La définition de Dais du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Dais
Nature : s. m.
Prononciation : dê ; l's se lie : un dê-z élégant
Etymologie : Provenç. deis. Le sens primitif est table à manger, comme le prouvent les anciens exemples et cette phrase de Mathieu Paris : Priore prandente ad magnam mensam quam dais vocamus. Il vient donc de discus (voy. ), table à manger. Comme la place où l'on posait le dais était élevée quand il s'agissait de grands personnages, dais a pris le sens d'estrade ; enfin, l'estrade étant garnie de tentures, on en est venu au sens d'aujourd'hui.

Voir les citations du mot DaisSignification du mot Dais


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de dais de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec dais pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Dais ?


La définition de Dais

Ouvrage dans la forme des anciens ciels de lit et qui sert de couronnement à un autel, à un trône, etc.


Toutes les définitions de « dais »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

DAIS. n. m.
Ouvrage de bois, de tenture, etc., fait dans l'ancienne forme des ciels de lit et que l'on met à quelque hauteur, au-dessus d'un maître-autel, d'une chaire à prêcher, d'un trône, de la place où siègent, dans les occasions solennelles, certains personnages éminents, etc. Un autel surmonté d'un dais. Se placer sous un dais. Les princes, les ducs, etc., avaient le dais. Tendre un dais. Par extension, Dais de feuillage, de verdure, Berceau de feuillage. Il se dit aussi d'un Poêle soutenu de deux ou de quatre petits montants, sous lequel on porte le Saint Sacrement, surtout dans les processions. Porter le dais. Tenir les cordons du dais. Marcher sous un dais. En termes d'Automobilisme, il se dit d'un Toit démontable que l'on met sur les voitures découvertes.

Littré

DAIS (dê?; l's se lie?: un dê-z élégant) s. m.
  • 1Ouvrage dans la forme des anciens ciels de lit et qui sert de couronnement à un autel, à un trône, etc. Près de lui [le légat], pour Mayenne un dais est préparé, Voltaire, Henr. VIII.

    Poétiquement, sous le dais, sur le trône, au sein des grandeurs. Elle seule [la satire], bravant l'orgueil et l'injustice, Va jusque sous le dais faire pâlir le vice, Boileau, Sat. IX. De l'homme inculte il adoucit la vie, Et sous le dais montre au doigt les tyrans, Béranger, Ange exilé.

    Fig. Les flammes du bûcher se divisent et forment un dais sur sa tête sans le toucher, Voltaire, M?urs, 9. Le ciel était sur sa tête [de René] comme le dais de sa couche, Chateaubriand, Natch. II, 105. La fleur dort sur sa tige, et la nature même Sous le dais de la nuit se recueille et s'endort, Lamartine, Méd. II, 2.

  • 2Toute espèce de voûte de verdure. Un dais de feuillage. Amis reposons-nous sur ce siége sauvage, Sous ce dais qu'ont formé la mousse et le feuillage, Voltaire, Scythes, I, 3.
  • 3Poêle soutenu de deux ou quatre petites colonnes, sous lequel on porte le saint sacrement, surtout dans les processions, et sous lequel on reçoit les rois, les princes, lorsqu'ils font une entrée solennelle.
  • 4Estrade, lieu élevé.

    Haut dais, estrade où le roi et la reine étaient assis dans les assemblées publiques, soit qu'il y eût un dais, soit qu'il n'y en eût pas. [Dans la description de la salle des machines du château des Tuileries, après le parterre] On monte ensuite sur un haut dais conservé pour les places des personnes royales et de ce qu'il y a de plus considérable à la cour, Hist. du théâtre fr. t. XI, p. 126.

  • 5Arbrisseau du Cap.

    Arbrisseau de l'Inde.


