La définition de Blé du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Blé
Nature : s. m.
Prononciation : blé
Etymologie : Bourguig. bliai ; provenç. et catal. blat ; ital biada ; piémontais, biava ; bas-lat. bladum, blavum, blava, blavium. On tire ordinairement ce mot de l'anglo-saxon blaed (féminin), fruit ; mais le caractère germanique de ce mot anglo-saxon n'est pas assuré, et il se pourrait qu'il vînt du roman : aussi Grimm a-t-il songé au celtique : kymri, blawd ; bas-breton, bleûd, farine. Mais, la forme n'en concordant pas très bien avec le roman, Diez a proposé une autre étymologie : le latin neutre pluriel ablata, c'est-à-dire les choses enlevées (des champs, la dépouille, la récolte), d'où, avec l'article, l'ablata, l'abiada et la biada ; à quoi il y a une objection considérable, c'est que le français et le provençal perdent difficilement la voyelle initiale du mot ; quant au bas-latin ablatum, abladus, abladium qui est dans Du Cange avec le sens de moisson, et que Diez cite à l'appui de son opinion, ces mots paraissent être bien plutôt formés du français (ablais, ablaier ou ablaver, de à et blé) qu'être vraiment les représentants du latin ablata, au sens de récolte. Il est donc difficile de prononcer entre ces deux étymologies, qui ont chacune leur objection. On remarquera l'orthographe blef ou bleif ; le t ou d se change sans peine en f, par exemple, soif de sitis, moeuf de modus ; c'est cette f qui a permis de former le dérivé emblaver, l'f et le v permutant, comme on sait, ensemble. On remarquera aussi qu'on a dit blée au féminin, comme en italien.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de blé de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec blé pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Blé ?


La définition de Blé

Nom vulgaire du froment ordinaire (graminées) avec le grain duquel on fait le pain.


Toutes les définitions de « blé »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

BLÉ. n. m.
Plante qui produit le grain dont on fait le pain. Du blé en herbe. Le blé est en épi. Terre à blé. Voilà une belle pièce de blé. Blé-froment. Blé-seigle. Blé de mars. Blé d'hiver. Blé épais. Blés niellés, bruinés. Les blés sont beaux. Une gerbe de blé. Un épi de blé. Semer, récolter du blé. Couper les blés. Scier les blés. Mettre le blé en grange. Battre le blé. Gros blés, Les blés-froment et les blés-seigle. Blé-méteil, Le blé moitié froment, moitié seigle. Petits blés, L'orge, l'avoine, le millet et le sarrasin. Prov. et fig., Manger son blé en vert ou en herbe, Dépenser son revenu d'avance. Il signifie quelquefois Pièce de blé. Se cacher dans un blé. Il se dit aussi du Grain seul. Il y a beaucoup de blé dans ces greniers. Ces greniers sont pleins de blé. Un sac de blé. Une mesure, un hectolitre de blé. Vendre du blé. Acheter du blé. Le blé est cher. Un grand amas de blé. Un marchand de blé. Enlever tout le blé d'un marché. Faire provision de blé. Serrer le blé. Semer du blé. Blé qui germe. Moudre du blé. Farine de blé. Mesurer du blé. Vanner le blé. Le commerce des blés. Halle aux blés. Blé ergoté se dit de Certains grains noirs qui, dans les épis du seigle, sont allongés en forme d'ergot ou de corne. Fig. et fam., Crier famine sur un tas de blé, Se plaindre comme si l'on manquait de tout, quoiqu'on soit dans l'abondance. Fig. et fam., C'est du blé en grenier, se dit en parlant des Choses dont la garde est bonne et peut même être avantageuse. Blé noir, ou Blé-sarrasin, Espèce de renouée qui porte, par petites grappes, un grain noir et anguleux.

Littré

BLÉ (blé) s. m.
  • 1Nom vulgaire du froment ordinaire (graminées) avec le grain duquel on fait le pain. ? Qui voulait bien abattre ses murailles, Qui fit avec le feu la moisson de ses blés, Rotrou, Antig. IV, 1.

    Les grands blés, le froment et le seigle. Les petits blés, l'orge et l'avoine.

    Blé noir, blé rouge, le sarrasin.

    Blé de Turquie, blé d'Espagne, blé de l'Inde, le maïs.

    Blé d'abondance, blé de miracle ou blé de Smyrne, variété de froment à épis rameux.

    Blé blanc, variété de froment.

    Blé de la Saint-Jean, seigle qu'on sème en juin.

    Blé ergoté, dit aussi blé cornu, blé devenu malsain et malfaisant par l'effet d'un cryptogame parasite, dit ergot, qu'on emploie en médecine. Le blé ergoté, moulu et employé en pain, cause une maladie des plus graves caractérisée par des convulsions et des gangrènes.

    Terme de jurisprudence. Blé en vert, blé dont la récolte n'est pas faite.

  • 2Une pièce de blé. Se cacher dans un blé. Je n'ai rien caché à l'homme que vous m'avez envoyé?; je l'ai mené dans un blé?; j'ai abattu en sa présence les épis qui s'élevaient au-dessus des autres, Fénelon, Périandre.

    Fig. Être pris comme dans un blé, être attrapé de manière à ne pas pouvoir s'échapper.

  • 3Le grain. Un tas de blé. Un sac de blé. La halle au blé.
  • 4Blé de Guinée, nom donné, dans quelques cantons de la France, à la houque sorgho, dite ailleurs sorgho.

    Blé de vache, nom donné à la saponaire pentagone, qui croît parmi les blés dans la France méridionale et en Italie, et aussi au mélampyre des champs.

    Blé d'oiseau, alpiste.

    Blé de Tartarie, espèce de renouée.


PROVERBES

Manger son blé en herbe, dépenser son revenu d'avance.

Crier famine sur un tas de blé, se plaindre au sein de l'abondance.

C'est du blé en grenier, c'est-à-dire c'est chose bonne à garder, c'est une réserve sûre.


HISTORIQUE

XIe s. Soleil n'i luist, ne blet n'i puet pas creistre, Ch. de Rol. LXXVI.

XIIIe s. Sur espices, sur cire, et sur blés, et sur vins, Berte, LXIV. Asseiz et robes et deniers, Et de bleif toz plains ces greniers, Que li prestres savoit bien vendre, Rutebeuf, 274. Qui garison [provisions] amenent et pain et vin et blés, Chans. d'Ant. II, 393.

XIVe s. Et quant nulle des parties n'en reporte plus ne moins, mais tant vaillant pour tant vaillant, ou pour ce meisme si comme blé pour blé, tant pour tant, tel pour tel, Oresme, Eth. 150. Grant force de peuple ha soubdainement cuillie la dite blée et portée et getée dedans le Tybre, Bercheure, f° 29, recto.

XVe s. Cils de Reims douterent cette menace d'ardoir leurs bleds aux champs, Froissart, II, II, 66.

