Définition de « poumon »
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Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur poumon pour aider à enrichir la compréhension du mot Poumon et répondre à la question quelle est la définition de poumon ?
Une définition simple : (fr-rég|pu.m??) poumon (m)
Définitions de « poumon »
Trésor de la Langue Française informatisé
POUMON, subst. masc.
Wiktionnaire
Nom commun - français
poumon \pu.m??\ masculin
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(Anatomie) Viscère spongieux renfermé dans l'intérieur de la poitrine et qui est le principal organe de la respiration.
- S'il n'y a aucun signe plessimétrique ou stéthoscopique indiquant une lésion superficielle du poumon, et si la respiration est simplement affaiblie, on ne peut guère hésiter qu'entre l'existence d'indurations centrales ou disséminées et un état emphysémateux du poumon. ? (Commentaire sur De l'auscultation plessimétrique, du docteur Noël Gueneau de Mussy (article paru dans L'Union médicale, 1976, n° 83, 85 & 87), publié dans Archives médicales belges, 1876, vol. 10, p. 198)
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TOINETTE : Qui est votre médecin ?
ARGAN : Monsieur Purgon.
TOINETTE : Cet homme-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands médecins. De quoi dit-il que vous êtes malade ?
ARGAN : Il dit que c'est du foie, et d'autres disent que c'est de la rate.
TOINETTE : Ce sont tous des ignorants. C'est du poumon que vous êtes malade.
ARGAN : Du poumon ?
TOINETTE : Oui. Que sentez-vous ?
ARGAN : Je sens de temps en temps des douleurs de tête.
TOINETTE : Justement, le poumon.
ARGAN : Il me semble parfois que j'ai un voile devant les yeux.
TOINETTE : Le poumon. ? (Molière, Le Malade imaginaire, acte III, scène 10, 1673)
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Chacune des deux parties qui forment cet organe et qui sont séparées l'une de l'autre par le médiastin et par le c?ur.
- C'est ici seulement que l'homme sent l'air pénétrer facilement dans ses poumons, qu'il vit, qu'il pense. ? (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- J'essayais, en contractant le gosier, d'absorber le moins possible d'eau et de résister à l'asphyxie en retenant le plus longtemps que je pouvais l'air dans mes poumons. Mais je ne pus tenir plus de quelques instants. ? (Henri Alleg, La Question, 1957)
- [?], tout à coup, comme si le son s'évadait brusquement du tournant de la montagne, on entendit des voix hurlantes, beuglant de tous leurs poumons, aussi faux que possible: [?]. ? (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Malgré mon obésité, je marchais allègrement, tout heureux de décrasser mes poumons à cet air limpide, à cet air lustral des belles nuits d'été... ? (Octave Mirbeau, Le colporteur,)
- La Girafe, excitée à fuir, se presse, s'emporte, [?] ; mais elle ne soutient point longtemps cet effort, qu'elle ressent comme une fatigue : c'est que ses poumons n'ont pas assez d'ampleur ; défaut que révèle la petitesse du coffre qui les contient. ? (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- Bert portait toujours ce plastron ; c'était sa chimère favorite, créée par une somnambule extra-lucide qui avait déclaré au jeune homme qu'il avait les poumons faibles. ? (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 102 de l'édition de 1921)
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(Figuré) Souffle, force pulmonaire.
- Notre air ici est acide à cause de la montagne sur laquelle nous sommes. On ne s'en aperçoit jamais parce que la montée est en pente douce. Mais les bêtes s'essoufflent et il n'y a rien de meilleur que le vin pour leur donner du poumon. ? (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 44)
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition
Viscère spongieux renfermé dans l'intérieur de la poitrine et qui est le principal organe de la respiration. Il se dit aussi de Chacune des deux parties qui forment cet organe et qui sont séparées l'une de l'autre par le médiastin et par le cœur. Les lobes du poumon. Maladie du poumon. Inflammation du poumon. Le poumon droit. Le poumon gauche. Le sommet du poumon. La base du poumon. Le sang ne devient rouge qu'après avoir passé par les poumons. Cracher ses poumons. Respirer à pleins poumons, Respirer profondément. Crier à pleins poumons, Crier très fort. Il a de bons poumons, d'excellents poumons, se dit d'un Homme qui a la voix forte. On dit dans le même sens, en parlant d'une Dispute : Cet homme l'a emporté par la force de ses poumons plutôt que par la force de ses raisons.
