La définition de Vapeur du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Vapeur
Nature : s. f.
Prononciation : va-peur
Etymologie : Provenç. et espagn. vapor ; ital. vapore ; du latin vaporem. Vapor, d'après les éthymologistes, est pour kvapor, et tient au sanscr. kapi, du grec fumée ; l'intermédiaire est le lithuanien kvapa, haleine, parfum, évaporation.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de vapeur de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec vapeur pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Vapeur ?


La définition de Vapeur

Espèce de fumée qui s'élève des corps humides par l'effet de la chaleur.


Toutes les définitions de « vapeur »


Trésor de la Langue Française informatisé


VAPEUR1, subst. fém.

A. ?
1. Amas visible de fines gouttelettes d'eau de condensation en suspension dans l'atmosphère. Vapeur blanche, légère; la vapeur flotte, monte, voltige, se dissipe. Une brume vague floconnait sur le lac, ? une brume, non, ? une buée, une vapeur de vapeur, de quoi fondre ou comme ouater ce que l'eau morte aurait eu de trop métallique (Bourget, Cosmopolis, 1893, p. 466):
... sur la campagne, se levaient lentement de gros nuages. Ils naissaient par dilatation du sein de leur propre puissance et ils se gonflaient insensiblement en volutes lourdes, dont les vapeurs s'accumulaient peu à peu, à l'Ouest, sur une colline solitaire. Bosco, Mas Théot., 1945, p. 252.
2. En partic.
a) Émanation visible de l'haleine ou de la sueur. Les casques sont blancs de givre. Les hommes fument de la tête aux pieds, comme des chevaux; ils portent leur vapeur dans leurs pas, toute la compagnie est dans le brouillard de sa sueur (Giono, Gd troupeau, 1931, p. 239).V. brouillard1ex. 4.Littér. On présente en vain à la bouche du prince le verre qui couvroit la tabatière du roi, la vapeur de la vie ne parut point sur le verre (Chateaubr., Mél. hist., 1827, p. 217).
b) Eau vaporisée. Un coquemar de terre brune laissait fuser une fine vapeur de son couvercle (Moselly, Terres lorr., 1907, p. 64).Elle souleva le couvercle de la marmite; puis, le visage aveuglé d'une vapeur ardente, saisit sur la cheminée une poignée de sel (A. France, Vie fleur, 1922, p. 368).
3. P. anal., littér. Amas fin et léger. Synon. nuage.La lumière y entrait à flots [dans la nef]. Arrivant à travers chaque verrière par grands jets distincts, elle allait s'écraser en face sur la muraille puis, rebondissant, éclaboussait l'espace d'une vapeur de poussières illuminées (Estaunié, Vie secrète, 1908, p. 75).La crépelure domptée de ses cheveux châtains se révélait, quand même, en petites ondes qui accrochaient la lumière, en vapeur dorée sur la nuque et près des oreilles (Colette, Mais. Cl., 1922, p. 142).
4. Au fig., littér. Chose inconsistante et illusoire. L'enfant à la grosse tête ronde a reçu tous les dons, même celui du tra-vail, sans lequel tous autres ne sont que vapeurs et fumées (Duhamel, Cécile, 1938, p. 70).
B. ? Vapeur (d'eau). Eau amenée à l'état gazeux, au-dessus de son point d'ébullition.
1. [Utilisée notamment comme source d'énergie] Bateau, locomotive, presse à vapeur. Deux grues à vapeur semblables à des clochers (Barbusse, Feu, 1916, p. 102).En appos. Charbon(-)vapeur. Charbon destiné à produire de la vapeur en chaudière ou en centrale thermique. Varsovie, afin d'assurer des débouchés réguliers à son charbon, souhaiterait que la France s'engage à maintenir au-delà de 1982 ses importations de charbon-vapeur (utilisé dans les centrales thermiques) à un niveau élevé (L'Express, 28 juill. 1979, p. 45, col. 2).
? Cheval-vapeur*. Machine* à vapeur.
? Loc. verb. Inverser* la vapeur; à pleine vapeur. Renverser* la vapeur.
? Loc. adv. À toute vapeur; à pleine vapeur. En utilisant toute la vapeur possible; p. ext., très vite. Ces câbles, déroulés et enroulés à toute vapeur par les bobines de la machine (Zola, Germinal, 1885, p. 1158).Et tout de suite, hommes et bagages s'engouffrent dans le train qui part à toute vapeur (Bourget, Ét. angl., 1888, p. 115).À la vapeur (vieilli). Très vite. Convenez que l'on mène maintenant l'existence un peu trop vite (...) on fait aller sa jeunesse à la vapeur (Kock, Compagn. Truffe, 1861, p. 5).Mais vous êtes, vous, d'une génération si pressée, si pressée (...) vous vous êtes marié, comme vous faites toutes choses (...) à la vapeur (Sardou, Fam. Benoîton, 1865, p. 89).
? P. méton. Usage de l'énergie obtenue par la machine à vapeur. Malgré la vogue du diesel, la vapeur a conservé cependant de nombreux adeptes (Le Masson, Mar., 1951, p. 76).
