La définition de Je du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Je
Nature :
Prononciation : je
Etymologie : Nivernais, i ; picard, ege, ej', euj' ; provenç. eu, ieu, io ; espagn. yo ; portug. eu ; ital. io ; du lat. ego ; goth. ik ; allem. ich ; lithuan. isz ; zend, azem ; sanscr. aham.

Voir les citations du mot JeSignification du mot Je


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de je de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec je pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Je ?


La définition de Je

Il s'emploie toujours comme sujet de la proposition, et jamais comme régime ou complément : je dis, je fais, je lirai, je hais.


Toutes les définitions de « je »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

JE. Pronom personnel
, dit de la première personne du singulier. Il sert à désigner Celui, celle qui parle ou qui écrit. Quand il est placé devant un verbe commençant par une voyelle ou une h aspirée, son e est élidé. Je dis. Je fais. Je lirai. J'aime. J'écrirai. J'honore. Je hais. Je vous assure que... Je m'y trouverai.

JE, qui aujourd'hui est toujours atone, pouvait être autrefois fortement accentué et avait le sens que nous donnons à Moi. Nous en gardons un souvenir dans la formule administrative : Je soussigné... certifie que... Il arrive souvent que JE soit placé immédiatement après le verbe dans les phrases interrogatives, exclamatives, etc. Que ferai-je? Où suis-je? Osez-vous, lui répondis-je, me parler de la sorte? Puissé-je vous voir aussi heureux que vous le méritez! Fam., Je ne sais quoi, ou, comme nom, Un je ne sais quoi. Voyez SAVOIR.

Littré

JE (je), pronom personnel de la première personne, du singulier et des deux genres.
  • 1Il s'emploie toujours comme sujet de la proposition, et jamais comme régime ou complément?: je dis, je fais, je lirai, je hais.

    Quand le verbe commence par une voyelle ou une h non aspirée, on élide l'e?: j'aime, j'honore.

  • 2Il est quelquefois séparé du verbe dans certaines formules, par l'énonciation des qualités de celui qui parle. Je soussigné, conservateur des hypothèques, certifie que?

    L'ancienne langue, pour laquelle moi était toujours un régime, et qui disait?: qui a fait cela?? je, permettait les séparations de je et de son verbe. Cette tournure se trouve encore dans Scarron?: Je qui chantai jadis Typhon D'un style qu'on trouva bouffon, Scarron, Virg. I. Dans la langue actuelle, quand on veut employer une tournure semblable, il faut dire?: moi qui, je? Moi qui vous parle, je l'ai vu de mes yeux.

  • 3Il se met après le verbe, dans les façons de parler interrogatives ou admiratives, comme?: que ferai-je?? que répondrai-je?? où suis-je??

    Il s'y met quand le verbe se trouve enfermé dans une espèce de parenthèse, comme?: Vous remarquerez, lui dis-je, que? Osez-vous, lui répondis-je, me parler de la sorte?? Moi, j'ai blessé quelqu'un?? fis-je tout étonnée, Molière, Éc. des f. II, 6. Il s'y met quand on l'emploie par manière de souhait, comme?: Puissé je de mes mains te déchirer le flanc?! Voltaire, Fanat. V, 2.

    Il s'y met dans ces phrases-ci et autres semblables?: Dussé-je en périr, fussé-je au bout du monde, quand je devrais en périr, quand je serais au bout du monde. Eussé-je un faible c?ur Jusques à n'en pouvoir effacer votre image, Molière, le Dép. IV, 3.

    Il s'y met dans des phrases où le doute s'exprime, comme?: Peut-être irai-je, peut-être n'irai-je pas. Encore ne sais-je. Si je vous ouvre mon c?ur, peut-être serai-je à vos yeux bien moins sage que vous, Molière, l'Avare, I, 2.

    Il s'y met aussi quand le verbe est précédé de la conjonction aussi ou de certains adverbes, comme?: Aussi puis-je vous assurer??; en vain prétendrais-je le persuader?; inutilement voudrais-je m'y opposer.

