La définition de Blesser du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Blesser
Nature : v. a.
Prononciation : blè-sé
Etymologie : Wallon, blèsî ; namurois, blèser ; provenç. blessament, blessedura, blessure ; d'après Diez, du moyen allemand bletzen, rapiécer, bletz, lambeau de cuir, où le sens de mettre en pièces (escuz bleciez, boucliers rompus, dans le Chevalier au lion), puis celui de blesser.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de blesser de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec blesser pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Blesser ?


La définition de Blesser

Faire une plaie, une contusion, une fracture, une écorchure. Blesser légèrement. Il fut blessé au bras. Sans qu'aucun des leurs fût blessé. Connaître quel organe intérieur a été blessé. Les liens blessent les bras. De peur que le boeuf ne se blesse la cuisse. Blesser, en bêchant, les racines d'un arbre. La selle blessait le cheval.


Toutes les définitions de « blesser »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

BLESSER. v. tr.
Frapper d'un coup qui fait une contusion, une plaie, une fracture. Blesser quelqu'un; le blesser légèrement, grièvement, dangereusement; le blesser à mort. Il a été blessé d'un coup d'épée, d'un coup de bâton, d'un coup de pierre. Quand il est question de la Guerre, il ne se dit que de Coups qui font une plaie ou une fracture. Cet officier n'a point encore fait de campagne qu'il n'ait été blessé. Il n'a pas été blessé, il n'a reçu qu'une contusion. Il signifie également Occasionner, par choc, pression ou frottement, quelque plaie ou contusion. Il est tombé sur une pierre qui l'a blessé à la tête. Le joug peut blesser les jeunes bœufs. Cette selle blesse mon cheval. Il signifie, par extension, Causer seulement quelque gêne, quelque douleur. Ces souliers me blessent. Fig. et fam., Vous ne savez pas où le bât le blesse. Voyez BÂT. Il signifie au figuré Causer une impression désagréable à la vue, à l'ouïe. Les couleurs trop éclatantes blessent la vue. Ces objets hideux blessent les regards. Ce son blesse l'oreille. Il signifie, au sens moral, Offenser, choquer, déplaire. Qu'a donc ce discours qui vous blesse? Je ne vois rien là qui puisse blesser. Un tel procédé le blesserait, l'a blessé profondément, l'a blessé au vif. Son orgueil en fut blessé. Blesser quelqu'un dans son honneur. Fig., Blesser quelqu'un au cœur, L'offenser dans ses affections, dans ses sentiments les plus chers. L'ingratitude de son fils l'a blessé au cœur. Ces images, ces paroles blessent la pudeur, Sont contraires à la pudeur. Blesser les convenances, la vraisemblance, Faire ou dire quelque chose de contraire aux convenances, ou qui s'écarte de la vraisemblance. On dit de même Blesser les usages, les règles, les principes, le goût, etc. Il signifie aussi Faire tort, faire préjudice, porter dommage. Cela ne blesse personne. La clause de cette transaction, de ce contrat blesse mes intérêts. Blesser l'honneur, la réputation de quelqu'un, blesser l'amitié, blesser la bonne foi, la justice, etc., Faire quelque chose contre l'honneur, contre la réputation de quelqu'un, contre ce qu'on doit à l'amitié, à la bonne foi, à la justice, etc.

SE BLESSER signifie Se faire du mal à soi-même par accident, par mégarde ou à dessein. Prenez garde de vous blesser en maniant cette arme. Ce poltron s'est blessé lui-même légèrement pour faire croire qu'il a pris part au combat. Il s'est blessé en tombant. Ils se sont blessés l'un l'autre. Il signifie aussi figurément S'offenser de quelque chose. C'est un homme qui se blesse d'un rien. C'est un homme qui se blesse aisément, qui se blesse de tout. Le participe passé

BLESSÉ se prend aussi comme nom. Avoir soin des blessés. Les morts et les blessés.

Littré

BLESSER (blè-sé) v. a.
  • 1Faire une plaie, une contusion, une fracture, une écorchure. Blesser légèrement. Il fut blessé au bras. Sans qu'aucun des leurs fût blessé. Connaître quel organe intérieur a été blessé. Les liens blessent les bras. De peur que le b?uf ne se blesse la cuisse. Blesser, en bêchant, les racines d'un arbre. La selle blessait le cheval. Des souliers qui me blessent furieusement, Molière, le Bourg. gent. II, 8. ? plus d'un héros Dans le soulier qui le blesse Peut regretter ses sabots, Béranger, Gueux.

    Absolument. Car enfin l'intention de celui qui blesse ne soulage point celui qui est blessé, Pascal, Prov. 7.

