION, s. f. acte par lequel un Magistrat ou une personne en Charge y renonce, & s'en démet avant que le terme légal de son service soit expiré. Voyez Renonciation.

    Ce mot est dérivé d'abdicare, composé de ab, & de dicere, déclarer.

    On confond souvent l'abdication avec la résignation : mais à parler exactement, il y a de la différence. Car l'abdication se fait purement & simplement, au lieu que la résignation se fait en faveur de quelque personne tierce. Voyez Résignation.

    En ce sens on dit que Dioclétien & Charles V. abdiquerent la Couronne, & que Philippe V. Roi d'Espagne la résigna. Le Parlement d'Angleterre a décidé que la violation des Lois faite par le Roi Jacques, en quittant son Royaume, sans avoir pourvû à l'administration nécessaire des affaires pendant son absence, emportoit avec elle l'abdication de la Couronne : mais cette décision du Parlement est-elle bien équitable ?

    Abdication dans le Droit civil, se prend particulierement pour l'acte par lequel un pere congédie & desavoue son fils, & l'exclut de sa famille. En ce sens, ce mot est synonyme au mot Grec ??????????, & au mot Latin, à familiâ alienatio, ou quelquefois ablegatio & negatio, & est opposé à adoption. Il differe de l'exhérédation, en ce que l'abdication se faisoit du vivant du pere, au lieu que l'exhérédation ne se faisoit qu'à la mort. Ainsi quiconque étoit abdiqué, étoit aussi exhérédé, mais non vice versâ. V. Exhérédation.

    L'abdication se faisoit pour les mêmes causes que l'exhérédation.

    Abdication s'est dit encore de l'action d'un homme libre qui renonçoit à sa liberté, & se faisoit volontairement esclave ; & d'un citoyen Romain qui renonçoit à cette qualité, & aux priviléges qui y étoient attachés.

    Abdication, au Palais, est aussi quelquefois synonyme à abandonnement. V. Abandonnement. (H)

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    Étymologie de « abdication »

    Abdicatio, de abdicare, abdiquer.