HISTORIQUE

XIIe s. Dunc fu apresté lur mangiers, Si s'i asistrent volentiers?; N'i orent tables n'autres deis Fors la vert herbe e le junc freis, Benoit de Sainte-Maure, II, 3557. Quant fu la cort des chevaliers de pris, Li mangiers fu aprestez et garnis?; L'eve demandent, au mangier sont assis?; Au plus haut dois sist li rois Anseïs, Garin le Loherain, dans DU CANGE, dagus. Et à curt esteras, et à mun deis tuz jurs mangeras, Rois, 150. Par l'uis qu'il ont trové overt, Entrent enz et voient covert Un dois [table] d'un tablier grant et lé, la Charrette, 983.

XIIIe s. El plus haut liu del dois [il] s'asiet, Partonop. V. 987. De princes est nés et de rois, Bien doit aseïr à haut dois, ib. V. 991. Al maistre dois li escançon Ne misrent boivre s'en or non, ib. V. 1015. Puis est ens el palais entrés, U li disners est aprestés, Et beaus et rices et cortois, Et il se vait seïr al dois [table], ib. V. 1599. Li rois a son leu [son loup] regardé, Joste le dois l'a apelé, Lai de Melion. Artus s'en est del dois tornés, De ci al leu [loup] en est alés, ib. Si cum manger deveit li reis, Jà ert asis sur le haut deis, Lai del desiré.

XVIe s. Contre la cheminée de la dite chambre, y avoit un riche ders, tout couvert, pentes, fonds et dossier, de broderies à personnages, l'Ordre du roi Henri II, p. 321, dans DU CANGE, dagus.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition

DAIS, s. m. en Architecture, est un morceau d'Architecture & de Sculpture, de bronze, de fer, d'étoffe, ou de bois, qui sert à couvrir & couronner un autel, un throne, un tribunal, une chaire de prédicateur, un ?uvre d'église, &c. On lui donne la forme de tente on pavillon, de couronne fermée, de consolles adossées. Voyez Baldaquin.

On appelle haut dais l'exhaussement qui porte un throne couvert d'un dais, qu'on dresse pour le Roi dans une église ou dans une grande salle pour une cérémonie publique. Ce haut dais dans le parterre d'une salle de ballet & de comédie, est un enfoncement fermé d'une balustrade. (P)

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Wiktionnaire


Nom commun - ancien français

dais \Prononciation ?\ masculin

  1. Frange, bordure.
    • Avec escus creux garnis de longs dais.
      La traduction en français de l'exemple manque. (Ajouter)
    • Portans escus sans dais.
      La traduction en français de l'exemple manque. (Ajouter)
  2. Table, table d'honneur.
    • Puis est ens el palais entrés,
      U li disners est aprestés,
      Et beaus et rices et cortois,
      Et il se vait seïr al dois.
      (Partonop. V)
      La traduction en français de l'exemple manque. (Ajouter)
    • Et à curt esteras, et à mun deis tuz jurs mangeras. (Rois, 150)
      La traduction en français de l'exemple manque. (Ajouter)

