La définition de Geai du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Geai
Nature : s. m.
Prononciation : jè
Etymologie : Picard et norm. gai ; Berry, jaie ; provenc. gai, jai ; espagn. gayo ; bas-lat. gaius, gaia. Diez croit que c'est le même mot que gai, adjectif. On penserait plutôt à l'adjectif dauphinois gaille, bigarré ; espagn. gayo. D'autres y ont cherché une contraction du bas-breton gegin, kegin, geai. Remarquez qu'un des noms vulgaires du geai est gaget. Il y a dans l'arrondissement de Loches deux communes dites le grand et le petit Geai, en latin, Gebriacus.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de geai de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec geai pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Geai ?


La définition de Geai

Oiseau de la famille des corbeaux, remarquable par son plumage bigarré, corvus glandarius, L. ; il est de ceux à qui on peut apprendre à parler.


Toutes les définitions de « geai »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

GEAI. n. m.
Oiseau de la famille des Corvidés dont le plumage, gris sur la plus grande partie du corps, se mêle de bleu, de noir et de rouge orangé sur les ailes. Il se rapproche du perroquet par sa faculté d'imiter les sons. Fig., C'est le geai paré des plumes du paon, se dit, par allusion à une fable de La Fontaine, d'une Personne qui cherche à se faire valoir par des avantages qui ne lui appartiennent pas.

Littré

GEAI (jè) s. m.
  • Oiseau de la famille des corbeaux, remarquable par son plumage bigarré, corvus glandarius, L.?; il est de ceux à qui on peut apprendre à parler.

    C'est le geai paré des plumes du paon, c'est le geai de la fable, se dit de quelqu'un qui se fait honneur d'une chose d'emprunt. Un paon muait?; un geai prit son plumage, Puis après se l'accommoda? Il est beaucoup de geais à deux pieds comme lui Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui, La Fontaine, Fabl. IV, 9.

    Populairement, foireux comme un geai.


HISTORIQUE

XIIe s. Si je vois là, je vous chastoierai Del poing senestre?; me resamblez le gai Qui siet sor l'arbre où je volentiers trai, Raoul de C. 197.

XIIIe s. Uns escoufles [sorte d'épervier] jut [fut gisant] en sun lit, Malades fu, si cum il dit?; Uns gais ot sun ni près de lui, Marie de France, Fable 87.

XIVe s. Esprevier d'yver prent, quant il est bon, la pie, le jay, Modus, f° CXV, verso. Voler aux merles, aux mauvis, aux gois, Ménagier, III, 2. Ne je ne pris [prise] un bec de jay Ceux qui s'en vorroient ruser [retirer, reculer], Machaut, p. 7.

XVIe s. Je ressembleray au hibou, et croy qu'il y aura quelque gay ou meschant corbeau qui me cajolleront et becquetteront, Paré, Mumie et lic. Dédic. Ils piolent comme les poules, ils cageollent comme les gays, Paré, Animaux, 25.