Littré
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1Organe renfermé dans la poitrine, et par lequel s'effectue la respiration. Les lobes du poumon. Maladies du poumon.
Le sentiment général est que le mouvement de la poitrine ne dépend pas de celui du poumon, et que celui-ci au contraire n'est qu'une suite ou un effet du premier
, Mairan, Éloges, Brémond.Perdre, user son poumon, se fatiguer la poitrine à parler, à crier.
Ne perdons pas notre temps et notre poumon [en compliments]
, Sévigné, 8 avril 1671.J'ai usé mes poumons en m'efforçant de donner du sens à des buses, et de l'honneur à des coquins
, Mirabeau, Lett. orig. t. II, p. 241, dans POUGENS.Il a de bons poumons, d'excellents poumons, il a une voix forte.
La force des poumons, la force de la voix. Cet homme l'a emporté dans la discussion par la force de ses poumons.
- 2Poumon marin, poumon de mer, espèce de mollusque.
HISTORIQUE
XIe s. [Il] Tranche le cuer, le feie et le pulmun
, Ch. de Rol. XCVI.
XIIe s. Uns del ost as Syriens traïst un dart, e par aventure ferid le rei de Israel al polmun, e navrad le à mort
, Rois, p. 339.
XIIIe s. Tost l'ont afaitié à son droit, As levriers a donné lor droit, Et le pomon et la coraille
, Ren. 22533.
XVe s. Car il tenoit entre ses mains Du foye, du polmon et des trippes
, Villon, 1re rep.
XVIe s. Le poulmon est instrument de la voix et respiration par le moyen et benefice de la trachée artere
, Paré, II, 9.
Encyclopédie, 1re édition
POUMON, (Anatomie) c'est une partie du corps humain, qui est composée de vaisseaux & de vésicules membraneuses, & qui sert pour la respiration. Voyez Respiration.
Les poumons sont divisés en deux gros lobes par le médiastin, & chacun de ces lobes, en d'autres moindres. Le gros lobe droit est quelquefois divisé en trois ou quatre, par le moyen de certaines scissures qui vont du bord antérieur au bord postérieur. Le gros lobe gauche est divisé en deux pour l'ordinaire ; mais en examinant de près ces grands lobes, on voit qu'ils se partagent en lobules fort petits, irréguliers et très-distinctement séparés, lesquels sont environnés d'une substance cellulaire qui en fait la séparation, & qui peut se gonfler.
Lorsque ces gros lobes sont gonflés, le poumon de l'homme ressemble assez à celui des différens animaux qui sont exposés dans les boucheries. Voyez nos Pl. anatom. & leur explic. Voyez aussi Lobe & Lobule.
La substance des poumons est membraneuse, étant composée d'une infinité de cellules ou vésicules, qui semblent n'être autre chose que des expansions des membranes des bronches, auxquelles elles sont suspendues comme des grapes de raisin, tellement qu'en soufflant dans l'un des rameaux des bronches, les cellules ou vésicules qui lui appartiennent, se gonflent ; tandis que les autres qui ne lui appartiennent pas, demeurent flasques & dans le même état. Voyez Bronches.
Ces pelotons de vésicules sont appellés lobules internes, nom qui les distingue des moindres lobules dont nous avons parlé. Entre ces lobules internes serpentent les ramifications des arteres & de la veine pulmonaire. Les plus gros troncs marchent dans les interstices cellulaires, reçoivent les vaisseaux, & ils jettent de tous côtés des ramifications qui forment autour des cellules un réseau admirable décrit par Malpighi. Ces espaces sont outre cela remplis par des membranes qui viennent des lobules, & dont les unes sont paralleles, & les autres disposées en angles. Ces lobules se découvrent & se développent d'eux-mêmes très-exactement, si l'on met à découvert les gros rameaux des bronches, & qu'on souffle dans les moindres. Alors chaque lobule qui appartient à un de ces rameaux, se gonflera, & se fera remarquer distinctement dans toute son étendue.