Nom commun - français

dais \d?\ masculin singulier et pluriel identiques

  1. Ouvrage de bois, de tenture, etc., fait dans l'ancienne forme des ciels de lit et que l'on met en hauteur, au-dessus d'un maitre-autel, d'une chaire à prêcher, d'un trône, de la place où siègent, dans les occasions solennelles, certains personnages éminents, etc.
    • La bonne femme s'assit sur les degrés du dais, aux pieds du jeune homme attentif et fixant sur elle un regard plein de bienveillance et de curiosité. (Alexandre Dumas, Les Deux Diane, 1847, chapitre 1)
    • On inaugurait le nouveau maire [?] Nous, passâmes sous un dais tricolore ; le maire était avec toute sa famille sur un balcon ; nous le longeâmes. (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, Revue des Deux Mondes t. 1, 1831)
    • Et là, le faisant asseoir sur une large stalle de chêne surmontée d'un dais de drap d'or, il prit place près de lui. (Alexandre Dumas, Othon l'archer, 1839)
  2. (Catholicisme) Poêle soutenu de deux ou de quatre petits montants, sous lequel les prêtres catholiques portent le Saint-Sacrement, surtout dans les processions.
    • Marcher sous un dais.
  3. (Figuré) Chose qui couvre : toit, ciel, etc.
    • Amis reposons-nous sur ce siège sauvage,
      Sous ce dais qu'ont formé la mousse et le feuillage.
      (Voltaire, Les Scythes, acte 1, scène 3 ? cité par Littré)
    • Les matinées de brouillard, un ciel d'une clarté faible, des nuées courant près de la terre sous un dais grisâtre convenaient aux phases de sa maladie morale. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Mais soudain, au bord occidental de l'immense dais noir, le soleil couchant reparaît un instant, sanglant, embrasant le camp entier d'une lueur surnaturelle. Les tentes semblent flamber, toutes rouges entre la plaine d'un vert invraisemblable et les nuages violacés [?] (Frédéric Weisgerber, Trois Mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 154)
    • Mes grands-parents des Pyrénées mangeaient à la cuisine comme des laboureurs de Le Nain. Cuisine de paysans, cuisine de princes. Dans sa cheminée on aurait pu faire rôtir un b?uf. À son plafond, pendait un dais royal : les épis de maïs et le jambon. (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 71)
  4. (Automobile) Toit démontable que l'on met sur les voitures découvertes.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

Trésor de la Langue Française informatisé


DAIS, subst. masc.