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Encyclopédie, 1re édition

GEAI, s. m. pica glandularia, gracculus, garrulus, (Hist. nat. Ornithol.) oiseau. Celui qui a été décrit par Willughby, pesoit sept onces ; il avoit onze pouces de longueur depuis la pointe du bec jusqu'à l'extrémité des pattes, & treize pouces jusqu'au bout de la queue ; l'envergure étoit de vingt pouces : il avoit le bec noir, fort, & long presque d'un pouce & demi depuis la pointe jusqu'à l'angle que forment les deux pieces du bec ; la langue noire, mince, transparente, & fourchue à l'extrémité ; & l'iris des yeux de couleur blanchâtre. Les plumes de cet oiseau sont plus fines & plus élevées qu'elles ne le sont ordinairement sur les autres. Il y avoit deux taches noires auprès de la partie inférieure du bec ; le menton & le bas-ventre étoient blanchâtres ; les plumes qui se trouvoient entre ces deux parties, avoient une couleur rousse-cendrée ; le croupion étoit blanc, & le dos étoit roux & mêlé d'une teinte de bleu ; les plumes de la tête étoient tachetées de noir & de blanc. Le geai a vingt grandes plumes dans les ailes ; la premiere étoit plus courte de moitié que la seconde ; la quatrieme avoit plus de six pouces de longueur : la premiere étoit noire, à l'exception du bas de la plume, qui avoit une couleur blanche ; les barbes extérieures des six plumes suivantes étoient cendrées : la huitieme, la neuvieme & la dixieme plumes avoient une couleur plus foncée que les précédentes, & les trois suivantes étoient teintes de bleu. Il y avoit sur la partie inférieure de ces plumes, des taches transversales, dont les unes étoient noires, & les autres bleues ; les barbes extérieures des cinq plumes qui suivent, étoient en partie noires & en partie blanches ; les barbes extérieures de la seizieme avoient depuis le bas jusqu'au milieu, des taches transversales de couleur blanche, noire & bleue ; la dix-septieme plume étoit noire, à l'exception d'une ou deux taches bleues ; la dix-huitieme avoit une couleur noire, mêlée d'une teinte de roux ; la dix-neuvieme étoit rousse, excepté l'extrémité, qui avoit une couleur noire : elles étoient toutes brunes sur la face intérieure, excepté la derniere, qui avoit sur la face intérieure la même couleur que sur l'extérieure. Les petites plumes qui sont au-dessus des quinze premieres grandes plumes, étoient très-belles, & bigarrées de lignes transversales bleues, blanches & noires ; les autres petites plumes qui suivoient celles qui avoient du bleu, étoient noires : la queue avoit la même couleur ; elle étoit longue de six pouces & demi, & composée de douze plumes : les piés & les doigts avoient une couleur de rouille foncée : le doigt du milieu étoit le plus long ; l'extérieur étoit égal à celui de derriere, qui avoit un ongle plus grand que les autres : la premiere phalange du doigt extérieur n'est pas séparée du doigt du milieu. Les ?ufs du geai sont cendrés, avec des taches plus apparentes. Il se trouve des glands dans l'estomac de cet oiseau ; c'est parce qu'il s'en nourrit, qu'on l'a appellé pica glandulana. Il mange aussi des groseilles, des cerises, & les fruits de la ronce : il n'y a presqu'aucune différence entre le mâle & la femelle. Le geai apprend à parler, & articule comme la pie. Willughby, Ornithol. Voyez Oiseau.

On donne le nom de geai à plusieurs autres oiseaux, sur-tout à ceux que l'on appelle geais de Bengale & geais de Boheme.

Le geai de Bengale est plus grand que le geai commun ; il a le sommet de la tête bleu, le cou & la poitrine de couleur cendrée, mêlée de brun-clair & de rouge ; les ailes, le dessous du ventre & les cuisses bleues ; le dos & le croupion d'un verd-obscur ; la queue noire ou noirâtre près du corps, bleuâtre dans le milieu, & de couleur obscure vers l'extrémité ; les piés de couleur brune-jaunâtre, & les ongles noirs.

Le geai de Boheme est de la grandeur d'un merle ; il a le bec de couleur cendrée, verdâtre sur la plus grande partie de sa longueur, & noirâtre près de la racine ; la tête est droite, de couleur de châtaigne, & surmontée par une hupe de même couleur qui se renverse en-arriere ; les yeux sont d'un beau rouge, & environnés de noir : il y a sur la gorge une tache noire bordée de blanc de chaque côté ; le dessus du cou & le dos sont de couleur d'ambre : les grandes plumes des ailes ont une teinte noirâtre ; la moitié de ces plumes sont jaunes à la pointe, les autres plumes des ailes ont des taches rouges & blanches ; la queue est composée de douze plumes noirâtres, excepté la pointe, qui est jaune. Cet oiseau se nourrit de fruits, sur-tout de raisins : on l'apprivoise aisément. Hist. nat. des oiseaux par Derham, tom. I. pag. 16. & tom. II. rag. 19. (I)

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Wiktionnaire


Nom commun - français

geai \??\ masculin

  1. (Ornithologie) Une des espèces d'oiseaux passereaux, de taille moyenne, souvent au plumage coloré et bruyants, entre autres (en France) le geai des chênes.
    • Le geai se rapproche du perroquet par sa faculté d'imiter les sons.
    • Un paon muait ; un Geai prit son plumage ;
      Puis après se l'accommoda ;
      Puis parmi d'autres Paons tout fier se panada,
      Croyant être un beau personnage.
      (Jean de La Fontaine, Fables, Livre quatrième, IX « Le Geai paré des plumes du Paon », Librairie Générale Française, coll. « Le Livre de Poche / Classiques », 2002, pages 144-145)
    • Qui n'aime, aux jours de la canicule dans les bois, lorsque les geais criards se disputent la ramée et l'ombre, un lit de mousse et la feuille à l'envers du chêne ? (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

Trésor de la Langue Française informatisé


GEAI, subst. masc.

