La définition de Usage du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Usage
Nature : s. m.
Prononciation : u-za-j'
Etymologie : Berry, urage, terre communale ; wallon, uzeg ; prov. usatge ; espagn. usage ; ital. usaggio ; du bas-lat. usaticum, dérivé de usus, usage.

Voir les citations du mot UsageSignification du mot Usage


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Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec usage pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Usage ?


La définition de Usage

Action d'user de, emploi de.


Toutes les définitions de « usage »


Wiktionnaire


Nom commun - français

usage \y.za?\ masculin

  1. Coutume ; pratique reçue.
    • Il aimait fort les chansons de table ; et en cela il n'est pas blâmable, car depuis qu'elles ne sont plus d'usage le Français a beaucoup perdu de sa gaîté. (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais, Paris, 1830, vol.2, p.13)
    • Comme les chorfa descendent du Prophète, ils appartiennent à la plus pure noblesse musulmane, et leur illustre ascendance, par un usage spécial au Maghreb, leur vaut les plus extraordinaires avantages. (Eugène Aubin, Le Maroc dans la tourmente : 1902-1903, Librairie Armand Colin, 1904, rééd. Éditions Paris-Méditérannée, 2004, page 322)
    • [?], on chercha, dans le Midi, à les déposséder des biens immeubles qu'ils détenaient en vertu d'usages très anciens. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • [?] il était reproché à un charcutier d'avoir confectionné des produits de charcuterie, en l'espèce saucissons, saucisses ou godiveaux, contenant des matières grasses supérieures à un taux de 50%, ce qui l'avait mis en l'état infractionnel, eu égard aux usages locaux, loyaux et constants. (Revue trimestrielle de droit commercial, volume 20, éd. Sirey, 1967, page 304)
    • L'usage coutumier et les habitudes traditionnelles ont régi les relations commerciales et les transactions en affaires. (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction d'Odette Guitard, 1992, page 64)
  2. (Désuet) Habitude, pratique particulière.
    • Il a l'usage de dîner de bonne heure.
  3. Connaissance pratique acquise par l'expérience.
    • Il avait été formé par un long usage à la vie de cour.
  4. (Désuet) Expérience de la société, habitude d'en pratiquer les devoirs, d'en observer les règles.
    • Manquer d'usage.
    • C'est un homme qui a beaucoup d'usage, qui a peu d'usage.
    • Il n'avait guère d'usage. Il ne savait comment partir. (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 46)
  5. Emploi d'une chose.
    • On note une prédominance à l'emploi des réseaux alternatifs et à l'usage généralisé du triphasé 200 V/400 Hz. (Alain Caillot, Systèmes d'alimentation pour équipements électroniques, Techniques de l'Ingénieur, n° E 3 620, page 3)
    • Les CRS ont fait usage de la force pour expulser les sans-papiers.
    • Le bon, le mauvais usage des richesses.
    • A quel usage destinez-vous cela ?
  6. (Par extension) Utilité, possibilité d'emploi d'une chose.
    • Cela ne m'est plus d'aucun usage.
    • Bréviaire à l'usage de Paris, de Rome.
    • L'usage de la parole.
  7. Emploi qu'on fait des mots de la langue, tel que la coutume l'a réglé.
    • L'usage est l'arbitre souverain des langues.
    • Seulement, remarquez bien ceci, l'Académie, même à cette époque où elle était si franchement réformiste, ne devançait pas l'usage ; elle le suivait. (Émile Faguet, Simplification simple de l'orthographe, 1905)
    • Ce terme n'a d'usage, n'est en usage que dans le style familier.
    • Le plus grand usage de ce mot est dans le style soutenu.
  8. Emploi personnel qu'on fait des mots.
    • L'usage qu'il a fait de cette expression est heureux.
    • Habile écrivain, il a fait de ce moi un usage inattendu, tout nouveau.
    • Vous faites des mots un usage vicieux.
    • L'Académie ne prétend pas régler l'usage de chaque mot, elle indique l'usage qu'on en fait.
  9. (Droit) Usufruit, droit de se servir personnellement d'une chose dont la propriété est à un autre.
    • En vendant sa bibliothèque, il s'en est réservé l'usage sa vie durant.
    • Les droits d'usage s'établissent et se perdent de la même manière que l'usufruit.
    1. (Droit) Droit qu'ont les voisins d'une forêt ou d'un pacage d'y couper le bois qui leur est nécessaire, ou d'y mener paître leur bétail.
      • J'ai mon usage dans tel bois.

Note :

Dans le sens « emploi d'une chose », usage est souvent remplacé par « utilisation », hormis précédé de « bon », « mauvais », et dans « faire usage de ».
Fais-en bon usage.
L'utilisation de cet adjectif par l'auteur n'est pas innocent.

Note :

Ne pas confondre usage avec usure.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

Littré

USAGE (u-za-j') s. m.
  • 1Action d'user de, emploi de. Je ne hais point la vie, et j'en aime l'usage, Corneille, Poly. v, 2. Soumission et usage de la raison, en quoi consiste le vrai christianisme, Pascal, Pens. XIII, 2 bis, éd. HAVET. Un peu de patience m'apprendra tout?; mais vous savez que c'est une vertu qui n'est guère à mon usage, Sévigné, 101. Comme je ne sais point l'usage d'une grande chaise, Sévigné, 13 nov. 1675. Mais ce qui couronne la vie de cette princesse [Marie-Thérèse], c'est qu'elle fut toujours égale?; mêmes vertus? même usage des sacrements, mêmes principes, mêmes règles, Fléchier, Mar.-Thér. Vous avez vu cent fois nos soldats en courroux Porter en murmurant leurs aigles devant vous [Agrippine]?; Honteux de rabaisser par cet indigne usage Les héros dont encore elles portent l'image, Racine, Brit. IV, 2. Je demeurai sans voix, et n'en repris l'usage Que par mille sanglots qui se firent passage, Racine, Iphig. I, 1. Non-seulement toutes les viandes cuites avec des ragoûts par des cuisiniers, mais encore le vin, le pain, le sel, l'huile, le lait et tous les autres aliments ordinaires ne pouvaient être de son usage [de Pygmalion], Fénelon, Tél. VIII. Il est moins rare de trouver de l'esprit que des gens qui se servent du leur, ou qui fassent valoir celui des autres et le mettent à quelque usage, La Bruyère, II. Laissant à Elvire les jolis discours et les belles-lettres qu'elle met à tous usages, La Bruyère, XII. Son péché renfermait plusieurs désordres?; premièrement un injuste usage de son c?ur, qui n'avait jamais été occupé que des créatures, Massillon, Carême, Pécheresse. Quand il s'agit d'une langue vivante, le chemin de l'usage est plus court que celui des préceptes, D'Olivet, Rem. Rac. 81. Le duc de Montausier a réellement fait commenter les meilleurs auteurs latins à l'usage du Dauphin, qui n'en faisait aucun usage, Voltaire, Dict. phil. Aristée. Je vous remercie, madame, de l'avis que vous voulez bien me donner?; on me le donne de toutes parts?; mais il n'est pas de mon usage, Rousseau, Lett. à Mme de Créqui, 7 juin 1762. Pourquoi?? dans quel dessein?? parlez?: à quel usage?? Ducis, Othello, v, 4. Il fut [Leibnitz] chargé par M. de Montausier de l'édition de Martius Capella, à l'usage du Dauphin, Diderot, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme).

