Définition de « blé »
Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot ble de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.
Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur blé pour aider à enrichir la compréhension du mot Blé et répondre à la question quelle est la définition de ble ?
Une définition simple : (fr-rég|ble)
Expression : (prov) et (fig) Manger son blé en vert/herbe, : Dépenser son revenu d’avance. (fig) et (fam) Crier famine sur un tas de blé : Se plaindre comme si l’on manquait de tout, quoiqu’on soit dans l’abondance. (fig) et (fam) C’est du blé en grenier se dit en parlant des choses dont la garde est bonne et peut même être avantageuse.
Approchant : blaver, bléer, emblaver,, jaune ,, bel, ,
Définitions de « blé »
Trésor de la Langue Française informatisé
BLÉ, subst. masc.
Wiktionnaire
Nom commun - français
blé \ble\ masculin
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(Agriculture) (Botanique) Terme générique qui désigne plusieurs céréales appartenant au genre Triticum. Ce sont des plantes annuelles de la famille des graminées ou Poacées, cultivées dans de très nombreux pays pour obtenir de la farine permettant de faire du pain.
- Le blé, cette plante de première nécessité, est une véritable métamorphose. Buffon avait donc bien raison lorsqu'il disait : « Avoir transformé en blé une ivraie stérile, n'est-ce pas une espèce de création ? » ? (Jean Déhès, Essai sur l'amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Vers le soir, il entre dans un champ de blé, de blés hauts et mûrs, dont la brise balance mollement les beaux épis d'or. ? (Octave Mirbeau, « La Mort du chien » dans Lettres de ma chaumière, 1886)
- Là, un champ labouré n'avait pas été ensemencé ; ici, une pièce de blé était trépignée par les bêtes ; [?]. ? (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l'édition de 1921)
- Quelle hérésie ! Jacques Bonhomme, trahir la cause du sol, abandonner la culture du blé parce que peu rémunératrice. ? (Albert Noret, Les Féodaux du Blé, E. Figuière, 1930, page 183)
- L'engrain sauvage est répandu de la Turquie à l'Irak et à l'Iran. On le retrouve également dans les Balkans et en Crimée, où il est considéré comme adventice. C'était le seul blé sauvage connu au XIXe siècle.? (Engrain, Museum Agropolis, 2004)
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(Par analogie) Couleur jaune chaud légèrement brillant. #E8D630
- Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
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(Par métonymie)
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Grain produit par ces plantes.
- Il faut environ 3 chevaux-vapeur pour une paire de meules qui moud 15 à 16 hectolitres de blé par 24 heures. ? (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l'industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 113)
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Puis, en grosses lettres, cette phrase : « Plus il y aura d'acheteurs de blé, meuniers ou négociants, plus les agriculteurs vendront le leur facilement et cher. »
Il est hors de contestation que, si des éléments de concurrence nouveaux devaient surgir, le cultivateur y trouverait son compte. ? (Annales de la Chambre des députés : Débats parlementaires, Paris : Imprimerie du journal officiel, 1921, page 1002) - Il y a beaucoup de blé dans ces greniers.
- Ces greniers sont pleins de blé.
- Un sac, une mesure, un hectolitre de blé.
- Sans être d'une productivité extraordinaire, ce système agraire nourrit les familles paysannes et la population urbaine (qui est encore assez modeste) et dégage même quelques excédents, puisque c'est le non-paiement des livraisons de blé algérien à l'armée française en 1800 qui est à l'origine de la crise franco-algérienne de 1827, laquelle conduit au débarquement français de 1830.? (Eric Aeschimann, Marc Dufumier : « L'Algérie a été un grenier à blé pour la France », L'Obs, 21 février 2022)
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(Vieilli) Champ de blé.
- Se cacher dans un blé.
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(Argot) Argent, fric.