Oiseau passereau de la famille des Corvidés, au plumage gris ou brun clair, varié de noir, de bleu vif et de blanc sur les ailes et possédant la faculté d'imiter les sons de la voix. Le geai garrule; geai des chênes. Un groupe de grands chênes (...) où se posaient toujours les premiers geais et les premiers corbeaux que l'hiver amenait régulièrement dans le pays (Fromentin, Dominique,1863, p. 49).Un geai à bout d'ailes bleu, appelant sa femelle (Ramuz, Gde peur,1926, p. 149).Il voulait emmener le petit plus haut, dénicher des geais-de-bois. « On leur apprend à parler en les élevant dans le noir ... » (Pourrat, Gaspard,1931, p. 116).
? P. métaph. Pour éviter toute discussion à cet égard, et clore le bec aux Geais de la critique (Balzac, ?uvres div., t. 3, 1842, p. 477).
? Loc. proverbiale fig. [P. allus. à la fable de La Fontaine (Fables, IV 9)] Le geai paré des plumes du paon. Personne qui s'honore d'avantages empruntés à d'autres. En prenant la loge de Madame de Langeais, sa femme a cru qu'elle en aurait les grâces, l'esprit et le succès! Toujours la fable du geai qui prend les plumes du paon! (Balzac, Illus. perdues,1843, p. 184).
Prononc. et Orth. : [? ?]. Ds Ac. dep. 1694. Les éd. de 1694 et 1718 écrivent geay. Homon. jais, jet. Étymol. et Hist. 1176 jai (Chr. de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 4394). Du b. lat. gaius « geai », d'orig. discutée (Ern.-Meillet); prob. tiré de l'anthropon. Gaius, très courant à Rome comme sobriquet pop.; cet oiseau, bien connu des paysans qui l'élèvent en cage, et capable d'imiter des bruits divers et de reproduire certains mots du langage humain (J. Brüch ds Z. rom. Philol. t. 51, pp. 692-696; André, Oiseaux), est fréquemment désigné, également dans d'autres langues, par des noms d'homme (cf. pierrot* « moineau; geai apprivoisé » v. aussi perroquet); une origine onomat. du mot lat. (TLL s.v.) est moins probable. Fréq. abs. littér. : 120. Bbg. Arickx (I.). Les Orthoépistes sur la sellette. Trav. Ling. Gand. 1972, no3, p. 131. - Lenoble-Pinson (M.). Le Lang. de la chasse. Bruxelles, 1977, pp. 322-324, 328-329. - Ricci (D.). Littré et Lavoisier au zoo. Paris, 1975, p. 80. - Walt. 1885, p. 97.

GEAI, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1176 jai (Chr. de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 4394). Du b. lat. gaius « geai », d'orig. discutée (Ern.-Meillet); prob. tiré de l'anthropon. Gaius, très courant à Rome comme sobriquet pop.; cet oiseau, bien connu des paysans qui l'élèvent en cage, et capable d'imiter des bruits divers et de reproduire certains mots du langage humain (J. Brüch ds Z. rom. Philol. t. 51, pp. 692-696; André, Oiseaux), est fréquemment désigné, également dans d'autres langues, par des noms d'homme (cf. pierrot* « moineau; geai apprivoisé » v. aussi perroquet); une origine onomat. du mot lat. (TLL s.v.) est moins probable.

Geai au Scrabble


Le mot geai vaut 5 points au Scrabble.

geai

Informations sur le mot geai - 4 lettres, 3 voyelles, 1 consonnes, 4 lettres uniques.

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geai

Les mots proches de Geai

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Mots du jour


Pénal, ale     Chaudronnée     Goinfre     Indocte     Sous-commis     Poudrette     Nul, nulle     Aristocratiser     Feutrer     Porte-dais     

Les citations avec le mot Geai


  1. C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.

    Auteur : Charles Bukowski - Source : Women (1978)


  2. Elle me réveillait l'appétit avec des fougasses à l'anchois, des sauces où elle pilait de l'ail et des échalotes sauvages. ... Il mangeait des gousses d'ail tout le jour comme des bonbons.

    Auteur : Jean Giono - Source : Jean le Bleu (1932)


  3. Le mode de publication en feuilletons, qui obligeait, à chaque nouveau chapitre de frapper un grand coup sur le lecteur, avait poussé les effets et les tons du roman à un diapason extrême, désespérant, et plus longtemps insoutenable.

