La définition de Timbre du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Timbre
Nature : s. m.
Prononciation : tin-br'
Etymologie : Allem. Zimmer, un certain nombre de peaux, qui paraît être le même que Zimmer, chambre, construction, le même que l'anglais timber, bois de charpente.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de timbre de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec timbre pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Timbre ?


La définition de Timbre

Se disait, chez les pelletiers, d'un certain nombre de peaux de martre ou d'hermine.






Toutes les définitions de « timbre »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

TIMBRE. n. m.
Sorte de cloche immobile qui est frappée par un marteau placé le plus souvent en dehors. Le timbre d'une pendule, d'une montre. Le timbre d'une sonnerie électrique. Un timbre de bicyclette. Ce timbre est fêlé. Fig. et fam., Il a le timbre fêlé se dit d'un Homme un peu fou.

TIMBRE se dit aussi de la Corde à boyau mise en double au-dessous de la caisse d'un tambour pour le faire mieux résonner. Il se dit, figurément, du Caractère de la sonorité, dû au concours des notes harmoniques qui accompagnent la note fondamentale et qui varie selon le genre et la qualité de l'instrument ou de la voix. Le timbre du cor. Un beau timbre de voix. Cette voix a du timbre, a un timbre argentin. Sa voix n'a pas de timbre. Il se dit encore de l'Indication d'un air connu sur lequel est composée une chanson. Mettre les timbres aux couplets d'un vaudeville.

TIMBRE se dit aussi de la Marque imprimée sur le papier dont la loi oblige à se servir pour certaines écritures ou pour certaines impressions. La loi sur le timbre. L'impôt du timbre. Faire mettre le timbre sur une obligation. Dispense du timbre. L'Administration des Domaines et du Timbre. Timbre sec, Timbre qui n'est marqué que par la pression du coin sur lequel il est gravé. Timbre humide, Timbre apposé avec une encre grasse.

TIMBRE se dit également d'un Petit carré de papier, d'une vignette portant une effigie, une allégorie, un emblème et qui sert soit à remplacer la marque imprimée sur le papier, soit à divers autres usages. Timbre fiscal. Timbre-poste ou simplement Timbre, Petit carré de papier portant l'effigie du souverain, ou une autre marque, et qui sert à l'affranchissement des lettres envoyées par la poste. Un timbre de 50 centimes. Un carnet de timbres. Une collection de timbres. Timbre de quittance, Petit carré de papier, émis et vendu par l'État, et dont l'apposition est indispensable sur un reçu.

TIMBRE se dit en outre de la Marque particulière que chaque bureau des postes imprime sur les lettres qu'il fait partir, pour indiquer le lieu et le jour du départ, et sur celles qu'il reçoit, pour constater le jour de leur arrivée. Le timbre de cette lettre est de Lyon. Il se dit aussi de la Marque d'une administration, d'une maison de commerce, etc. Ce livre porte le timbre de telle bibliothèque. On dit aussi Cachet. Il se dit, par extension, de l'instrument qui sert à imprimer cette marque. Un timbre de cuivre, de caoutchouc. On dit également Cachet.

TIMBRE se dit, en termes d'Archéologie, de la Calotte d'un casque. En termes de Blason, il désigne le Casque qui est au-dessus de l'écu. Les souverains portent le timbre ouvert.

Littré

TIMBRE (tin-br') s. m.
  • 1Timbre d'un tambour, corde à boyau tendue en double sur le fond inférieur d'un tambour pour le faire mieux résonner. Il vaut mieux voir des broches que des piques, des marmites que des timbres, et tous les ustensiles de cuisine que ceux de la guerre, Francion, VI, p. 242.
  • 2Cloche sans battant, qui est frappée en dehors par un marteau. Le timbre d'une pendule. On met des timbres aux portes des appartements pour servir de sonnette. Timbres pour tables et appartements.

    Fig. Il y a un timbre sur lequel frappent les cinq organes de nos sens, Voltaire, Newton, I, 5.

    Fig. et familièrement. Avoir le timbre fêlé, être un peu fou. Si vous lui parlez, ayez un peu d'égard à sa faiblesse?; songez qu'elle a le timbre un peu fêlé, Regnard, Ret. imprév. 18. Mon timbre commence à être un peu fêlé, et sera bientôt cassé tout à fait, Voltaire, Lett. à Mme du Deffant, 22 fév. 1769.

    On dit de même?: timbre brouillé. Il a si bien veillé Et si bien fait, qu'on dit que son timbre est brouillé, Racine, Plaid. I, 1.

    Fig. Brouiller le timbre, faire tourner la tête. De l'air dont je soutiens certains tendres souris, Je brouillerais le timbre aux plus sages marquis, Th. Corneille, Comt. d'Org. IV, 2.

