La définition de Oui du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Oui
Nature :
Prononciation : oui ; ce mot a une demi-aspiration : ce
Etymologie : La forme primitive est oïl, toujours dissyllabe, et formée du latin hoc illud, oui cela (hoc ayant pris le sens de oui : Ne dit ne o ne non, R. de Cambrai 264) ; oïl est donc fait comme nennil, qui représente non illud, non cela. Picard, awi ; Berry, voui ; wallon, awoi, dans lequel Grandgagnage regarde l'a comme prosthétique ; bourguig. vouei ; différents dialectes cités par Grandgagnage ai, âï, oï. On trouve dans les anciens textes, quoique rarement, des formes singulières de ce mot : oal, ouail, ol, odil.

Voir les citations du mot OuiSignification du mot Oui


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de oui de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec oui pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Oui ?


La définition de Oui

Il affirme et est opposé à non.


Toutes les définitions de « oui »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

OUI. Particule affirmative
opposée à Non. On l'obligera de répondre par oui ou par non. Il faut opiner par oui ou par non. Je crois que oui. Dire oui. Répondre que oui. Fam. Il ne dit ni oui ni non, Il ne veut pas s'expliquer sur la chose dont il s'agit. On dit dans le même sens : Il ne m'a répondu ni oui ni non. Il s'emploie dans le discours direct en réponse à une interrogation. Il est alors seul ou joint à des adverbes qui renforcent l'affirmation comme certes, vraiment, etc. Avez-vous fait cela? Oui. Cela est-il vrai? Oui, certes. Il se redouble quelquefois pour marquer davantage l'affirmation. Oui, oui, je le ferai. Il s'emploie encore au début d'une phrase qui ne répond pas à une question exprimée ou au cours d'une phrase, pour marquer ou accentuer le caractère affirmatif de cette phrase. Oui, je veux que tout le monde sache ce que j'en pense. Oui, puisque vous me promettez votre secours, j'ai confiance dans le succès. Je suis content, oui, très content d'avoir fait cela pour lui.

OUI s'emploie quelquefois substantivement, et alors l'article défini ne s'élide pas devant lui et l'n de un ne se lie pas avec lui. Le oui et le non. Il a dit ce oui à regret. Il a dit ce oui-là de bon cœur. Il ne faut pas tant de discours, on ne vous demande qu'un oui ou un non. Dites un bon oui. Se quereller pour un oui ou pour un non. Fam., Oui-da, Interjection qui corrige le oui par une intention d'ironie, de doute, d'étonnement.

Littré

OUI (oui?; ce mot a une demi-aspiration?: ce oui?; des oui, dites?: dê oui?; un oui, dites?: un (sans liaison) oui?; le oui et le non?; eh mais oui, dites?: eh mê oui?; je crois que oui, je dis que oui?; on dit cependant aussi et on écrit?: je crois qu'oui, je dis qu'oui), adv.
  • 1Il affirme et est opposé à non. J'y vois des bergères qui ne savent que oui et non, Guez de Balzac, liv. IV, lett. 15. Ils rapportent les raisons de ceux qui disent que oui, Pascal, Prov. XI. Et si l'on trouve que oui, vous aurez la gloire de l'avoir mieux entendu, Pascal, ib. XVII. M. de Montausier ne voulut apprendre d'autre langage que celui de l'Évangile?: oui, oui, non, non, Fléchier, duc de Mont. Un honnête homme qui dit oui et non mérite d'être cru, La Bruyère, V. Pour moi, j'aime les gens dont l'âme se peut lire, Qui disent bonnement oui pour oui, non pour non, Gresset, Méchant, I, 5.

    Il ne dit ni oui, ni non, il ne veut pas s'expliquer sur la chose dont il s'agit. Je ne dis oui ni non, de crainte de mentir, Th. Corneille, D. Bertr. de Cigarral, III, 1.

    On dit dans le même sens?: il ne m'a répondu ni oui ni non.

    Dire oui, consentir, surtout en parlant du mariage. Enfin, le bon de tout, c'est qu'à d'autres qu'à lui On ne peut vous lier que vous ne disiez oui, Molière, Tart. II, 4. Que maudits soient l'heure et le jour où je m'avisai d'aller dire oui?! Molière, Méd. malgré lui, I, 1.

  • 2Oui est souvent la réponse à une interrogation, et alors il équivaut à une phrase entière?: Avez-vous fait cela. - Oui, c'est-à-dire j'ai fait cela. Ariste?: Et son c?ur est épris des grâces d'Henriette. - Chrysale?: Quoi?? de ma fille?? - Ariste?: Oui?; Clitandre en est charmé, Molière, Femm. sav. II, 3. Henriette?: Moi, ma mère?? - Philaminte?: Oui, vous?; faites la sotte un peu, Molière, ib. III, 6. Un bonheur si étrange sera peut-être bientôt évanoui?; le perroquet répondit oui, Voltaire, Zadig, 6.
  • 3Quelquefois il est simplement affirmatif, sans opposition à non, et en ce cas il se met au commencement du membre de phrase. Oui, c'est Agamemnon, c'est ton roi qui t'éveille, Racine, Iphig. I, 1. Oui, monsieur, j'aime mieux le Tartufe et le Misanthrope que les comédies nouvelles?; oui, j'ose préférer Racine à mes drames, et j'aime mieux Roland et Armide que certains opéras, Voltaire, Lett. la Touraille, 5 juill. 1774. Avant que, dégagé des ombres de l'enfance, Je pusse voir l'abîme où j'étais descendu, Père, mère, fortune, oui, j'avais tout perdu, Gilbert, le Poëte malheureux.

    Dans les phrases familières, il se met quelquefois à la fin. Chrysale?: Notre s?ur est folle, oui. - Ariste?: Cela croît tous les jours, Molière, Femm. sav. II, 4.

    Redoublé, il augmente la force de l'affirmation. Oui, oui, je le ferai. Oui, oui, vous me suivrez, n'en doutez nullement, Racine, Andr. II, 3.

  • 4Oui marquant la surprise. Il a dit telle chose, oui?? c'est-à-dire est-ce vrai qu'il ait dit telle chose??
  • 5Oui-da, certainement. Direz-vous par exemple qu'un homme ait, la nuit et sans aucune lumière, le pouvoir prochain de voir?? - Oui-da, il l'aurait selon nous, s'il n'est pas aveugle, Pascal, Prov. I. Carin?: Byrrhie, instruit d'un mal que j'ai peine à vous taire, Vous peut de mes malheurs découvrir le mystère. -Byrrhie?: Oui-da, je le ferai très volontiers, Baron, Andrienne, II, 2.