Toute la substance des poumons est recouverte d'une membrane que l'on regarde comme une production de la plevre, & que l'on peut partager en deux lames ; l'une externe, qui est mince, lisse & nerveuse ; l'autre interne, qui est un peu plus épaisse & plus inégale, & qui est principalement composée des extrémités des vaisseaux & des vésicules, dont l'impression y forme de petits enfoncemens qui la font ressembler à un rayon de miel. Quelques-uns assurent que cette membrane a une infinité de pores tellement disposés, qu'ils absorbent aisément les humeurs qui se trouvent dans la cavité de la poitrine, & n'y laissent rien échapper ; mais cela paroît très peu fondé.
Les vaisseaux des poumons sont l'artere & la veine pulmonaire, l'artere & la veine bronchiale, & les vaisseaux lymphatiques. De ces vaisseaux les uns sont propres, & les autres communs, par rapport à l'usage dont ils sont au reste du corps. Les communs sont l'artere & la veine pulmonaire, & les vaisseaux lymphatiques. Les propres sont l'artere & la veine bronchiale. Voyez Bronches, Bronchiale, Pulmonaire.
Les poumons ont un grand nombre de nerfs qui viennent du tronc de la huitieme paire & du nerf intercostal, & qui se distribuant dans toute la substance des poumons, embrassent les ramifications des bronches & des vaisseaux sanguins. Willis assure aussi que les vésicules pulmonaires ont des fibres musculaires, afin de pouvoir se contracter davantage dans l'expiration ; mais d'autres nient ces fibres musculaires. Diemerbroeck observe que les vésicules n'admettent pas seulement l'air, mais aussi d'autres matieres plus grossieres ; & il cite pour exemple deux asthmatiques qu'il ouvrit. L'un étoit un tailleur de pierre, qui avoit les vésicules des poumons si remplies de poussiere, qu'en les ouvrant le scalpel entroit comme dans un monceau de sable. L'autre étoit un tapissier dont les vésicules étoient remplies d'une poussiere fine ou d'un duvet. Voyez Asthme.
Polype des poumons, voyez Polype.
poumon. On vient de lire la structure admirable des poumons, & l'on a découvert dans ce siecle leurs vaisseaux lymphatiques : cette partie est exposée comme les autres à des jeux de la nature. M. Deslandes écrivit de Brest en 1718 à l'académie des Sciences, qu'il avoit vû ouvrir le corps d'un jeune homme de 27 ans, très-bien fait, & d'une bonne constitution, à qui l'on avoit trouvé cinq poumons, ou plûtôt cinq lobes du poumon, dont trois par conséquent étoient surnuméraires. Ils étoient tous revêtus de leur membrane commune, & couchés les uns sur les autres sans aucune adhérence ; de sorte qu'on les sépara facilement & sans rien déchirer. Les trois lobes surnuméraires ne différoient point en grosseur des deux naturels ; deux des surnuméraires étoient couchés sur la partie supérieure du grand lobe gauche, & le troisieme sur le lobe droit.
Le poumon est une partie bien délicate : en voici la preuve. Une femme de 57 ans ayant avalé un petit brin de paille de chanvre en brisant du chanvre sur une bancelle pour en séparer les chenevotes, fut saisie peu de tems après d'une toux douloureuse, & d'une extrème difficulté de respirer & de parler. Elle se sentoit continuellement le gosier picoté, mourut en moins de trois jours, & l'on trouva le brin de paille dans l'intérieur de la premiere subdivision des bronches qui se distribuent à l'entrée du lobe du poumon. Il étoit situé transversalement comme une barre dans la bronche, au-dessus de la division, fiché de maniere qu'il en piquoit par ses deux pointes les parois internes. L'irritation continuelle qu'il causoit à des parties d'un sentiment très-vif & très exquis, enflamma le poumon, qui en portoit effectivement toutes les marques, les autres visceres étant parfaitement sains.