XVIe s. Un pourceau en un blé?; une taupe en un pré?; et un sergent en un bourg?; c'est pour achever de gaster tout, Despériers, Contes, XXIX. Ce mot de bled, plustost barbare, corrompu de l'italien, que tiré d'autre langue. est prins generalement pour tous grains jusques aux legumes, bons à manger, De Serres, 106. En plusieurs endroits de ce roiaume, par le bled, est entendu le pur froment, De Serres, ib. Le pur blé froment, De Serres, 230. Et tout ainsi que les nouvelles blées, Gresles et tendres, de petit vent troublées, Saint-Gelais, dans PALSGR. p. 170.


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

BLÉ. Ajoutez?:
5Blé bleu ou de Noé, blé provenant de l'Orient. Les caractères orientaux du blé de Noé?, Bella, Bullet. Société centr. d'agric. 1872, p. 600.
6 Blé brouillé, nom, dans l'Oise, de la nielle, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 64.
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Encyclopédie, 1re édition

BLÉ, s. m. plante qui produit un grain dont on fait le pain, qui est la principale nourriture de l'homme. Voyez Pain.

On donne aussi le nom de blé au grain ou semence de cette plante, après qu'elle est séparée de son épi. Voyez Grain & Semence.

Dans le commerce des blés on n'en distingue que de trois sortes : le blé proprement dit, qu'on nomme autrement froment ; voyez Froment : le seigle qui est une espece bien différente, & d'une qualité fort inférieure ; voy. Seigle : & un troisieme blé qui résulte du mêlange des deux autres, qu'on appelle blé méteil ; voyez Méteil.

A l'égard des laboureurs, ils mettent encore au nombre des blés plusieurs de ces grains que l'on seme au mois de Mars, comme l'orge, l'avoine, les pois, la vesce, &c. voyez ces mots : mais pour les distinguer, ils les qualifient de petits blés.

Le maïs & le sarasin sont encore des grains auxquels on donne le nom de blé : l'un s'appelle blé de Turquie & blé d'Inde, & l'autre blé noir. Voyez Blé de Turquie & Blé noir.

Il n'y a que l'Europe, mais non pas par-tout ; l'Egypte, & quelques autres cantons de l'Afrique, le long des côtes de Barbarie, & peu d'endroits de l'Amérique, défrichés & cultivés par les Européens, comme la nouvelle France, la nouvelle Angleterre, & l'Acadie, qui produisent du blé.

Les autres parties du monde ont en place le maïs & le riz ; & même en quelques lieux des îles & du grand continent de l'Amérique, de simples racines, telles que sont les patates & la manioc. Voyez Patate & Manioc.

L'Egypte passoit autrefois pour le pays le plus fertile en blé. On sait par l'histoire sainte, en quelle réputation elle étoit sur ce point dès les premiers tems ; & l'on apprend par l'histoire profane, qu'elle en fournissoit à une partie des peuples soûmis à l'empire Romain, & qu'on la nommoit la mere nourrice de Rome & de l'Italie. La France, l'Angleterre, & la Pologne semblent avoir pris la place de l'Egypte ; & c'est de leur abondance & de leur superflu, que la plûpart des autres nations de l'Europe subsistent.

L'opinion commune est que dans les premiers siecles du monde on ne vivoit que des fruits de la terre & de gland : quelques-uns ajoûtent cette espece de noisette que produit le hêtre, qu'ils prétendent avoir été appellé pour cela fagus en Latin, du mot Grec ????, je mange. Ils disent qu'on n'avoit ni l'usage du blé, ni l'art de le préparer & de le rendre mangeable. Voyez Boulanger.

On dit que c'est Cerès qui a fait connoître le blé aux hommes ; ce qui la fit mettre au rang des dieux. D'autres attribuent cet honneur à Triptoleme, fils de Celée, roi des Eleusiniens. D'autres veulent que Cerès ait trouvé le blé, & que Triptoleme ait inventé l'art de le semer & de le cultiver.

Diodore de Sicile dit que ce fut Isis ; surquoi Polydore Virgile observe qu'il ne differe point des autres, parce qu'Isis & Cerès sont la même. Les Athéniens prétendoient que c'étoit chez eux que cet art avoit commencé. Les Crétois & les Siciliensaspiroient à la même gloire, aussi-bien que les Egyptiens. Quelques-uns croyent que les Siciliens sont mieux fondés, parce que la Sicile étoit la patrie de Cerès, & que cette déesse n'enseigna ce secret aux Athéniens, qu'après l'avoir appris aux Siciliens.

D'autres prétendent que Cerès passa d'abord dans l'Attique, de-là en Crete, & enfin en Sicile. Il est cependant des savans qui soûtiennent que c'est en Egypte que l'art de cultiver les blés a commencé ; & certainement il y avoit des blés en Egypte & dans l'Orient, long-tems avant Cerès. Voyez aux articles Froment, Seigle, Epautre, Méteil , &c. le choix de terre, la culture, & les autres parties de l'agriculture qui leur conviennent.

Pour conserver le blé, il faut le bien sécher & le tenir net. Le grenier doit avoir ses ouvertures au septentrion ou à l'orient, & des soûpiraux au haut. Il faut avoir soin de le travailler de quinze en quinze jours tout au moins, les six premiers mois : dans la suite il suffit de le cribler tous les mois. Après deux années il ne s'échauffe plus, & il n'a plus rien à craindre que de l'air & de l'humidité étrangere. Voyez Grenier.

Peu de tems après le siége que soûtint Metz sous Henri II. le duc d'Epernon fit faire de grands amas de grains dans la citadelle, qui se sont conservés jusqu'en 1707. Quoique la citadelle eût été bâtie sous Henri III. il y en avoit un tas dans le magasin, avec lequel on fit du pain, dont le roi, le dauphin, & les seigneurs qui passerent par cette ville mangerent.

Une des choses qui contribue le plus à la conservation du blé, c'est la croûte qui se forme sur toute la superficie par la germination des grains extérieurs, jusqu'à l'épaisseur d'un pouce & demi. On se promenoit sur celui de Metz, sans que cette croûte obéît. On a vû à Sedan un magasin taillé dans le roc & assez humide, dans lequel il y avoit un tas de blé très-considérable depuis 110 ans : il étoit revêtu d'une forte croûte épaisse d'un pié.

Il y a des greniers à Chaalons où l'on conserve le blé 30 ou 40 ans.

On choisit le plus beau blé & du meilleur cru qu'il est possible. Après l'avoir travaillé, on en fait un tas aussi gros que le plancher le peut permettre : on met ensuite dessus un lit de chaux vive en poudre de trois pouces d'épaisseur ; puis avec des arrosoirs on humecte cette chaux qui forme avec le blé une croûte. Les grains de la superficie germent, & poussent une tige d'environ un pié & demi de haut, que l'hyver fait périr : on n'y touche point que quand la nécessité y oblige.

Blé de Turquie, maïs ; genre de plante dont la fleur n'a point de pétales : elle est composée de plusieurs étamines qui sortent d'un calice. Cette fleur est stérile ; les embryons naissent séparément des fleurs ; ils sont rassemblés en épis, & terminés par un long filet. Les épis sont enveloppés dans des feuilles qui leur servent de gaines. Chaque embryon devient une semence arrondie, anguleuse, & enchâssée dans l'un des chatons du poinçon qui soûtient l'épi du fruit. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez Plante.

