Définition de « torturé »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot torture de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur torturé pour aider à enrichir la compréhension du mot Torturé et répondre à la question quelle est la définition de torture ?

VER genre (m) de 3 syllabes
Une définition simple : (fr-verbe-flexion|pp=oui)

  • Participe passé masculin singulier du verbe torturer. (fr-accord-rég|t??.ty.?e) torturé

  • (ébauche-déf|fr)


    Définitions de « torture »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    TORTURE, subst. fém.

    A. ? Souffrance physique intense infligée à quelqu'un. Synon. martyre, supplice.Torture abominable, affreuse, atroce, cruelle, effroyable, horrible; torture(s) nouvelle(s), raffinée(s); appliquer, infliger, subir une/des torture(s). Aucune volonté ne peut être forcée par la force, aucun assentiment ne peut être extorqué par torture (Jankél., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 258):
    Pour le nègre de la contrée au sud du lac Tjad, il est raisonnable, indispensable, louable, pieux, de massacrer l'étranger aussitôt qu'on peut le saisir, et si on lui arrache le dernier souffle du corps au moyen d'une torture finement graduée, modulée et appliquée, tout n'en est que mieux et la conscience de l'opérateur s'en trouve à merveille. Gobineau, Nouv. asiat., 1876, p. 6.
    ? P. métaph. Dans de pauvres jardinets bourgeois (...) des arbustes débiles, à force de greffes, de tortures subies, en viennent à produire des fruits contre lesquels s'indignent les racines (Fabre, Rom. peintre, 1878, p. 5).Un abominable système de contraintes, en briques, en couloirs, en verrous, en guichets, une torture architecturale gigantesque, inexpiable (Céline, Voyage, 1932, p. 257).
    B. ?
    1. RELIG. CHRÉT. Châtiment, ensemble des châtiments auquel les damnés sont soumis en enfer. Torture(s) éternelle(s). Un possédé se tord entre trois démons qui se pendent à lui et l'entraînent (...) cet ?il renversé, inégalement ouvert, exprime d'avance les tortures de l'enfer auquel le saint veut l'arracher (Michelet, Chemins Europe, 1874, p. 265).
    2. HIST. DU DR. Synon. question2.
    a) HIST. GR. ET ROMAINE. Institution du droit grec et romain, consistant en un ensemble de violences physiques exercées notamment à l'encontre des esclaves dont on voulait obtenir des aveux. J'ai soutenu une thèse en latin sur la manière dont on donnait la torture à Rome (Hugo, Misér., t. 1, 1862, p. 172).Caligula a donné quatre-vingt-un mille sesterces à un esclave voleur que la torture n'avait pas fait avouer (Camus, Caligula, 1944, iv, 4, p. 86).
    b) [Du Moy. Âge jusqu'à la Révolution] Sanction corporelle très grave, pouvant entraîner la mort, qui était infligée par des tribunaux laïques ou religieux soit pour obtenir des révélations, soit en guise de punition. Tortures de l'Inquisition. Le code de terreur contre les protestants, les supplices cruels et la torture, ont subsisté jusqu'à la Révolution (Staël, Consid. Révol. fr., t. 1, 1817, p. 107).Il se félicitait de l'adoucissement des m?urs qui s'était manifesté, dans l'ordre judiciaire, par la suppression de la torture et des supplices ignominieux ou cruels (A. France, Dieux ont soif, 1912, p. 110).
    3. Ensemble des procédés provoquant des souffrances physiques et/ou psychologiques intenses employés à l'encontre d'opposants, pour des raisons politiques, idéologiques, afin d'obtenir des aveux, des renseignements, etc. Une mutation est en cours. La torture devient « propre ». Les nouveaux bourreaux revêtent la blouse blanche (...). L'outillage désuet des tourmenteurs professionnels ou amateurs est remplacé par l'électricité, le bistouri et les drogues. Et c'est tellement plus satisfaisant. La vue de la douleur répugne de plus en plus (J.-C. Lauret, R. Lasierra, La Torture propre, 1975, p. 16).
    C. ? Loc. (au propre et au fig.)
    1. Subst. + de torture.Utilisé pour faire subir la torture. Brodequins de torture. Il allait à son tour s'étendre sur le sinistre chevalet de torture (Murger, Scènes vie jeun., 1851, p. 173).
