La définition de Sottise du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Sottise
Nature : s. f.
Prononciation : so-ti-z'
Etymologie : Sot. Le terme le plus habituellement usité était sotie. Paré a dit soteries, XIX, 32.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de sottise de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec sottise pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Sottise ?


La définition de Sottise

Défaut de jugement.


Toutes les définitions de « sottise »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

SOTTISE. n. f.
Défaut d'esprit et de jugement. Il est d'une grande sottise. La sottise des hommes est si grande que... Il se dit aussi des Actions, des paroles qui annoncent un manque d'esprit et de jugement. Il n'a fait que des sottises. Il faut toujours qu'on répare ses sottises. Ne le poussez pas trop, il lâchera quelque sottise. Il n'ouvre la bouche que pour dire des sottises. Il se dit encore des Gauloiseries. Vous me feriez dire une sottise. Il signifie aussi Injure. Il m'a dit cent sottises.

Littré

SOTTISE (so-ti-z') s. f.
  • 1Défaut de jugement. C'est une chose assez plaisante qu'aucune personne d'esprit ne voudrait d'un bonheur fondé sur la sottise?; il est clair pourtant qu'on ferait un très bon marché, Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 3 oct. 1764. C'est une grande sottise de ne trouver rien d'estimable dans un ennemi estimé de tous, Voltaire, Comm. Corn. Rem. Observ. de Scudéry. La sottise et la vanité sont compagnes inséparables, Beaumarchais, Mère coupable, II, 7. Ses amis [de Daniel de Foë] le blâmaient?; mais il leur répondit?: Il ne dépend pas de moi de parler ou de me taire, et, lorsque l'esprit souffle, il faut lui obéir? quant à moi, ce n'est pas l'esprit, c'est la sottise qui me fait aller en prison?: j'ai cru bonnement à la charte?, Courier, Rép. aux anonymes.

    Sottise des deux parts, se dit en parlant de deux personnes qui, dans un débat, ont tort chacune de leur côté. Sottise des deux parts est, comme on sait, la devise de toutes les querelles, Voltaire, Dict. phil. Sottise.

  • 2Parole sotte. Je vous puis assurer que je ne lui avais dit ni l'une ni l'autre de ces sottises, Retz, Mém. t. III, liv. IV, p. 333, dans POUGENS. Il rapporte une sottise triviale qu'a dite Agnès, comme la chose la plus belle du monde, Molière, Critique, 7. De dire des sottises par hasard et par faiblesse, c'est un mal ordinaire?; mais d'en dire par dessein, c'est ce qui n'est pas supportable, Pascal, Pens. VI, 33, édit. HAVET. Faire dire aux échos des sottises champêtres, Boileau, Sat. IX. Il y a je ne sais combien de sottises, que nous dirions si elles n'avaient pas été dites, et si on ne nous les avait pas, pour ainsi dire, enlevées, Fontenelle, Dial. anc. mod. ?uv. t. IV, p. 180, dans POUGENS. C'est assez qu'il faille absolument que je parle, pour que je dise une sottise infailliblement, Rousseau, 2e dial. À quoi bon, disait un de ces hommes qui croient penser mieux que les autres parce qu'ils pensent autrement, à quoi bon s'embarrasser de toutes les sottises qu'on a dites et faites avant nous?? D'Alembert, Mélanges, t. V, Réflexions sur l'histoire.