- Le tiroir-caisse n'est pas un objet qui favorise la largeur du champ de vision. Par sa forme d'abord, longue et étroite. Et par son contenu: du blé, du pognon, du pèze et des pépettes. ? (Sylvie Arsever, Visions d'avenir, in Le Temps du 5 mars 2010)
- J'ai crevé de faim. Maintenant, je bouffe, mais je ne sais jamais si je boufferai encore le mois prochain. C'est pas une vie. Je veux du blé. ? (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 15, Réédition Quarto Gallimard, page 525)
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Grain produit par ces plantes.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition
Plante qui produit le grain dont on fait le pain. Du blé en herbe. Le blé est en épi. Terre à blé. Voilà une belle pièce de blé. Blé-froment. Blé-seigle. Blé de mars. Blé d'hiver. Blé épais. Blés niellés, bruinés. Les blés sont beaux. Une gerbe de blé. Un épi de blé. Semer, récolter du blé. Couper les blés. Scier les blés. Mettre le blé en grange. Battre le blé. Gros blés, Les blés-froment et les blés-seigle. Blé-méteil, Le blé moitié froment, moitié seigle. Petits blés, L'orge, l'avoine, le millet et le sarrasin. Prov. et fig., Manger son blé en vert ou en herbe, Dépenser son revenu d'avance. Il signifie quelquefois Pièce de blé. Se cacher dans un blé. Il se dit aussi du Grain seul. Il y a beaucoup de blé dans ces greniers. Ces greniers sont pleins de blé. Un sac de blé. Une mesure, un hectolitre de blé. Vendre du blé. Acheter du blé. Le blé est cher. Un grand amas de blé. Un marchand de blé. Enlever tout le blé d'un marché. Faire provision de blé. Serrer le blé. Semer du blé. Blé qui germe. Moudre du blé. Farine de blé. Mesurer du blé. Vanner le blé. Le commerce des blés. Halle aux blés. Blé ergoté se dit de Certains grains noirs qui, dans les épis du seigle, sont allongés en forme d'ergot ou de corne. Fig. et fam., Crier famine sur un tas de blé, Se plaindre comme si l'on manquait de tout, quoiqu'on soit dans l'abondance. Fig. et fam., C'est du blé en grenier, se dit en parlant des Choses dont la garde est bonne et peut même être avantageuse. Blé noir, ou Blé-sarrasin, Espèce de renouée qui porte, par petites grappes, un grain noir et anguleux.
Littré
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1Nom vulgaire du froment ordinaire (graminées) avec le grain duquel on fait le pain.
? Qui voulait bien abattre ses murailles, Qui fit avec le feu la moisson de ses blés
, Rotrou, Antig. IV, 1.Les grands blés, le froment et le seigle. Les petits blés, l'orge et l'avoine.
Blé noir, blé rouge, le sarrasin.
Blé de Turquie, blé d'Espagne, blé de l'Inde, le maïs.
Blé d'abondance, blé de miracle ou blé de Smyrne, variété de froment à épis rameux.
Blé blanc, variété de froment.
Blé de la Saint-Jean, seigle qu'on sème en juin.
Blé ergoté, dit aussi blé cornu, blé devenu malsain et malfaisant par l'effet d'un cryptogame parasite, dit ergot, qu'on emploie en médecine. Le blé ergoté, moulu et employé en pain, cause une maladie des plus graves caractérisée par des convulsions et des gangrènes.
Terme de jurisprudence. Blé en vert, blé dont la récolte n'est pas faite.
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2Une pièce de blé. Se cacher dans un blé.
Je n'ai rien caché à l'homme que vous m'avez envoyé?; je l'ai mené dans un blé?; j'ai abattu en sa présence les épis qui s'élevaient au-dessus des autres
, Fénelon, Périandre.Fig. Être pris comme dans un blé, être attrapé de manière à ne pas pouvoir s'échapper.
- 3Le grain. Un tas de blé. Un sac de blé. La halle au blé.
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4Blé de Guinée, nom donné, dans quelques cantons de la France, à la houque sorgho, dite ailleurs sorgho.
