La définition de Lecture du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Lecture
Nature : s. f.
Prononciation : lè-ktu-r'
Etymologie : Lat. lectura, de lectum, supin de legere, lire.

Voir les citations du mot LectureSignification du mot Lecture


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de lecture de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec lecture pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Lecture ?


La définition de Lecture

Action de lire.


Toutes les définitions de « lecture »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

LECTURE. n. f.
Action d'une personne qui lit à haute voix. Sa lecture est parfaite. Sa lecture est monotone. Il se dit le plus souvent de la Reproduction par la voix d'un texte écrit ou imprimé. On fit la lecture du contrat de mariage en présence de tous les parents. J'ai assisté hier à la lecture d'une belle pièce. Ce discours est moins intéressant à la lecture qu'à l'audition. Cette pièce est de celles qui gagnent à la lecture. Comité de lecture, Assemblée devant laquelle on lit les ouvrages destinés à un théâtre et qui juge s'ils méritent d'être représentés. Le Comité de lecture de la Comédie-Française. Il désigne aussi l'Action, l'habitude de lire seul et des yeux, pour son instruction ou pour son plaisir. La lecture de cet ouvrage est très attachante. Il aime beaucoup la lecture. S'attacher à une lecture, s'adonner à la lecture. Il a beaucoup acquis par la lecture des bons auteurs. La lecture forme l'esprit. Il s'emploie surtout au pluriel pour désigner Ce qu'on lit, ce qu'on a lu. Les bonnes lectures, les mauvaises lectures. Il a bien profité de ses lectures. Cabinet de lecture, Lieu où, moyennant une rétribution, on lit sur place ou l'on emprunte des journaux et des livres. Il se dit encore de l'Instruction qui résulte de la lecture. C'est un homme qui n'a point de lecture, qui n'a aucune lecture, qui a beaucoup de lecture, qui est d'une prodigieuse lecture. Il est rempli, nourri de la lecture des anciens. Il désigne aussi l'Enseignement qui rend les enfants ou les illettrés capables de lire. Nouvelle méthode de lecture. Cette mère a appris à ses enfants la lecture et l'écriture. Par extension, il se dit de Textes particulièrement choisis pour développer l'art et le goût de la lecture chez les enfants. Premier livre de lecture. Lectures enfantines. Lectures pour les adolescents.

Littré

LECTURE (lè-ktu-r') s. f.
  • 1Action de lire. Ah?! seigneur, ce billet n'est point coup d'aventure?; C'est pourquoi hâtez-vous d'en faire la lecture, Mairet, Soliman, III, 2.

    Particulièrement. Action d'une personne qui lit à haute voix. On fit la lecture du contrat de mariage en présence des parents. Tous les dimanches il fait la lecture à sa famille. Outre la lecture assidue que chacun en devait faire en particulier [de la loi, chez les Juifs], on en faisait tous les sept ans, dans l'année solennelle de la rémission et du repos, une lecture publique et comme une nouvelle publication, à la fête des Tabernacles, où tout le peuple était assemblé durant huit jours, Bossuet, Hist. II, 3. Dorine?: Oui, il y a une lecture. - Lucie?: Oh?! quand je serai mariée, j'aurai des lectures aussi, Genlis, Théât. d'éduc. Enfant gâté, I, 3. Les uns, à la lecture, observaient le silence, D'autres parlaient tout bas de paix et de clémence, Chénier M. J. Gracques, III, 5.

  • 2L'action, l'habitude de lire seul et des yeux, pour son instruction ou pour son plaisir. La lecture de cet ouvrage est attachante. Ne trouvant point d'autres plaisirs, j'ai été contraint de choisir celui de la lecture, Voiture, Lett. 26. Notre concitoyen, disaient-ils en pleurant, Perd l'esprit?; la lecture a gâté Démocrite, La Fontaine, Fabl. VIII, 26. La lecture apprend aussi, ce me semble, à écrire, Sévigné, à Mme de Grignan, 17 juill. 1789. Sans la consolation de la lecture, nous mourrions d'ennui présentement, Sévigné, 30 sept. 1671. Tout ignorante que je suis, je sais que la lecture donne une assez grande expérience pour n'être surpris de rien, Maintenon, Lett. au duc de Noailles, 1er mars 1711. Ma foi, le jugement sert bien dans la lecture, Boileau, Sat. III. La lecture agrandit l'âme, et un ami éclairé la console, Voltaire, Ingénu, 11. Sénèque était alors [dit Quintilien] presque le seul auteur dont la lecture plût aux jeunes gens, Diderot, Claude et Nér. II, 102.

    Il s'emploie quelquefois au pluriel. Il a profité de ses lectures.

    Cabinet de lecture, lieu où, moyennant une rétribution, on lit des journaux et des livres.