    Vraiment. Néron?: N'avais-je pas ma maison Dorée qui devait être plus grande que les plus grandes villes?? oui-da, je m'entendais en magnificence, Fénelon, t. XIX, p. 313. Oui-da, l'état de veuve est une douce chose, Regnard, le Bal, 4.

    Oui-da est quelquefois ironique. Le croyez-vous??- Oui-da, je n'en crois rien.

  • 6Oui, joint à des adverbes. Oui vraiment. Vraiment oui. Eh mais oui.

    Oui bien, se dit et surtout se disait par opposition à une affirmation pour affirmer autre chose. Prononcez, messieurs, un arrêt digne de vous, qui fasse voir à toute l'Europe que le Cid n'est point le chef-d'?uvre du plus grand homme de France, mais oui bien la moins judicieuse pièce de M. Corneille, Scudéry, Lett. à l'Académie. Philis?: Si vous nommez ma flamme un bien commun à tous, Je n'aime, pour le moins, personne plus que vous?; Cela vous doit suffire. - Cléandre?: Oui bien à des volages Qui peuvent en un jour adorer cent visages, Corneille, la Place Roy. II, 8. Je n'ai point encore vu M. Fagon depuis que j'ai reçu de vos nouvelles?; oui bien M. Daquin, qui trouve fort étrange que vous ne vous soyez pas mis entre les mains de M. des Trapieres, Racine, Lett. à Boileau, 4 août 1687.

  • 7 S. m. Un oui, une affirmation par oui. À des offres d'hymen répondre par des larmes, Et tarder tant à dire un oui si plein de charmes, Molière, Sgan. 2. Et, loin qu'un pareil oui me donnât de la peine, Croyez que j'en dirais bien vite une douzaine, Molière, ib. 2. Ah?! ce oui se peut-il supporter?? Molière, Fem. sav. I. Eh?! nous ne différons que du oui et du non, ce n'est qu'une bagatelle, Marivaux, Double inconst. I, 7. Un prêtre, un oui, trois mots latins à jamais fixent vos destins, Voltaire, Épît. 37.

    Savoir le oui ou le non de quelque chose, savoir si une chose se fera ou ne se fera pas. La pensée du moment où je saurai le oui ou le non d'avoir ou de n'avoir pas de vos nouvelles?, Sévigné, 14 juill. 1680.

    Dire le grand oui, se marier. C'est demain qu'elle dit le grand oui.

    Fig. Pour un oui, pour un non, pour la cause la plus légère. Pour un oui, pour un non, on va se jeter à l'eau, Th. Leclercq, Proverb. t. V, p. 168, dans POUGENS.

  • 8Langue d'oui, voy. OÏL.

REMARQUE

Dans la citation de Molière au n° 2, l'e muet du mot avant oui n'est pas élidé, et il l'est dans la citation de Gilbert au n° 3.


HISTORIQUE

XIe s. Et cil respont?: oïl, sire, assez bien, Ch. de Rol. L.

XIIe s. Oïl, par Dieu, ne puet estre autrement, Couci, XXII.

XIIIe s. Sire, fait-ele, oil, mon cuer [je] lui ai donné, Berte, XLV. Ert-il o [avec] vos??-ouïl sanz faille, Ren. 8367. Il me demanda, se je voulois estre honorez en ce siecle et avoir paradis à la mort, et je li diz?: oyl, Joinville, 194.

XIVe s. Auil, dient ly aultre, n'en serez escondiz, Hugues Capet, v. 2142. Et dist ly connestablez?: auwy, certainement, ib. v. 5775.

XVe s. Par ma foi, respondit le duc de Lancastre, ouil, Froissart, II, III, 31.

XVIe s. Et tant qu'ouy et nenny se dira, Par l'univers le monde me lira, Marot, II, 221. Je ne suis pas marry que? mais oui bien de quoy nous soyons si?, Montaigne, I, 240. Quand j'imagine l'homme tout nud, ouy [même] en ce sexe qui semble avoir plus de part à la beauté?, Montaigne, II, 203. Non que la difference y soit comme de la nuict à une clarté vifve?; ouy, comme de la nuict à l'umbre, Montaigne, II, 368. Il faut conclure que qui ayme le jeu, ne fera jamais grande fortune, ouy bien qu'il se verra avec le temps reduit à une miserable pauvreté, Pasquier, Lettres, t. III, p. 68. Son advis ne dit rien qu'un riste oui qui tremble, D'Aubigné, Tragiques, édit. LALANNE, p. 142.


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

OUI. - REM. Ajoutez?:
2L'usage veut qu'à une interrogation affirmative on réponde par oui, et à une interrogation négative, par non. Avez-vous fait cela?? oui. N'avez-vous pas fait cela?? non. La raison en est que, dans les interrogations négatives, la réponse par oui serait amphibologique, et qu'on ne saurait si oui détruit la négation ou la confirme.
3Malherbe élidait l'e de le devant oui?: En matière de choses futures, l'oui et le non trouvent des amis, qui parient les uns d'un côté, les autres d'un autre, Lexique, éd. L. Lalanne.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Wiktionnaire


Nom commun - français

oui \wi\ masculin

  1. Réponse de oui. Vote pour. Note d'usage : L'article défini ne s'élide pas devant ce mot.
    • Les résultats, qui seront annoncés lundi, devraient confirmer l'avance du «?oui?» au changement constitutionnel, mais les partisans de cette consultation controversée ont déjà concédé leur défaite. (Ouest-France, Roumanie?: l'abstention fait échouer un référendum contre le mariage gay sur Ouest-France.fr. Mis en ligne le 7 octobre 2018)
    • Une ballade, une ballade ! s'écria l'ermite, cela vaut mieux que tous les oc et les oui de France. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Le oui et le non.
    • Il a dit ce oui-là de bon c?ur.
    • Il ne faut pas tant de discours, on ne vous demande qu'un oui ou un non. Dites un bon oui.