  • 2Toucher, en parlant des passions, et surtout de l'amour. La pitié qui me blesse Sied bien aux plus grands c?urs et n'a point de faiblesse, Corneille, Poly. I, 1. Fuyez un ennemi qui sait votre défaut, Qui le trouve aisément, qui blesse par la vue, Et dont le coup mortel vous plaît quand il vous tue, Corneille, Poly. I, 1. Vous voulez rendre compte à l'objet qui vous blesse De la bonté d'Octave et de votre faiblesse, Corneille, Cinna, III, 2. La main qui me blessait a daigné me guérir, Corneille, Rodog. IV, 3.
  • 3Causer une impression désagréable. Blesser la vue ou les yeux. Une amertume persistante qui blesse le goût. Phèdre ici vous chagrine et blesse votre vue, Racine, Phèd. I, 1. êtes-vous trop pour moi?? suis-je trop peu pour vous?? C'est m'offrir, et ce mot peut blesser les oreilles, Corneille, Sertor. II, 2. Ce grand prince vous sert et vous servira mieux Quand il n'aura plus rien qui lui blesse les yeux, Corneille, Nicom. IV, 2. Il n'a devant les yeux que sa chère Troyenne?; Tout autre objet le blesse, Corneille, Andr. II, 3.
  • 4Offenser, choquer. Haïr ceux qu'on a blessés. Blesser quelqu'un par d'amères railleries. Blesser les oreilles par des paroles désagréables. S'il y a dans ma lettre quelque chose qui vous blesse. J'espère le dire sans blesser ce personnage. Oenone, il peut quitter cet orgueil qui te blesse, Racine, Phèd. III, 1. Ici tous les objets vous blessent, vous irritent, Racine, Athal. II, 3.

    Blesser quelqu'un au c?ur, l'offenser dans ses sentiments les plus chers. Apprends donc que Lélie A pu blesser mon c?ur par une perfidie, Molière, Sgan. 19.

  • 5Causer un tort, un préjudice, un dommage. Les clauses de ce contrat blessent mes intérêts. Sans blesser l'intérêt général. Contre un si grand rival j'agis à force ouverte, Sans blesser son honneur, sans pratiquer sa perte, Corneille, Nicom. III, 8. Ceux mêmes dont ma gloire aigrit l'ambition, M'arracheront peut-être un pouvoir qui les blesse, Racine, Iphig. I, 1. Parle, et, sans espérer que je blesse ma gloire, Voyons comme tu sais user de la victoire, Racine, Alex. V, 3. Ah?! sans doute, l'horreur d'une action si noire Vous guérit d'un amour qui blessait votre gloire, Voltaire, Zaïre, IV, 5.
  • 6Enfreindre, pécher contre. Son langage blessait les convenances. Blesser la pureté de la langue. Il ne put agir ainsi sans blesser sa conscience. Sans blesser la charité et votre conscience mortellement, Pascal, Lettr. 7. Sans toutefois blesser la vérité, Pascal, Prov. 6. Celui qui blesse la vérité offense les dieux, Fénelon, Tél. III. Je sais que, sans blesser l'honneur le plus sévère, Je ne puis m'affranchir des mains de votre père, Racine, Phèd. V, 1. Malheur à qui, du ciel blessant les priviléges, Foule aux pieds ses décrets arbitres des humains?! Voltaire, ?dipe, III, 1.
  • 7Se blesser, v. réfl. Se faire une blessure. Il s'est gravement blessé avec son fusil.

    Se blesser l'un l'autre. Dans ce duel, les deux adversaires se sont blessés.

  • 8 Fig. S'offenser. C'est un homme susceptible qui se blesse facilement.
  • 9En parlant d'une femme, faire une fausse couche. Si l'on parle de se blesser à cinq mois, Sévigné, 62. Lorsqu'elle [l'électrice de Brandebourg] apprit que l'électeur [de Saxe] s'était fait catholique, elle en fut outrée au point qu'elle s'en blessa, Saint-Simon, 47, 60.

PROVERBES

Vous ne savez pas où le bât le blesse, vous ne savez pas quelle pensée, quel ennui le tourmente. Jusqu'au revoir, adieu, beau courrier offensé. - Ce n'est pas là, coquine, où le bât m'a blessé?; Mon c?ur est plus navré de ton humeur sévère, Regnard, le Distr. II, 1.


HISTORIQUE

XIe s. La gent de France iert blecée et blesmie, Ch. de Rol. XLIII.

XIIe s. S'il chiet [tombe], jà ne se blecera?; que [car] Deux sor lui sa main tendra, Liber psalm. p. 285.

XIIIe s. Amis, vo grant beautés, vos sens, vostre prouesse M'ont si feru d'un dart d'amour qu'au cuer me blece?, Audefroi le Bastard, Romancero, p. 13. Nostres sires Diex redrece les bleciez que deables avoit navrez, Psautier, f° 176. Ensi remest li assaus devers nostre gent, et mout en i ot de bleciés et de navrés, Villehardouin, LXXVII. Estes-vous mout blecie?? nel me devez celer, Berte, XVII. Sachiez qu'ele n'en bleça mie, Quant ele dist?: biaus douz amis, Tout ont mon cuer el vostre mis Cist douz mot?, Lai de l'ombre. Et quant aucuns à honor monte Par son sens ou par sa proece, C'est la chose qui plus la [l'envie] blece, la Rose, 250. On doit moult penre garde se li oirs est moult bleciés du testament, Beaumanoir, XII, 37. Et estoit [la reine] en trop grant peril de mort, pource qu'elle estoit bleciée d'un enfant qu'elle avoit eu, Joinville, 281.