  • 3La chose lue. Quand une lecture vous élève l'esprit et qu'elle vous inspire des sentiments nobles et courageux, ne cherchez pas une autre règle pour juger de l'ouvrage, La Bruyère, I.
  • 4Instruction qui résulte de la lecture. Sans la lecture, le plus beau naturel est ordinairement sec et stérile, Saint-Évremond, dans RICHELET. Et son feu, dépourvu de sens et de lecture, S'éteint à chaque pas faute de nourriture, Boileau, Art p. III. Il est certain que Rabelais avait beaucoup d'esprit et de lecture, et un ait particulier de débiter des choses savantes comme de pures fadaises, Fontenelle, Oracles, I, 18. Des hommes qui se piquent d'un peu plus de lecture que les autres, Massillon, Carême, Doutes. On peut dire d'une grande lecture ce que Sénèque dit d'une vaste bibliothèque, qu'au lieu d'enrichir et d'éclairer l'esprit, elle ne sert le plus souvent qu'à y jeter le désordre et la confusion, Rollin, Trait. des Ét. liv. III, ch. 3.
  • 5Il se dit par opposition à représentation, en parlant d'une pièce de théâtre. Il n'y a que le seul Racine qui soutienne constamment l'épreuve de la lecture, Voltaire, Comm. Corn. rem. Ariane, IV, 3. Il me disait que le succès au théâtre dépend entièrement d'un acteur ou d'une actrice?; mais qu'à la lecture, il ne dépend que de l'arrêt équitable et sévère d'un juge et d'un écrivain tel que vous, Voltaire, D. Pèdre, Épît. dédic.

    Comité de lecture, jury de lecture, assemblée devant laquelle on lit les ouvrages destinés à un théâtre, et qui juge s'ils méritent d'être représentés.

  • 6L'art de lire. Maître de lecture et d'écriture. Il enseigne la lecture et l'écriture aux enfants.
  • 7On commence à dire lectures pour leçons, séances d'enseignement, cours publics?; c'est un mot transcrit de l anglais lecture, au lieu d'en être traduit?; l'importation en paraît inutile et peu heureuse.

HISTORIQUE

XVe s. Establi et ordonné quatre docteurs lisans ordinairement à tous escoliers et estudians qui se voudront trouver et assister à leur lecture et doctrine es escoles et colleges par ce ordonnés, Ordonnance, 29 août 1498.

XVIe s. ?Je vous jure Que de ces livres la lecture Diminue merveilleusement à la femme l'entendement, Marot, IV, 164. Il y a double lecture en cest endroict, et selon l'autre il faudroit traduire?, Amyot, Pomp. 39, note.

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Encyclopédie, 1re édition

LECTURE, s. f. (Arts.) c'est l'action de lire, opération que l'on apprend par le secours de fait.

Cette opération une fois apprise, on la fait des yeux, ou à haute voix. La premiere requiert seulement la connoissance des lettres, de leur son, & de leur assemblage ; elle devient prompte par l'exercice, & suffit à l'homme de cabinet. L'autre maniere demande, pour flater l'oreille des auditeurs, beaucoup plus que de savoir lire pour soi-même ; elle exige, pour plaire à ceux qui nous écoutent, une parfaite intelligence des choses qu'on leur lit, un son harmonieux, une prononciation distincte, une heureuse fléxibilité dans les organes de la voix, tant pour le changement des tons que pour les pauses nécessaires.

Mais, quel que soit le talent du lecteur, il ne produit jamais un sentiment de plaisir aussi vif que celui qui nait de la déclamation. Lorsqu'un acteur parle, il vous anime, il vous remplit de ses pensées, il vous transmet ses passions ; il vous présente, non une image, mais une figure, mais l'objet même. Dans l'action tout est vivant, tout se meut ; le son de la voix, la beauté du geste, en un mot tout conspire à donner de la grace ou de la force au discours. La lecture est toute dénuée de ce qui frappe les sens ; elle n'emprunte rien d'eux qui puisse ébranler l'esprit, elle manque d'ame & de vie.

D'un autre côté, on juge plus sainement par la lecture ; ce qu'on écoute passe rapidement, ce qu'on lit se digere à loisir. On peut à son aise revenir sur les mêmes endroits, & discuter, pour ainsi dire, chaque frase.

Nous savons si bien que la déclamation, la récitation, en impose à notre jugement ; que nous remettons à prononcer sur le mérite d'un ouvrage jusqu'à la lecture que nous ferons, comme on dit, l'?il sur le papier. L'expérience que nous avons de nos propres sens, nous enseigne donc que l'?il est un censeur plus severe & un scrutateur bien plus exact que l'oreille. Or l'ouvrage qu'on entend réciter, qu'on entend lire agréablement, séduit plus que l'ouvrage qu'on lit soi-même & de sens froid dans son cabinet. C'est aussi de cette derniere maniere que la lecture est la plus utile ; car pour en recueillir le fruit tout entier, il faut du silence, du repos & de la méditation.

Je n'étalerai point les avantages qui naissent en foule de la lecture. Il suffit de dire qu'elle est indispensable pour orner l'esprit & former le jugement ; sans elle, le plus beau naturel se desséche & se fane.

Cependant la lecture est une peine pour la plûpart des hommes ; les militaires qui l'ont négligée dans leur jeunesse, sont incapables de s'y plaire dans un âge mûr. Les joueurs veulent des coups de cartes & de dés qui occupent leur ame, sans qu'il soit besoin qu'elle contribue à son plaisir par une attention suivie. Les financiers, toujours agités par l'amour de l'intérêt, sont insensibles à la culture de leur esprit. Les ministres, les gens chargés d'affaires, n'ont pas le tems de lire ; ou s'ils lisent quelquefois, ce n'est, pour me servir d'une image de Platon, que comme des esclaves fugitifs qui craignent leurs maîtres. (D. J.)