  • 3Son que rend le timbre. Ce timbre est trop éclatant.
  • 4Qualité sonore d'une voix, d'un instrument. Ce violon a beaucoup de timbre. La voix s'affermit et prend du timbre, Rousseau, Ém. V. Cette voix était la plus rare que l'on eût entendue, soit par le volume et la plénitude des sons, soit par l'éclat perçant de son timbre argentin, Marmontel, Mém. IV. Sa voix [de ma mère] a-t-elle encor ce doux timbre d'argent?? Lamartine, Joc. VI, 218.
  • 5Caractère d'un son indépendamment de son rang dans l'échelle, caractère tenant à des sons harmoniques qui coexistent avec le son fondamental et qui lui forment une espèce d'accompagnement?; cette espèce d'accompagnement, dont l'oreille ne discerne pas les éléments, est précisément le timbre. Le timbre de la flûte est essentiellement différent de celui du hautbois. Le timbre est moelleux ou sec, perçant ou sourd, aigre ou doux?; celui que produit une corde pincée ne ressemble point au timbre de la même corde frottée par un archet ou attaquée par la percussion, Fétis, la Musique, I, 7. L'idée n'était pas venue [du temps de Lulli] de profiter de la différence des timbres des instruments, et de leur donner des parties spéciales pour les marier entre eux, Ad. Adam, Dern. souv. d'un mus. art. Gossec, n° 3.
  • 6Premier vers d'un vaudeville connu, qu'on écrit au-dessus d'un vaudeville parodié pour indiquer sur quel air ce dernier doit être chanté. Mettre les timbres aux couplets d'un vaudeville. Le véritable timbre de l'air de Mme Grégoire est celui-ci?: C'est le biau Thomas, tiré de la pièce de Cadichon.
  • 7Marque imprimée sur le papier que la loi rend obligatoire pour les actes et pour certaines impressions. Payer le timbre. L'impôt du timbre.

    Timbre à l'extraordinaire, timbre apposé après coup sur des actes qui auraient dû être écrits sur du papier timbré.

    Timbre sec, timbre qui n'est marqué que par la pression du coin sur lequel il est gravé.

    Bureau de timbre, bureau où l'on débite le papier timbré.

    Timbre de dimension, celui dont le prix est en raison de la grandeur du papier employé.

    Timbre proportionnel, celui dont le prix est calculé d'après les sommes et valeurs auxquelles il est destiné.

    Bâtiment où l'on timbre. Aller au timbre.

  • 8Marque particulière que chaque bureau de poste imprime sur les lettres, indiquant le lieu et le jour du départ pour celles qui partent, et le lieu et le jour de l'arrivée pour celles qui arrivent. Cette lettre porte le timbre de Paris.
  • 9Timbre-poste, ou, simplement, timbre, cachet volant qui indique l'affranchissement d'une lettre et que celui qui envoie la lettre colle auprès de l'adresse. Donnez-moi un timbre de 15 centimes, de 25 centimes. En Belgique on a constaté que des timbres-poste avaient été imités par la photographie, Commiss. intern. des postes, Paris 1863, p. 123.

    L'administration des postes s'obstine à écrire, au pluriel, des timbres-postes, malgré le sens et le public?: des timbres-poste, c'est-à-dire des timbres de la poste.

    Timbre-dépêche, timbre à l'aide duquel on affranchit une dépêche télégraphique. Art. 8. L'administration des lignes télégraphiques est autorisée à faire vendre au prix de? des timbres spéciaux dont l'apposition sur une dépêche en opérera l'affranchissement. - Art. 11. Les dispositions de l'art. 142 du Code pénal sont applicables à ceux qui auront contrefait des timbres-dépêches ou qui auront fait usage sciemment des timbres - dépêches contrefaits, Loi sur la corresp. télégr. privée, 13 juin 1866.

    Un timbre-dépêche, et des timbres-dépêches, c'est-à-dire un timbre de dépêche, et des timbres de dépêches.

  • 10 Terme de construction. C'est, dans un mémoire de travaux, le résultat des quantités trouvées par le calcul, et que l'on porte en regard de chaque article, en mettant au-dessus de ces chiffres la nature des travaux auxquels ils appartiennent.
  • 11Partie arrondie du casque, qui s'applique sur la tête.
  • 12 Terme d'armoirie. On donne le nom de timbre à tout ornement placé sur le sommet de l'écu des armoiries et servant à désigner la qualité de la personne qui le porte (tiare, chapeau rouge, mitre et crosse, mortier, casque et heaume). Les souverains portent le timbre ouvert, Arrêt rendu le 23 août 1663 qui déclare ledit Lamois roturier. ? que le timbre de ses armes serait rompu, Arrêt du conseil, 12 mars 1665.
  • 13Timbre violet, petit champignon de la famille des serpentins.

HISTORIQUE

XIIe s. Tabors et tinbes?, Ronc. p. 178.

XIIIe s. Sonez timbre [tympanum], Psautier, f° 99.

XIVe s. Et devons savoir qu'il y a en l'eglise cinq manieres de cloches?: c'est assavoir esquelles, timbres, noles, noletes et cloches?: la cloche sonne en l'eglise, l'esquelle ou refectouer, le timbre ou cloistre, la nole ou ch?ur, la nolette en l'horloge, De Laborde, Émaux, p. 516. Deux flacons d'or à tissus de soye esmailliez d'un escusson et d'un timbre des armes de M. le Dalphin, De Laborde, ib. p. 517.

XVe s. ? Et adonc haultement Ont le tymbre [cloche] sonné?; le partement Convint faire lors bien hastivement, Christine de Pisan, Dit de Poissy. Ils sonnerent, des tours là où ils estoient en leur garde, grand foison de tymbres et de tabours, Froissart, III, IV, 15. Et ne faisoieut les seigneurs nul compte d'autres gens d'armes, s'ils n'estoient à heaumes et à tymbres couronnés, Froissart, I, I, 64. Une couverture de tappicerye au timbre du roi, Bibl. des ch. 6e série, t. I, p. 353.

XVIe s. Faudra que le dessus du fourneau soit tout d'une piece, en forme d'une cloche en timbre, De Serres, 358. Assez tost l'horrible creste De ton tymbre menassant à l'ennemy palissant Annoncera la tempeste, Du Bellay, J. III, 42, verso.