A.? HIST. Table surélevée, estrade d'honneur de la grande salle d'un palais. Dépouillé de sa signification, « dais » aurait péri devant « table » si on ne lui avait assigné une autre fonction (Gourmont, Esthét. lang. fr.,1899, p. 122).
? P. ext. Haut-dais, subst. masc. ,,Lieu élevé sur lequel le Roi ou la Reine se mettent dans les cérémonies publiques, soit qu'il y ait un dais dessus, soit qu'il n'y en ait point`` (Ac. 1798).
B.? P. méton., usuel
1. Tenture fixée ou déployée au-dessus d'une estrade, d'un trône (synon. baldaquin), d'un lit (synon. ciel-de-lit), d'un autel, d'un catafalque (synon. poêle). Dais de brocart, de drap d'or, d'argent; tendre un dais. Un lit de garçonnet, ce lit en fer, monté sur des roulettes, avec son petit dais en forme de tente militaire, sa soie verte passée (Goncourt, Journal,1895, p. 793).Le lourd croissant d'or, le don du Khalife (...) couronnait le dais royal (Céline, Mort à crédit,1936, p. 33):
1. ... Isabelle (...) vit au fond de la salle un dais seigneurial coiffé de plumes, historié d'armoiries dont il eût été difficile de déchiffrer le blason, et surmontant un fauteuil en forme de trône posé sur une estrade recouverte d'un tapis où l'on accédait par trois marches. Gautier, Le Capitaine Fracasse,1863, p. 379.
? [Le dais comme symbole du pouvoir] Anathème sur toi, sur ton trône et ton dais! (Quinet, Napoléon,1836, p. 251).Il y a quelque chose de plus haut que toutes les couronnes, c'est le dais! (Claudel, Poèmes guerre,1916, p. 538).
? Vx. Sous le dais. Sur le trône, au faîte du pouvoir et des honneurs. L'enfant né sous le dais, dans la pourpre des rois (Delille, Malh. et pitié,1803, pp. 59-60).
2. P. anal.
a) Couronnement de trône, de stalle, de dressoir (généralement en bois sculpté). Magnifique trône archi-épiscopal, en marbre blanc, avec dais gothique (Michelet, Journal,1835, p. 181).Une chaise placée sous un de ces « solium » ou dais en bois sculpté garni d'une estrade élevée de quelques marches (Balzac, Enf. maudit,1831-36, p. 401).
b) ARCHIT. Ouvrage de pierre ou de bois en forme de petite voûte, décoré d'arcades et de pinacles, formant saillie au-dessus d'une statue, soit à l'extérieur, soit à l'intérieur d'un édifice religieux ou civil. Toutes ces figures sont surmontées de dais richement sculptés (Montalembert, Ste Élisabeth,1836, p. 353).Des niches de saints surmontées de dais (Zola, ?uvre,1886, p. 201):
2. ... ils accompagnèrent toujours ces figures de supports, de montants et de dais très-saillants, qui, tout en les abritant, leur faisaient un entourage assez coloré pour leur permettre de se détacher en clair. Viollet-Le-Duc, Entretiens sur l'archit.,1872, p. 249.
c) LITURG. Étoffe tendue, soutenue par deux ou quatre montants, sous laquelle on porte le saint sacrement, surtout dans les processions, ou sous laquelle on recevait les rois, les princes, etc. lorsqu'ils faisaient une entrée solennelle dans une église. Dais de la procession, du saint sacrement, liturgique; marcher sous le dais. Bernard était presque le seul homme derrière le dais (Mauriac, Th. Desqueyroux,1927, p. 237).N'a-t-on pas reçu ton roi Charles sous un dais d'or (Salacrou, Terre ronde,1938, II, 1, p. 172).
d) HIST. AUTOMOB. ,,Toit démontable que l'on met sur les voitures découvertes`` (Ac. 1932). Cette voiture était un landaulet à quatre roues en bois, couvert d'un dais (P. Rousseau, Hist. transp.,1961, p. 482).
C.? P. ext., littér. Abri, chose en forme de voûte qui recouvre. Le dais bleu, gris, etc., du ciel; le dais sombre du feuillage. La lune montait lentement du côté du Vésuve, couvert de son léger dais de fumée (Nerval, Filles feu,Isis, 1854, p. 655).Sous le dais mouvant des nuées lourdes (Rolland, J.-Chr.,Amies, 1910, p. 1121):
3. L'interpellée s'arrête, regarde autour d'elle, m'aperçoit sous le cèdre, dont les dernières branches retombantes forment une sorte de dais, hésite un peu, puis (...) se coule avec précaution jusqu'à moi. H. Bazin, Vipère au poing,1948, p. 251.
Prononc. et Orth. : [d?]. Ds Ac. 1694-1932. Homon. dès, dey. Étymol. et Hist. 1. 1165-70 deis « table d'honneur dressée sur une estrade » (B. de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 3111) ? xvies. haut dais (ds Hug. et Havard, s.v. dais); 2. 1remoitié xives. dois « plafond, toit » (Watriquet de Couvin, Dits, 59, 138 ds T.-L.); 1525 spéc. ders « baldaquin » (Comptes de la Reine Louise de Savoie ds Havard t. 2, p. 79). Du lat. class. discus « disque*; plateau »; d'où « table » en a. fr.; sens 2 prob. p. ext. de 1 : proprement « table surmontée d'une tenture ». Fréq. abs. littér. : 264. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 568, b) 492; xxes. : a) 417, b) 123. Bbg. Archit. 1972, p. 112. ? Thomas (A.). Nouv. Essais 1904, p. 54. ? Wallensköld (A.). Un Cas de métathèse constante pendant la période de l'a. fr. In : [Mél. Wahlund (C.)]. Mâcon, 1896, p. 147.

DAIS, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1. 1165-70 deis « table d'honneur dressée sur une estrade » (B. de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 3111) ? xvies. haut dais (ds Hug. et Havard, s.v. dais); 2. 1remoitié xives. dois « plafond, toit » (Watriquet de Couvin, Dits, 59, 138 ds T.-L.); 1525 spéc. ders « baldaquin » (Comptes de la Reine Louise de Savoie ds Havard t. 2, p. 79). Du lat. class. discus « disque*; plateau »; d'où « table » en a. fr.; sens 2 prob. p. ext. de 1 : proprement « table surmontée d'une tenture ».

Dais au Scrabble


Le mot dais vaut 5 points au Scrabble.

dais

Informations sur le mot dais - 4 lettres, 2 voyelles, 2 consonnes, 4 lettres uniques.

