La définition de Mou du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Mou
Nature : s. m.
Prononciation : mou
Etymologie : Mou 1.

Voir les citations du mot MouSignification du mot Mou


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de mou de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec mou pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Mou ?


La définition de Mou

Nom vulgaire du poumon de certains animaux, et particulièrement du veau.


Toutes les définitions de « mou »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

MOU, MOLLE. adj.
Qui cède facilement au toucher, qui reçoit facilement l'impression des autres corps. Il est opposé à Dur. Ce lit est trop mou. De la cire molle. Avoir les chairs molles. Poires molles. Fromage mou, Fromage que l'on mange frais avant qu'il soit durci. On dit Mol, au masculin, devant un mot qui commence par une voyelle. Un mol abandon. En termes de Physique, Corps mous, Ceux qui ne tendent pas à reprendre la figure que le choc ou la compression leur a fait perdre. En termes d'Anatomie, Parties molles des corps, Les chairs, les organes qui recouvrent le squelette. Par extension, Le temps, le vent est mou, L'air est chaud et humide.

MOU signifie au figuré Qui a peu de vigueur. Un cheval mou. L'attaque, la riposte a été molle. Style mou. En termes de Peinture, Touche molle, manière molle, Faiblesse d'expression, insuffisance dans le dessin ou dans la couleur. On dit dans le même sens Un pinceau mou. Il signifie aussi Qui est indolent, inactif, qui manque de résolution, d'application. C'est un écolier mou. Un caractère mou. Un esprit mou. Il signifie encore Qui est affaibli, énervé par les plaisirs. Un homme mou et efféminé. Une âme molle.

MOU se dit aussi des Choses qui annoncent ou qui causent la mollesse. Une molle complaisance. Une molle indulgence. Une résolution molle. Une conduite molle. Une molle oisiveté. Une éducation molle.

Littré

MOU (mou, mo-l') adj.
  • 1Qui cède facilement au toucher, à la pression, tout en conservant une certaine adhérence. Du fromage mou. De même que le feu terrestre partage tellement sa vertu, qu'il y a des choses qu'il fait plus fermes, et qu'il y en a d'autres qu'il rend plus molles, Bossuet, 2e serm. Pentec. 2. On apporte à l'instant ses somptueux habits, Où sur l'ouate molle éclate le tabis, Boileau, Lutr. IV. Son menton sur son sein descend à double étage, Et son corps, ramassé dans sa courte grosseur, Fait gémir les coussins sous sa molle épaisseur, Boileau, ib. I. ? Un ruisseau qui, sur la molle arène, Dans un pré plein de fleurs lentement se promène, Boileau, Art p. I. ?Mangez sur ma parole?; J'aime à voir aux lapins cette chair blanche et molle, Boileau, Sat. III. Tout ce qui est humide est en même temps mou, c'est-à-dire moins dur que ce qui est sec?; aussi n'y a-t-il de parfaitement solide que ce qui est entièrement sec, Buffon, Min. t. I, p. 43. Le canon tirait contre la maison?; mais, les pierres étant fort molles, il ne faisait que des trous et ne renversait rien, Voltaire, Charl. XII, 6.

    Poires molles, voy. POIRE.

    Terme de physique. Corps mous, ceux qui ne tendent pas à reprendre la figure que le choc ou la compression leur a fait perdre.

    Terme d'anatomie. Parties molles du corps, ensemble des chairs ou des organes qui recouvrent le squelette.

    S. m. Ce qui est mou, chose molle. ?L'une voudra du mou, L'autre du dur?, La Fontaine, Mazet. ?L'un demande du mou, L'autre du dur, Molière, Dép. amoureux, IV, 2.

    S. m. pl. Nom qu'on donne quelquefois aux mollusques.

  • 2 Par extension. Le temps est mou, le vent est mou, le temps est relâché, le vent est chaud et humide.
  • 3 Fig. Qui a peu de vigueur. Ce cheval est mou. Homme mou au travail.

    Qui a peu de suite, de ténacité. Cet homme est mou à servir ses amis. M. de la Poplinière, qui a du pouvoir sur cette âme molle [Thiriot], et qui a quelque intérêt que la mollesse n'aille pas jusqu'à l'ingratitude, Voltaire, Lett. Helvétius, janvier 1739.

    Il se dit aussi des choses. Et tous mes v?ux pour vous seront mols et timides, Corneille, Héracl. III, 1.

    Style mou, style qui manque de vigueur.

    Terme de peinture. Touche molle, manière molle, faiblesse d'expression dans le mécanisme de l'art. Pauvre, sale, mou de touche, Diderot, Salon de 1767, ?uvres, t. XIV, p. 47, dans POUGENS.

    On dit dans le même sens?: un pinceau mou.

  • 4Qui perd sa vigueur dans les plaisirs, dans une vie énervante. Les hommes sont lâches dans les petites tentations?; ils sont mous dans les plaisirs, Fénelon, t. XVII, p. 281. Savez-vous, leur dit-il, à quels ennemis vous aurez affaire?? à des hommes mous, lâches, efféminés, déjà à demi vaincus par les délices, Rollin, Hist. anc. ?uv. t. II, p. 147, dans POUGENS. La Grèce entière est libre, et la molle Ionie Sous un joug odieux languit assujettie, Voltaire, Brutus, I, 2. Ce peuple mou, volage et facile à fléchir, Voltaire, M. de Cés. II, 4.
  • 5Qui appartient à une âme sans vigueur. Qu'à tant de violence Il oppose, non plus une molle prudence, Mais un courage mâle, Corneille, Théod. V, 6. L'amour que j'ai pour vous hait ces molles bassesses, Corneille, Perthar. IV, 5. Et dont, à tous propos, les molles complaisances Donneraient de l'encens à mes extravagances, Molière, Mis. II, 5. N'est-ce pas ainsi qu'une molle complaisance a perdu tant de femmes, et tous les jours en perd tant d'autres?? Bourdaloue, 2e dim. après l'Épiphan. Dominic. t. I, p. 104. Je craignais beaucoup plus sa molle résistance, Racine, Alex. II, 5. Les molles faiblesses d'un c?ur fragile, Massillon, Carême, Mélange. Je suis persuadé que ceux qui ont dit que je m'étais emporté dans cette dernière réponse sont les mêmes qui ont dit que mes précédentes réponses étaient molles et marquaient un ménagement trop timide, Bayle, Lett. à des Maizeaux, 23 juill. 1706. Nos m?urs sont trop molles?; j'aurais dû peindre avec des traits plus caractérisés la fierté sauvage des Tartares et la morale des Chinois, Voltaire, Lett. d'Argental, 17 septembre 1755.