J'ai vu un cas semblable, & qui ne fut pas moins triste. Un étudiant du college de la Trinité à Cambridge, se promenant avec ses amis, & passant au milieu des blés, prit un épi d'orge, le mit plusieurs fois dans sa bouche, d'où enfin il ne put plus le retirer ; l'épi tomba dans le larynx, causa au jeune homme une toux convulsive & une irritation si grande dans les bronches, qu'il en mourut au bout de 24 heures, sans qu'il fût possible de lui donner assez promptement les secours nécessaires. (D. J.)
Poumon des animaux, (Physiolog.) Les animaux terrestres ont des poumons charnus ; les amphibies des poumons membraneux ; & les oiseaux des poumons en partie charnus & en partie membraneux, sans parler de la structure des poumons particuliers aux insectes, & des ouies des poissons, qui peuvent passer pour une espece de poumon.
Les poumons des animaux terrestres servent particulierement à la circulation du sang, en contribuant à l'action qui le fait passer d'un des ventricules du c?ur à l'autre au-travers des poumons ; & ces poumons paroissent charnus, étant toujours fort remplis de sang.
La seconde espece de poumons, qui est celui des amphibies, tels que sont les tortues, les serpens, les salamandres, les crapauds, les grenouilles, ne donne aucun passage d'un des ventricules du c?ur à l'autre ; le passage se fait au-travers des parois qui séparent les ventricules l'un de l'autre. Le poumon membraneux de ces animaux ne leur sert guere qu'à soutenir leur corps dans l'eau.
Le poumon des oiseaux sert à la circulation du sang, de même que celui des animaux terrestres ; mais il est divisé en deux parties, dont l'une paroît charnue comme aux animaux terrestres ; l'autre est tout-à-fait membraneuse, & formée en plusieurs grandes vessies. L'usage de cette partie membraneuse est de suppléer au défaut des muscles du bas-ventre, qui sont très-petits dans les oiseaux, à cause de la grandeur de l'os de la poitrine, pour donner origine aux grands muscles qui remuent les aîles.
Lorsque la poitrine des oiseaux est retrécie dans l'expiration, tout l'air dont elle est d'abord remplie ne sort pas au-dehors par l'âpre-artere, mais il arrive que par la compression de la poitrine une partie est poussée dans le bas-ventre, où elle remplit de grandes vessies qui y sont enfermées. De même lorsque dans l'inspiration leur poitrine est élargie, elle ne reçoit pas seulement l'air de dehors, mais elle reçoit aussi celui qui a été envoyé dans les vessies du bas-ventre ; ce qui fait que le bas-ventre se dilate lorsque la poitrine s'étrécit.
Cette méchanique particuliere de la respiration des oiseaux, peut être entendue par les soufflets des forges, qui semblent avoir été faits à l'imitation des organes de la respiration des volatiles ; car ces soufflets ont une double capacité pour recevoir l'air : la premiere est celle de dessous, qui reçoit l'air lorsque le soufflet s'ouvre ; & cette capacité représente les vessies de la poitrine : la seconde capacité est celle de dessus, qui représente les vessies du bas-ventre. En effet, lorsque la capacité inférieure est retrécie par la compression du soufflet, l'air qu'elle a reçu entre par un trou dont elle est percée, & passe dans la capacité supérieure, ensorte que l'air poussé fortement élargit cette capacité, en faisant soulever le volet de dessus, parce que ce trou étant dans le volet du milieu, fait l'office du diaphragme entre les deux capacités qui composent le soufflet : ces capacités ne different de celles des vessies du poumon des oiseaux, que par leur situation ; la capacité des vessies qui reçoivent l'air de dehors, sont dans la partie supérieure aux oiseaux, au lieu qu'elle est dans la partie inférieure dans les soufflets des forges.
Au lieu de poumons, les poissons ont des organes que les Anatomistes appellent branchies, & qu'on nomme en françois ouies. Ces organes sont comme des feuillets mis les uns sur les autres quatre de chaque côté ; ils sont composés chacun d'une grande quantité de petites membranes cartilagineuses longues, étroites & doubles, fendues par le bout, & arrangées l'une contre l'autre comme les filets de barbe de plume : un os auquel ces petites barbes sont attachées, fait la base du feuillet ; & chaque petit filet de membrane a une artere capillaire par où le sang lui est apporté, & une veine pareille par où il retourne. Voyez Ouies.