    Auteur : Charles-Augustin Sainte-Beuve - Source : Causeries du lundi (1851-1881), M. de Balzac


  4. Les petits sortaient de leur silence. Ils se rappelaient leurs chagrins personnels, ou bien percevaient-ils confusément qu'ils partageaient un chagrin universel ?

    Auteur : William Golding - Source : Sa Majesté des mouches (1954)


  5. Je pensai à la jungle comme écriture. Je m’interrogeai s’il existait, entre la sève et l’encre, le même apprentissage qui lie le doute et la certitude. Émerveillé de tout, enivré de rien, là explosait la respiration des feuilles, la couleur des pastèques, les pages de la jungle qui n’ont pas de grammaire et qu’on cherche, pourtant, sans cesse à traduire.

    Auteur : Miguel Bonnefoy - Source : Jungle (2016)


  6. La vie lui avait appris que ce n'était pas si facile, et que conquérir le droit de déterminer sa propre existence exigeait beaucoup d'efforts.

    Auteur : Laura Esquivel - Source : Chocolat amer (1989)


  7. Les portes du camp s'ouvrirent et les femmes sortirent. La longue file se dirigeait à droite sur le chemin qui traversait le village et conduisait à la gare. Le visage de sa mère se tourna vers elle une dernière fois. Puis il disparut.

    Auteur : Tatiana de Rosnay - Source : Elle s'appelait Sarah (2007)


  8. Ces pensées, qui assiégeaient Jésus à sa sortie de Jérusalem.

    Auteur : Ernest Renan - Source : Vie de Jésus (1863)


  9. Au procès Dominici, le président interrogeait ainsi l'accusé: «Et ensuite vous êtes allé à la rivière?» Et le vieux de grommeler: «Allée? Allée? Y a pas d'allée, monsieur le président, le le sais bien: j'y suis été».

    Auteur : Pierre Viansson-Ponté - Source : Dans Le Monde, 1er octobre 1978.


  10. Il s'en dégageait une impression de permanence, de vie si prolongée que la mort n'était plus un facteur psychologique, mais une pure conclusion esthétique.

    Auteur : Theodore Sturgeon - Source : Cristal qui songe (1952)


  11. Nous allions à Pornichet dans la Loire Inférieure. La mer, [...] changeait les gens. Elle changeait aussi les choses et elle les expliquait. Avec elle, je savais l'horizon, le flux et le reflux, le crépuscule, l'aube, le vent qui se lève, le temps qui va trop vite et qui n'en finit plus. Et puis, la nuit qui tombe, le jour qui meurt et un tas de choses qui me plaisaient et que loin d'elle, très vite, j'oubliais.

    Auteur : Jacques Prévert - Source : Paroles, Enfance (1948)


  12. Je dis à Tristan (Bernard) que Victor Hugo, à trente-quatre ans, voyageait incognito et trouvait son nom sur des murs d'églises. - - Oui, à sa seconde visite, dit Tristan.

    Auteur : Jules Renard - Source : Journal, 4 février 1901


  13. L'homme ne disait mot, mais son regard ne bougeait pas.

    Auteur : Henri Bosco - Source : L'Ane Culotte (1937)


  14. Tous les dimanches, Henri IV mettait la poule au pot et la partageait avec ses sujets... Sully lui disait : « Sire, il ne faut tout de même pas oublier que vos deux mamelles sont labourage et pâturage. »

    Auteur : Claude Schnerb - Source : L'Humour vert (sous le pseudonyme de Claude Sergent), Éditions Buchet-Chastel, (1964)


  15. La vie pouvait avancer, la vie pouvait saccager, mais ici rien ne bougeait : la sphère de l'immuable.

    Auteur : David Foenkinos - Source : La Délicatesse (2009)


  16. Un Homme accumulait. On sait que cette erreur - Va souvent jusqu'à la fureur. - Celui-ci ne songeait que Ducats et Pistoles. - Quand ces biens sont oisifs, je tiens qu'ils sont frivoles.