    Qui éteint la vigueur de l'âme. Qui s'apprête à mourir, qui court à ses supplices, N'abaisse pas son âme à ces molles délices, Corneille, Théod. IV, 6. Ils [les grands] livrent leurs c?urs aux vaines douceurs d'une vie molle et oisive, Fléchier, Aiguillon. Vous avez eu une éducation molle, Fléchier, I, 220. ?Bajazet dédaigna de tout temps La molle oisiveté des enfants des sultans, Racine, Baj. I, 1. La molle volupté, sur un lit de gazons, Satisfaite et tranquille, écoute leurs chansons, Voltaire, Henr. IX. Par la molle douceur de ses impressions [de l'amour], Voltaire, Adél. du Guesclin. II, 1. Et dont la danse molle aiguillonne aux plaisirs, Chénier, Élég. XXIX.

  • 6 Terme de marine. Se dit d'un navire qui tient mal le vent, qui va mal.

    Molle mer, mer étale, intervalle entre le flux et le reflux.

    Cordage mou, cordage lâche qui n'est pas roidi.

    S. m. Le mou d'un cordage, la partie d'un cordage qui n'est pas roidie.

    Donner du mou à une man?uvre, à un câble, en diminuer la tension. Embraquer le mou, roidir un cordage.

  • 7Bronze mou, bronze chauffé au rouge et trempé dans l'eau fraîche.
  • 8 Terme de pêche. Molle salée, morue à laquelle on n'a pas donné assez de sel.

REMARQUE

Dans le style soutenu et surtout en poésie, on dit quelquefois mol au masculin quand le mot qui suit commence par une voyelle?: un mol abandon. Qui le souffre a le c?ur lâche, mol, abattu, Corneille, Cinna, II, 1. Cependant, même quand le mot commence par une consonne, la poésie peut préférer mol à mou?: L'affront que m'eût fait ce mol consentement, Corneille, Hor. III, 5. Au reste, autrefois mol était aussi usité que mou. S'il pardonne, il est mol, s'il se venge, barbare, Rotrou, Vencesl. I, 4. On n'en voudrait pas [de l'argent gagné au jeu], s'il était offert?; ce n'est pas cet usage mol et paisible et qui nous laisse penser à notre malheureuse condition, qu'on recherche?, Pascal, Pensées, éd. LAHURE, t. I, p. 265.


HISTORIQUE

XIIe s. Si aturnad un mol mangier devant lui à son oes [à sa commodité], Rois, p. 163.

XIIIe s. Soies [sois] movans, mais non pas mos, Latini, Trésor, p. 385. Et quant li airs iert [sera] apaisiés, Et li tens cler et aesiés, Et li vens mol et delitables, la Rose, 8442. Se ge disoie d'eus parole Qui ne lor fust plaisante et mole, ib. 11002. Atant me vindrent dui [deux] vilain, Chascun un baston en sa main, Qui tant me donerent de cous Que tous les costez en ai mous, Ren. 18823.

XVe s. Par estre trop mol, les franchises de Gand se pourroient perdre qui estoient si très nobles, Froissart, II, II, 53. Tendres et mols comme un petit oison, Deschamps, Poe sies mss. f° 207. Est bon avoir grant garnison de potz plains de mol savon, le Jouvencel, f° 90, dans LACURNE.

XVIe s. Nostre corps sera cendre esteinte, et l'esprit sera espars comme le mol air, et nostre nom sera oublié avec le temps, Lanoue, 5. N'ayans autre but qu'un mol et vain plaisir exterieur, Lanoue, 205. Croupir en mols plaisirs et paresse, Lanoue, 210. Ses gents faisans plus molle garde, Montaigne, I, 28. J'admire de les veoir si doulces et molles [les guerres civiles], Montaigne, I, 170. Une beauté molle, affettée, delicate, artificielle, Montaigne, I, 177. Pour arracher de leur bouche quelque parole molle et rabaissée, Montaigne, I, 242. Ô ployables esprits, o consciences molles, Temeraires jouets des vents et des paroles, D'Aubigné, Tragiques, Princes.


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. MOU. Ajoutez?:
9 En termes d'artillerie, on dit qu'un tir est mou, quand la charge employée est faible et que l'angle de tir est très élevé.
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Encyclopédie, 1re édition

MOU, adj. pris substantivement, (Gramm. & Cuisine.) il ne se dit que du poumon de veau, qu'on appelle à la boucherie mou de veau.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

mou \mu\ masculin

  1. Nom donné au poumon de certains animaux.
    • Mou de b?uf.
    • Avec de bas morceaux qu'on n'apprécie plus guère aujourd'hui, elle nous faisait des plats savoureux : le mou de veau sauce au vin, le c?ur de b?uf aux carottes, le ragoût de collet de mouton aux pommes de terre et haricots blancs, « le rata du soldat », l'aileron de raie au beurre noir avec beaucoup de persil carbonisé? (Édouard Bled, J'avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, pages 171-172.)
  2. Ce qui est dépourvu de rigidité, de raideur.
    • Je suis en danger de perdre mon mât de flèche, car l'étai de trinquette a pris du mou. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
  3. (Par substantivation) (Familier) Personne qui manque d'entrain, de vigueur.