Adverbe - français

oui \wi\

  1. Mot utilisé pour apporter une réponse affirmative ou marquer l'accord sur une proposition. Il s'emploie aussi au début d'une phrase qui ne répond pas à une question exprimée ou au cours d'une phrase, pour marquer ou accentuer le caractère affirmatif de cette phrase. Il s'emploie dans le discours direct en réponse à une interrogation. Il est alors seul ou joint à des adverbes qui renforcent l'affirmation comme certes, vraiment, etc.
    • Avez-vous fait cela ? ? Oui.
    • Cela est-il vrai ? ? Oui, certes.
    • On l'obligera de répondre par oui ou par non.
    • Je crois que oui.
    • Dire oui.
    • Répondre que oui.
    • Il ne dit ni oui ni non.
    • Mais oui, on peut y arriver !
    • Oui, oui, je le ferai.
    • Je suis content, oui, très content d'avoir fait cela pour lui.
    • Quel est le mot qui exprime entre tous le centre émotionnel supérieur? « Oui », comme le Oui de Marie à l'Ange de l'Annonciation. Et quel est le mot qui exprime le mieux le centre sexuel? « Oui! » Je me souviens de l'enregistrement privé (remarquable au point de vue théâtral autant qu'érotique) d'une grande comédienne qui exprimait toutes les phases d'une union sexuelle, depuis les prémisses jusqu'à l'aboutissement final, uniquement en modulant le mot Oui, le « oui  » aussi bien voluptueux que métaphysique. (Arnaud Desjardins, L'audace de vivre, Éditions de la Table Ronde, Paris, 1989, pp. 97-98)
  2. Comme marqueur de question-tag pour signifier l'agacement ou l'impatience.
    • Vous allez baisser votre musique, oui ?
  3. Pour indiquer que l'on écoute ou que l'on comprend ce qui est dit, sans forcément l'approuver.
    • Je suis arrivée vers dix heures. ? Oui. ? J'ai attendu, mais personne n'est venu, alors je suis partie. ? Oui.
    • Ah oui ! Voilà pourquoi vous vouliez nous faire taire.
  4. Question courte signifiant "Que désirez-vous ?" .
    • Allô, oui ?
    • Alain... ? Oui ?
  5. (Afrique) C'est vrai. C'est ça. Note : Marque l'accord sur ce qui a été dit, est employé à la place de non.
    • Tu n'y vas donc pas aujourd'hui ? ? Oui, je suis occupé.
    • ? Vous avez un enfant ?
      ? Non, Monsieur.
      ? Vous n'avez pas d'enfant ?
      ? Oui, Monsieur.
      (Sylvie Mellet et al., Mots chiffrés et déchiffrés)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

Trésor de la Langue Française informatisé


OUI, adv.