Blé de vache, nom donné à la saponaire pentagone, qui croît parmi les blés dans la France méridionale et en Italie, et aussi au mélampyre des champs.
Blé d'oiseau, alpiste.
Blé de Tartarie, espèce de renouée.
PROVERBES
Manger son blé en herbe, dépenser son revenu d'avance.
Crier famine sur un tas de blé, se plaindre au sein de l'abondance.
C'est du blé en grenier, c'est-à-dire c'est chose bonne à garder, c'est une réserve sûre.
HISTORIQUE
XIe s. Soleil n'i luist, ne blet n'i puet pas creistre
, Ch. de Rol. LXXVI.
XIIIe s. Sur espices, sur cire, et sur blés, et sur vins
, Berte, LXIV. Asseiz et robes et deniers, Et de bleif toz plains ces greniers, Que li prestres savoit bien vendre
, Rutebeuf, 274. Qui garison [provisions] amenent et pain et vin et blés
, Chans. d'Ant. II, 393.
XIVe s. Et quant nulle des parties n'en reporte plus ne moins, mais tant vaillant pour tant vaillant, ou pour ce meisme si comme blé pour blé, tant pour tant, tel pour tel
, Oresme, Eth. 150. Grant force de peuple ha soubdainement cuillie la dite blée et portée et getée dedans le Tybre
, Bercheure, f° 29, recto.
XVe s. Cils de Reims douterent cette menace d'ardoir leurs bleds aux champs
, Froissart, II, II, 66.
XVIe s. Un pourceau en un blé?; une taupe en un pré?; et un sergent en un bourg?; c'est pour achever de gaster tout
, Despériers, Contes, XXIX. Ce mot de bled, plustost barbare, corrompu de l'italien, que tiré d'autre langue. est prins generalement pour tous grains jusques aux legumes, bons à manger
, De Serres, 106. En plusieurs endroits de ce roiaume, par le bled, est entendu le pur froment
, De Serres, ib. Le pur blé froment
, De Serres, 230. Et tout ainsi que les nouvelles blées, Gresles et tendres, de petit vent troublées
, Saint-Gelais, dans PALSGR. p. 170.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
BLÉ. Ajoutez?:Les caractères orientaux du blé de Noé?, Bella, Bullet. Société centr. d'agric. 1872, p. 600.
Blé brouillé, nom, dans l'Oise, de la nielle, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 64.
Encyclopédie, 1re édition
BLÉ, s. m. plante qui produit un grain dont on fait le pain, qui est la principale nourriture de l'homme. Voyez Pain.
On donne aussi le nom de blé au grain ou semence de cette plante, après qu'elle est séparée de son épi. Voyez Grain & Semence.
Dans le commerce des blés on n'en distingue que de trois sortes : le blé proprement dit, qu'on nomme autrement froment ; voyez Froment : le seigle qui est une espece bien différente, & d'une qualité fort inférieure ; voy. Seigle : & un troisieme blé qui résulte du mêlange des deux autres, qu'on appelle blé méteil ; voyez Méteil.
A l'égard des laboureurs, ils mettent encore au nombre des blés plusieurs de ces grains que l'on seme au mois de Mars, comme l'orge, l'avoine, les pois, la vesce, &c. voyez ces mots : mais pour les distinguer, ils les qualifient de petits blés.
Le maïs & le sarasin sont encore des grains auxquels on donne le nom de blé : l'un s'appelle blé de Turquie & blé d'Inde, & l'autre blé noir. Voyez Blé de Turquie & Blé noir.
Il n'y a que l'Europe, mais non pas par-tout ; l'Egypte, & quelques autres cantons de l'Afrique, le long des côtes de Barbarie, & peu d'endroits de l'Amérique, défrichés & cultivés par les Européens, comme la nouvelle France, la nouvelle Angleterre, & l'Acadie, qui produisent du blé.