On trouve dans les insectes des organes dont la structure & les usages ont aussi quelque rapport avec les ouies des poissons, & avec les poumons des autres animaux. On leur leur a donné le même nom de branchies ; mais elles sont ordinairement en bien plus grand nombre que dans les poissons, s'étendent tout le long de leur corps, & ont chacune une ouverture séparée. C'est peut être ce qui fait en partie que l'huile tue indifféremment toutes sortes d'insectes quand ils y ont été plongés seulement un moment : l'huile par sa viscosité bouchant toutes les ouvertures des branchies au-dehors, chacun de ces petits poumons contenant peu d'air, n'est pas capable de forcer la résistance que cette glu apporte au passage de l'air nécessaire à leur vie. (D. J.)
Poumon, maladie du (Médecine.) Un organe fort considérable placé dans la poitrine, ayant pour fonction alternative de recevoir l'air, de le renvoyer, & de préparer le sang qui y passe, se nomme le poumon. On l'appelle ainsi, à cause de son action, parce qu'il est très-exposé à l'air, & qu'il doit faire grand nombre d'opérations pendant la vie. Il est sujet à différentes maladies, dont plusieurs se rapportent à la respiration, la toux, le crachat, la suffocation, la péripneumonie, la phtisie, l'h?mophtisie, la dispnée, l'orthopnée, l'asthme, &c. Voyez tous ces mots sous leurs articles particuliers.
Souvent le poumon à la suite d'une péripneumonie, d'une h?mophtisie, d'une blessure ou d'un tubercule, ramasse du pus dans une partie celluleuse, ou dans les bronches, & quelquefois après une pleurésie ou une autre maladie inflammatoire ; c'est ce qu'on nomme vomique. Il en reçoit par métastase dans sa propre substance, forme ainsi un abscès, & ensuite un ulcere. Ce pus consume peu-à-peu le poumon ; & l'on juge de sa nature lorsqu'en mettant le crachat purulent dans l'eau, il va au fond de cette eau. Le pus mêlé avec le sang produit la phtisie ; quand on a réussi à guérir cette maladie, le poumon reste adhérent à la plevre ; ce qui produit une plus grande difficulté de respirer, & empêche l'exacte préparation des humeurs. Il faut promptement exciter l'évacuation du pus par les crachats, en employant les expectorans, les béchiques, les balsamiques ou les diurétiques, pour le faire sortir par les voies urinaires.
L'humeur qui lubréfie intérieurement les bronches, semblable à celle qui enduit la membrane pituitaire, devient souvent ténue & âcre, ou reçoit en elle une acrimonie catarreuse, puisqu'elle cause une toux fréquente accompagnée de crachats ténus qui ne procurent aucun soulagement. Il faut employer les anodins pour cuire cette humeur ; les mucilagineux & les pectoraux pour empêcher son action ; & les diaphorétiques pour l'attirer à la peau, pendant que d'un autre côté on fait usage des résineux & des balsamiques, pour diminuer la corruption spontanée.
Si dans les fibres particulieres des poumons il arrive une convulsion ordinaire aux asthmatiques, quelquefois même aux personnes hystériques, hypocondriaques, à ceux qui sont attaqués d'un excès de mobilité des esprits, & que cette convulsion, capable de suffoquer tout-d'un-coup, vienne à cesser sans aucun crachement, il convient de l'arrêter par le moyen des anti-spasmodiques mêlés avec les pectoraux. Mais la paralysie de ses fibres, suite d'une anxiété insurmontable, que certains auteurs appellent maladie catarreuse, suffocante, n'admet presqu'aucun remede, & cause enfin la mort.
Lorsque les glandes des poumons sont tuméfiées, écrouelleuses, skirrheuses, ce qu'on peut conjecturer par une respiration constamment difficile, sans crachats ni semblables tumeurs dans les parties glanduleuses plus sensibles, leur guérison demande un long usage des médicamens résolutifs & des pectoraux.