I. ? [Oui exprime l'acceptation d'un énoncé positif ou bien d'un état de chose]
A. ? [Comme marque d'acceptation]
1. [En réponse à une question positive]
a) [Oui est empl. seul] ?Il pleut? ?Oui! Vous croyez au succès? Ceci était dit par une ombre à une autre ombre dans une loge d'avant-scène. ?Et même à un grand succès, oui (Goncourt, Ch. Demailly, 1860, p.345).?C'est lui qui a tiré le premier, n'est-ce pas? ?Oui. Il m'aura pris pour un voleur (Bosco, Mas Théot., 1945, p.216).
b) [Oui se voit associer un adv. ou une interj. manifestant le degré de conviction ou un sentiment du locuteur] Certes oui; eh oui; eh bien oui; oui, bien sûr; oui malheureusement.
? Mais oui. ?Est-ce qu'elle est dans la partie? ?Mais oui. Elle chiffonne (Ponson du Terr., Rocambole, t.5, 1859, p.285):
1. ?Tiens, c'est vous, Duchêne? répondit [notre chirurgien] (...) en se retournant. Combien de blessés? ?Dix-sept à dix-huit mille. ?Diable! Eh bien! ça va-t-il ce matin? ?Mais oui; je suis en train de chercher un bouchon. Erckm.-Chatr., Conscrit 1813, 1864, p.133.
? [Mais oui comme réponse à une question positive sous la dépendance d'un tour incitant à une réponse négative (le locuteur ayant aussi la possiblité de démentir par si le tour incitant à la réponse négative)] ?Quoi, vous n'allez pas me dire que vous avez oublié [le français]? ?Mais oui, mais oui! Quelquefois, je suis obligé de me traduire moi-même, vous voyez cela? (F.-R. Bastide, Les Adieux, Paris, Gallimard, 1971 [1956], p.280).
c) Oui et non. V. non I A 1 c.
2. [En réponse à une injonction positive] ?Viens ici. ?Oui.
? [Comme acceptation globale d'une succession d'injonctions, les unes formulées positivement, les autres négativement] ?Je vais te donner ce papier bleu. Tu vas le leur porter. Tu courras bien. Ne le perds pas et ne le déchire pas. ?Oui, madame (J. Romains,Mort de quelqu'unds P. Hoeybye, p.48, infra bbg).
3. [Pour marquer l'acceptation du propos de l'interlocuteur] Synon. bon! soit! d'accord.Le jeune homme baissa la tête une seconde, comme pour prendre de l'élan, et dit encore: ?Employé de banque. ?Oui. Et vous voulez suivre un traitement contre la timidité? (Duhamel, Combat ombres, 1939, p.39).?J'ai dû trop boire, continua-t-elle, voyez-vous, c'est ça. ?C'est ça, oui, dit l'homme (M. Duras, Moderato cantabile, Paris, Union gén. d'éd., 1962 [1958], p.33):
2. ?Oh moi, autant que possible j'évite les gens qui m'ennuient, qui me font perdre mon temps. ?Oui, je sais, je vous ai souvent observé. Vous avez un de ces instincts de conservation. Sarraute, Les Fruits d'or, Paris, Gallimard, 1969 [1963], p.21.
? Oui(-)da, oui(-)dà (vieilli). ?(...) mais que ce soit sans raison valable qu'on m'enveloppe dans une pareille disgrâce, c'est ce qui est opposé à la bonté bien connue de Sa Majesté... ?Oui-dà! dit le roi, ceci m'intéresse (Musset, Mouche, 1854, p.266).Vous avez quatre-vingt-deux ans, monsieur le curé, lui dit-il, c'est un bel âge! ?Oui-da, monseigneur, répliqua le curé (...), vous avez beau z'être archevêque, vous n'y viendrez peut-être point! (Sand, Hist. vie, t.2, 1855, p.355).
? Ça* oui.
? Dame oui. ?Du moment que la chaussette elle va tout va, proféra Des Cigales. ?Dame oui! dit L'Aumône en riant (Queneau, Loin Rueil, 1944, p.29).
? [Marque l'acceptation, mais le locuteur introduit ou suggère une réserve, une restriction] ?Tu y tiens donc beaucoup à ce monsieur X...? ?Mais, maman, je l'aime! ?Oui, oui, tu l'aimes... C'est entendu, tu l'aimes (Colette, Naiss. jour, 1928, p.16).?Que faites-vous cet après-midi? ?J'ai rendez-vous chez le dentiste. ?Oui, chérie, mais je vous ai entendue téléphoner; vous n'avez rendez-vous qu'à trois heures (Maurois, Climats, 1928, p.54):
3. Le commissaire Mansuy réfléchit, faillit se reprendre, ouvrit même la bouche. Maigret le regardait, interrogateur. Mais il répéta: ?Un accident, oui... ?On ne peut pas supposer autre chose, n'est-ce pas? ?Je ne pense pas. Simenon, Vac. Maigret, 1948, p.34.
? [Oui interr., acceptant la prop. mais demandant confirmation]:
4. ?Au fait, je te dois soixante-quinze francs. ?Ah! oui? tu les as vendus [ces sachets de drogue]... R. Desnos, Le Vin est tiré, Paris, Gallimard, 1962 [1943], p.80.
? [Le locuteur feint ironiquement d'accepter le propos] V. aussi ouais, ouiche.?Mais... nous reprendrions nos occupations. ?Oui! Vous reprendriez des fusils pour nous foutre sur la gueule! (Ambrière, Gdes vac., 1946, p.105).
4. [Dans le fil du discours du locuteur, pour confirmer une prop. précédemment formulée]
? [Marque que le locuteur fait sienne une prop. tout d'abord évoquée comme hyp.] Ne serait-ce pas, se dit-il, une façon de se moquer de cet être, si comblé de tous les avantages de la fortune, que de prendre possession de la main de sa femme, précisément en sa présence? Oui, je le ferai, moi, pour qui il a témoigné tant de mépris (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p.65).Et d'abord on pouvait prendre pour un lac dans une dépression de terrain non boisée, une abondance de brume épaisse. Oui, vraiment, à travers les branches, on eût dit de l'eau (Gide, Retour Tchad, 1928, p.992):
5. ?Je t'en ficherai, des robes blanches! Hein? C'est encore pour te faire des nichons dans ton corsage avec des boules de papier, comme l'autre dimanche?... Oui, oui, attends un peu! Je te vois bien tortiller ton derrière. Ça te chatouille, les belles frusques. Zola, Assommoir, 1877, p.679.
? [Insiste sur la vérité d'une affirmation difficilement croyable] Il me frappa sur l'épaule, le grand Frédéric, oui monsieur, il me frappa sur l'épaule, et il me dit, il faut encore frotter ces gens-là, et vous serez content, mon ami, ainsi que tous ces braves gens (Sénac de Meilhan, Émigré, 1797, p.1643).Ils m'ont trahi, oui, tous; j'excepte de ce nombre ce bon Eugène, si digne de vous et de moi (Napoléon Ier, Lettres Joséph., 1814, p.217).J'ai vendu mes meubles, mes tapis, jusqu'à mes livres ?oui, mes livres! ?Vous n'en trouverez pas un seul ici (Bernanos, Imposture, 1927, p.518):
6. On entendit au loin le claquement sec d'une mitrailleuse. ?D C A? ?D C A, mon cul! C'est l'avion qui tire, oui! Sartre, Mort ds âme, 1949, p.87.
? [Oui enchaîne sur un propos précédent sans tenir compte de l'objection ou de la protestation qui l'a interrompu (si marquerait la réplique à cette objection, à cette protestation)] ?(...) Ainsi vous n'êtes pas assassiné, car pour volé nous savons que vous l'êtes? ?Comment cela? lui demandai-je un peu surpris. ?Oui, vous savez bien, cette belle montre à répétition que vous faisiez sonner dans la bibliothèque (Mérimée, Carmen, 1845, p.26).Elle: (...) Je veux montrer une femme qui sente en elle peu à peu l'amour maternel remplacer l'amour conjugal. Vous comprenez? Moi: Pas du tout. Elle: Oui; elle a épousé quelqu'un d'assez ordinaire, et peu à peu sent se développer pour lui un amour... maternel (Gide, Journal, 1911, p.334):
7. Écoutez, Mademoiselle Sophie, dit le docteur avec un profond soupir, vous n'êtes pas franche avec moi, vous me cachez quelque chose que j'ai le droit de savoir. ?Oh! Le droit! dit Sophie impatientée. Tenez, vous m'agacez... ?Oui, j'ai le droit de tout savoir comme médecin Champfl., Souffr. profess. Delteil, 1853, p.152.
5. [Oui associé à une question positive, appelant une réponse confirmative] Synon. n'est-ce pas, dis, etc.Et cette petite voix transie [demandait]: «On se rencontrera demain, oui, Jean?...» (Roy, Bonh. occas., 1945, p.258).