    Mettre en usage, faire usage, employer. Il met tout en usage, et prière et menace, Corneille, Poly. I, 1. Il n'y a sorte de calomnie que vous n'ayez mise en usage, Pascal, Prov X. Ah?! qu'il [Pompone] fait un bon usage de sa disgrâce?! Sévigné, 12 juin 1680. Ma fille, il y a des femmes qu'il faudrait assommer à frais communs? la perfidie, la trahison? sont les qualités dont elles font l'usage le plus ordinaire, Sévigné, 28 août 1680. C'est une femme aimable [Mme de la Fayette]? et que vous aimiez dès que vous aviez le temps d'être avec elle, et de faire usage de son esprit et de sa raison, Sévigné, 4 janv. 1690. Il n'y a point d'autre parti à prendre que de les souffrir chrétiennement [les tribulations]?; c'est tout l'usage qu'on en doit faire, Sévigné, 20 août 1690. L'âme, déçue par sa liberté, dont elle a fait un mauvais usage, songe à la contraindre de toutes parts, Bossuet, la Vallière.

    Familièrement Ce drap fera beaucoup d'usage, il durera beaucoup?; il devient plus beau par l'usage, il prend, porté, une plus belle apparence.

    Toiles garanties à l'usage, toiles dont on garantit qu'elles dureront.

  • 2Utilité, service. Je ne connais point cette terrasse, où vous êtes toujours?; elle est d'un grand usage, puisqu'elle est à couvert de la bise, Sévigné, 564. Elle [une opinion probable] est de grand usage, Pascal, Prov. VI. Les histoires ne sont composées que des actions qui les occupent [les princes], et tout semble y être fait pour leur usage, Bossuet, Hist. Dessein général. La duplicité y est honorée [dans le monde] comme un talent d'un grand usage, Massillon, Paraphr. Ps. XXIV, V. 11.
  • 3 Terme de physiologie. Usage des organes, chacun des actes exécutés par chaque organe.
  • 4Démembrement du droit de propriété?: le droit de se servir personnellement d'une chose dont la propriété est à un autre. En vendant sa bibliothèque, il s'en est réservé l'usage sa vie durant. Les droits d'usage et d'habitation s'établissent et se perdent de la même manière que l'usufruit, Code civ. art. 625. Celui qui a l'usage des fruits d'un fonds ne peut en exiger qu'autant qu'il lui en faut pour ses besoins et ceux de sa famille, ib. art. 630.
  • 5 Terme de droit administratif et forestier. Droit qu'ont les voisins d'une forêt ou d'un pacage, d'y couper le bois qui leur est nécessaire ou d'y mener paître leur bétail. On a ôté les usages aux riverains de cette forêt. J'ai droit d'usage, j'ai mon usage dans tel bois.

    Les grands usages comprenaient l'affouage, le maronage, le pâturage ou pacage, la glandée et la paisson. Les petits usages consistaient dans le droit d'enlever les branches sèches, le bois mort et le mort-bois.

  • 6Emploi ordinaire des mots, tel qu'il est dans la bouche du plus grand nombre. Que, pour cet effet [la correction de la langue], il serait bon d'établir un usage certain des mots [pour le style noble, le médiocre et le bas], Pellisson, Hist. de l'Acad. I. L'usage, je le confesse, est appelé avec raison le père des langues?; le droit de les établir, aussi bien que de les régler, n'a jamais été disputé à la multitude?; mais, si cette liberté ne veut pas être contrainte, elle souffre toutefois d'être dirigée, Bossuet, Disc. de récept. Par quelle raison ces mots de propre substance du corps et du sang sont demeurés en usage dans la réformation, Bossuet, Euchar. II, 4. Il me suffit de dire? que l'usage est contraire à tout ce que vous avez dit, et que c'est cet usage, qu'on appelle le tyran des langues vivantes, qui en juge en dernier ressort, Caillères, Mots à la mode, 2e conv. Il y a deux sortes d'usages, le bon et le mauvais, ID. ib. Le bon plaisir de l'usage, maître absolu des langues, D'Olivet, Ess. gramm. III, 1. L'usage malheureusement l'emporte toujours sur la raison?; c'est ce malheureux usage qui a un peu appauvri la langue française, et qui lui a donné plus de clarté que d'énergie et d'abondance, Voltaire, Lett. Beauzée, 14 janv. 1768. L'usage n'est pas aussi peu fondé en raison qu'ils le prétendent?; il s'établit d'après ce qu'on sent, et le sentiment est bien plus sûr que les règles des grammairiens, Condillac, Art d'écr. I, 10. Nous avons vu, en examinant les progrès des langues, que l'usage ne fixe le sens des mots que par le moyen des circonstances où l'on parle, Condillac, Connaiss. hum. II, II, 2. En matière de langue, il est une infinité de nuances imperceptibles et fugitives, qui, pour être démêlées, ont besoin, si on peut parler de la sorte, du frottement continuel de l'usage, D'Alembert, ?uv. t. IV, p. 124. Dans la manière de s'exprimer, comme dans celle de se vêtir, l'usage diffère de la mode, en ce qu'il a moins d'inconstance, Marmontel, ?uv. t. x, p. 406.

    Phrases d'usage, phrases toutes faites qu'on échange dans la conversation. Des phrases d'usage dont on se paye réciproquement, Diderot, Lett. à Mlle Voland, 7 oct. 1760.

    Emploi particulier qui se fait des mots. L'usage qu'il a fait de ce mot est heureux. L'usage vicieux de cette locution. Cet usage du mot de sceptre se trouve à toutes les pages de l'Écriture, Bossuet, Hist. II, 2.