    Lorsqu'il est ainsi placé après le verbe, c'est toujours immédiatement, sans qu'on puisse rien mettre entre deux.

  • 4Dans ces circonstances, c'est-à-dire je étant placé après son verbe, si le verbe est au présent de l'indicatif et de la première conjugaison, on accentue l'e final, et d'un e muet on fait un é fermé. Mais où cherché-je ailleurs ce qu'on trouve chez nous?? Boileau, Épître I. Elle me fuit?! veillé-je et n'est-ce point un songe?? Racine, Iphig. II, 7.

    On l'accentue encore, si le sens de la phrase demande l'emploi du présent du subjonctif ou de l'imparfait du même mode, comme?: je dusse, je puisse, on écrira?: dussé-je, puissé-je. Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre, Corneille, Hor. IV, 5. Dussé-je après dix ans voir mon palais en cendre, Racine, Androm. I, 4.

    On accentue l'e final du verbe, parce qu'alors le verbe et le pronom ne forment qu'un seul mot et que dans notre langue il est impossible qu'un mot se termine par deux syllabes muettes.

  • 5Quand le verbe qui doit être suivi du pronom je se trouve d'une seule syllabe ou terminé par deux consonnes, on prend alors une autre tournure pour ne pas choquer l'oreille, et, au lieu de dire?: dors-je, mens-je, m'endors-je, on dit?: est-ce que je dors?? est-ce que je mens?? est-ce que je m'endors??

    Cependant on trouve de ces monosyllabes avec le pronom je dans les meilleurs auteurs. Ne sens-je pas bien que je veille?? Molière, Amph. I, 2. Ne tiens-je pas une lanterne en main?? Molière, ib. I, 2. Dans toutes ces expressions l'oreille doit être juge. C'est par plaisanterie que P. L. COURIER fait dire à un soldat?: je sers?; mais à quoi sers-je?? Courier, 2e lettre particulière. Le principe par lequel l'oreille juge, c'est d'admettre dors-je, sers-je, etc. quand ils ne portent pas l'accent phraséologique, et de les rejeter quand ils le porteraient.

  • 6Je, comme tous les pronoms personnels, se répète forcément dans deux cas?: premièrement, quand il y a deux propositions de suite où l'on passe de l'affirmation à la négation et de la négation à l'affirmation?; secondement, quand les propositions sont liées par toute autre conjonction que les conjonctions et, mais, ni.

    Dans tous les autres cas, on consulte l'harmonie et l'élégance de la phrase pour répéter ou non le pronom. Quand le moment viendra d'aller trouver les morts, J'aurai vécu sans soins, et mourrai sans remords, La Fontaine, Fabl. XI, 4. Misérable?! et je vis?! et je soutiens la vue De ce sacré soleil dont je suis descendue, Racine, Phèdre, IV, 6. Un rapport clandestin n'est pas d'un honnête homme?; Quand j'accuse quelqu'un, je le dois et me nomme, Gresset, Méchant, V, 4.

  • 7Je ne sais quoi, ou, substantivement, un je ne sais quoi, voy. SAVOIR.

HISTORIQUE

IXe s. Si salvarai eo [je] cest meon fradre Carlo, Serment. Si io returnar non l'int puis [si je ne l'en puis détourner], ib.

Xe s. E io ne dolreie [je ne serais pas dolent] de tanta millia hominum, si perdut erent?? Fragment de Valenc. p. 469.

XIe s. Jojetai vos choses de la nef pur poür [peur] de mort, Lois de Guill. 38. Bel sire niés [neveu], et je et vous irons, Ch. de Rol. LXVIII.

XIIe s. Et je, qui sui au mourir, Couci, IV. Jes [je les] ai laissez au reigne d'Aumarie, Ronc. p. 167. Qu'il me prendroit, et je lui à mari, ib. 170. Amis, dist-ele, verrai vous je jamais?? Raoul de Camb. 234.

XIIIe s. Helas?! or n'oserai je mais devant lui aler, Berte, CXXXIX. Repentir?? las ge que feroie?? la Rose, 4165.