Il y a du blé de Turquie en Bourgogne, en Franche-Comté, & ailleurs. Il vient facilement, & c'est toûjours un secours dans les famines. On en fait du pain assez sain. On en consomme considérablement dans l'Amérique, aux Indes, & en Turquie. Il aime la terre grasse bien remuée, & les sillons larges ; le froid lui est très-contraire. Quant à sa culture, voy. Agriculture.

Blé noir ou Sarasin, fagopyrum ; genre de plante dont la fleur n'a point de pétales : elle est composée de plusieurs étamines qui sortent d'un calice divisé en cinq parties. Le pistil devient dans la suite une semence triangulaire, renfermée dans une enveloppe qui a servi de calice à la fleur. Ajoûtez aux caracteres de ce genre, que les fleurs naissent en grappe ou en épi, & que les racines sont chevelues. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez Plante. (I)

* Le sarrasin est plus commun en France que le blé de Turquie. Il ne sert qu'à nourrir la volaille. Les faisans en sont friands ; c'est pourquoi l'on en seme dans les bois, & par-tout où l'on veut attirer ces oiseaux. Le pain & la bouillie qu'on en fait, sont noirs & amers, à moins qu'on n'y mêle d'autres grains. Le fourrage en est bon pour les vaches. Il vient dans toutes sortes de terres, & aime la secheresse. Les labours lui sont avantageux, & on le seme en sillons. Les pierres & les cailloux ne l'empêchent pas de pousser. En semant de bonne-heure dans les pays chauds, on en fera jusqu'à deux récoltes par an. Quant à sa culture, c'est la même que celle des autres grains. Voyez Agriculture.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

blé \ble\ masculin

  1. (Agriculture) (Botanique) Terme générique qui désigne plusieurs céréales appartenant au genre Triticum. Ce sont des plantes annuelles de la famille des graminées ou Poacées, cultivées dans de très nombreux pays pour obtenir de la farine permettant de faire du pain.
    • Le blé, cette plante de première nécessité, est une véritable métamorphose. Buffon avait donc bien raison lorsqu'il disait : « Avoir transformé en blé une ivraie stérile, n'est-ce pas une espèce de création ? » (Jean Déhès, Essai sur l'amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
    • Vers le soir, il entre dans un champ de blé, de blés hauts et mûrs, dont la brise balance mollement les beaux épis d'or. (Octave Mirbeau, « La Mort du chien » dans Lettres de ma chaumière, 1886)
    • Là, un champ labouré n'avait pas été ensemencé ; ici, une pièce de blé était trépignée par les bêtes ; [?]. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l'édition de 1921)
    • Quelle hérésie ! Jacques Bonhomme, trahir la cause du sol, abandonner la culture du blé parce que peu rémunératrice. (Albert Noret, Les Féodaux du Blé, E. Figuière, 1930, page 183)
    • L'engrain sauvage est répandu de la Turquie à l'Irak et à l'Iran. On le retrouve également dans les Balkans et en Crimée, où il est considéré comme adventice. C'était le seul blé sauvage connu au XIXe siècle.(Engrain, Museum Agropolis, 2004)
  2. (Par analogie) Couleur jaune chaud légèrement brillant. #E8D630
    • Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
  3. (Par métonymie)
    1. Grain produit par ces plantes.
      • Il faut environ 3 chevaux-vapeur pour une paire de meules qui moud 15 à 16 hectolitres de blé par 24 heures. (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l'industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 113)
      • Puis, en grosses lettres, cette phrase : « Plus il y aura d'acheteurs de blé, meuniers ou négociants, plus les agriculteurs vendront le leur facilement et cher. »
        Il est hors de contestation que, si des éléments de concurrence nouveaux devaient surgir, le cultivateur y trouverait son compte.
        (Annales de la Chambre des députés : Débats parlementaires, Paris : Imprimerie du journal officiel, 1921, page 1002)
      • Il y a beaucoup de blé dans ces greniers.
      • Ces greniers sont pleins de blé.
      • Un sac, une mesure, un hectolitre de blé.
      • Sans être d'une productivité extraordinaire, ce système agraire nourrit les familles paysannes et la population urbaine (qui est encore assez modeste) et dégage même quelques excédents, puisque c'est le non-paiement des livraisons de blé algérien à l'armée française en 1800 qui est à l'origine de la crise franco-algérienne de 1827, laquelle conduit au débarquement français de 1830.(Eric Aeschimann, Marc Dufumier : « L'Algérie a été un grenier à blé pour la France », L'Obs, 21 février 2022)
    2. (Vieilli) Champ de blé.
      • Se cacher dans un blé.
    3. (Argot) Argent, fric.
      • Le tiroir-caisse n'est pas un objet qui favorise la largeur du champ de vision. Par sa forme d'abord, longue et étroite. Et par son contenu: du blé, du pognon, du pèze et des pépettes. (Sylvie Arsever, Visions d'avenir, in Le Temps du 5 mars 2010)
      • J'ai crevé de faim. Maintenant, je bouffe, mais je ne sais jamais si je boufferai encore le mois prochain. C'est pas une vie. Je veux du blé. (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 15, Réédition Quarto Gallimard, page 525)


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Trésor de la Langue Française informatisé


BLÉ, subst. masc.

