Définition de « très »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot tres de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur très pour aider à enrichir la compréhension du mot Très et répondre à la question quelle est la définition de tres ?

ADV genre () de 1 syllabes
Une définition simple :

  • Augmente ladjectif.


    Définitions de « très »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    TRÈS, adv.

    Adv. non prédicatif marquant l'intensité forte devant un mot susceptible de recevoir une gradation.
    Rem. ,,Le mot très recouvre un être de langue qui est déficient du côté de la matière et ne constitue qu'une forme imposée à la matière fournie par l'adjectif (...) comme est le signe d'une forme le suffixe de superlatif qui dans certaines langues (cf. ital. -issimo) vient s'ajouter au radical de l'adjectif`` (G. Moignet, Ét. de psycho-systématique fr., Paris, Klincksieck, 1974, p. 145).
    A. ? [Devant un adj.] Vinrent huit petits cochons (...) ils luttaient entre eux, arc-boutés comme des chèvres, et leurs très petits pas étaient précipités (Jammes, De l'angélus, 1898, p. 115).Où ai-je déjà vu ce menton net et ce regard froid, et ces cheveux très blonds lissés en bandeaux? (Farrère, Homme qui assass., 1907, p. 109).Il y avait (...) un voyou très « modern' style » qui ressemblait à une bottine jaune (Fargue, Piéton Paris, 1939, p. 132).
    ? [Dans un titre (souvent avec une majuscule) pour qualifier une pers. (ou un pays) auxquels on attribue une certaine prééminence] La Très Sainte Mère l'Église; la Très Sainte Vierge Marie; sa Très Gracieuse Majesté. Louis XVIII était affligé de la froideur avec laquelle l'ambassadeur de Sa Majesté Très Chrétienne avait été reçu (Chateaubr., Mém., t. 3, 1848, p. 97).
    ? [Dans les formules de politesse] Je suis, Monsieur, votre très humble et très dévoué (Flaub., Corresp., 1872, p. 35).
    ? [Précédé de très, l'adj. de relation prend une valeur caractérisante] C'est un défaut très féminin d'aller d'une exagération à l'autre (Frapié, Maternelle, 1904, p. 224).Mais qu'entend-on par une personne ou une chose très parisienne ? (Fargue, Piéton Paris, 1939, p. 171).
    Rem. 1. Très, qui permet de représenter la qualité à son degré le plus élevé sans compar. avec d'autres (superl. abs.), est en principe exclu devant un adj. compar. (meilleur, moindre, pire) ou devant un adj. qui ne peut recevoir une gradation (infime, essentiel) ou qui a la valeur d'un superl. (excessif, extrême, primordial, supérieur). On peut noter toutefois qq. ex. de ces empl.: Avant de quitter Paris, il était très essentiel de s'assurer de quelques moyens d'influence (Reybaud, J. Paturot, 1842, p. 311). Heine a tous les défauts d'un journaliste très supérieur (Du Bos, Journal, 1927, p. 199). Vous êtes sans doute trop orgueilleuse pour me faire, à moi très infime, l'honneur d'une scène de jalousie (Duhamel, Cécile, 1938, p. 164). 2. Très fonctionnait, d'apr. Littré, comme un élém. de compos. indiquant une qualité supérieure: C'est une assez grande île, où l'on trouva du bois, de l'eau, des rafraîchissemens, et des habitans très-pacifiques (Voy. La Pérouse, t. 1, 1797, p. 103). À la très-chère, à la très-belle Qui remplit mon c?ur de clarté (...) Salut en l'immortalité (Baudel., Fl. du Mal, 1867, p. 268).
    B. ? [Devant un adv.] Et le grand soleil équatorial buvait très vite toute cette eau tombée sur nous (Loti, Mon frère Yves, 1883, p. 71).Il parlait très curieusement et très abondamment d'un retable qu'il venait de voir (Goncourt, Journal, 1894, p. 680).
    C. ? [Devant un subst. non déterminé en fonction d'adj.] J'étais un enfant très enfant, un petit garçon garçonnant, un petit animal vif et joyeux (A. France, Pt Pierre, 1918, p. 234).Très mode ? col lacet mélangé argent et or (Catal. jouets (Louvre) 1936).