    ? Appareil(s), instrument(s), outil(s) de torture. Je me suis senti froid dans le dos, devant toutes ces inventions de souffrances, devant tous ces instruments de torture, avec lesquels l'homme, pendant des siècles, perfectionna et férocisa la mort (Goncourt, Journal, 1872, p. 918).Les bourreaux, masqués, traînant les appareils de torture (Hugo, Légende, t. 3, 1877, p. 178).P. anal. et p. exagér. Elle me fit faire bien vite un corset, à moi qui ne connaissais pas cet instrument de torture (Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 418).Joseph revint au rez-de-chaussée, juste comme le téléphone recommençait de sonner. « Et il n'y aurait donc personne pour arrêter une bonne fois cet appareil de torture? » (Duhamel, Passion J. Pasquier, 1945, p. 243).
    ? Chambre de torture. Une femme, à Paris, est conduite à la chambre de torture, dans un hôtel où est installée la police allemande (Green, Journal, 1944, p. 182).
    2. Mettre à la torture. Faire subir la torture. Synon. martyriser, torturer.Ce bâtard avait traîné à Meaux un jeune homme qu'il avait enlevé de sa charrue. Il commença par le faire mettre à la torture, exigeant de lui une rançon exorbitante (Barante, Hist. ducs Bourg., t. 4, 1821-24, p. 346).Platina a été emprisonné, puis mis à la torture en présence du pape lui-même (Montherl., Malatesta, 1946, iv, 7, p. 519).
    ? Au fig., p. exagér. Plonger dans un grand embarras, dans une grande impatience. Synon. tourmenter.J'ai trouvé au-dessus du village de Castia une inscription antique qui (...) depuis deux jours, me met à la torture (...). Personne ne l'a vue avant moi; j'aurai l'honneur de la découverte (About, Roi mont., 1857, p. 286).Je dis que j'étais allé à la ville pour acheter des livres; et don Jean Martin me mit à la torture en me demandant plusieurs fois à voir ces livres (Larbaud, Barnabooth, 1913, p. 184).
    ? (Se) mettre l'esprit à la torture. Faire de grands efforts de réflexion pour comprendre, se souvenir de quelque chose, pour résoudre une difficulté, effectuer un travail, etc. Synon. se torturer*, se creuser la cervelle*, se fatiguer les méninges (v. méninge).Il mettait son esprit à la torture pour comprendre comment elle pouvait garder tant de réserve avec lui (Karr, Sous tilleuls, 1832, p. 301).Chaque fois que la princesse de Parme invitait Mmede Guermantes, elle avait à se mettre l'esprit à la torture pour n'avoir personne qui pût déplaire à la duchesse et l'empêcher de revenir (Proust, Guermantes 1, 1920, p. 454).
    D. ? P. anal.
    1. Souvent au plur. Grande douleur, souffrances physiques provoquées par certaines situations, certains facteurs (manque de boisson, de nourriture, conditions climatiques extrêmes, maladies, etc.). Subir les tortures de la chaleur, de la soif. Seize semaines de tortures causées par une faim permanente, à peine soulagée par quelques bribes de pain subtilement dérobées (Baudel., Paradis artif., 1860, p. 398).Mr Fogg, ne voulant pas exposer Mrs Aouda aux tortures d'une traversée en plein air, par ce froid que la vitesse rendrait plus insupportable encore, lui proposa de rester (...) à la station de Kearney (Verne, Tour monde, 1873, p. 184).
    2. Tourment moral. Torture de l'âme, de la conscience; torture intérieure; torture de l'absence, de l'amour. J'ai dû vous faire souffrir mille tortures par mes injustes soupçons (Ponson du Terr., Rocambole, t. 3, 1859, p. 339).Aux tortures de l'angoisse et de la pitié succédaient les supplices de la jalousie et de la fureur (Milosz, Amour. init., 1910, p. 105).
    ? Être à la torture. Venez, leur dis-je, me voici; Votre mère est à la torture En vous sachant tout seuls ici (Rollinat, Névroses, 1883, p. 289).
    Prononc. et Orth.: [t? ?ty:?]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Fin xiies. « souffrance physique ou morale intolérable » (Sermons S. Bernard, 21, 15 ds T.-L.); 1745 tortures de la jalousie (F. T. de Baculard d'Arnaud, Les Époux malheureux, p. 102); 2. 1459 « souffrance physique qu'on inflige à quelqu'un par voie de justice » mettre à la gehenne et torture (Mémoires de J. du Clercq, III, 12, 24 ds Bartzsch, p. 66); 1770 instruments de la torture (Raynal, Hist. philos. et pol., p. 355); 3. 1580 « violence faite à quelqu'un pour lui faire révéler quelque chose » (Montaigne, Essais, II, 5, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 369); 4. 1627 mettre qqn à la torture « embarrasser » (Ch. Sorel, Le Berger extravagant, p. 254); 1630 mettre son esprit à la torture (J. Mairet, Chryseide et Arimand, p. 163). Du lat. tardif tortura « action de tordre », « torture, souffrance », dér. du lat. tortum, supin de torquere « tordre »; « torturer ». Fréq. abs. littér.: 1 220. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 1 569, b) 2 175; xxes.: a) 2 297, b) 1 301.