XVe s. Voir est que je, qui ai empris? ai, par plaisance? frequenté plusieurs nobles et grands seigneurs, Froissart, Prol.

XVIe s. Ce ne suis-je pas qui en suis cause, mais Jupiter et la deesse de necessité, Calvin, Instit. 146. Quand la mere oublieroit ses enfans, encor ne t'oublieray-je jamais, Calvin, ib. 150. Voulant doncques (je vostre très humble esclave) accroistre voz passe-temps, Rabelais, Pant. II, prol. De l'endurer lassé je ne suis pas, Ny ne seroy-je, allassé-je là bas?, Ronsard, 54. Remply-je ce que je luy donne?? Ronsard, 376. Mais pourquoy sens-je en mon age imparfait Avant le temps le mal qu'elle me fait?? Ronsard, 928. Rougis-je?? escume-je?? tressauls-je?? fremis-je?? Montaigne, III, 142. Je trouve dans le commun langage ces façons de parler? Cependant que j'irons au marché, pour nous irons?: j'avons bu, pour nous avons?; allons m'en, de par le diable, pour allons nous en?; j'allons bien, pour nous allons bien, Palsgrave, f° 125 au verso. Pensez à vous, o courtisans, Qui, lourdement barbarisants Toujours, j'allions, je venions, dites, H. Estienne, Du langage français italianisé. J'avons esperance qu'il fera beau temps, Lettre de François 1er citée par GÉNIN, Variations, p. 291.

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Wiktionnaire


Pronom personnel - ancien français

je \Prononciation ?\ (pluriel : nos ou nous)

  1. Je.

Nom commun - français

je masculin singulier

  1. (Psychologie) (souvent entre guillemets) Entité perçue par le sujet comme le c?ur et l'essence même de son existence en tant qu'individu.
    • C'est la personne, le « je », qui opère la synthèse et l'unité des forces vitales. Nous disons d'une façon imagée que celles-ci doivent être toutes « prises en mains » dans les grands bras du « je ». (Michel Quoist, Construire l'homme, Éditions de l'atelier, Paris, 1997, page 64)
    • Quand est-ce que je deviendrai un « je » et un « moi » véritable, un « je » et un « moi » personnel, un « je » et un « moi » unique? (Maurice Zundel, Silence, parole de vie, éditions Anne Sigier, 1990, page 104)

Pronom personnel - français

je \??\ masculin et féminin identiques singulier

  1. Pronom de la première personne du singulier. Peut aussi bien être masculin que féminin. Utilisé exclusivement en tant que sujet. Devant une voyelle ou un h muet, il s'élide en j'.
    • Je suis en France.
    • Je m'appelle « Isabelle ».
    • J'habite à Paris.
    • J'organise un voyage.
    • (Informel) Hé ! J'te cause !
    • (Informel) J'prendrais bien un p'tit verre, et toi ?
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Trésor de la Langue Française informatisé


JE, pron. pers. et subst. masc.