    ? [Le subst. est précédé d'un adj.] Un régime de république suisse, esprit radical et très petit bourgeois (Maurras, Kiel et Tanger, 1914, p. 86).
    ? [Le subst. est suivi d'un compl. déterminatif] Je la trouvai très « femme du monde », et ce grade, que je lui décernai d'emblée, ne m'emballa pas sur elle (Gyp, Souv. pte fille, 1928, p. 82).
    ? [Devant un nom propre] Très Ève, « éternel féminin »; elle est belle (Gide, Voy. Congo, 1927, p. 759).Le ton est très Rilke, et me faisait penser à sa voix (Larbaud, Journal, 1934, p. 278).
    D. ? [Devant un groupe prép. en fonction d'attribut] Le docteur est très en verve ce soir (Maurois, Sil. Bramble, 1918, p. 139).Les sièges formaient là un endroit retiré très hors du monde (Jouve, Scène capit., 1935, p. 241).La marche chantée était très en faveur dans l'armée allemande (Ambrière, Gdes vac., 1946, p. 263).
    E. ? [Empl. improprement dans une loc. verb. formée d'un auxil. ou d'un verbe support (avoir, être, faire, prendre...) et d'un subst. abstr. désignant des ,,sensations ou des sentiments à l'état brut: faim, soif, froid, chaud, sommeil, mal, peur, envie, plaisir, honte, hâte...`` (G. Moignet, op. cit., p. 154); empl. critiqué] Un jour, elle se retrouva dans son lit, bien faible, ayant très faim (A. France, Jocaste, 1879, p. 74).Il faut que nous fassions très attention, il faut que nous soyons très prudents (Guitry, Veilleur, 1911, iii, p. 19).
    ? [Dans une loc. à la forme impers. désignant un phénomène météor.] Cosette pensait donc qu'il était nuit, très nuit, qu'il avait fallu remplir à l'improviste les pots et les carafes dans les chambres des voyageurs (Hugo, Misér., t. 1, 1862, p. 462).Dans la rue, il faisait très doux, déjà l'on pressentait les caresses de juin, malgré l'heure tardive (Aragon, Beaux quart., 1936, p. 324).
    F. ? [Devant un part. passé]
    1. [Le part. passé est pris adj.] Son domestique par derrière, très enveloppé de manteaux (Nerval, Voy. Orient, t. 1, 1851, p. 9).De grands triangles de pâte très feuilletée où se niche un ?uf mollet (Gide, Journal, 1943, p. 169).
    2. [Très renforce le procès exprimé par le part. passé qui conserve une valeur verbale passive] Cette dernière chanson fut très applaudie par les inconnues (Restif de La Bret., M. Nicolas, 1796, p. 235).La rivière est très grossie par les pluies précédentes (Maine de Biran, Journal, 1816, p. 249).
    ? En partic.
    ? [Si le procès exprimé par le verbe est réitérable, la gradation porte soit sur le nombre d'agents effectuant le procès, soit sur le nombre de fois que chacun de ces agents effectue le procès] On risquait (...) à traverser un carrefour très fréquenté (Camus, Peste, 1947, p. 1335).Cette passerelle est très utilisée par Marie et Jean. Cette passerelle est très utilisée, quotidiennement, une fois à l'aller une fois au retour (J. Authier, Note sur l'interprétation sémantique de « très + participe passé passif »ds Cah. Lexicol.1980, no37, p. 28).
    ? [L'obj. (suj. du passif) peut désigner un type, un modèle...] Cette maison est très construite par ici. Ce modèle a été très vendu (J. Authier, Note sur l'interprétation sémantique de « très + participe passé passif »ds Cah. Lexicol.1980, p. 30).
    ? [Avec un verbe de sentiment, très porte sur la force du sentiment éprouvé par une pers. donnée ou sur la quantité de pers. éprouvant ce sentiment] Mais il est aimé, très aimé, souvent aimé (Balzac, Cous. Bette, 1846, p. 359).
    ? [Très peut marquer qu'une partie importante de l'obj. (suj. du passif) est affectée par le procès] Des souvenirs qui datent de si loin (...) sont très-brisés dans ma mémoire, et ce n'est pas ma mère qui eût pu m'aider par la suite à les enchaîner (Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 187).? Ma jambe! (...) La carne! ? Était-elle très abîmée! (Benjamin, Gaspard, 1915, p. 147).