  • 7Pratique reçue généralement. Je viens, selon l'usage antique et solennel, Célébrer avec vous la fameuse journée Où sur le mont Sina la loi nous fut donnée, Racine, Athal. I, 1. Quoi?? mes frères, ce serait un délassement pour nous de voir la religion anéantie, les maximes de Jésus-Christ effacées, Dieu inconnu, les désordres devenus des usages, Massillon, Confér. Conduite des clercs dans le monde. On n'offense jamais plus les hommes que lorsqu'on choque leurs cérémonies et leurs usages, Montesquieu, Rom. 11. Vous êtes fou? quoi?! le public, l'usage?! - Le comte?: L'usage est fait pour le mépris du sage, Voltaire, Nanine, I, 1. Des usages méprisables ne supposent pas toujours une nation méprisable, Voltaire, Dict. phil. Usage. L'usage est le maître de tout, Voltaire, Louis XIV, 13. Y a-t-il une plus exécrable tyrannie que celle de verser le sang à son gré, sans en rendre la moindre raison?? ce n'est pas l'usage, disent les juges?; eh, monstres?! il faut que cela devienne l'usage, Voltaire, Lettre à d'Argental, 5 juillet 1762. C'est le sort des usages établis, de subsister encore après que les besoins qui les ont fait naître ont cessé, Condillac, Conn. hum. II, I, 2. Il est certain que les anciennes monarchies se sont gouvernées par des usages plutôt que par des lois, Condillac, Hist. anc. Lois, 7. On dit les usages d'un corps et la coutume d'un pays, D'Alembert, ?uv. t. III, p. 294. L'exemple seul amène lentement les nouveaux usages, et, pour les faire admettre, il faut que les faits prouvent que ce qui est aujourd'hui vaut mieux que ce qui était hier, Toulongeon, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. III, p. 110. Nos usages et même notre luxe ne sont pas poétiques, Staël, Corinne, XV, 8.

    L'usage ordinaire, ce qui se fait habituellement dans la vie. Dans l'usage ordinaire, la première question qu'on fait sur une femme c'est ¨ Est-elle belle?? Fontenelle, Didon, Stratonice.

  • 8Pratique particulière. Il a l'usage de dîner de bonne heure. Il veille beaucoup, c'est son usage. Il est dans l'usage de prendre, chaque année, un mois de vacance. Je sais que des sultans l'usage m'est contraire, Racine, Baj. I, 3. Du moins, s'il faut céder, si, contre notre usage, Il faut d'un suppliant emprunter le visage, Racine, Mithr. III, 1.
  • 9Habitude d'user d'une chose, de la pratiquer. En tout indifférent, tout est à son usage, Régnier, Sat. XI. Les peuples qui n'ont pas l'usage des lettres, Bossuet, Hist. II, 3. Le peu d'usage que nous avons de la prière, Massillon, Carême, Prière 1. Les armes de Saül n'étaient pesantes pour David que parce qu'il n'en avait point l'usage, Massillon, Carême, Salut. Il [l'ennemi de mon salut] a un trop long usage de me vaincre, pour que j'aille imprudemment essayer mes forces naissantes contre

    Trésor de la Langue Française informatisé


    USAGE, subst. masc.