Après des ulceres, des blessures, une contusion, la pleurésie, la péripneumonie, l'h?mophtysie, l'empyème & la phtisie, souvent les poumons s'attachent à la plevre, & cette adhérence cause pendant toute la vie une difficulté de respirer absolument incurable.
Toute matiere qui vient à se jetter sur les poumons, est dangereuse, à-moins qu'elle ne sorte sous la forme de crachats ; & il faut provoquer cette évacuation par les expectorans, ou bien ramener la matiere à son premier lieu, ou la faire sortir par les urines.
Mais si le poumon est attaqué d'inflammation, d'érésipelle, ou de rhumatisme, on rapporte ces maladies à la fausse péripneumonie, parce que la difficulté de respirer est accompagnée de fievre, sans qu'on y voie les autres signes ou la fin de l'inflammation. (D. J.)
Poumon marin, insecte de mer d'une substance molle, legere, spongieuse, & d'une couleur bleuâtre. Rondelet prétend qu'on lui a donné le nom de poumon, parce qu'il ressemble au poumon de l'homme par sa forme & par sa conformation inférieure. Cet insecte luit pendant la nuit ; si on frotte un bâton de sa substance, elle lui communique sa propriété phosphorique, & le rend lumineux dans l'obscurité. Lorsque les poumons marins paroissent sur la surface des eaux, on les regarde comme un présage d'une tempête. Mathiole a éprouvé qu'étant appliqués sur quelques parties du corps, ils excitoient de la démangeaison & même de la rougeur. Rondelet, hist. des insect. & zoophites, ch. xxvj.
Étymologie de « poumon »
Genev. polmon?; provenç. polmo, pulmo?; espagn. pulmon?; ital. polmone, du lat. pulmonem?; grec, ??????? ou ???????, de ?????, respirer.
- Du latin pulmo.
poumon au Scrabble
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Informations sur le mot poumon - 6 lettres, 3 voyelles, 3 consonnes, 5 lettres uniques.
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Les rimes de « poumon »
On recherche une rime en M§ .
Les rimes de poumon peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.
Les rimes en m§
Rimes de Thiaumont Rimes de entamons Rimes de goémons Rimes de Chastre-Villeroux-Blanmont Rimes de amont Rimes de supprimons Rimes de Vencimont Rimes de armon Rimes de Merlemont Rimes de mormons Rimes de envenimons Rimes de assumons Rimes de sermon Rimes de Thimister-Clermont Rimes de timon Rimes de affirmons Rimes de limon Rimes de transformons Rimes de Fontaine-Valmont Rimes de Beaumont Rimes de Chapelle-lez-Herlaimont Rimes de Mormont Rimes de Herbeumont Rimes de aramon Rimes de ramon Rimes de Gomzé-Andoumont Rimes de Sprimont Rimes de ex-démon Rimes de trimons Rimes de poumons Rimes de poumon Rimes de Grand-Rosière-Hottomont Rimes de artimon Rimes de Horion-Hozémont Rimes de enfermons Rimes de refermons Rimes de inhumons Rimes de calmons Rimes de Aisemont Rimes de Hamont Rimes de Stoumont Rimes de mormons Rimes de Robelmont Rimes de fermons Rimes de Cortil-Noirmont Rimes de Mornimont Rimes de ramons Rimes de avant-monts Rimes de assommons Rimes de MonsMots du jour
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Les citations sur « poumon »
- Automne, automne, adieux de l'Adieu! - La tisane bout, noyant mon feu; - Le vent m'époumone - A reverdir la bûche où mon grand coeur tisonne.Auteur : Jules Laforgue - Source : Les Complaintes (1885)
- L’amour est un sentiment où il faut tout donner, lâcher prise et laisser ses vagues nous engloutir. Plonger au plus profond de ses abysses, remonter à la surface et jaillir à l’air libre comme un nouveau-né, se déchirer les poumons et se sentir vivant. Auteur : Bruno Combes - Source : Ce que je n'oserai jamais te dire (2017)
- De son glaive il attaque
Le fier Rhamnès, qu'offrait, sur ses tapis en tas,