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. TIMBRE. Ajoutez?:
14 Terme d'administration. Adresser une réponse sous le timbre de tel ou tel service ou bureau, c'est-à-dire en portant sur l'adresse les indications ordinairement imprimées en tête et en marge de la correspondance.
15 Terme d'antiquité. Timbre ou sceau amphorique, empreinte que le potier mettait sur ses produits?; c'est quelque chose d'analogue aux marques de fabrique. Vous trouverez dans cette lettre trois dessins de timbres thasiens [de l'île de Thasos], Journ. offic. 15 mai 1872, p. 3258, 1re col.
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Encyclopédie, 1re édition

TIMBRE, s. m. (Jurispr.) est la formule ou marque que l'on imprime au haut du papier & parchemin destiné à écrire les actes publics. Voyez ci-devant Papier, & Parchemin timbré. (A)

Timbre, s. m. terme de Bossetier ; ce sont deux cordes de boyau, posées sur la derniere peau d'un tambour, & qui lorsqu'on bat la peau de dessus, servent à faire résonner la caisse.

On dit en un sens assez voisin, le timbre d'une cloche, pour sa résonnance ; le timbre de la voix ; le timbre d'un instrument musical, d'airain ou de métal. (D. J.)

Timbre, s. m. (Commerce de dentelle.) c'est l'empreinte du cachet ou matrice du fermier, mise sur un petit morceau de papier de quatre à cinq lignes de largeur, & d'un pouce & demi de longueur, qui s'attache avec un double fil, au deux bouts de chaque piece de dentelle. Dict. du Comm. (D. J.)

Timbre, (Horlog.) petite cloche que l'on emploie dans toutes sortes d'horloges, de pendules, & de montres sonnantes, & sur laquelle frappe le marteau. Autrefois toutes les montres à répétition étoient à timbre ; mais aujourd'hui on les fait la plûpart sans timbre : ce qui leur a fait donner le nom de répétitions sans timbre Voyez Répétition.

Les meilleurs timbres viennent d'Angleterre. Ils sont faits d'un métal composé de cuivre de rosette, d'étain de Cornouaille, & d'un peu d'arsenic ; mais les différentes proportions dans le mélange de ces matieres, ne sont pas absolument déterminées ; c'est à celui qui en fait usage à les varier, pour découvrir celles qui produisent des timbres dont le son est le plus agréable.

Comme dans les carillons on a souvent de la peine à assortir les timbres à la suite des tons que l'on veut employer, on est alors obligé de les limer près de leurs bords, pour les rendre plus aigus. Voyez Carillon.

Timbre, s. m. (Pelleterie.) ce mot se dit d'un certain nombre de peaux de martes zibelines ou d'hermines, attachées ensemble par le côté de la tête, qui viennent ainsi de Moscovie & de Laponie ; chaque timbre, que l'on appelle aussi masse, est composé de vingt paires ou couples de peaux. Une caisse de marte zibeline assortie telle qu'elle vient de Moscovie contient dix timbres, qui font quatre cens peaux. On dit aussi un demi timbre, pour dire vingt peaux ou la moitié d'un timbre. Autrefois le timbre étoit en France de trente paires, ou soixante peaux. Le lunde de peaux contient trente-deux timbres. Savary. (D. J.)

Timbre, terme de Blason, ce mot se dit de tout ce qui se met sur l'écu qui distingue les degrés de noblesse ou de dignité, soit ecclésiastique, soit séculiere, comme la tiare papale, le chapeau des cardinaux, évêques & protonotaires, les croix, les mitres, les couronnes, bonnets, mortiers, & sur-tout les casques, que les anciens ont appellés particulierement timbres, parce qu'ils approchoient de la figure des timbres d'horloges, ou parce qu'ils résonnoient comme les timbres quand on les frappoit. C'est l'opinion de Loyseau qui prétend que ce mot vient de tintinnabulum.

Les armoiries des cardinaux sont ornées d'un chapeau rouge qui leur sert de timbre. Les rois & les princes portent le timbre ouvert ; les ducs, les marquis & les comtes le portent grillé & mis de front ; les vicomtes, les barons & les chevaliers le portent un peu tourné, & on le nomme alors de trois quartiers. (D. J.)