    A. ?
    1. Pratique, manière d'agir ancienne et fréquente, ne comportant pas d'impératif moral, qui est habituellement et normalement observée par les membres d'une société déterminée, d'un groupe social donné. Synon. coutume, habitude, tradition, us.Usage confirmé, consacré, établi, respectable, solennel. Je remarque en passant que cet usage d'une place et d'un siège particuliers pour la maîtresse de la maison est déjà fort ancien; le bon ton, la politesse même lui font une loi de ne l'offrir à aucune autre femme, quels que soient son rang et sa qualité (Jouy, Hermite, t. 4, 1813, p. 315).Pendant six mois, il me fut interdit de parler au mess. Usage excellent: nous apprenions ainsi à connaître l'humilité de notre condition et le respect dû à nos anciens (Maurois, Sil. Bramble, 1918, p. 142).
    ? DR. ,,Règle de droit établie par une pratique ancienne et constante`` (Cap. 1936). Les parties sont libres d'écarter d'un commun accord l'application des usages aussi bien de fait que de droit (Réau-Rond.1951).
    ? Usages commerciaux. Règles pratiquées ordinairement dans les négociations commerciales ou par support à ces négociations (d'apr. Barr. 1974). Usages locaux. Règles établies, dans certains lieux, pour l'exécution des conventions et qui, sans avoir été déterminées par la loi, sont adoptées par tout le monde (d'apr. Barr. 1974).
    2.
    a) L'usage. L'ensemble des règles et des pratiques qui régissent les rapports sociaux et qui sont les plus couramment observées. Il aimait et respectait sa mère. Il l'aimait plus encore par devoir que par inclination et son respect tenait plus de l'usage que du sentiment (A. France, Révolte anges, 1914, p. 317).
    ? L'usage du monde. L'ensemble des pratiques sociales qui ont cours dans la bonne société. Toutes deux sont pétillantes d'esprit; mais l'esprit de madame de Vertpré est complété par l'usage du monde, qui manque à Pauline (Dumas père, Mari Veuve, 1832, 2, p. 246).Avoir l'usage du monde. Martial avait trop l'usage du monde, trop de finesse et de calcul pour s'exposer à rompre avec une femme si bien en cour (Balzac, Paix mén., 1830, p. 337).
    ? C'est l'usage. C'est ce qui est conforme aux pratiques sociales; c'est ce qu'il convient de dire, ou de faire. Théodore (...) portait un habit bleu, « comme si l'on ne pouvait pas trouver un habit noir, puisque c'est l'usage, que diable! » (Flaub., MmeBovary, t. 2, 1857, p. 196).L'excessive froideur que lui témoigna Jeanne (...) l'avertit qu'il avait commis une maladresse. Pour la réparer, il s'empressa, comme c'est l'usage, d'en commettre une seconde (Feuillet, Paris., 1881, pp. 99-100).
    ? D'usage. Conforme aux conventions, habituel, normal. Cérémonie, compliment, formalités, observations, plaisanteries d'usage. [Bénédict] ne lui adressait plus une seule de ces politesses d'usage qui rappellent à chaque instant les conventions (Sand, Valentine, 1832, p. 123).Il ne savait pas s'il devait dire Monsieur ou Docteur ou employer quelque autre formule d'usage et de respect (Arnoux, Rêv. policier amat., 1945, p. 112).
    b) Habitude, pratique établie, propre à un groupe, à un individu. Voués par choix à un régime austère, ils placèrent la gourmandise parmi les péchés capitaux (...) et attaquèrent surtout l'usage de manger sur des lits, usage qui leur parut le résultat d'une mollesse coupable (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p. 271).Selon l'usage de. Je dormais donc, selon mon usage, Sur un banc du jardin d'ombrages entouré (Dumas père, Hamlet, 1848, i, 2, p. 185).Criant fort, exprès, de leurs grasses voix paysannes en se donnant des claques sur l'épaule, selon l'usage des bouviers et des maquignons (Bernanos, Joie, 1929, p. 684).
    c) Pratique habituelle d'une activité; habitude de pratiquer une activité. L'usage exclusif d'écrire en latin sur les sciences, sur la philosophie, sur la jurisprudence (...) céda peu à peu la place à celui d'employer la langue usuelle de chaque pays (Condorcet, Esq. tabl. hist., 1794, p. 138).Le hasard (...) avait placé dans un emploi éminent un homme ayant l'usage d'écrire (Chateaubr., Congrès Vérone, t. 1, 1838, p. 360).
    3.
    a) Les usages. Les habitudes, les comportements qu'il convient de respecter, qui ne doivent pas être transgressés. Se conformer aux usages; connaître, oublier les usages. Il avait une façon d'enlever son chapeau et de laisser retomber le bras, qui semblait dire: « Ce n'est pas particulièrement pour vous que je me découvre; c'est parce que je tiens aux usages de la politesse » (Martin du G., Thib., Cah. gr., 1922, p. 628).Obligé d'habiter cette ville (...) j'ai tout fait pour me conformer aux usages de la province (J. Bousquet, Trad. du sil., 1936, p. 148).
    b) Ensemble des bonnes manières qui caractérisent le savoir-vivre; ensemble des règles de civilité, de bienséance observées dans une société policée. Un grand écrivain sans usage s'entrave dans sa gloire comme dans un sabre (Mauriac, Journal 2, 1937, p. 183).
    ? Avoir de l'usage. Être bien élevé. Tous les enfants élevés par leurs mères ont de l'usage et du savoir-vivre, deux acquisitions qui suppléent à l'esprit naturel (Balzac, Mém. jeunes mariées, 1842, p. 357).
    B. ?
    1.
    a) Fait de se servir de quelque chose, d'appliquer un procédé, une technique, de faire agir un objet, une matière selon leur nature, leur fonction propre afin d'obtenir un effet qui permette de satisfaire un besoin. Synon. emploi, utilisation.Par suite des usages auxquels on destine les métaux étamés, on exige du recouvrement des qualités de fini que l'on ne demande pas aux autres dépôts (Gasnier, Dépôts métall., 1927, p. 53):
    1. Il ne devait pas être (...) facile de manger proprement quand on mangeait couché (...) on se servait des doigts, ou tout au plus du couteau, pour porter les morceaux à la bouche, car l'usage des fourchettes est moderne; on n'en a point trouvé dans les ruines d'Herculanum... Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p. 270.
    ? [Le compl. du nom désigne qqc. de gén., d'abstr.] Il est sans doute un moyen d'échapper à la confusion. C'est ? négligeant l'usage vulgaire de l'argument, et l'appel qu'il fait à toute sorte d'opinions vagues ? d'en revenir à notre terreur (Paulhan, Fleurs Tarbes, 1941, p. 90).Le civilisé a (...) fait un usage croissant de l'abstraction (Huyghe, Dialog. avec visible, 1955, p. 29).Rare. [Le compl. du nom désigne qqn] [Philippe IV] lui accorda [à Velasquez] l'usage gratuit du médecin et du chirurgien de la cour (Gautier, Guide Louvre, 1872, p. 263).
    ? DR. COMM. Droit d'usage. Droit réel permettant à une personne de se servir de la chose d'autrui et d'en percevoir la portion de fruits nécessaire à ses besoins et à ceux de sa famille (d'apr. Cap. 1936). Son droit d'usage ou d'habitation est réglé par les conditions les plus variables, qui créent les rapports de propriété les plus complexes et les plus instables (Jaurès, Ét. soc., 1901, p. 166).
    ? En partic. Fait d'utiliser quelque chose pour sa consommation, pour ses besoins. Synon. consommation.Usage du beurre, du café, de la viande; usage de la cocaïne, de la drogue, du haschisch, de stupéfiants. Vous avez peut-être, madame, les artères du cerveau en tuyau de pipe. La Dame: Ciel! En tuyau de pipe! L'usage du tabac, docteur, y serait-il pour quelque chose? Je prise un peu (Romains, Knock, 1923, ii, 5, p. 13):
    2. ... je crois m'apercevoir que le changement qui s'est fait en moi a été beaucoup avancé par l'usage journalier du thé et du vin. Je pense que (...) les buveurs d'eau conservent bien plus long-temps la délicatesse des sensations, et en quelque sorte, leur permière candeur. L'usage des stimulans vieillit nos organes. Senancour, Obermann, t. 2, 1840, p. 92.
    b) Fait de se servir d'un organe, d'un membre; fait de mettre en action, en activité une fonction physique ou intellectuelle. Avoir, perdre, reprendre, retrouver l'usage de l'esprit, du libre arbitre, de la raison, de ses facultés, des jambes, des yeux. Une conscience bourrelée et l'effroi involontaire inspiré par un crime à ceux qui le commettent lui avaient ôté l'usage de la réflexion (Balzac, Gobseck, 1830, p. 435).Le climat de l'Angleterre (...) a renouvelé toutes mes blessures au point de me priver entièrement de l'usage d'un bras (Vigny,Serv. et grand. milit.,1835,p. 147).
    ? L'usage des sens. Le fait d'avoir des sensations olfactives, gustatives, visuelles. J'avais perdu en un moment l'usage de mes sens, toutes mes facultés, la possession de moi-même, la raison, à cause d'une femme (A. France, Vie fleur, 1922, p. 527).Je reprends difficilement l'usage de mes sens. Mes yeux me pèsent (...). Quelque part, très loin de moi, les choses de la vie s'agitent (J. Bousquet, Trad. du sil., 1936, p. 63).
    2. Utilisation, emploi de quelque chose; possibilité de se servir de quelque chose. L'usage des baïonnettes est une atrocité (Robesp., Discours, Subsist., t. 9, 1792, p. 111).Il fourrait, après usage, sa serviette dans la ceinture de son pantalon (Barbusse, Feu, 1916, p. 146).
    ? Faire usage de qqc. Utiliser, employer. Synon. se servir de.Faire usage de la force, de son (bon) droit, de son autorité; faire usage de fausses pièces, de faux noms; faire usage de faux. (Il s'assied et ouvre le livre) Il n'en avait pas fait grand usage, ce me semble (...) Les feuilles sont collées les unes aux autres (Dumas père, Margot, 1845, iii, 8etabl., 7, p. 116).Les gendarmes avaient dû faire usage de leurs armes (Camus, Peste, 1947, p. 1308).
    ? Faire bon, mauvais usage de qqc. Se servir de quelque chose de manière efficace, conforme ou non; utiliser, employer quelque chose à de bonnes fins ou à des fins condamnables. Les dangers de la systématisation ont été souvent mis en lumière (...) C'est un risque inhérent au système (...) que d'en faire mauvais usage, c'est-à-dire de ne pas tenir compte de tous les faits ou de les violenter pour faire entrer de force dans la construction ceux qui ne s'y plieraient pas volontiers (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 57).
    ? Mettre en usage. Se servir de quelque chose, mettre en action un procédé, quelque chose afin d'obtenir un résultat déterminé. Synon. employer, mettre en ?uvre*, utiliser.Mettre tout en usage pour. La jeune coquette avait beau s'éventer gracieusement, sourire à des jeunes gens qui la saluaient et mettre en usage les ruses dont se sert une femme pour cacher son émotion, la douairière (...) savait lire dans son c?ur et dans sa pensée (Balzac, Paix mén., 1830, p. 332).
    ? À l'usage. Lors de l'utilisation, de l'emploi (de quelque chose). Je verrais vite, à l'usage, qu'elle s'essouffle, ainsi que mon corps, beaucoup plus vite (Gide, Journal, 1944, p. 260).
    ? Faire beaucoup d'usage, faire de l'usage. Pouvoir être utilisé longtemps. Synon. durer.Chaussures, vêtements qui font de l'usage. P. plaisant. [À propos de qqn] L'insolent trépas de mon père avait désobligé les Schweitzer (...) Pour n'avoir su ni le prévoir ni le prévenir, ma mère fut réputée coupable: elle avait pris, à l'étourdie, un mari qui n'avait pas fait d'usage (Sartre, Mots, 1964, p. 9).
    ? En usage, d'usage. Habituellement employé, couramment utilisé. Être encore en usage; sorti d'usage, de l'usage. Il existe encore un code de la morale et un répertoire des valeurs morales, restés en usage dans la bourgeoisie même (Aymé, Confort, 1949, p. 62).
    ? Hors d'usage. [En parlant de qqc.] Qui ne peut plus être utilisé du fait de sa vétusté; qui ne peut plus produire l'effet attendu; qui ne fonctionne plus. Synon. désuet, obsolète, usé.Machine, pièce, ustensile hors d'usage. Des berlines hors d'usage traînaient (Zola, Germinal, 1885, p. 1239).P. plaisant. [À propos de qqn] Se sentir hors d'usage pour cette grande action qui va s'engager; d'intelligence non tant diminuée peut-être qu'alentie (Gide, Journal, 1943, p. 225).
    ? À usage + adj., à usage de + subst.Destiné à être utilisé de façon précise, spécifique. Médicament à usage interne, externe; locaux à usage commercial, à usage d'habitation. L'agencement [de l'école maternelle] apparaît impropre à l'usage domestique, à la vie ordinaire: dans l'air, dans l'odeur, la couleur (...) il y a une incrustation de discipline (Frapié, Maternelle, 1904, p. 40).Lorsque j'aperçois sur un flacon pharmaceutique la mention « poison » ou « réservé à l'usage externe » (...) je songe (...) à notre première tentative d'assassinat (Bazin, Vipère, 1948, p. 185).
    ? Avoir l'usage de qqn/qqc. Avoir la possibilité, le loisir d'utiliser quelque chose, de disposer de quelque chose; bénéficier des services de quelqu'un. Il m'est resté l'usage de la chambrière (Colette, Képi, 1943, p. 196).Ils avaient l'usage de la cuisine (...) et ils pouvaient s'y tenir toute la journée (Triolet, Prem. accroc, 1945, p. 210).
    ? À, pour l'usage de. Destiné à être utilisé par une personne ou par une catégorie de personnes; qui est fait spécifiquement à l'intention d'une personne ou d'une catégorie de personnes. La soie était exclusivement réservée aux princes et aux personnages de la plus haute distinction; le camelot et la bure étaient à l'usage de la bourgeoisie et du peuple (Jouy, Hermite, t. 4, 1813, p. 257).Et comme Gabriel et Gridoux s'esclaffaient, elle ajouta pour leur usage et agrément: ? C'en est encore une que j'ai trouvée dans les Mémoires du général Vermot (Queneau, Zazie, 1959, p. 231).
    C. ? Dans le domaine du lang.
    1. Fait de réaliser dans le discours, par la parole les éléments du langage. Faire usage d'une expression, d'une locution, d'un mot; expression, mot sorti(e) de l'usage, hors d'usage. Le mot aujourd'hui en usage est assez récent [charcutier], et récent aussi le verbe charcuter, qui n'a pu être fait qu'à un moment où ses éléments n'avaient plus de sens direct (Gourmont, Esthét. lang. fr., 1899, p. 145).
    2. (Mise en ?uvre de l')ensemble des règles qui caractérisent la langue effectivement pratiquée par la majorité des usagers d'une communauté linguistique, correspondant à un groupe social donné et à un moment déterminé. Usage écrit, oral; usage ancien, contemporain; usage courant, familier, littéraire, populaire, soutenu.
    ? Le bon usage. Ensemble des prescriptions constituant un modèle socioculturel. Homme d'honneur, parole d'honneur, affaire d'honneur, ce sont là des locutions à demi-mortes et dont on ne voit pas facilement par quoi la langue de l'usage actuel les remplace. J'entends: la langue de l'usage actuel vrai, car il faut avouer que ce que nous nommons entre nous le bon usage, n'est guère, hélas, qu'une conception de notre Académie (Valéry, Variété IV, 1938, p. 170).
    ? Orthographe d'usage. V. orthographe A 2.
    ? Vx. Le bel usage. Usage qui présente les qualités esthétiques à la mode. Souvent (...) je me suis servi du mot propre. Rien ne choque davantage le bel usage du dix-neuvième siècle (Stendhal, Prom. ds Rome, t. 1, 1829, p. 40).
    ? L'usage. L'utilisation effective du langage. L'usage est le maître de la langue. L'Académie a le Dictionnaire de l'usage qui comprend les termes et acceptions légitimes qui ont cours et vogue depuis deux siècles et de nos jours (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 5, 1863, p. 245).
    Prononc. et Orth.: [yza:?]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. a) 1155 « pratique généralement reçue, coutume » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 6385); b) 1261 usaiges de Borgoingne (Charte ds Hist. génér. et part. de Bourg., II, XXVI, éd. 1739 ds Gdf.); c) 1601 (Charron, Sagesse, p. 523: selon l'usage du monde); d) 1654 l'usage de la Cour (Guez de Balzac, Dissertations chrét. et mor., p. 302); 2. a) 1remoit. xiiies. « manière d'être (d'une personne) » (Audefroid le Bastard, éd. A. Cullmann, XIII, 9); b) 1360 (Arch. Nord, B 10285 fol. 4: Se femme et se fille avoient usage de prendre pain et farine au fil Hanciniaul). B. 1. a) Fin xiies. « emploi de quelque chose, fait de se servir de quelque chose » (Sermons St Bernard, éd. W. Foerster, 60, 38); b) 1547 « fonction particulière » (J. Martin, Arch. Vitruve, p. 6 vo: il faut accomoder le bastiment a l'usage); 2. 1370 avoir usage de raison (Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, p. 183); 3. 1538 hors d'usage (Est., s.v. aboleo); 4. a) 1370 (Oresme, op. cit., p. 146: en latin « mos » c'est coutume et « moralis » c'est moral; mais en françois ces mos « meur » et « moral » ne sont pas en usage commun); b) 1549 (Du Bellay, Deffence et illustration, éd. H. Chamard, p. 35: commun usaige de parler; p. 143: le moderé usaige de telz vocables); c) 1579 (H. Estienne, Precellence, éd. E. Huguet, p. 190: appliquer une particule latine à divers usages; p. 168: [vocables] qui toutefois ne sont en usage qu'en certains endroits de la France [...] l'usage des dialectes); d) 1652 (Guez de Balzac, Socrate Chrestien, p. 247: le bon usage ne l'a point receû [le mot sectaire]). C. 1. a) Ca 1245 usages « impôts, redevances » (Philippe Mousket, Chron., éd. Reiffenberg, 2530); b) 1338 « usufruit » (26 av., Arch. Montjeu ds Gdf.); 2. 1316-28 droit d'usage (Ovide Moralisé, éd. C. de Boer, t. 2, p. 325). Dér. du lat. usus (v. us); suff. -age*; cf. lat. médiév. usagium (xiies. ds Latham) et usaticus (xes., ibid.). Fréq. abs. littér.: 7 079. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 16 559, b) 7 660; xxes.: a) 6 523, b) 7 947. Bbg. Klinkenberg (J.-M.). Les Niveaux de lang. et le filtre du « bon usage ». Fr. mod. 1982, t. 50, pp. 52-61.