    Rem. 1. Très peut être empl. absol., spéc. dans la reprise d'un discours où l'on omet de reprendre le terme modifié par l'adv.: Henriette: Denis est très intelligent! Gabrielle: Très! Henriette: Il sait un tas de choses (Bernstein, Secret, 1913, I, 5, p. 8). ? (...) Elle est très habile. ? Très! soupira Elsa (Sagan, Boujour tristesse, 1954, p. 94). 2. Très est fréq. repris pour en renforcer l'intensité: On y buvait du petit vin blanc très... très passable (Erckm.-Chatr., Ami Fritz, 1864, p. 159). Il est vrai que la dame a plus de cinquante ans, mais elle est très-très riche (Lorrain, Modern., 1885, p. 106).
    Prononc. et Orth.: [t? ?] devant cons., [t? ?z] devant voy. ou h muet: très belle [t? ?b?l], très agréable [t? ?zag?eabl?]. Ac. 1694: tres; 1718: trés ; dep. 1740: très. Ac. 1694: tres-bon, tres-mauvais, tres-bien et 1740-1835: très-bon, très-mauvais, très-bien. V. aussi Littré: ,,Se joint à un adjectif, à un participe et à un adverbe; on unit ces deux mots par un trait d'union; du moins c'est l'usage du Dictionnaire de l'Académie``. Rob. 1985 explique cette façon d'écrire par l'orig. préf. de très: ,,Son caractère originel de préfixe a longtemps subsisté dans l'orthographe: il est accolé au mot dans le Dictionnaire de R. Estienne (tresbon, treslong etc.), et on l'a lié ensuite au mot par un trait d'union (très-bon), que l'imprimeur Didot fut le premier à supprimer, suivi par l'Académie en 1877``. On a, effectivement, très bon, tres bien ds Ac. 1878 et 1935 mais 1718 écrit déjà: trés bon, trés bien. Étymol. et Hist. 1. Ca 1050 placé devant un adj. ou un autre adv. pour marquer le superl. abs. (Alexis, éd. Chr. Storey, 547); 2. 2emoit. xiiies. devant un nom empl. comme adj. ou devant une loc. à valeur adj. (Gaufrey, 292 ds T.-L.); 3. ca 1225 dans des loc. verb. d'état comp. de avoir et d'un subst. (Gautier de Coincy, Mir. Vierge, éd. V. F. Koenig, II Mir 26, t. 4, p. 269: J'ai si tres soif); 4. ca 1450-65 empl. dans les réponses avec ell. de l'adj. ou de l'adv. (Charles d'Orléans, Rondeaux ds ?uvres, éd. P. Champion, t. 2, p. 347); 5. 1668 devant un subst. (Racine, Plaideurs, II, 4); 6. 1715 s'emploie devant un part. à valeur verbale de passif (A. Lesage, Gil Blas, éd. M. Bardon, t. 2, L. XII, ch. VIII, p. 336, éd. Garnier 1962). Du lat. trans « au delà de, par-delà », « par-dessous, de l'autre côté de », qui pouvait comme préverbe avoir le sens de « de part en part, complètement » d'où son empl. comme adv. superl. passé très tôt en a. fr. Très est parfois encore prép. en a. fr. et jusqu'au xvies. au sens de « jusqu'à, dès, depuis, auprès, derrière... » (v. Gdf., T.-L. et FEW t. 13, 2, pp. 197b-199) et a formé de nombreuses loc. tres puis, tres or, etc. Fréq. abs. littér.: 68 535. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 74 526, b) 105 566; xxes.: a) 118 891, b) 99 810. Bbg. Authier (J.). Note sur l'interprétation sém. de « très + participe passé passif ». Cah. Lexicol. 1980, t. 37, no2, pp. 25-33. ? Blanc (B.). Ét. de la combinaison très + participe passé passif. Mém., Paris III, 1978, 83 p. ? Darm. 1877, p. 146. ? Gaatone (D.). Obs. sur l'oppos. très-beaucoup. R. Ling. rom. 1981, t. 45, pp. 74-95. ? Gohin 1903, p. 340. ? Le Flem (D. C.). Syst. de la compar. en fr. contemporain... Congrès Internat. de Ling. et Philol. Rom. 14. 1974. Naples. Napoli; Amsterdam, 1979, pp. 493-517. ? Michaëlsson (K.). Neuphilol. Mitt. 1943, t. 44, pp. 108-112. ? Schwarz (Ch.). Zur kategorialgrammatischen Klassifierung von neufr. très. Papiere zur Linguistik. 1977, pp. 17-185. ? Togeby (K.). Gramm. fr. vol. 4: les mots inv. Copenhague, 1984, pp. 183-186.