  • 3Action sotte, chose sotte. Que cela me fait de bien, me disait autrefois un excellent homme, de voir que les héros ont fui, que les sages ont fait des sottises?! Guez de Balzac, De la cour, 6e disc. Dame mouche s'en va chanter à leurs oreilles, Et fait cent sottises pareilles, La Fontaine, Fabl. VII, 9. Hélas?! on voit que, de tout temps, Les petits ont pâti des sottises des grands, La Fontaine, ib. II, 4. George Dandin, George Dandin, vous avez fait une sottise la plus grande du monde, Molière, G. Dand. I, 1. Le roi lui dit en riant?: " Vardes, voilà une sottise, vous savez bien qu'on ne salue personne devant moi. " M. de Vardes, du même ton?: " Sire, je ne sais plus rien, j'ai tout oublié, il faut que Votre Majesté me pardonne jusqu'à trente sottises. " - " Eh bien?! je le veux, dit le roi, reste à vingt-neuf ", Sévigné, à Moulceau, 26 mai 1683. Elle est aimable sans être belle, elle fait cent petites sottises qui plaisent, Sévigné, 144. Pour moi, pauvre petite femme, si j'avais fait une sottise, je n'y saurais pas d'autre invention que de la boire, Sévigné, 23 janv. 1682. Des sottises d'autrui nous vivons au palais?; Messieurs, l'huître était bonne?; adieu, vivez en paix, Boileau, Ép. II. Il n'y a rien qui rafraîchisse le sang comme d'avoir su éviter de faire une sottise, La Bruyère, XI. Bien souvent on fait par hasard les plus heureuses sottises du monde, Fontenelle, Dial. 6, morts anc. Il n'y a personne qui n'entre tout neuf dans la vie, et les sottises des pères sont perdues pour les enfants, Fontenelle, Dial. 3, morts. anc. mod. Après tout, cette affaire [la forme du capuchon des cordeliers] n'ayant pas ébranlé de trônes et ruiné des provinces, on peut la mettre au rang des sottises paisibles, Voltaire, Dict. phil. Sottise. D'Alembert conforme sa conduite à ce principe?; il dit beaucoup de sottises, n'en écrit guères, et n'en fait point, D'Alembert, Portr. de l'aut.
  • 4Composition littéraire sans mérite. Hé quoi?! vil complaisant, vous louez des sottises?! Molière, Mis. I, 2. Pourrez-vous toujours voir votre cabinet plein Et de pédants et de poëtes, Qui vous fatigueront avec un front serein Des sottises qu'ils auront faites?? Deshoulières, Poés. t. I, p. 38. Comme par une vague une vague est poussée, La sottise du jour est bientôt remplacée, Delille, Imag. V.
  • 5Parole obscène. Il est indigne d'un honnête homme de dire des sottises devant une femme.