    USAGE, subst. masc.
    Étymol. et Hist. A. 1. a) 1155 « pratique généralement reçue, coutume » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 6385); b) 1261 usaiges de Borgoingne (Charte ds Hist. génér. et part. de Bourg., II, XXVI, éd. 1739 ds Gdf.); c) 1601 (Charron, Sagesse, p. 523: selon l'usage du monde); d) 1654 l'usage de la Cour (Guez de Balzac, Dissertations chrét. et mor., p. 302); 2. a) 1remoit. xiiies. « manière d'être (d'une personne) » (Audefroid le Bastard, éd. A. Cullmann, XIII, 9); b) 1360 (Arch. Nord, B 10285 fol. 4: Se femme et se fille avoient usage de prendre pain et farine au fil Hanciniaul). B. 1. a) Fin xiies. « emploi de quelque chose, fait de se servir de quelque chose » (Sermons St Bernard, éd. W. Foerster, 60, 38); b) 1547 « fonction particulière » (J. Martin, Arch. Vitruve, p. 6 vo: il faut accomoder le bastiment a l'usage); 2. 1370 avoir usage de raison (Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, p. 183); 3. 1538 hors d'usage (Est., s.v. aboleo); 4. a) 1370 (Oresme, op. cit., p. 146: en latin « mos » c'est coutume et « moralis » c'est moral; mais en françois ces mos « meur » et « moral » ne sont pas en usage commun); b) 1549 (Du Bellay, Deffence et illustration, éd. H. Chamard, p. 35: commun usaige de parler; p. 143: le moderé usaige de telz vocables); c) 1579 (H. Estienne, Precellence, éd. E. Huguet, p. 190: appliquer une particule latine à divers usages; p. 168: [vocables] qui toutefois ne sont en usage qu'en certains endroits de la France [...] l'usage des dialectes); d) 1652 (Guez de Balzac, Socrate Chrestien, p. 247: le bon usage ne l'a point receû [le mot sectaire]). C. 1. a) Ca 1245 usages « impôts, redevances » (Philippe Mousket, Chron., éd. Reiffenberg, 2530); b) 1338 « usufruit » (26 av., Arch. Montjeu ds Gdf.); 2. 1316-28 droit d'usage (Ovide Moralisé, éd. C. de Boer, t. 2, p. 325). Dér. du lat. usus (v. us); suff. -age*; cf. lat. médiév. usagium (xiies. ds Latham) et usaticus (xes., ibid.).