XIVe s. Mais Bertran en jura, oiant tous les plus haus?: Qui sans estre blecié retourra [retournera] es praiauls, Encroer le fera plus haut que une saux [saule], Guesclin. 20199.

XVe s. Si ne blesserez mie, la gentillesse ni la noblesse de vous, Froissart, I, I, 242. Le dieu d'amours me courut seure, Et me trest de la droitte fleche, Dont les plus amoureux il bleche, Froissart, Espin. amour. Quant j'ay par vous aucun mal qui me blesse, Je l'endure par le conseil d'Espoir, Orléans, Ball. 19. S'il est aucun qui soit prins de tristesse, Voise veoir [qu'il aille voir] son douz maintenement?; Je me fais fort que le mal qui le blesse Le laissera pour lors soudainement, Orléans, Ball. 9.

XVIe s. Cela ne blesse en rien nostre foy, Calvin, Instit. 103. Se sentant blecé à mort d'une arquebusade, Montaigne, I, 6. Je les veoy d'une veue moins blessée de passion qu'un aultre, Montaigne, I, 103. J'ay veu tel grand blecer la reputation de sa religion pour?, Montaigne, I, 224. Il vouloit bien assommer, mais non pas blecer, et pourtant ne combattoit que de masse, Montaigne, I, 323. Le son de nos mots blece la pureté de leurs aureilles, Montaigne, III, 5.

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Wiktionnaire


Verbe - français

blesser \bl?.se\ ou \ble.se\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se blesser)

  1. Frapper d'un coup qui fait une contusion, une plaie, une fracture.
    • Il a été blessé d'un coup d'épée, d'un coup de bâton, d'un coup de pierre. Quand il est question de la Guerre, il ne se dit que de Coups qui font une plaie ou une fracture.
    • Cet officier n'a point encore fait de campagne qu'il n'ait été blessé.
    • Il n'a pas été blessé, il n'a reçu qu'une contusion.
  2. Occasionner, par choc, pression ou frottement, quelque plaie ou contusion.
    • Le canot bascule sur le berthon, se met à glisser vers l'avant écrasant une trentaine de personnes et blessant grièvement à la jambe Isaac Lehmann. (Philippe Masson, Les Naufrageurs du Lusitania et la guerre de l'ombre, Albin Michel, 1985, page 117)
    • Le joug peut blesser les jeunes b?ufs.
    • Cette selle blesse mon cheval.
  3. (Par extension) Causer seulement quelque gêne, quelque douleur.
    • Ces souliers me blessent.
    • Vous ne savez pas où le bât le blesse. Voir bât.
  4. (Figuré) Causer une impression désagréable à la vue, à l'ouïe.
    • Les couleurs trop éclatantes blessent la vue.
    • Ces objets hideux blessent les regards.
    • Ce son blesse l'oreille.
    • ? Contre le plus bas peuple de Paris, qui nous veut pour chefs, et que nous fuyons ; il est odieux : la vue, l'odeur, l'ouïe et le contact surtout sont par trop blessés, dit M. du Lude avec une gravité comique : c'est trop fort. (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
  5. Au sens moral, Offenser, choquer, déplaire, navrer.
    • Qu'a donc ce discours qui vous blesse ?
    • Je ne vois rien là qui puisse blesser.
    • Son orgueil en fut blessé.
  6. (Figuré) ?
    • Blesser quelqu'un au c?ur, L'offenser dans ses affections, dans ses sentiments les plus chers.
    • Ces images, ces paroles blessent la pudeur, Sont contraires à la pudeur.
    • Blesser les convenances, la vraisemblance, Faire ou dire quelque chose de contraire aux convenances, ou qui s'écarte de la vraisemblance.
    • Blesser les usages, les règles, les principes, le goût, etc.
  7. Faire tort, faire préjudice, porter dommage.
    • Jeanne n'était pas de la fête parce que, me dit-on, sa présence, contraire au règlement, aurait blessé l'égalité si nécessaire à maintenir entre tant de jeunes élèves. (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; réédition Le Livre de Poche, 1967, page .)
    • Cela ne blesse personne.
    • La clause de cette transaction, de ce contrat blesse mes intérêts.
    • Blesser l'honneur, la réputation de quelqu'un, blesser l'amitié, blesser la bonne foi, la justice, etc., Faire quelque chose contre l'honneur, contre la réputation de quelqu'un, contre ce qu'on doit à l'amitié, à la bonne foi, à la justice, etc.