Le sommeil qu'il soufflait à pleins poumons ouverts.Auteur : Virgile - Source : L'Enéide, IX, 324-326 - L'aquilon s'époumone et l'autan se harasse.Auteur : Victor Hugo - Source : La Légende des siècles (1859), Eviradnus
- Mon Johnny à moi, c'est le Johnny de « Que je t'aime », pas celui de Dallas. On s'envoyait des petits mots avant sa mort. Il m'avait aussi dit un jour en plaisantant, alors qu'il avait déjà un grave problème aux poumons, Tu me feras ma nécro, hein ? J'ai fait sa nécro. Et à la fin, je voulais ajouter Nous nous reverrons un jour ou l'autre. Embrasse Coluche et Gainsbourg pour moi, mais ce n'est pas sorti. J'étais anéanti. Auteur : Michel Drucker - Source : Entretien Le Parisien - Propos recueillis par Michaël Zoltobroda le 04 juillet 2018
- L'évidence du parfum possède une conviction irrésistible, elle pénètre en nous comme dans nos poumons l'air que nous respirons, elle nous emplit, nous remplit complètement, il n'y a pas moyen de se défendre contre elle.Auteur : Patrick Süskind - Source : Le Parfum, histoire d'un meurtrier (1985)
- Toutes les affections proviennent des vers. Ils gâtent les dents, creusent les poumons, dilatent le foie, ravagent les intestins, et y causent des bruits.Auteur : Gustave Flaubert - Source : Bouvard et Pécuchet (1881)
- Et maintenant...
Et si ce virus avait beaucoup d'autres vertus
Que celle de s'attaquer à nos poumons vulnérables
S'il essayait aussi de nous rendre la vue
Sur nos modes de vie devenus préjudiciables
Si on doit sauver nos vies en restant bien chez soi.Auteur : Fabien Marsaud, dit Grand Corps Malade - Source : Effets Secondaires (2020) - La vérité c’est que j’absorbais tout ce que je pouvais jusqu’à devenir l’air autour d’eux, jusqu’à être aspiré dans leurs poumons, puis recraché, puis aspiré encore pour saisir l’essence même de leur bonheur.Auteur : Hugo Lindenberg - Source : Un jour ce sera vide (2020)
- Il chantait à pleins poumons maintes romances à la mode, et les passants s'arrêtaient pour l'entendre, émerveillés par le charme et la pureté de son généreux organe.Auteur : Raymond Roussel - Source : Impressions d'Afrique (1910)
- Le calumet de la paix
A tué les poumons faits.Auteur : Charles de Leusse - Source : De La Vie (2004) - J'avais besoin d'un poumon, m'a dit l'arbre: alors ma sève est devenue feuille, afin d'y pouvoir respirer. Puis quand j'eus respiré, ma feuille est tombée, et je n'en suis pas mort. Mon fruit contient toute ma pensée sur la vie.Auteur : André Gide - Source : Les Nourritures terrestres (1897)
- Vivre au Mexique m'a offert un poumon supplémentaire.Auteur : Arielle Dombasle - Source : Le Point (janvier 1992)
- Il s'enfermait dans un silence de plus en plus lourd, de plus en plus compact, un silence qui, terré tout au fond de son ventre, avait commencé de grandir comme une tumeur maligne, prenant peu à peu possession de sa poitrine, de ses poumons, de sa gorge, de son crâne. Auteur : Santiago Amigorena - Source : Le Ghetto intérieur (2019)
- Je ne vois pas un autre peuple dont le milieu géographique puisse, à l’égal du peuple d’Espagne, suffire presque uniquement à expliquer l’histoire. L’Espagne est une forteresse naturelle, carrée, massive, haute et nue, protégée d’un côté par une puissante courtine de montagnes et de ravins, des trois autres par la mer [...]. Défendue par l’été torride qui sèche les torrents, calcine la végétation d’autre part misérable, chauffe à blanc les déserts de pierre, soulève une lourde poussière qui brûle les yeux et les poumons. [...] Il n’est pas surprenant que l’homme aussi y soit extrême, dur, tanné dehors et dedans, tout de glace et de flamme, insensible à la souffrance d’autrui, à la sienne, indifférent à la maladie, la mort.Auteur : Elie Faure - Source : Découverte de l'archipel (1978)
- S'enfuir, larguer les amarres, ne pas se retourner. Courir, courir à en perdre haleine, à s'en brûler les poumons.