Adjectif - français

mou \mu\

  1. Qui cède facilement au toucher, qui reçoit facilement l'impression des autres corps.
    • Elle était hideuse ainsi. On voyait derrière ses lèvres relevées, débarrassées de rouge, décolorées et molles, ses dents malpropres ; un bourrelet de graisse saillait sous le menton. (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 57)
  2. (Physique) Qui ne tend pas à reprendre la figure que le choc ou la compression leur a fait perdre, en parlant d'un corps.
  3. (Anatomie) Qualifie les chairs, les organes qui recouvrent le squelette.
    • Les parties molles des corps.
  4. (Par extension) (Familier) Qualifie un temps, un climat, un air chaud et humide.
    • Le temps, le vent est mou.
  5. (Figuré) Qui a peu de vigueur.
    • Un cheval mou.
    • L'attaque, la riposte a été molle.
    • La bouche était indécise et molle, le menton fuyant, le nez camus; les yeux louchaient, ne louchaient pas tellement, louchaient un peu, si peu ! (Raymond Las Vergnas, Le millième jour, 1951)
  6. Qui est indolent, inactif, qui manque de résolution, d'application.
    • C'est un écolier mou. - Un caractère mou. - Un esprit mou.
  7. Qui est affaibli, énervé par les plaisirs.
    • Un homme mou et efféminé. - Une âme molle.
  8. Qui annonce ou qui cause la mollesse.
    • Une molle complaisance. - Une molle indulgence. - Une résolution molle.
  9. (Peinture) Qui indique une faiblesse d'expression, une insuffisance dans le dessin ou dans la couleur.
    • Touche molle, manière molle. - Un pinceau mou.
  10. (Linguistique) Qui subit la mouillure, en parlant des consonnes dans les langues slaves.
    • En tchèque, le há?ek indique que la consonne souscrite est molle.
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Trésor de la Langue Française informatisé


MOU, MOL, MOLLE, adj. et subst. masc.