se blesser pronominal

  1. Se faire du mal à soi-même par accident, par mégarde ou à dessein.
    • Prenez garde de vous blesser en maniant cette arme.
    • Ce poltron s'est blessé lui-même légèrement pour faire croire qu'il a pris part au combat.
    • Il s'est blessé en tombant.
  2. (Par euphémisme?) (Désuet) Faire une fausse couche.
    • Elle pensait que si Louise attendait un enfant, elle n'oserait jamais donner l'élan nécessaire au volant de crainte de se « blesser », comme on disait alors, c'est-à-dire de risquer une fausse couche. (Monique de Huertas, Louise de La Vallière, éditions Pygmalion/Gérard Watelet, Paris, 1998, page 76)
  3. (Figuré) S'offenser de quelque chose.
    • C'est un homme qui se blesse d'un rien.
    • C'est un homme qui se blesse aisément, qui se blesse de tout.
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Trésor de la Langue Française informatisé


BLESSER, verbe trans.

A.? Emploi trans.
1. [L'agent, exprimé ou non, est un être vivant] Causer, involontairement ou avec l'intention ? en général ? de nuire, une blessure; au passif, recevoir une blessure. Blesser mortellement, à mort, grièvement; il la frappa de nouveau et la blessa jusqu'au sang (Montalembert, Hist. de Ste Élisabeth de Hongrie,1836, p. 238):
1. Cependant, ses trois autres compagnons avaient réussi à se jeter dans le canot, et déjà ils faisaient force de rames, tandis que les hommes de Koupriane, entrés dans l'eau jusqu'à la poitrine, déchargeaient leurs revolvers dans la direction des fuyards... Ceux-ci, peut-être dans la crainte de blesser Natacha, ne répondirent point aux coups de feu. G. Leroux, Rouletabille chez le tsar,1912, p. 147.
? [L'objet désigne un arbre, une plante, etc.] Faire une entaille. On obtient ces sucs en blessant les plantes (Deschamps d'Avallon, Compendium de pharm. pratique,1868, p. 144).
? Emploi abs. :
2. En certaines parties de l'Afrique du Sud, le vol était un délit d'ordre privé et la partie lésée était indemnisée, mais blesser ou tuer était un crime et l'on payait l'indemnité au chef, et non à la victime ou à sa famille. R.-H. Lowie, Manuel d'anthropol. culturelle,1936, p. 313.
2. [L'agent est une chose]
a) Occasionner une blessure. La boue et les gravillons frottent, râpent et blessent la peau qui s'infecte (E. Garcin, Guide vétér.,1944, p. 138):
3. Il ne verra longtemps dans les puissances élémentaires que des causes insensibles et quelquefois nuisibles. La terre blesse ses pieds; il court risque de se noyer dans l'eau; l'air et les vents l'offensent... Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature,1814, p. 133.
b) Causer de la douleur, faire mal :
4. Ferdinand présentait des revendications gémissantes au sujet d'une paire de chaussures qui le blessaient. G. Duhamel, Chronique des Pasquier,Le Notaire du Havre, 1933, p. 105.
? P. ext. Frapper désagréablement, produire une sensation pénible. La lumière la blessa, elle souffla la bougie (Zola, Le Rêve,1888, p. 130):
5. Mozart disait : « ... même dans les situations horribles la musique ne doit jamais blesser les oreilles et cesser d'être de la musique ». E. Delacroix, Journal,t. 1, 1852, p. 290.
6. Le jeune homme, la fenêtre fermée, s'assit, baissa un peu l'abat-jour car la lumière blessait ses yeux, puis il s'expliqua posément. Barrès, Sous l'?il des Barbares,1888, p. 208.
B.? Au fig.
1. Blesser qqn.
? Littér. Toucher, atteindre par (les traits de) l'amour; marquer profondément. Car Vénus l'a blessé [Pluton] soudain des mêmes traits (Moréas, Poèmes et sylves,1896, p. 229):
7. Toi qui blessas Vénus, ah, si Vénus te blesse, Diomède, bénis sa force et sa faiblesse. Toulet, Les Contrerimes,1920, p. 125.
? Offenser, choquer, déplaire, faire du mal :
8. À la fin, se levant de sa chaise et se promenant par le cabinet, le comte fort embarrassé, se prit à enfiler des protestations. ? Loin de lui l'intention de blesser la personne à qui cette lettre était adressée! Comment l'avait-elle pu supposer? Bourges, Le Crépuscule des dieux,1884, p. 65.
9. S'il ressentait comme des offenses personnelles les mesures les plus générales, c'est qu'elles le blessaient au vif, dans son instinct profond de chef de guerre, cet instinct des routiers qui se débandaient, le combat fini, et retrouvaient au moins la liberté, à défaut de la bataille! Vercel, Capitaine Conan,1934, p. 91.
? Loc. proverbiale. C'est là que le bât blesse (qqn). C'est là la cause des désagréments, des inquiétudes :
10. Nous écririons donc comme tout le monde, quitte à compiler comme quelques autres, n'était certain lieu où le bât nous blesse. Musset, Lettres de Dupuis et Cotonet,1837, p. 748.