    Wiktionnaire


    Adverbe - français

    très \t??\

    1. Beaucoup, au plus haut point (devant un adjectif ou un adverbe).
      • Lorsque dans une armée le besoin de récompenses se fait très vivement sentir, on peut affirmer que sa valeur est en baisse. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. VII, La Morale des producteurs, 1908, page 359)
      • Il avait été entendu entre maman et moi que si j'étais heureuse je lui écrirais : « Ici je suis très heureuse », en soulignant « très ». Et seulement « Je suis heureuse » si je ne l'étais pas. (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 114)
      • Les aliments détaillés en menus morceaux sont sautés très rapidement avec très peu de matière grasse dans un récipient hémisphérique placé sur un brûleur très puissant. (Michel Maincent-Morel, Techno Culinaire ? Bac Pro, Éditions BPI , 2011, page 270)
      • À quoi servent les faits divers ? [?] En règle générale, à faire du très mauvais journalisme, caressant le lecteur dans ses pulsions malsaines quitte à pulvériser les lignes jaunes du métier [?]. (Nicolas Demorand, Trouble, dans Libération, no 9535, 7 & 8 janvier 2012, page 3)
      • L'affaire sera jugée sur le fond le 31 mai, mais, en attendant, ces déboires juridiques vont augmenter la facture de la grève pour les agents dès la fin de ce mois et, sans doute, faire basculer une part des très-grévistes vers le camp des non-grévistes ou des peu-grévistes. (Éric Béziat, SNCF : la grève faiblit, le malaise cheminot grandit, Le Monde. Mis en ligne le 19 mai 2018)
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    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    TRÈS. adv.
    Beaucoup, au plus haut point; il marque le superlatif absolu et ne s'emploie que devant un adjectif, un participe pris adjectivement ou un adverbe. Un homme très bon. Il est très connu. Très bien. Très fort. Très peu. Il a agi très sagement.

    Littré

    TRÈS (trê?; l's se lie?: trê-z heureux) adj.
    • 1Particule qui marque le superlatif absolu, et qui se joint à un adjectif, à un participe et à un adverbe?; on unit ces deux mots par un trait d'union?; du moins c'est l'usage du Dictionnaire de l'Académie. Une campagne très agréable. Il est très estimé et très aimé. Cela lui arrive très rarement. Il est très informé des questions du temps, et il sait parfaitement le secret des jésuites, Pascal, Prov. II.
    • 2Très se met devant une locution adverbiale?; alors le trait d'union ne s'emploie pas. Quand je parle de labourer la terre, je parle très à la lettre?: je me sers du nouveau semoir?, Voltaire, d'Argental, 19 déc. 1758. Mon ouvrage, qui avait été écrit à Gênes, très à la hâte, Galiani, Lett. à Mme d'Épinay, 28 avril 1770. Ce qui restera doit être donné à mon ambassadeur, qui m'a avancé cet argent?; mais, comme il est très en état d'attendre?, ID. ib. 18 sept. 1769. ? sur l'état de l'industrie et de l'agriculture en France, qu'il dit être très en souffrance, Gudin, Rapport au sénat, Monit. univ. 21 mars 1868, p. 423, 1re col.
    • 3On a contesté s'il pouvait se mettre devant un substantif. Cela est peu usité?; mais l'usage de bons auteurs y autorise. Il ne laisse pas de se fier à celui-ci, comme à un très homme de bien, Guez de Balzac, le Barbon. Oui, vous êtes sergent, monsieur, et très sergent, Racine, Plaid. II, 4.
    • 4Mme de Sévigné l'a mis devant un verbe à un temps composé. Ils m'ont très assuré que la vendange de cette année [un bain de vendange, pour des douleurs] m'aurait empirée, Sévigné, 30 sept. 1676.

    HISTORIQUE

    XIe s. Tres qu'en la mer [il] conquist la tere altaigne, Ch. de Rol. I. Si li truvez ki tres bien li ajut [aide], ib. LX. Le cors [il] li trenchet tres l'un costet qu'al altre, ib. CXIII.

    XIIe s. Mais ma dame est de si tres grant vaillance [prix], Que son ami ne doit faire faillance, Couci, XXIV. L'apostoiles de Rome, tres en mi le palais, Les princes en apele, Sax. X.

    XIIIe s. Aliste, se je puis, tres bien [je] marierai, Berte, VII. Et si tres en mal aise et si fort tourmentée, ib. LXVIII. Sachiez, si tres m'en deut li cuers [le c?ur] sous la mamele, ib. LXXXVI. Amis, dit Renart, di moi voir, Sez-tu ci entor nul manoir Où je trovasse que mengier?? Je ne manjoi tres [dès] avant er [hier], Ren. 23348. Je n'os mie bien recorder Sa beauté que ele a si tres, Ms. de poés. franç. av. 1300, t. I, p. 248.