A.? AGRIC., BOT.
1. Céréale annuelle, de la famille des graminées, à épi composé, contenant les grains, qui, broyés, donnent la farine utilisée pour faire le pain. Blés mûrs; grain de blé; battre le blé. Synon. froment; anton. ivraie :
1. On donne trois façons à la terre pour les Bleds de mars ou Varte? à la fin de janvier, on herse en février, puis on laboure une seconde fois du 10 au 25 mars, et on sème. Les bleds de mars sont les bleds trémois, l'orge et l'avoine. Chênedollé, Journal,1823, p. 122.
2. En compagnie des Alibert, au milieu des blés, le front bas j'ahanais avec persévérance et à pleins poumons j'aspirais dans les colonnes de chaleur montante le souffle de la glèbe saine et la force du sol. Le blé était beau, odorant de phosphore et il crépitait. Les pointes piquaient ma poitrine nue, et quand la lame de la faux tranchait la paille, quelquefois un paquet de grains trop mûrs tombait de l'épi. Bosco, Le Mas Théotime,1945, p. 141.
Rem. 1. Attesté dans les dict. gén. à partir de Ac. 1798. 2. Noter graphie bled ex. 1.
SYNT. a) Blé d'automne, d'hiver, de printemps, de mars, de Pologne; blé avrillet (Du Camp, Mémoires d'un suicidé, 1853, p. 206); blé barbu (attesté dans Besch. 1845 et Guérin 1892); blé tendre, dur, amidonnier, épeautre. b) Brouissure, brûlure, nielle, rouille du blé (Hist. gén. des sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 540); balle de blé; terre à blé. c) Semer, faucher, moissonner, vanner le blé; le blé lève, mûrit.
? Loc. proverbiales
a) Manger son blé en herbe. Dépenser par avance un revenu attendu; p. ext., jouir par anticipation d'un plaisir attendu :
3. Que l'objet convoité soit en effet une femme ou un homme, même à supposer que l'abord soit simple, et inutiles les marivaudages qui s'éterniseraient dans un salon (du moins en plein jour), le soir (même dans une rue si faiblement éclairée qu'elle soit), il y a du moins un préambule où les yeux seuls mangent le blé en herbe, où la crainte des passants, de l'être recherché lui-même, empêchent de faire plus que de regarder, de parler. Dans l'obscurité, tout ce vieux jeu se trouve aboli, les mains, les lèvres, les corps peuvent entrer en jeu les premiers. Proust, Le Temps retrouvé,1922, p. 834.
b) Bon champ semé, bon blé rapporte. Sa bonne éducation est profitable (attesté dans Nouv. Lar. ill., Rob.).
? P. anal.
a) [Avec la couleur des blés mûrs] Blond, doré comme les blés :
4. Quand je te regarde et quand je me vois, je ne sais plus pourquoi tu m'aimes en retour. Tes cheveux sont blonds comme des épis de blé; les miens sont noirs comme des poils de bouc. Ta peau est blanche comme le fromage des bergers, la mienne est hâlée comme le sable sur les plages. Louy?s, Aphrodite,1896, p. 60.
b) [Avec la dimension du grain de blé] Gros comme un grain de blé :
5. Nous distribuons ? sur les genoux, dans le creux du tablier, ? des tuyaux de paille coupés menu, de la dimension d'un grain de blé, et des bouts de fil; nous montrons à faire des bagues, des chaînes de montre, des bracelets. La coquetterie séduit même les mioches de deux ans; tous s'appliquent, ? à langue tirée. Frapié, La Maternelle,1904, p. 178.
2. P. méton.
a) [Le plus souvent au plur.] Champ de blé. Se cacher, se coucher dans les blés :
6. Non, madame. Je crois inutile de vous apprendre le moyen que j'ai choisi pour attraper le maraudeur... Qu'il vous suffise de savoir ceci : je ne lui conseille pas de folâtrer dans les blés que voilà, comme il le fait depuis qu'il est venu, je ne sais d'où, s'établir dans mon voisinage. Crémieux, Orphée aux enfers,1858, I, 2, p. 12.
? P. métaph. (p. compar. avec la mer, l'eau). Flots des blés, mer de blé; blés tempétueux, tumultueux :
7. Étoile de la mer voici la lourde nappe Et la profonde houle et l'océan des blés Et la mouvante écume et nos greniers comblés, Voici votre regard sur cette immense chape Et voici votre voix sur cette lourde plaine Et nos amis absents et nos c?urs dépeuplés, Voici le long de nous nos poings désassemblés Et notre lassitude et notre force pleine. Péguy, La Tapisserie de Notre-Dame,1913, p. 676.
? Loc. proverbiales. Être pris comme dans un blé. Être pris sans pouvoir s'échapper (attesté de Ac. 1798 à Lar. Lang. fr., ce dernier mentionnant ,,vx``).
b) Le grain de la céréale séparé de l'épi. Cours du blé; prix du blé; halle au blé; sac, tas de blé; picorer, vendre le blé :
8. Heures tristes où il semble qu'on travaille dans un tunnel glacé. Il ne reste que du blé pur dans le van, comme la perle dans la coquille. Renard, Journal,1896, p. 348.
9. Pour l'intérieur, les deux présidents se sont engagés à déployer l'effort maximum pour obtenir de l'office du blé le fonctionnement du ravitaillement et l'équilibre de son budget. De Gaulle, Mémoires de guerre,1956, p. 364.
SYNT. a) Grenier à blé; boisseau, hectolitre de blé; pain de blé; engranger le blé. b) Maladies et parasites du grain : calandre, charançon du blé, moucheture du blé :
10. On croyait deviner qu'il avait dû vivre jadis de la vie des champs, car il avait toutes sortes de secrets utiles qu'il enseignait aux paysans. Il leur apprenait à détruire la teigne des blés en aspergeant le grenier et en inondant les fentes du plancher d'une dissolution de sel commun, et à chasser les charançons en suspendant partout, aux murs et aux toits, dans les héberges et dans les maisons, de l'orviot en fleur. Hugo, Les Misérables,t. 1, 1862, p. 205.
? Loc. proverbiales. Crier famine sur un tas de blé. Proclamer sa pauvreté alors que l'on se trouve dans la richesse (attesté dans tous les dict. gén. à partir de Ac. 1798).C'est du blé en grenier. C'est une chose dont la possession est profitable (attesté de Ac. 1798 à Ac. 1932).
Rem. Le blé est très utilisé dans le domaine de la gastr. pour ses propriétés nutritives; il est consommé en potages, bouillies (cf. Ac. Gastr. 1962, Mont. 1967). Potage de blé vert (E. et J. de Goncourt, Journal, 1882, p. 157).
3. P. ext. Graminée ou plante autre que le blé proprement dit. Grands blés. Seigle, froment; petits blés. Orge et avoine; blé noir, ou blé sarrasin. Sarrasin. Galette, pain de blé, crêpes de blé noir cuites sur un feu d'ajoncs. (Proust, La Prisonnière,1922, p. 36).Blé de Turquie, d'Inde ou d'Espagne, blé indien. Maïs Le blé indien, qui a plus que la taille d' un homme emplumé, présentant l' épi énorme et aigu.(Claudel, L'Échange,1reversion, 1894, p. 681).Blé-méteil. Mélange de froment et de seigle. Quant au méteil, il n'y faut pas penser (Du Camp, Mémoires d'un suicidé,1853);(attesté de Ac. 1798 à Quillet 1965).Blé de la Saint Jean (vieilli). Seigle semé en juin (attesté de Lar. 19e, à Lar. 20e).Blé de Guinée. Sorgho (attesté dans Lar. 19e, Guérin 1892, DG, Rob.).Blé de vache. Mélampyre ou saponaire rouge (attesté de Ac. 1798 à Lar. 20e).Blé des Canaries. Alpiste (attesté de Lar. 19eà Quillet 1965).
Rem. On appelle gén. blé ergoté le seigle ou le blé qui possède des épis contenant des grains noirs en forme d'ergot; c'est une maladie cryptogamique (cf. J. Rostand, La Genèse de la vie, 1943, p. 39).
B.? Au fig.
1. Arg. Synon. argent.Avoir du blé en poche :
11. [Sylvestre à Clara] ? J'aide mon père... Le chiffon... la ferraille... et puis la fauche... ? Il est cultivateur? ... Il fauche quoi? (...) ? Où que t'as été élevée? Le blé, le trèfle, l'oseille ça veut dire le fric... l'argent. P. Vialar, Clara et les méchants.
Rem. Attesté dans Lar. encyclop., Quillet 1965 et dans dict. techn. A. Delvau, Dict. de la lang. verte, 1866.
2. Littér. et poét.
? [P. réf. à l'idée de nourriture, de fécondité évoquée par le blé] Jeter le blé de quelque chose :