I. ? Pronom personnel non prédicatif (conjoint) de la 1repersonne du singulier.
A. ? [Dans un dialogue ou dans un discours] Celui, celle qui parle ou qui écrit; celui, celle qui dit « je ». Il dit : « Tiens! Tu travailles? » Je répondis : « J'écris Paludes » (Gide, Paludes,1895, p. 91).Je m'appelle Claudine, j'habite Montigny; j'y suis née en 1884; probablement je n'y mourrai pas (Colette, Cl. école,1900, p. 7):
1. Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n'avais pas le temps de me dire : « Je m'endors. » Proust, Swann, 1913, p. 3.
2. Je suis comme je suis Je suis faite comme ça Quand j'ai envie de rire Oui je ris aux éclats J'aime celui qui m'aime Est-ce ma faute à moi Si ce n'est pas le même Que j'aime chaque fois Je suis comme je suis Je suis faite comme ça... Prévert, Paroles,1946, p. 117.
B. ? [Dans une syntaxe affective et familière, par syllepse de la pers., je remplace ou est remplacé par d'autres pronoms]
1. [Je remplace il/elle] :
3. Il ne sera content que lorsqu'il aura démonté le mécanisme. Il se brise lui-même les ongles à essayer de forcer les spirales. Et je te fouille... et je te tripote... Audiberti, Quoat,1946, 2etabl., p. 76.
2. [Je remplace tu] Une mère pourra dire à son enfant : Est-ce que j'aime toujours les gâteaux? (Grev. 1969, § 468).
3. Pop., vx. [Je remplace nous] ?...Qu'est-ce que je peux faire pour vous, mesdames les épinceteuses ? M'sieur Bertrand, je v'nons chez vous parce que j'osons pas aller trouver m'sieur Achille (Maurois, Bernard Quesnay,1926, p. 33 ds Dam.-Pich. t. 6 1968 [1940]).
Rem. 1. Je est remplacé par nous*, on*. 2. Je est remplacé par le présentatif c'est : Moi, c'est Jean..., Jean Lévesque. Et toi, je sais toujours bien pour commencer que c'est Florentine... (Roy, Bonheur occas., 1945, p. 10).
C. ? [Je a une valeur générique (je dis « je », parce que effectivement l'énoncé s'applique à moi, mais il s'appliquerait aussi bien à n'importe qui)] :
4. La conscience du devoir porte en elle le sentiment d'une obligation (...). Mais, si impérieux que soit ce commandement, il ne retire rien à la conviction que j'ai d'être libre, et me fait même sentir mieux qu'aucune autre épreuve la présence de ma liberté. Certes, du fait que je la conçois, la loi me commande, mais je sens qu'il dépend de moi de la suivre ou de la transgresser. A. Bridoux, Morale, Paris, Hachette, 1945, p. 76.
D. ? Syntaxe
1. Renforcement du suj. [Gén. dans un cont. fam. pour marquer un contraste avec qqn d'autre; je est précédé du pron. disjoint moi ou repris par lui]
? Moi, je + verbe. Moi, je ne fis qu'un bond d'enthousiasme (Céline, Voyage,1932, p. 14).Louis est le plus pieux, Auguste le plus riche; moi je suis le plus intelligent (Sartre, Mots,1964, p. 4).
? Je + verbe + moi :
5. ? Puisque je vous dis que je paye la couleur, moi, toute la couleur; et que je paye le peintre, moi; puisque je vous dis que vous ne payez rien et que je paye tout, moi! Giono, Regain,1930, p. 12.
2. Place du suj. [Je pron. atone est étroitement lié au verbe qui le suit ? « Je pars, je bois » ? et n'en est séparé que par l'adv. de négation ne ? « Je ne pars pas » ?, par un pron. pers. compl. atone ? « Je le bois » ? ou par les pron. adv. en et y ? « J'en vois, j'y pars »]
? Vieilli et littér. [L'expr. je soussigné, vestige de la lang. anc., où je, accentué, est séparé du verbe, fait exception] Je soussigné, ai l'honneur d'exposer à son Excellence le Ministre de l'Intérieur les faits qui suivent (Hugo, Corresp.,1830, p. 462):
6. « Je soussigné donne et lègue aux enfants de ma s?ur, Madame Ève Chardon, femme de David Séchard, ancien imprimeur à Angoulême, et de Monsieur David Séchard, la totalité des biens meubles et immeubles qui m'appartiendront au jour de mon décès (...) ». Balzac, Splend. et mis.,1846, p. 471.
3. Invers. du suj. [L'invers. du suj. se fait dans la lang. châtiée ou littér.]
a) [Selon la nature de la prop.]
? [Dans des prop. interr.] Les hommes? Pourquoi les aimerais-je? Est-ce qu'ils m'aiment? (Sartre, Mains sales,1948, 5etabl., 3, p. 212).
? [Dans des prop. exclam.] Et d'ailleurs, étais-je niais d'avoir pris mes chimères pour des réalités! (Bourget, Disciple,1889, p. 137).
? [Dans des prop. concessives] Cette partie, dont j'ai vu le début, et que j'ai suivie de jour en jour, je veux la suivre jusqu'au bout, et dussé-je en être victime (Gide, Journal,1943, p. 177).
? [Dans des prop. incises] Le fait est, lui répondis-je, qu'il est déjà très mystérieux que deux et deux fassent quatre (Villiers de L'I.-A., Contes cruels,1883, p. 292).
? [Après un adv. en tête de phrase] Sans doute craignais-je moins son influence depuis que j'aimais réellement et physiquement Cyril (Sagan, Bonjour tristesse,1954, p. 159):
7. ... au c?ur de la ville arabe, en vain cherchais-je une figure aimable où poser volontiers le regard et où raccrocher quelque espoir ... Gide, Journal,1943, p. 231.
Rem. L'invers. est possible après aussi : Aussi ne me séparerai-je jamais d'Hélène (Giraudoux, Guerre Troie, 1935, I, 4, p. 37) et certains adv. ou loc. adv. comme à peine, peut-être, tout au plus... Je est alors une syll. muette.