    XIVe s. En batailles les tres plus forts ne sont pas les mieux combatans, Oresme, Éth. 85. L'en a de tiex [tels] tres pitey et misericorde, Oresme, ib. 75. Pour ce que felicité est operacion selon vertu, il est raisonnable que ce soit selon la tres meilleur vertu, Oresme, ib. 313. Vous estes le cinquieme message vraiement Qu'envoié a li rois, dont je sui moult dolent, Qu'à lui n'ai obei tres le commencement, Guesclin. 17222.

    XVe s. Et tres adont [aussitôt] furent instituées reigles et ordonnance d'ost mettre en forme d'eschieles, Christine de Pisan, Charles V, II, 2.

    XVIe s. L'autre [trait] dangereux plus que très , Porte un fer de plomb mal couché, Par la pointe tout rebouché, Marot, I, 169.


    SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    TRÈS. Ajoutez?:
    5 Absolument. Vous êtes belle, plus que très, Corneille, Lexique, éd. Marty-Laveaux.

    Le même Lexique dit que les paysans des environs de Paris emploient très de cette même manière?: Ce terrain est-il bon?? - Il ne l'est pas très.

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    Étymologie de « très »

    Bourguig. tré?; du lat. trans, au delà. Si l'on prend en considération le sens de très dans l'anç. français, qui est beaucoup, dès, jusqu'à?; si on le voit en composition dans trespasser et autres mots?; si on tient compte de l'ital. tracodardo, très couart, trafreddo, très froid, etc. on reconnaîtra que très est la forme française de trans.

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    (1080) Du moyen français trés, de l'ancien français trés, du latin trans (« au delà de », « de part en part », « complètement ») ; d'où son emploi moderne comme adverbe superlatif.
    Jusqu'à la fin du XIXe siècle, l'usage prépondérant est de lier l'adverbe à l'adjectif avec un trait d'union (? voir très-).
    • Une sorte de thé vert qui est très-fin et d'une odeur très-agréable. Le song-lo et le bohé sont moins recherchés par les Hollandais. (Jean-François de La Harpe, Jean Baptiste Benoit Eyrles, Abrégé de l'Histoire générale des voyages [?], 1820)
    • L'anguille chien est très-goulue [?] (Bernard Germain de Lacépède, ?uvres du Comte de Lacépède, tome 2 : Histoire naturelle des poissons, Paris, 1836)
    • Si l'on veut un dépôt très-régulier, il est indispensable de fixer la pièce à cobalter au rhéophore de la pile avant de la plonger dans le bain. (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, 1878)
    • Quand nous avons traversé la vallée, je te parle d'hier, nous avons gravi une montée très-roide et très-escarpée. (George Sand, Le Marquis de Villemer, Paris, 1860)
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    TRÈS, adv.
    Étymol. et Hist. 1. Ca 1050 placé devant un adj. ou un autre adv. pour marquer le superl. abs. (Alexis, éd. Chr. Storey, 547); 2. 2emoit. xiiies. devant un nom empl. comme adj. ou devant une loc. à valeur adj. (Gaufrey, 292 ds T.-L.); 3. ca 1225 dans des loc. verb. d'état comp. de avoir et d'un subst. (Gautier de Coincy, Mir. Vierge, éd. V. F. Koenig, II Mir 26, t. 4, p. 269: J'ai si tres soif); 4. ca 1450-65 empl. dans les réponses avec ell. de l'adj. ou de l'adv. (Charles d'Orléans, Rondeaux ds ?uvres, éd. P. Champion, t. 2, p. 347); 5. 1668 devant un subst. (Racine, Plaideurs, II, 4); 6. 1715 s'emploie devant un part. à valeur verbale de passif (A. Lesage, Gil Blas, éd. M. Bardon, t. 2, L. XII, ch. VIII, p. 336, éd. Garnier 1962). Du lat. trans « au delà de, par-delà », « par-dessous, de l'autre côté de », qui pouvait comme préverbe avoir le sens de « de part en part, complètement » d'où son empl. comme adv. superl. passé très tôt en a. fr. Très est parfois encore prép. en a. fr. et jusqu'au xvies. au sens de « jusqu'à, dès, depuis, auprès, derrière... » (v. Gdf., T.-L. et FEW t. 13, 2, pp. 197b-199) et a formé de nombreuses loc. tres puis, tres or, etc.

    très au Scrabble


    Le mot très vaut 4 points au Scrabble.

    tres

    Informations sur le mot tres - 4 lettres, 1 voyelles, 3 consonnes, 4 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot très au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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    tres

    Les rimes de « très »


    On recherche une rime en RE .