    Wiktionnaire


    Nom commun - français

    torture \t??.ty?\ féminin

    1. Souffrance cruelle, tourment qu'on fait souffrir.
      • Il se flattait, grâce aux trente hommes résolus qu'il commandait, de s'emparer facilement des deux chasseurs qu'il se proposait de faire mourir dans des tortures atroces. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
      • Quand j'atteignais un rat d'un bon coup de fouet, le ronge-maille sifflait avec fureur, hérissait tous ses poils et s'élançait avec désespoir contre le fouet lui-même, instrument de sa torture ; [?]. (Anonyme, Varia, dans Revue moderne, volume 41, 1867, page 668)
      • J'ai vu des prisonniers jetés à coups de matraque d'un étage à l'autre et qui, hébétés par la torture et les coups, ne savaient plus que murmurer en arabe les premières paroles d'une ancienne prière. (Henri Alleg, La Question, 1957)
    2. (Spécialement) Souffrance physique qu'on infligeait à quelqu'un par voie de justice.
      • Lorsque le chevalier de La Barre [?] fut convaincu d'avoir chanté des chansons impies, et même d'avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d'Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu'on lui arrachât la langue, qu'on lui coupât la main, et qu'on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l'appliquèrent encore à la torture pour savoir précisément combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête. (Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1769)
      • Je le trouvai vivement ému par la nouvelle d'une interpellation à la Chambre des Communes au sujet des tortures qu'il aurait fait infliger à un ancien pacha de Meknès, El-Hadj Ben Aïssa et à sa femme Lalla Batoul, qui auraient succombé à leur supplice. (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 238)
      • L'opposant Alexeï Navalny a accusé ses géôliers de le soumettre à une forme de torture par privation de sommeil, dans une plainte aux services de sécurité russe publiée jeudi sur son site. (AFP, Russie : interrogations sur l'état de santé de Navalny, Le Journal de Québec, 25 mars 2021)
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    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    TORTURE. n. f.
    Souffrance cruelle, tourment qu'on fait souffrir. D'horribles tortures. Des instruments de torture. Il se dit spécialement de la Souffrance physique qu'on infligeait à quelqu'un par voie de justice. Mettre à la torture. Appliquer à la torture. Souffrir la torture. Être condamné à la torture. La torture a été abolie en France par Louis XVI. Dans cette acception, on se sert plus ordinairement du mot Question. Fig., Mettre quelqu'un à la torture, Lui causer un trouble, un embarras pénible, ou une vive impatience. On dit également : Être à la torture. Fig., Mettre son esprit à la torture, être à la torture, Travailler avec une grande contention d'esprit à la recherche, à l'examen, à la discussion de quelque chose.