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fables (1668 à 1694), Livre douzième, III, du Thésauriseur et du Singe


  17. Jamais de sa vie, jeune comme il était, dix-neuf ou vingt ans à peine, il n'avait dû entendre un semblable discours, et certainement il en était resté abasourdi, puisqu'il n'avait pas essayé de répondre ou de désobéir. Il s'était repris, certainement, dans la suite, il embrassait peut-être le tronc d'un pin, ou il songeait à ce que lui réservait le soir. L'amour n'est pas une chose commune sur laquelle on peut broder, pensait-elle, et il faut l'offrir et l'accepter, le donner et le recevoir, avec cet esprit de dépouillement et de simple feu qui est le meilleur moyen pour arriver à l'intimité des âmes et des corps.

    Auteur : André Pieyre de Mandiargues - Source : Le lis de mer (1956)


  18. Ne pas regretter ce qui n'est plus, car si rien ne changeait, tout deviendrait vite monotone, fût-ce la douceur.

    Auteur : Gérard Bauër - Source : L'Europe sentimentale


  19. Si l'on jugeait les choses sur les apparences, personne n'aurait jamais voulu manger un oursin.

    Auteur : Marcel Pagnol - Source : Sans référence


  20. Catherine, malgré ses continuelles infirmités, affligeait son corps par des austérités continuelles.

    Auteur : Jean Racine - Source : Epitaphe de Catherine-Françoise de Bretagne


  21. Je partageais le dégoût de ma grand-mère pour le mot recteur il ressemblait trop à rectum pour être pris au sérieux.

    Auteur : John Irving - Source : Une prière pour Owen (1989)


  22. Certes je ne participais pas aux exécutions, je ne commandais pas des pelotons ; mais cela ne changeait pas grand-chose, car j'y assistais régulièrement. J'aidais à les préparer et ensuite je rédigeais des rapports ; en outre, c'était un peu par hasard que j'avais été affecté au Stab plutôt qu'aux Teilkommandos. Et si l'on m'avait donné un Teilkommando, aurais-je pu, moi aussi, comme Nagel ou Häfner, organiser des rafles, faire creuser des fosses, aligner des condamnés, et crier « Feu ! » ? Oui, sans doute. Depuis mon enfance, j'étais hanté par la passion de l'absolu et du dépassement des limites ; maintenant, cette passion m'avait mené au bord des fosses communes de l'Ukraine. Ma pensée, je l'avais toujours voulue radicale ; or l'État, la Nation avaient aussi choisi le radical et l'absolu ; comment donc, juste à ce moment-là, tourner le dos, dire non, et préférer en fin de compte le confort des lois bourgeoises, l'assurance médiocre du contrat social ? C'était évidemment impossible. Et si la radicalité, c'était la radicalité de l'abîme, et si l'absolu se révélait être le mauvais absolu, il fallait néanmoins, de cela au moins j'étais intimement persuadé, les suivre jusqu'au bout, les yeux grands ouverts.

    Auteur : Jonathan Littell - Source : Les Bienveillantes (2006)


  23. Quand on se plongeait dans l'étude des comportements et des relations humaines, une des premières choses qu'on constatait, c'est que rien n'arrivait par hasard. Il n'y avait pas de coïncidences. Uniquement des choix.

    Auteur : Sire Cedric - Source : De fièvre et de sang (2010)


  24. Tu rangeais tout et je ne retrouvais rien. Aujourd'hui, je n'ai plus rien à perdre.

    Auteur : Jean-Louis Fournier - Source : Veuf (2011)


  25. Sous le charme du parfum, mais sans s'en rendre compte, les gens changeaient de physionomie, d'attitude, de sentiments.

    Auteur : Patrick Süskind - Source : Le Parfum, histoire d'un meurtrier (1985)


Les citations du Littré sur Geai


  1. Beaulx jambons, et force souppes de prime [tranches de pain et de fromage trempées dans du bouillon, qu'on mangeait le matin dans les monastères]

    Auteur : François Rabelais - Source : Garg. I, 21


  2. Mais lui, qui sait son entregent, se desarmoit [s'excusait, se déchargeait] gracieusement de tout ce dont charger le vouloient

    Auteur : LOUIS XI - Source : Nouv. LXIII


  3. Quand la bienséance exigeait de lui en certaines occasions de la dépense et de l'appareil, il était magnifique sans aucun regret et de très bonne grâce

    Auteur : FONTEN. - Source : Newton.