    Les rimes de très peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en RE

    Rimes de chercherait      Rimes de irait      Rimes de refrénerait      Rimes de désoeuvrés      Rimes de inspirés      Rimes de défigurait      Rimes de tairai      Rimes de évaporerait      Rimes de censurez      Rimes de secret      Rimes de configuré      Rimes de emmurés      Rimes de vaudrai      Rimes de préféraient      Rimes de titrée      Rimes de enchevêtrée      Rimes de réchaufferez      Rimes de fâcherait      Rimes de avouerais      Rimes de avérées      Rimes de écrierait      Rimes de lèverait      Rimes de adhérais      Rimes de décélérer      Rimes de péterais      Rimes de isoleraient      Rimes de lasserai      Rimes de retraits      Rimes de éclairais      Rimes de finiraient      Rimes de troquerai      Rimes de encombrés      Rimes de plairait      Rimes de ménagerai      Rimes de réparerez      Rimes de revivraient      Rimes de rassurez      Rimes de favoriserait      Rimes de rebrousserez      Rimes de réinventeraient      Rimes de commotionnerait      Rimes de bloquerai      Rimes de brusquerai      Rimes de redemanderait      Rimes de exagérée      Rimes de foirait      Rimes de abandonnerais      Rimes de remplirez      Rimes de trusterait      Rimes de recommanderais     

    Mots du jour

    chercherait     irait     refrénerait     désoeuvrés     inspirés     défigurait     tairai     évaporerait     censurez     secret     configuré     emmurés     vaudrai     préféraient     titrée     enchevêtrée     réchaufferez     fâcherait     avouerais     avérées     écrierait     lèverait     adhérais     décélérer     péterais     isoleraient     lasserai     retraits     éclairais     finiraient     troquerai     encombrés     plairait     ménagerai     réparerez     revivraient     rassurez     favoriserait     rebrousserez     réinventeraient     commotionnerait     bloquerai     brusquerai     redemanderait     exagérée     foirait     abandonnerais     remplirez     trusterait     recommanderais     


    Les citations sur « très »

    1. Avant-hier, au cercle, on bavardait, on parlait de shakespeare, de voltaire... je n'ai rien lu de tout ça, rien, mais j'ai fait semblant de connaître. Et les autres faisaient pareil. C'est répugnant ! saloperie !

      Auteur : Anton Tchekhov - Source : Les Trois Soeurs (1901)


    2. Je ne veux pas oublier ceci, que je ne me mutine jamais tant contre la France que je ne regarde Paris de bon œil ; elle a mon cœur dès mon enfance. Et m'en est advenu comme des choses excellentes ; plus j’ai vu depuis d'autres villes belles, plus la beauté de cette-ci peut et gagne sur mon affection. Je l'aime par elle même, et plus en son être seul que rechargée de pompe étrangère. Je l'aime tendrement, jusques à ses verrues et à ses taches.

      Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais, III, 9, De la vanité


    3. Ma vie extérieure et intérieure dépend du travail de mes contemporains et de celui de mes ancêtres et je dois m'efforcer de leur fournir la même proportion de ce que j'ai reçu et que je reçois encore.

      Auteur : Albert Einstein - Source : Comment je vois le monde (1934)


    4. Pour decider amiablement ce different, ilz eleurent arbitres les ambassadeurs des Parmesans.

      Auteur : Jacques Amyot - Source : Marius, 46


    5. L'histoire de ta mère est aussi celle de ta grand-mère et de ton arrière grand-mère. Ainsi que ta grande-tante. Leur destin était entrecroisé... Elles illustrent à la perfection ce que nous appelons la fatalité, en Grèce. Celle-ci est bien souvent le fait de nos ancêtres, et non des étoiles. Lorsque nous évoquons l'Antiquité, nous nous référons toujours au destin, mais nous ne parlons pas réellement d'une force incontrôlable. Bien sûr, certains événements capitaux semblent se produire sans raison et bouleverser le cours d'une vie, mais, en vérité, notre destinée est déterminée par les actions de ceux qui nous entourent et de ceux qui nous ont précédés.