I. ? Adjectif
A. ? [En parlant d'une chose]
1. [Par propriété naturelle ou transformation]
a) Qui enfonce au toucher, qui est malléable. Anton. dur.Il va à tâtons chercher la molle argile jusque sous le lit des rivières (Bern. de St-P.,Harm. nat.,1814, p.227):
1. La terre, où l'homme errait sous la tente, inquiet Des empreintes de pieds de géants qu'il voyait, Était encor mouillée et molle du déluge. Hugo,Légende,t.1, 1859, p.83.
SYNT. Boue, bouillie, cire, fange, glaise, graisse, neige, pâte, terre, vase molle; corps, fruit, sable, sol mou.
? Spécialement
? ANATOMIE Chancre* mou.
Parties molles. Ensemble des chairs, des viscères (par opposition aux os et aux cartilages). Les cicatrices qu'ils obtiennent à la suite des plaies ou entamures des parties molles, sont presque toutes défectueuses (Voy. La Pérouse,t.4, 1797, p.58).Au fig. Toutes les oeuvres meurent; mais celles qui avaient un squelette durent bien plus par ce reste que les autres qui n'étaient qu'en parties molles (Valéry,Tel quel II,1943, p.159).
? ART CULIN.
Caramel mou (p. oppos. au caramel* dur). Le ministre prit dans un tiroir de son bureau une boîte de caramels mous, et la tendit à la ronde (Malraux,Cond. hum.,1933, p.421).
Fromage mou. Fromage (demi-sel, petit-suisse, fromage blanc etc.) n'ayant subi que la fermentation lactique et qui est consommé frais. La servante apporta pour dessert le fameux fromage mou de la Touraine et du Berry, fait avec du lait de chèvre (Balzac,Rabouill.,1842, p.440).
Fromage à pâte molle. Fromage (camembert, brie, coulommiers, munster, livarot, pont-l'évêque, etc.) ayant subi d'autres fermentations, indépendamment de la fermentation lactique, et dont la pâte n'est ni cuite ni pressée (d'apr. Mont. 1967).
? TECHNOLOGIE
Bronze mou. Bronze malléable obtenu par chauffage au rouge et trempe dans l'eau. Marteau percuteur en bronze mou (Catal. instrum. chir. [Collin], 1935, p.341).
Savon mou. Savon* noir. Normalement on prépare la lessive en faisant dissoudre par litre d'eau 10 à 20 grammes de sel Solvay et 5 à 10 grammes de savon mou (Lar. mén.1926, p.194).
? [Antéposé, il a souvent une valeur positive] Qui est d'un confort agréable; doux, moelleux. Anton. raide.Son nom [Grenade] attire l'univers, mais elle n'est qu'une tente dans une oasis, et, sous un parasol délicieusement brodé, un des plus mols oreillers du monde (Barrès,Sang,1893, p.54):
2. J'aime nonchalamment, sur la molle ottomane, M'étendre, demi-nu, quand darde la chaleur; Prolonger jusqu'au soir la sieste favorite; Fumer le calumet, l'odorant cigarite, Et d'un thé délicat égayer ma douleur. Borel,Rhapsodies,1832, p.36.
? [Postposé, il a souvent une valeur péj.] Mollasse, flasque. Quoique son teint blafard et ses chairs molles pussent faire croire à une constitution maladive, Sibilet était robuste (Balzac,Paysans,1844, p.85).On a l'?il hagard et c'est parce que le pain est mou (Montherl.,Olymp.,1924, p.244).
b) Qui plie facilement; souple. Éros m'a frappé d'une tige molle D'?illets odorants récemment cueillis (Leconte de Lisle,Poèmes ant.,1874, p.166).
? [En parlant d'un vêtement ou d'une partie d'un vêtement]
? Chapeau, feutre mou. Le maire sortit à son tour, prit son chapeau, un grand chapeau mou, de feutre gris, à bords très larges (Maupass.,Contes et nouv.,t.2, Pte Roque, 1885, p.1022).
? Col mou. Un col mou blanc, un noeud papillon en toile blanche, noué avec une négligence étudiée (Montherl.,Célibataires,1934, p.769).
? [Antéposé, il a souvent une valeur positive] Léger, souple. Sa large tunique blanche se courbait en molles draperies, jusqu'à ses pieds, suivant les inflexions de sa taille (Flaub.,Salammbô,t.1, 1863, p.88).Son bras qui apparaissait frêle, nerveux et duveté de blond à travers la transparence de la molle étoffe rouge (Bourget,Cosmopolis,1893, p.141).
? [Postposé, il a souvent une valeur péj.] Avachi, sans tenue. Leurs vêtements pendaient en plis mous, las comme eux, le long de leurs corps (R. Bazin,Blé,1907, p.339).Il [Mussolini] était vêtu (...) d'une façon plutôt négligée: une veste quelconque, une chemise molle, une cravate noire assez lâche (Tharaud,Passant Éthiopie,1936, p.226).
c) [En parlant d'une corde, d'un lien, d'une chaîne, etc. (v. supra A 1)] Lâche, détendu. Anton. tendu.Les guides molles battaient sur sa croupe en s'y trempant d'écume (Flaub.,MmeBovary,t.1, 1857, p.62).
d) [En parlant d'un bois, d'une roche] Tendre, que l'on entame facilement. Anton. dense, résistant.Un de ces hommes qui descendent dans les marnières pour extraire cette sorte de pierre molle, blanche et fondante, qu'on sème sur les terres (Maupass.,Contes et nouv.,t.1, Bécasses, 1885, p.208).
2. P. anal. [Marquant, antéposé, une atténuation et, postposé, une diminution]
a) [En parlant de la forme d'une chose] Qui possède des lignes douces, sans tranchant. L'enseigne rose et épinard [d'un caboulot] décorée de molles arabesques, portait cette belle raison sociale: À l'amitié (Arnoux,Paris,1939, p.182):
3. Laure remercia, partit d'un pas vif dans la direction qu'on venait de lui indiquer. Le chemin suivait les vignes, tout droit, au-dessus de la pente molle qui descendait jusqu'à la vallée. Daniel-Rops,Mort,1934, p.447.
? Par hypallage. Ces jolies épaules dont la molle blancheur flatte l'?il! (Stendhal,L. Leuwen,t.2, 1836, p.132).
b) [En parlant de la force ou du mouvement qui anime une chose] Sans vigueur, sans ampleur. Je regardais les molles ondulations des pins faiblement agités (Sand,Lélia,1833, p.9):
4. C'était sous eux le mol bercement de l'hélice, le mol balancement de l'eau, et l'air glissait à leurs visages, plein de promesses de bonheur. Ramuz,A. Pache,1911, pp.216-217.
? Spécialement
? ÉLECTRONIQUE
Tube mou. Tube mal vidé de ses ions. Lorsqu'un tube à vide devient de plus en plus mou, c'est-à-dire lorsque le degré du vide et la tension cathodique diminuent... (Le Radium,1905, p.396).
Rayon, rayonnement mou. Rayon, rayonnement peu pénétrant dont les fréquences se rapprochent de l'ultra-violet. Anton. dur, pénétrant.Les rayons x constituent une gamme assez étendue dont les plus grandes longueurs d'onde sont appelées, dans le langage médical, rayons mous ou peu pénétrants (Roussy dsNouv. Traité Méd.fasc. 2 1928, p.484).
? MARINE
Mer molle. ,,Mer étale`` (Bonn.-Paris 1859).
Navire mou. Un navire à voiles est mou lorsqu'il a tendance à tomber sous le vent, c'est-à-dire à abattre, par opposition à ardent lorsqu'il a tendance à venir au vent (Gruss1952).
Vent mou. Mais, dans les trois journées suivantes, les vents sont si mous, que nous faisons à peine vingt lieues en route (Dumont d'Urville,Voy. autour du monde,t.5, 1832-34, p.236).
? MÉD. Pouls mou. Pouls faible, difficilement perceptible. Le pouls est accéléré, mou (Roger dsNouv. Traité Méd.fasc.2 1928, p.484).
? PHONÉTIQUE
Consonne molle. ,,Consonne dont l'articulation est caractérisée par un relâchement des muscles de la langue, tel que la surface de contact approximatif entre la partie supérieure de la langue et le palais se trouve élargie et se prête ainsi à un écoulement diffus de l'air expiré`` (Mar. Lex. 1951).
Voyelle molle. [En slave] Voyelle qui détermine une prononciation molle [lâche] de la consonne précédente (d'apr. Mar. Lex. 1951). Signe mou. On appelle en slave (...) signe mou le caractère d'écriture qui sert à noter (...) [la] prononciation [molle de la consonne précédente] (Mar.Lex.1933, p.121).
Palais* mou.
? [En partic., en parlant de perceptions sensorielles autres que celles du toucher]
? [En parlant d'une lumière, d'une couleur] Pâle, peu intense. Une belle nuit claire et transparente, inondée de la molle clarté de la lune (Sue,Atar-Gull,1831, p.25):
5. La belle matinée d'automne! Un air transparent, un lever du jour radieusement calme, des nuages en monceaux, du nord au midi, des nuages d'un éclat, d'une couleur molle et vive, du coton d'or sur un ciel bleu. C'était beau, c'était beau! E. de Guérin,Journal,1839, p.294.
? [En parlant d'un son, d'un bruit] Faible, peu sonore. Le lit craque et voilà le bruit mou des pieds nus sur les dalles (Giono,Gd troupeau,1931, p.29).
B. ? [En parlant d'une pers.]
1. Qui manque de force, d'énergie, de résistance. Être mou, se sentir mou. J'étais un peu molle d'avoir bu trop de vin de Saumur (Mirbeau,Journal femme ch.,1900, p.153).Se sentir un peu bête, agitée et facile, et molle comme une jeune fille qui vient de recevoir sa première lettre d'amour (Colette,Entrave,1913, p.15):
6. Je commençais à reprendre conscience, et la désolation de grand-père, qui se reprochait de m'avoir appris la nouvelle trop brusquement, me faisait beaucoup de peine. Mais j'étais molle et sans force, je ne pouvais pas parler. Gyp,Souv. pte fille,1928, p.79.
? P. méton.; [en parlant d'une partie du corps ou d'une manifestation du comportement] Il alla à la fenêtre avec des pas mous, essaya de l'ouvrir (E. de Goncourt,Faustin,1882, p.332).
? Main, jambe molle. Sa main, si molle, si fluide, maniait un pistolet, un fusil, avec la vigueur d'un chasseur exercé (Balzac,Tén. affaire,1841, p.76).Pourquoi donc mes mains sont-elles molles et mes genoux brisés? (Flaub.,Tentation,1849, iii, p.424).Elle craignait de tomber tant ses jambes étaient devenues molles (Maupass,Une Vie,1883, p.264).
? Voix molle. Voix faible, sourde, sans inflexion. Une voix molle au bout du fil, celle d'un homme qui en est à sa cinquième ou sixième heure de bridge et à son sixième petit verre pour le moins (Simenon,Vac. Maigret,1948, p.81).