  4. Je ne songeais plus à mon état ; mais, comme il n'était pas imaginaire, je le sentais sitôt que j'étais de sang-froid

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Conf. VI


  5. La famille du duc n'en bougeait

    Auteur : HAMILT. - Source : Gramm. 6


  6. Tacite, qui abrégeait tout, parce qu'il voyait tout

    Auteur : Montesquieu - Source : Esp. XXX, 2


  7. On obligeait le voleur d'un chien de chasse à faire trois tours sur la place publique, en lui baisant le derrière

    Auteur : SAINT-FOIX - Source : Ess. Paris, Oeuvr. t. IV, p. 24, dans POUGENS


  8. Les cris effrayants de l'armée ennemie, joints à une grêle de traits et de pierres lancées de divers côtés par les archers et les frondeurs, les troublaient [les éléphants], les effarouchaient, les mettaient en fureur, et souvent les obligeaient de se tourner contre leurs propres troupes

    Auteur : ROLLIN - Source : Hist. anc. t. XI, 1re part. p. 389, dans POUGENS


  9. Par le travail, on charmait l'ennui, on ménageait le temps, on guérissait la langueur de la paresse

    Auteur : BOSSUET - Source : Anne de Gonz.


  10. Il y avait quarante-cinq ans qu'ils [les Gaulois d'Italie] demeuraient en repos ; la jeunesse qui s'était élevée durant ce temps ne songeait plus aux pertes passées, et commençait à menacer Rome

    Auteur : BOSSUET - Source : Hist. I, 8


  11. Des pieds des voyageurs j'interrogeais la trace

    Auteur : C. DELAV. - Source : Paria, I, 1


  12. Quand j'avais empoché mon livre, je ne songeais plus à rien

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Conf. I


  13. Parce qu'on avait vu que tous les grands animaux se propageaient par la voie de la copulation, on en avait conclu précipitamment qu'elle était la loi générale de la propagation des espèces

    Auteur : BONNET - Source : Lettres div. t. XII, p. 60, dans POUGENS


  14. C'est quelque chose de merveilleux, par exemple leur façon de vivre avec les femmes.... on se prenait, on se quittait, ou, se convenant, on s'arrangeait

    Auteur : P. L. COUR. - Source : Simple discours.


  15. Par une suite nécessaire de la métempsychose, il [Pythagore] concluait, et c'était un des points capitaux de sa morale, que l'homme commettait un grand crime quand il tuait ou mangeait des animaux

    Auteur : ROLLIN - Source : Hist. anc. XXVI, I, III, 1


  16. La nouvelle épouse négligeait les ornements de sa jeunesse et de ses jours de joie

    Auteur : MASS. - Source : Carême, Mot. de conv.


  17. Genre d'arachnides trachéennes, dans lequel on distingue le lepte automnal de certains auteurs, très petit, d'une couleur rouge, s'insinuant sous la peau où il cause des démangeaisons aussi insupportables que celles de la gale, et qu'on apaise en se lavant avec de l'eau vinaigrée

    Auteur : LEGOARANT - Source :


  18. On apprend que ces hérétiques [les Albigeois] se mitigeaient quelquefois à l'égard du mariage

    Auteur : BOSSUET - Source : Variat. XI


  19. S'ils [les Spartiates] trouvaient l'enfant mal fait, délicat et faible, et s'ils jugeaient qu'il n'aurait ni force ni santé, ils le condamnaient à périr, et le faisaient exposer

    Auteur : ROLLIN - Source : Hist. anc. Oeuv. t. II, p. 523, dans POUGENS


  20. Aristote rangeait la Voie lactée, comme les comètes, au nombre des météores

    Auteur : BAILLY - Source : ib. p. 245


  21. Une personne qui avait une passion violente, qui venait d'en donner des marques à un homme qu'elle en jugeait indigne, et à un autre qu'elle maltraitait pour l'amour de lui

    Auteur : Mme DE LA FAYETTE - Source : Princ. de Clèves, Oeuv. t. II, p. 120, dans POUGENS.


  22. J'embrassai les vertus qu'exigeait mon malheur

    Auteur : Voltaire - Source : Mérope, V, 1


  23. Un geai prit son plumage, Puis après se l'accommoda

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fab. IV, 8


  24. 9 août 1685 : en s'éveillant ce matin à 5 heures, il [Monsieur, frère de Louis XIV] a senti que sa tête s'engageait et n'a pu dire autre chose, sinon : ah ! ma tête ! ah ! ma tête ; tous les remèdes qu'on a faits depuis ont été inutiles

    Auteur : DANGEAU - Source : I, 249


  25. Tu ne songeais qu'à te garnir la panse

    Auteur : DU CERCEAU - Source : Poésies, plaintes.




Les mots débutant par Gea  Les mots débutant par Ge

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