? Loc. verb. Être/marcher à voile et à vapeur. Utiliser ce double mode de propulsion. Un navire est un monde. Quand il marche, comme celui-ci, en même temps à la vapeur et à la voile (Audiberti, Quoat, 1946, 1ertabl., p. 17).Au fig., pop. Être bisexuel(le). J'ai une copine, Josiane, qui s'est laissé toucher, embrasser et tout par une commerçante de Juan-les-Pins (...). Josiane elle marchait à voile et à vapeur et ça m'étonnait qu'elle aille jusqu'au bout avec ce type-là parce que d'abord il était pas beau et qu'en plus il était fauché (J. Lanzmann, L'Âge d'amour, 1987 [1979], p. 8 et 47 ds Bernet-Rézeau 1989).
2. [Usages domestiques]
a) À la vapeur. [Qualifiant un mode de cuisson] Pommes de terre cuites à la vapeur (p. ell. pommes vapeur). Une poularde à la crème et aux champignons, une timbale de riz à la vapeur (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 197).Les produits en boyaux sont (...) fumés avant d'être cuits à l'eau ou à la vapeur (Industr. conserves, 1950, p. 26).
b) Bain de vapeur. Bain pris dans une étuve humide. Les clients peuvent se contenter d'un bain de vapeur; ils peuvent aussi prendre un bain d'eau tiède (Faral, Vie temps st Louis, 1942, p. 192).
c) Fer à vapeur. Fer à repasser utilisant la vapeur d'eau pour humidifier le linge et le repasser plus facilement. La pattemouille, c'est fini. Vive les fers à vapeur (Le Point, 29 nov. 1976, p. 51, col. 2).
C. ?
1. Vieilli. Exhalaison de corps liquides ou solides. Vapeurs d'encens, d'opium, de tabac; vapeur aromatique, désinfectante; vapeurs épaisses, suffocantes. Cette journée [de noces] toute fumante de sueur, d'encens, d'haleine de bétail, de vapeur de sauces (Colette, Mais. Cl., 1922, p. 111).
? [En cont. métaph.] De cette vie factice, aux joies fausses, se dégage, hélas! une vapeur malsaine, non point vraiment une odeur de débauche, mais comme un parfum fatal de liberté (Vallès, Réfract., 1865, p. 24).
2.
a) MÉD. ANC. Exhalaison supposée monter du sang et des autres humeurs jusqu'au cerveau. Vapeur maligne (Rob. 1985). P. métaph. Sarcey me disait fort souvent: « Une bonne digestion, voilà l'image la plus approchante et la meilleure preuve de l'existence de l'âme. Tout le reste n'est qu'inquiétude inutile, billevesées, vapeurs noires » (Miomandre, Écrit sur eau, 1908, p. 121).
b) Au plur., vieilli ou iron. [Surtout appliqué à une femme] Étourdissements, vertiges, migraines, malaises divers. Elle a, depuis quelque temps, ce qu'on appelait autrefois des « vapeurs? (...) » elle rougit et pâlit sans motif (Gyp, Tante joujou, 1891, p. 78).Elle rougissait par bouffées et sans raisons sensibles. Joseph dit: ? Vous avez des vapeurs? (Duhamel, Passion J. Pasquier, 1945, p. 174).
c) Littér. Trouble du cerveau occasionné par l'absorption d'alcool en trop grande quantité. Les vapeurs du vin, de l'alcool. Sa cervelle obscurcie par les vapeurs de la bombance (Flaub., MmeBovary, t. 1, 1857, p. 33).Richard commençait à rougir sous l'effet de la réplétion et la vapeur des breuvages lui brouillait légèrement la vue (Duhamel, Cécile, 1938, p. 178).
? P. métaph. Trouble causé par un sentiment, une passion, une sensation. Vapeurs de la colère, de l'orgueil. Les flottantes exhalaisons de l'herbe (...) imprégnaient l'air d'une langueur tendre, d'un bonheur léger, comme d'une vapeur de bien-être (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Femme de Paul, 1881, p. 1223).Nous rentrâmes, la tête bourdonnante des vapeurs de l'insouciance et du plaisir (Arnoux, Algorithme, 1948, p. 72).
D. ? PHYS., CHIM. Forme gazeuse d'un corps liquide qui se vaporise ou d'un solide qui se sublime. Vapeur d'alcool, d'essence, d'éther, de goudron, de mercure. Dans la distillation, c'est la vapeur qui constitue le produit à recueillir (Ser, Phys. industr., 1890, p. 355).Les produits pétrolifères portés à une température supérieure à leur point d'inflammabilité peuvent prendre feu. Les vapeurs qu'ils émettent, mélangées en certaines proportions avec de l'air, peuvent faire explosion (Chartrou, Pétroles natur. et artif., 1931, p. 172).V. éblouissement ex. 3.
? Vapeur d'eau. V. supra B.
? Vapeur saturante*. Vapeur sèche. V. sec I A 1 c.
REM. 1.
