Définition de « vouer »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot vouer de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur vouer pour aider à enrichir la compréhension du mot Vouer et répondre à la question quelle est la définition de vouer ?

VER genre () de 1 syllabes
Une définition simple :

  • Promettre par vœu. - Vouer un temple à Dieu. - Vouer une lampe à la Vierge.

  • (fig) Promettre d’une manière particulière. - Vouer obéissance au pape. - Vouer ses services à un prince. - Vouer à quelqu’un le plus fidèle attachement. - L’amitié que je lui ai vouée.

  • (ext) Consacrer à Dieu. - Vouer un enfant à Dieu. - Ses parents l’avaient voué à Dieu dès l’instant de sa naissance. - Une fille qui a voué sa virginité à Dieu. - Se vouer, se consacrer à Dieu, au service de Dieu.

  • (anal) Mettre sous la protection spéciale d’un saint. - Vouer sa fille à la Vierge. - Vouer un enfant à saint François. - Vouer un enfant au blanc et au bleu, s’engager à ne lui faire porter, jusqu’à un âge déterminé, que du blanc et du bleu, couleurs de la Vierge.

  • Dévouer, employer avec zèle, avec suite à un objet particulier. - Il a voué sa plume à la vérité, à la défense de la religion. Synonyme : dédier


    Expression : ne savoir à quel saint se vouer : ne savoir à qui recourir, quel moyen employer pour sortir d’embarras. On dit aussi : se vouer à tous les saints. vouer au bleu



    Définitions de « vouer »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    VOUER, verbe trans.