? [Associé à une injonction] C'est une petite femme qui tire un homme par la manche. (...) «Tu la fermeras, oui?» dit l'homme (Sartre, Nausée, 1938, p.44).Enthousiasmés, nous nous précipitâmes, dans ses jambes, à la portière. ?Allez-vous me laisser descendre, oui! (H. Bazin, Vipère, 1948, p.34).
? Oui ou non. V. non I A 4.Oui ou merde (merde exprimant le refus). V. merde II A 1.
B. ? [Empl. indir. (du type dire «oui»)]
1. Dire (penser, faire signe, prétendre, etc.) que oui (ou dans des constr. qui en dérivent). Hier soir, tu es allée à Puyloubiers? Elle me fit signe que oui (Bosco, Mas Théot., 1945, p.147).
Rem. Dans l'ex. qui suit, oui exprime la conviction du locuteur et non une réponse directe à la question négative (si exprimerait le démenti). La mère, (la regardant attentivement): Quel dur visage est le tien, Martha! Martha, (s'approchant et avec calme): Ne l'aimez-vous donc pas? La mère, (la regardant toujours, après un silence): Je crois que oui (Camus, Malentendu, 1944, p.117).
2. Dire oui; c'est oui. Accepter, être d'accord. Les filles (...) sont bien stylées et évitent les trivialités qui effraient les jeunes gens. C'est oui? ?Je ne couche pas avec les prostituées (Vailland, Drôle de jeu, 1945, p.111).
3. Pour un oui ou pour un non. V. non I A 6 b.
C. ? Empl. subst.
1. [Désigne l'acte de dire oui] Ses réticences, ses silences, ses «peut-être», ses «probablement», ses «oui, oui», firent de lui un homme universel et nécessaire (Billy, Introïbo, 1939, p.60).
2. Réponse positive, acceptation. Il ne me faut qu'un oui, de votre part, monsieur, pour accepter, en votre nom, une des meilleures cures des environs de Paris (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p.202).J'étais décidé, absolument décidé, et d'ailleurs las d'être indécis, lorsqu'en sortant je trouve mon parrain qui m'attend: «Et bien! T'y voici enfin venu! Bien fait, car elle t'adore! ?Vrai? ?Un mot, et tu as son oui (...)» (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p.270).
II. ? [En concurrence avec si]
A. ? [Comme marque d'assertion après une question rhét. négative. (Si est justifié par la corrélation avec une question de forme négative; oui l'est par l'orientation vers une réponse positive)] Et Corinne, se retournant avec vivacité vers moi, s'écria: N'est-il pas vrai monsieur, que c'est Lord Nervil? Oui, madame, lui répondis-je, c'est lui (Staël, Corinne, t.1, 1807, p.115).Un doute m'a saisi. ?Le Christ même ne fut-il pas sceptique? ?Oui, il le fut et d'un doute plein d'amour et de pitié pour l'humanité (Vigny, Journal poète, 1830, p.924).?Ne vois-tu rien dans le feu, Choupille? ?Oui! Une hallebarde. ?Et toi, Jeanpoil? ?Un oeil (Bertrand, Gaspard, 1841, p.95).Minutello: (...) Lucciana, n'ai-je pas raison? Lucciana: Oui, mon père (Salacrou, Terre ronde, 1938, i, 1, p.137).
? Mais oui. Ne me fait-on pas passer pour imbu du fatalisme, m'a-t-il demandé? ?Mais, oui, Sire, du moins parmi beaucoup de gens (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t.2, 1823, p.150).
? [Oui... mais...] ?N'es-tu pas de bon accord avec tes camarades? ?Oui, nous vivons dans la paix et l'union entre nous; mais [il y a] ce Mamoth, qui, du haut des montagnes, s'élance dans les plaines et renverse les arbres avec ses cornes (Crèvecoeur, Voyage, t.2, 1801, p.4).Ne doit-il pas toujours y avoir une idée dans un mot, dit l'écolier? ?Oui, si cela se peut, répond Méphistophélès, mais il ne faut pourtant pas trop se tourmenter là-dessus; car là où les idées manquent, les mots viennent à propos pour y suppléer (Staël, Allemagne, t.3, 1810, p.94).Pauline: Mais quel que soit l'objet, ne le voit-on pas parfait quand on aime? Moi: Oui, d'abord. Mais à mesure, on fait des découvertes (Michelet, Journal, 1822, p.175).
B. ? [Dans un énoncé antithétique, après une première phrase négative représentée elliptiquement par un groupe nominal (le plus souvent un pron. disjoint)] Gatsby qui peut avoir les plus jolies filles... n'en veut qu'une, Daisy, et elle est mariée. Un temps il l'aura. Un temps seulement. Elle retournera vers son mari, elle n'en mourra pas, elle, mais lui, oui (J. Alaux, Épouses libres et maîtresses esclavesds Marie-Claire, févr. 1975, p.27 ds M. Wilmet, p.237, infra bbg.).
III. ? [En concurrence avec non; marque l'acceptation d'un énoncé négatif: là où non porterait sur l'énoncé lui-même (en confirmant son signe négatif), oui porte sur l'énonciation et signifie «vous avez raison de dire que (+ énoncé négatif)», «il est vrai que (+ énoncé négatif)»]
A. ? [En réponse à une question] ?D'ailleurs j'aime d'un autre côté. ?Qui ça? ?Morvillette. ?Il n'a pas le sou. ?Oui. Mais c'est l'homme de Paris le plus fort aux armes (Lavedan,Les Viveursds P. Hoeybye, p.48 infra bbg):
8. le mendiant: Il n'est plus bien loin, n'est-ce pas, Électre? électre: Oui. Elle n'est plus bien loin. le mendiant: Je dis Il. Je parle du jour. électre: Je parle de la lumière. Giraudoux, Électre, 1937, II, 1, p.125.
? [En appui d'un morphème négatif] ?(...) vous ne travaillez donc pas aujourd'hui? ?Non, j'ai besoin de temps en ce moment. Elle eut un sourire d'une hypocrite timidité. ?Du temps pour ne rien faire? ?Rien, oui (M. Duras, Moderato cantabile, Paris, Union gén. d'éd., 1962 [1958], p.40).
B. ? [En réponse à une injonction négative] ?Vous n'oublierez jamais de venir à neuf heures. ?Oui, mais irez-vous donc au bal tous les soirs? (Balzac, Langeais, 1834, p.255).
? [Par une ambiguïté délibérée, marquant l'obéissance passive, mais non l'adhésion] ?Me promets-tu d'être raisonnable? ?Oui, Sire. ?Ah! tu vois! alors tu ne songeras plus à ce mariage? ?Oui. ?Oui? C'est-à-dire que tu vas oublier Hjalmar? ?Non (Maeterlinck, La Princesse Maleine, 1, 2 ds Dam.-Pich. t.6 1968 [1940], § 2137, p.50).
REM.
Béni-oui-oui, subst. inv. en genre et en nombre,fam. Personne qui dit toujours «oui», qui fait preuve de servilité. Ces hommes [les Algériens de 1954] ne pouvaient rester des «béni-oui-oui», des «cireurs de chaussures», l'idée de l'indépendance étant une force irrésistible (L'Humanité, 29 oct. 1984, p.10, col. 1).
Prononc. et Orth.: [wi]. Homon. ouïe. Warn. 1968, init. asp., v. aussi Littré: ,,Ce mot a une demi-aspiration``. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas d'élision devant oui: le oui comme le non (pas d'homon. avec l'ouïe), mais fam. et dans des expr. toutes faites: je crois bien qu'oui à la place de que oui. Pas de liaison non plus: un/oui, des/oui (pas d'homon. avec des ouïes). Ac. 1694: oüy; 1718: ouy; 1740 et dep.1798: oui; 1762: ouï. Étymol. et Hist. a) Ca 1380 oui particule exprimant l'affirmation (Livre des mestiers de Bruges et ses dérivés, éd. J. Gessler, Gesprächbüchlein, p.11); 1381 ouil (Grands jours de Troyes, Arch. X1a9183, fo7 rods Gdf.); 1474 ouy dea (Le Nouveau Pathelin, 548 ds La Farce de Maistre Pathelin et ses continuations, éd. J.-F. Aubailly, p.197); b) 1536 subst. (Roger de Collerye, OEuvres, éd. Ch. d'Héricault, p.214: ung non pour ung ouy). De oïl*. Fréq. abs. littér.: 36985 (oui-da: 39). Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 33742, b) 57982; xxes.: a) 66658, b) 57344. Bbg. Cadiot (A.). Oui mais non mais... Lang. fr. 1979, no42, pp.94-101. _Cohen (M.). Emplois nouv. de oui et non. B. Soc. Ling. 1952, t.48, p.40. ?Hoeybye (P.). Oui, si et non. Fr. mod. 1939, t.7, pp.47-51. _Plantin (Ch.). Oui et non sont-ils des «pro-phrases»? Fr. mod. 1982, t.50, pp.252-265. _Pohl (J.). Matériaux pour l'hist. du syst. oui-non-si en fr. mod. Kwart. neofilol. 1976, t.23, pp.197-208. _Wilmet (M.). Oui, si et non en fr. mod. Fr. mod. 1976, t.44, pp.229-251. _Wunderli (P.). Die Prosätze oui und si. Z. fr. Spr. Lit. 1976, t.86, pp.193-220.