    Littré

    TORTURE (tor-tu-r') s. f.
    • 1Action de tordre, contorsion. Ce sont apparemment ces bizarres attitudes et ces tortures naturelles qui ont anciennement frappé les yeux de la superstition, quand elle adopta cet oiseau [le torcol] dans les enchantements, Buffon, Ois. t. XIII, p. 129.
    • 2Tourment, supplice. La torture, le fer et la flamme t'attend, Rotrou, St Gen. II, 2. La Providence nous met quelquefois à la torture, en y employant la pierre, la gravelle, la goutte, le déchirement d'entrailles, les convulsions, et autres exécutions des vengeances de la Providence, Voltaire, Dict. phil. Torture.
    • 3 Particulièrement. Tourment auquel on soumettait un accusé pour en obtenir des révélations?; question. La torture a été abolie en France par Louis XVI en 1780. Quoiqu'il y ait peu d'articles de jurisprudence dans ces honnêtes réflexions alphabétiques, il faut pourtant dire un mot de la torture, autrement nommée question?; c'est une étrange manière de questionner les hommes?; ce ne sont pourtant point de simples curieux qui l'ont inventée, Voltaire, Dict. phil. Torture. Il [un conseiller de la Tournelle] se donne le plaisir de l'appliquer [un accusé] à la grande et à la petite torture, en présence d'un chirurgien qui lui tâte le pouls, jusqu'à ce qu'il soit en danger de mort, après quoi or recommence?; et, comme dit très bien la comédie des Plaideurs, cela fait toujours passer une heure ou deux, Voltaire, ib. Les Romains n'infligèrent la torture qu'aux esclaves, Voltaire, ib. En quoi était-il nécessaire qu'on coupât la main et la langue au chevalier de la Barre, qu'on l'appliquât à la torture ordinaire et extraordinaire, et qu'on le brûlât tout vif?? Voltaire, Dict. phil. Supplices. Il est aussi absurde d'infliger la torture pour parvenir à la connaissance d'un crime, qu'il était absurde d'ordonner autrefois le duel pour juger un coupable, Voltaire, Dict. phil. Question. On prétend qu'en faisant donner la torture aux accusés, il [Louis XI] était caché derrière une jalousie, pour entendre les interrogatoires, Duclos, ?uv. t. III, p. 358. On les mettait [les esclaves] à la torture pour la moindre faute?; ils pouvaient être punis de mort sans l'intervention du magistrat, Raynal, Hist. phil. XI, 24.
    • 4 Fig. Peine vive, tourment. Mettra-t-on tous les jours mon âme à la torture?? Rotrou, Vencesl. III, 3. Ce qui m'est un sujet d'éternelle torture, C'est de voir?, Molière, D. Garc. III, 2.
    • 5 Par exagération. Embarras, effort pénible. Tandis que ses discours me donnent la torture, Régnier, Sat. VIII. Et déjà vous croyez dans vos rimes obscures Aux Saumaises futurs préparer des tortures, Boileau, Sat. IX.

      Mettre quelqu'un à la torture, lui causer un embarras pénible ou une vive impatience.

      On dit dans le même sens?: être à la torture.

      Mettre son esprit à la torture, donner la torture à son esprit, se donner la torture, être à la torture, s'occuper de quelque chose avec une grande contention d'esprit. Nicias, qui ignorait la ruse et la tromperie d'Alcibiade, ne pouvait concevoir un changement si étrange, et se donnait la torture pour en chercher la raison, Rollin, Hist. anc. ?uv. t. III, p. 605, dans POUGENS. J'ai beau donner la torture à mon esprit, je ne devine point le sujet de plaintes que vous pouvez avoir contre moi, Lesage, Crisp. riv. de son maître, sc. 12.