    Faire une sottise, faire quelque sottise, se dit, par euphémisme, d'accointances entre homme et femme. Celles qui font quelque sottise, La Fontaine, Oies. Je m'appréhendais fort, et craignais qu'avec toi Je n'eusse fait quelque sottise, Molière, Amph. II, 3. Chez lui [Hérodote], les dames, les princesses mènent boire leurs vaches ou celles du roi leur père à la fontaine voisine, trouvent là des jeunes gens, et font quelque sottise, toujours exprimée dans l'auteur avec le mot propre, Courier, Prospect. d'une nouv. trad, d'Hérodote, Préf.

  • 6Injure. Dire des sottises à quelqu'un.

HISTORIQUE

XIIIe s. Non ferez?; ce n'est pas sotise, Nouv. rec. Fabl. t. II, p. 367.

XVIe s. Et si se laisse en beaucoup de lieux couler ès sottises de Xenarchus, Amyot, Nicias, 1. De dire moins de soy qu'il n'y en a, c'est sottise, non modestie, Montaigne, II, 62.

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Encyclopédie, 1re édition

SOTTISE, s. f. (Gram.) c'est l'action ou le propos d'un sot. Voyez Sot.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

sottise \s?.tiz\ féminin

  1. Défaut d'esprit et de jugement.
    • L'homme a inventé les dieux et il a créé l'amour avec son cortège de sensibleries ridicules ou criminelles. L'amour a donné naissance au poète, puis au psychologue et, pour couronner l'humaine sottise, à cet enfonceur de portes ouvertes qui s'est baptisé psychanalyste ? le paladin du refoulement et l'écuyer servant la Haute Dame Libido. (Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, page 118)
    • Un des aspects courants de la sottise humaine est cette croyance, que l'on découvre chez tant d'honnêtes imprévoyants, que tout durera, à peu de chose près, comme nous voyons les institutions et les choses aujourd'hui. (Louis Thomas, Arthur de Gobineau, inventeur du racisme (1816-1882), Paris : Mercure de France, 1941, page 123)
    • D'ailleurs, la sottise ajoute un charme de plus à une jolie femme. Je connaissais, en effet, de nombreux maris qui étaient extrêmement satisfaits de la sottise de leur épouse : ils y voyaient l'indice d'une sorte d'innocence enfantine. (Nicolas Gogol, La Perspective Nevsky, 1835 ; traduit du russe par Boris de Schl?zer, 1968 ; page 114)
  2. Action, propos ou pensée qui manifeste un manque d'esprit ou de jugement.(Souvent au pluriel)
    • Sganarelle -- Seigneur Commandeur... je ris de ma sottise, mais c'est mon maître qui me la fait faire. (Molière,Dom Juan ou le festin de pierre,1663)
    • Tout à coup, en se souvenant d'avoir vu ce jeune homme au bal de madame de Beauséant, il devina ce qu'était Maxime pour madame de Restaud ; et avec cette audace juvénile qui fait commettre de grandes sottises ou obtenir de grands succès, il se dit : Voilà mon rival, je veux triompher de lui. (Balzac, Le Père Goriot, 1835)
    • Goliadkine prit le chapeau et voulut dire en passant quelques mots pour justifier cet oubli, afin que Petrouchka ne pût imaginer quelque sottise sur les motifs de son trouble. (Dostoïevski, Le Double, 1846, trad. Arout)
    • Le marquis, en voyant le zèle de Pierre, s'était finement abrité derrière lui. À quoi bon se mettre en vue, quand un homme à fortes épaules veut bien endosser toutes les sottises d'un parti. (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 92)
    • Il craignait que je ne busse un coup de trop, que je me misse à divaguer, que je disse alors des sottises, et que nous le menaçassions de ne plus parler qu'à l'imparfait du subjonctif. (Georges Van Houdt, Franc-math: essai pédagogique sur les structures grammaticales du français moderne, vol. 3 : La proposition, Éditions Didier, 1973, p. 96)
  3. Gauloiserie, parole indécente.
    • Vous me feriez dire une sottise.
  4. Injure.
    • En entendant ces farouches sottises de l'Envie, qui s'élance, baveuse et hargneuse, jusque sur le passé, bien des jeunes filles eussent senti leur sang les rougir jusqu'au front ; [?]. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
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Trésor de la Langue Française informatisé


SOTTISE, subst. fém.