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Wiktionnaire


Nom commun - français

timbre \t??b?\ masculin

  1. Cloche immobile qui est frappée par un marteau placé le plus souvent en dehors.
    • Puis, brusquement, il fit un pas vers sa table où se trouvaient un timbre et un marteau. (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • ? six heures sonnèrent tandis qu'il était là; au dernier coup du timbre j'entendis le même bruit et je revis mon chat. (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes - Le Chat, l'huissier et le squelette)
    • Sur cette table, un timbre électrique, si vous avez besoin de quelqu'un, vous n'avez qu'à sonner ! (Georges Feydeau, Un fil à la patte, 1894)
    • Un timbre résonna, très en dessous des greniers : la bonne s'impatientait, rappelait l'heure ? largement dépassée ? du déjeuner. (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 220)
  2. (Figuré) (Familier) Tête, de quelqu'un d'un peu fou.
    • Il a le timbre fêlé.
  3. Corde à boyau mise en double au-dessous de la caisse d'un tambour pour le faire mieux résonner.
  4. Sonorité d'un instrument ou de la voix.
    • La voix de cette charmante enfant, [?], avait gagné la plus précieuse flexibilité à l'étude de trois langues. Cet avantage est encore rehaussé par un timbre à la fois suave et frais qui frappe autant le c?ur que l'oreille. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il sollicita le garçon d'un timbre retentissant, en cognant bruyamment ses vastes pattes. (Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, page 11)
    • Un cheval ronflait doucement, du côté des écuries. Biyanga : il reconnut le timbre grave et guttural de l'étalon. (Karen Wood, Diamond Spirit, vol.2 : L'esprit du cheval sauvage, traduit par Sylvie Del Cotto, Fleurus, 2014, chapitre 2)
    • Quand ils parlaient, leur voix était trouble et fausse, cherchait son véritable timbre et ne le trouvait pas. (Jules Supervielle, Le Voleur d'enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, page 120)
  5. (Phonétique) Qualité acoustique des voyelles résultant du renforcement et de l'audibilité de certaines harmoniques lors du passage de l'onde sonore à travers les différentes cavités du chenal phonatoire.
    • Timbre oral, nasal, aigu, grave ; timbre ouvert, fermé.
    • Dans toutes les questions touchant l'acoustique, et, en particulier, le timbre des voyelles françaises d'après la prononciation parisienne, nul n'est plus averti que M. Robert de Souza. (Henri Bremond, La Poésie pure, 1926, page 11)
  6. Indication d'un air connu sur lequel est composée une chanson.
    • Mettre les timbres aux couplets d'un vaudeville.
  7. Marque imprimée sur le papier dont la loi oblige à se servir pour certaines écritures ou pour certaines impressions.
    • La loi sur le timbre.
    • L'impôt du timbre.
  8. Petit morceau de papier, vignette portant une effigie, une allégorie, un emblème et qui sert soit à remplacer la marque imprimée sur le papier, soit à divers autres usages.
    • Timbre fiscal.
    • Timbre-poste.
  9. (En particulier) Petit morceau de papier portant l'effigie du souverain, ou une autre marque, et qui sert à l'affranchissement des lettres envoyées par la poste.
    • D'abord, il lui a dit son goût pour les jeans 501 qu'il porte été hiver avec des T-shirts blancs et des Santiags qu'il collectionne comme d'autres, les timbres. (Solène Vosse, Le T-shirt blanc : Meetoc-réel, Éditions Le Manuscrit, 2009, page 31)
  10. Marque particulière que chaque bureau des postes imprime sur les lettres qu'il fait partir, pour indiquer le lieu et le jour du départ, et sur celles qu'il reçoit, pour constater le jour de leur arrivée.
    • Le timbre de cette lettre est de Lyon.
    • Et elle, n'avait-elle pas écrit la lettre avant qu'il fût arrivé ? Elle aurait dû regarder la date du timbre. (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
  11. Marque d'une administration, d'une maison de commerce, etc.
    • Un gardien dont le rôle était de donner aux croque-morts décharge, sur un registre, des cercueils qu'il avait comptés et vu inhumer, signa le livre et apposa son timbre en marge. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Ce livre porte le timbre de telle bibliothèque.
    • Les demandes sont adressées au nom des ministres et sous leur timbre au Conseil d'État, par les soins du SGG, après accord du Premier ministre. (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d'État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 ? lire en ligne)
  12. (Par extension) Instrument qui sert à imprimer cette marque.
    1. Timbre sec : cachet gravé en relief dans du métal, qui imprime sa marque en creux dans le papier par une forte pression.
    2. Timbre humide : cachet gravé en relief dans du métal ou du caoutchouc, que l'on enduit d'encre pour ensuite s'en servir pour imprimer sa marque.
    • Un timbre de cuivre, de caoutchouc.
  13. (Archéologie) Calotte d'un casque. Tymbon.
  14. (Héraldique) Ensemble des pièces (casque, couronne, toque, mortier, etc.) que l'on met au dessus d'un écu pour donner les qualités et le rang dans la hiérarchie sociale de son propriétaire.
    • J'offris de le tirer de peine à l'aide de ma science du blason, et je lui fis, vous pouvez m'en croire, des armoiries impayables. Il y avait une tête de nègre tirant la langue, deux brochettes de goujons, trois canards, et un cochon de Siam; le tout en champ d'azur avec timbre et cimier. (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T. 2,4, 1833)
  15. Pression maximale de vapeur que peut supporter une chaudière en fonctionnement normal, sans que cette dernière ne subisse de dommage, ou de détérioration.
    • Le timbre de cette locomotive est de 12,6 kg/cm².
  16. Abreuvoir monolithique, taillé dans un bloc de pierre.
    • timbre se dit aussi d'une grande pierre creuse dans laquelle on jette de l'eau pour abreuver les chevaux, les bestiaux. (Dictionnaire universel François et Latin, volume 5, Gandouin, 1732, page 220)
  17. Grand évier, plonge.
    1. (Désuet) Timbre à glace : ancienne glacière, composée d'un bac, d'un bassin rempli de glace dans lequel on mettait des provisions au frais.
      • Tenez le gâteau 25 minutes dans le timbre à glace. Enfin, dressez-le sur un plat à gâteau garni d'une serviette ou sur un plateau de bois recouvert de papier. Remarque : le timbre à glace était, à la fin du XVIIIe siècle et encore à l'époque de Marie Henriette Chrétien, une sorte de glacière destinée à la conservation des aliments. (Myriam Esser-Simons, Balade culinaire à travers les siècles illustrée de nombreuses recettes, tome 6, éd. Édilivre, 2019)
    2. Timbre d'office : petit meuble avec un bac sur le dessus, servant à laver les verre et l'argenterie.
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Trésor de la Langue Française informatisé


TIMBRE, subst. masc.