    • 6 Fig. Action de fausser quelque chose. Il est question présentement de la volonté de Dieu et de la vôtre [pour un voyage à Paris], ma fille, ne lui donnez point la torture, Sévigné, 30 oct. 1676.

      Particulièrement. Violence faite aux textes, aux mots. Ces auteurs ont corrompu tous les sens et donné la torture à tous les passages, Montesquieu, Lett. pers. 134. [Ils] Mettaient la langue à la torture, Et triomphaient de n'être pas compris, Delille, Convers. III.


    HISTORIQUE

    XIIe s. Ne à ceste fieie ne mist mie li peires en respit la torture, comme faisoit al fil?; car li peires aimet lo fil, Saint Bernard, 523.

    XIVe s. Tore ture [distorsion] des eux [yeux], des oreilles, des levres et semblables, H. de Mondeville, f° 66.

    XVIe s. Au coupable il semble [suivant les défenseurs de la question] qu'elle [la conscience] ayde à la torture pour lui faire confesser sa faulte, et qu'elle l'affoiblisse?; et de l'aultre part, qu'elle fortifie l'innocent contre la torture, Montaigne, II, 47.

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    Étymologie de « torture »

    Prov. esp. et it. tortura?; du lat. tortura, de tortum, supin de torquere, torturer et tordre.

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    Du latin tortura (« action de tordre » et « souffrance »), dérivé du latin tortum, supin de torquere (« tordre » et « torturer »). Le mot ne garde pas l'ancien sens descriptif de « contorsion ». Dans le domaine pénal, il désigne une peine grave (1459), pour ensuite prendre son sens moderne (1580) de « souffrance physique infligée pour arracher les aveux ». Par métonymie, il se dit (1631) de souffrances morales.
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    TORTURE, subst. fém.
    Étymol. et Hist. 1. Fin xiies. « souffrance physique ou morale intolérable » (Sermons S. Bernard, 21, 15 ds T.-L.); 1745 tortures de la jalousie (F. T. de Baculard d'Arnaud, Les Époux malheureux, p. 102); 2. 1459 « souffrance physique qu'on inflige à quelqu'un par voie de justice » mettre à la gehenne et torture (Mémoires de J. du Clercq, III, 12, 24 ds Bartzsch, p. 66); 1770 instruments de la torture (Raynal, Hist. philos. et pol., p. 355); 3. 1580 « violence faite à quelqu'un pour lui faire révéler quelque chose » (Montaigne, Essais, II, 5, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 369); 4. 1627 mettre qqn à la torture « embarrasser » (Ch. Sorel, Le Berger extravagant, p. 254); 1630 mettre son esprit à la torture (J. Mairet, Chryseide et Arimand, p. 163). Du lat. tardif tortura « action de tordre », « torture, souffrance », dér. du lat. tortum, supin de torquere « tordre »; « torturer ».

    torturé au Scrabble


    Le mot torturé vaut 7 points au Scrabble.

    torture

    Informations sur le mot torture - 7 lettres, 3 voyelles, 4 consonnes, 5 lettres uniques.

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    torture

    Les rimes de « torturé »


    On recherche une rime en RE .

    Les rimes de torturé peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en Re