12. ? Oh! voyez donc Paris dans cette pluie de soleil!... ? ... Le soleil ensemence Paris. Tenez! regardez de quel geste souverain il jette le blé de santé et de lumière, là-bas, jusqu'aux lointains faubourgs. Et même, c'est singulier, les quartiers riches, à l'ouest, sont comme noyés d'une brume roussâtre, tandis que le bon grain s'en va tomber, en poussière blonde, sur la rive gauche... Zola, Paris,t. 2, 1898, p. 69.
? [P. réf. au pain] Symbole eucharistique du corps du Christ :
13. C'est la fête du blé, c'est la fête du pain (...) Car sur la fleur des pains et sur la fleur des vins, Fruit de la force humaine en tous lieux répartie, Dieu moissonne, et vendange, et dispose à ses fins La chair et le sang pour le calice et l'hostie! Verlaine, Sagesse,1881, p. XXI.
? [P. réf. au blé battu, écrasé après la moisson] :
14. Les justes ne peuvent craindre cela, mais les méchants ont raison de trembler. Dans l'immense grange de l'univers, le fléau implacable battra le blé humain jusqu'à ce que la paille soit séparée du grain. Il y aura plus de paille que de grain, plus d'appelés que d'élus, et ce malheur n'a pas été voulu par Dieu. Camus, La Peste,1947, p. 1295.
? Rare. [P. réf. à une certaine qualité de blé] :
15. « Tout cela, chevalier, tout cela je l'ai connu, je l'ai vu, je l'ai touché. Eh oui, mon amour était terrestre, impur; blé sauvage et lépreux et amer, ravagé par la nielle du dégoût et de la sénilité... Qu'importe! Le ver s'attaque aux plus pures choses. Quand l'adoration est là, brûlante et profonde, n'est-ce point peccadille que la pire aberration?... » Milosz, L'Amoureuse initiation,1910, p. 147.
Rem. On rencontre dans la docum. le subst. fém. blèrie. Halle, marché aux grains (cf. Marat, Les Pamphlets, Nouvelle dénonciation contre Necker, 1792, p. 171).
Prononc. ET ORTH. : [ble]. Enq. : /ble/. Fér. Crit. t. 1 1787 : ,,on écrivait autrefois Bled et quelques uns l'écrivent encôre de même.``; cf. aussi Fér. 1768 : ,,C'est ainsi qu'on écrit ordinairement ce mot [blé] quoique l'étymologie exige qu'on écrive bléd.`` (cf. aussi Besch. 1845 et Lar. 19e: ,,blé autrefois bled``). Littré : ,,on a dit blée au féminin comme en italien``.
Étymol. ET HIST. ? 1. 1100 blet « céréale dont le grain sert à l'alimentation » (Roland, 980 dans T.-L.); 1160-74 blé (Wace, Rou, III, 5150, ibid.); 1231 blef (Ch. de Morv.-s.-Seille dans Gdf. Compl.); 1160 « champ de céréales » (Wace, Rou, II, 1026 dans T.-L.); d'où 1546, proverbe, manger son bled en herbe « dépenser d'avance son revenu » (Rabelais, Le Tiers Livre, éd. Marty-Laveaux, II, p. 21); 1160 « grain » (Benoit, Ducs de Normandie, éd. C. Fahlin, 578); 2. 1248, désigne une sorte de céréale, prob. le froment (Cart. Compiègne, 2, 349 d'apr. O. Jänicke, Die Bezeichnungen des Roggens in den romanischen Sprachen, Tübingen 1967, p. 134); 1690 (Fur. : On dit proverbialement, crier famine sur un tas de blé); 3. p. ext. se dit de graminées distinctes du froment, ici le seigle d'apr. Jänicke, op. cit., p. 134; 1530 (Bourgoing, Bat. Jud., II, 40 dans Gdf., s.v. fromenter). De l'a.b.frq. *bla?d « produit de la terre » (REW3, no1160; FEW t. 151, p. 126; EWFS2) que l'on peut déduire du m.néerl. blat « récolte, produit de la récolte; jouissance d'un capital » (Verdam) et de l'ags. ble?d, blæ?d « produit, récolte », 1225 dans MED, ces mots remontant à la racine i.-e. *bhle?- « fleur, feuille, fleurir » (IEW t. 1, p. 122; v. aussi Falk-Torp, s.v. blad). Dans le domaine gallo-roman, le mot est attesté sous la forme du plur. collectif neutre blada, fin viies. (Formulae andecavenses, form. 22, cité par Jänicke, op. cit., p. 136) au sens de « récolte, produit de la vigne », même sens en 947, au sing. (Roussillon, ibid., p. 137); l'évolution sém. de bladum, du sens de « récolte » à celui de « céréale, blé » n'est pas encore très sûre au début du ixes. dans le Polyptyque de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, éd. Longnon, II, p. 348 (in blado mittit operarios x.) où bladum est interprété « messis » par Aebischer (Les Dénominations des « céréales », du « blé » et du « froment » d'après les données du lat. médiéval dans Essais de philol. mod., Paris, 1953, p. 85) et « céréales, blé » par Jänicke (op. cit., p. 137); l'évolution de sens est relevée avec sûreté ca 1000 dans une charte de l'abbaye de Cluny (éd. Bruel, t. 5, 1894, p. 140 dans Aebischer, loc. cit., p. 85). Le mot gallo-roman est parvenu au sens de « céréales, blé » au xes. en Catalogne (967, Cartulaire roussillonnais, éd. Alart, 12, p. 26 dans Glossarium médiae latinitatis Cataloniae : bladum) et au xies., par les grandes routes alpines, en Italie du Nord, v. Aebischer, loc. cit., p. 91 et Jud dans Z. rom. Philol., t. 49, 1923, p. 410 (1028 à Gênes, 1054 à Milan, Aebischer, loc. cit., p. 91 : blava). En a. fr., à côté des formes blet et blé, se rencontre la forme blef (originaire des dial. de l'Est, v. exemples localisés dans FEW, loc. cit., p. 137, note 71); de même à côté de blee « céréales, blé » (xiies. Aliscans dans T.-L.; du lat. blada, plur. collectif neutre, « céréales », 1183, Cart. Amiens, 1, 92 dans Jänicke, op. cit., p. 142) se rencontre la forme blave « grains, blé » (ca 1500 dans Gdf.); et à côté de l'a. fr. embläer « ensemencer » (1200-10 G. de Dole dans T.-L.), le verbe emblaver. Parallèlement, en ital., à côté du type de lat. médiév. bladum, blada de l'Italie centrale (1009, 1012, Farfa en Sabine d'apr. Jänicke, op. cit., p. 138; d'où l'ital. biada « fourrage, céréales, spécialement avoine », xiiies. dans Batt.), existe la variante lat. de l'Italie du Nord blava (Gênes 1028, supra; d'où l'ital. du Nord biava, blava, Jänicke, p. 141, frioulan blave, DEI). Ces formes en -v- (> -f) s'expliquent à partir de bladu, blada (coll.) devenus régulièrement *bla ? u, bla ? a puis avec développement de [v] bilabial par assimilation de [?] avec le b précédent : *blavu, *blava (Fouché, p. 601). Étant donné que les plus anc. formes rom. de type bladum supposent un étymon en -t- ou en -d-, les étymons celtique *blavos ou lat. flavus (Ulrich dans Z. rom. Philol., t. 29, p. 227; v. aussi ibid., t. 3, p. 260, note 1) ne peuvent convenir. Le part. passé substantivé ablatum du lat. auferre « emporter », avec phénomène de déglutination (DIEZ5, p. 50), se heurte à des difficultés chronol., ce verbe ayant trop tôt disparu au profit de portare pour que le maintien du part. passé soit à envisager. L'étymon celtique *mlato « farine », à rattacher à molitum, part. passé du lat. molere « moudre » (Jud dans Z. rom. Philol., t. 49, pp. 405-411) fait difficulté du point de vue sém., l'évolution de sens normalement attendue étant « céréale » > « farine » et non l'inverse.
STAT. ? Fréq. abs. littér. : 2 606. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 3 204, b) 3 310; xxes. : a) 4 657, b) 3 773.
DÉR.
Bléer, verbe trans.Ensemencer en blé. Synon. plus usité emblaver.Attesté de Ac. Compl. 1842 à Lar. 20e, dans les dict. gén. et dans Fén. 1970.? Seule transcr. dans Fér. 1768 et Land. 1834 : blé-é. ? 1reattest. 1273 bleanz (Etabl. de S. Louis, II, iv, p. 335, Viollet dans Gdf., s.v. desbleer), 1300 bleer (Ord., XII, 347, ibid.) ? fin xves. (ds Gdf., s.v. blaier), 1752 (Trév.); dér. de blé; dés. -er.
BBG. ? Aebischer (P.). Les Dénominations des « céréales », du blé et du froment d'après les données du lat. médiéval. Ét. de stratigraphie ling. In : Essais de Philol. mod. Paris, 1953, pp. 77-94. ? Aebischer (P.). Matériaux tirés de chartes lat. médiévales d'Italie pour l'ét. du type blava. Z. rom. Philol. 1943, t. 63, pp. 392-403. ? Goug. Lang. pop. 1929, p. 83. ? Goug. Mots t. 1 1962, p. 33. ? Jud (J.). Mots d'orig. gaul.? Romania. 1923, t. 49, pp. 405-411. ? Sain. Arg. 1972 [1907], p. 91. ? Sain. Sources t. 3 1972 [1930], p. 123.