OUI, adv.
Étymol. et Hist. a) Ca 1380 oui particule exprimant l'affirmation (Livre des mestiers de Bruges et ses dérivés, éd. J. Gessler, Gesprächbüchlein, p.11); 1381 ouil (Grands jours de Troyes, Arch. X1a9183, fo7 rods Gdf.); 1474 ouy dea (Le Nouveau Pathelin, 548 ds La Farce de Maistre Pathelin et ses continuations, éd. J.-F. Aubailly, p.197); b) 1536 subst. (Roger de Collerye, OEuvres, éd. Ch. d'Héricault, p.214: ung non pour ung ouy). De oïl*.

Oui au Scrabble


Le mot oui vaut 3 points au Scrabble.

oui

Informations sur le mot oui - 3 lettres, 3 voyelles, 0 consonnes, 3 lettres uniques.

Quel nombre de points fait le mot oui au Scrabble ?


Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

SCRABBLE © est une marque déposée. Tous les droits de propriété intellectuelle du jeu sont détenus aux Etats-Unis et au Canada par Hasbro Inc. et dans le reste du monde par J.W. Spear & Sons Limited de Maidenhead, Berkshire, Angleterre, une filiale de Mattel Inc. Mattel et Spear ne sont pas affiliés à Hasbro.

oui

Les mots proches de Oui

OuiOuï, ïeOuicheOuï-direOuïeOuillageOuillerOuillère ou oullièreOuïrouiouïoui-daouï-direouicheouidaOuidesouïeouïeouïesouighourouighoursouïgourouilleouilleOuillonOuilly-du-HouleyOuilly-le-BassetOuilly-le-TessonOuilly-le-VicomteouïrouïraisouïsouistitiouistitisOuistrehamouït


Mots du jour


Périssant, ante     Assister     Délibéré, ée     Insignifiance     Incommutable     Méfiant, ante     Secoureur, euse     Escobartin, ine     Onc ou onques     Pourceau     

Les citations avec le mot Oui


  1. Tu brises mon coeur, oiseau gazouillant
    Qui folâtres dans l'épine fleurie;
    Tu me rappelles des joies parties,
    Parties pour ne jamais revenir.


    Auteur : Robert Burns - Source : Les rives de la Doon


  2. Pour un monde de jouissance à gagner, nous n'avons à perdre que l'ennui.

    Auteur : Raoul Vaneigem - Source : Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967)


  3. Le melon a été divisé en tranches par la nature, afin d'être mangé en famille; la citrouille, étant plus grosse, peut être mangée avec les voisins.

    Auteur : Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre - Source : Les Etudes de la nature (1784)


  4. Il y a des gens qui ont l'air de savoir vivre sans trop de difficultés, profitant de la chance qui passe, se servant de leurs talents et se débrouillant pour ne pas accumuler les malheurs.

    Auteur : Douglas Kennedy - Source : Quitter le monde (2009)


  5. Les hommes sont vraiment absurdes. Ils n'usent jamais des libertés dont ils jouissent, mais ils réclament celles qu'ils n'ont pas.

    Auteur : Søren Kierkegaard - Source : Ou bien... Ou bien... (1843)


  6. N'est-ce pas dans l'eau stagnante et fangeuse, dans la lourde humidité des terres mouillées sous la chaleur du soleil, que remua, que vibra, que s'ouvrit au jour le premier germe de vie?

    Auteur : Guy de Maupassant - Source : Le Horla (1887)


  7. Cherchons la vie où on peut la trouver. Quand nous l'aurons trouvée, la vie résoudra tous les problèmes. Luttons pour le fragile épanouissement de la vie. Et dans cette lutte-là, ne cédez jamais.

    Auteur : David Herbert Lawrence - Source : Le Serpent à plumes (1926)


  8. Pour la jeunesse, le bonheur c'est jouir. Ne pas souffrir est le bonheur de l'âge.

    Auteur : Julien Green - Source : Sans référence


  9. On sait combien l'abbé Suger, aussi grand homme d'Etat que l'abbé de Clairvaux était grand orateur, s'opposa à cette croisade malheureuse que Louis le Jeune entreprit par le conseil de saint Bernard.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Abus de la critique


  10. Qu'ils aillent aux diable, ceux qui veulent nous brouiller.

    Auteur : Térence - Source : L'Andrienne (166 av. J.-C.), IV, 2, 696


  11. Jouissance: Mot obscène.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)


  12. Quelle est la différence entre un « Bleu » et une « Bleue » ? Comme ça, a priori, on aurait tendance à dire qu'il n'y a que le sexe qui change, c'est pourquoi l'un s'écrit sans «e», et l'autre avec. Oui, au premier abord, à part le sexe, tout paraît semblable, maillots, shorts, ballons, règles d'arbitrage, taille du terrain, sélections, entraînements, rires, larmes, on a gagné, on a perdu, on est les champions, on est les championnes. Identique. Mais, le diable se cache dans les détails et les mots ont leur importance.