b) [Selon le temps du verbe]
? [Avec les verbes à l'imp., au fut. et au cond., l'invers. se réalise aisément, ainsi qu'aux temps composés] Avouerai-je que dans cette église, je me suis senti aussi peu touché que dans une... (Green, Journal,1935, p. 8).Qu'aurais-je dit? (Vercors, Silence mer,1942, p. 17).Mais ces hommes, me disais-je, vivent non des choses mais du sens des choses (Saint-Exup., Citad.,1944, p. 830).
Rem. Si le verbe est à un temps composé, le pron. je se place entre l'auxil. et le part. passé : À peine ai-je franchi la porte que Folcoche me réclame (H. Bazin, Vipère, 1948, p. 266).
? Rare. [Avec le passé simple] Encore une cave! ne pus-je m'empêcher de dire (Duhamel, Cri des profondeurs,p. 192 ds Grev. 1969, § 709).
? [Au prés.]
? [Avec les verbes du 1ergroupe, l'invers. est possible; le e muet final devient é que l'on prononce è] Exigé-je donc trop de moi? (Gide, Porte étr.,1909, p. 589).Causé-je trop longuement avec un ami? (Duhamel, Les Plaisirs et les jeux,1922, p. 175 ds R. Le Bidois, L'Invers. du suj. dans la prose contemp., Paris, D'Artrey, 1952, p. 56).Ne parlé-je pas d'eux comme autant d'adversaires? (Colette, Petit Parisien,20 févr. 1941, p. 175 ds R. Le Bidois, L'Invers. du suj. dans la prose contemp., Paris, D'Artrey, 1952, p. 56).
Rem. 1. Quelquefois, surtout p. plaisant., la syll. finale reste muette. Père Ubu. ? Que ne vous assom-je, mère Ubu! (Jarry, Ubu, 1895, I, 1, p. 35). En passant devant chez le docteur Castellant, je me suis dit « Ose-je? » puis je n'ai pas osé (MmeEJ, 10 mars 1928 ds Dam.-Pich. t. 4 1969, § 1576). 2. L'adjonction de la finale en é peut entraîner des modifications phoniques ou graphiques : - aie > ayé : je paie > payé-je, j'essaie > essayé-je; - oie > oyé : je broie > broyé-je, je nettoie > nettoyé-je; - uie > uyé : j'essuie > essuyé-je, j'ennuie > ennuyé-je; - è...e > e...é : je mène > mené-je, je pèse > pesé-je; - è...e > é...é : j'altère > altéré-je, je désespère > désespéré-je. 3. Le verbe envoyer, rattaché quelquefois au 3egroupe, peut être traité comme tel : ou bien en envoie-je un? (ibid., § 1572).
? [Avec les verbes du 2egroupe, l'invers. semble exclue]
? [Avec les verbes du 3egroupe, je ne se prête bien à l'invers. qu'avec des verbes très usuels dont le prés. de l'ind. est monosyllabique à la 1repers. (être, dire, avoir, faire, devoir, pouvoir, savoir, voir, vouloir)] Aussi ne fais-je que le prendre au mot en le traitant à peu près comme un inconnu (Fromentin, Dominique,1863, p. 3).Ne pouvant plus à cause de mon travail tenir régulièrement mon journal, du moins veux-je m'astreindre à dicter chaque soir ce que je désire ne pas laisser s'évanouir complètement (Du Bos, Journal,1921, p. 7).Ah! me dis-je, ce sont là les bruits du charroi (Saint-Exup., Citad.,1944, p. 830).
? [Avec les verbes à vocalisme nasal ou dont le rad. se termine par une liquide, on évite l'invers. du suj. au moyen de la périphrase est-ce que (cf. R. Le Bidois, op. cit., p. 35)]
Rem. Toutefois, on trouve des ex. où l'invers. peut être employée p. plaisant. Mais encore une fois, quel danger cours-je? (S. Weber, Un Client peu sérieux, 1923 ds Dam.-Pich. t. 4 1969, § 1572). ? Mais sacré au nom de D..., réponds-je..., vous un homme? (M. Georges-Michel, Chronique à la Rose, 1923, ibid.).
? [P. anal., avec les verbes du 1ergroupe, on ajoute quelquefois un é aux rad. du 3egroupe] Aussi metté-je toujours quelques chiffons rouges dans ma parure pour que ma joie n'aille jamais trop loin (Balzac, Peau chagr.,1831, p. 70).Sincèrement, connaissé-je le catholicisme (R. Bazin, Charles de Foucauld, p. 87 ds R. Le Bidois, op. cit.). Ai-je cousu, coussé-je, coudrai-je dans du cuir? (Colette, Fanal,1949, p. 28).
Rem. Ces formes dans lesquelles l'adjonction du é au rad. peut entraîner des modifications graph., sont considérées comme des barbarismes.
? [Au subj., l'invers. ne se rencontre que dans certaines tournures figées (puissé-je, dussé-je, ...)] Puissé-je voir enfin des larmes Monter jusqu'à vos yeux (Toulet, Contrerimes,1920, p. 9).
Rem. P. anal. on a pu écrire : Saché-je d'où provient, sirènes, votre ennui Quand vous vous lamentez, au large, dans la nuit? (Apoll., Bestiaire, 1911, p. 27).
4. Omission du suj.
a) [Je peut être omis dans la conversation fam. ou dans un style volontairement bref] Vous n'êtes pas sérieux. ? Jure que si (H. Lavedan, Les Nocturnesp. 6 ds Sandfeld, t. 1 1965, § 11).? Sais pas (...) fait Bernard en se levant. Vais me coucher? Garçon! (Martin du G., Devenir,1909, p. 46).
b) [Dans une suite de verbes au même temps coordonnés et ayant le même suj.] Après les paroles du commandant, je saluai et me dirigeai vers la lucarne (Bordeaux, Fort de Vaux,1916, p. 249).