A. ? Défaut d'intelligence, de jugement, de bon sens. Synon. bêtise, idiotie, imbécillité, niaiserie, stupidité; anton. clairvoyance, finesse, sagacité, sagesse.
1. [À propos d'une pers., d'un groupe de pers.] La sottise humaine; la sottise et l'ignorance, et la méchanceté, et la lâcheté, et la vanité; la sottise des bourgeois, d'un milieu social; le degré extrême de la sottise. Un petit homme au regard pétillant de sottise (...) Il n'en est pas moins convaincu qu'il est spirituel et fort intelligent (Green, Journal, 1956, p. 163):
Son esprit est un rendez-vous de banalités, de pensées communes et publiques, de superstitions bourgeoises, d'idées qu'on pourrait dire surmoulées, de préjugés épidémiques, cette terrible sottise enfin, la plus impatientante de toutes, la sottise éduquée et façonnée, l'ignorance acquise. Goncourt, Ch. Demailly, 1860, p. 298.
? Loc. verbale. Avoir la sottise de + prop. inf. Shurer se fait vieux; espérons qu'on n'aura pas la sottise de lui donner sa retraite: la faculté ne sait pas ce qu'elle perdrait (Sartre, Mots, 1964, p. 74).
2. [À propos du comportement, d'une manifestation de l'esprit humain] La sottise d'une démarche, d'un discours, d'un jugement, d'un précepte, d'un propos, d'une remarque. Les notions sociales d'Albertine étaient d'une sottise extrême (Proust, Guermantes 1, 1920, p. 368).L'Émile de Rousseau est arrêté par la police. (...) La sottise du système éclatait (Guéhenno, Jean-Jacques, 1952, p. 99).
B. ? P. méton., gén. au plur.
1. Manifestation(s) de ce manque d'intelligence, de jugement; actes, écrits, paroles qui le traduisent. Synon. ânerie, bévue, bourde, ineptie.Accomplir, débiter, écrire, faire, proférer des sottises; accumuler les sottises, réparer ses sottises; énorme, grande, grosse, lourde sottise; les pires sottises. Ne commets pas la sottise immense d'entrer dans la vie active par les grandes portes pourvues sur leurs frontons d'inscriptions comme celles-ci: École militaire; Ponts et chaussées; Affaires étrangères; Magistrature (Gobineau, Pléiades, 1874, p. 79).Depuis quelques mois je commets des imprudences, je me laisse mettre en avant, je tente sottise sur sottise (Bernanos, Imposture, 1927, p. 342).
? En partic.
? [À propos d'un enfant] Action, conduite peu sage, peu raisonnable. Jusque-là, j'avais été fort mauvais écolier; des sottises d'enfance avaient décidé mes parents à me tenir auprès d'eux (Delécluze, Journal, 1825, p. 198).Quant à Rodolphe, il était d'une malice de singe; il profitait toujours de ce que Christophe avait Ernst sur les bras, pour faire derrière son dos toutes les sottises possibles; il cassait les jouets, renversait l'eau, salissait sa robe, et faisait tomber les plats, en fouillant dans le placard (Rolland, J.-Chr., Aube, 1904, p. 32).
? Fam. Propos insultant(s), injurieux. Un jour je trouvai dans sa chambre un beau camélia rose dans un verre d'eau. Je voulus le prendre, il ne voulut pas (...) J'insistai, je lui dis des sottises (Mérimée, A. Guillot, 1847, p. 136).J'étais entrée très poliment la prévenir que je prendrais du boudin demain soir, et alors elle m'a agonie de sottises (Zola, Ventre Paris, 1873, p. 677).
2. Chose(s) sans importance, sans intérêt. Synon. babiole, futilité.Dépenser son argent pour des sottises. Ce ministre-là devrait aussi se cuirasser d'avance contre les épigrammes des badauds et même des gens de lettres, qui n'imagineraient pas comment on peut employer à de pareilles sottises l'argent des contribuables (Renan, Avenir sc., 1890, p. 218).À mon âge, je devrais tout lâcher ... mes doigts ne serrent plus, je me tracasse pour des sottises (Bernanos, Joie, 1929, p. 661).
REM.
Sottiser, verbe trans.,rare. Dire des sottises (à quelqu'un); tenir des propos stupides ou futiles. Synon. bêtifier, bêtiser.Sous la brutalité d'une caresse (...) il fallait voir le redressement (...) de l'être vénal qui, sottisant et coquettant et mettant le feu aux poudres avec la dispute de sa bouche et la tentation ondulante de son corps provocateur, arrivait à exiger du désir qui la voulait des excuses amoureuses (E. de Goncourt, Élisa, 1877, p. 56).
Prononc. et Orth.: [s?ti:z]. Ac. 1694: sotise, -tt-, dep. 1718: -tt-. Étymol. et Hist. 1. xiiies. sotise « manque d'intelligence, de jugement » (De l'ermite que le diable conchïa du coc et de la geline, 169 ds Trois contes fr. du XIIIes., éd. G. Bornäs, p. 110); 1578 sottise (Ronsard, Sixiesme l. des poemes ds ?uvres, éd. P. Laumonier, t. 15, p. 147, 106 var.); 2. a) 2emoit. xives. sotise « parole ou action dénotant le manque d'intelligence, de jugement » (Livre chevalier la Tour Landry, éd. A. de Montaiglon, p. 180: par sa mauvaise langue et par ses foles sotises); b) 1672 spéc. « maladresse, acte de désobéissance d'un enfant » (Mmede Sévigné, Corresp., 2 juin, éd. R. Duchêne, t. 1, p. 526: elle fait cent petites sottises qui réjouissent); 3. 1661 plur. « paroles injurieuses ou impertinentes » (Molière, Ecole des maris, 248); 4. 1671 « action ou objet de peu d'importance, futilité » (Pomey: il ne s'occupe qu'à des sotises). Dér. de sot*; suff. -ise*. Fréq. abs. littér.: 2 050. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 3 119, b) 3 151; xxes.: a) 3 307, b) 2 378.