    A. ? RELIG. Vouer qqn/qqc. à (une divinité, Dieu)
    1.
    a) Vieilli. Promettre, offrir en vertu d'un v?u. Vouer un culte à une déesse, aux muses; vouer un sacrifice, une victime à un dieu; vouer un pèlerinage à Dieu, à un saint. C'étaient [deux jeunes guerriers] les Dioscures, auxquels le dictateur avait voué un temple pendant la mêlée, et qu'on avait vu combattre et décider la victoire (Michelet, Hist. romaine, t. 1, 1831, p. 85).D'autres vierges (...) Aux autels d'Erycine ont voué leurs tuniques (Leconte de Lisle, Poèmes ant., 1852, p. 11).
    ? En partic. Placer sous l'invocation d'une divinité. Synon. dédier.Flots voués à Poséidon. Je pense que les Grecs en vouant à Minerve l'olivier montrèrent qu'ils avaient entrevu chez cet arbre, ce que cet arbre pressentait chez l'homme ? un parallèle effort vers la lumière (Gide, Journal, Feuillets, 1925, p. 810).
    b) Au fig. Vouer un culte à qqn, à la mémoire de qqn. Dévouer à quelqu'un toute sa personne, le vénérer profondément. Elle était sensible à ce culte que lui vouait cet adolescent plein de grâce (Gide, Faux-monn., 1925, p. 1077).Guillaume de Lorris était le plus dévôt officiant du culte chevaleresque voué à la femme (Faral, Vie temps st Louis, 1942, p. 240).
    2. Consacrer par un v?u. RELIG. CATH. Consacrer à la Vierge, à un saint pour en obtenir une protection particulière. Vouer un enfant à la Vierge; vouer une église à un saint; autel voué à Marie. D'un commun accord, son père et sa mère l'avaient voué à Dieu, dès avant sa naissance, « pour lui appartenir comme les premiers nés d'Israël » (Bremond, Hist. sent. relig., t. 3, 1921, p. 297).En apprenant que l'abbaye était vouée à saint Jean, l'incendiaire cria: « Quoique l'époque soit passée, nous allons fêter le saint » (Pesquidoux, Livre raison, 1928, p. 272).
    ? Vouer un enfant au bleu, au blanc. Habiller un jeune enfant aux couleurs de la Vierge en signe de cette consécration. Juive ayant un enfant: tout le temps de ses couches, promettant de le vouer à la Vierge. Enfant très beau, son seul amour, voué au blanc et au bleu (Goncourt, Journal, 1858, p. 559).
    ? P. anal., au passif. Être toujours vêtu d'habits de la même couleur. Femme vouée au noir. [Le duc de Rohan-Chabot] avait été voué au rouge, ayant porté l'habit de chambellan, l'uniforme de chevau-léger et la robe de cardinal (Chateaubr., Mém., t. 3, 1848, p. 364).Paule descendait l'escalier à petits pas soyeux. ? Décidément, tu es vouée au violet! dit-il avec un sourire (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 11).Pop. Voué au blanc. V. blanc ex. 33.
    ? Littér. [Dans des formules imprécatoires] Vouer qqn aux puissances infernales. Faire le v?u qu'une personne (ou un groupe de personnes) soit livrée aux puissances infernales. Malheureux! Je te voue aux blêmes Érinnyes, Aux chiennes de ta mère! (Leconte de Lisle, Poèmes trag., 1886, p. 229).
    ? Empl. pronom. réfl. Se consacrer par un v?u. Se vouer à Dieu. Il redouta de pécher en son âme, et de se vouer ainsi au diable (Adam, Enf. Aust., 1902, p. 122).Étant aux fers (...) Perrot Chapon se voua à madame sainte Catherine et s'endormit. Il se réveilla, tout enchaîné encore, dans sa maison (A. France, J. d'Arc, t. 1, 1908, p. 119).
    ? Fam. Ne (plus) savoir à quel saint se vouer. V. saint II A 3 a.
    B. ? Au fig.
    1. Vouer qqc. à (qqn, qqc.)
    a) [L'obj. désigne un sentiment] Engager définitivement ou solennellement. Vouer à qqn son amitié, son attachement profond, son respect; vouer son admiration à l'Antiquité, à un livre. L'amitié que je vous porte, la reconnaissance que je vous ai vouée, ont pu seules m'y décider (Sandeau, Sacs, 1851, p. 21).De neuf à quinze ans, il lui avait voué la première ferveur de sa tendresse, un amour délicat et pieux de gamin tendre (Martin du G., Devenir, 1909, p. 30).
    ? [L'obj. désigne un sentiment nég.] Porter de manière profonde et durable. Vouer une aversion profonde à qqn, une exécration au mensonge. Ce fils aîné voua plus tard une haine mortelle à Valincour, l'ami de son père (Mauriac, Vie Racine, 1928, p. 219).
    b) [L'obj. désigne l'activité, les qualités, le temps] Employer durablement, exclusivement pour l'accomplissement de quelque chose. Vouer ses efforts, son existence, ses talents à qqn; vouer son attention à ses enfants. Cette candide enfant (...) à qui j'ai voué ma jeunesse, ma vie, à qui j'ai juré éternelle foi (Borel, Champavert, 1833, p. 179).Un homme qui avait voué sa vie aux recherches scientifiques (Champfl., Bourgeois Molinch., 1855, p. 176).