2. Qui manque de caractère, de vigueur morale. Être mou comme plâtre. Ces hommes mous et faciles à décourager se mouraient de fatigue et de sommeil (Michelet,Hist. romaine,t.2, 1831, p.18).Je suis un bien bon homme. Doux, doux, flasque. Mou comme une purée de citrouille (Claudel,Pain dur,1918, i, 3, p.423):
7. Puis, dit un autre, Manerville est un pauvre sire, sans esprit, mou comme du papier mâché, se laissant manger la laine sur le dos, incapable de quoi que ce soit. Balzac,Contrat mar.,1835, p.324.
? Être mou comme une chiffe*, une chique*.
? Être une pâte, une cire molle. Être malléable, sans caractère. Moi, j'étais une cire molle qui recevais toutes les empreintes (Sand,Lélia,1833, p.59).
3. Qui dénote ou suggère la mollesse.
? [En parlant de la morphologie d'une pers. ou d'une manifestation de son comportement] Un long corps souple, un visage imberbe, des gestes mous, un air de fille (Tharaud,Dingley,1906, p.23).La flamme d'un briquet éclaira un instant ses mains unies, son menton mou, sa bouche épaisse (Mauriac,Noeud vip.,1932, p.177).Le visage était charnu, les traits mous, un peu bouffis, comme ceux d'un noctambule qui n'a pas dormi son content (Martin du G.,Thib.,Été 14, 1936, p.28):
8. ... une jeune fille grasse et blanche, un peu caséeuse, comme les personnes qui vivent à l'ombre et parmi les laitages, ficelait lymphatiquement les paquets, interrogeait avec une malice molle le bonhomme... Arnoux,Chiffre,1926, p.21.
? [En parlant du style, de l'exécution d'une oeuvre plastique, littér. ou mus.] Puis il reprit la page et se mit à lire. «C'est bien, me dit-il (...) mais un peu mou (...)» (Fromentin,Dominique,1863, p.57).Il [l'orchestre du Conservatoire] a été mou, très mou (Willy,Bains de sons,1893, p.102).
? Avoir une touche molle, un pinceau mou. M. Coulmann a une nature morale assez riche, et c'est assurément un homme d'esprit, mais son pinceau est mou (Sainte-Beuve,Nouv. lundis,t.9, 1864, p.138).
4. Qui amollit, qui invite à la mollesse.
? [En parlant d'une perception sensorielle (une musique, une odeur, etc.)] La molle odeur vineuse qui s'exhale des pressoirs et embaume l'air invite encore à ce laisser-aller familier (Theuriet,Mariage Gérard,1875, p.194).Et voici qu'en ce moment elle ne pouvait plus se défaire d'une de ces musiques molles qui traînait en elle (Noailles,Nouv. espér.,1903, p.314):
9. À Chartres (...) une bouffée de cave très douce, alanguie par une senteur molle et presque étouffée d'huile, vous souffle au visage lorsqu'on pénètre dans les solennelles ténèbres de la forêt tiède [la cathédrale]. Huysmans, Cathédr.,1898, p.7.
? [En parlant d'une condition climatique chaude et humide] Temps, air mou. L'air en est si relâché, si mou, qu'on ne peut se traîner (Sand,Corresp.,t.2, 1839, p.120).
? [En parlant d'un mode de vie, d'un système éducatif] Une vie de pleurs, d'extases, de rêveries, une vie molle et paresseuse (Flaub.,Smarh,1839, p.109).Cette culture générale, tant vantée jadis, ne nous fait plus l'effet que d'une discipline molle et relâchée (Durkheim,Divis. trav.,1893, p.5).Une éducation trop molle et confortable développe ici les mêmes effets qu'une éducation rigide (Mounier,Traité caract.,1946, p.354).
? [Déterm. un nom propre de pays] La molle Asie, la molle Ionie. L'astre aimé de la molle Italie (Barbier,Ïambes,1840, p.172).
C. ? Emploi adv.
1. Sans vigueur ni fermeté. Vous parlez mou, Monsieur Rudler, et vous parlez vulgaire (Péguy,Argent,1913, p.1171).Nos acteurs jouent mou. Les leurs ont du naturel, un dynamisme inouï (Morand,New-York,1930, p.174).
2. Pop. et fam. Doucement, avec précaution. Vas-y mou! Vas-y mollo*! Vas-y mou! Il ne faut pas que cela se voit de trop (H. Bazin,Vipère,1948, p.152).
II. ? Subst. masc.
A. ? [Désignant une chose]
1. État, caractère de ce qui est mou. Je dédaigne et je hais les hommes; et mon pied Sent le mou de la fange en marchant sur leurs nuques (Hugo,Légende,t.2, 1859, p.413).Mon regard s'accouple avec la couleur, ma main avec le dur et le mou (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception,1945, p.248).
? En partic. Tension plus ou moins grande (d'un cordage, d'un filin, d'une chaîne, etc.).
? Avoir, prendre du mou. Être détendu, se détendre. Les chaînes [de la barre du gouvernail] qui s'enroulent sur les tourteaux à empreintes prennent du mou au bout d'un certain temps (Croneau,Constr. nav. guerre,t.2, 1892, p.398).La transmission par chaîne sera bonne s'il y a du mou dans la chaîne (Champly,Nouv. encyclop. prat.,t.6, 1927, p.195).
? Donner, lâcher, laisser du mou. Détendre. L'ensemble des fils et des cordages [d'une antenne de T.S.F.] ne doit pas être trop tendu: il faut laisser un peu de mou, afin d'éviter la rupture en cas de retrait (Coustet,T.S.F. prat.,1924, p.47):
10. ... de mon côté, je tirais de mon mieux, m'arc-boutant, me raidissant sur les pieds, écrasant les ripatons du Bulgare qui gueulait, lui disant: ? Donne du mou, sacré diable! Cendrars,Bourlinguer,1948, p.174.
? Au fig. L'espace et le temps ne nous contraignent pas tyranniquement, nous concèdent du mou et des marges: rien n'interrompt notre carrière vagabonde, confuse (Arnoux,Roy. ombres,1954, p.23).
2. Chose molle, partie molle d'une chose.
a) Rare. L'été, dit-il, c'est du poison. Le soleil, le chaud, le mou des arbres de la terre, ça pourrit. Mais l'hiver... (Giono,Eau vive,1943, p.109).
b) Poumon des animaux de boucherie vendu souvent comme viande de moindre qualité pour l'alimentation des chats. Va chercher du mou au petit chat, dit Gérard (Champfl.,Avent. MlleMariette,1853, p.75).Il demeurait en extase, en face des grands mous pendus aux crocs de la criée (Zola,Ventre Paris,1873, p.776):
11. Quand je rentrai, après trois heures de queue et de hurlements devant les cuisines, et que tous eurent vu, de leurs yeux vu, en quoi consistait au juste la distribution: cinq litres environ de bouillon liquide où nageaient trois morceaux de mou gros comme des noisettes, il y eut sur tous les visages une telle expression d'atterrement que j'en fus plus triste que de ma propre déception. Ambrière,Gdes vac.,1946, p.39.
c) Pop. Partie charnue du corps, le corps dans son ensemble.
? Rentrer dans le mou (de qqn). Attaquer (quelqu'un) sans ménagement. Synon. rentrer dans le chou (v. ce mot D), dans le lard (de qqn) (v. lard B 2). (Dict. xxes.).
? Se magner le mou. Se dépêcher. Synon. se magner* le train (pop.).Dans son langage nous trouvons ces expressions (...) magne-toi le mou (...) expressions qui n'étaient jamais prononcées d'une façon claire, mais plutôt murmurées d'une voix un peu sourde, et comme en dedans, sans les voir (J. Genet,Querelle de Brest,III, 1947, p.209 ds Cellard-Rey 1980).
? Crâne, cervelle.
? Bourrer le mou (à/de qqn). Tromper, abuser (quelqu'un). Oh! On la connaît! dit Gaspard. Nous bourre pas l'mou, va, fais ton service (Benjamin,Gaspard,1915, p.84).Elle me reluquait indécise... Elle croyait que je lui bourrais le mou... (Céline,Mort à crédit, 1936, p.493).
? C'est du mou! Ça ne vaut rien. Il n'y a qu'une liberté, que je te dis moi, rien qu'une: c'est de voir clair d'abord, et puis ensuite d'avoir du pognon plein les poches, le reste c'est du mou!... (Céline,Voyage,1932, p.482).
B. ? [Désignant une pers.]
1. Personne faible, sans énergie ni esprit de décision. Toi, tu es un mou, tu es un faible! (Achard,J. de la Lune,1929, i, 6, p.12).
2. Personne modérée, hésitante, qui se rallie aux opinions les plus modérées. Mais il y a les autres, les socialistes, les radicaux, tous les types plus ou moins vaguement «de gauche», les sympathisants comme toi. Schneider a un sourire froid: «les mous.» «Disons: les tièdes» (Sartre,Mort ds âme,1949, p.241).
Prononc. et Orth.: [mu], [m?l]. Homon. moue, moût, mole. Style poét. masc. mol, devant voyelle ou consonne (v. supra ex. et beau, fou, etc.). Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. Adj 1. ca 1150 «de consistance non dure» terre mole (Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 5015); 2. a) ca 1170 «doux, confortable» (Chrétien de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 693); b) 1174-76 «qui est dit avec ménagement» (Guernes de Pont Ste Maxence, St Thomas, 3362 ds T.-L.); c) ca 1190 (vent) «doux, faible, non agressif» (Renard, éd. M. Roques, VIII, 7361); d) ca 1200 (la chair) «tendre, fragile» (Simon de Freine, St Georges, 1126 ds T.-L.); e) 1690 (Fur.: On dit aussi du langage, qu'il est mol et affecté, quand on choisit certains mots doucereux, et quand on les prononce d'un ton languissant et effeminé); 3. a) ca 1200 «faible, sans caractère ferme, lâche» (Poème moral, 85d ds T.-L.); b) 1erquart xiiies. «trop souple, manquant de fermeté» (Reclus de Molliens, Charité, 36, 7, ibid.); 4. 1587 «qui a le caractère de la mollesse ou porte à la mollesse» mols plaisirs (Lanoue, Discours politiques et militaires, p.210 ds Littré). B. Subst. 1. 1324 mol de la jambe (Arch. JJ 62, fo92 rods Gdf.); 2. 1393 «poumon (d'un animal de boucherie)» (Ménagier, II, 126 ds T.-L.); 3. 1640 (Oudin Curiositez, p.351: l'un veut du Mol l'autre du dur); 4. 1821 (Will.: Mou. Portion lâche d'une manoeuvre: on dit: donner du mou; larguer, mollir, diminuer la tension à volonté). Du lat. mollis, -e «mou, souple». Fréq. abs. littér. Mou: 2036. Mol: 746. Fréq. rel. littér. Mou: xixes.: a) 1848, b) 3167; xxes.: a) 3625, b) 3203. Mol: xixes.: a) 926, b) 1293; xxes.: a) 1399, b) 846. Bbg. Grundt (L.-O.). Ét. sur l'adj. invarié en fr. Bergen-Oslo-Tromso/, 1972, p.224, 227; pp.237-239, 247-248. _ Quem. DDL t.16.