      Auteur : Victoria Hislop - Source : L'Ile des oubliés (2012)


    6. L'histoire des religions, même les plus avancées, est horriblement mouvementée. Leurs enseignements ont inspiré certains hommes à poursuivre la sainteté; elles ont servi à d'autres de justification à tous genres d'activité destructrice et diabolique.

      Auteur : Aldous Huxley - Source : Les portes de la perception (1954)


    7. Vous ne pouvez pas imaginer ce qu'est une certaine qualité de silence dans une salle. Rien au monde ne peut donner cela. Ce sont de ces rares, rares moments de perfection de vie, où tout est suspendu, on respire ensemble, un coeur bat... C'est un acte d'amour pur. On trouve cela parfois dans l'amour physique. Parfois. Très, très rarement.

      Auteur : Juliette Gréco - Source : Interview L'Express, propos recueillis par Dominique Simonnet le 08/11/2001


    8. Qu'il étudie les plus grands maîtres, qu'il s'éprenne davantage de la simplicité.

      Auteur : Denis Diderot - Source : Salon de 1767


    9. L'esthéticienne passe sa journée les mains dans les poches des autres.

      Auteur : Patrick Sébastien - Source : Carnet de notes (2001)


    10. La sorcellerie est la maîtresse de l'apparence.

      Auteur : Marie-Madeleine Davy - Source : Le Désert intérieur (1983)


    11. Ne laissons pas s'inscrire aux frontières de la France la devise qui orne l'entrée de l'Enfer de Dante : « Toi qui entres ici abandonne toute espérance. »

      Auteur : Marie-Françoise Colombani - Source : Bienvenue à Calais : Les raisons de la colère (2016)


    12. À l’époque, les femmes étaient beaucoup plus ardentes qu’aujourd’hui, dit-il, ou plutôt disait-il parce qu’aujourd’hui il raconte peu de chose, pas comme avant, lorsque je le mettais sur le sujet et qu’il s’emballait, qu’il n’y avait pas moyen de l’arrêter et qu’il était pénible de se promener avec lui dans la rue, parce qu’il parlait très fort et regardait toutes les femmes avec un sans-gêne qui n’est plus de mise, et qui n’est pas non plus le propre d’un homme de son âge. Regarde, ne loupe pas ça, regarde le cul et les nichons de celle-là, regarde sa démarche.

      Auteur : Antonio Muñoz Molina - Source : Séfarade (2005)


    13. Lorsque Dieu créa les hommes, il les mit à cuire dans un four. Dès les premières flammes, le blanc se sauva, puis les autres le suivirent à mesure que la température montait. Seuls nous autres, bravement, pour prouver à Dieu qu'Il venait de créer des hommes, restâmes dans le four jusqu'à ce que Dieu jugeât l'épreuve suffisante. J'ai donc toujours cru que ces hommes blancs avaient un corps froid. Erreur dont il faut revenir. Ils ont le corps chaud, et d'une chaleur douce, égale, délicate. Gardons-nous de juger sur l'apparence, sur la peau.

      Auteur : Bernard Dadié - Source : Un Nègre à Paris (1959)


    14. Vous comprenez, les hommes sont tellement étrangers à ce qui se passe autour d'eux qu'il leur faut inventer des mots. Ce n'est pas si sorcier de comprendre les autres. Vous savez, il suffit d'oublier ce qu'ils dosent et de regarder ce qu'ils font.

      Auteur : David Mazzucchelli - Source : Asterios Polyp (2010)


    15. Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d'être accablé de leur fortune.



    16. Bref, cette tristesse qui naît de la contemplation du passé ne sert à rien et est même très nuisible, parce qu'elle vous fait réfléchir vainement et chercher vainement. Spinoza dit que le repentir est une seconde faute.

      Auteur : Emile-Auguste Chartier, dit Alain - Source : Propos, 31 octobre 1911, Du désespoir


    17. Ceux qui parlent beaucoup savent prouver très peu.

      Auteur : Alfred de Musset - Source : Premières Poésies (1828-1835), A quoi rêvent les jeunes filles, II, 1


    18. Si on avait bâti les villes plus près les unes des autres
      on aurait dû construire des routes moins longues.
      Heureusement qu'il y en a au moins un qui réfléchit dans ce monde d'abrutis.


      Auteur : Philippe Geluck - Source : Le tour du chat en 365 jours (2006)


    19. Le cyclisme, comme d’autres sports, est menacé par le dopage. Quand je courais, des coureurs avaient recours à la boîte à pharmacie mais c’était toujours avec parcimonie. La médecine sportive n’était pas ce qu’elle est devenue.