    2. Vouer qqn à qqc. (ou verbe à l'inf.).Engager quelqu'un dans un état, une activité, une situation; désigner pour quelque chose de manière irrévocable. Synon. consacrer.Vouer qqn à une tâche. Le caractère et la tournure de Birotteau semblaient le vouer éternellement au vicariat de la cathédrale (Balzac, Curé Tours, 1832, p. 194).Nos parents, très ingénument patriotes (...) nous vouaient à la fois à reconquérir l'Alsace et la Lorraine on ne sait par quels moyens de persuasion offensive, et à ne pas connaître la guerre (Arnoux, Contacts all., 1950, p. 23).
    ? Empl. pronom. réfl.
    ? Se consacrer à quelqu'un. Vous êtes la dame châtelaine inconnue qu'un pauvre chevalier errant rencontre, par hasard, dans une forêt, et à laquelle il se voue corps et âme (Soulié, Mém. diable, t. 1, 1837, p. 173).Elle s'était vouée à lui. Cette passion était le premier, le seul amour de sa vie (Rolland, J.-Chr., Nouv. journée, 1912, p. 1491).
    ? S'appliquer à quelque chose de manière assidue et exclusive. Se vouer à l'art, au célibat, à l'étude, à un idéal, au service de qqn, à un travail. Tout particulier qui désirera se vouer aux fonctions d'instituteur primaire devra présenter au recteur de son académie un certificat de bonne conduite des curé et maire de la commune (Hist. instit. et doctr. pédag., 1816, p. 295).
    3. Vouer qqn, qqc. à qqc. (ou verbe à l'inf.)
    a) Amener à un état, une situation; destiner à quelque chose de manière impérative, inexorablement. Cageot, simple caissette à claire-voie vouée au transport de ces fruits qui de la moindre suffocation font à coup sûr une maladie (Ponge, Parti pris, 1942, p. 15).Traitement indéfiniment prolongé, qui vouait les malades à des soins constants (Ce que la Fr. a apporté à la méd., 1946 [1943], p. 135).
    b) Destiner, déterminer à un état négatif ou mauvais de manière inéluctable. Vouer à l'abandon, au mépris, à la médiocrité, à la perte, à la ruine, à la mort; espèce vouée à la disparition; maison vouée à la démolition. Un caporal de sapeurs (...) fait sauter le pont, vouant ainsi à la perdition tout ce qui demeurait encore au-delà: toute notre arrière-garde (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 29).Neuf heures et demie de travail pour dix heures de présence, ce qui suffisait à les vouer au rhumatisme articulaire (Hamp, Champagne, 1909, p. 152).
    Prononc. et Orth.: [vwe], (il) voue [vu]. Ac. 1694, 1718: voüer, -é (tréma: prononc. en deux syll. [vue]. V. ds Fér. 1768, Fér. Crit. t. 3 1788 et encore ds Littré: vou-é); dep. 1740: vouer, -é. Étymol. et Hist. 1. 1remoit. xiies. trans. vuer vut a « faire v?u, promettre par v?u [à Dieu] » (Psautier de Cambridge, éd. Fr. Michel, CXXXI, 2); 1130-40 (Wace, Ste Marguerite, éd. E. A. Francis, 118: casteé que t'ai voée); id. voer a Deu que + prop. (Id., Conception N.-D., éd. W. R. Ashford, 149); fin xves. vouer de + inf. (Philippe de Commynes, Mém., VII, 14, éd. J. Calmette, t. 3, p. 85); 2. 1130-40 réfl. « consacrer par v?u quelqu'un à Dieu » (Wace, Conception N.-D., 685); ca 1165 part. passé adj. none vouee (Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 1136); 3. a) ?) 1176-81 « se destiner à, s'engager vers » (Chrétien de Troyes, Chevalier de la charrette, éd. M. Roques, 696: Je ne sai preu le quel [passage] je praigne [...] Au Pont desoz Eve me veu); 1269-78 trans. indir. (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 5750: Autre amor naturel i a Que Nature es bestes cria Par quoi de leur feons chevissent [...] Nature les i fet voer, Force leur fet); ?) 1580 hommes vouez à leur devotion [des tyrans] (Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 461); 1680 réfl. se voüer au service de quelcun (Rich.); b) 1579 trans. « consacrer, employer » vouer un chapitre à telle question (Paré, ?uvres, VIII, 11, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 2, p. 29a); 4. av. 1610 [impr. 1615] « promettre de manière irrévocable » (Malherbe, Poésies, LI, 21 ds ?uvres, éd. L. Lalanne, t. 1, p. 175: Quand je lui vouai mon service, Faillis-je en mon élection?); 1664 vouer une amitié à qqn (Racine, Thébaïde, II, 1); 5. 1671 « employer une chose avec un zèle soutenu » voüer sa vie pour son pays (Pomey); 1872 « id. » vouer sa plume à la défense de la religion (Littré). Dér. de v?u*; dés. -er. Cf. le b. lat. votare « promettre » (xies. ds Blaise Latin. Med. Aev.; v. aussi FEW t. 14, p. 637b, note 5). Fréq. abs. littér.: 458. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 696, b) 483; xxes.: a) 515, b) 782.