Lectures ou Discours de Boyle, (Théol.) c'est une suite de discours fondés par Robert Boyle en 1691, dans le dessein, comme lui-même l'annonce, de prouver la vérité de la religion chrétienne contre les Infideles, sans entrer dans aucune des controverses ou disputes qui divisent les Chrétiens. Le but de cet ouvrage est aussi de résoudre les difficultés, & de lever les scrupules qu'on peut opposer à la profession du Christianisme.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

lecture \l?k.ty?\ féminin

  1. Action d'une personne qui lit à haute voix.
    • Sa lecture est parfaite. Sa lecture est monotone.
  2. (En particulier) Reproduction par la voix d'un texte écrit ou imprimé.
    • On fit la lecture du contrat de mariage en présence de tous les parents.
    • J'ai assisté hier à la lecture d'une belle pièce.
    • Ce discours est moins intéressant à la lecture qu'à l'audition.
    • Cette pièce est de celles qui gagnent à la lecture.
  3. Action, habitude de lire seul et des yeux, pour son instruction ou pour son plaisir.
    • Aristote n'a connu que le bras hectocotylisé des octopus, comme on peut s'en convaincre facilement par la lecture attentive des passages en question, mais il l'a connu fort exactement. (Japetus Steenstrup, « La formation des hectocotyles chez les Argonautes et les Tremoctopus expliquée par la découverte d'organes analogues chez les Céphalopodes en général », dans les Archives des sciences physiques et naturelles, tome 36, Lausanne : chez Georges Bridel & Paris : chez G. Masson, 1882, p. 76)
    • Toute l'action, dans la lecture, est le fait de celui qui lit. Voilà pourquoi les liseurs les plus attentifs, les moins lassables, se recrutent parmi les gens habituellement environnés de repos, les gens qui ne voient pas beaucoup remuer le monde autour d'eux. (La Revue de France, sous la direction éditoriale de Marcel Prévost & ?Raymond Recouly, La Renaissance du livre, 1922, vol. 2, no 5, p. 686)
    • Ce canapé restera pour moi celui de Guerre et Paix : on se souvient de la date et du lieu d'une lecture, quand elle a été une grande joie. (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 23.)
    • Les longs étés à Nollet, et les lectures dans la fraîcheur du salon, sur le canapé de Guerre et Paix, les lectures aussi de l'automne devant un grand feu, et les nuits tôt venues de l'hiver où dans un lit calfeutré on n'en finit plus de lire, tandis que le vent passe et tourne autour de la maison. (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 87.)
    • Sur le canapé du salon, qui serait plus tard celui de Guerre et Paix, commencèrent mes premières longues lectures de l'été, qui ont une saveur si particulière dans une pièce fraîche aux volets clos. (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, pages 125-126.)
    • Comme la lecture est l'acte le plus individuel qui soit (bien plus encore que l'acte sexuel), on comprend qu'elle soit un « horrible danger » pour toute inquisition réelle ou virtuelle. (Philippe Sollers, Éloge de l'infini, Gallimard, page 367)
  4. S'emploie surtout au pluriel pour désigner ce qu'on lit, ce qu'on a lu.
    • Les bonnes lectures, les mauvaises lectures.
    • Il a bien profité de ses lectures.
  5. Instruction qui résulte de la lecture.
    • Cette remarque pose, d'ailleurs, à l'historien, un problème. L'analyse qui est la sienne s'appuie sur SA lecture, véritable relecture dans un contexte parfaitement différent. (Yvonne Turin, Littérature engagée et anticolonialisme européen dans l'Algérie du Centenaire: le cas singulier d'Albert Truphémus, dans la Revue d'Histoire moderne et contemporaine, tome XXIII, 1976, page 617)
    • Non, ce dernier fut simplement effaré à la lecture des chiffres fournis par les grouillots du ministère de l'Éducation nationale qui, en bons subordonnés, travaillent, eux, et en plus font plaisir au chef ! (Peggy Derder, Mon cas d'école, Flammarion, 2010, chap. 1)
    • C'est un homme qui n'a point de lecture, qui n'a aucune lecture, qui a beaucoup de lecture, qui est d'une prodigieuse lecture.
    • Il est rempli, nourri de la lecture des anciens.
  6. Enseignement qui rend les enfants ou les illettrés capables de lire.
    • Nouvelle méthode de lecture.
    • Cette mère a appris à ses enfants la lecture et l'écriture.
  7. (Par extension) Se dit de textes particulièrement choisis pour développer l'art et le goût de la lecture chez les enfants.
    • Premier livre de lecture.
    • Lectures enfantines.
    • Lectures pour les adolescents.
  8. (Par analogie) Observation visuelle.
    • Cela tient de l'astrologie, de la tarologie, de la divination, des tables tournantes, de la chiromancie, ou de la lecture des viscères. Et pourtant, pendant ces trente dernières années, les dirigeants du monde occidental n'ont eu d'autre solution que de recourir à la kremlinologie pour tenter de comprendre les ressorts de la politique soviétique [?]. (Olivier Da Lage, ?Thomas Schreiber & ?Gérard Grzybek, Le Secrétaire général, Paris : chez Pierre Befond, 1987, chap. 7)
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Trésor de la Langue Française informatisé


LECTURE, subst. fém.

