La définition de Vouer du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Vouer
Nature :
Prononciation : vou-é
Etymologie : Provenç. vodar ; espagn. et portug. votar ; ital. votare ; du lat. votare (QUICHERAT, Addenda), dérivé de votum, voeu.

Voir les citations du mot VouerSignification du mot Vouer


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de vouer de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec vouer pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Vouer ?


La définition de Vouer

Promettre par voeu. Vouer un tableau à la Vierge.


Toutes les définitions de « vouer »


Trésor de la Langue Française informatisé


VOUER, verbe trans.

A. ? RELIG. Vouer qqn/qqc. à (une divinité, Dieu)
1.
a) Vieilli. Promettre, offrir en vertu d'un v?u. Vouer un culte à une déesse, aux muses; vouer un sacrifice, une victime à un dieu; vouer un pèlerinage à Dieu, à un saint. C'étaient [deux jeunes guerriers] les Dioscures, auxquels le dictateur avait voué un temple pendant la mêlée, et qu'on avait vu combattre et décider la victoire (Michelet, Hist. romaine, t. 1, 1831, p. 85).D'autres vierges (...) Aux autels d'Erycine ont voué leurs tuniques (Leconte de Lisle, Poèmes ant., 1852, p. 11).
? En partic. Placer sous l'invocation d'une divinité. Synon. dédier.Flots voués à Poséidon. Je pense que les Grecs en vouant à Minerve l'olivier montrèrent qu'ils avaient entrevu chez cet arbre, ce que cet arbre pressentait chez l'homme ? un parallèle effort vers la lumière (Gide, Journal, Feuillets, 1925, p. 810).
b) Au fig. Vouer un culte à qqn, à la mémoire de qqn. Dévouer à quelqu'un toute sa personne, le vénérer profondément. Elle était sensible à ce culte que lui vouait cet adolescent plein de grâce (Gide, Faux-monn., 1925, p. 1077).Guillaume de Lorris était le plus dévôt officiant du culte chevaleresque voué à la femme (Faral, Vie temps st Louis, 1942, p. 240).
2. Consacrer par un v?u. RELIG. CATH. Consacrer à la Vierge, à un saint pour en obtenir une protection particulière. Vouer un enfant à la Vierge; vouer une église à un saint; autel voué à Marie. D'un commun accord, son père et sa mère l'avaient voué à Dieu, dès avant sa naissance, « pour lui appartenir comme les premiers nés d'Israël » (Bremond, Hist. sent. relig., t. 3, 1921, p. 297).En apprenant que l'abbaye était vouée à saint Jean, l'incendiaire cria: « Quoique l'époque soit passée, nous allons fêter le saint » (Pesquidoux, Livre raison, 1928, p. 272).
? Vouer un enfant au bleu, au blanc. Habiller un jeune enfant aux couleurs de la Vierge en signe de cette consécration. Juive ayant un enfant: tout le temps de ses couches, promettant de le vouer à la Vierge. Enfant très beau, son seul amour, voué au blanc et au bleu (Goncourt, Journal, 1858, p. 559).
? P. anal., au passif. Être toujours vêtu d'habits de la même couleur. Femme vouée au noir. [Le duc de Rohan-Chabot] avait été voué au rouge, ayant porté l'habit de chambellan, l'uniforme de chevau-léger et la robe de cardinal (Chateaubr., Mém., t. 3, 1848, p. 364).Paule descendait l'escalier à petits pas soyeux. ? Décidément, tu es vouée au violet! dit-il avec un sourire (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 11).Pop. Voué au blanc. V. blanc ex. 33.
? Littér. [Dans des formules imprécatoires] Vouer qqn aux puissances infernales. Faire le v?u qu'une personne (ou un groupe de personnes) soit livrée aux puissances infernales. Malheureux! Je te voue aux blêmes Érinnyes, Aux chiennes de ta mère! (Leconte de Lisle, Poèmes trag., 1886, p. 229).
? Empl. pronom. réfl. Se consacrer par un v?u. Se vouer à Dieu. Il redouta de pécher en son âme, et de se vouer ainsi au diable (Adam, Enf. Aust., 1902, p. 122).Étant aux fers (...) Perrot Chapon se voua à madame sainte Catherine et s'endormit. Il se réveilla, tout enchaîné encore, dans sa maison (A. France, J. d'Arc, t. 1, 1908, p. 119).
? Fam. Ne (plus) savoir à quel saint se vouer. V. saint II A 3 a.
B. ? Au fig.
1. Vouer qqc. à (qqn, qqc.)
a) [L'obj. désigne un sentiment] Engager définitivement ou solennellement. Vouer à qqn son amitié, son attachement profond, son respect; vouer son admiration à l'Antiquité, à un livre. L'amitié que je vous porte, la reconnaissance que je vous ai vouée, ont pu seules m'y décider (Sandeau, Sacs, 1851, p. 21).De neuf à quinze ans, il lui avait voué la première ferveur de sa tendresse, un amour délicat et pieux de gamin tendre (Martin du G., Devenir, 1909, p. 30).
? [L'obj. désigne un sentiment nég.] Porter de manière profonde et durable. Vouer une aversion profonde à qqn, une exécration au mensonge. Ce fils aîné voua plus tard une haine mortelle à Valincour, l'ami de son père (Mauriac, Vie Racine, 1928, p. 219).