    Wiktionnaire


    Verbe - français

    vouer \vwe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

    1. Promettre par v?u.
      • Vouer un temple à Dieu.
      • Vouer une lampe à la Vierge.
    2. (Figuré) Promettre d'une manière particulière.
      • Vouer obéissance au pape.
      • Vouer ses services à un prince.
      • Vouer à quelqu'un le plus fidèle attachement.
      • L'amitié que je lui ai vouée.
    3. (Par extension) Consacrer à Dieu.
      • Vouer un enfant à Dieu.
      • Ses parents l'avaient voué à Dieu dès l'instant de sa naissance.
      • Une fille qui a voué sa virginité à Dieu.
      • Se vouer, se consacrer à Dieu, au service de Dieu.
    4. (Par analogie) Mettre sous la protection spéciale d'un saint.
      • Vouer sa fille à la Vierge.
      • Vouer un enfant à saint François.
      • Vouer un enfant au blanc et au bleu, s'engager à ne lui faire porter, jusqu'à un âge déterminé, que du blanc et du bleu, couleurs de la Vierge.
    5. (Figuré) Avoir une dévotion particulière ; vénérer profondément.
      • Les économiquement faibles inscrits à son « bureau de bienfaisance », les personnes seules et âgées, les travailleurs immigrés, les déshérités de tous poils lui vouaient une vénération sans limites. (Jean-Paul Steiger, La plus chouette histoire de tous les temps, Éditions Nathan, 1975, chap. 11)
    6. Dévouer, employer avec zèle, avec suite à un objet particulier.
      • Il a voué sa plume à la vérité, à la défense de la religion.
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    Littré

    VOUER (vou-é), je vouais, nous vouions, vous vouiez?; que je voue, que nous vouions, que vous vouiez v. a.
    • 1Promettre par v?u. Vouer un tableau à la Vierge. Fais donc, et je te voue un temple magnifique Comme au restaurateur des affaires d'Afrique, Mairet, Sophon. III, 3. La Parque à filets d'or n'ourdira pas ma vie, Je ne dormirai point sous de riches lambris?; Mais voit-on que le somme en perde de son prix??? Je lui voue au désert de nouveaux sacrifices, La Fontaine, Fabl. XI, 4. Le religieux, fidèle observateur de la pauvreté qu'il a vouée, s'en tient au pur nécessaire, Bourdaloue, Pensées, Sur l'état relig. t. II, p. 495.

      Absolument. C'est selon cette loi [du v?u] qu'il est dit que Jephté égorgea sa propre fille, et il lui fit comme il avait voué, Voltaire, Philos. déf. mil. Bolingbr. 21.

    • 2Particulièrement, consacrer à Dieu. Ses parents l'ont voué à Dieu. Ce parricide [Jephté] qui ordonnait que tout ce qui serait voué serait massacré sans rémission, Voltaire, Mél. hist. Un chrétien contre six juifs, 28.

      On dit par extension, mais toujours par rapport à Dieu?: Vouer sa fille à la Vierge. Vouer un enfant à saint François. On l'assujettissait à tous les régimes [une malade], on la vouait à tous les saints, on la menait à tous les pèlerinages, Riccoboni, ?uv. t. v, p. 187, dans POUGENS.

      Vouer un enfant au blanc, le vouer à être toujours vêtu de blanc jusqu'à tel âge.

    • 3 Fig. Promettre d'une manière particulière et avec une sorte de solennité. Quand je lui vouai mon service, Faillis-je en mon élection?? Malherbe, v, 23. Je lui vouai dès lors une amitié sincère, Racine, Théb. II, 1. Je t'ai voué mes jours, ils te sont consacrés, Voltaire, Oreste, III, 8. Ennemi déclaré de toutes les erreurs qui avilissent et dévorent l'espèce humaine, il [l'abbé de Saint-Pierre] avait voué à la religion musulmane une aversion particulière, D'Alembert, Élog. l'ab. de St-P.
    • 4Employer avec zèle, avec suite. Il a voué sa plume à la défense de la religion.
    • 5Se vouer, v. réfl. Se consacrer. Se vouer au service de Dieu.