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    Du latin abdicatio.
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    ABDICATION, subst. fém.
    ÉTYMOL. ? Corresp. rom. : prov. abdicacioun; ital. abdicazione; esp. abdicación; port. abdicaça?o; cat. abdicació. 1. av. 1406 « action de renoncer à qqc. » (l'obj. désigne une valeur) (Internele consolacion, 165, Pereire ds Quem. : abdication de toute convoitise) et 1470 (Le Livre de la discipline d'amour divine, fol. 152b, éd. 1537 ds R. Et. rabel., 9, 1911, p. 298 : Quant aux biens corporelz, par renunciation et abdication); 2. 1584 « action de renoncer à une dignité, à une charge » terme jur. (Thevet, Vies des hommes illustres, 541 vo, Delboulle ds Quem. : Mais pour son abdication volontaire [de la dignité de chancelier] ne peut-il adoucir le c?ur ulcéré du roy); 3. 1605 « action d'exclure un fils de la famille; exhérédation » terme jur. (Lomineau, Jurisprudence françoise, 74, Delboulle ds Quem. : Et estoit l'abdication une privation ou exclusion des hommes de la parenté et succession des père, mère, frères et s?urs et autres parens). Empr. au lat. abdicatio (comme di?cere et abdi?cere à l'orig. terme techn.) attesté au sens 2 dep. Tite-Live 6, 16, 8 (TLL s.v., 53, 25 : abdicatione dictaturae; cf. lat.. médiév. archiepiscopi abdicatio, Conc. Rem., 47, Mittellat. W. s.v., 16, 35), au sens 3 dep. Pline (Nat. hist. 7, TLL s.v., 53, 30 : abdicatio Post. Agrippae post adoptionem); lat. médiév. fréquemment attesté au sens de « action de renoncer à un droit » (cf. 1125-37 Dipl. Loth. III, 11, Mittellat. W. s.v., 16, 41 : decimationis abdicationem accepit). Élargissement de sens en lat. chrét. « action de renoncer à » (notion de renoncement volontaire) (TLL s.v., 53, 48 sq) : d'où 1 (cont. relig.). HISTORIQUE I.? Sens et accept. disparus av. 1789. ? A.? « Exhérédation » (cf. étymol. 3), sens attesté pour la 1refois en 1605; ne survit pas au-delà de la fin du xviiies. : L'abdication d'un fils rebelle et désobéissant. Trév. 1771. ? Rem. 1. Aux xviieet xviiies., ce sens techn. est mentionné ds les éd. successives de Fur. et Trév., mais manque ds les dict. de l'Ac. (cf. abdiquer, hist. I, rem. 2). 2. Certains dict. des xixeet xxes. en font état, mais en précisant qu'il s'agit d'un terme anc. : Il signifiait aussi, dans notre ancienne jurisprudence, Acte par lequel un père privait son fils des droits que celui-ci avait, à ce titre, dans sa succession. L'abdication était une exhérédation prononcée pendant la vie et susceptible de révocation. Ac. 1932-1935. B.? Abdication de biens, terme de dr. attesté dès 1470 (cf. étymol. 1), mentionné par Fur. et Trév. jusqu'en 1771 : On dit (...) au Palais, Faire une abdication de biens, quand on fait un abandonnement entier. Trév. 1771. ? Rem. A l'époque contemp., seuls Besch. et le DG rappellent l'expr. faire l'abdication de ses biens, qui ne semble plus usitée dans la lang. jur. issue du Code civil. C.? En parlant des droits de cité ou de patrie. Cet emploi, rare, est signalé par Trév. 1771 comme terme de dr. en partic. de dr. romain : Harris, dans son Dictionnaire Anglois des Arts, dit qu'on trouve qu'abdication s'est dit encore d'un homme libre qui renonce à sa condition pour se faire esclave, ou d'un citoyen romain qui renonce à cette qualité et aux privilèges qui y sont attachés. ? Rem. 1. Dans l'Antiquité, cette abdication des droits de cité équivalait à une abdication de la liberté (cf. Ac. Compl. 1842 et Besch.). 2. Au xviiies. on retrouve ce terme à propos de Rousseau qui abdiqua ses droits de citoyen de Genève (cf. sém. I, rem.). II.? Hist. des sens attestés apr. 1789. ? A.? Sém. sens I. ? Terme de dr., en parlant de hautes fonctions, attesté de 1584 (cf. étymol. 2) jusqu'à nos jours, cf. par ex. au xviies. : Abdication de Charles Quint. Rich. 1680. Renonciation volontaire à une charge, à une magistrature. Fur. 1690. (Cf. encore Ac. 1718 à 1798, Trév. 1771 et sém. I). ? Rem. ,,[Le mot] se prend aussi passivement et se dit par rapport à la chose abdiquée. L'abdication de l'Empire.`` (Ac. 1694). Cette constr., attestée ds Littré, semble sortie de l'usage. B. ? Sém. sens II (en parlant de valeurs abstr.). ? Anciennement attesté (cf. étymol. 1), il ne figure ni ds les dict. du xviies. ni ds ceux du xviiie. Le DG cite cependant un ex. : L'abdication que j'ai faite de tout ce qui peut être douteux. Descartes, Réponse aux sept objections.

    abdication au Scrabble


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    abdication

    Les rimes de « abdication »


    On recherche une rime en .

    Les rimes de abdication peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en j§

    Rimes de vérifiions      Rimes de ex-champion      Rimes de population      Rimes de constitutions      Rimes de carbonisation      Rimes de notation      Rimes de constipation      Rimes de insolation      Rimes de mobilisions      Rimes de obtenions      Rimes de trouverions      Rimes de continuions      Rimes de gabions      Rimes de épurations      Rimes de emmenions      Rimes de sautions      Rimes de emboîtions      Rimes de éventration      Rimes de satiation      Rimes de énumération      Rimes de inapplication      Rimes de désorbitation      Rimes de ganglion      Rimes de migration      Rimes de allumions      Rimes de condamnations      Rimes de miniaturisation      Rimes de commisération      Rimes de fichions      Rimes de canonisations      Rimes de ciselions      Rimes de dilection      Rimes de irruptions      Rimes de dévaluations      Rimes de inexpression      Rimes de confédération      Rimes de recognition      Rimes de damnation      Rimes de prétention      Rimes de déciderions      Rimes de excitations      Rimes de postulations      Rimes de inhibitions      Rimes de layons      Rimes de corrections      Rimes de reposions      Rimes de rémunérations      Rimes de écrivaillons      Rimes de extasions      Rimes de paressions     