Rem. 1. Les grammairiens recommandent l'omission si les verbes sont réunis par ni : Je ne l'aime ni ne l'aime pas (Gyp, Leurs âmes, 1895 ds Sandfeld t. 1 1965, § 15). Cependant, on trouve des ex. de répétition même dans ce cas : ? N'exagérez pas. ? Je n'exagère ni je n'oublie (Capus, Arène, L'Adversaire, II, 1, ibid.). 2. Si les verbes ne sont pas au même temps, les grammairiens recommandent la reprise de je : Je ne l'ai pas déchirée [la lettre] et je te l'envoie (Bourget, Lazarine, 1917, ibid.). Mais je est souvent omis : Je suis résolu à servir mon parti, et ne me laisserai pas arrêter par des réactions psychologiques (Malraux, Espoir, 1937, p. 774), en partic. si le verbe est répété (cf. Sandfeld t. 1 1965, §15-16) : Je pensais et pense toujours qu'entre soixante et soixante-dix ans (Montherl., Pasiphaé, 1936, p. 104).
E. ? Morphol. [Je s'élide devant un verbe commençant par une voyelle ou un h « muet »] L'histoire que je raconte ici, j'ai mis toute ma force à la vivre et ma vertu s'y est usée (Gide, Porte étr.,1909, p. 495).Lia. ? Pourquoi êtes-vous ici? Parce que j'ai laissé griller le pain, ou parce que je hais mon mari? (Giraudoux, Sodome,1943, I, 1, p. 27).
[Je ne s'élide pas quand il suit le verbe même s'il se trouve devant voyelle] V. supra ex. 7.
? [Dans la lang. pop., voire fam. je tend à se réduire à j', même devant une consonne : j'vais ..., j'sais, etc.] C'est la grâce que j'me souhaite (Laforgue, Complaintes,1885, p. 59).Moi j'sais pas les paroles. Alors je chant' l'air! (Feydeau, Dame Maxim's,1914, I, 1, p. 5).J'vais voir si c'est ainsi! Que je crie à Arthur, et me voici parti à m'engager (Céline, Voyage,1932, p. 14).Tous ceux qu'étaient vivants et qui me caressaient attendaient que j'sois mort pour pouvoir me bouffer (Prévert, Paroles,1946, p. 24).
II. ? Subst. masc. [Avec ou sans déterm.]
A. ? Le mot, le pronom je. Le procédé qui consiste à désigner par un « je » le héros principal, constitue un moyen à la fois efficace et facile (Sarraute, Ère soupçon,1956, p. 74):
8. Je [ital. ds le texte] et nous, premières personnes, expression de supériorité, servent à exprimer l'un le pouvoir domestique, l'autre le pouvoir public... Bonald, Législ. primit., t. 1, 1802, p. 334.
B. ? La personne qui dit « je » (dans tel ou tel texte). Le je du Voyage en Orient, sauf en de rares minutes, raconte la vie extérieure (Durry, Nerval,1956, p. 76).
C. ? PHILOSOPHIE
1. La personne, l'individu. Synon. le moi :
9. On n'a jamais bien jugé le romantisme. Qui l'aurait jugé? les critiques!! Les romantiques? qui prouvent si bien que la chanson est si peu souvent l'?uvre, c'est-à-dire la pensée chantée et comprise du chanteur? Car Je est un autre. Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Cela m'est évident : j'assiste à l'éclosion de ma pensée : je la regarde, je l'écoute : je lance un coup d'archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou tient d'un bond sur la scène. Rimbaud, ?uvres, Lettre à Paul Demeny, Paris, Garnier, 1962 [1871], p. 345.
2. [P. oppos. au moi] Sujet unique et immuable qui est responsable des états et des actes d'un individu. Le Je est unique et immuable, tandis que le Moi peut être multiple et changeant (Foulq.-St-Jean1962, p. 388).Et c'est le Je qui a conscience de ce Moi, si bien que ma personnalité totale est alors comme double, étant à la fois le sujet connaisseur et l'objet connu (W. James, Précis de psychol.,p. 227 ds Foulq.-St-Jean 1962).
Rem. Certains philosophes n'admettent pas cette distinction et vont jusqu'à inverser le sens des termes. Le je est l'expression de la conscience superficielle, le moi est l'âme profonde (Bremond, ibid.).
Prononc. et Orth. : [?(?)]. V. supra E. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 842 eo pronom pers. (Serments de Strasbourg ds Henry Chrestomathie t. 1, p. 1); 842 io (ibid., p. 2, 21); ca 1100 je (Roland, éd. J. Bédier, 1072); 2. 1871 philosophie « le moi » (Rimbaud, loc. cit.). D'un lat. vulg. eo (attesté au vies.; cf. FEW t. 3, p. 207b), du lat. class. ego « moi, je », supposé d'après l'ensemble des lang. rom. : ital. io, roum. eu, esp. yo, port. eu, fr. je,... (cf. Vään., p. 131, § 280). La diversité des formes d'a. fr. : gié, jeo, jo..., s'explique par des traitements phonét. variés, encore mal éclaircis, de *eo, selon que la force d'accent s'était maintenue ou non (cf. Fouché t. 2, p. 162-163, Fr. de La Chaussée, Initiation à la morphologie historique de l'ancien français, p. 74, § 58 et Bourc.-Bourc., § 49, II). La forme atone je, déjà attestée dans Roland semble provenir d'un affaiblissement de jo. L'emploi de jo/je devant le verbe est devenu plus fréq. à la suite de l'effacement des dés. verb. L'usage de je comme forme forte (dont il nous reste p. ex. la formule je soussigné) s'est maintenu jusqu'au xviies. (cf. Nyrop t. 5, § 177). Fréq. abs. littér. : 1 006 106. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 437 337, b) 1 440 731; xxes. : a) 1 350 854, b) 1 468 046. Bbg. Bourgeacq (J.). Moi, je ou c'est moi qui? Fr. R. 1970, t. 43, pp. 452-458. - Hunnius (K.). Frz. je : ein präfigiertes Konjugationsmorphem? Arch. St. n. Spr. 1977, t. 214, pp. 37-48. - Jacob (L.). De ce suis je à c'est moi. B. Soc. roum. de ling. rom. 1970, t. 7, pp. 91-96. - Jankélévitch (V.). Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien. Paris, 1980, passim. - Loffler-Laurian (A.-M.). L'Expr. du locuteur ds les discours sc. R. Ling. rom. 1980, t. 44, no173/174, pp. 135-157.