A. ?
1. Dans une horloge, cloche immobile et sans battant frappée par un marteau (d'apr. Jossier 1881). Timbre d'un carillon, d'un jacquemart (Rob. 1985).
2. Cloche immobile et sans battant installée sur un pied, que l'on frappait avec un petit marteau pour appeler. Ali! cria-t-il, puis il frappa un coup sur le timbre de cuivre. Ali parut (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 676).Ma chambre est au-dessus de la tienne, ? dit-elle. ? Sur cette table, il y a un timbre de cuivre, tu n'auras qu'à frapper, si tu veux quelque chose (Benoit, Atlant., 1919, p 186).
3. Calotte métallique sur laquelle frappe un petit marteau ou un vibreur, faisant office de sonnerie ou de sonnette. Timbre d'une bicyclette, d'une machine à écrire, d'une pendule, d'un téléphone; timbre d'appartement; timbre électrique. On était au dessert, lorsqu'un coup de timbre fit tressaillir MmeCampardon (Zola, Pot-Bouille, 1882, p. 162).Par la rue de la Victoire, une voiture d'ambulance dont le timbre clair tintait sans arrêt, s'avança au trot de son petit cheval (Martin du G., Thib., Été 14, 1936, p. 553).
? En partic. Appareil de ce type qui se pose sur les tables et les bureaux et que l'on met en mouvement en pressant un bouton. L'employé (...) du bureau frappa trois coups sur son timbre métallique (Céline, Voyage, 1932, p. 247).
? Loc. fig., littér. Avoir le timbre brouillé, fêlé. Être un peu fou. L'Annoncier désespère définitivement de son auteur. Il lève les bras au ciel. On a le timbre un peu fêlé, c'est sûr! Et au moment de s'en aller, il dit: « Je m'en lave les mains. » (Claudel, Soulier, 1944, 1repart., 2ejournée, 8, p. 1020).
B. ? MUSIQUE
1. ,,Tambour de forme arrondie`` (Wright Mus. 1941).
? (Peau de) timbre. Membrane inférieure d'un tambour à deux peaux. La caisse roulante, en bois, est de forme cylindrique. Il est possible d'en modifier le timbre en agissant, grâce à des clés, sur une corde qui vibre contre la peau de timbre (D. Franck, Le Pt livre de l'orchestre et de ses instruments, Paris, éd. Mazarine, 1981, p. 177).(Corde de) timbre. Corde de boyau tendue en double contre la peau inférieure d'un tambour pour augmenter la résonance de celui-ci (d'apr. Rougnon 1935).
? (Jeux de) timbres. Petit instrument composé de lames, coupes ou autres objets vibrants, mis en action par le frappement et produisant un son aigu et cristallin. À la Madeleine où j'assistais par hasard aux interminables funérailles d'un vieux banquier; on joua une marche guerrière avec accompagnement de violoncelles et de violons, de tubas et de timbres (Huysmans, En route, t. 1, 1895p. 20).Berlioz leur offrit [aux cloches] le « Dies irae » de sa Symphonie fantastique. Plus tard, les jeux de cloches, trop lourds, furent remplacés par des jeux de timbres et des cloches tubes (D. Franck, Le Pt livre de l'orchestre et de ses instruments, Paris, éd. Mazarine, 1981, p. 185).
2. Motif ou air connu sur lequel on ajoute un texte, pour créer une nouvelle chanson. Il trouvait des motifs d'un style franc, facile, naïf, que l'on a popularisés en en faisant des « timbres » (Pesquidoux, Livre raison, 1925, p. 127).Et voici que dans les voix qui grimpaient un peu fausses (...) Lamberdesc reconnut un timbre déjà connu (Aragon, Beaux quart., 1936, p. 107).
C. ? ACOUST. Qualité spécifique d'un son, indépendante de la hauteur, de la durée et de l'intensité, résultant essentiellement du concours des harmoniques qui accompagnent la note fondamentale jouée. Timbre d'un gong, d'une cloche. On avait vue (...) sur des clochers (...). Toutes les demi-heures, ou tous les quarts d'heure, les horloges sonnaient chacune avec un timbre distinct (Fromentin, Dominique, 1863, p. 62).Le seul timbre du violoncelle exerce chez bien des personnes une véritable domination viscérale (Valéry, Variété V, Cours de poét., 1944 [1938], p. 318).
? [À propos de la voix] Timbre argentin, enfantin, métallique, voilé. Le timbre de sa voix dans le haut est céleste (Delécluze, Journal, 1824, p. 48).S'éloignant (...), elle lança d'une voix flûtée et moqueuse: « Un spécial à trente cennes! » Son timbre aigu porta jusqu'au fond du restaurant (Roy, Bonheur occas., 1945, p. 16).
? Absol. Voix qui a du timbre. Voix dont la sonorité est pleine, riche. ? « Ah... Eh... Ah... Oh... », fit-il debout devant la glace, pour essayer sa voix. Elle restait rauque, mais elle avait retrouvé du timbre, et il sentait son larynx momentanément dégagé (Martin du G., Thib., Épil., 1940, p. 819).
? PHONÉT. Qualité acoustique des voyelles résultant du renforcement et de l'audibilité de certaines harmoniques lors du passage de l'onde sonore à travers les différentes cavités du chenal phonatoire. Timbre oral, nasal, aigu, grave; timbre ouvert, fermé. Dans toutes les questions touchant l'acoustique, et, en particulier, le timbre des voyelles françaises d'après la prononciation parisienne, nul n'est plus averti que M. Robert de Souza (Bremond, Poés. pure, 1926, p. 11).
D. ? P. anal. (de forme avec la cloche ou le tambour appelé timbre)
1. Vx. Bassin évasé et peu profond. (Dict. xixeet xxes.).
? Timbre (d'office). Petit évier, ou meuble avec bassin, où on lave les verres et les couverts (d'apr. Lar. mén. 1926). Timbre en grès, en étain, en acier inoxydable (Rob. 1985).
? Timbre (à glace). Glacière destinée à la conservation des aliments. Sur les timbres dont la glace frappait l'air, gisaient en bel alignement les soles (Hamp, Marée, 1908, p. 65).
2. ,,Partie arrondie du casque couvrant le haut de la tête, de la nuque au front`` (Leloir 1961).