      Absolument. Stérilité régnait en mariage? Encor bien que léans On se vouât pour obtenir enfants, La Fontaine, Féronde.

      Fig. Ne savoir à quel saint se vouer, ne savoir à qui recourir, quel moyen employer. Lélie?: Las?! si de ton secours ta colère me prive, à quel saint me vouerai-je?? - Mascarille?: Au grand diable d'enfer, Molière, l'Et. III, 12. M. de Luxembourg a été deux jours sans manger?; il avait demandé plusieurs pères jésuites, on les lui a refusés?; il a demandé la Vie des saints, on la lui a donnée?: il ne sait, comme vous voyez, à quel saint se vouer, Sévigné, 31 janv. 1680.

      On dit à peu près dans le même sens?: se vouer à tous les saints.


    SYNONYME

    VOUER, CONSACRER. Pour vouer on emploie un v?u?; pour consacrer, des cérémonies.


    HISTORIQUE

    XIIe s. Si cume il jurad al Segnor, vot voad al Deu de Jacob, Liber psalm. p. 207. Par Mahomet, cui j'ai mon chief [ma tête] voé, Bat. d'Aleschans, v. 5310. [Amour] Me fait chanter de la plus debonaire Qu'on puist au mont [monde] ne voer [désirer] ne trover, Couci, II.

    XIIIe s. Je veus? ici? vouer Un v?u que je tenrai?, Berte, XLIII. Cil Melions un [v?u] en voa, Que à grant mal li atorna, Lai de Melion. Ceste amor, combien que profite, N'a los, ne blasme, ne merite?; Ne font à blasmer, n'à loer?; Nature les i fait voer, la Rose, 5802. Je voil amer, comment qu'il aille, La rose où je me sui voés, ib. 7251. Si comme quant il ont volenté d'entrer en religion ou de vouer casteé [chasteté], Beaumanoir, XVIII, 21. Sitost comme il devinrent prophès en l'Eglise, et il se furent voué au service Nostre Seigneur, il renoncerent de fet à toutes les cozes temporex dehors lor eglises, Beaumanoir, LVI, 1. Toutes ordres sont bonnes, bien gart chascuns la soue?; Chascuns fait grant proesce, s'il fait bien ce qu'il voue, J. de Meung, Test. 1058.

    XVe s. Thoison d'or, herault de l'ordre du duc, portant un faisant rosti moult noblement paré, le presenta au duc pour entremet, disant à tel present appartenoit de vouer. Le duc lui repondit que voirement c'estoit bien raison, et en presence de tous voua et promit à Dieu le pere, à Dieu le fils, et à Dieu le benoist Saint-Esprit, un seul en trois personnes, que? il iroit à toute sa puissance où le grand Turc seroit, et le combattroit de son corps contre le sien, Monstrelet, t. III, p. 56, dans LACURNE. Je voue à Dieu?; ils n'y demeureront pas, Hist. d'Artus III, connest. de France, p. 787, dans LACURNE. Monseigneur du Bouschage et moy le vouasmes [Louis XI malade] à monseigneur sainct Claude? incontinent la parolle lui revint, Commines, VI, 7.

    XVIe s. Celui qui voue ce qui n'est point en sa puissance, ou qui repugne à sa vocation, est temeraire, Calvin, Instit. 1009. C'est icy un livre de bonne foy, lecteur? je l'ay voué [destiné] à la commodité particuliere de mes parents et amis, Montaigne, Au lect. Vouant et promettant, si ceste esmeute et ce trouble se pouvoit doulcement appaiser, de faire edifier un temple de concorde, Amyot, Cam. 72. Il choisit entre tous los anciens senateurs romains Q. Fabius Maximus, auquel il se voua et dedia du tout, Amyot, Caton, 7. Il a donné le gouvernement d'Irlande à un autre parent, qui luy est du tout voué [dévoué], Carloix, II, 3.