b) [L'obj. désigne l'activité, les qualités, le temps] Employer durablement, exclusivement pour l'accomplissement de quelque chose. Vouer ses efforts, son existence, ses talents à qqn; vouer son attention à ses enfants. Cette candide enfant (...) à qui j'ai voué ma jeunesse, ma vie, à qui j'ai juré éternelle foi (Borel, Champavert, 1833, p. 179).Un homme qui avait voué sa vie aux recherches scientifiques (Champfl., Bourgeois Molinch., 1855, p. 176).
2. Vouer qqn à qqc. (ou verbe à l'inf.).Engager quelqu'un dans un état, une activité, une situation; désigner pour quelque chose de manière irrévocable. Synon. consacrer.Vouer qqn à une tâche. Le caractère et la tournure de Birotteau semblaient le vouer éternellement au vicariat de la cathédrale (Balzac, Curé Tours, 1832, p. 194).Nos parents, très ingénument patriotes (...) nous vouaient à la fois à reconquérir l'Alsace et la Lorraine on ne sait par quels moyens de persuasion offensive, et à ne pas connaître la guerre (Arnoux, Contacts all., 1950, p. 23).
? Empl. pronom. réfl.
? Se consacrer à quelqu'un. Vous êtes la dame châtelaine inconnue qu'un pauvre chevalier errant rencontre, par hasard, dans une forêt, et à laquelle il se voue corps et âme (Soulié, Mém. diable, t. 1, 1837, p. 173).Elle s'était vouée à lui. Cette passion était le premier, le seul amour de sa vie (Rolland, J.-Chr., Nouv. journée, 1912, p. 1491).
? S'appliquer à quelque chose de manière assidue et exclusive. Se vouer à l'art, au célibat, à l'étude, à un idéal, au service de qqn, à un travail. Tout particulier qui désirera se vouer aux fonctions d'instituteur primaire devra présenter au recteur de son académie un certificat de bonne conduite des curé et maire de la commune (Hist. instit. et doctr. pédag., 1816, p. 295).
3. Vouer qqn, qqc. à qqc. (ou verbe à l'inf.)
a) Amener à un état, une situation; destiner à quelque chose de manière impérative, inexorablement. Cageot, simple caissette à claire-voie vouée au transport de ces fruits qui de la moindre suffocation font à coup sûr une maladie (Ponge, Parti pris, 1942, p. 15).Traitement indéfiniment prolongé, qui vouait les malades à des soins constants (Ce que la Fr. a apporté à la méd., 1946 [1943], p. 135).
b) Destiner, déterminer à un état négatif ou mauvais de manière inéluctable. Vouer à l'abandon, au mépris, à la médiocrité, à la perte, à la ruine, à la mort; espèce vouée à la disparition; maison vouée à la démolition. Un caporal de sapeurs (...) fait sauter le pont, vouant ainsi à la perdition tout ce qui demeurait encore au-delà: toute notre arrière-garde (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 29).Neuf heures et demie de travail pour dix heures de présence, ce qui suffisait à les vouer au rhumatisme articulaire (Hamp, Champagne, 1909, p. 152).
Prononc. et Orth.: [vwe], (il) voue [vu]. Ac. 1694, 1718: voüer, -é (tréma: prononc. en deux syll. [vue]. V. ds Fér. 1768, Fér. Crit. t. 3 1788 et encore ds Littré: vou-é); dep. 1740: vouer, -é. Étymol. et Hist. 1. 1remoit. xiies. trans. vuer vut a « faire v?u, promettre par v?u [à Dieu] » (Psautier de Cambridge, éd. Fr. Michel, CXXXI, 2); 1130-40 (Wace, Ste Marguerite, éd. E. A. Francis, 118: casteé que t'ai voée); id. voer a Deu que + prop. (Id., Conception N.-D., éd. W. R. Ashford, 149); fin xves. vouer de + inf. (Philippe de Commynes, Mém., VII, 14, éd. J. Calmette, t. 3, p. 85); 2. 1130-40 réfl. « consacrer par v?u quelqu'un à Dieu » (Wace, Conception N.-D., 685); ca 1165 part. passé adj. none vouee (Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 1136); 3. a) ?) 1176-81 « se destiner à, s'engager vers » (Chrétien de Troyes, Chevalier de la charrette, éd. M. Roques, 696: Je ne sai preu le quel [passage] je praigne [...] Au Pont desoz Eve me veu); 1269-78 trans. indir. (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 5750: Autre amor naturel i a Que Nature es bestes cria Par quoi de leur feons chevissent [...] Nature les i fet voer, Force leur fet); ?) 1580 hommes vouez à leur devotion [des tyrans] (Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 461); 1680 réfl. se voüer au service de quelcun (Rich.); b) 1579 trans. « consacrer, employer » vouer un chapitre à telle question (Paré, ?uvres, VIII, 11, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 2, p. 29a); 4. av. 1610 [impr. 1615] « promettre de manière irrévocable » (Malherbe, Poésies, LI, 21 ds ?uvres, éd. L. Lalanne, t. 1, p. 175: Quand je lui vouai mon service, Faillis-je en mon élection?); 1664 vouer une amitié à qqn (Racine, Thébaïde, II, 1); 5. 1671 « employer une chose avec un zèle soutenu » voüer sa vie pour son pays (Pomey); 1872 « id. » vouer sa plume à la défense de la religion (Littré). Dér. de v?u*; dés. -er. Cf. le b. lat. votare « promettre » (xies. ds Blaise Latin. Med. Aev.; v. aussi FEW t. 14, p. 637b, note 5). Fréq. abs. littér.: 458. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 696, b) 483; xxes.: a) 515, b) 782.