3. HÉRALD. Casque et, p. ext., ornement surmontant l'écu et servant à désigner la qualité de la personne qui le porte. Le timbre, malgré un édit de François Ier(...) ne fut jamais réservé à la noblesse (ThiébaudBlason1982).
E. ? Marque, cachet ou vignette correspondant au paiement d'une taxe ou constituant une garantie.
1. ADMIN., COMM. Marque, cachet qu'une administration, un établissement public, une entreprise privée ou un particulier appose sur un document pour en garantir l'origine. Apposer son timbre sur une facture; timbre humide (marqué à l'encre); timbre sec (marqué par la pression d'une estampe métallique, sans encre). J'ai trouvé sur ma table le manuscrit du Sexe faible très bien enveloppé et cacheté, avec le timbre du Ministère des Beaux-Arts (Flaub., Corresp., 1874, p. 157):
Il me tendit deux enveloppes cachetées. Je reconnus le timbre du Conseil de Surveillance, dont dépend à Orsenna la conduite des affaires de haute police ? il faisait pressentir quelque grave affaire... Gracq, Syrtes, 1951, p. 142.
2. DR. FISCAL
a) Marque imprimée, cachet apposé sur un acte juridique, un document officiel et qui donne lieu à la perception d'un droit au profit de l'État; ce droit lui-même, l'impôt qu'il constitue. Faire mettre le timbre sur un acte; (droit de) timbre sur les effets de commerce, les contrats d'assurance, les passeports, les cartes grises; dispense, exemption du timbre; machine à timbre; visa pour timbre. Aussi bien, depuis ce matin, je ne fais que donner! Huissier par-ci, greffier par-là, guichetier, geôlier, timbre, quittance, levée d'écrou (Reybaud, J. Paturot, 1842, p. 440).Le prêt s'élevait en principe à la somme de dix mille francs. Nous prenions à notre charge les frais de timbre, assez peu considérables (Duhamel, Notaire Havre, 1933, p. 198).
? Timbre de dimension. Timbre dont le coût varie suivant le format du papier utilisé. Le timbre de dimension est fixé à 72 F pour un papier registre (...), à 36 F pour un papier normal (Roland-Boyer1983, p. 321).
? P. méton. Synon. de papier timbré (v. timbré B 1).Rédiger sur timbre (transcrire un acte sur papier timbré); extrait de naissance sur timbre. Un soir, un huissier laisse à mon adresse un de ces grimoires sur timbre que, par euphémisme, on nomme des exploits (Reybaud, J. Paturot, 1842, p. 213).On échangea des lettres recommandées, des sommations, du timbre (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 491).
b) Timbre fiscal ou timbre mobile ou, p. abrév., timbre. Vignette apposée sur les papiers destinés à la rédaction d'actes juridiques, attestant le paiement du droit de timbre. L'impôt s'acquitte au moyen de l'emploi de papier ou d'impressions timbrées vendus par l'administration (...), par apposition de timbres mobiles fiscaux, à l'aide de machines à timbre de types agréés par l'administration, au moyen du visa pour timbre donné par le receveur des impôts (Roland-Boyer1983, p. 321).
? Timbre proportionnel. Timbre figurant sur les effets négociables de commerce et dont le montant varie suivant la valeur énoncée de l'acte. Les timbres proportionnels (...) sont collés et doivent être oblitérés par l'apposition de la date ou de la signature de celui qui donne quittance (Cida1973).
? Timbre de quittance ou timbre-quittance ou, p. abrév., timbre. Vignette apposée sur un acte reconnaissant un paiement ou la remise de valeurs ou d'objets (une quittance, un reçu, une décharche). Tantôt il [l'État] frappe, non la marchandise elle-même, mais l'acquittement de son prix, comme il le fait par le timbre des quittances et des effets de commerce (Say, Écon. pol., 1832, p. 523).Un papillotement extraordinaire d'hommes en habits noirs qui se disputent des timbres de quittance (Artaud, Théâtre et son double, 1938, p. 55).
? En compos. Timbre-amende. Vignette qui, collée sur la fiche constatant une infraction, atteste du paiement de l'amende forfaitaire pour contravention aux lois et règlements sur la circulation routière. Pour payer la contravention, il faut coller sur une carte perforée, un timbre-amende de 10 F, en vente dans les bureaux de tabac (L'Express, 14 sept. 1967ds Gilb. 1980).
3. POSTES ET TÉLÉCOMM.
a) Cachet apposé par le Service des Postes sur une lettre, un colis postal et qui indique le lieu, la date et l'heure de départ, et parfois d'arrivée. Synon. cachet.Grand, petit timbre; le timbre de la Poste faisant foi. Mais c'est une lettre pour MmeCommanville. Timbre illisible et écriture de femme inconnue (Flaub., Corresp., 1874, p. 156).Mais on a recueilli, dans la chambre de sa maîtresse, les morceaux d'une carte postale de son écriture, qui porte le timbre du Havre du 30 octobre, jour où le vol a été commis (Gide, Souv. Cour d'ass., 1913, p. 622).
b) Timbre-poste ou, p. abrév., timbre. Vignette imprimée vendue par l'administration des Postes, que l'on colle sur une lettre, un colis afin de les affranchir. Carnet, feuille de timbres; distributeur de timbres; acheter des timbres à la poste, au bureau de tabac; coller un timbre à deux francs sur une enveloppe; timbre oblitéré par la poste; collectionner les timbres-poste. Tu trouveras sous ce pli une lettre pour le Précurseur d'Anvers. Lis-la, puis cachette-la, mets-y un timbre poste, et envoie-la à Anvers (Hugo, Corresp., 1865, p. 486).Rien ne m'agace comme ces timbres collés la tête en bas (...). Ça n'est pas grand'chose, mais ça indique toujours qu'on n'a pas naturellement le sens de l'ordre (Martin du G., Taciturne, 1932, ii, 8, p. 1295).