    Auteur : Tania de Montaigne - Source : Chronique « Écritures », Et si le foot féminin n’existait pas ? par Tania De Montaigne — Libération, 7 juin 2019


  13. Les gens veulent l'amour conjugal parce qu'il leur apporte un bien être, une certaine paix. C'est un amour prévisible puisqu'ils l'attendent , qu'ils l'attendent pour des raisons précises. Un peu ennuyeux, comme tout ce qui est prévisible. La passion amoureuse, elle, est liée au surgissement. Elle brouille l'ordre, elle surprend.

    Auteur : Christine Angot - Source : Un amour impossible (2015)


  14. Ne soupirons pas dans la cendre de nos ancêtres présumés ; s'ils ont brouillé leur trace, n'est-ce pas pour nous initier au gouffre où ils vont de l'avant, suspendus à leur chute ? Et c'est à eux d'escalader le gouffre, à eux de rester sourds à nos questions.

    Auteur : Yacine Kateb - Source : Le polygone étoilé (1966)


  15. Elle était à l'âge de la jouissance, moi à l'âge du plaisir, si l'on veut bien admettre que la jouissance est liée à l'excitation du nouveau et le plaisir à celui de la répétition.

    Auteur : Roland Jaccard - Source : Une fille pour l'été


  16. Je voulais voir cette terre du soleil et du sable en plein été, sous la pesante chaleur, dans l'éblouissement furieux de la lumière.

    Auteur : Guy de Maupassant - Source : Au soleil (1884)


  17. On appelait bourgeois au Moyen âge, non pas les habitants des villes, mais tout homme qui était sujet d'un Seigneur, en jouissant pourtant de la liberté civile.

    Auteur : Numa Denis Fustel de Coulanges - Source : Leçons à l'impératrice sur les origines de la civilisation française


  18. Oui, j'entendais, avec la finesse d'une ouïe tendue par la batteuse lointaine dans la campagne, gonfler et s'alourdir non point l'orge dans les épis, non point la pomme du Nord, mais le monde, le monde capitaliste gonfler pour tomber !

    Auteur : Ossip Emilievitch Mandelstam - Source : Le Bruit du temps


  19. Il ne lui en voulait plus, mais plus du tout, en vérité, tant il s'épanouissait de la tenir après avoir désespéré d'elle.

    Auteur : Georges Courteline - Source : Messieurs les ronds-de-cuir (1893)


  20. Aldous Huxley disait : « Tout événement ressemble essentiellement à la nature de l'homme qui le subit », parole d'une grande profondeur qui éclaire l'aveuglement inouï de bien des acteurs de l'Histoire. L'objectivité des faits est le masque dont se parent la subjectivité militante des acteurs et la subjectivité angoissée des témoins.

    Auteur : Georges Picard - Source : Petit traité à l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison (1999)


  21. Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place - Où la main ne passe et repasse.

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fables (1668 à 1694), Livre cinquième, IX, le laboureur et ses enfants


  22. Je dis que l'Humanité a un synonyme: Egalité; et qu'il n'y a sous le ciel qu'une chose devant laquelle on doive s'incliner, le génie, et qu'une chose devant laquelle on doive s'agenouiller, la bonté.

    Auteur : Victor Hugo - Source : Choses vues (1887-1900)


  23. Le chien vient au monde, et quelques semaines plus tard il appartient à un maître, il devient son attente impatiente. Il connaît le code du bien et du mal qui lui a été inculquée, et par conséquent la mauvaise conscience, il peut être accablé. Sa joie, ce sont les louanges du maître. Il n'en ai jamais rassasié. Il veut tout partager avec son maître, même la nourriture, même le restaurant enfumé, ses amis, ses ennemis. Il jouit d'une confiance aveugle. Devant son chien, le maître se montre complètement nu.

    Auteur : Paul Nizon - Source : Chien (1988)


  24. « Pourquoi m'as-tu piquée ? demande la grenouille au scorpion en plein milieu de la rivière. Par ta faute nous allons mourir tous les deux. — Parce que c'est dans ma nature », lui répond le scorpion.

    Auteur : Guillaume Musso - Source : La Jeune Fille et la nuit (2018)


  25. Ça me rappelle ce passage terrible dans Belle du Seigneur... Albert Cohen a créé ce personnage emblématique du mâle, Solal, qui compare la rivalité des hommes auprès des femmes à un combat de babouins : les babouins se battent pour une femelle, et c'est le plus fort qui gagne, et le plus fort c'est le plus grand, et celui qui a les dents les plus belles. Qu'il lui manque dix centimètres ou un dent de devant, et c'en est fini du désir, fini de la grande histoire d'amour ! Cohen nous fait passer pour des idiotes, nous les femmes, mais est-ce que les hommes ne sont pas pires, infiniment plus dépendants encore de notre beauté, de notre apparence ?

    Auteur : Camille Laurens - Source : Celle que vous croyez (2016)


Les citations du Littré sur Oui


  1. Les coeurs sont saisis d'une joie soudaine par la grâce inespérée d'un beau jour d'hiver, qui, après un temps pluvieux, vient réjouir la face du monde ; mais on ne laisse pas de lui préférer la constante sérénité d'une saison plus bénigne

    Auteur : BOSSUET - Source : Mar.-Thér.


  2. Je vois revivre le siècle d'Auguste et les temps les plus polis et les plus cultivés de la Grèce ; il fallait que tout fût marqué au coin de l'immortalité sous le règne de Louis...

    Auteur : MASS. - Source : Louis le Grand.