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    Étymologie de « vouer »

    Provenç. vodar?; espagn. et portug. votar?; ital. votare?; du lat. votare (QUICHERAT, Addenda), dérivé de votum, v?u.

    Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

    Du latin voveo (« vouer », « promettre », « faire un v?u », « demander par des v?ux », « souhaiter », « demander »).
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    VOUER, verbe trans.
    Étymol. et Hist. 1. 1remoit. xiies. trans. vuer vut a « faire v?u, promettre par v?u [à Dieu] » (Psautier de Cambridge, éd. Fr. Michel, CXXXI, 2); 1130-40 (Wace, Ste Marguerite, éd. E. A. Francis, 118: casteé que t'ai voée); id. voer a Deu que + prop. (Id., Conception N.-D., éd. W. R. Ashford, 149); fin xves. vouer de + inf. (Philippe de Commynes, Mém., VII, 14, éd. J. Calmette, t. 3, p. 85); 2. 1130-40 réfl. « consacrer par v?u quelqu'un à Dieu » (Wace, Conception N.-D., 685); ca 1165 part. passé adj. none vouee (Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 1136); 3. a) ?) 1176-81 « se destiner à, s'engager vers » (Chrétien de Troyes, Chevalier de la charrette, éd. M. Roques, 696: Je ne sai preu le quel [passage] je praigne [...] Au Pont desoz Eve me veu); 1269-78 trans. indir. (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 5750: Autre amor naturel i a Que Nature es bestes cria Par quoi de leur feons chevissent [...] Nature les i fet voer, Force leur fet); ?) 1580 hommes vouez à leur devotion [des tyrans] (Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 461); 1680 réfl. se voüer au service de quelcun (Rich.); b) 1579 trans. « consacrer, employer » vouer un chapitre à telle question (Paré, ?uvres, VIII, 11, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 2, p. 29a); 4. av. 1610 [impr. 1615] « promettre de manière irrévocable » (Malherbe, Poésies, LI, 21 ds ?uvres, éd. L. Lalanne, t. 1, p. 175: Quand je lui vouai mon service, Faillis-je en mon élection?); 1664 vouer une amitié à qqn (Racine, Thébaïde, II, 1); 5. 1671 « employer une chose avec un zèle soutenu » voüer sa vie pour son pays (Pomey); 1872 « id. » vouer sa plume à la défense de la religion (Littré). Dér. de v?u*; dés. -er. Cf. le b. lat. votare « promettre » (xies. ds Blaise Latin. Med. Aev.; v. aussi FEW t. 14, p. 637b, note 5).

    vouer au Scrabble


    Le mot vouer vaut 8 points au Scrabble.

    vouer

    Informations sur le mot vouer - 5 lettres, 3 voyelles, 2 consonnes, 5 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot vouer au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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    vouer

    Les rimes de « vouer »


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    Les rimes de vouer peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

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    Mots du jour

    déjoué     avouai     douait     bafouée     échouée     avoués     dénouer     désavoué     bafouées     louait     renouer     allouer     dénouées     doués     vouais     Wesh     douées     dévoués     amadouait     louée     échoués     bafouées     secouai     avoués     secouée     fouet     jouer     avoué     bafoués     vouée     tatouées     dévouaient     renouai     inavoué     tramways     nouées     voué     jouai     bafouait     enjouée     enjouée     avouées     vouai     secoués     avoué     dévouées     vouée     bafoués     voué     engoué     


    Les citations sur « vouer »

    1. Puisque nous causons de bardaches, voici ce que j'en sais. On avoue sa sodomie et on en parle à table d'hôte. Quelquefois on nie un petit peu, tout le monde alors vous engueule et cela finit par s'avouer.

      Auteur : Gustave Flaubert - Source : Correspondance, 15 janvier 1850


    2. Chacun de nous souvent connaît bien ses défauts:
      En convenir, c'est autre chose;
      On aime mieux souffrir de véritables maux
      Que d'avouer qu'ils en sont cause.