Vape, subst. fém.,arg. a) Situation louche, suspecte. Ils renâclaient presque toujours au moment de douiller (...), il leur passait une inquiétude (...) ils sentaient malgré tout la vape... Que c'était un petit flouze qu'ils reverraient jamais (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 447).b) Au sing. ou au plur. [Surtout dans des loc. verb.] État d'hébétude, de somnolence dû à la fatigue, à l'alcool, à un malaise, etc. Tomber dans la vape; être dans les vapes. Il devait [à 11 h du matin] être en pleine vape, quelque part, camé à bloc (Simonin, Touchez pas au grisbi, 1953, p. 83).
2.
Vaporiste, subst. masc.,ch. de fer. a) Conducteur d'une locomotive à vapeur. (Dict. xxes.). b) Partisan de la traction à vapeur. Beaucoup de « vaporistes » (...) se demandèrent s'il n'existerait pas une autre solution au problème de la routière mécanique individuelle. À défaut de la vapeur, décidément peu pratique, ne pourrait-on faire appel à un autre agent moteur? (P. Rousseau, Hist. transp., 1961, p. 477).
Prononc. et Orth.: [vap?:?]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1265 vapour « espèce de fumée s'élevant des corps humides sous l'action de la chaleur » (Brunet Latin, Trésor, I, 106, éd. F. J. Carmody, p. 90); b) 1575 spéc. vapeur de l'eau (Paré, ?uvres, XXV, 24, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 3, p. 561); 2. a) xives. [ms.] « exhalaison qui se dégage d'une substance » (Fragm. d'un livre de medecine, ms. Berne A 95, fo12 rods Gdf. Compl.); b) 1610 vapeurs « effet euphorique dû à l'absorption d'alcool » (Béroalde de Verville, Moyen de parvenir, 38, 9, éd. A. Tournon, p. 106); 3. a) 1609 méd. anc. « humeur subtile qui s'élève des parties basses et trouble le cerveau » (Régnier, Satires, XII, 51, éd. G. Raibaud, p. 154: tout ce qu'elle espere Des biens que l'hypocondre en ses vapeurs promet Quand l'humeur ou le vin lui barbouillent l'armet); cf. 1684 vapeur de fille anc. nom de l'hystérie (Mmede Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, t. 3, p. 147); b) 1609 « chose vaine, futile » (Régnier, op. cit., VI, 167, p. 67: Mais ce traître cruel [l'Honneur] [...] Qui nous gonfle le c?ur de vapeurs et de vent); 4. 1765 (Encyclop. t. 16: vapeur, vaporeux, se dit en Peinture, lorsque la perspective aërienne est bien entendue dans un tableau, et qu'il y regne un très-léger brouillard qui rend les objets tendres et flous); 5. a) 1784 (Maillard, Théorie des machines mues par la force de la vapeur de l'eau [titre] ds Wexler, p. 98, note 11); b) 1794 (Journal des Mines, 1, 62, ibid., note 9: Nous croyons nécessaire d'adopter cette dénomination [machine à vapeur] au lieu de celle de pompe à feu [...]. L'eau réduite en vapeur en est le moteur: le feu n'est que la cause de la vaporisation [...] on n'a fait ici que traduire l'expression anglaise steam engine); c) 1825 cuire à la vapeur, turbot à la vapeur (Brillat-Sav., Physiol. goût, pp. 337, 339); d) 1861 marcher à pleine vapeur (Armengaud, Moteurs à vapeur, t. 2, p. 404); e) 1868 à toute vapeur (Verne, Enf. cap. Grant, t. 1, p. 38); 6. a) 1847 fig. (Féval, Fils diable, t. 7, p. 31: Quant au chemin de fer, ça marche à pleine vapeur! Dix mille demandes d'actions depuis lundi!); b) 1865 à la vapeur « à toute vitesse » (Sardou, loc. cit.). Empr. au lat.vapor subst. masc. « vapeur d'eau, exhalaison, fumée », dans la lang. de l'époque impériale « chaleur », au fig. « bouffées de chaleur » et « état d'excitation (de l'esprit) », att. au sens de « vanité » chez les aut. chrét. (v. Blaise Lat. chrét.); en fr. vapeur a été fait fém. p. anal. avec les termes en -eur*. Pour désigner les nouv. machines utilisant la force motrice de la vapeur d'eau, il y eut fin xviiie-déb. xixes. une période d'hésitation pendant laquelle coexistèrent des périphrases (cf. en 1804 la description de la voiture inventée en 1769 par le mécanicien fr. Cugnot: « cabriolet qui était conduit par le feu et la vapeur de l'eau », v. Wexler, p. 97), le type (machine) à feu (supra ex. cité sous 5 b), et le syntagme à vapeur qui devait l'emporter (quand vapeur empl. absol. fut compris comme « source d'énergie, force motrice » cf. 1829, Béranger, Chans., t. 3, p. 251: la presse éclaire, et le gaz illumine et la vapeur vole aplanir les mers); à vapeur corresp. aux dénom. angl. dans lesquelles steam « vapeur » entre en compos. avec le nom de l'engin: steamengine 1751 (à côté de fire-engine) pour désigner un engin mû par la vapeur, 1815 au sens de « locomotive », steamboat dep. 1787 (v. NED), cf. steamcarriage rendu par « chariot à vapeur » 1815 et steamhorse par « cheval de vapeur » 1821 (cités par Wexler, pp. 100-101). Bbg. Furukawa (N.). Le Nombre gramm. en fr. contemp. Tokyo, 1977, pp. 166-167. ? Quem. DDL t. 20, 23 (s.v. vape), 28, 30, 33, 41.