  3. Le père de l'évêque de Langres, mort en 1642, faisait souvent arrêter le carosse de Louis XIII ; il lui disait : Sire, vous ne voulez pas qu'on crève, faites donc arrêter, s'il vous plaît, et il descendait pour pisser

    Auteur : SAINT-SIMON - Source : 32, 119


  4. Je mouille, je humette, je boy, et tout de paour de mourir

    Auteur : François Rabelais - Source : I, 5


  5. Sa fille [de Charles 1er], depuis mariée au frère de Louis XIV, restait au lit, n'ayant pas de quoi se chauffer

    Auteur : Voltaire - Source : Louis XIV, 4


  6. Dieu fait bien ce qu'il fait ; sans en chercher la preuve En tout cet univers et l'aller parcourant, Dans les citrouilles je la treuve : Un villageois considérant Combien ce fruit est gros et sa tige menue : à quoi songeait, dit-il, l'auteur de tout cela ? Il a bien mal placé cette citrouille-là ! Eh parbleu ? je l'aurais pendue à l'un des chênes que voilà

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. IX, 4


  7. [Femme] Qui soit toujours près de ma coste, Se non pour aler au moustier Quant aux jours qu'il sera mestier [besoin], Et qui ne soit pas infestée Ni de saillir à la volée Es rues pour ouir le bruit...

    Auteur : E. DESCH. - Source : Miroir de mariage, p. 10


  8. Et voilà de quoi j'ouïs l'autre jour se plaindre Molière

    Auteur : Molière - Source : Impromptu, 3


  9. ....Céléno, la reine des harpies, Infecta ces beaux lieux de ses troupes impies, Depuis que Calaïs à leur brutale faim Du malheureux Phinée arracha le festin.... Leurs traits sont d'une vierge : un instinct dévorant De leur rapace essaim conduit le vol errant ; Une horrible maigreur creuse leurs flancs avides, Qui, toujours s'emplissant, demeurant toujours vides, Surchargés d'aliments sans en être nourris, En un fluide infect en rendent les débris, Et de l'écoulement de cette lie impure Empoisonnent les airs et souillent la verdure

    Auteur : DELILLE - Source : Énéide, III


  10. Et après avoir veu licencier une rabouillere [tas] de medecins, car il y en avoit sept ou huict de plusieurs princes

    Auteur : CARL. - Source : VI, 50


  11. Eh oui vraiment, tu es servante, je suis valet, nous nous connaissons de reste

    Auteur : LAMOTTE - Source : Matr. d'Éphèse, sc. 13


  12. Un intervalle immense sépare les êtres vivants du reste des corps naturels, où l'on ne voit plus aucune organisation et où les individus ne jouissent point d'une force propre

    Auteur : CONDORCET - Source : Duhamel.


  13. Ce crime est trop indigne, il est trop inouï

    Auteur : Voltaire - Source : Tancr. II, 6


  14. Cet animal [la fourmi], tapi dans son obscurité, Jouit l'hiver des biens conquis durant l'été

    Auteur : BOILEAU - Source : Sat. VIII


  15. Tant de dépenses extraordinaires obligent Louis XI de retrancher un quart sur les pensions

    Auteur : DUCLOS - Source : Oeuv. t. III, p. 244


  16. Mille petits amours sont venus voltiger à l'entour d'elle à fleur d'eau, sans mouiller que la pointe de leurs pieds

    Auteur : D'ABLANCOURT - Source : Lucien, Dial. Notus et Zéphyre.


  17. Louis le Grand.... assemble dans un temple si célèbre [Notre-Dame] ce que son royaume a de plus auguste pour y rendre les devoirs publics à la mémoire de ce prince, et il veut que ma faible voix anime toutes ces tristes représentations et tout cet appareil funèbre

    Auteur : BOSSUET - Source : L. de Bourbon.


  18. Quand tes sages propos depouillerent l'escorce De tant d'opinions que frivoles j'avois

    Auteur : RONS. - Source : 252


  19. Ne pourra nul mouiller les draps, jusques à ce qu'ilz soient scellez tous escruz, ou qu'ilz aient prins congié aux boujonneurs de les esbrouer seulement

    Auteur : DU CANGE - Source : ib.


  20. Ce fut là qu'ayant demandé à Mme de Maintenon quel était l'opéra qu'elle aimait le mieux, et Mme de Maintenon s'étant déclarée pour Atys, il [Louis XIV] répondit : Atys est trop heureux

    Auteur : GENLIS - Source : Mme de Maintenon, t. II, p. 241, dans POUGENS


  21. Alors ce monstre d'homme commence à me raconter comme quoi il a fait sauter la grenouille

    Auteur : REYBAUD - Source : Jérôme Paturot, I, 5


  22. Apollon, dépouillé de tous ses rayons, fut contraint de se faire berger et de garder les troupeaux du roi Admète

    Auteur : FÉN - Source : Tél. II


  23. [Louis XIV] Voulant la paix, quoiqu'il fasse la guerre Avec succès, depuis plus de trente ans

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Poés. mêlées, LXXII


  24. Les saints martyrs de Lyon et de Vienne endurèrent des supplices inouïs

    Auteur : BOSSUET - Source : Hist. I, 10


  25. Il fallut des efforts inouïs, et que nos malheureux pontonniers, plongés dans les flots jusqu'à la bouche, combattissent les glaces que charriait le fleuve [la Bérézina]

    Auteur : SÉGUR - Source : Hist. de Nap. XI, 4




Les mots débutant par Oui  Les mots débutant par Ou

Une suggestion ou précision pour la définition de Oui ? -


Mise à jour le vendredi 6 février 2026 à 22h27










.$char.
 -  Oasis  -  Obéir  -  Obeissance  -  Obligation  -  Obscurite  -  Occasion  -  Occident  -  Odeur  -  Oeuvre  -  Offenser  -  Oil  -  Oisivete  -  Olympique  -  Ombre  -  Opinion  -  Opportuniste  -  Optimisme  -  Ordinateur  -  Ordre  -  Organisation  -  Orgasme  -  Orgueil  -  Orgueil  -  Originalite  -  Origine  -  Orthographe  -  Oubli  -  Oublier  -  Ouvrage

Liste des mots et définitions commençant par


Etendez votre recherche :   Citation sur ouiPoèmes ouiProverbes oui

La définition du mot Oui est issue du Dictionnaire français - La définition et la signification du mot Oui sont données à titre indicatif. Les réponses à votre question sur la signification Oui présentées sur ce site peuvent être complétées par vos commentaires.