VOUER, verbe trans.
Étymol. et Hist. 1. 1remoit. xiies. trans. vuer vut a « faire v?u, promettre par v?u [à Dieu] » (Psautier de Cambridge, éd. Fr. Michel, CXXXI, 2); 1130-40 (Wace, Ste Marguerite, éd. E. A. Francis, 118: casteé que t'ai voée); id. voer a Deu que + prop. (Id., Conception N.-D., éd. W. R. Ashford, 149); fin xves. vouer de + inf. (Philippe de Commynes, Mém., VII, 14, éd. J. Calmette, t. 3, p. 85); 2. 1130-40 réfl. « consacrer par v?u quelqu'un à Dieu » (Wace, Conception N.-D., 685); ca 1165 part. passé adj. none vouee (Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 1136); 3. a) ?) 1176-81 « se destiner à, s'engager vers » (Chrétien de Troyes, Chevalier de la charrette, éd. M. Roques, 696: Je ne sai preu le quel [passage] je praigne [...] Au Pont desoz Eve me veu); 1269-78 trans. indir. (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 5750: Autre amor naturel i a Que Nature es bestes cria Par quoi de leur feons chevissent [...] Nature les i fet voer, Force leur fet); ?) 1580 hommes vouez à leur devotion [des tyrans] (Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 461); 1680 réfl. se voüer au service de quelcun (Rich.); b) 1579 trans. « consacrer, employer » vouer un chapitre à telle question (Paré, ?uvres, VIII, 11, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 2, p. 29a); 4. av. 1610 [impr. 1615] « promettre de manière irrévocable » (Malherbe, Poésies, LI, 21 ds ?uvres, éd. L. Lalanne, t. 1, p. 175: Quand je lui vouai mon service, Faillis-je en mon élection?); 1664 vouer une amitié à qqn (Racine, Thébaïde, II, 1); 5. 1671 « employer une chose avec un zèle soutenu » voüer sa vie pour son pays (Pomey); 1872 « id. » vouer sa plume à la défense de la religion (Littré). Dér. de v?u*; dés. -er. Cf. le b. lat. votare « promettre » (xies. ds Blaise Latin. Med. Aev.; v. aussi FEW t. 14, p. 637b, note 5).