JE, pron. pers. et subst. masc.
Étymol. et Hist. 1. 842 eo pronom pers. (Serments de Strasbourg ds Henry Chrestomathie t. 1, p. 1); 842 io (ibid., p. 2, 21); ca 1100 je (Roland, éd. J. Bédier, 1072); 2. 1871 philosophie « le moi » (Rimbaud, loc. cit.). D'un lat. vulg. eo (attesté au vies.; cf. FEW t. 3, p. 207b), du lat. class. ego « moi, je », supposé d'après l'ensemble des lang. rom. : ital. io, roum. eu, esp. yo, port. eu, fr. je,... (cf. Vään., p. 131, § 280). La diversité des formes d'a. fr. : gié, jeo, jo..., s'explique par des traitements phonét. variés, encore mal éclaircis, de *eo, selon que la force d'accent s'était maintenue ou non (cf. Fouché t. 2, p. 162-163, Fr. de La Chaussée, Initiation à la morphologie historique de l'ancien français, p. 74, § 58 et Bourc.-Bourc., § 49, II). La forme atone je, déjà attestée dans Roland semble provenir d'un affaiblissement de jo. L'emploi de jo/je devant le verbe est devenu plus fréq. à la suite de l'effacement des dés. verb. L'usage de je comme forme forte (dont il nous reste p. ex. la formule je soussigné) s'est maintenu jusqu'au xviies. (cf. Nyrop t. 5, § 177).