A. ? [Correspond à lire I A]
1.
a) Action de lire, de déchiffrer visuellement des signes graphiques qui traduisent le langage oral. Lecture à haute voix, mentale, silencieuse. Le seul danger est qu'une licence n'en amène une autre et que l'orthographe ne devienne tellement personnelle que la moindre lecture exige un travail de déchiffrement (Gourmont, Esthét. lang. fr.,1899, p. 71).
? ENSEIGN. [Matière de l'enseignement élémentaire] Livre de lecture; écriture et lecture. Alors, j'entendis et je vis qu'un exercice de lecture au tableau était déjà en train, dans la classe des grands, éclairée sur la cour et séparée de celle-ci (Frapié, Maternelle,1904, p. 24).Un premier accessit de lecture (Gyp, Souv. pte fille,1928, p. 206).
SYNT. Apprentissage de la lecture par des méthodes analytiques ou globales, mixtes, gestuelles, synthétiques ou phonétiques.
? PSYCHANAL. Erreur, faute de lecture. Dans les erreurs de lecture, nous nous trouvons en présence d'une situation psychique qui diffère nettement de celle des lapsus de la parole et de l'écriture (Freud, Introd. psychanal., trad. par S. Jankélévitch, 1923, p. 82).
b) Fait de savoir lire. Jusqu'ici, et depuis la plus haute antiquité, la lecture et l'écriture étaient les seuls modes d'échange comme les seuls procédés de travail et de conservation de l'expression par le langage (Valéry, Variété III,1936, p. 48).
2. Déchiffrage de toute notation.
? Lecture d'une carte. On me rase avec cette histoire de certificat militaire. On en a reçu le programme. (...) la gymnastique, mouvements, boxe, etc... et la lecture de la carte d'état-major (Alain-Fournier, Corresp. [avec Rivière], 1907, p. 231).
? MUS. Lecture d'un morceau de musique, d'une partition. Reconnaître, à lecture et à audition, la tonalité d'un fragment sans altérations chromatiques dans les modes classiques et le mineur (Enseign. mus., 1, 1950, p. 14).
? En partic.
? Lecture labiale, lecture sur les lèvres. ,,Observation faite par une personne sourde des mouvements articulatoires et faciaux qui accompagnent le langage parlé pour arriver à sa compréhension`` (Kamen. 1972). Synon. labiolecture (s.v. labio-).
? Lecture tactile. Lecture pratiquée par les aveugles qui se servent de livres imprimés en relief (Ds Greimas-Courtés 1979).
? Lecture de pensée. Fait de lire la pensée cachée de quelqu'un en observant ses manifestations musculaires involontaires (ds Piéron 1973).
B. ?
1.
a) [Correspond à lire I B] Action de prendre connaissance du contenu d'un texte écrit pour se distraire, s'informer. Lecture favorite; lecture d'un auteur, d'un écrivain, d'un poète; être absorbé, enfoncé, plongé dans la lecture d'un journal, d'un livre; un livre d'une lecture entraînante. La lecture des romans fausse l'imagination des jeunes personnes du sexe en leur créant une nature humaine idéale qui désenchante les relations communes de famille, de société (Maine de Biran, Journal,1816, p. 126).Je m'absorbai dans la lecture de l'affiche et j'évitai de me retourner (Duhamel, Confess. min.,1920, p. 132):
1. Le couple donc, ? deux hommes, ? a sonné tout à l'heure à ma porte, alors que, confiant dans la trève mondaine du dimanche, j'étais plongé dans la lecture de Bajazet, tragédie turque de M. Racine. Farrère, Homme qui assass.,1907, p. 60.
? Lecture cursive*.
? [Sans compl.] La première lecture garde trop de passivité. Le lecteur y est encore un peu un enfant, un enfant que la lecture distrait. Mais tout bon livre à peine achevé doit être immédiatement relu. Après l'esquisse qu'est la première lecture, vient l'?uvre de lecture (Bachelard, Poét. espace,1957, p. 38).
? BIBLIOTHÉCON. Près d'un milliard d'ouvrages était consacré aux bibliothèques de lecture publique (Masson, Salvan, Bibl.,1961, p. 92).
? Locutions Cabinet de lecture. Lieu où moyennant un abonnement, on peut lire ou emprunter des livres. Dumouchel prit, en leur nom, un abonnement à un cabinet de lecture (Flaub., Bouvard, t. 1, 1880, p. 120).
Salle de lecture. C'est à la bibliothèque de Saint-Pétersbourg, hiver 1905. La grande salle de lecture est silencieuse comme un tombeau (Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 103).
Salon de lecture. Salon-bibliothèque.
? ENSEIGN. Lecture rapide. L'expression « lecture rapide » désigne en fait la lecture efficace moderne; cette efficacité porte sur : la vitesse de lecture; la compréhension du texte lu; la mémorisation du texte lu (d'apr. Commun. 1971). La Lisibilité et la Lecture Rapide ne visent nullement à brimer écrivains et lecteurs, mais au contraire à leur permettre de communiquer sans déformation, ni entrave (F. Richaudeau, La Lisibilité, Paris, Denoël, 1969, p. 141).
? RELIG. [Portant sur les textes de l'Écriture, de la Vie des Saints que l'on lit pour soi ou à haute voix en public] Une heure d'oraison, une demi-heure de lecture spirituelle, le chemin de la croix (Dupanloup, Journal,1855, p. 178).
b) Arg. Être en lecture. [En parlant d'une prostituée] ,,Être occupée avec un client`` (Esn. 1966).
2. [Correspond à lire IB2] Action de porter à la connaissance d'une (ou plusieurs) personnes le contenu d'un texte.
a) Action de lire un texte à quelqu'un pour le distraire, l'informer. Donner lecture; faire la lecture à qqn d'une lettre, d'un livre. Hélène ouvrait sa boîte à couleurs, préparait sa toile et se mettait à peindre, tandis que Gérard lui faisait la lecture (Theuriet, Mariage Gérard,1875, p. 113).Il arrivait aussi que maman me demandât de poursuivre à haute voix la lecture commencée pour moi seul (Duhamel, Confess. min.,1920, p. 174).
b) Action de lire un texte à quelqu'un de manière officielle. Lecture d'un arrêt, d'une proclamation. Le jury ayant répondu affirmativement à toutes les questions posées, le président fit lecture de la sentence, qui condamnait Apolline à la peine capitale (Borel, Champavert,1833, p. 35):
2. ... les formalités, la lecture du code, les questions posées, la signature des pièces, furent expédiées si rondement, qu'ils se regardèrent, se croyant volés d'une bonne moitié de la cérémonie. Zola, Assommoir,1877, p. 436.
? En partic., domaine du théâtre.Examen d'une pièce par un comité. C'est notre lecture à la Comédie-Française,... Déjà! C'est pour après-demain (Goncourt, Journal,1865, p. 159).
? Comité de lecture. Il est plus difficile pour vous d'être reçu par le théâtre que par le public. Le vieux comité de lecture vaincu, tout est dit (Hugo, Corresp.,1862, p. 383).
? DR. CONSTITUTIONNEL. ,,Dans la terminologie parlementaire, discussion d'un projet ou d'une proposition de loi par une assemblée`` (Jur. 1971). Le conseil de la République examine, pour avis, les projets et propositions de loi votés en première lecture par l'Assemblée Nationale (Doc. hist. contemp., Constitution, 1946, p. 185).
3. Ce qui est lu. Avouez franchement, mon cher sénateur, que vous voulez me séduire et m'embarquer dans vos lectures favorites (J. de Maistre, Soirées St-Pétersbourg, t. 1, 1821, p. 229).À vous deux, vous aviez conçu un projet, inspiré peut-être de vos lectures d'enfant (Mauriac, Mal Aimés,1945, p. 151):
3. Et pourtant, avec un peu de recul, on se prend à aimer cela; en songeant que ç'a été la lecture d'une époque naïve, superficielle, élégante et insupportable! Rivière, Corresp. [Alain-Fournier], 1907, p. 278.
? Avoir, prendre de la lecture (fam.). ,,Avoir, prendre de quoi lire`` (Rob.).
? Le plus souvent au plur. Bonnes, mauvaises, saines lectures. Il y a de bonnes lectures. Ne pas se croire obligé de tant lire, de tout lire (...). Il y a de mauvaises lectures : peste à éviter (...). Un mauvais livre, un mauvais journal suffisent à perdre une âme, beaucoup d'âmes (Marcel1938).
4. Savoir, culture tirée des lectures. Que d'expériences, de faits, de lectures! Quelle érudition, quelle perspicacité (Flaub., Corresp.,1864, p. 4).
C. ? Moderne
1. Manière de comprendre, d'interpréter un texte, un événement. Lecture plurielle. Dans le mal, comme dans le rêve, il n'y a pas de lectures multiples. D'où la simplicité des criminels (S. Weil, Pesanteur,1943, p. 27).
2. SÉMIOTIQUE LITTÉR. ,,Mise en ?uvre d'un ensemble de procédures d'analyse portant sur un texte donné`` (D.D.L. 1976).
D. ? TECHNOLOGIE
1. ACOUSTIQUE
? Lecture rapide. ,,Passage à vitesse accélérée d'une bande magnétique enregistrée sans qu'elle cesse d'être compréhensible`` (Radio 1972).
? Lecture au son. ,,Déchiffrage d'un texte en code morse par différenciation de signaux audibles`` (Électron. 1963-64).
? Lecture d'enregistrement. Reproduction des sons enregistrés sous leur forme originale. Lecture par le pick-up (cf. Rob.;Électron.1963-64).
? Tête de lecture (d'un électrophone). Lecteur terminé par un bras de lecture et par une pointe de lecture, constituée par une aiguille ou un cristal en contact avec le sillon du disque (cf. Rob. Suppl. 1970; ds Lar. Lang. fr.).
? Têtes de lecture, d'enregistrement, d'effacement (d'un magnétophone). ,,Circuits magnétiques qui impressionnent ou sont impressionnés par des supports d'enregistrements magnétiques`` (Électron. 1950). Défilant à la bonne vitesse, il ne faut pas pour autant que la bande se balade à son gré devant les têtes de lecture (Que choisir?avr. 1981, no161, p. 20).
2. INFORMAT. Acte de lire un support informationnel pour en extraire le contenu afin de le transcrire sur un autre support, de le coder, de le traiter par algorithmes ou programmes, ou de l'éditer en clair. Lecture directe, magnétique, optique (Bureau 1972). V. magnéto-lecture s.v. magnéto-.
Prononc. et Orth. : [l?kty:?]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. 1. Ca 1350 « instruction, enseignement » (Gilles li Muisis, Poésies, éd. K. de Lettenhove, I, 106); 2. ca 1380 « texte liturgique » (Jeh. des Preis, Geste de Liege, 38632 ds Gdf.); 3. id. « savoir acquis en lisant » (Id., ibid., 6502 ds Gdf.); 4. 1445 « action de lire, à haute voix » (Livre Roisin, éd. Brun- Lavainne, 415), 1561 « action de lire, pour soi » (J. Grevin, Gelodacrye, éd. L. Pinvert, p. 344); 5. 1676 « ce qu'on lit » (Mmede Sévigné, Lettres, éd. M. Monmerqué, t. 5, p. 43); 6. 1741 « action de déchiffrer toute espèce de notation (ici la musique) » (M. Corette, Méthode de violoncelle, 1); 7. 1789 « chacune des discussions auxquelles est soumise un projet de loi » (Règl. du 29 juillet ds Brunot t. 9, 2, p. 778); 8. 1959 « première phase de la reproduction des sons enregistrés » (Électron.). II. 1717 « discours, sermons » (Nouv. de la République des Lettres, p. 295 ds Barb. Infl., pp. 16-17); 1795 « conférence » (De La Tocnaye, Promenade autour de la Grande Bretagne, 194, ibid.) I empr. au lat. médiév. lectura « lecture, études, érudition, commentaire juridique » (xiveds Nierm.). II empr. à l'angl. lecture « conférence » (1536 ds NED), de même origine que le français. Fréq. abs. littér. : 5 671. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 7 250, b) 9 097; xxes. : a) 7 838, b) 8 342. Bbg. Dossiers de mots... Néol. Marche. 1979, no11, p. 43 (s.v. lecture magnétique), p. 44 (s.v. lecture optique). - Maulnier (Th.). Le Sens des mots. Paris, 1976, pp. 133-134.