4. TECHNOL. Marque (poinçon, plaque) que l'Administration appose, après épreuve, sur un appareil à vapeur pour indiquer la pression maximale qu'il peut supporter; chiffre qui exprime cette pression. Le timbre varie de 8 kg (petite chaudière) à 15 kg (grande chaudière cylindrique) et 20, 28 et 35 kg/cm2(Gruss1978).
F. ? P. anal.
1. Vignette collée sur une carte d'adhérent (à un groupement, une association, un syndicat, un parti) et attestant le paiement d'une cotisation. (Dict. xxes.).
2. Timbre-prime, timbre-escompte, timbre-cadeau, timbre-réclame, etc. ou, p. abrév., timbre. Vignette correspondant au montant d'une marchandise achetée, qui est susceptible d'être collectionnée et échangée contre un cadeau, une prime ou un escompte proportionnel au montant total des achats. Voici les avantages dont je bénéficie au Club: 1) Pour chaque enregistrement acheté au Prix-Catalogue, je reçois un timbre « Prix-Cadeau » qui me permet de commander un enregistrement à 50 pour cent du Prix-Catalogue (Le Nouvel Observateur, 2 janv. 1982, p. 39, col. 2).
3. Vignette émise au profit d'une ?uvre quelconque. Timbre antituberculeux. (Dict. xxes.).
4. MÉD. Timbre (tuberculinique) ou timbre-test. Pastille adhésive imbibée de tuberculine appliquée sur la peau, qui permet de mettre en évidence la sensibilité tuberculinique; test effectué par ce moyen. Le timbre est collé sur la peau et laissé 2 jours; on l'enlève et on attend encore 2 jours pour faire la lecture (Pt Lar. Méd.1976).
G. ? Instrument qui sert à apposer la marque appelée timbre. Synon. cachet, tampon.Timbre de cuivre; timbre dateur, numéroteur. Il a joliment arrangé le cousin; quelle poigne! Il l'a marqué comme avec le gros timbre sec du syndic des drapiers (Erckm.-Chatr., Hist. paysan, t. 1, 1870, p. 93).Mon ami Berton, typographe de son métier (...), envoyé dans une fabrique de timbres en caoutchouc, utilisa le propre cachet du commissaire de police, qu'on lui donnait à reproduire, pour se confectionner les plus authentiques des faux-papiers (Ambrière, Gdes vac., 1946, p. 295).
REM.
Timbre-, élém. de compos. entrant dans la constr. de qq. subst. masc.; le 2eélém. est un subst.a) [Élém. représentant le subst. timbre au sens de « vignette correspondant au paiement d'une taxe ou constituant une garantie »] V. timbre-amende (supra E 2 b), timbre-poste (supra E 3 b), timbre-quittance (supra E 2 b).b) P. ext. [Élém. représentant le subst. timbre au sens de « vignette adhésive »] V. timbre-cadeau (supra F 2), timbre-escompte (supra F 2), timbre-prime (supra F 2), timbre-réclame (supra F 2), timbre-test (supra F 4).
Prononc. et Orth.: [t? ?:b? ?]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1170 tinbre « tambour en usage au moyen-âge » (Chrétien de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 1998); 2. a) 1374 « cloche immobile frappée par un marteau » (Jean Goulain, Trad. du Ration. de G. Durant, B. N. 437, fo23d ds Gdf. Compl.); 1858 « calotte de métal qui frappée par un petit marteau ou un vibreur, joue le rôle de sonnette » (Chesn. t. 2); b) 1608 « cerveau » (Schelandre, Tyr et Sid., 1rejourn., IV, 10 ds Gdf. Compl.: Ma femme a le tymbre mal sain); 1668 avoir le timbre brouillé (Racine, Plaideurs, I, 1); 1672 avoir le timbre fêlé (Molière, Femmes savantes, II, 7); 3. 1680 « nom de la membrane inférieure d'un tambour à deux peaux, ainsi que des cordes tendues au contact de cette membrane » (Rich.); 4. 1762 « caractère particulier du son d'un instrument ou d'une voix » (J.-J. Rousseau, Émile, V ds Littré). B. 1. 1352 hérald. (Douet d'Arcq, Comptes de l'argenterie, p. 184 ds Gay t. 2); 2. 1530 « récipient évasé, peu profond, bassin, vasque » (J. Bouchet, Noble dame, fo92 vods Gdf.); 3. 1867 « salle dans un restaurant où l'on conserve la viande et les poissons sur les dalles maintenues fraîches par de la glace » (P. Chavette, Restaurateurs et restaurés ds Rigaud, Dict. arg. mod., p. 364); 1890 « sorte de glacière pour conserver les aliments » (Havard t. 4); 1904 timbre d'office (Nouv. Lar. ill.); 4. 1872 « partie du casque en usage au moyen-âge, qui s'appliquait sur la tête » (Littré). C. 1. a) 1680 « marque, cachet que doivent porter certains actes officiels et qui représente l'impôt dû au fisc » (Rich.); b) 1881 timbre à quittance (Jossier); 1890 timbre de quittance (Lar. 19eSuppl.); 1904 timbres fiscaux (Nouv. Lar. ill.); 1967 timbre-amende (Elle, 14 sept. ds Gilb. 1980); 2. a) 1798 « cachet que la poste apposait sur une lettre au bureau d'origine et au bureau d'arrivée pour indiquer le lieu, la date et l'heure » (Ac.); b) 1848 « vignette émise par l'administration des postes et servant à l'affranchissement des lettres, paquets » (Décret-loi du 24 août ds B. des lois); 1858 timbre-poste (Chesn. t. 2); 3. 1881 « marque, initiales, cachet particulier d'une personne, d'une maison de commerce, etc. », « instrument qui sert à apposer cette marque » (Jossier); 4. 1880 technol. (supra E 4); 5. 1958 timbre-test (Garnier-Del.). Altér. d'une forme *timbne « timbre », du gr. ? ? ? ? ? ? ? ? ? « tambour, tambourin ». Fréq. abs. littér.: 1 057 (timbre-poste: 54). Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 652, b) 1 476; xxes.: a) 1 569, b) 2 203. Bbg. Dick (F.). Bezeichnungen für Saiten- und Schlaginstrumente in der altfr. Literatur. Giessen, 1932, pp. 135-139. ? Duchác?ek (O.). L'Homon. et la polysém. Vox rom. 1962, t. 21, p. 53. ? Heur (J.-M. d'). La Mort de Balzac... Marche rom. 1979, t. 29, no1-2, p. 96. ? Quem. DDL t. 10, 28, 31 (comp.).