Les autres parties du monde ont en place le maïs & le riz ; & même en quelques lieux des îles & du grand continent de l'Amérique, de simples racines, telles que sont les patates & la manioc. Voyez Patate & Manioc.
L'Egypte passoit autrefois pour le pays le plus fertile en blé. On sait par l'histoire sainte, en quelle réputation elle étoit sur ce point dès les premiers tems ; & l'on apprend par l'histoire profane, qu'elle en fournissoit à une partie des peuples soûmis à l'empire Romain, & qu'on la nommoit la mere nourrice de Rome & de l'Italie. La France, l'Angleterre, & la Pologne semblent avoir pris la place de l'Egypte ; & c'est de leur abondance & de leur superflu, que la plûpart des autres nations de l'Europe subsistent.
L'opinion commune est que dans les premiers siecles du monde on ne vivoit que des fruits de la terre & de gland : quelques-uns ajoûtent cette espece de noisette que produit le hêtre, qu'ils prétendent avoir été appellé pour cela fagus en Latin, du mot Grec ????, je mange. Ils disent qu'on n'avoit ni l'usage du blé, ni l'art de le préparer & de le rendre mangeable. Voyez Boulanger.
On dit que c'est Cerès qui a fait connoître le blé aux hommes ; ce qui la fit mettre au rang des dieux. D'autres attribuent cet honneur à Triptoleme, fils de Celée, roi des Eleusiniens. D'autres veulent que Cerès ait trouvé le blé, & que Triptoleme ait inventé l'art de le semer & de le cultiver.
Diodore de Sicile dit que ce fut Isis ; surquoi Polydore Virgile observe qu'il ne differe point des autres, parce qu'Isis & Cerès sont la même. Les Athéniens prétendoient que c'étoit chez eux que cet art avoit commencé. Les Crétois & les Siciliensaspiroient à la même gloire, aussi-bien que les Egyptiens. Quelques-uns croyent que les Siciliens sont mieux fondés, parce que la Sicile étoit la patrie de Cerès, & que cette déesse n'enseigna ce secret aux Athéniens, qu'après l'avoir appris aux Siciliens.
D'autres prétendent que Cerès passa d'abord dans l'Attique, de-là en Crete, & enfin en Sicile. Il est cependant des savans qui soûtiennent que c'est en Egypte que l'art de cultiver les blés a commencé ; & certainement il y avoit des blés en Egypte & dans l'Orient, long-tems avant Cerès. Voyez aux articles Froment, Seigle, Epautre, Méteil , &c. le choix de terre, la culture, & les autres parties de l'agriculture qui leur conviennent.
Pour conserver le blé, il faut le bien sécher & le tenir net. Le grenier doit avoir ses ouvertures au septentrion ou à l'orient, & des soûpiraux au haut. Il faut avoir soin de le travailler de quinze en quinze jours tout au moins, les six premiers mois : dans la suite il suffit de le cribler tous les mois. Après deux années il ne s'échauffe plus, & il n'a plus rien à craindre que de l'air & de l'humidité étrangere. Voyez Grenier.
Peu de tems après le siége que soûtint Metz sous Henri II. le duc d'Epernon fit faire de grands amas de grains dans la citadelle, qui se sont conservés jusqu'en 1707. Quoique la citadelle eût été bâtie sous Henri III. il y en avoit un tas dans le magasin, avec lequel on fit du pain, dont le roi, le dauphin, & les seigneurs qui passerent par cette ville mangerent.
Une des choses qui contribue le plus à la conservation du blé, c'est la croûte qui se forme sur toute la superficie par la germination des grains extérieurs, jusqu'à l'épaisseur d'un pouce & demi. On se promenoit sur celui de Metz, sans que cette croûte obéît. On a vû à Sedan un magasin taillé dans le roc & assez humide, dans lequel il y avoit un tas de blé très-considérable depuis 110 ans : il étoit revêtu d'une forte croûte épaisse d'un pié.
Il y a des greniers à Chaalons où l'on conserve le blé 30 ou 40 ans.