SOTTISE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. xiiies. sotise « manque d'intelligence, de jugement » (De l'ermite que le diable conchïa du coc et de la geline, 169 ds Trois contes fr. du XIIIes., éd. G. Bornäs, p. 110); 1578 sottise (Ronsard, Sixiesme l. des poemes ds ?uvres, éd. P. Laumonier, t. 15, p. 147, 106 var.); 2. a) 2emoit. xives. sotise « parole ou action dénotant le manque d'intelligence, de jugement » (Livre chevalier la Tour Landry, éd. A. de Montaiglon, p. 180: par sa mauvaise langue et par ses foles sotises); b) 1672 spéc. « maladresse, acte de désobéissance d'un enfant » (Mmede Sévigné, Corresp., 2 juin, éd. R. Duchêne, t. 1, p. 526: elle fait cent petites sottises qui réjouissent); 3. 1661 plur. « paroles injurieuses ou impertinentes » (Molière, Ecole des maris, 248); 4. 1671 « action ou objet de peu d'importance, futilité » (Pomey: il ne s'occupe qu'à des sotises). Dér. de sot*; suff. -ise*.

Sottise au Scrabble


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Les citations avec le mot Sottise


  1. Dans l'esprit des hommes, une femme ne pouvait pas être dangereuse. Quelle sottise ! Les femmes étaient capables de presque tout ce que faisaient les hommes. Qui prenaient tout en main quand les hommes étaient à la guerre ou en croisade ?

    Auteur : Ken Follett - Source : Les Piliers de la terre (1989)


  2. Je n'ai jamais été tenté de faire un couplet de chanson contre qui que ce soit. J'ai fait en ma vie bien des sottises, et jamais de méchancetés.

    Auteur : Charles de Secondat, baron de Montesquieu - Source : Discours, Lettres, Voyage à Paphos (1879)


  3. Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre.

    Auteur : Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort - Source : Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795), 130


  4. Les hommes veulent bien qu'on rit de leur esprit, mais non de leur sottise.

    Auteur : Jonathan Swift - Source : Sans référence


  5. Sottise, orgueil, et ne rien faire,
    Lèvent plus d'impôts que la guerre.


    Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe


  6. Maturité précoce, détérioration hâtive;
    Précoce sagesse, hâtive sottise.


    Auteur : Proverbes flamands - Source : Quelque six mille proverbes et aphorismes usuels ... (1856) - Charles Cahier


  7. Avoir l'esprit ouvert n'est pas l'avoir béant à toutes les sottises.

    Auteur : Jean Rostand - Source : Inquiétudes d'un biologiste (1967)


  8. Campistron: - Oui, vous êtes sûr de vous-même? - Beaumarchais: - Je n'aurais pas la sottise de compter sur vous.

    Auteur : Sacha Guitry - Source : Beaumarchais


  9. Un roi philosophe, qui plane d'en haut sur toutes les sottises de notre espèce.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Lettre au roi de Prusse, 13 décembre 1782


  10. Se marier est une sottise, mais lorsqu'un homme le fait à l'époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle...

    Auteur : Giacomo Giovanni Girolamo Casanova - Source : Histoire de ma vie (1960-1961)


  11. Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie?

    Auteur : Guy de Maupassant - Source : Contes de la bécasse (1883), la Peur


  12. Aller en l'autre monde est très grande sottise, - Tant que dans celui-ci l'on peut être de mise.

    Auteur : Molière - Source : Sganarelle, ou Le cocu imaginaire (1660)


  13. Il y a plus de six ans, mon cher et illustre maître, que je ne lis point les sottises menstruelles du Garasse de Trévoux; mais j'entends dire qu'elles n'ont point dégénéré.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Lettre à Voltaire, 24 février 1759


  14. « Les gens heureux ne sont jamais brillants. L'Art exige la friction. » Qui a dit ça ? Sottises. L'art est la recherche d'une forme d'harmonie et de probité. Une vie harmonieuse tissée de probité est artistique. Ergo. C.Q.F.D.