MOU, MOL, MOLLE, adj. et subst. masc.
Étymol. et Hist. A. Adj 1. ca 1150 «de consistance non dure» terre mole (Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 5015); 2. a) ca 1170 «doux, confortable» (Chrétien de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 693); b) 1174-76 «qui est dit avec ménagement» (Guernes de Pont Ste Maxence, St Thomas, 3362 ds T.-L.); c) ca 1190 (vent) «doux, faible, non agressif» (Renard, éd. M. Roques, VIII, 7361); d) ca 1200 (la chair) «tendre, fragile» (Simon de Freine, St Georges, 1126 ds T.-L.); e) 1690 (Fur.: On dit aussi du langage, qu'il est mol et affecté, quand on choisit certains mots doucereux, et quand on les prononce d'un ton languissant et effeminé); 3. a) ca 1200 «faible, sans caractère ferme, lâche» (Poème moral, 85d ds T.-L.); b) 1erquart xiiies. «trop souple, manquant de fermeté» (Reclus de Molliens, Charité, 36, 7, ibid.); 4. 1587 «qui a le caractère de la mollesse ou porte à la mollesse» mols plaisirs (Lanoue, Discours politiques et militaires, p.210 ds Littré). B. Subst. 1. 1324 mol de la jambe (Arch. JJ 62, fo92 rods Gdf.); 2. 1393 «poumon (d'un animal de boucherie)» (Ménagier, II, 126 ds T.-L.); 3. 1640 (Oudin Curiositez, p.351: l'un veut du Mol l'autre du dur); 4. 1821 (Will.: Mou. Portion lâche d'une manoeuvre: on dit: donner du mou; larguer, mollir, diminuer la tension à volonté). Du lat. mollis, -e «mou, souple».