On choisit le plus beau blé & du meilleur cru qu'il est possible. Après l'avoir travaillé, on en fait un tas aussi gros que le plancher le peut permettre : on met ensuite dessus un lit de chaux vive en poudre de trois pouces d'épaisseur ; puis avec des arrosoirs on humecte cette chaux qui forme avec le blé une croûte. Les grains de la superficie germent, & poussent une tige d'environ un pié & demi de haut, que l'hyver fait périr : on n'y touche point que quand la nécessité y oblige.
Blé de Turquie, maïs ; genre de plante dont la fleur n'a point de pétales : elle est composée de plusieurs étamines qui sortent d'un calice. Cette fleur est stérile ; les embryons naissent séparément des fleurs ; ils sont rassemblés en épis, & terminés par un long filet. Les épis sont enveloppés dans des feuilles qui leur servent de gaines. Chaque embryon devient une semence arrondie, anguleuse, & enchâssée dans l'un des chatons du poinçon qui soûtient l'épi du fruit. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez Plante.
Il y a du blé de Turquie en Bourgogne, en Franche-Comté, & ailleurs. Il vient facilement, & c'est toûjours un secours dans les famines. On en fait du pain assez sain. On en consomme considérablement dans l'Amérique, aux Indes, & en Turquie. Il aime la terre grasse bien remuée, & les sillons larges ; le froid lui est très-contraire. Quant à sa culture, voy. Agriculture.
Blé noir ou Sarasin, fagopyrum ; genre de plante dont la fleur n'a point de pétales : elle est composée de plusieurs étamines qui sortent d'un calice divisé en cinq parties. Le pistil devient dans la suite une semence triangulaire, renfermée dans une enveloppe qui a servi de calice à la fleur. Ajoûtez aux caracteres de ce genre, que les fleurs naissent en grappe ou en épi, & que les racines sont chevelues. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez Plante. (I)
* Le sarrasin est plus commun en France que le blé de Turquie. Il ne sert qu'à nourrir la volaille. Les faisans en sont friands ; c'est pourquoi l'on en seme dans les bois, & par-tout où l'on veut attirer ces oiseaux. Le pain & la bouillie qu'on en fait, sont noirs & amers, à moins qu'on n'y mêle d'autres grains. Le fourrage en est bon pour les vaches. Il vient dans toutes sortes de terres, & aime la secheresse. Les labours lui sont avantageux, & on le seme en sillons. Les pierres & les cailloux ne l'empêchent pas de pousser. En semant de bonne-heure dans les pays chauds, on en fera jusqu'à deux récoltes par an. Quant à sa culture, c'est la même que celle des autres grains. Voyez Agriculture.
Étymologie de « blé »
- Étymologie discutée :
- De l'ancien bas vieux-francique *bl?d?[1] (« récolte, produit de la terre ») et plus avant, d'un étymon *bhl?- (« fleur, feuille, fleurir »).
- Du gaulois gaulois *bl?to-. Selon Delamarre?[2], le celtique avait deux homophones *bl?to- (« fleur ») et *bl?to- (« farine » ? voir bleud en breton) issu d'un ancien *ml?to- avec assimilation normale en gaulois de \ml-\ en \bl-\. Cette homophonie serait l'origine du terme de boulangerie fleur désignant la farine. Le substrat celtique expliquerait le même double sens dans les langues germaniques, Blume en allemand « fleur », mais aussi « farine » en boulangerie, ou le doublet anglais flower et flour.
- Le TLFi?[1] rejette cette hypothèse : « L'étymon celtique *mlato (« farine »), à rattacher au latin molitum, supin de molere (« moudre ») fait difficulté du point de vue sémantique, l'évolution de sens normalement attendue étant de « céréale » à « farine » et non l'inverse. » ? voir blave et blee en ancien français qui nous donnent emblaver ; un latin médiéval bladum, blada donne régulièrement *bla?u, *bla?a puis avec développement de \v\ bilabial par assimilation de \ð\ avec le \b\ précédent : *blavu, *blava. Étant donné que les plus anciennes formes sont de type bladum et supposent un étymon en \t\ ou en \d\, les étymons celtique *blavos ou latin flavus ne peuvent convenir.