Pousser la vie droit devant soi sans se poser de questions, ne rien attendre et n'avoir aucun regret. Allumer des feux d'artifice pour que l'espoir renaisse et voir le ciel s'embraser de milliers d'étoiles. Auteur : Bruno Combes - Source : Je ne cours plus qu'après mes rêves (2020)
- Elle inspira si profondément qu'elle se fit mal aux poumons. Elle s'était trompée. Le soulagement lui coupa les jambes et elle trébucha sur les marches.Auteur : Sofi Oksanen - Source : Purge (2008)
- Je voudrais ne jamais vieillir, marcher au tambour, celui de la jeunesse – mais sans un ordre exprès – un tambour personnel... Danser, chanter, se libérer. J’en mourrai peut-être. Peu importe si quelquefois la peau, les poumons se déchirent, mais quoi...
Auteur : Joséphine Baker - Source : « Les mémoires » de Joséphine Baker, recueillis par Marcel Sauvage (1949)
- Certains virus comme la grippe pouvaient vivre largement plus que vingt-quatre heures sur de l'inox. Les microbes se répandaient partout, transitaient d'un individu à l'autre, s'insinuaient dans les fosses nasales, arrivaient aux poumons, puis au sang. Rien ne pouvait les empêcher de se propager. Auteur : Franck Thilliez - Source : Pandemia (2015)
- Le silence, par exemple. Ce jour-là comme n'importe quel autre il emplissait tout, me coinçait la gorge dans un étau. Je pouvais le sentir me figer les sangs, me creuser les poumons d'un vide immense. Un cratère sans lave. Un désert.Auteur : Olivier Adam - Source : A l'abri de rien (2007)
- Les tramways suivants ont ramené les joueurs que j'ai reconnus à leurs petites valises. Ils hurlaient et chantaient à pleins poumons que leur club ne périrait pas.Auteur : Albert Camus - Source : L'Etranger (1942)
- Il faudrait pour rester jeune régénérer absolument tout : la peau, les muscles, les organes, les nerfs, les yeux, le cœur, les poumons, le cerveau. Autant mourir, non ? Auteur : Pierre Ducrozet - Source : L'invention des corps (2017)
- Je chantais sous la fenêtre qui avait le plus d'apparence, fort surpris, après m'être longtemps époumoné, de ne voir paraître ni dames, ni demoiselles qu'attirât la beauté de ma voix.Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Les Confessions (édition posthume 1782-1789)
- Chacun emploie ses poumons et ses forces à politiquer, sans plus pouvoir changer à soi seul la marche des choses qu'un grain de sable ne peut faire la poussière.Auteur : Honoré de Balzac - Source : Massimilla Doni (1837-1839)
- Albert gesticule en tous sens. Ses poumons se remplissent de moins en moins, ça siffle quand il force. Il se met à tousser, il serre le ventre. Plus d'air.Auteur : Pierre Lemaitre - Source : Au revoir là-haut (2013)
Les mots proches de « poumon »
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pou pouacre pouah Pouan-les-Vallées Pouançay Pouancé Pouant Poubeau poubelle poubelles pouce pouce pouce-pied pouces poucet Poucet poucets poucette poucettes Poucharramet Pouchergues Poudenas Poudenx pouding poudingue Poudis poudra poudrage poudraient poudrait poudrant poudre poudre poudré poudré poudrée poudrée poudrées poudrées poudrent poudrer poudres poudrés poudrés poudrette poudreuse poudreuse poudreuses poudreux poudrier
Les synonymes de « poumon»
Les synonymes de poumon :- 1. bronche
2. poitrine
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Fréquence et usage du mot poumon dans le temps
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