LECTURE, subst. fém.
Étymol. et Hist. I. 1. Ca 1350 « instruction, enseignement » (Gilles li Muisis, Poésies, éd. K. de Lettenhove, I, 106); 2. ca 1380 « texte liturgique » (Jeh. des Preis, Geste de Liege, 38632 ds Gdf.); 3. id. « savoir acquis en lisant » (Id., ibid., 6502 ds Gdf.); 4. 1445 « action de lire, à haute voix » (Livre Roisin, éd. Brun- Lavainne, 415), 1561 « action de lire, pour soi » (J. Grevin, Gelodacrye, éd. L. Pinvert, p. 344); 5. 1676 « ce qu'on lit » (Mmede Sévigné, Lettres, éd. M. Monmerqué, t. 5, p. 43); 6. 1741 « action de déchiffrer toute espèce de notation (ici la musique) » (M. Corette, Méthode de violoncelle, 1); 7. 1789 « chacune des discussions auxquelles est soumise un projet de loi » (Règl. du 29 juillet ds Brunot t. 9, 2, p. 778); 8. 1959 « première phase de la reproduction des sons enregistrés » (Électron.). II. 1717 « discours, sermons » (Nouv. de la République des Lettres, p. 295 ds Barb. Infl., pp. 16-17); 1795 « conférence » (De La Tocnaye, Promenade autour de la Grande Bretagne, 194, ibid.) I empr. au lat. médiév. lectura « lecture, études, érudition, commentaire juridique » (xiveds Nierm.). II empr. à l'angl. lecture « conférence » (1536 ds NED), de même origine que le français.