- Notons, contre cet avis, que le lien sémantique entre « farine, chose broyée » et « céréale » est assez fréquente dans les langues indo-européennes : milium (« mil, millet ») est apparenté à molere (« moudre »), triticum (« blé, froment ») à terere (« broyer »), frumentum (« froment ») à fruor (« user de »), p?enice (« blé ») apparenté à píchat (« piquer ») au latin pinso (« piler, broyer »).
Bourguig. bliai?; provenç. et catal. blat?; ital. biada?; piémontais, biava?; bas-lat. bladum, blavum, blava, blavium. On tire ordinairement ce mot de l'anglo-saxon blaed (féminin), fruit?; mais le caractère germanique de ce mot anglo-saxon n'est pas assuré, et il se pourrait qu'il vînt du roman?: aussi Grimm a-t-il songé au celtique?: kymri, blawd?; bas-breton, bleûd, farine. Mais, la forme n'en concordant pas très bien avec le roman, Diez a proposé une autre étymologie?: le latin neutre pluriel ablata, c'est-à-dire les choses enlevées (des champs, la dépouille, la récolte), d'où, avec l'article, l'ablata, l'abiada et la biada?; à quoi il y a une objection considérable, c'est que le français et le provençal perdent difficilement la voyelle initiale du mot?; quant au bas-latin ablatum, abladus, abladium qui est dans Du Cange avec le sens de moisson, et que Diez cite à l'appui de son opinion, ces mots paraissent être bien plutôt formés du français (ablais, ablaier ou ablaver, de à et blé) qu'être vraiment les représentants du latin ablata, au sens de récolte. Il est donc difficile de prononcer entre ces deux étymologies, qui ont chacune leur objection. On remarquera l'orthographe blef ou bleif?; le t ou d se change sans peine en f, par exemple, soif de sitis, m?uf de modus?; c'est cette f qui a permis de former le dérivé emblaver, l'f et le v permutant, comme on sait, ensemble. On remarquera aussi qu'on a dit blée au féminin, comme en italien.
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Les rimes de « blé »
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Rimes de parlée Rimes de amoncelé Rimes de trimbalais Rimes de éculé Rimes de esseulés Rimes de boucler Rimes de affolez Rimes de dessoûlait Rimes de étoilés Rimes de ventiler Rimes de dételaient Rimes de versiculets Rimes de violé Rimes de raflées Rimes de remblai Rimes de profilaient Rimes de reculés Rimes de ongulé Rimes de effilaient Rimes de morcelait Rimes de giflés Rimes de rousselée Rimes de nivelées Rimes de ondulaient Rimes de paraclet Rimes de morcelé Rimes de brûlé Rimes de meublais Rimes de rebellez Rimes de coulé Rimes de ficelez Rimes de dédoublaient Rimes de inarticulés Rimes de basculai Rimes de pilée Rimes de collés Rimes de sigillée Rimes de égalaient Rimes de gonfler Rimes de crawlait Rimes de complets Rimes de hululer Rimes de fignolée Rimes de roulé-boulé Rimes de prévalez Rimes de bariolé Rimes de bosseler Rimes de plaît Rimes de moulé Rimes de épaulaitMots du jour
parlée amoncelé trimbalais éculé esseulés boucler affolez dessoûlait étoilés ventiler dételaient versiculets violé raflées remblai profilaient reculés ongulé effilaient morcelait giflés rousselée nivelées ondulaient paraclet morcelé brûlé meublais rebellez coulé ficelez dédoublaient inarticulés basculai pilée collés sigillée égalaient gonfler crawlait complets hululer fignolée roulé-boulé prévalez bariolé bosseler plaît moulé épaulait
Les citations sur « blé »
- Une maladie, un deuil, on en parle. ... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.Auteur : Eve Belisle - Source : Pension de famille (1984)
- La vraie noblesse est celle du coeur.Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe
- L'amour est presque méprisable, quand il efface autour de lui le monde.Auteur : Philippe Delerm - Source : Autumn (1988)
- L'unité ! Telle est, Français ! la raison qui, depuis cette date nous rassembla souvent et nous rassemble en ce moment même autour des Monuments aux Morts de nos villes et de nos villages.Auteur : Charles de Gaulle - Source : Commémoration du cinquantième anniversaire de la mobilisation de 1914, 2 août 1964.