    Auteur : William Boyd - Source : L'Attente de l'aube (2012)


  15. C'est une grande erreur de spéculer sur la sottise des sots, et une erreur plus grande de bâtir sur l'intelligence des intelligents. Ils s'écartent de leur nature une fois par jour.

    Auteur : Paul Valéry - Source : Rhumbs


  16. Toute folie de la femme est une sottise de l'homme.

    Auteur : Jules Michelet - Source : La Femme (1860)


  17. Je respecterai toujours, comme de raison, la religion, le gouvernement, et même les ministres; mais je ne ferai point de quartier à toutes les autres sottises, et assurément j'aurai de quoi parler.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Lettre à Voltaire, 27 février 1765


  18. Qu'est-ce que la France, je vous le demande? Un coq sur un fumier. Otez le fumier, le coq meurt. C'est ce qui arrive lorsqu'on pousse la sottise jusqu'à confondre tas de fumier et tas d'ordures.

    Auteur : Jean Cocteau - Source : La Difficulté d'être


  19. Etre bon est plus humain qu'être juste. La suprême bonté doit embrasser non seulement la faiblesse de l'esprit ou du coeur, mais leur résistance; patienter avec la sottise comme avec le vice, avec l'amour-propre comme avec le péché.

    Auteur : Henri-Frédéric Amiel - Source : Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 1857


  20. La nature semblait avoir sagement pourvu à ce que les sottises des hommes fussent passagères, et les livres les immortalisent.

    Auteur : Charles de Secondat, baron de Montesquieu - Source : Lettres persanes (1721)


  21. Je n'entretiendrai pas Votre Majesté de toutes les sottises qui se font, et qui se disent, et qui se lisent ou ne se lisent pas, dans le séjour que j'habite.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Lettre au roi de Prusse, 9 octobre 1778


  22. Ayant dit un nombre prodigieux de sottises, la Révolution en a fait encore dire plus!

    Auteur : Jacques Bainville - Source : Sans référence


  23. C'est une grande sottise de se croire aimé une fois pour toutes.

    Auteur : Jacques Boularan, dit Jacques Deval - Source : Afin de vivre bel et bien (1970)


  24. C'est une sottise de croire qu'un charme puisse naître d'une volonté.

    Auteur : Georges Picard - Source : Tout le monde devrait écrire (2006)


  25. En fait d'injures, de sottises, de bêtises, etc, je trouve qu'il ne faut se fâcher que lorsqu'on vous les dit en face. Faites-moi des grimaces dans le dos tant que vous voudrez; mon cul vous contemple.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Correspondance, à Louise Colet, 28 juin 1853


Les citations du Littré sur Sottise


  1. J'admirais la sottise de Napoléon de n'avoir pas su gagner un être aussi séductible [Mme de Staël] et destiné à produire tant d'effet sur des Français

    Auteur : DE STENDHAL - Source : (H. BEYLE), Correspond. inédite, 1re série, lettre du 17 juin 1818


  2. Lucrèce : Et que vous a-t-il dit ? - Arbate : Sottise sur sottise

    Auteur : TH. CORN. - Source : Comt. d'Orgueil, III, 1


  3. Je n'ai pas entrepris mes confessions pour taire mes sottises

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Confess. X


  4. La sécheresse et la sottise le défigurèrent [le Mercure], et l'art du souligneur fut pris pour l'art du critique

    Auteur : MERC. - Source : Tabl. de Par. 30


  5. Pourrez-vous toujours voir votre cabinet plein Et de pédants et de poëtes, Qui vous fatigueront avec un front serein Des sottises qu'ils auront faites ?

    Auteur : DESHOUL. - Source : Poés. t. I, p. 38


  6. Il n'y aurait donc qu'en France qu'il ne serait pas permis de faire paraître l'éloge de Louis XIV et de la France ! et cela, parce que je n'ai eu ni la bassesse ni la sottise de défigurer cet éloge par de honteuses réticences et par de lâches déguisements

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. Hénault, 1er févr. 1752


  7. Il ne lui manque plus que de mourir, enfin, Pour le couronnement de toutes ses sottises

    Auteur : Molière - Source : l'Étour. V, 11


  8. À quoi bon, disait un de ces hommes qui croient penser mieux que les autres parce qu'ils pensent autrement, à quoi bon s'embarrasser de toutes les sottises qu'on a dites et faites avant nous ?