VAPEUR2, subst. masc.

A. ? NAV. Bateau à vapeur. Vapeur à roues; partir à bord d'un vapeur, par le vapeur; prendre le vapeur. La vedette avançait toujours: le roulis était assez fort pour que la silhouette basse et trouble du vapeur semblât se balancer lentement sur le fleuve (Malraux, Cond. hum., 1933, p. 232).
B. ? CH. DE FER. ,,Train remorqué par une locomotive à vapeur`` (Quillet 1965).
Prononc. et Orth.: [vap?:?]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. [1828 subst. fém. (Stendhal, Lett. à M' Sutton Sharpe, in Corresp., II, p. 489 ds Fr. mod. t. 20, p. 308: En deux heures, la vapeur, comme on dit en France, vous conduira à Honfleur)] 1841 subst. masc. (Flaub., Souv., p. 81). De vapeur1*, p. ell. de bateau* dans l'expr. bateau à vapeur (dep. 1821, Courier, Pamphlets pol., Disc. souscr. acquis. de Chambord, p. 73; cf. 1820 deux bateaux-vapeur, J.-J. Ampère, Corresp., p. 172), corresp. à l'angl. steam-boat att. dep. 1787 (v. NED; cf. steamer « id. » dep. 1825).
STAT. ? Vapeur1 et 2. Fréq. abs. littér.: 2 720. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 4 230, b) 5 961; xxes.: a) 3 830, b) 2 459.
BBG. ? Greimas (A.-J.). Nouv. dat. Fr. mod. 1952, t. 20, p. 308. ? Kemna 1901, p. 83. ? Quem. DDL t. 31.