Quel nombre de points fait le mot dais au Scrabble ?


Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

SCRABBLE © est une marque déposée. Tous les droits de propriété intellectuelle du jeu sont détenus aux Etats-Unis et au Canada par Hasbro Inc. et dans le reste du monde par J.W. Spear & Sons Limited de Maidenhead, Berkshire, Angleterre, une filiale de Mattel Inc. Mattel et Spear ne sont pas affiliés à Hasbro.

dais

Les mots proches de Dais

Daï-coDaignerDailDailleDaimDaïmiatDaintiersDaïri ou daïroDaisdaignaDaignacdaignaientdaignaitdaignantdaignâtdaignedaignédaignentdaignerdaigneradaigneraientdaigneraisdaigneraitdaignerasdaignèrentdaignesdaignezdaignonsDaignyDaillancourtDaillecourtDaillydaimdaïmiosdaimsDain-en-SaulnoisdaineDainvilleDainville-BerthelévilledaïquiridaiquiridaïquirisdaiquirisdaisDaix


Mots du jour


Hiloire     Cors     Scrupule     Affecter     Amoindrissant, ante     Incorrompable     Inapercevable     Aversion     Vautrait     Estocadeur     

Les citations avec le mot Dais


  1. Ah! la double outrecuidance qui consiste d'abord à noter les fadaises qui vous viennent à l'esprit et ensuite à les soumettre à autrui.

    Auteur : Philippe Bouvard - Source : Mille et une pensées (2005)


  2. Je me rendais compte que les mensonges étaient la seule force qui m'appartenait vraiment, la seule arme à laquelle je pouvais faire confiance, sans condition. Ma guérison est venue de cette possibilité de nier la réalité.

    Auteur : Édouard Louis - Source : Histoire de la violence


  3. Moi j'écoutais et j'entendais qu'on me jugeais intelligent. Mais je ne comprenais pas bien comment les qualités d'un homme ordinaire pouvaient devenir des charges écrasantes contre un coupable.

    Auteur : Albert Camus - Source : L'Etranger (1942)


  4. Les frondaisons des ormeaux et des sycomores gémissaient comme des mâts en travail.

    Auteur : Jean Giono - Source : Le Hussard sur le toit (1951)


  5. Je me sentais moins seule quand je ne te connaissais pas encore: j'attendais l'autre. Je ne pensais qu'à sa force et jamais à ma faiblesse.

    Auteur : Jean-Paul Sartre - Source : Les Mouches (1943)


  6. Il en est sous le dais, sous le froc, sous la mitre ;
    Et de sage Caton tel affecte le titre,
    Qui passe pour un fat, mais un fat achevé,
    Et même pour un fou hautement approuvé.
    C'est une nation d'une telle étendue
    Que de quelque côté que l'on tourne la vue,
    Il s'en présente aux yeux, et qui n'en veut point voir,
    Doit les tenir fermez, et casser son miroir.


    Auteur : Louis Petit - Source : Dialogues satyriques et moraux


  7. Le droguiste du village, représentant de la maison de T.S.F., vint poser lui-même mon appareil. Je n'entendais rien que des sifflets, des couinements, de la friture.

    Auteur : Paul Morand - Source : Magie noire (1928)


  8. Je regardais M. de Charlus. La houppette de ses cheveux gris, son oeil dont le sourcil était relevé par le monocle et qui souriait, sa boutonnière en fleurs rouges, formaient comme les trois sommets mobiles d'un triangle convulsif et frappant.

    Auteur : Marcel Proust - Source : A la recherche du temps perdu, Le Côté de Guermantes (1921-1922)


  9. Les humains en général sont un peu fous, d'une manière touchante, et les Finlandais plus encore, peut-être, que les autres

    Auteur : Arto Paasilinna - Source : Entretien à l’AFP en 2005


  10. J'imagine qu'elle avait dû s'excuser et faire cent mimiques avant d'oser s'immiscer dans ce qui ne la regardais pas, sa vie.