Mou au Scrabble


Le mot mou vaut 4 points au Scrabble.

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Les mots proches de Mou

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Mots du jour


Farce     Métalléité     Passager     Ouraque     Pâtre     Émoustiller     Bipède     Chatouillant, ante     Rallonger     Rancunier, ière     

Les citations avec le mot Mou


  1. L'amour est la fin de la liberté, mais c'est le début du dépassement. Il n'y a pas de chaos, il n'y a que des signaux que nous ne comprenons pas

    Auteur : Macha Méril - Source : Ce qu'il voulait (2012)


  2. Par son humour singulier et sa personnalité généreuse, il aura marqué de son empreinte le monde de la télévision et du cinéma français.

    Auteur : Jacques Chirac - Source : Réactions à la mort de Jean Yanne, le 23 mai 2003.


  3. C'est un mot obscur que celui de l'amour. Il résonne dans nos coeurs comme le nom d'un pays lointain dont, depuis l'enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres.

    Auteur : Christian Bobin - Source : Sans référence


  4. Telles, je sens au coeur, quand tous les bruits du monde
    Me laissent triste et seul après m'avoir lassé,
    La présence éternelle et la douceur profonde
    De mon premier amour que j'avais cru passé.


    Auteur : René François Armand Prudhomme, dit Sully Prudhomme - Source : Stances et poèmes (1865), Qui peut dire


  5. L'amour est à nos coeurs ce que les vents sont à la mer: ils y excitent souvent des tempêtes, cela est vrai; ils causent même quelquefois des naufrages; mais aussi les vents seuls la rendent navigable.

    Auteur : Ninon de Lenclos - Source : Lettres (1706), XII


  6. La souffrance que me causait mon amour pour Hanna était d'une certaine façon le destin de ma génération, le destin allemand auquel je pouvais simplement me soustraire plus difficilement, sur lequel j'avais simplement plus de mal à passer que les autres, mais comment cela aurait-il pu me consoler ?

    Auteur : Bernhard Schlink - Source : Le Liseur (1996)


  7. La force de l'amour paraît dans la souffrance.

    Auteur : Pierre Corneille - Source : La Galerie du Palais


  8. En demandant pardon, on demande à être vu tel que l'on est, en dépit de ses actes. Répondre à cette demande, c'est l'amour le plus profond dont un humain soit capable.

    Auteur : Riikka Pulkkinen - Source : L'Armoire des robes oubliées (2012)


  9. L'amour le plus parfait n'est pas un mariage; - Fort souvent moins que rien cause un grand changement, - Et les occasions naissent en ce moment.

    Auteur : Pierre Corneille - Source : La Galerie du Palais


  10. L'amour constant est comme un lac paisible,
    Profond, égal, toujours beau, toujours clair,
    Inaccessible aux tempêtes de l'air,
    Qui, sans chercher le tribut d'autres ondes,
    Se régénère en ses sources fécondes.


    Auteur : Pierre Joseph Bernard, dit Gentil-Bernard - Source : L'Art d'aimer (1775)


  11. On est distrait une fois ou l'autre, et ça suffit! Il a oublié, un soir, le globe de verre, ou bien le mouton est sorti sans bruit pendant la nuit...

    Auteur : Antoine de Saint-Exupéry - Source : Le Petit Prince (1943)


  12. Je n'admettrai jamais de divorce valable
    Au mariage des esprits ; l'amour n'est pas
    L'amour, s'il doit changer quand on change ici-bas,
    Quitter quand on le quitte et par un mal semblable.


    Auteur : William Shakespeare - Source : Sonnet


  13. L'amour était comme la piqûre d'un taon que nul ne voyait mais que tous recherchaient.

    Auteur : Luis Sepulveda - Source : Le Vieux qui lisait des romans d'amour (1992)


  14. On sait que souvent les génies se laissent abuser. On connaît leur naïveté. Ceux-là ne feraient pas de mal à une mouche, qui inventent, pour le seul plaisir de résoudre une énigme, des armes de destruction massive.

    Auteur : Patrick Deville - Source : Peste et Choléra (2012)


  15. L'amour est de tous les instants ou n'est pas. Une minute de dispersion et tout le charme est rompu.

    Auteur : Marcel Jouhandeau - Source : Du Pur Amour (1970)


  16. Quand on est amoureux, quatre vingt dix huit pour cent du cerveau ne fonctionne pas.

    Auteur : Katherine Pancol - Source : Les Yeux jaunes des crocodiles (2006)


  17. Guides aveugles qui filtrez le moustique et avalez le chameau !

    Auteur : La Bible - Source : Matthieu, XXIII, 24


  18. Je n'ai que de l'amour dans mon coeur

    Auteur : Yvette Horner - Source : Interview pour « 20 Minutes » Propos recueillis le 29.12.2011 par Maud Pierron


  19. Le seul manque que j’avais vraiment pu ressentir fortement, c’est le manque d’amour à me donner, à m’offrir à moi-même. Et avec lui, l’incapacité à accueillir l’amour des autres. Comme une déconnexion d’avec la vie, quelque part.

    Auteur : Emmanuelle Richard - Source : Les corps abstinents (2020)


  20. Que nous importe aujourd'hui ce que nous fûmes autrefois? que nous importe ce que le temps fera de notre substance? Tournons nos regards vers l'immensité du temps écoulé, songeons à la variété infinie des mouvements de la matière.

    Auteur : Lucrèce - Source : Sans référence


  21. Aux hommes c'est par le coeur que s'apprend l'amour. Chez les femmes c'est par coeur.

    Auteur : Paul-Jean Toulet - Source : Le carnet de monsieur du Paur, homme public


  22. Elle était contre moi, muette, bandée, comme une pesée lourde et nocturne, ses seins durs et nus sous la blouse tendus par la fraîcheur comme une voile étarquée. Mes yeux glissèrent vers la naissance de ces seins que soulevait un souffle sans loi, un nuage les brouilla ; je baissai le front sans mot dire, la bouche sèche, et il me sembla que mes paumes se mouillaient.