BLÉ, subst. masc.
Étymol. ET HIST. ? 1. 1100 blet « céréale dont le grain sert à l'alimentation » (Roland, 980 dans T.-L.); 1160-74 blé (Wace, Rou, III, 5150, ibid.); 1231 blef (Ch. de Morv.-s.-Seille dans Gdf. Compl.); 1160 « champ de céréales » (Wace, Rou, II, 1026 dans T.-L.); d'où 1546, proverbe, manger son bled en herbe « dépenser d'avance son revenu » (Rabelais, Le Tiers Livre, éd. Marty-Laveaux, II, p. 21); 1160 « grain » (Benoit, Ducs de Normandie, éd. C. Fahlin, 578); 2. 1248, désigne une sorte de céréale, prob. le froment (Cart. Compiègne, 2, 349 d'apr. O. Jänicke, Die Bezeichnungen des Roggens in den romanischen Sprachen, Tübingen 1967, p. 134); 1690 (Fur. : On dit proverbialement, crier famine sur un tas de blé); 3. p. ext. se dit de graminées distinctes du froment, ici le seigle d'apr. Jänicke, op. cit., p. 134; 1530 (Bourgoing, Bat. Jud., II, 40 dans Gdf., s.v. fromenter). De l'a.b.frq. *bla?d « produit de la terre » (REW3, no1160; FEW t. 151, p. 126; EWFS2) que l'on peut déduire du m.néerl. blat « récolte, produit de la récolte; jouissance d'un capital » (Verdam) et de l'ags. ble?d, blæ?d « produit, récolte », 1225 dans MED, ces mots remontant à la racine i.-e. *bhle?- « fleur, feuille, fleurir » (IEW t. 1, p. 122; v. aussi Falk-Torp, s.v. blad). Dans le domaine gallo-roman, le mot est attesté sous la forme du plur. collectif neutre blada, fin viies. (Formulae andecavenses, form. 22, cité par Jänicke, op. cit., p. 136) au sens de « récolte, produit de la vigne », même sens en 947, au sing. (Roussillon, ibid., p. 137); l'évolution sém. de bladum, du sens de « récolte » à celui de « céréale, blé » n'est pas encore très sûre au début du ixes. dans le Polyptyque de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, éd. Longnon, II, p. 348 (in blado mittit operarios x.) où bladum est interprété « messis » par Aebischer (Les Dénominations des « céréales », du « blé » et du « froment » d'après les données du lat. médiéval dans Essais de philol. mod., Paris, 1953, p. 85) et « céréales, blé » par Jänicke (op. cit., p. 137); l'évolution de sens est relevée avec sûreté ca 1000 dans une charte de l'abbaye de Cluny (éd. Bruel, t. 5, 1894, p. 140 dans Aebischer, loc. cit., p. 85). Le mot gallo-roman est parvenu au sens de « céréales, blé » au xes. en Catalogne (967, Cartulaire roussillonnais, éd. Alart, 12, p. 26 dans Glossarium médiae latinitatis Cataloniae : bladum) et au xies., par les grandes routes alpines, en Italie du Nord, v. Aebischer, loc. cit., p. 91 et Jud dans Z. rom. Philol., t. 49, 1923, p. 410 (1028 à Gênes, 1054 à Milan, Aebischer, loc. cit., p. 91 : blava). En a. fr., à côté des formes blet et blé, se rencontre la forme blef (originaire des dial. de l'Est, v. exemples localisés dans FEW, loc. cit., p. 137, note 71); de même à côté de blee « céréales, blé » (xiies. Aliscans dans T.-L.; du lat. blada, plur. collectif neutre, « céréales », 1183, Cart. Amiens, 1, 92 dans Jänicke, op. cit., p. 142) se rencontre la forme blave « grains, blé » (ca 1500 dans Gdf.); et à côté de l'a. fr. embläer « ensemencer » (1200-10 G. de Dole dans T.-L.), le verbe emblaver. Parallèlement, en ital., à côté du type de lat. médiév. bladum, blada de l'Italie centrale (1009, 1012, Farfa en Sabine d'apr. Jänicke, op. cit., p. 138; d'où l'ital. biada « fourrage, céréales, spécialement avoine », xiiies. dans Batt.), existe la variante lat. de l'Italie du Nord blava (Gênes 1028, supra; d'où l'ital. du Nord biava, blava, Jänicke, p. 141, frioulan blave, DEI). Ces formes en -v- (> -f) s'expliquent à partir de bladu, blada (coll.) devenus régulièrement *bla ? u, bla ? a puis avec développement de [v] bilabial par assimilation de [?] avec le b précédent : *blavu, *blava (Fouché, p. 601). Étant donné que les plus anc. formes rom. de type bladum supposent un étymon en -t- ou en -d-, les étymons celtique *blavos ou lat. flavus (Ulrich dans Z. rom. Philol., t. 29, p. 227; v. aussi ibid., t. 3, p. 260, note 1) ne peuvent convenir. Le part. passé substantivé ablatum du lat. auferre « emporter », avec phénomène de déglutination (DIEZ5, p. 50), se heurte à des difficultés chronol., ce verbe ayant trop tôt disparu au profit de portare pour que le maintien du part. passé soit à envisager. L'étymon celtique *mlato « farine », à rattacher à molitum, part. passé du lat. molere « moudre » (Jud dans Z. rom. Philol., t. 49, pp. 405-411) fait difficulté du point de vue sém., l'évolution de sens normalement attendue étant « céréale » > « farine » et non l'inverse.