    Auteur : Amin Maalouf - Source : Les Echelles du Levant (1996)


  11. C'était très exactement ce que j'entendais par fidélité: lorsqu'on fait passer l'amour avant le plaisir.

    Auteur : Romain Gary - Source : Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable (1975)


  12. J'ai un jour entendu un savant finlandais dire du normal, on ne l'est que tant qu'on n'a pas été suffisamment examiné.

    Auteur : Katarina Mazetti - Source : Le Mec de la tombe d'à côté (2006)


  13. Personne n'est exempt de dire des fadaises. Le malheur est de les dire curieusement.

    Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais, III, 1


  14. Me couper des gens ou ne plus les entendre était un art que je possédais au plus haut degré. L'usage permettant aux enfants de se faire voir mais pas de se faire entendre me convenait si bien que j'allais même plus loin : les enfants obéissants n'avaient pas à voir ni à entendre quand tel était leur choix.

    Auteur : Maya Angelou - Source : Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage (2008)


  15. Comme je descendais des Fleuves impassibles
    Je ne me sentis plus guidé par les haleurs;
    Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.


    Auteur : Arthur Rimbaud - Source : Poésies (1870-1871), le Bateau ivre


  16. Je demandais à un homme pauvre comment il vivait; il me répondit: «comme un savon, toujours en diminuant».

    Auteur : Jonathan Swift - Source : Sans référence


  17. Savez-vous que nous avons connu cinq ans de famine parce qu'une mauvaise bête a anéanti nos récoltes de pommes de terre? La pomme de terre, monsieur, est aux Irlandais ce qu'est le riz aux Chinois.

    Auteur : Maurice Denuzière - Source : Bahamas, I - Le Pont de Buena Vista (2003)


  18. Le soir tombait. Un givre épais recouvrait tout : les branches tordues des arbres, les fils et les poteaux des clôtures, l'herbe drue, la terre des champs presque nus. C'était comme un monde d'horribles formes blanches, angoissantes, féeriques, un univers cristallin d'où la vie semblait bannie. Je regardais les montagnes : le vaste mur bleu barrait l'horizon, gardien d'un autre monde, caché celui-là. Le soleil, du côté de l'Abkhazie sans doute, tombait derrière les crêtes, mais sa lumière venait encore effleurer les sommets, posant sur la neige de somptueuses et délicates lueurs roses, jaunes, orange, fuchsia, qui couraient délicatement d'un pic à l'autre. C'était d'une beauté cruelle, à vous ravir le souffle, presque humaine mais en même temps au-delà de tout souci humain. Petit à petit, là-bas derrière, la mer engloutissait le soleil, et les couleurs s'éteignaient une à une, laissant la neige bleue, puis d'un gris-blanc qui luisait tranquillement dans la nuit. Les arbres incrustés de givre apparaissaient dans les cônes de nos phares comme des créatures en plein mouvement. J'aurais pu me croire passé de l'autre côté, dans ce pays que connaissent bien les enfants, d'où l'on ne revient pas.

    Auteur : Jonathan Littell - Source : Les Bienveillantes (2006)


  19. Suis-je un? Je suis l'étang où elle se mêle à moi. Je n'ai jamais connu pareil manque ni pareil désir, comme si j'allais mourir de soif ou de folie si je ne la tenais pas entre mes bras, si je ne m'étendais pas à côté d'elle. Pourtant je ne meurs pas et je ne la tiens pas entre mes bras. Mais je n'ai jamais su grand-chose, et peut-être en est-il ainsi de tout amour tôt ou tard.

    Auteur : Abdulrazak Gurnah - Source : Adieu Zanzibar (2009)


  20. Quand je regardais le tableau, j’éprouvais la même convergence en un seul et unique point : un bref instant touché par le soleil qui existait maintenant et pour toujours. C’est fortuitement que je remarquais ma chaîne à la cheville de l’oiseau, ou que je songeais combien la vie de cette petite créature, battant brièvement des ailes puis toujours forcée, sans espoir, d’atterrir au même endroit, avait dû être cruelle.