Vouer au Scrabble


Le mot vouer vaut 8 points au Scrabble.

vouer

Informations sur le mot vouer - 5 lettres, 3 voyelles, 2 consonnes, 5 lettres uniques.

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vouer

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Mots du jour


Juger     Tricoté, ée     Ressortir     Inféodé, ée     Inflammation     Épanouir     Rider     Gabarieur     Tremblaie     Frotté, ée     

Les citations avec le mot Vouer


  1. Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir... Le reste c'est rien du tout, c'est de la peur qu'on n'ose pas avouer, c'est de l'art.

    Auteur : Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline - Source : Voyage au bout de la nuit (1932)


  2. Dévouer sa pensée, – permettez-moi de répéter ici solennellement ce que j'ai dit toujours, ce que j'ai écrit partout, ce qui, dans la proportion restreinte de mes efforts, n'a jamais cessé d'être ma règle, ma loi, mon principe et mon but ; – dévouer sa pensée au développement continu de la sociabilité humaine ; avoir les populaces en dédain et le peuple en amour

    Auteur : Victor Hugo - Source : Discours de réception de Victor Hugo à l'Académie Française - Le 3 juin 1841


  3. Il est souvent plus grand d'avouer ses fautes que de n'en pas commettre.

    Auteur : François de La Rochefoucauld - Source : Sans référence


  4. Lorsque vous commencez à mentir, il devient chaque jour plus difficile d'avouer la vérité.

    Auteur : Mary Higgins Clark - Source : Un jour tu verras...(1993)


  5. Je ne commets des fautes que pour le plaisir de les avouer.

    Auteur : Yann Moix - Source : Une simple lettre d'amour (2015)


  6. L'envie est de tous les péchés le plus difficile à avouer, et le plus répandu.

    Auteur : René Girard - Source : Shakespeare : les feux de l'envie (1990)


  7. Je suis un enfant de la guerre : j’en ai gardé des traumatismes indélébiles. La guerre, je n’ai pas honte de l’avouer, j’y ai participé par devoir.

    Auteur : Alexandre Najjar - Source : Kadicha (2011)


  8. Désigner nommément le mal, c'était le faire exister, en rechercher la cause, c'était avouer son inquiétude, s'exposer aux rumeurs.