    Rimes de paierai      Rimes de lorgnerai      Rimes de terraient      Rimes de libérée      Rimes de étirer      Rimes de sabrerai      Rimes de inonderait      Rimes de gênerai      Rimes de infiltrée      Rimes de clairet      Rimes de commettrai      Rimes de centré      Rimes de inviterait      Rimes de embarrasseraient      Rimes de accoutré      Rimes de délabré      Rimes de disparaît      Rimes de ignorai      Rimes de préférés      Rimes de disperseraient      Rimes de administrerai      Rimes de soutiré      Rimes de éclaterait      Rimes de juraient      Rimes de aborderais      Rimes de prendraient      Rimes de garerait      Rimes de enivrer      Rimes de gonflerait      Rimes de rouerai      Rimes de préférées      Rimes de profiterais      Rimes de noterais      Rimes de admirée      Rimes de remémorais      Rimes de obtiendrai      Rimes de cognerais      Rimes de vendrez      Rimes de ajouterez      Rimes de éploré      Rimes de châtaigneraies      Rimes de attitré      Rimes de rentrais      Rimes de botterai      Rimes de fatiguerait      Rimes de casserait      Rimes de douterait      Rimes de lancerait      Rimes de pleurer      Rimes de ceinturés     

    Mots du jour

    paierai     lorgnerai     terraient     libérée     étirer     sabrerai     inonderait     gênerai     infiltrée     clairet     commettrai     centré     inviterait     embarrasseraient     accoutré     délabré     disparaît     ignorai     préférés     disperseraient     administrerai     soutiré     éclaterait     juraient     aborderais     prendraient     garerait     enivrer     gonflerait     rouerai     préférées     profiterais     noterais     admirée     remémorais     obtiendrai     cognerais     vendrez     ajouterez     éploré     châtaigneraies     attitré     rentrais     botterai     fatiguerait     casserait     douterait     lancerait     pleurer     ceinturés     


    Les citations sur « torturé »

    1. A propos de Joseph : le plus odieux et le plus infatué pharisien qui ait jamais torturé une Bible afin d'en recueillir les promesses pour lui-même et d'en jeter les malédictions sur ses voisins.

      Auteur : Emily Brontë - Source : Les Hauts de Hurlevent (1847)


    2. Les psys savent blesser les gens mieux que quiconque, ils sont bien plus efficaces que la torture.

      Auteur : Franck Thilliez - Source : Fractures (2009)


    3. Le masochisme est la seule assurance qu'ont les douillets pervers de contrôler leurs horaires de torture et de régler leur cuisson à petit feu.

      Auteur : Philippe Bouvard - Source : Mille et une pensées (2005)


    4. Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées.

      Auteur : John Webster - Source : Le démon blanc


    5. Le dolorisme a beau se délecter dans les tortures, il reste dérisoirement prisonnier de l'hédonisme.

      Auteur : Vladimir Jankélévitch - Source : L'Austérité et la Vie morale (1956)


    6. La propagande, la torture sont des moyens directs de désintégration.

      Auteur : Albert Camus - Source : L'Homme révolté (1951)


    7. Les gens se torturent les uns les autres avec une totale absence d'originalité.

      Auteur : Michel Houellebecq - Source : Sérotonine (2019)


    8. Sinon, mon très cher frère, je te séquestre, te torture, te tue, et ferai buriner sur ta pierre, par tes partisans: «Ci-gît un martyr».

      Auteur : Auguste, comte de Villiers de l'Isle-Adam - Source : Tribulat Bonhomet (1887)


    9. Ce n'est pas la torture qui torture, mais l'imminence perpétuelle et déçue de son interruption.

      Auteur : Yann Moix - Source : Une simple lettre d'amour (2015)


    10. Quel que soit le mal qu'il endure, - Son triste sort est le plus beau. - J'aime encore mieux notre torture - Que votre métier de bourreau.

      Auteur : Alfred de Musset - Source : A Mademoiselle Zoé le Douairin (1826)


    11. La poésie de Baudelaire, c'est une liqueur forte, tout le monde n'est pas capable de la supporter. Il faut savoir tout ce qui peut exciter l'esprit d'un homme torturé.

      Auteur : Maurice Denuzière - Source : Louisiane, II - Fausse-Rivière (1979)


    12. Tout journal, de la première ligne à la dernière, n'est qu'un tissu d'horreurs. Guerres, crimes, vols, impudicité, tortures, crimes de princes, crimes des nations, crimes des particuliers, une ivresse d'atrocité universelle.