    Auteur : Donna Tartt - Source : Le Chardonneret (2013)


  21. J'ai fréquenté les "bas-fonds", chanté dans les bars de l'île et de l'archipel. J'ai eu tant de « maris » que je ne peux en dire le nombre. Mais je me rendais compte que ma voix retenait l'attention, qu'elle faisait vibrer et apportait des parcelles de bonheur.

    Auteur : Cesária Évora - Source : Interview de Cesaria Evora, La Vie par Emmanuel Gabey et Yves Hardy, novembre 2011


  22. L’amour de leurs parents, l’amour de leurs chiens et de leurs chats, l’amour de leurs jouets, mais surtout l’amour qu’ils avaient les uns pour les autres, le désir et le plaisir. Et même si le chant que j’entendais parlait de guerre, des hauts faits héroïques d’une génération entière de jeunes Latino-Américains sacrifiés, j’ai su que par-dessus tout ce chant parlait de la bravoure et des miroirs, du désir et du plaisir. Et ce chant, c’est notre amulette.

    Auteur : Roberto Bolano - Source : Amuleto (2008)


  23. Les Irlandais sont des gens très sympatrick.

    Auteur : Grégoire Lacroix - Source : Les euphorismes de Grégoire (2007)


  24. Enfin, vous voilà! lui dit-elle, et ne voulant pas faire de cet enfin un reproche, elle ajouta ... «je vous attendais pour le thé».

    Auteur : Jules Amédée Barbey d'Aurevilly - Source : Une vieille maîtresse (1851)


  25. Oh ! si tu déchirais les cieux, et si tu descendais,
    Les montagnes s'ébranleraient devant toi,
    Comme s'allume un feu de bois sec,
    Comme s'évapore l'eau qui bouillonne ;
    Tes ennemis connaîtraient ton nom,
    Et les nations trembleraient devant toi.


    Auteur : La Bible - Source : Esaïe, LXIV, 1


Les citations du Littré sur Dais


  1. À cela je respon que sans judaïsme nous observons le dimanche

    Auteur : CALV. - Source : Instit. 297


  2. Sous ce dais qu'ont formé la mousse et le feuillage

    Auteur : Voltaire - Source : Scythes, I, 3


  3. J'entendais autour de moi un bourdonnement : ah ! ah ! monsieur est Persan

    Auteur : Montesquieu - Source : Lett. pers. 30


  4. Seront envoiez pour tenir hostage dans la Rochelle jusques à ce que tous soient rendus aux lieux qu'ils choisiront, les seigneurs de la Hunandais et de Milly demeurans pour contre seurté en l'armée

    Auteur : D'AUB. - Source : Hist. II, 156


  5. Elles [les Groenlandaises] accouchent aisément, et se relèvent dès le jour même pour travailler

    Auteur : BUFF. - Source : Suppl. à l'hist. nat. Oeuv. t. XI, p. 253


  6. Les maréchaux précédaient le roi, devant lequel on portait un dais de brocard

    Auteur : MAINTENON - Source : Lett. à M. de Villarceaux, 27 août 1660


  7. On me donnait le soin De fournir la maison de chandelle et de foin ; Mais je n'y perdais rien ; enfin, vaille que vaille, J'aurais sur le marché fort bien fourni la paille

    Auteur : Jean Racine - Source : Plaid. I, 1


  8. Tout ce qu'on en peut disputer n'est que fadaise, si ce nom [Dieu] n'y resonne

    Auteur : CALV. - Source : Instit. 385


  9. Mais, monsieur, je crains la pendaison

    Auteur : HAUTEROCHE - Source : Deuil, SC. 1


  10. Vous avez donc ri.... de tout ce que je vous mandais d'Orléans.... c'était le reste de mon sac, qui me paraissait assez bon

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 6 oct. 1675


  11. Près de lui [le légat], pour Mayenne un dais est préparé

    Auteur : Voltaire - Source : Henr. VIII


  12. Entre les deux grandes écoles du XVe siècle et du XVIIe dans le Nord, lesquelles durent leur puissance à leur autochthonie, l'Italie n'a-t-elle pas annulé tous les Hollandais et les Flamands qui, durant une grande partie du XVIe siècle, s'empressaient de passer les Alpes et d'imiter le style italien ?