TIMBRE, subst. masc.
Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1170 tinbre « tambour en usage au moyen-âge » (Chrétien de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 1998); 2. a) 1374 « cloche immobile frappée par un marteau » (Jean Goulain, Trad. du Ration. de G. Durant, B. N. 437, fo23d ds Gdf. Compl.); 1858 « calotte de métal qui frappée par un petit marteau ou un vibreur, joue le rôle de sonnette » (Chesn. t. 2); b) 1608 « cerveau » (Schelandre, Tyr et Sid., 1rejourn., IV, 10 ds Gdf. Compl.: Ma femme a le tymbre mal sain); 1668 avoir le timbre brouillé (Racine, Plaideurs, I, 1); 1672 avoir le timbre fêlé (Molière, Femmes savantes, II, 7); 3. 1680 « nom de la membrane inférieure d'un tambour à deux peaux, ainsi que des cordes tendues au contact de cette membrane » (Rich.); 4. 1762 « caractère particulier du son d'un instrument ou d'une voix » (J.-J. Rousseau, Émile, V ds Littré). B. 1. 1352 hérald. (Douet d'Arcq, Comptes de l'argenterie, p. 184 ds Gay t. 2); 2. 1530 « récipient évasé, peu profond, bassin, vasque » (J. Bouchet, Noble dame, fo92 vods Gdf.); 3. 1867 « salle dans un restaurant où l'on conserve la viande et les poissons sur les dalles maintenues fraîches par de la glace » (P. Chavette, Restaurateurs et restaurés ds Rigaud, Dict. arg. mod., p. 364); 1890 « sorte de glacière pour conserver les aliments » (Havard t. 4); 1904 timbre d'office (Nouv. Lar. ill.); 4. 1872 « partie du casque en usage au moyen-âge, qui s'appliquait sur la tête » (Littré). C. 1. a) 1680 « marque, cachet que doivent porter certains actes officiels et qui représente l'impôt dû au fisc » (Rich.); b) 1881 timbre à quittance (Jossier); 1890 timbre de quittance (Lar. 19eSuppl.); 1904 timbres fiscaux (Nouv. Lar. ill.); 1967 timbre-amende (Elle, 14 sept. ds Gilb. 1980); 2. a) 1798 « cachet que la poste apposait sur une lettre au bureau d'origine et au bureau d'arrivée pour indiquer le lieu, la date et l'heure » (Ac.); b) 1848 « vignette émise par l'administration des postes et servant à l'affranchissement des lettres, paquets » (Décret-loi du 24 août ds B. des lois); 1858 timbre-poste (Chesn. t. 2); 3. 1881 « marque, initiales, cachet particulier d'une personne, d'une maison de commerce, etc. », « instrument qui sert à apposer cette marque » (Jossier); 4. 1880 technol. (supra E 4); 5. 1958 timbre-test (Garnier-Del.). Altér. d'une forme *timbne « timbre », du gr. ? ? ? ? ? ? ? ? ? « tambour, tambourin ».

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Mise à jour le samedi 4 février 2023 à 10h56



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