    Mots du jour

    vérifiions     ex-champion     population     constitutions     carbonisation     notation     constipation     insolation     mobilisions     obtenions     trouverions     continuions     gabions     épurations     emmenions     sautions     emboîtions     éventration     satiation     énumération     inapplication     désorbitation     ganglion     migration     allumions     condamnations     miniaturisation     commisération     fichions     canonisations     ciselions     dilection     irruptions     dévaluations     inexpression     confédération     recognition     damnation     prétention     déciderions     excitations     postulations     inhibitions     layons     corrections     reposions     rémunérations     écrivaillons     extasions     paressions     


    Les citations sur « abdication »

    1. En littérature, qui dit imitation dit abdication. L'imitateur est un quidam qui rappelle quelqu'un, voilà tout. C'est la fiction d'un être et non un être; la grammaire dirait: un pronom, et pas un nom.

      Auteur : Henri-Frédéric Amiel - Source : Grains de mil (1854)


    2. L'abdication d'une mère est un acte épouvantable ou sublime.

      Auteur : Honoré de Balzac - Source : La Comédie humaine (1842-1852)


    3. Toute réussite déguise une abdication.

      Auteur : Simone de Beauvoir - Source : Mémoires d'une jeune fille rangée (1958)


    4. Le gouvernement provisoire formé depuis l'abdication de Bonaparte fut dissous par une espèce d'acte d'accusation contre la couronne: pierre d'attente sur laquelle on espérait bâtir un jour une nouvelle révolution.

      Auteur : François-René de Chateaubriand - Source : Mémoires d'outre-tombe (1848), Partie 2, Livre 23, Chapitre 20


    5. Si l'on excuse les fautes du pouvoir, on le condamne après son abdication.

      Auteur : Honoré de Balzac - Source : Illusions perdues (1837-1843)


    6. Il y a, dans le renoncement à la joie, de la faillite et comme une sorte d'abdication, de lâcheté.

      Auteur : André Gide - Source : Les Nouvelles Nourritures (1935)


    7. Chacun de nous a sa peur particulière, la peur invincible, insurmontable, qui peut l'entraîner jusqu'à l'abdication de toute dignité.

      Auteur : Rudyard Kipling - Source : La Lumière qui s'éteint (1900)


    8. Tout plutôt que l'abdication de la raison, de la justice devant la force brutale.

      Auteur : Roger Martin du Gard - Source : Sans référence


    9. En choses intellectuelles, il ne faut ni abdication ni triomphe. L'abdication est toujours un peu déprimante et le triomphe est toujours vain.

      Auteur : Emile Faguet - Source : L'Art de lire


    10. L'histoire nous dit que toute obéissance est une abdication, que toute servitude est une mort anticipée.

      Auteur : Jean Jacques Elisée Reclus - Source : L'Evolution, la révolution et l'idéal anarchique (1897)


    11. Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel.

      Auteur : Ivan Illich - Source : Une société sans école


    12. Une brillante réussite sociale suppose l'abdication de la vertu.

      Auteur : Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes - Source : Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)


    13. Le courage, ce n'est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre; car le courage est l'exaltation de l'homme, et ceci en est l'abdication.

      Auteur : Jean Jaurès - Source : Le discours à la jeunesse (1904)


    14. C'est la vie, elle est préférable avec ses blessures et ses douleurs, aux noires ténèbres du dégoût, au poison du mépris, au néant de l'abdication, à cette mort du coeur qui s'appelle l'indifférence.

      Auteur : Honoré de Balzac - Source : Béatrix (1839)


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    Les mots proches de « abdication »

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    Les synonymes de « abdication»

    Les synonymes de abdication :

      1. abandon
      2. capitulation
      3. démission
      4. désistement
      5. renonciation

    synonymes de abdication

    Fréquence et usage du mot abdication dans le temps


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