VAPEUR1, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1265 vapour « espèce de fumée s'élevant des corps humides sous l'action de la chaleur » (Brunet Latin, Trésor, I, 106, éd. F. J. Carmody, p. 90); b) 1575 spéc. vapeur de l'eau (Paré, ?uvres, XXV, 24, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 3, p. 561); 2. a) xives. [ms.] « exhalaison qui se dégage d'une substance » (Fragm. d'un livre de medecine, ms. Berne A 95, fo12 rods Gdf. Compl.); b) 1610 vapeurs « effet euphorique dû à l'absorption d'alcool » (Béroalde de Verville, Moyen de parvenir, 38, 9, éd. A. Tournon, p. 106); 3. a) 1609 méd. anc. « humeur subtile qui s'élève des parties basses et trouble le cerveau » (Régnier, Satires, XII, 51, éd. G. Raibaud, p. 154: tout ce qu'elle espere Des biens que l'hypocondre en ses vapeurs promet Quand l'humeur ou le vin lui barbouillent l'armet); cf. 1684 vapeur de fille anc. nom de l'hystérie (Mmede Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, t. 3, p. 147); b) 1609 « chose vaine, futile » (Régnier, op. cit., VI, 167, p. 67: Mais ce traître cruel [l'Honneur] [...] Qui nous gonfle le c?ur de vapeurs et de vent); 4. 1765 (Encyclop. t. 16: vapeur, vaporeux, se dit en Peinture, lorsque la perspective aërienne est bien entendue dans un tableau, et qu'il y regne un très-léger brouillard qui rend les objets tendres et flous); 5. a) 1784 (Maillard, Théorie des machines mues par la force de la vapeur de l'eau [titre] ds Wexler, p. 98, note 11); b) 1794 (Journal des Mines, 1, 62, ibid., note 9: Nous croyons nécessaire d'adopter cette dénomination [machine à vapeur] au lieu de celle de pompe à feu [...]. L'eau réduite en vapeur en est le moteur: le feu n'est que la cause de la vaporisation [...] on n'a fait ici que traduire l'expression anglaise steam engine); c) 1825 cuire à la vapeur, turbot à la vapeur (Brillat-Sav., Physiol. goût, pp. 337, 339); d) 1861 marcher à pleine vapeur (Armengaud, Moteurs à vapeur, t. 2, p. 404); e) 1868 à toute vapeur (Verne, Enf. cap. Grant, t. 1, p. 38); 6. a) 1847 fig. (Féval, Fils diable, t. 7, p. 31: Quant au chemin de fer, ça marche à pleine vapeur! Dix mille demandes d'actions depuis lundi!); b) 1865 à la vapeur « à toute vitesse » (Sardou, loc. cit.). Empr. au lat.vapor subst. masc. « vapeur d'eau, exhalaison, fumée », dans la lang. de l'époque impériale « chaleur », au fig. « bouffées de chaleur » et « état d'excitation (de l'esprit) », att. au sens de « vanité » chez les aut. chrét. (v. Blaise Lat. chrét.); en fr. vapeur a été fait fém. p. anal. avec les termes en -eur*. Pour désigner les nouv. machines utilisant la force motrice de la vapeur d'eau, il y eut fin xviiie-déb. xixes. une période d'hésitation pendant laquelle coexistèrent des périphrases (cf. en 1804 la description de la voiture inventée en 1769 par le mécanicien fr. Cugnot: « cabriolet qui était conduit par le feu et la vapeur de l'eau », v. Wexler, p. 97), le type (machine) à feu (supra ex. cité sous 5 b), et le syntagme à vapeur qui devait l'emporter (quand vapeur empl. absol. fut compris comme « source d'énergie, force motrice » cf. 1829, Béranger, Chans., t. 3, p. 251: la presse éclaire, et le gaz illumine et la vapeur vole aplanir les mers); à vapeur corresp. aux dénom. angl. dans lesquelles steam « vapeur » entre en compos. avec le nom de l'engin: steamengine 1751 (à côté de fire-engine) pour désigner un engin mû par la vapeur, 1815 au sens de « locomotive », steamboat dep. 1787 (v. NED), cf. steamcarriage rendu par « chariot à vapeur » 1815 et steamhorse par « cheval de vapeur » 1821 (cités par Wexler, pp. 100-101).

Vapeur au Scrabble


Le mot vapeur vaut 11 points au Scrabble.

vapeur

Informations sur le mot vapeur - 6 lettres, 3 voyelles, 3 consonnes, 6 lettres uniques.

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Les mots proches de Vapeur

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Les citations avec le mot Vapeur


  1. Cette lecture succédait à une autre qui avait été très brillante; semée de traits vifs et saillants, et à la suite desquels toute la métaphysique de Marivaux ne parut, si on peut s'exprimer de la sorte, qu'une vapeur imperceptible.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Eloges, Marivaux


  2. Etouffer un sentiment pénible, c'est comprimer la vapeur: mieux vaut une fissure qu'une explosion; mieux vaut une soupape qu'une fissure.

    Auteur : Henri-Frédéric Amiel - Source : Grains de mil (1854)


  3. Dans notre civilisation, la demi-clef et le noeud plat ont rendu autant de services que le levier d'Archimède, et certainement plus, à cette heure, que la vapeur ou la soudure autogène.