      Auteur : Raymond Poulidor - Source : « Poulidor intime ». – Paris, éd. Jacob-Duvernet (2007)


    20. Pour réussir dans la vie professionnelle, il nous faut être deux fois meilleurs que les autres.

      Auteur : Hubert Reeves - Source : Je n'aurai pas le temps (2008)


    21. Certains trouvent la beauté où d'autres ne l'aperçoivent pas.

      Auteur : Agatha Christie - Source : Cinq Petits Cochons (1942)


    22. Je me sens malheureusement assez enfantin. Il est d’ailleurs très rare que je m’appuie sur moi pour un rôle, pour la simple raison que je trouve l’identité du personnage plus intéressante que la mienne.

      Auteur : Michel Bouquet - Source : Entretien avec Alain Spira à Match (2013)


    23. Quand vous avez travaillé dur et réussi, vous ne fermez pas cette porte des opportunités que vous avez réussi à ouvrir, mais vous la laissez grande ouverte pour donner aux autres les mêmes chances qu’à vous.

      Auteur : Michelle Obama - Source : Lors de la convention démocrate de 2012.


    24. C'est un grand défaut
      Que de s'embarrasser des sottises des autres.


      Auteur : Philippe Néricault, dit Destouches - Source : Le Dissipateur, ou l'honnête friponne (1753), III, 2


    25. J'ai été un chercheur, et le suis encore, mais je ne cherche plus dans les astres et dans les livres. Je commence à entendre ce qui bruit dans mon propre sang. Mon histoire n'est pas agréable à lire.

      Auteur : Hermann Hesse - Source : Demian (1919) (sous le pseudonyme d'Emil Sinclair)


    Les citations sur très renforcent la crédibilité et la pertinence de la définition du mot tres en fournissant des exemples concrets et en montrant l'utilisation d'un terme par des personnes célèbres. Elles peuvent également renforçer la compréhension du sens d'un terme et en ajoutant une dimension historique.

    Les mots proches de « tres »

    Tréaz ou trezTrébuchableTrébuchant, anteTrébuché, éeTrébuchementTrébucherTrébuchetTredameTréfilerTréfilerieTréfileurTrèfleTréfoncierTréfonds ou très-fondsTreillageTreilleTreillisTreillissé, éeTreillisserTreillonTreizaineTreizeTreizièmeTrémaTrémailTrématerTremblaieTremblant, anteTrembleTrembleTremblementTremblerTremble-terreTrembleur, euseTremblotant, anteTremblotementTrembloterTrémeurTrémieTrémoireTrémoisTrémoliteTremoloTrémoussementTrémousserTrémoussoirTrempant, anteTrempeTrempé, éeTremper

    Les mots débutant par tre  Les mots débutant par tr

    TréalTréauvilleTrébabuTrebanTrébanTrébasTrébédanTrèbesTrébeurdenTrébonsTrébons-de-LuchonTrébons-sur-la-GrasseTréboulTrébrivanTrébrytrébuchatrébuchaitrébuchaienttrébuchaistrébuchaittrébuchanttrébuchanttrébuchantetrébuchantestrébuchantstrébuchetrébuchétrébuchementtrébuchementstrébuchenttrébuchertrébuchestrébuchettrébucheztrébuchonstrecentoTréclunTréconTrédanielTrédarzecTrédiasTrédionTrédrez-LocquémeauTréduderTrefconTreffayTreffendelTreffiagatTreffieuxTreffléan

    Les synonymes de « tres»

    Les synonymes de très :

      1. énormément
      2. beaucoup
      3. extraordinairement
      4. extrêmement
      5. exceptionnellement
      6. follement
      7. éperdument
      8. excessivement
      9. trop
      10. passionnément
      11. formidablement
      12. terriblement
      13. fortement
      14. fermement
      15. vigoureusement
      16. méchamment
      17. durement
      18. cruellement
      19. hargneusement
      20. agressivement
      21. salement

    synonymes de très

    Fréquence et usage du mot très dans le temps


    Évolution historique de l’usage du mot « tres » avec Google Books Ngram Viewer qui permet de suivre l’évolution historique de l'usage du mot très dans les textes publiés.



    Classement par ordre alphabétique des définitions des mots français.


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    Citations très     Citation sur très   Poèmes très   Proverbes très   Rime avec très    Définition de très  


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