    Auteur : Franck Pavloff - Source : L'Homme à la carrure d'ours (2012)


  9. On ne doit jamais craindre d'avouer son ignorance: elle suscite toujours des aides inespérées.

    Auteur : Philippe Bouvard - Source : Bouvard de A à Z (2014)


  10. Je ne sais plus à quels seins me vouer.

    Auteur : Frédéric Dard - Source : Les pensées de San-Antonio


  11. Le dépit nous amène à dévoiler brutalement, et parfois même à notre propre surprise, des sentiments que nous recelions en nous, quelquefois depuis longtemps, sans même avoir jamais consenti à nous les avouer.

    Auteur : Jeanne Bourin - Source : Les Compagnons d'Eternité (1992)


  12. On doit se consoler de ses fautes quand on a la force de les avouer.

    Auteur : François de La Rochefoucauld - Source : Réflexions ou Sentences et Maximes morales (1664)


  13. Il était sur le point d'avouer à Madame de Rênal l'ambition qui jusqu'alors avait été l'essence même de son existence.

    Auteur : Henri Beyle, dit Stendhal - Source : Le Rouge et le Noir (1830)


  14. Tu perds ta peine, douleur; si importune que tu sois, je n'avouerai jamais que tu sois un mal.

    Auteur : Cicéron - Source : Tusculanes, II, 25


  15. Le logis, c'est le temple de la famille. Il est permis d'y vouer toute sa ferveur, toutes les ferveurs.

    Auteur : Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier - Source : Les plans de Paris: 1956-1922 (1956)


  16. Aimer, c'est avoir pour but le bonheur d'un autre, se subordonner à lui, s'employer et se dévouer à son bien.

    Auteur : Hippolyte Taine - Source : Philosophie de l'art (1865)


  17. Un mari, comme un gouvernement, ne doit jamais avouer de faute.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : Physiologie du Mariage (1830)


  18. Il se rendait compte que son caractère était à l'opposé de celui de l'empereur Napoléon Bonaparte, lui qui avait clamé: « Toutes les femmes du monde ne me feront pas perdre une seule heure. » Bony était troublé de s'avouer à quel point il connaissait mal la psychologie féminine. Une femme intelligente comme la sienne, aurait pu disserter longuement là-dessus , remarquer une inflexion de voix, une expression des yeux, de la bouche et, en faisant la somme de tout cela, aurait réussi à multiplier sa réponse par l'intuition, à la diviser par l'imagination, et fini par faire le tour de ces trois femmes.

    Auteur : Arthur Upfield - Source : La maison maléfique (1952)


  19. Je rêve d'un confesseur idéal, à qui tout dire, tout avouer, je rêve d'un saint blasé.

    Auteur : Emil Cioran - Source : De l'inconvénient d'être né (1973)


  20. Si le lecteur trouve cette phrase trop longue, qu'il accepte mes excuses; mais qu'il ne s'attende pas de ma part à des bassesses. Je puis avouer mes fautes; mais non les rendre plus graves par ma lâcheté.

    Auteur : Isidore Ducasse, dit comte de Lautréamont - Source : Les chants de Maldoror (1869), IV


  21. C'était une âme naïve, qui jamais ne s'était élevée même jusqu'à juger son mari, et à s'avouer qu'il l'ennuyait.

    Auteur : Henri Beyle, dit Stendhal - Source : Le Rouge et le Noir (1830)


  22. Les femmes ne craignent pas d'être soupçonnées de plusieurs amants, mais elles ne voudraient pas en avouer un.

    Auteur : Madeleine d'Arsant de Puisieux - Source : Les caractères (1750)


  23. Dans un monde mal organisé, je n'ai nul besoin d'agir selon ce qui me parait juste; mais je vous avouerai franchement que je ne sais ce qu'il me faudrait faire.