      Auteur : Jean-Pierre Claris de Florian - Source : Fables (1792), la Taupe et les Lapins


    3. C'est gênant et dangereux d'avouer aux gens qu'on est différent d'eux, ils essaient de vous démontrer le contraire, on attire leur attention, et ils deviennent méchants.

      Auteur : Geneviève Brisac - Source : Petite (2004)


    4. Toutes les sectes des philosophes ont échoué contre l'écueil du mal physique et moral. Il ne reste que d'avouer que Dieu ayant agi pour le mieux n'a pu agir mieux.

      Auteur : Voltaire - Source : Dictionnaire philosophique portatif (1764), Tolérance


    5. ... l'histoire, agression de l'homme contre lui même, ... se vouer à l'histoire, c'est apprendre à s'insurger, à imiter le Diable.

      Auteur : Emil Cioran - Source : La tentation d'exister


    6. Quoi ! la concurrence anarchique désole actuellement la société ; et il nous faut attendre, pour guérir de cette maladie, que, sur la foi de votre livre, tous les hommes de la terre, Français, Anglais, Chinois, Japonais, Cafres, Hottentots, Lapons, Cosaques, Patagons, se soient mis d'accord pour s'enchaîner à tout jamais à une des formes d'association que vous avez imaginées ? Mais prenez garde, c'est avouer que la concurrence est indestructible, et oserez-vous dire qu'un phénomène indestructible, par conséquent providentiel, puisse être malfaisant ?

      Auteur : Frédéric Bastiat - Source : Harmonies économiques (1850)


    7. Faire semblant. Semblant de bien aller, de vivre comme les autres, ou comme l'année passée. Même quand on enrage de dire certain soir qu'on ne pense qu'à sa fille, ou d'avouer enfin la douleur qu'on aurait tant besoin d'exorciser.

      Auteur : Patrick Poivre d'Arvor - Source : Lettres à l'absente (1993)


    8. Non, même avec sa mère il ne pouvait être sincère, même à elle il ne pouvait avouer les craintes obscures qui ne le laissaient pas en repos.

      Auteur : Dino Buzzati - Source : Le Désert des Tartares (1949)


    9. Tout détruire, c'est se vouer à construire sans fondations; il faut ensuite tenir les murs debout, à bout de bras.

      Auteur : Albert Camus - Source : L'Homme révolté (1951)


    10. Tu sais, les gens, dans la conversation, ont une fâcheuse tendance à passer du coq à l'âne. Alors, quand ils rentrent chez eux, le coq et l'âne, ils ne savent plus à quelle phrase se vouer !

      Auteur : Philippe Chatel - Source : Le roman d’Émilie Jolie (2004)


    11. Ainsi, nous tirons vanité de nos faiblesses et de nos folles erreurs. Osons l'avouer: la raison fait des philosophes, et la gloire fait des héros; la seule vertu fait des sages.

      Auteur : Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues - Source : Réflexions et Maximes (1746)


    12. J'aimais pas moi, les questions. Je me renfrognais aussitôt... Avouer ça attire les malheurs.

      Auteur : Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline - Source : Mort à crédit (1936)


    13. Le vrai «snob» est celui qui craint d'avouer qu'il s'ennuie quand il s'ennuie; et qu'il s'amuse quand il s'amuse.

      Auteur : Paul Valéry - Source : Mélange (1939)


    14. A cet abattement que vous laissez paraître, - J'ai, s'il faut l'avouer, peine à vous reconnaître.

      Auteur : Louis Jean Népomucène Lemercier - Source : Frédégonde et Brunehaut (1821), I, 2


    15. Tu perds ta peine, douleur; si importune que tu sois, je n'avouerai jamais que tu sois un mal.

      Auteur : Cicéron - Source : Tusculanes, II, 25


    16. Si vous ne le dites à personne, je vous avouerai que je n'aime pas Paris, et que j'ai une antipathie mortelle pour les boulevards, car on y rencontre des amis, des ennemis, des prêtres, des moines, des soldats, des espions, des tapeurs, bref de tout un peu : je fais tout mon possible pour les éviter toujours.