- Cette imperturbable nature qui nous entoure est muraillée entre deux constantes immuables, la vie écourtée, encerclant la mort à l'infini.Auteur : Khalil Gibran - Source : Le Prophète (1923)
- J'ai envie de suggérer l'hypothèse selon laquelle la faible participation des femmes sur la scène politique serait le simple mépris qu'elles en ont.Auteur : Pierre Desproges - Source : Fonds de tiroir (1990)
- Je donnerais des millions pour qu'une relation ne s'abîme pas, dure. Je ne supporte plus les ruptures. Rompre me met dans un état d'indescriptible souffrance. Je perds toute dignité. Je deviens d'une fragilité infinie. Je pleure. Je marche à l'aveugle. J'ai davantage peur de me faire quitter que de mourir parce que pour moi, la mort, c'est ça : le grand silence qui m'entoure quand l'être aimé est parti, qu'il s'amuse ailleurs, loin, avec un autre, et m'oublieAuteur : Yann Moix - Source : Interview Paris Match, 10 janvier 2019 , propos recueillis par Caroline Mangez
- On croit que c'est un homme qu'on a devant nous, mais en fait ça n'est plus un homme, ça fait longtemps que ça n'est plus un homme. C'est comme un trou noir, et vous allez voir, ça va nous sautez à la gueule. Les gens ne savent pas ce que c'est, la folie. C'est terrible. C'est ce qu'il y a de plus terrible au monde.Auteur : Emmanuel Carrère - Source : L'Adversaire (2000)
- Remarquez bien que la plupart des choses qui nous font plaisir sont déraisonnables.Auteur : Charles de Secondat, baron de Montesquieu - Source : Mes Pensées, 990
- Console-toi : le chagrin à certaine dose prouve beaucoup d'affection ; mais à trop forte dose, il prouve quelque faiblesse d'esprit.Auteur : William Shakespeare - Source : Roméo et Juliette (1594), V
- Que vous pensiez être capable ou ne pas être capable, dans les deux cas, vous avez raison.Auteur : Henry Ford - Source : Ma vie et mon oeuvre (1922)
- La cuisine suisse n'a pas de nerf. On dirait qu'elle reste là à vous attendre; les biftecks même sont humbles. Les asperges sont toujours mortes. Quant à la purée de pommes de terre, on a envie de l'appeler «ma tante».Auteur : Katherine Mansfield - Source : Correspondance, mai 1921
- La propreté est comme la religion, bien des gens la rendent insupportable en l'exagérant.Auteur : Charles Dickens - Source : De Grandes Espérances (1954)
- L'ultime fondement des religions était imputable, pour lui, à la détresse infantile de l'homme. Dieu était souvent le représentant du père ou de l'instance tutélaire.Auteur : Eliette Abécassis - Source : Un secret du docteur Freud (2014)
- Qu'on se figure ce personnage affublé d'un habit dont les basques étaient si courtes, qu'elles laissaient passer cinq à six pouces du gilet, et les pans si longs qu'ils ressemblent à une queue de morue, terme alors employé pour les désigner.Auteur : Honoré de Balzac - Source : Les Chouans (1829)
- En combattant pour votre roi, vous avez été un guerrier estimable ; aujourd'hui ligué avec des rebelles, vous êtes ce qu'est une bonne lame entre les mains d'un brigand.Auteur : sir Walter Scott - Source : L'Abbé (1820), Marie Stuart à Lord Lindesay
- Dans ce cas de confrontation avec la philosophie, je me sens ainsi tout à fait dans la peau de Foucault par rapport à la musique : je pense, je lis mais je ne me sens pas du tout capable de formuler — ou si je formule quelque chose, je le fais par la musique et non plus par les mots, si je puis dire.