? Emploi abs. :
11. ... non seulement elles [les vieilles filles] blessent, mais elles éprouvent du plaisir à blesser, et à faire voir à leur victime qu'elles l'ont blessée. Balzac, Le Curé de Tours,1832, p. 180.
12. Certains jours, il ne voulait pas parler; ou il avait des accès de malice diabolique, il cherchait à blesser. R. Rolland, Jean-Christophe,Dans la maison, 1909, p. 1011.
2. Blesser qqc.
? Blesser la vue, les regards de qqn. Importuner, déplaire :
13. Ainsi il a été convenu que l'empereur pourrait aller désormais dans l'île; que l'officier que les instructions attachaient à sa personne n'exercerait qu'une surveillance lointaine, qui ne pourrait blesser les regards de l'empereur; ... Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène,t. 1, 1823, p. 288.
? [En parlant de sentiment, de tout ce qui peut correspondre à des normes : pudeur, vraisemblance, bon goût, etc.] Aller contre. Honoré avait déjà oublié les paroles coupables qui blessaient la pudeur de son frère (Aymé, La Jument verte,1933, p. 143):
14. Son style [de Victor Hugo] pourtant ne blesse jamais la grammaire ni le vocabulaire de la langue, et ne présente ni mots, ni tours inusités. Sainte-Beuve, Premiers lundis,t. 1, 1869, p. 186.
? Blesser l'amour-propre de qqn.
? Blesser les intérêts. Léser, porter préjudice :
15. L'abolition de la servitude faite de manière à ne blesser les droits de personne, est tellement difficile, qu'il y a un siècle que le Danemarck y travaille sans avoir achevé ce bel ouvrage. Bonstetten, L'Homme du Midi et l'homme du Nord,1824, p. 38.
16. La loi est uniforme, les m?urs, les terres, les intelligences ne le sont pas; or, l'administration est l'art d'appliquer les lois sans blesser les intérêts, tout y est donc local. Balzac, Le Médecin de campagne,1833, p. 59.
C.? Emploi pronom. Se faire une blessure, se faire du mal. Mais Gustave se meurt, madame : il s'est blessé, En tombant de cheval (Dumas Père, Christine,1830, IV, 3, p. 259).
? P. métaph. :
17. ... ces malheureux personnages de Racine ... même quand ils ne sont pas ennemis, même quand ils ne se battent pas, ils se blessent toujours. Ils sont naturellement blessants. Ils blessent par métier, par office, par nature. Péguy, Victor-Marie, Comte Hugo,1910, p. 778.
Prononc. : [bl?se] ou [ble-], (je) blesse [bl?s]. [?] ouvert pour l'inf. dans Barbeau-Rodhe 1930 (qui transcrit la forme pronom. avec plusieurs possibilités : s?bl?se, sb-, zb-) et dans Pt Lar. 1968 (cf. aussi Nod. 1844 et Littré). [e] fermé dans Dub. et Pt Rob.; Warn. 1968 réserve la prononc. avec [?] au lang. soutenu, celle avec [e] au lang. cour. À ce sujet, cf. également Buben 1935, § 51. Pour Fér. 1768 et Fér. Crit. t. 1 1787 : ,,Le 1erè [est] moyen entre l'ouvert et le fermé``. Enq. : /bles/ (il) blesse.
Étymol. ET HIST. ? 1. Mil. xies. blecier « meurtrir (des olives, des fruits, pour les faire mûrir) » (Raschi, Gloses dans Levy Trésor), encore attesté dans les dial. du Nord et de l'Est, notamment le liég. blessi « broyer, piler » (Haust), le suisse romand (Genève) blyési « amollir (un fruit), blettir » (Pat. Suisse rom., s.v. blesser); ca 1100 blecer « mettre à mal, porter atteinte à (qqn) » (Roland, éd. Bédier, 590); 2. 1165-70 « porter une blessure à qqn » (Chr. de Troyes, Erec et Enide, 3792 dans T.-L.); 1176 fig. (Id., Cligès, 2119, ibid.); 2etiers xiies. paroles blesantes (Everard de Kirkham, Distiques de Caton, str. 102adans Gdf. Compl.); 1541 « enfreindre, offenser » (Calv., Instit., 103 dans Littré). D'un gallo-roman *blettiare « meurtrir » dér. du subst. a.b.frq. corresp. au subst. a.h.all. bleizza « ecchymose suscitée par un coup; trace d'une blessure, cicatrice » (Steinmeyer, Sievers, Die althochdeutschen Glossen, 2, 198, 61 dans Karg-Gasterstädt et Frings, s.v. bleizza) et attesté lui-même dans le composé frq. freobleto, frioblitto « plaie qui s'étend » (Pactus legis salicae, éd. Eckhardt, II, 1, 65 Titel-Text, art. XVII, § 7, p. 176); ce subst. a.b.frq. est aussi à rapprocher de l'adj. ags. blate « pâle, blême » (ca 1000, Cod. Vercell., I, 63 dans NED, s.v. blate). Blesser, au sens 2, a supplanté l'a.fr. nafrer, navrer* un peu plus anc. que lui en ce sens (Roland), également d'orig. germ. Voir aussi blèche et blet.
STAT. ? Fréq. abs. littér. : 1 886. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 3 388, b) 2 961; xxes. : a) 2 480, b) 2 050.
BBG. ? Goug. Mots t. 1 1962, pp. 260-264. ? Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 298. ? Sigurs 1963/64, p. 37, 97.