Blé au Scrabble


Le mot blé vaut 5 points au Scrabble.

ble

Informations sur le mot ble - 3 lettres, 1 voyelles, 2 consonnes, 3 lettres uniques.

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ble

Les mots proches de Blé

BléBleimeBlêmeBlêmi, ieBlêmirBléserBlessé, éeBlesserBlesseurBlessureBlet, bletteBletteBletteBleu, bleueBleuâtreBleuetBleuirBleuté, éeBlézimarderbléblècheblèchesBlécourtBlécourtbledblédardblédardsbledsBlégiersBlégnyBléhariesBlehenBleidBleigny-le-CarreaublêmeBlémereyBlémereyblêmesblêmiblêmiesblêmirblêmisblêmissaisblêmissaitblêmissantblêmissanteblêmitBlendecquesBléneauBlennesblenniesblennorragieBlénod-lès-Pont-à-MoussonBlénod-lès-ToulbléphariteBléquinBlérancourdelleBlérancourtBlercourtBléréBleretBléruaisblésblèsementBlésignacBlesleBlesmeBlesmesblessa


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Informant, ante     Proposition     Gripper     Lancier     Apoltronnir (s')     Bousculer     Subséquemment     Jaborandi     Flânier, ière     Rayé, ée     

Les citations avec le mot Blé


  1. Que l'histoire politique puisse jouer un rôle dans ma propre vie continuait à me déconcerter, et à me répugner un peu. Je me rendais bien compte pourtant, et depuis des années, que l'écart croissant, devenu abyssal, entre la population et ceux qui parlaient en son nom, politiciens et journalistes, devait nécessairement conduire à quelque chose de chaotique, de violent et d'imprévisible. La France, comme les autres pays d'Europe occidentale, se dirigeait depuis longtemps vers la guerre civile, c'était une évidence ; mais jusqu'à ces derniers jours j'étais encore persuadé que les Français dans leur immense majorité restaient résignés et apathiques - sans doute parce que j'étais moi-même passablement résigné et apathique. Je m'étais trompé.

    Auteur : Michel Houellebecq - Source : Soumission (2015)


  2. L'homme humble ne se croit - ou ne se veut - pas inférieur aux autres : il a cessé de se croire - ou de se vouloir - supérieur.

    Auteur : André Comte-Sponville - Source : Dictionnaire philosophique (2001)


  3. Conquerant aucuns des peuples par force d'armes, et gaignant les autres par amiable voye.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Caton, 19


  4. Religion et tradition sont les mamelles des Canadiens. Nicole planait sur un nuage de componction, comme si elle avait voulu montrer que de jour en jour, elle devenait de plus en plus responsable d'un événement grave.

    Auteur : Roger Fournier - Source : Journal d'un jeune marié (1967)


  5. Un ministre est excusable du mal qu'il fait, lorsque le gouvernail de l'état est forcé dans sa main par les tempêtes; mais, dans le calme, il est coupable de tout le bien qu'il ne fait pas.

    Auteur : Voltaire - Source : Le siècle de Louis XIV (1739)


  6. Il me semble qu'un monument à l'honneur de Descartes décorera bien autrement cette église (Ste-Geneviève) que de belles orgues ou une belle sonnerie.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Sans référence


  7. Mais l'existentialiste, lorsqu'il décrit un lâche, dit que ce lâche est responsable de sa lâcheté.

    Auteur : Jean-Paul Sartre - Source : L'existentialisme est un humanisme (1945)


  8. La soudaineté et facilité ne peult donner une fermeté perdurable à l'oeuvre.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Périclès, 26


  9. Lorsque vous aimez quelqu’un si fort, il paraît impossible qu’il puisse traverser l’espace et le temps sans que vous puissiez le rejoindre. Mieux valait ne pas y penser; le temps, l’espace étaient des notions effrayantes, froides, lointaines, infinies.

    Auteur : Patricia Wentworth - Source : L'affaire William Smith (2000)


  10. Les hommes ne sont point faits pour être entassés en fourmilières mais épars sur la terre qu'ils doivent cultiver. Plus ils se rassemblent, plus ils se corrompent ... . Les villes sont le gouffre de l'espèce humaine.

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Emile ou De l'éducation (1762)


  11. La postérité n'est pas l'ensemble des générations futures. C'est un petit groupe d'hommes de goût, bien élevés, érudits, dans chaque génération.

    Auteur : Nicolás Gómez Dávila - Source : Carnets d'un vaincu, Sucesivos escolios a un texto implícito , Ediciones Altera, Barcelona, 2002


  12. Je suis semblable à un enfant dans le ventre de sa mère, mais qui n'a aucune envie de naître: j'ai suffisamment chaud ici.

    Auteur : Vassili Vassilievitch Rozanov - Source : L'Apocalypse de notre temps (1918)


  13. Un épi est tout le blé.

    Auteur : Octavio Paz - Source : Libertad bajo palabra


  14. Comment je t'aime? Laisse-moi t'en compter les façons.
    Je t'aime du tréfonds, de l'ampleur et de la cime
    De mon âme, lorsque, invisible, elle aspire
    Aux fins de l'Etre et de la Grâce idéale.


    Auteur : Elizabeth Barrett Browning - Source : Comment je t'aime? Laisse-moi t'en compter les façons


  15. Ne croyez donc jamais d'emblée au malheur des hommes. Demandez-leur seulement s'ils peuvent dormir encore?... Si oui, tout va bien. Ca suffit.

    Auteur : Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline - Source : Voyage au bout de la nuit (1932)


  16. L’insouciance, c’est retenir par la main cette part d’enfance qui s’enfuit et qui nous manque tant. C’est apprécier cette légèreté qui apaise les moments trop sérieux, trop ordonnés, trop prévisibles. C’est ne pas se soucier des conséquences et écouter cette petite voix qui nous donne envie de sauter dans les flaques avec un grand éclat de rire.

    Auteur : Bruno Combes - Source : Parce que c'était toi (2019)


  17. L'origine de la guerre est la propriété, individuelle ou collective, et comme l'humanité est prédestinée à la propriété par sa structure, la guerre est inévitable.