      Auteur : Charles Baudelaire - Source : Sans référence


    13. Les chiffres sont comme les gens. Si on les torture assez, on peut leur faire dire n'importe quoi.

      Auteur : Didier Hallépée - Source : Nombres en Folie - les divagations du mathématicien fou (2013)


    14. L'enfantement n'est pas seulement une torture physique, mais une peur attachée comme une pierre à une joie intense.

      Auteur : Carole Martinez - Source : Du domaine des Murmures (2011)


    15. Bien et mal sont tout un. Les médecins taillent, brûlent, torturent de toute façon.

      Auteur : Héraclite - Source : Fragment


    16. L'inconvénient de ces amours «intelligentes», voire «intellectuelles», est que nul ne s'y laisse vivre, flotter sur l'eau, dorer au soleil. Une torture s'y apaise-t-elle qu'un supplice tout neuf la remplace aussitôt.

      Auteur : René Fallet - Source : L'Amour baroque (1971)


    17. Quel scoop ! Un mec qui déteste être malade ! Si on en trouve un qui accepte de se soigner sans faire d'histoires, sans mimer une agonie digne d'un torturé sous l'Inquisition, ça vaudra le coup de faire un documentaire.

      Auteur : Gilles Legardinier - Source : Demain j'arrête ! (2011)


    18. La torture, à elle seule, a engendré les trouvailles mécaniques les plus ingénieuses, dont la production procure de l'ouvrage à une foule d'honnêtes artisans.

      Auteur : Karl Marx - Source : Le Capital (1867)


    19. Même les masochistes font des aveux complets sous les tortures. Par reconnaissance.

      Auteur : Stanislaw Jerzy Lec - Source : Pensées hirsutes


    20. Tu es mon propre moi, et mon moi je le torture de temps en temps, cela lui fait du bien, mais tu es mon moi le plus intime et le plus délicat, et celui-là je veux pour tout au monde le ménager...

      Auteur : Franz Kafka - Source : Lettre, à Felice Bauer


    21. Comment un médecin même savant pourrait-il comprendre que mon épuisement ne procède que d'une torture d'ordre artistique ?

      Auteur : Pierre Guyotat - Source : Coma


    22. L'amour, l'amour seul a ses rudes, ses innombrables souffrances ;
      Chérie entre toutes ! Evitez moi
      Les tortures de la jalousie.


      Auteur : John Keats - Source : Poésies, A Fanny


    23. Il y a dans l'acte de l'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale.

      Auteur : Charles Baudelaire - Source : Journaux intimes (1887), Fusées


    24. Je trouve que c'est le genre (en parlant du roman policier) le plus niais du monde. Se torturer à embrouiller artificiellement une histoire pour se donner la fausse élégance de la dénouer en trois pages à la fin, c'est une activité de plaisantin.

      Auteur : Jean Anouilh - Source : La répétition


    25. La jalousie n'est pour une femme que la blessure de l'amour-propre. Chez l'homme, c'est une torture profonde comme la souffrance morale, continue comme la souffrance physique.

      Auteur : Anatole France - Source : Le Lys rouge (1894)


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    Les mots proches de « torture »

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    Les synonymes de « torture»

    Les synonymes de torturé :

      1. bourrèlement
      2. tourment
      3. remords
      4. géhenne
      5. enfer
      6. limbes
      7. martyre
      8. question
      9. martyr
      10. calvaire
      11. supplice
      12. souffrance
      13. persécution
      14. crucifixion
      15. victime
      16. peine
      17. tenaillement
      18. punition
    Les synonymes de torturé :

      1. alambiqué
      2. compliqué
      3. amphigourique
      4. embrouillé
      5. incompréhensible
      6. contourné
      7. précieux
      8. embarrassé
      9. raffiné
      10. subtil
      11. tenaillé
      12. tourmenté
      13. persécuté
      14. empoigné
      15. supplicié
      16. questionné

    synonymes de torturé

    Fréquence et usage du mot torturé dans le temps


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