    Auteur : Jacques Perret - Source : Rôle de plaisance (1957)


  4. Je suis une alchimiste rendue folle par des vapeurs de mercure. J'aimerai sans amour, sans souffrir, comme si j'étais quartz. Je vivrai sans que mon coeur batte, sans avoir de coeur.

    Auteur : Réjean Ducharme - Source : L'avalée des avalés (1966)


  5. La volonté humaine est une force matérielle semblable à la vapeur.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : La Peau de chagrin (1831)


  6. Le ciel, ce dais splendide, regardez: cette belle voûte du firmament, ce toit majestueux constellé de flammes d'or, eh bien! il ne m'apparaît plus que comme un vil amas de vapeurs pestilentielles.

    Auteur : William Shakespeare - Source : Hamlet (1601)


  7. Quand la pression devient trop forte, j’imagine des paysages de montagnes sous la neige. Un traîneau tiré par des chiens. Je suis seul, le soleil rase les cimes, et mon souffle monte dans l’air froid en produisant des petites volutes de vapeur. Loin du stress et de la foule.

    Auteur : Patrick Bauwen - Source : Le Jour du chien (2017)


  8. Je connus tout ce que vous savez : le printemps, l’odeur de la terre, la floraison des herbes dans les champs, les brumes du matin sur la rivière, et la vapeur du soir sur les prairies. Je traversai des villes, et ne voulus m’arrêter nulle part. Heureux, pensais-je, qui ne s’attache à rien sur la terre et promène une éternelle ferveur à travers les constantes mobilités. — Je haïssais les foyers, les familles, tous lieux où l’homme pense trouver un repos — et les affections continues, et les fidélités amoureuses, et les attachements aux idées — tout ce qui compromet la justice ; je disais que chaque nouveauté doit nous trouver toujours tout entiers disponibles.

    Auteur : André Gide - Source : Les Nourritures terrestres (1897)


  9. L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser: une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C'est de là qu'il nous faut relever et non de l'espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale.

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Pensées (1670), 347


  10. Peu à peu, cette fatuité intime exsude; elle adoucit et transforme vos attitudes, comme une vapeur, elle vous baigne d'une atmosphère spéciale.

    Auteur : Maurice Barrès - Source : Sous l'oeil des Barbares (1888)


  11. Sur la chaussée, les arroseurs lancent des panaches de pluie blanche qui éclaboussent le pavé de bois d'où s'exhale une vapeur de goudron mouillé et d'écurie lavée ...

    Auteur : Guy de Maupassant - Source : Fort comme la mort (1889)


  12. Et de toute cette foule effervescente s'échappait, comme la vapeur de la fournaise, une rumeur aigre, aiguë, acérée, sifflante, comme les ailes d'un moucheron.

    Auteur : Victor Hugo - Source : Notre-Dame de Paris (1831)


  13. Les anges sont des êtres de vapeur et d'écume, ils n'ont pas de mains, ils n'ont pas de pieds, ils n'ont qu'un sourire incertain avec du blanc autour.

    Auteur : Daniel Pennac - Source : La petite marchande de prose (1989)


  14. Quand tombe le soir, à cette heure du crépuscule, la terre harassée dégorge une vapeur tiède et grasse, une espèce de sueur qu'il faut toute la nuit pour dissoudre.

    Auteur : Georges Bernanos - Source : Monsieur Ouine (1943)


  15. Les passions sont aux sentiments ce que la pluie est à la rosée, ce que l'eau est à la vapeur.

    Auteur : Joseph Joubert - Source : Carnets tome 1


  16. Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
    On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
    En variant le ton, – par exemple, tenez :
    Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
    Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
    Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
    Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
    Descriptif : « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap !
    Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! »
    Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
    D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
    Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux
    Que paternellement vous vous préoccupâtes
    De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
    Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
    La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
    Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
    Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée
    Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
    Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
    De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
    Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
    Appelle Hippocampéléphantocamélos
    Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
    Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
    Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
    Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,
    T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
    Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »
    Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
    Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
    Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
    Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
    C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
    Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
    C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »
    Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
    Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
    Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
    Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
    « Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
    A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
    – Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
    Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit
    Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
    Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
    Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
    Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
    Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
    me servir toutes ces folles plaisanteries,
    Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
    De la moitié du commencement d’une, car
    Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
    Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.