Lecture au Scrabble


Le mot lecture vaut 9 points au Scrabble.

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Les citations avec le mot Lecture


  1. Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.

    Auteur : Christian Bobin - Source : Une petite robe de fête (1991)


  2. Ces enfants habitent donc le virtuel. Les sciences cognitives montrent que l'usage de la Toile, la lecture ou l'écriture au pouce des messages, la consultation de Wikipédia ou de Facebook n'excitent pas les mêmes neurones ni les mêmes zones corticales que l'usage du livre, de l'ardoise ou du cahier. Ils peuvent manipuler plusieurs informations à la fois. Ils ne connaissent, ni n'intègrent, ni ne synthétisent comme nous leurs ascendants. Ils n'ont plus la même tête.

    Auteur : Michel Serres - Source : Petite Poucette (2012)


  3. Souvent, je m’étends sur mon lit, et je m’efforce de fixer mon esprit sur un souvenir, un événement précis de ma vie. Mais bientôt d’autres pensées m’assaillent, venues je ne sais d’où, et me voilà si loin de ma pensée première. Je rêvasse. Presque incapable de suivre avec force et longuement une pensée. Cela est commun, et banal, sans doute. Décourageant. Je ne puis lutter avec succès que si j’écris. Du reste, j’aime assez cette « rêvasserie ». Bien qu’elle dévore des heures que je pourrais consacrer à l’étude, à la lecture.

    Auteur : Eugène Dabit - Source : Journal intime, 1928-1936, (1989)


  4. Parce qu’il faut faire le pari, lecteur, mon frère, qu’avec la lecture viendra l’intelligence, et la distance, et que la liberté de lire et de connaître produiront, in fine, plus de bien que l’ignorance. C’est un pari, sur la liberté et sur l’homme.

    Auteur : Edouard Philippe - Source : Des hommes qui lisent (2017)


  5. Que la science que nous acquérons par la lecture ne soit pour nous que le ciseau du sculpteur; qu'elle nous aide à tailler le bloc de pensées et sentiments qui fait le fond de nous-mêmes.