      Auteur : Giuseppe Verdi - Source : Verdi. Autobiographie à travers la correspondance. (1941), Aldo Oberdorfer (trad. Sibylle Zavriew), éd. J. C. Lattès, 1984


    17. Je dois avouer que, lors de mon divorce, les torts étaient partagés: 50% des torts à ma femme et 50% à sa mère.

      Auteur : François Olléry - Source : Sans référence


    18. Attendre toujours, pour commencer l'ouvrage, que le corps soit bien disposé, que la santé soit parfaite et les forces physiques en bon état, c'est pour beaucoup d'hommes se condamner à l'inaction, c'est dévouer sa vie à la stérilité.

      Auteur : Henri Perreyve - Source : Sans référence


    19. La littérature est communication. La communication commande la loyauté : la morale rigoureuse est donnée dans cette vue à partir de complicités dans la connaissance du Mal, qui fondent la communication intense. La littérature n'est pas innocente, et, coupable, elle devait à la fin s'avouer telle. L'action seule a les droits. La littérature, je l'ai, lentement, voulu montrer, c'est l'enfance enfin retrouvée. Mais l'enfance qui gouvernerait aurait-elle une vérité ?

      Auteur : Georges Bataille - Source : La Littérature et le Mal (1957)


    20. Pendant sa carrière militaire, il a souvent eut des couilles au cul... - Mais il faut bien avouer que ce n'était pas toujours les siennes!...

      Auteur : Georges Clemenceau - Source : Sans référence


    21. Les femmes ne craignent pas d'être soupçonnées de plusieurs amants, mais elles ne voudraient pas en avouer un.

      Auteur : Madeleine d'Arsant de Puisieux - Source : Les caractères (1750)


    22. Une histoire qu'on n'arrive pas à raconter ressemble à un amour qu'on n'ose pas s'avouer.

      Auteur : Erik Orsenna - Source : La Révolte des accents (2007)


    23. Je vous l'avouerai citoyens, je croyais qu'il s'agissait d'une tragédie que vous devez donner en spectacle à toute l'Europe. Je croyais qu'aujourd'hui vous deviez faire tomber la tête du tyran et c'est d'une misérable comédie dont vous vous occupez

      Auteur : Georges Jacques Danton - Source : Discours le 16 janvier 1793


    24. Le vrai «snob» est celui qui craint d'avouer qu'il s'ennuie quand il s'ennuie et qu'il s'amuse, quand il s'amuse.

      Auteur : Paul Valéry - Source : Mélange (1939)


    25. Il est vrai que le confinement n’est pas le même pour tout le monde. Même en cas de crise sanitaire, la lutte des classes a de beaux restes. Certes, à la morgue, tout le monde se ressemble, et ce virus semble apprécier particulièrement ces classes supérieures mondialisées qui partagent leurs postillons dans les aéroports. Léger sentiment de revanche chez tous les autres, en attendant d’être contaminés à leur tour. Mais à présent que chacun se retrouve face à lui-même, et face à son intérieur, il faut avouer que la sélection sociale reprend ses droits.

      Auteur : Natacha Polony - Source : Coronavirus : confinez-vous avec grâce, bande d’incultes, Marianne, 20 mars 2020


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    Les synonymes de « vouer»

    Les synonymes de vouer :

      1. consacrer
      2. dédier
      3. sacrer
      4. sacrifier
      5. affecter
      6. destiner
      7. appliquer
      8. réserver
      9. dévouer
      10. offrir
      11. donner
      12. abandonner
      13. livrer
      14. maudire
      15. abominer
      16. anathématiser
      17. haïr
      18. réprouver
      19. exécrer
      20. prédestiner
      21. prédéterminer
      22. marquer
      23. protéger
      24. promettre
      25. engager
      26. jurer
      27. assurer
      28. obliger
      29. certifi

    synonymes de vouer

    Fréquence et usage du mot vouer dans le temps


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