    Auteur : Henri Bergson - Source : Les Deux Sources de la morale et de la religion (1932)


  18. Je ne comprends pas. Comment cela est-il possible? dit l'homme de bon sens. La réponse, c'est qu'il n'y a rien à «comprendre». C'est comme ça.

    Auteur : Hubert Reeves - Source : Patience dans l'azur (1981)


  19. Le Diable a appris son catéchisme : chaque chose et chaque individu a son prix, tout doit pouvoir s'acheter ou se vendre.

    Auteur : Philippe Sollers - Source : Passion fixe (2000)


  20. Que croire, désormais, qui croire au monde ? Tous ces beaux serments, tous ces «je te le jure» ont misérablement sombré au fil des jours de tous les jours.

    Auteur : René Fallet - Source : L'Amour baroque (1971)


  21. Une blessure narcissique est toujours une blessure étrangère : affectant seulement notre reflet, tous les remèdes qu'elle nous contraint d'inventer demeurent illusoires.

    Auteur : Santiago Amigorena - Source : La première défaite (2012)


  22. Et il n'y a pas d'amour de péché plus coupable que de laisser passer le plus digne, le plus grand, sans l'aimer.

    Auteur : André Roussin - Source : Hélène


  23. Admettons-le, l'attrait du base-ball tient précisément à sa très grande platitude, qui est elle-même le gage d'une insondable subtilité.

    Auteur : Arcand Bernard, Serge Bouchard - Source : Quinze lieux communs, Le sport


  24. Ce sera la noblesse de leur style qui, dans quarante ans, rendra illisibles nos écrivains de 1840.

    Auteur : Henri Beyle, dit Stendhal - Source : La Chartreuse de Parme (1839)


  25. Une théorie qui n'est réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique. Pour les théories, l'irréfutabilité n'est pas (comme on l'imagine souvent) vertu mais défaut.

    Auteur : Sir Karl Raimund Popper - Source : Conjectures et réfutations (1953)


Les citations du Littré sur Blé


  1. Et que de demourer là sans vivres entre Paris et le roy n'estoit possible

    Auteur : COMM. - Source : I, 4


  2. Suivant de l'honneur les aimables appas

    Auteur : MALH. - Source : II, 1


  3. Il me semble que la voix publique donne la préférence à ses fables sur ses contes [de la Fontaine]

    Auteur : Voltaire - Source : Mél. hist. Lett. de la Visclède.


  4. J'ai soutenu une honorable guerre contre Charles-Quint empereur et roi d'Espagne

    Auteur : FÉN. - Source : Dial. des morts mod. (Louis XII, François 1er).


  5. Je les ai mis aux mains d'une ardeur assez vive ; Parbleu ! vivent les gens pleins d'imaginative

    Auteur : REGNARD - Source : Ménechmes, IV, 1


  6. Tant que vous serez inflexibles pour vos frères, n'espérez pas que Dieu jamais se laisse fléchir en votre faveur

    Auteur : BOURDAL. - Source : Sermons, 21e dim. après la Pentec. Dominic. t. IV, p. 298


  7. S'effaroucher ou s'offenser des paroles, est preuve de grande foiblesse ou d'estre touché de la maladie

    Auteur : CHARRON - Source : Sagesse, I, 23


  8. Il se monstroit secourable envers les pauvres, et moderé mesme envers ses ennemis

    Auteur : AMYOT - Source : Solon, 61


  9. Depuis, la roine fit dissiper les arbres, jardins, allées et cabinets, et de plus les edifices de plaisir des Tournelles [où Henri II avait été blessé mortellement], cette place luy estant en execration

    Auteur : D'AUB. - Source : Hist. I, 85


  10. Je veux que nous dansions ensemble une courante

    Auteur : REGNARD - Source : Distrait, III, 4


  11. La vertu assignée aux affaires du monde est une vertu à plusieurs plis, encoigneures et coudes pour s'appliquer et joindre à l'humaine faiblesse

    Auteur : MONT. - Source : IV, 131


  12. Chascun se pare, Et veult aller à la tentare, Et semblent bouhoureaux [canards] en mare

    Auteur : A. CHART. - Source : Poés. p. 665


  13. C'est la même idée, mais elle est grossièrement rendue dans Garnier, et admirablement dans Corneille ; l'expression fait la poésie

    Auteur : Voltaire - Source : Comm. Corn. Rem. Pomp. V, 1


  14. C'était une cavale indomptable et rebelle, Sans frein d'acier ni rênes d'or

    Auteur : BARBIER - Source : Iambes.


  15. C'était la belle Desfourniels qui, pour la régularité, la délicatesse des traits et leur finesse inimitable, était le désespoir des plus habiles peintres

    Auteur : MARMONTEL - Source : Mém. III


  16. Toute âme à ton aspect [de la beauté] ou s'écrie, ou soupire ; Et cet élan, qui suit ta fascination, Semble de notre instinct la révélation

    Auteur : LAMART. - Source : Jocel. I, 3


  17. Le sens de la tonalité n'est pour le physicien, comme le flair et la dégustation pour le chimiste, qu'un réactif susceptible, à la rigueur, d'être remplacé par des appareils ingénieux de mesure et de comptage

    Auteur : COURNOT - Source : Matérialisme, vitalisme, rationalisme, Paris, 1875, p. 49


  18. Car amour, Dieu, beauté ne sont ensemble qu'un ; Qui contre l'un des trois conjure une querelle, Celuy-là des geants l'audace renouvelle, Digne que son destin avec eux soit commun

    Auteur : AM. JAMYN - Source : Poésies, p. 89, dans LACURNE


  19. Je n'allegue point cet exemple, pour rendre l'or contemptible

    Auteur : LANOUE - Source : 464


  20. Par la longueur, la grosseur, et surtout par la double flexion des cornes, le condoma nous paraît approcher beaucoup de l'animal que Caïus a donné sous le nom de strepsiceros

    Auteur : BUFF. - Source : Quadrup. t. V, p. 402


  21. Inexplicables humains ! s'écria-t-il, comment pouvez-vous réunir tant de bassesse et de grandeur, tant de vertus et de crimes ?

    Auteur : Voltaire - Source : Babouc.


  22. Il y a des gens qui disent possible pour peut-être ; ce mot a vieilli, et n'est plus du bon usage en ce sens-là

    Auteur : CAILLÈRES - Source : Bon et mauv. usage, Convers. 2


  23. Ilz convinrent ensemble, que Cicéron presteroit au jeune Caesar la faveur de son authorité

    Auteur : AMYOT - Source : Cicéron, 56


  24. Au théâtre, on se prête toujours aux sentiments naturels des personnages : on devient enthousiaste avec Polyeucte, inflexible avec Horace, tendre avec Chimène

    Auteur : Voltaire - Source : Comm. Corn. Rem. Poly II, 6


  25. Au demeurant c'est un oiseau assez familier qui semble aimer l'homme, s'approche des habitations et vient se percher jusque sur les cheminées

    Auteur : BUFFON - Source : le Moqueur.




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Mise à jour le mardi 27 janvier 2026 à 12h52








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