    Auteur : Octave Pirmez - Source : Heures de Philosophie


  6. Il y en a une autre, et que j'ai intérêt que l'on veuille suivre, qui est de ne pas perdre mon titre de vue, et de penser toujours, et dans toute la lecture de cet ouvrage, que ce sont les caractères ou les moeurs de ce siècle que je décris.

    Auteur : Jean de La Bruyère - Source : Les Caractères (1696), Préface


  7. Patrick Cohen : L'islam, vous ne le voyez plus comme la religion la plus con du monde ?
    Michel Houellebecq : Non, tout compte fait, disons qu'après lecture approfondie du Coran, je suis sûr qu'on peut négocier en fait. Je veux dire, la position normale d'un lecteur du Coran en fait quelqu'un avec qui on peut négocier. Bon, le problème c'est que c'est toujours qu'il y a une marge d'interprétation. Effectivement, en prenant une sourate, en l'exploitant à fond, en en éliminant cinq autres, on peut aboutir à un djihadiste. Il faut vraiment une sérieuse dose de malhonnêteté pour le lire le Coran et aboutir à ça, mais c'est possible.


    Auteur : Michel Houellebecq - Source : Mon livre est une satire, France Inter, 7 janvier 2015


  8. L'excès de livres est source de confusion et réduit les efforts qu'on fait à une vaine écume. Et l'homme le plus rompu à la lecture finit, à la seule vue de tant de titres, par y perdre son latin.

    Auteur : Félix Lope de Vega Carpio - Source : Fuenteovejuna (1612-1614)


  9. Une bibliothèque est comme le « lieu de mémoire » de notre existence. Elle nous chuchote d’anciennes joies, murmure nos lacunes et trahit des promesses de lecture.

    Auteur : Edouard Philippe - Source : Des hommes qui lisent (2017)


  10. Ce qu'il y a de divin avec la lecture, c'est qu'on peut s'évader, on peut vivre des centaines de milliers de vies. Seuls les romans ont ce pouvoir, il n'y a qu'eux pour te changer de cette manière.

    Auteur : Anna Todd - Source : After


  11. Accéder à la lecture, c'est se doter d'une arme formidable : le droit d'imaginer, le droit de penser par soi-même et le droit de savoir.

    Auteur : Edouard Philippe - Source : Des hommes qui lisent (2017)


  12. La lecture est un art et tout le monde n'est pas artiste.

    Auteur : Madeleine Chapsal - Source : Oser écrire


  13. ... la lecture ... cette jouissance à la fois ardente et rassise ...

    Auteur : Marcel Proust - Source : Sur la lecture


  14. La lecture lui ouvrit des horizons romanesques qu'elle ignorait encore; elle n'avait aimé qu'avec son sang et ses nerfs, elle se mit à aimer avec sa tête.

    Auteur : Emile Zola - Source : Thérèse Raquin (1867)


  15. Plus j’avance dans ma vie et dans mes lectures, plus je me désole, souvent avec consternation, parfois avec délectation, de ce que je n’ai pas encore lu, de ce qui me reste à lire et de ce que je ne lirai probablement jamais.

    Auteur : Edouard Philippe - Source : Des hommes qui lisent (2017)


  16. Une lecture m'émeut plus qu'un malheur réel.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Sans référence


  17. On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux: par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir: trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.

    Auteur : Christian Bobin - Source : Une petite robe de fête (1991)


  18. Je suis un homme de télévision, je la fais et je sais que le meilleur moyen d'éteindre la lecture, de tuer toute curiosité, d'abandonner ses projets de voyage ou de refuser de sortir le soir, c'est d'allumer cette saloperie.

    Auteur : Jacques Martin - Source : 1992.


  19. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.

    Auteur : Christian Bobin - Source : Une petite robe de fête


  20. La lecture est un bonheur qui demande plus d'innocence et de liberté que de considération.

    Auteur : Maurice Blanchot - Source : Le Livre à venir


  21. L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé.

    Auteur : Charles de Secondat, baron de Montesquieu - Source : Discours, Lettres, Voyage à Paphos (1879)


  22. J'avais soif de livres, de nouvelles façons de voir et de concevoir. L'important n'était pas de croire ou de ne pas croire à mes lectures, mais de ressentir du neuf, d'être affecté par quelque chose qui transformât l'aspect du monde.

    Auteur : Richard Nathaniel Wright - Source : Black boy (1945)


  23. Aucune lecture ne remplace la lecture de Montaigne. Guez de Balzac est aussi très utile. C'est le Malherbe de la prose. Il a fixé le style français avant les Provinciales et avant les Pensées de Pascal.

    Auteur : Antoine Albalat - Source : L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1900)


  24. Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu'il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures et non d'après les racontars des autres.

    Auteur : Albert Einstein - Source : Comment je vois le monde (1934)


  25. Je me reproche de n'avoir pas, au jour le jour, transcrit sur un carnet spécial les phrases glanées au cours de mes lectures, qui méritaient de retenir l'attention, dont je voudrais me souvenir pour pouvoir les citer au besoin;

    Auteur : André Gide - Source : Journal 1939-1949 Souvenirs, 25 décembre 1942


Les citations du Littré sur Lecture


  1. Je dirais volontiers du Pergolèse comme Cicéron disait d'Homère, que c'est avoir déjà fait beaucoup de progrès dans l'art que de se plaire à sa lecture

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Lett. sur la mus. franç.