    Auteur : Robert Musil - Source : L'Homme sans qualités (1933)


  24. Si vous dites : II fait beau temps, et que vous disiez vérité, il fait donc beau temps. Voilà pas une forme de parler certaine ? Encore nous trompera-t-elle. Qu'il soit ainsi, suivons l'exemple. Si vous dites : Je mens, et que vous disiez vrai, vous mentez donc. L'art, la raison, la force de la conclusion de cette-ci sont pareilles à l'autre ; toutes fois nous voila embourbés. Je vois les philosophes Pyrrhoniens qui ne peuvent exprimer leur générale conception en aucune manière de parler; car il leur faudrait un nouveau langage. Le notre est tout formé de propositions affirmatives, qui leur sont de tout ennemies. De façon que, quand ils disent : « Je doute », on les tient incontinent à la gorge pour leur faire avouer qu'au moins ils assurent et savent cela, qu'ils doutent. [...] Cette fantaisie est plus sûrement conçue par interrogation : « Que sais-je ? » comme je la porte à la devise d'une balance.

    Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais, II, 12, Apologie de Raimond Sebond


  25. Il faut avouer aussi que, du côté des apôtres, le zèle a été parfois un peu précipité ; il a manqué dans cette occasion à la cause de la vérité, ce qui manque si souvent, une grande tête à la tête des têtes.

    Auteur : Joseph de Maistre - Source : Lettre, à M. le Vicomte de Bonald, 8 mai 1816


Les citations du Littré sur Vouer


  1. Magnifier, ce mot est excellent et a une grande emphase pour exprimer une louange extraordinaire.... mais avec tout cela il faut avouer qu'il vieillit, et qu'à moins que d'être employé dans un grand ouvrage, il aurait de la peine à passer

    Auteur : VAUGELAS - Source : Rem. CXXIII


  2. Qu'est-ce qui vous fait [vous, Fénelon] méconnaître et désavouer vos propres discours.... est-ce le plaisir de vous plaindre, ou le désir d'abattre un adversaire, ou le peu de suite de votre système ?

    Auteur : BOSSUET - Source : Rép. d'un théologien, 2


  3. Et certainement il faut avouer qu'elle [la Sophonisbe de Mairet] a des endroits inimitables, et qu'il serait dangereux de retâter après lui

    Auteur : Corneille - Source : Sophon. au lecteur.


  4. Quoiqu'elle penche sur son déclin, il faut avouer qu'elle a encore des attraits

    Auteur : BALZ. - Source : liv. v, lett. 3


  5. Il faut avouer que la vie ressemble au festin de Damoclès : le glaive est toujours suspendu

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. d'Argental, 18 août 1767


  6. Tous trois désavoueront la douleur qui te touche

    Auteur : Corneille - Source : Hor. V, 3


  7. Je suis contraint d'avouer qu'il n'y a rien de tout ce que je croyais autrefois être véritable dont je ne puisse en quelque façon douter ; et cela, non point par inconsidération ou légèreté, mais pour des raisons très fortes et mûrement considérées

    Auteur : DESC. - Source : 1re médit. 8


  8. Quand on veut reprendre avec utilité, et montrer à un autre qu'il se trompe, il faut observer par quel côté il envisage la chose ; car elle est vraie ordinairement de ce côté-là, et lui avouer cette vérité, mais lui découvrir le côté par où elle est fausse

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Pens. VI, 26, éd. HAVET.


  9. J'aurais bon le demander à Perrette, elle ne l'avouerait jamais, elle est trop dessalée

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : la Coupe enchantée, sc. 6


  10. Jean [saint Jean Baptiste] s'humilie ; et un Dieu l'exalte en le faisant, pour ainsi dire, son consécrateur pour se dévouer sous sa main à la pénitence

    Auteur : BOSSUET - Source : Élévat. sur myst. XXII, 4


  11. Je ne vis jamais pere, pour teigneux que fust son fils, qui laissast de l'avouer

    Auteur : MONT. - Source : I, 154


  12. Pourquoi désavouer un billet de ma main ?

    Auteur : Molière - Source : Mis. IV, 3


  13. Hippolyte, en partant, fuit une autre ennemie ; Je fuis, je l'avouerai, cette jeune Aricie

    Auteur : Jean Racine - Source : Phèd. I, 1


  14. Ceux qui sont instruits des affaires étant obligés d'avouer que le roi n'avait point donné d'ouverture ni de prétexte aux excès sacriléges....