    Auteur : Edmond Rostand - Source : Cyrano de Bergerac (1897), I, 4, Cyrano


  17. L'homme fut un assemblage d'un peu de boue et d'eau. Pourquoi une femme ne serait-elle pas faite de rosée, de vapeurs terrestres et de rayons de lumière, des débris d'un arc-en-ciel condensés? où est le possible?... Où est l'impossible?

    Auteur : Jacques Cazotte - Source : Le Diable amoureux


  18. Je vous avertis, ma chère enfant, de la part de Mme de La Fayette et de toute la nombreuse troupe des vaporeux, que les vapeurs d'épuisement sont les plus dangereuses et les plus difficiles à guérir.

    Auteur : Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné - Source : Lettres (1646-1696), à Mme de Grignan, 6 avril 1689


  19. Les meilleures choses ne sont bonnes qu'à la condition de les préserver de l'abus. Chauffée à un certain degré, ce n'est plus la vitesse, c'est la mort que donne la machine à vapeur.

    Auteur : Emile de Girardin - Source : Pensées et maximes extraites des oeuvres de M. Émile de Girardin (1867)


  20. Le moyen d'être fort, c'est d'emprunter la puissance des éléments. La force de la vapeur, de la pesanteur, du galvanisme, de la lumière, des aimants, du vent, du feu, nous sert jour après jour, et ne nous coûte rien.

    Auteur : Ralph Waldo Emerson - Source : Société et Solitude (1870)


  21. Plus haut, toujours plus haut,
    De notre terre tu t'élances,
    Comme une vapeur enflammée ;
    Ton aile bat l'abîme bleu,
    Et tu montes, chantant, et montant toujours chantes.


    Auteur : Percy Bysshe Shelley - Source : A une alouette


  22. Les vapeurs errantes sur la mer de Biscaye s'assemblent toutes dans ce fond de golfe.

    Auteur : Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti - Source : Ramuntcho (1897)


  23. Gay pride: des chars à voile, ou à vapeur, certain(e)s venaient des Sodomites, il y avait le gode... Michel, un autre dormait... l'homo ça pionce!

    Auteur : Lionel Chrzanowski - Source : Petit dictionnaire à mourir de rire de Philippe Héraclès et Lionel Chrzanowski


  24. La buée qui sortait de sa bouche peu à peu effaçait sa figure bonasse, en se déposant sur la vitre. Et alors, de sa grosse main, il essuyait cette vapeur sur le carreau, pour continuer à me regarder.

    Auteur : Henri Bosco - Source : Le Jardin d'Hyacinthe (1945)


  25. Ca, monsieur, lorsque vous pétunez,
    La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
    Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée?


    Auteur : Edmond Rostand - Source : Cyrano de Bergerac (1897), I, 4, Cyrano


Les citations du Littré sur Vapeur


  1. La vapeur est lancée par un même tube.... dans un ajutage en verre qui est relié avec la douille du barboteur par un long boyau de caoutchouc

    Auteur : TH. SCHLOESING - Source : Acad. des sc. Comptes rendus, t. LXXX, p. 266


  2. Mille noires vapeurs obscurcissent le jour

    Auteur : J. B. ROUSS. - Source : Cantate, Circé.


  3. À moins d'une vapeur qui vous trouble l'esprit, On ne peut pas sauver ce que de vous j'écoute

    Auteur : Molière - Source : ib. II, 2


  4. Pauline m'a écrit une lettre charmante ; son style nous plaît beaucoup ; Mme de la Fayette en oublia l'autre jour une vapeur dont elle était suffoquée

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 6 déc. 1679


  5. Vous avez des étourdissements ; comment avez-vous résolu de les nommer, puisque vous ne voulez plus dire des vapeurs ?

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : t. IX, Lett. 891, p. 60, dans POUGENS


  6. Les vapeurs répandues dans l'air influent considérablement sur l'extinction de la lumière ; la sérénité du ciel et la rareté de l'air rendent la lumière des astres plus vive sur les montagnes élevées

    Auteur : LAPLACE - Source : Expos. I, 16


  7. Versailles s'occupa de popularité ; Chacun eut ses wiskys, ses vapeurs et son thé

    Auteur : DELILLE - Source : Hom. des ch. ch. II


  8. Du sommeil et du vin les vapeurs les enivrent

    Auteur : DELILLE - Source : Énéide, IX.


  9. Que de descriptions montent en mon cerveau, Ainsi que les vapeurs d'un fumeux vin nouveau !

    Auteur : DESMARETS - Source : Visionnaires, I, 3


  10. Y a-t-il des phénomènes météorologiques qui annoncent ou accompagnent les tremblements de terre, comme chaleur extraordinaire, calme, orages, mouvements du baromètre, électricité, vapeurs épaisses dans l'air, pâleur ou couleur particulière du soleil ou des étoiles ?