  2. Elle y [dans la lecture de l'histoire] perdait insensiblement le goût des romans et de leurs fades héros

    Auteur : BOSSUET - Source : Duch. d'Orl.


  3. ...Je vous jure Que de ces livres la lecture Diminue merveilleusement à la femme l'entendement

    Auteur : MAROT - Source : IV, 164


  4. [Les religieux] Parlent peu, dorment peu, se lèvent du matin, Prolongent l'oraison, prolongent la lecture, Et sous ces dures lois font une douce fin

    Auteur : Corneille - Source : ib. I, 25


  5. Lorsqu'une actrice imposante fait valoir le rôle de Médée, cette pièce [la Médée de Longepierre] a quelque éclat aux représentations, quoique la lecture en soit peu supportable

    Auteur : Voltaire - Source : Comm. Corn. Rem. Médée.


  6. Je montrerais qu'il y a des genres de poésie, où non seulement les Latins ne nous ont point surpassés, mais qu'ils n'ont pas même connus, comme, par exemple, ces poëmes en prose que nous appelons romans, et dont nous avons chez nous des modèles qu'on ne saurait trop estimer, à la morale près qui est fort vicieuse, et qui en rend la lecture dangereuse aux jeunes personnes

    Auteur : BOILEAU - Source : Lett. à Perrault.


  7. Je découvrais la multitude qui inondait la place, et j'étais à portée d'entendre la lecture de la bulle In coena Domini

    Auteur : DUCLOS - Source : Voy. Ital. Oeuv. t. VII, p. 157, dans POUGENS


  8. Le jeune homme a besoing d'estre bien guidé en la lecture des poetes, à fin que la poésie ne l'envoye point mal edifié, mais plutost preparé et rendu ami et familier à l'estude de philosophie

    Auteur : AMYOT - Source : Comment il faut lire les poëtes, 57


  9. Un homme à qui la lecture de vos observations n'a donné aucun mouvement que de compassion

    Auteur : Corneille - Source : Lett. apolog.


  10. À l'entrée du choeur était l'ambon, c'est-à-dire une tribune élevée où l'on montait des deux côtés, servant aux lectures publiques, nommée depuis pupitre, lutrin ou jubé

    Auteur : FLEURY - Source : Moeurs des chrét. 35


  11. Des hommes qui se piquent d'un peu plus de lecture que les autres

    Auteur : MASS. - Source : Carême, Doutes.


  12. Et son feu [d'un auteur], dépourvu de sens et de lecture, S'éteint à chaque pas faute de nourriture

    Auteur : BOILEAU - Source : Art p. III


  13. Je crois que cette sorte de divertissement [la lecture des Provinciales] vous amuserait bien autant que l'indéfectibilité de la matière

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 340


  14. Il n'y a point de particulier qui ne se sente autorisé par cette doctrine [puiser sa foi dans la lecture de la Bible] à adorer ses inventions, à consacrer ses erreurs

    Auteur : BOSSUET - Source : Reine d'Angl.


  15. Les faux savants ne sont pas les seuls qui veulent paraître ne rien ignorer ; presque tous les hommes ont ce défaut, principalement ceux qui ont quelque lecture et quelque étude

    Auteur : MALEBR. - Source : Rech. vér. IV, 8


  16. Notre concitoyen, disaient-ils en pleurant, Perd l'esprit, la lecture a gâté Démocrite

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. VIII, 26


  17. C'était le dessein d'avancer dans cette étude de sagesse qui la tenait si attachée à la lecture de l'histoire, qu'on appelle avec raison la sage conseillère des princes

    Auteur : BOSSUET - Source : ib.


  18. Une vaste et profonde lecture dans les matières théologiques

    Auteur : FONTEN. - Source : Boerhaave.


  19. La lecture des histoires ne scauroit que bien peu, ou rien du tout, servir à l'acquisition de prudence - Rien ne sert à devenir bon peintre, avoir ouy souvent parler de la peinture

    Auteur : AMYOT - Source : Préf. IX.


  20. J'ai vu le roi de Prusse attendri à une simple lecture de Bérénice qu'on faisait devant lui.... quel charme tira des larmes des yeux de ce héros philosophe ? la seule magie du style de ce vrai poëte

    Auteur : Voltaire - Source : Irène, Lett.


  21. Notre précepteur, qui n'avait jamais lu de romans.... en devint si féru qu'il avoua que la lecture des bons romans instruisait et divertissait

    Auteur : Paul Scarron - Source : Roman com. I, 13


  22. Je n'invite point à cette lecture ceux qui ne cherchent dans la poésie que la pompe des vers ; ce n'est ici qu'une traduction fidèle où j'ai tâché de conserver le caractère et la simplicité de l'auteur

    Auteur : Corneille - Source : Imit. préf. éd. de 1670


  23. Une avidité de savoir, une assiduité et, si j'ose le dire, une intempérance de lecture ont été les passions de sa jeunesse

    Auteur : FLÉCH. - Source : duc de Mont.


  24. Je suis sûr qu'à une seconde lecture tout au plus il ne leur en sera rien échappé

    Auteur : FONTEN. - Source : Préf. des mondes.


  25. Vous n'y trouveriez [à Ferney] d'autre amusement que celui d'un peu de société les soirs et une petite bibliothèque, si vous aimez la lecture

    Auteur : Voltaire - Source : Let. d'Étallonde, 20 déc. 1773




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Mise à jour le mardi 3 février 2026 à 03h22










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