BLESSER, verbe trans.
Étymol. ET HIST. ? 1. Mil. xies. blecier « meurtrir (des olives, des fruits, pour les faire mûrir) » (Raschi, Gloses dans Levy Trésor), encore attesté dans les dial. du Nord et de l'Est, notamment le liég. blessi « broyer, piler » (Haust), le suisse romand (Genève) blyési « amollir (un fruit), blettir » (Pat. Suisse rom., s.v. blesser); ca 1100 blecer « mettre à mal, porter atteinte à (qqn) » (Roland, éd. Bédier, 590); 2. 1165-70 « porter une blessure à qqn » (Chr. de Troyes, Erec et Enide, 3792 dans T.-L.); 1176 fig. (Id., Cligès, 2119, ibid.); 2etiers xiies. paroles blesantes (Everard de Kirkham, Distiques de Caton, str. 102adans Gdf. Compl.); 1541 « enfreindre, offenser » (Calv., Instit., 103 dans Littré). D'un gallo-roman *blettiare « meurtrir » dér. du subst. a.b.frq. corresp. au subst. a.h.all. bleizza « ecchymose suscitée par un coup; trace d'une blessure, cicatrice » (Steinmeyer, Sievers, Die althochdeutschen Glossen, 2, 198, 61 dans Karg-Gasterstädt et Frings, s.v. bleizza) et attesté lui-même dans le composé frq. freobleto, frioblitto « plaie qui s'étend » (Pactus legis salicae, éd. Eckhardt, II, 1, 65 Titel-Text, art. XVII, § 7, p. 176); ce subst. a.b.frq. est aussi à rapprocher de l'adj. ags. blate « pâle, blême » (ca 1000, Cod. Vercell., I, 63 dans NED, s.v. blate). Blesser, au sens 2, a supplanté l'a.fr. nafrer, navrer* un peu plus anc. que lui en ce sens (Roland), également d'orig. germ. Voir aussi blèche et blet.

Blesser au Scrabble


Le mot blesser vaut 9 points au Scrabble.

blesser

Informations sur le mot blesser - 7 lettres, 2 voyelles, 5 consonnes, 5 lettres uniques.

Quel nombre de points fait le mot blesser au Scrabble ?


Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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blesser

Les mots proches de Blesser

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Les citations avec le mot Blesser


  1. On peut aussi leur dire que Dieu étant tout-puissant et infiniment sage comme ils le supposent, il pourrait, sans ôter la liberté aux hommes, conduire et diriger toujours si bien leurs cœurs et leurs esprits, leurs pensées et leurs désirs, leurs inclinaisons et leurs volontés, qu’ils ne voudraient jamais faire aucun mal, ni aucun péché, et ainsi qu’il pourrait facilement empêcher toutes sortes de vices et de péchés, sans ôter et sans blesser la liberté.

    Auteur : Jean Meslier - Source : Mémoire des pensées et sentiments (1762)


  2. Il ne faut blesser que ce qu'on peut tuer.

    Auteur : Henri-Frédéric Amiel - Source : Grains de mil (1854)


  3. Agnès veut bien aller fouiller dans le passé, mais seulement après que des millions d'années se sont écoulées, quand les souvenirs fossilisés, ne risquent plus de blesser personne, tandis que moi je travaille à coups de marteau parmi les vivants.

    Auteur : Lionel Duroy de Suduiraut - Source : Le Chagrin (2010)


  4. Je conçois toujours ce qui afflige les hommes, mais je suis souvent étonnée de ce qui les console. Un atome peut blesser, et Dieu seul peut guérir.

    Auteur : Sophie Swetchine - Source : Airelles


  5. Il ne faudrait jamais blesser personne : comment faire ? En ne se manifestant pas. Car tout acte blesse quelqu'un. Par l'abstention on épargne tout le monde.

    Auteur : Emil Cioran - Source : Cahiers, 1957-1972 (1997)


  6. Une voix n’a pas besoin de force ou de puissance pour blesser à mort. Bien choisi, le mot seul suffit.

    Auteur : Aurélie Valognes - Source : Le tourbillon de la vie (2021)


  7. La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l'homme qui la manie. C'est une épée qui guérit.

    Auteur : Martin Luther King - Source : Sans référence


  8. Dans tous les maux qui nous arrivent, nous regardons plus à l'intention qu'à l'effet. Une tuile qui tombe d'un toit peut nous blesser davantage mais ne nous navre pas tant qu'une pierre lancée à dessein par une main malveillante.