    Auteur : Julien Gracq - Source : Le Rivage des Syrtes (1951)


  23. Si l'on m'eût dit que je passerais le reste de ma vie, ignoré au sein de cette famille solitaire, je serais mort de plaisir: il ne manque à l'amour que la durée, pour être à la fois l'Eden avant la chute et l'Hosanna sans fin.

    Auteur : François-René de Chateaubriand - Source : Mémoires d'outre-tombe (1848), Partie 1, Livre 10, Chapitre 9


  24. Comme dit le proverbe : Quitte à être pendu, mieux vaut que ce soit pour avoir volé un dragon plutôt qu'un mouton.

    Auteur : J. K. Rowling - Source : Harry Potter et l'Ordre du phénix (2003)


  25. La nécessité d'être gentilhomme, pour être capitaine de vaisseau, est tout aussi raisonnable que celle d'être secrétaire du roi pour être matelot ou mousse.

    Auteur : Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort - Source : Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795)


Les citations du Littré sur Mou


  1. Instruire, persuader, émouvoir, sont la tâche de l'éloquence en général ; mais, selon le sujet, elle s'adresse plus directement à l'esprit ou à l'âme

    Auteur : MARMONTEL - Source : Oeuvr. t. VI, p. 46


  2. Songe avec quel amour j'élevai ta jeunesse. - Il éleva la vôtre avec même tendresse

    Auteur : Corneille - Source : Cinna, V, 2


  3. Je suis lasse à mourir de la fadeur des nouvelles

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 236


  4. Un roi fait ce qu'il veut des coeurs : tous les protestants sont prêts à mourir pour son service

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. Damilaville, 16 avril 1765


  5. L'Amour, essuyant ses larmes, fit un souris malin et moqueur

    Auteur : FÉN. - Source : Tél. VII


  6. Sentiez-vous, dites-moi, ces violents transports Qui d'un esprit divin font mouvoir les ressorts ?

    Auteur : BOILEAU - Source : Sat. IX.


  7. Un vil amour du gain infectant les esprits.... Trafiqua du discours et vendit les paroles

    Auteur : BOILEAU - Source : Art p. IV


  8. Nos coffres sont quasi tousjours aussi vuides d'or, que la teste d'un amoureux passionné est vuide de raison

    Auteur : LANOUE - Source : 164


  9. Et tous les jours [le comte de Foix] faisoit donner cinq francs en petite monnoie, pour l'amour de Dieu, et l'aumosne à sa porte à toutes gens

    Auteur : Jean Froissard - Source : II, III, 13


  10. Ce nom de galvanoplastie indique la production électrique d'un métal solide, au moyen de parties déposées paisiblement par l'agent voltaïque ; c'est, en un mot, la sculpture, le modelage ou moulage électrique

    Auteur : BABINET - Source : Revue des Deux-Mondes, 15 mai 1854, p. 810


  11. Je ne pouvais, avec mes petites dissimulations, parer l'évidence de son amour

    Auteur : MARIVAUX - Source : Mariane, 2e part.


  12. Car tant savoit de menterie, Qu'il se departoit franchement, Sans paine, de ses accuseurs, Tenir les faisoit pour ruseurs [trompeurs], Et ainsi demouroit en grace

    Auteur : E. DESCH. - Source : Poés. mss. f° 483


  13. Il faut envoyer dans les guerres étrangères la jeune noblesse ; ceux-là suffisent pour entretenir toute la nation dans une émulation de gloire, dans l'amour des armes, dans le mépris des fatigues et de la mort même, enfin dans l'expérience de l'art militaire

    Auteur : FÉN. - Source : ib. XII


  14. Si le mouvement [de la terre qui tremble] se propage plus loin, ce n'est que par de petits trémoussements et de légères trépidations

    Auteur : BUFF. - Source : Add. th. terr. Oeuv. t. XIII, p. 46


  15. Comme un mouton qui va dessus la foi d'autrui

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. II, 10


  16. Je m'en vais trouver Mopse, et lui faire ouverture De l'amour que sa nièce et toi vous vous portez

    Auteur : Molière - Source : Mélic. II, 5


  17. Et l'amour, qui m'apprend le faible des amants, Unit vos plus doux voeux à mes ressentiments, Pour me faire ébaucher ma vengeance en Plautine, Et l'achever bientôt par sa propre ruine

    Auteur : Corneille - Source : Othon, IV, 5


  18. Le changement de mousson, qui arrive ordinairement en octobre, peut primer comme il peut retarder d'un mois

    Auteur : BOUGAINVILLE - Source : Voy. t. II, p. 376. dans POUGENS


  19. Le ciel à mon amour serait-il favorable, Jusqu'à rendre sitôt Ariane exorable ?

    Auteur : TH. CORN. - Source : Ariane, IV, 5


  20. Dieu des hommes perdus [Amour], sera-ce jamais fait ? Seray-je tousjours butte aux douleurs incurables ?

    Auteur : DESPORTES - Source : Diane, II, 53


  21. Il [Pompée] craint que la défaite N'étouffe dans leurs coeurs [de ses soldats] l'espoir de la retraite, Et qu'outré de douleur en le voyant mourir, L'univers sur son chef ne s'exhorte à périr

    Auteur : BRÉBEUF - Source : Pharsale, VII


  22. Le président de Thou fut persécuté ; Corneille et la Fontaine moururent dans des greniers, Molière fut enterré à grand'peine

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. d'Argental, 3 mars 1754


  23. Les motifs excitatifs de l'amour de Dieu

    Auteur : BOSSUET - Source : 1er écrit, I, 3


  24. L'hématophobie est une dangereuse hérésie, et laquelle laisse bien mourir du monde qui en pourrait échapper

    Auteur : GUI PATIN - Source : Lett. t. II, p. 309


  25. Et de grant haste, pour plustot estre et venir à l'escarmouche, le dit Philippe prit une adresse parmi les champs et brocha coursier des esperons

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 298




Les mots débutant par Mou  Les mots débutant par Mo

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Mise à jour le vendredi 6 février 2026 à 22h49










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