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Les citations avec le mot Usage


  1. Tous les êtres vivants ont un territoire matériel dont ils ne peuvent permettre l'usage à personne d'autre qu'à eux-mêmes sans mourir.

    Auteur : Jean Giono - Source : Ecrits pacifistes, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix (1938)


  2. S'il entre dans la lucidité tant d'ambiguïté et de trouble, c'est qu'elle est le résultat du mauvais usage que nous avons fait de nos veilles.

    Auteur : Emil Cioran - Source : De l'inconvénient d'être né (1973)


  3. C'est curieux comme jusqu'au bout les tyrans les plus convaincus respectent vaguement les formes, comme s'ils voulaient donner l'impression de ne pas brutaliser les procédures, tandis qu'ils roulent ouvertement par-dessus tous les usages. On dirait que la puissance ne leur suffit pas, et qu'ils prennent un plaisir supplémentaire à forcer leurs ennemis d'accomplir une dernière fois, en leur faveur, les rituels du pouvoir qu'ils sont en train d'abattre.

    Auteur : Eric Vuillard - Source : L'ordre du jour


  4. La citation obéit toujours à un principe d'enrégimentement. Utilisée à des fins hagiographiques, critiques ou dépréciatives, elle illustre, témoigne à charge ou à décharge, mais toujours elle bénéficie à l'usager.