    Auteur : SAUSSURE - Source : Voy. Alpes, t. VIII, p. 307, dans POUGENS


  11. L'abbé Têtu a des vapeurs qui l'occupent et toutes ses amies ; ce sont des insomnies qui passent les bornes

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 13 déc. 1688


  12. Les grains.... sont reçus dans d'immenses édifices en briques rouges, dont l'un peut contenir jusqu'à 500 000 hectolitres de blé, et s'emplir ou se vider en trois ou quatre jours.... on les appelle, dans la langue du pays, des elevators, parce que le grain y est reçu élevé, vanné, nettoyé dans des monte-charge ou élévateurs mus par la vapeur

    Auteur : L. SIMONIN - Source : Revue des Deux-Mondes, 1er nov. 1871, p. 239


  13. Quelques astronomes prétendent que les noyaux cométaires, ceux-là même qui, par la vivacité de leur lumière, ressemblent le plus aux planètes, jouissent d'une complète diaphanéité ; que les comètes, en un mot, sont de simples amas de vapeurs

    Auteur : ARAGO - Source : Annuaire, 1832, des comètes, p. 220


  14. Vous ne voulez donc pas qu'on dise vapeurs ; mais que ferons-nous, si vous nous ôtez ce mot ? car on le met à tout : en attendant que vous autres cartésiens en ayez trouvé un autre, je vous demande permission de m'en servir

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 543


  15. Le soleil ayant tiré et enlevé les vapeurs du brouillas jusques à la cyme des cousteaux

    Auteur : AMYOT - Source : Timol. 36


  16. L'air exterieur est corrompu par certaines exhalations, fumées et souspirs des vapeurs pourries et infectées

    Auteur : PARÉ - Source : XXIV, 3


  17. Si l'air qui reçoit la vapeur est déjà chargé d'eau, et que sa température ne soit que de sept à huit degrés ou au-dessous, alors la vapeur y devient apparente, et y forme un nuage très sensible d'un gris blanc ; aussi voit-on fumer en hiver l'eau qu'on tire d'un puits un peu profond, ce qui n'arrive pas en été

    Auteur : BRISSON - Source : Traité de phys. t. II, p. 145


  18. Les courants ont lavé le sable ; Au soleil montent les vapeurs, Et l'horizon insaisissable Tremble et fuit sous leurs plis trompeurs

    Auteur : Victor Hugo - Source : Odes, V, 24


  19. Il était souvent attaqué de vapeurs, et sujet à des palpitations de coeur violentes

    Auteur : MAIRAN - Source : Éloges, Boulduc.


  20. À quoi es-tu réduite, âme raisonnable ? toi qui étais née pour l'éternité et pour un objet immortel, tu deviens éprise et captive d'une fleur que le soleil dessèche, d'une vapeur que le vent emporte, en un mot d'un corps qui par la mortalité est devenu un empêchement et un fardeau à l'esprit

    Auteur : BOSSUET - Source : La Vallière.


  21. Le feu répandu dans l'intérieur du globe, ce feu caché dans l'eau et dans la glace même est probablement la source impérissable de ces exhalaisons, de ces vapeurs dont nous sommes continuellement environnés

    Auteur : Voltaire - Source : Dict. phil. Air.


  22. D'icelles [fomentations] sort une chaleur et vapeur, laquelle a vertu de subtiliser, attenuer, inciser, resoudre et conforter ladite partie

    Auteur : PARÉ - Source : V, 14


  23. Dans la description du coucher du soleil [Voyage à l'île de France, de Bernardin de Saint-Pierre], il est question des vents alizés qui le soir calmissent un peu, et des vapeurs légères propres à réfranger les rayons ; deux mots que le dictionnaire de l'Académie n'a pas adoptés encore

    Auteur : SAINTE-BEUVE - Source : Portraits litt. t. II (art. B. de St-Pierre).


  24. C'est au moyen d'un excentrique qu'on fait mouvoir le levier qui sert à ouvrir et à fermer alternativement la partie d'une machine à vapeur nommée tiroir

    Auteur : LEGOARANT - Source :


  25. Avec cette régulation [de la durée de l'introduction de la vapeur dans les cylindres].... on obtient des pressions....

    Auteur : DUPUY DE LÔME - Source : Acad. de. sc. Comptes rendus, t. LXV, p. 95




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Mise à jour le lundi 9 février 2026 à 23h30










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