    Auteur : BOSSUET - Source : Reine d'Anglet.


  15. Je ne dissimule pas que cet ouvrage ne fera pas plus d'observateurs que les poétiques ne font de poëtes ; mais il faut avouer pourtant qu'il montre ce qu'on doit pratiquer pour réussir dans les observations et les expériences

    Auteur : SENNEBIER - Source : Ess. sur l'art d'observer, t. I, p. 12, dans POUGENS.


  16. Lorsqu'on est aussi faillible que je le suis, il y a bien peu de mérite à avouer publiquement qu'on s'est trompé

    Auteur : BONNET - Source : Lett. div. Oeuvres, t. XII, p. 63


  17. Thoison d'or, herault de l'ordre du duc, portant un faisant rosti moult noblement paré, le presenta au duc pour entremet, disant à tel present appartenoit de vouer. Le duc lui repondit que voirement c'estoit bien raison, et en presence de tous voua et promit à Dieu le pere, à Dieu le fils, et à Dieu le benoist Saint-Esprit, un seul en trois personnes, que.... il iroit à toute sa puissance où le grand Turc seroit, et le combattroit de son corps contre le sien

    Auteur : MONSTRELET - Source : t. III, p. 56, dans LACURNE


  18. Je ne veux point ici parler de tous les sens pour vous faire avouer leur indigence

    Auteur : BOSSUET - Source : La Vallière.


  19. Socin et les autres disent que l'usure n'est pas un péché selon les lois chrétiennes ; en quoi il faut avouer qu'ils ne dégénèrent pas de la doctrine commune des protestants

    Auteur : BOSSUET - Source : 6e avertiss. sur les lettres de Jurieu


  20. Le désavouerez-vous pour n'avoir pas de seing ? - Pourquoi désavouer un billet de ma main ?

    Auteur : Molière - Source : Mis. IV, 3


  21. À moins que d'avouer Que c'est un lâche tour qu'on le force à jouer

    Auteur : Corneille - Source : D. Sanche, v, 6


  22. Je suis persuadé que vous ne désavoueriez pas pour parents les princes de ces maisons, que vous en porteriez le deuil quand ils viendraient à mourir, et que vous mettriez leurs armes dans vos quartiers

    Auteur : CAILLÈRES - Source : Bon et mauv. usage, convers. 1


  23. Moi donc, qui dois souvent en certain lieu me rendre.... Ne sachant plus tantôt à quel saint me vouer [dans un embarras de voitures], Je me mets au hasard de me faire rouer

    Auteur : BOILEAU - Source : Sat. VI


  24. Et sans doute son coeur vous en avouera bien

    Auteur : Corneille - Source : D. San. IV, 2


  25. Je m'assure que vous avouerez à la fin qu'il n'y a peut-être rien de si difficile que de rendre hérétiques ceux qui ne le sont pas et qui ne fuient rien tant que de l'être

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Prov. 18




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Mise à jour le dimanche 8 février 2026 à 08h33










 -  Vacance  -  Vache  -  Vacuite  -  Vaincre  -  Valeur  -  Vanite  -  Vanité  -  Vengeance  -  Verbe  -  Verge  -  Vérité  -  Verite  -  Vertu  -  Vetement  -  Vice  -  Victoire  -  Vie  -  Vieillard  -  Vieillesse  -  Vierge  -  Vieux  -  Vie_heureuse  -  Ville  -  Vin  -  Violence  -  Visage  -  Visite  -  Vitesse  -  Vivre  -  Vivre  -  Voeux  -  Voisinage  -  Voiture  -  Voleur  -  Volonte  -  Volonté  -  Volupté  -  Vote  -  Voyage  -  Voyager

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