    Auteur : Michel Onfray - Source : Contre-histoire de la philosophie (2006), Les sagesses antiques


  5. Le meilleur usage que l'homme puisse faire de la liberté, c'est de n'en faire aucun.

    Auteur : Jean Grenier - Source : Entretiens sur le bon usage de la liberté (1982)


  6. L'artiste est la main qui par l'usage convenable de telle ou telle touche met l'âme humaine en vibration.

    Auteur : Wassily Kandinsky - Source : Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier (1911)


  7. Nous pouvons nous dire que le Covid-19 est un accident isolé, une disgrâce ou un fléau, crier que c’est entièrement leur faute. Rien ne nous en empêche. Ou alors, nous pouvons nous efforcer d’attribuer un sens à la contagion. Faire un meilleur usage de ce laps de temps, nous en servir pour méditer ce que la normalité nous empêche de méditer : comment nous en sommes arrivés là, comment nous aimerions reprendre le cours de notre vie. Compter les jours. Appliquer notre cœur à la sagesse. Ne pas permettre que toute cette souffrance passe en vain.

    Auteur : Paolo Giordano - Source : Contagions (2020)


  8. Thermes : Bains romains qui étaient interdits aux esclaves, car l'usage voulait que l'on réserve les thermes aux maîtres.

    Auteur : Marc Escayrol - Source : Mots et Grumots (2003)


  9. Nominé. Type de la complication inutile, très en usage dans la distribution des palmes cinématographiques. On n'est plus lauréat, ni nommé: nominé a plus de prix.

    Auteur : Pierre Daninos - Source : La France prise aux mots (1986)


  10. L'usage du monde conduit à la défiance,
    La défiance mène aux soupçons.
    Les soupçons mènent à la finesse,
    La finesse à la méchanceté,
    Et la méchanceté à tout.


    Auteur : Proverbes chinois - Source : Proverbe


  11. Nous autres, sur notre petit tas de boue, nous ne concevons rien au-delà de nos usages.

    Auteur : Voltaire - Source : Micromégas (1752)


  12. Mieux est façonner le mal à notre usage, et même à notre commodité.

    Auteur : Sidonie Gabrielle Colette - Source : L'Etoile Vesper (1946)


  13. ... le plus bel usage de cette vie c'est de n'en rien faire ...

    Auteur : Christian Bobin - Source : La plus que vive


  14. Rentrés enfin tout à fait dans le monde corporel, nous apercevons bientôt l'usage que nous pouvons faire de la géométrie et de la mécanique, pour acquérir sur les propriétés des corps les connaissances les plus variées et les plus profondes.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Discours préliminaire à l'Encyclopédie (1751)


  15. Je me demande ce qu'elles éprouvent à former ce groupe d'enfants qui se perdent et qui se quittent sans arrêt, alors que leurs parents ont disparu. On dirait des poupées gigognes auxquelles on enlèverait successivement toutes leurs enveloppes, qui flottent dans un espace sans arrière-plan. Enlevées à des familles qui n'existent plus, elles se recomposent en groupes successifs qui s'égarent et se dispersent à nouveau, dans ces lieux vidés de leur usage normal, et dont on peut les retirer d'un jour à l'autre.

    Auteur : Cloé Korman - Source : Les presque soeurs (2022)


  16. Lorsqu'on possède une chose en toute sécurité, on n'a pas besoin d'en faire usage.

    Auteur : Graham Greene - Source : La Fin d'une liaison (1951)


  17. Je ferai taire les médisants en continuant de bien vivre: voilà le meilleur usage que nous puissions faire de la médisance.

    Auteur : Platon - Source : Sans référence


  18. S'il y a de la pédanterie à révérer avec superstition l'ancien usage, il y a de la puérilité à le braver avec affectation.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Eloges, Régnier Desmarais


  19. Il y a cette différence entre Paris et Londres, que Paris est fait pour l'étranger, pour son service tandis qu'à Londres l'étranger trouve toujours sur son chemin le Londonien. L'Angleterre a bâti Londres pour son propre usage. La France a bâti Paris pour le monde entier.

    Auteur : Ralph Waldo Emerson - Source : Autobiographie, d'après son "Journal intime"


  20. Les doctrinaires ont cela de bon qu'ils réveillent, par contraste, certaines facultés que l'usage et l'expérience de la vie affaiblissent en nous.

    Auteur : Georges Bernanos - Source : L'Imposture (1927)


  21. Onques puis le peuple n'en voulut user (de l'ostracisme) et en abolit l'usage entierement.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Aristide, 18


  22. Personne n'est plus méchant que les riches. Tu peux me faire confiance. Ils doivent se conformer aux usages de leur monde civilisé de merde. Ils déclarent la guerre, ils ont leur honneur, ils ne peuvent pas partir.

    Auteur : Michael Ondaatje - Source : L'Homme flambé (1992) scénario du film à succès Le Patient anglais.


  23. Il faut estre bien aspre et severe examinateur et contrerolleur de ce qui aura esté dit quant à l'usage et à la verité.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Comment il faut ouïr, 11


  24. L'usage ordinaire de la finesse est la marque d'un petit esprit, et il arrive presque toujours que celui qui s'en sert pour se couvrir en un endroit, se découvre en un autre.

    Auteur : François de La Rochefoucauld - Source : Réflexions ou Sentences et Maximes morales (1664), 125


  25. Qu'importent, en fin de compte, les dommages matériels ? Et l'adversité même ! Comme le disait Sénèque, il faut refuser de laisser son âme s'engloutir dans la nuit et, même dans le malheur, qui arrive de toute manière, rester conscient « qu'il est plus humain de rire de la vie que d'en pleurer ». Étudiant, j'avais lu et même traduit Sénèque, mais de façon académique, sans m'interroger sur le sens profond de ses pensées ni sur leur usage pratique. Pourquoi porter un masque grimaçant, pourquoi souffrir du regard d'autrui ? Pourquoi vivre dans la crainte de l'opinion, pourquoi refuser de détonner ? Pourquoi en un mot comme en cent, s'avouer vaincu ?