Ce n'est donc pas tellement de ma part un complexe d'infériorité. Disons seulement que je me sens sur un territoire où ma formulation pourrait, j'imagine, prêter à sourire, et je préfère éviter cela.
Auteur : Pierre Boulez - Source : Entretien de Pierre Boulez avec François Nicolas - École normale supérieure, 4 mars 2005
- Il ne découvrait aucun logis acceptable dans les prix doux.Auteur : Joris-Karl Huysmans - Source : En ménage (1881)
- La performance commerciale absolue: vendre des produits de beauté à des femmes irrémédiablement laides.Auteur : Philippe Bouvard - Source : Mille et une pensées (2005)
- La voici qui enfin s'approche, palpe, gourmande, le parallélépipède dont le succès public dûment claironné lui garantit des jouissances paisibles et des pâmoisons prudentes.Auteur : Anne F. Garréta - Source : La Décomposition (1999)
- ... les événements mémorables ne ressemblent jamais à ce qu'on attend d'eux.Auteur : Georges Simenon - Source : Le bourgmestre de Furnes
- J'ai découvert que les idées vous viennent quand on éprouve un désir intense d'en trouver; l'esprit devient ainsi une sorte de tour de guet d'où l'on est à l'affût de tout incident susceptible d'exciter l'imagination.Auteur : Charlie Chaplin - Source : Histoire de ma Vie (1964)
- Un océan est une sorte de lac aussi grand qu'un pays. Au lieu des terres, il y a de l'eau, et cette eau est aussi profonde que les montagnes sont hautes. Elle est pleine de poissons, certains énormes, aussi gros que cet immeuble.Auteur : Tom Rob Smith - Source : Agent 6 (2013)
- Le problème crucial de notre temps est engendré par la stagnation des théories politiques à une époque de progrès technologiques.Auteur : Cyril Northcote Parkinson - Source : Sans référence
- L'amour ressemble à l'ivresse et rend les hommes ingénieux, babillards et glorieux.Auteur : Jacques Amyot - Source : Le Bréviaire (1829)
Les mots proches de « ble »
Blé Bleime Blême Blêmi, ie Blêmir Bléser Blessé, ée Blesser Blesseur Blessure Blet, blette Blette Blette Bleu, bleue Bleuâtre Bleuet Bleuir Bleuté, ée BlézimarderLes mots débutant par ble Les mots débutant par bl
blé blèche blèches Blécourt Blécourt bled blédard blédards bleds Blégiers Blégny Bléharies Blehen Bleid Bleigny-le-Carreau blême Blémerey Blémerey blêmes blêmi blêmies blêmir blêmis blêmissais blêmissait blêmissant blêmissante blêmit Blendecques Bléneau Blennes blennies blennorragie Blénod-lès-Pont-à-Mousson Blénod-lès-Toul blépharite Bléquin Blérancourdelle Blérancourt Blercourt Bléré Bleret Bléruais blés blèsement Blésignac Blesle Blesme Blesmes blessa
Les synonymes de « ble»
Les synonymes de blé :- 1. avoine
2. céréale
3. froment
4. sarrasin
5. touselle
6. pèze
7. fric
synonymes de blé
Fréquence et usage du mot blé dans le temps
Évolution historique de l’usage du mot « ble » avec Google Books Ngram Viewer qui permet de suivre l’évolution historique de l'usage du mot blé dans les textes publiés.
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Une précision sur la définition de Blé ?
Citations blé Citation sur blé Poèmes blé Proverbes blé Rime avec blé Définition de blé
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