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778, édition posthume 1782)


  9. Abstenons-nous aussi, dans la conversation, de toute observation critique, fût-elle faite dans la meilleure intention, car blesser les gens est facile, les corriger difficile, sinon impossible.

    Auteur : Arthur Schopenhauer - Source : Parerga et Paralipomena (1851)


  10. Eclats de voix expression juste: car plus on parle, plus on risque de blesser. Le sourire et le regard sont les deux gardiens de la parole.

    Auteur : Gilbert Cesbron - Source : Journal sans date (1963)


  11. L'ambition d'aimer sans blesser est vaine.

    Auteur : Alexandre Jardin - Source : Autobiographie d'un amour (1999)


  12. Mon père se taisait parce qu'il savait que si les mots peuvent guérir, ils peuvent aussi blesser, détruire. Et nous n'osions poser de questions.

    Auteur : Grégoire Delacourt - Source : L'Ecrivain de la famille (2011)


  13. Le sage qui se fait passer pour fou. - La charité du sage le pousse parfois à paraître ému, fâché, réjoui, pour ne pas blesser son entourage par la froideur et la lucidité de sa vraie nature.

    Auteur : Friedrich Wilhelm Nietzsche - Source : Humain, trop humain (1878-1879), 246


  14. Il arrive parfois, lorsqu'on se met en croix, - Que les clous vont blesser quelqu'un derrière soi.

    Auteur : Francis Jammes - Source : Géorgiques chrétiennes


  15. Nous sommes rarement capables de dire aux autres ce que nous pensons d'eux, pour ne pas les blesser mais aussi pour nous protéger. Un gentil mensonge est souvent préférable à la brutale réalité.

    Auteur : Douglas Kennedy - Source : Quitter le monde (2009)


  16. Un ami est pour ainsi dire d'une autre nature que le reste des hommes. Ceux-ci nous dissimulent nos défauts, ou nous en font apercevoir avec malignité. Un ami nous en parle sans nous blesser; il nous reproche nos fautes, et dans le monde il sait les excuser.

    Auteur : François Droz - Source : Essai sur l'art d'être heureux (1815)


  17. Il n'est pas permis de blesser un ami, même en plaisantant.

    Auteur : Publius Syrus - Source : Sentences


  18. La phrase qui est inacceptable, c'est celle où je parle des gens qui ont réussi et de ceux qui ne sont rien. Dans certains de mes propos, j'ai blessé des gens. Je pense qu'on peut bouger les choses sans blesser les gens, et c'est ça que je ne referais plus. Au moment où je l'ai fait, je n'ai pas mesuré que je blessais.

    Auteur : Emmanuel Macron - Source : Lors d'un entretien accordé à TF1, le 15 décembre 2021


  19. Mon père se taisait parce qu'il savait que si les mots peuvent guérir, ils peuvent aussi blesser, détruire.

    Auteur : Grégoire Delacourt - Source : L'Ecrivain de la famille (2011)


  20. Tout le drame de sa jeunesse mal entourée ne se traduisait que dans ce petit sourire à part, dans ce regard déjà ironique et dans ce tendre mouvement de retrait, de quelqu'un qui ne veut plus que l'on vienne le blesser.

    Auteur : Jacqueline Worms de Romilly - Source : Jeanne (2011)


  21. Le ridicule ne tue pas, s'il tuait nous serions tous morts ; mais il peut quand même blesser.

    Auteur : Santiago Amigorena - Source : La première défaite (2012)


  22. Les promesses à soi-même sont les seules que l’on peut trahir sans blesser qui que ce soi.

    Auteur : Virginie Grimaldi - Source : Quand nos souvenirs viendront danser (2019)


  23. Dans une bouche d'enfant, les mots, c'est du fer rouge, de la poix brûlante, de l'acide quand ils sont prononcés pour blesser.

    Auteur : Anne Zamberlan - Source : Mon corps en désaccord (1994)


  24. Le destin peut blesser un être autant qu'il a pu le combler, et je me demande vraiment pourquoi, de toutes les femmes que j'aurais pu aimer, il a fallu que je m'éprenne de celle qui me serait enlevée.

    Auteur : Nicholas Sparks - Source : Une bouteille à la mer (1998)


  25. J'ai un vrai problème avec la politique. J'ai étudié ce truc-là. La politique, c'est comme les antibiotiques : un agent susceptible de tuer ou de blesser des organismes vivants. J'ai un gros problème avec ça.

    Auteur : Robert McLiam Wilson - Source : Eureka Street (1997)


Les citations du Littré sur Blesser


  1. Veoir un enfant s'esbattre à blesser un chien

    Auteur : MONT. - Source : I, 107


  2. Il faut prendre le parti de la vérité ; mais faut-il blesser pour cela l'humanité ? faut-il renoncer à savoir vivre, parce qu'on se flatte de savoir écrire ?

    Auteur : Voltaire - Source : Mél. litt. sur la satire.


  3. Bien loin qu'on pensât à intéresser [blesser] quelque principe de notre religion, on ne se soupçonnait pas même d'imprudence

    Auteur : Montesquieu - Source : Lett. pers. Réflexions.