    Auteur : Christopher Gérard - Source : Le Prince d'Aquitaine


Les citations du Littré sur Usage


  1. Les peuples qui n'ont pas l'usage des lettres

    Auteur : BOSSUET - Source : Hist. II, 3


  2. Clers usages et cleres coustumes, usées et acoustumées de lonc tans pesivlement

    Auteur : BEAUMANOIR - Source : Prologue


  3. J'ai reconnu le fer, instrument de sa rage, Ce fer dont je l'armai pour un plus digne usage

    Auteur : Jean Racine - Source : Phèdre, IV, 1


  4. De ces femmes aux beaux et louables talents Qui savent accabler leurs maris de tendresses, Pour leur faire avaler l'usage des galants

    Auteur : Molière - Source : Amph. I, 4


  5. L'art de la navigation consiste en deux parties : le pilotage qui regarde principalement l'usage de la boussole, et la manoeuvre qui regarde la disposition des voiles, du gouvernail et du vaisseau par rapport à la route qu'on veut faire et aux avantages qu'on peut tirer du vent

    Auteur : FONTEN. - Source : Renau.


  6. Il n'y a pas soixante ans que notre Europe a imité la porcelaine de la Chine ; nous la surpassons à force de soins ; mais ces soins mêmes la rendent très chère et d'un usage peu commun

    Auteur : Voltaire - Source : Frag. sur l'hist. art. XI


  7. L'usage a toujours subsisté que les députés du tiers état parlassent au roi un genou en terre, ainsi que les gens du parlement, du parquet, et le chancelier même dans les lits de justice

    Auteur : Voltaire - Source : Moeurs, 83


  8. Proverbe a esté depuis et jà de longtemps en usage entre les Grecs mesmement, et de longtemps aussi a esté trouvé veritable : bonne terre, mauvaise gent

    Auteur : H. EST. - Source : Apol. d'Hérod. p. 4, dans LACURNE


  9. L'usage n'est pas aussi peu fondé en raison qu'ils le prétendent ; il s'établit d'après ce qu'on sent, et le sentiment est bien plus sûr que les règles des grammairiens

    Auteur : CONDIL. - Source : Art d'écr. I, 10


  10. Nous avons maintenant l'usage de la raisinée (incogneuë des anciens) servant aussi en cuisine ; on la fait de raisins noirs, delicats et bien meurs.... elle se conservera longuement, s'endurcissant comme cotignac

    Auteur : O. DE SERRES - Source : 236


  11. Les moeurs, le goût et les usages du grand monde ont passé dans la bourgeoisie, il n'y a presque plus que deux tons, et il n'est plus permis à celui du peuple de dominer même dans la comédie

    Auteur : MARMONTEL - Source : ib. t. VIII, p. 378


  12. Les protestants depuis s'appellerent huguenots en France : dont l'étymologie fut prise à la conjuration d'Amboise lorsque ceux qui devaient presenter la requeste, comme esperdus de crainte fuyoient de tous costez ; quelques femmes des villages dirent que c'estoient pauvres gens, qui ne valloient pas des huguenots, qui estoit une fort petite monnoye, encore pire que des mailles, du temps de Hugues Capet ; d'où vint en usage que par mocquerie l'on les appeloit huguenots, et se nommerent tels quand ils prirent les armes

    Auteur : CASTELNAU - Source : 44


  13. Le premier usage que fit Louis XIV des talents du jeune prélat, fut de le nommer pour médiateur entre le nonce du pape et quatre évêques français, réfractaires très obstinés à la condamnation de Jansénius

    Auteur : D'ALEMB. - Source : Éloges, Card. d'Estrées.


  14. Sans en faire plus longue inquisition, ils ont deputé un anneau à cet usage, beau et riche, ne considerant point la pauvreté en laquelle a vecu la sainte Vierge

    Auteur : CALVIN - Source : 161


  15. S'appercevants combien son usage estoit pernicieux

    Auteur : MONT. - Source : I, 380


  16. Les noirceurs secrètes, tous les petits moyens que l'ignorance et l'envie savent si bien mettre en usage contre ce qui leur nuit ou leur déplaît, sont employés pour perdre ce dangereux novateur [Rameau]

    Auteur : D'ALEMB. - Source : Lib. de la mus. Oeuv. t. III, p. 341, dans POUGENS


  17. Si chacun an, estans fortifiées, l'on chastre l'aspergiere, ostant des tiges ce qu'y est treuvé de superflu, à l'usage des artichaux, et pour en manger et pour en planter de nouveaux

    Auteur : O. DE SERRES - Source : 537


  18. Aux usages reçus il faut qu'on s'accommode

    Auteur : BOILEAU - Source : ib.


  19. L'instinct renferme les présensations de l'animal et le pressentiment de ses convenances ; c'est par des présensations que des animaux, encore dans le nid maternel, s'effrayent d'un bruit ou de la menace d'un coup dont ils n'ont encore aucune expérience ; c'est par des présensations qu'ils tettent, qu'ils marchent, qu'ils sautent, qu'ils appellent à leur secours ; ils leur doivent la conscience des organes et des membres dont ils font usage

    Auteur : BERNARDIN DE SAINT-PIERRE - Source : Oeuvr. posth. Paris, 1836, p. 264


  20. Regarder est très bon langage : Viser est plus agu du tiers ; De dire qu'il n'est en usage, J'en croy tous les arbalestriers ; Je demanderoie volontiers, Comme on diroit plus proprement : Un de ces deux haquebutiers Pour mal viser faut lourdement.... Viser vient du latin tout droit ; Visée en est une lisiere : Et par ailleurs viser faudroit, Pour bien m'atteindre à la visiere

    Auteur : MAROT - Source : III, 59


  21. L'incertitude qu'il [Antoine de Bourbon, roi de Navarre] avait eue pendant sa vie le troubla dans ses derniers moments ; et, quoiqu'il eût reçu les sacrements selon l'usage de l'Église romaine, on doute s'il ne mourut point protestant

    Auteur : Voltaire - Source : Henr. II, Note 13


  22. Les maximes sont d'un grand usage en morale et en politique : elles expriment la profondeur de celui qui écrit, parce qu'elles supposent souvent beaucoup d'expérience, de réflexions fines et de grandes lectures

    Auteur : CONDILLAC - Source : ib.


  23. Si vous le voulez prendre aux usages du mot, L'alliance est plus forte entre pédant et sot

    Auteur : Molière - Source : Fem. sav. IV, 3


  24. Je crois qu'on doit écrire au pluriel numéros et non pas numéro ; ce dernier mot, quoique tout latin, étant devenu français par l'usage

    Auteur : D'ALEMB. - Source : Éloges, la Motte, note 4


  25. Je suis tout joyeux de vous voir, commence à n'être plus du bel usage ; il faut dire je suis ravi ou je suis réjoui ou j'ai une joie sensible quand je vous vois

    Auteur : DE CAILLIÈRES - Source : 1690




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Mise à jour le mercredi 11 février 2026 à 10h21










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