    Auteur : BÜRGER - Source : Salons de 1861 à 1868, t. II, p. 77


  13. J'ai été ravie que vous ayez dit amen sur toutes les bagatelles que je vous mandais

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 530


  14. Le judaïsme est maintenant de toutes les religions du monde celle qui est le plus rarement abjurée ; et c'est en partie le fruit des persécutions qu'elle a souffertes

    Auteur : Voltaire - Source : Dict. phil. Juifs


  15. À quoi qu'en reprenant on soit assujettie, Je ne m'attendais pas à cette repartie

    Auteur : Molière - Source : Mis. III, 5


  16. Les Groenlandais assurent que, quand ils veulent sortir pour mettre leurs canots à l'abri, ils sont obligés de ramper sur le ventre, de peur d'être le jouet des vents

    Auteur : BUFF. - Source : Add. et corr. Théor. terre, Oeuv. t. XIII, p. 32


  17. Mais je n'y perdais rien ; enfin, vaille que vaille, J'aurais sur le marché fort bien fourni la paille

    Auteur : Jean Racine - Source : Plaid. I, 1


  18. Je me souviens d'avoir entendu dire à vos ministres, au cardinal Dubois, que le czar n'était qu'un extravagant, né pour être contre-maître d'un navire hollandais

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. Chauvelin, 3 oct. 1760


  19. Était-ce [une troupe qui s'avançait vers l'aile gauche française à Ligny] un corps tournant, inaperçu jusque-là, envoyé par Blücher, ou bien, une partie de l'armée anglo-hollandaise ?

    Auteur : CHARRAS - Source : Waterloo, VIII


  20. Je regardais au loin ; j'interrogeais l'espace ; De tes pas vers mes pas je rappelais la trace

    Auteur : DUCIS - Source : Abuf. IV, 8


  21. Les phoques font la principale ressource des Groenlandais, et c'est par cette raison qu'ils s'exercent à la chasse de ces animaux, et que celui qui réussit le mieux acquiert autant de gloire que s'il s'était distingué dans un combat

    Auteur : BUFF. - Source : Quadrup. t. XI, p. 178


  22. J'attendais en secret le retour d'un parjure

    Auteur : Jean Racine - Source : Andr. IV, 5


  23. Les fadaises dont tant d'historiens ont farci leurs chroniques

    Auteur : Voltaire - Source : Oreilles, 7


  24. La race ferrandaise ou race du Puy-de-Dôme, et la race forézienne dont le lait sert à fabriquer le fromage de Roche, sont inférieures à la belle race de la haute Auvergne, de laquelle elles dérivent

    Auteur : HEUZÉ - Source : la France agricole, p. 18


  25. Les Hollandais eurent l'impudence de faire sentir à M. d'Harlay, dont la maigreur et la pâleur étaient extraordinaires, qu'ils le prenaient pour un échantillon de la réduction où se trouvait la France

    Auteur : SAINT-SIMON - Source : 27, 50




Les mots débutant par Dai  Les mots débutant par Da

Une suggestion ou précision pour la définition de Dais ? -


Mise à jour le samedi 7 février 2026 à 00h19








Liste des mots et définitions commençant par


Etendez votre recherche :   Citation sur daisPoèmes daisProverbes dais

La définition du mot Dais est issue du Dictionnaire français - La définition et la signification du mot Dais sont données à titre indicatif. Les réponses à votre question sur la signification Dais présentées sur ce site peuvent être complétées par vos commentaires.