    Auteur : D'ALEMBERT - Source : Mélanges, t. V, Réflexions sur l'histoire.


  9. Viendrai-je en une églogue, entouré de troupeaux, Au milieu de Paris enfler mes chalumeaux, Et, dans mon cabinet assis auprès des hêtres, Faire dire aux échos des sottises champêtres ?

    Auteur : BOILEAU - Source : Sat. IX.


  10. De dire moins de soy qu'il n'y en a, c'est sottise, non modestie

    Auteur : MONT. - Source : II, 62


  11. Dans les prétentions des nobles, dans les prétentions des riches, je vois des deux parts sottise et vanité

    Auteur : PICARD et MAZÈRES - Source : Trois quartiers, III, 6


  12. Comme il se vit pressé, il fut obligé de sortir de ses retranchements, et il commença à dire force sottises

    Auteur : Montesquieu - Source : Lett. pers. 101


  13. En général, la fatuité des musiciens est de croire ne rien devoir à leur poëte ; et Grétry, avec de l'esprit, a eu cette sottise au suprême degré

    Auteur : MARMONTEL - Source : Mém. IX.


  14. Il a fait imprimer un volume de sottises mesurées

    Auteur : BALZ. - Source : Lett. à Conrart, 28 avr. 1653


  15. Larcher, qui vous a contredit sur je ne sais quelle sottise d'Hérodote, mais qui, au fond, est un galant homme, tolérant, modéré, modeste, et vrai philosophe dans ses sentiments et dans sa conduite

    Auteur : D'ALEMB. - Source : Lett. à Voltaire, 26 déc. 1772


  16. Il n'y a rien qui rafraîchisse le sang comme d'avoir su éviter de faire une sottise

    Auteur : LA BRUY. - Source : XI


  17. Ah ! vraiment je faisais une étrange sottise

    Auteur : Molière - Source : l'Étour. I, 6


  18. Il [l'esprit de corps] rend le bon sens, quoi qu'on dise, Solidaire de la sottise

    Auteur : BÉRANG. - Source : Acad. et Cav.


  19. On jugea d'abord un jeune homme qui avait fait quelques sottises, à ce qu'il paraissait du moins, ayant perdu tout son argent dans une maison privilégiée du gouvernement

    Auteur : P. L. COUR. - Source : Procès.


  20. Je ne sais ni quand ni comment je pourrai envoyer à Lekain son Adélaïde [Adélaïde du Guesclin, tragédie de Voltaire].... s'il veut me faire plaisir, il ne demandera point de privilége, parce que ces inutiles pancartes ne servent qu'à faire naître des querelles entre ceux qui sont en possession d'imprimer mes sottises

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. d'Argental, 11 oct. 1765


  21. Le cardinal répondit au chevalier de Lorraine un fatras de sottises qu'il couronna par ajouter qu'il était d'autant plus affligé....

    Auteur : SAINT-SIMON - Source : 24, 28


  22. Ses amis [de Daniel de Foë] le blâmaient ; mais il leur répondit : Il ne dépend pas de moi de parler ou de me taire, et, lorsque l'esprit souffle, il faut lui obéir.... quant à moi, ce n'est pas l'esprit, c'est la sottise qui me fait aller en prison : j'ai cru bonnement à la charte....

    Auteur : P. L. COUR. - Source : Rép. aux anonymes.


  23. Cette belle lettre parvint à M. le duc de Choiseul, qui d'abord goba cette sottise, mais qui bientôt après me rendit justice

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. d'Argental, 16 oct. 1767


  24. Sottise ! amis ; point de folle dépense ; Laissez aux grands le faste des regrets

    Auteur : BÉRANG. - Source : Mon tomb.


  25. Si vous voulez faire des sottises, faites-en qui soient réparables ; mais, pour le mariage, il ne faut jamais consulter que les convenances

    Auteur : STAËL - Source : Corinne, III, 3




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Mise à jour le mercredi 11 février 2026 à 17h03










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