  4. Contre un si grand rival j'agis à force ouverte, Sans blesser son honneur, sans pratiquer sa perte

    Auteur : Corneille - Source : Nicom. III, 8


  5. Et seront les dits corcelets si bien appropriés et embourrés, qu'ils ne blesseront aucunement

    Auteur : PARÉ - Source : XVII, 8


  6. Si ne blesserez mie, la gentillesse ni la noblesse de vous

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 242


  7. Contemplons donc, Thiard, ceste grand voute ronde ; Mais ne tenons les yeux si attachez en haut, Que, pour ne les baisser quelquefois vers la terre, Nous soyons en danger, par le hurt d'une pierre, De nous blesser le pied ou de prendre le saut [tomber]

    Auteur : DU BELLAY - Source : p. 419, dans LACURNE


  8. Une industrie non moins merveilleuse [que pour les sons] lance dans vos yeux, sans les blesser, les traits de lumière réfléchis des objets : traits si déliés et si fins, qu'il semble qu'il n'y ait rien entre eux et le néant ; traits si rapides, qu'un clin d'oeil n'approche pas de leur vitesse

    Auteur : Voltaire - Source : Phil. tout en Dieu


  9. Une industrie non moins merveilleuse lance dans vos yeux, sans les blesser, les traits de lumière réfléchis des objets ; traits si déliés et si fins, qu'il semble qu'il n'y ait rien entre eux et le néant

    Auteur : Voltaire - Source : Comm. sur Malebranche.


  10. Sans toutefois blesser la vérité

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Prov. 6


  11. Si l'on parle de se blesser à cinq mois

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 62


  12. Comment faire parler naturellement un villageois, un homme du peuple, sans blesser la délicatesse d'un homme poli, cultivé ?

    Auteur : MARMONTEL - Source : Élém. litt. Oeuv. t. VII, p. 91, dans POUGENS


  13. Je puis dire devant Dieu qu'il n'y a rien que je déteste davantage que de blesser la vérité

    Auteur : Blaise Pascal - Source : ib.


  14. De peur de se blesser, Ou bien de s'offencer, Qu'il marche petit pas

    Auteur : MAROT - Source : II, 164


  15. Celui qui dit froidement de soi, et sans croire blesser la modestie, qu'il est constant, fidèle, sincère, équitable, reconnaissant, n'ose dire qu'il est vif, qu'il a les dents belles et la peau douce : cela est trop beau

    Auteur : LA BRUY. - Source : XI


  16. Je ne crois pas qu'il soit plus conforme aux convenances de la politique qu'aux principes de la morale d'affiler le poignard dont on ne saurait blesser ses rivaux, sans en ressentir bientôt sur son propre sein les atteintes

    Auteur : MIRAB. - Source : Collect. t. III, p. 378


  17. La bouche du jeune convive [l'enfant qui n'a point encore de dents] n'est point armée, de peur de blesser la coupe du banquet maternel [le sein, le mamelon]

    Auteur : Chateaubriand - Source : Génie, I, VI, 5


  18. Les bourreaux s'entre-blessèrent en s'acharnant à frapper leurs victimes

    Auteur : MÉRIMÉE - Source : dans le Dict. de POITEVIN


  19. Une dépravation de jugement qui doit blesser tout esprit raisonnable

    Auteur : ROLLIN - Source : Hist. anc. Oeuvres, t. VI, p. 628, dans POUGENS


  20. La Motte a très finement et très justement remarqué que l'habitude, non pas des sons, mais de notre construction et de notre syntaxe, influe sur le jugement que nous portons de l'harmonie du discours, à ce point qu'elle nous fait mettre de la différence entre des sons absolument semblables (par exemple le saint monarque plairait à l'oreille, mais le ceint monarque, bien entendu en son sens naturel, la blesserait)

    Auteur : JULLIEN - Source : Gramm. Table.


  21. C'est alors [par les casuistes] que l'on sut qu'on peut pour une pomme, Sans blesser la justice, assassiner un homme ; Assassiner ! ah ! non, je parle improprement....

    Auteur : BOILEAU - Source : Sat. XII


  22. Montesquieu, ayant à présenter quelquefois des vérités importantes dont l'énoncé absolu et direct aurait pu blesser sans fruit, a eu la prudence louable de les envelopper, et par cet innocent artifice les a voilées à ceux à qui elles seraient nuisibles, sans qu'elles fussent perdues pour les sages

    Auteur : D'ALEMB. - Source : Éloges, Montesquieu.


  23. On peut rire des erreurs sans blesser la bienséance

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Prov. 11


  24. Les bords en [du cuir] sont si vifs, si carrés, qu'ils seraient même susceptibles de blesser les doigts, si l'on n'en émorfilait pas les bords

    Auteur : LESNÉ - Source : la Reliure, p. 241, 1820


  25. La crainte de blesser sa femme grosse de cinq mois

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 20




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Mise à jour le samedi 3 janvier 2026 à 05h12








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