Je au Scrabble


Le mot je vaut 9 points au Scrabble.

je

Informations sur le mot je - 2 lettres, 1 voyelles, 1 consonnes, 2 lettres uniques.

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je

Les mots proches de Je

JeJeanJeanninJectanideJéhovahJéjunumJérémiadeJésuiteJésuitiqueJésuitismeJésusJetJetageJeté, éeJetéJetéeJeterJetonJetonneJetonnierJettatureJettementJeuJeudiJeun (à)JeuneJeûneJeunementJeûnerJeunesseJeunet, etteJeûneur, eusejejeje-m'en-fichisteje-m'en-foutismeje-m'en-foutisteje-m'en-foutistesje-ne-sais-quoijeanjean jean-baptistejean-foutrejean-le-blancjean-marieJeancourtJeandelaincourtJeandelizejeanineJeanméniljeannejeannetonjeannettejeannettejeannettesjeanninejeannotjeannotjeansJeansagnièreJeantesJebsheimjeepjeepsJegunJehayJehonvillejéjunalejéjunumjellabaJemappesJemayeJemelleJemeppe-sur-MeuseJemeppe-sur-SambreJenlainjennyJenzatjérémiadejérémiadesjérémiejerez


Mots du jour


Queuté, ée     Sveltesse     Picoteux     Jument     Caduc, caduque     Désenterrer     Contusion     Trépasser     Violable     Contesteur     

Les citations avec le mot Je


  1. Ciel! rien de plus cruel peut-il être inventé?
    Et jamais coeur fut-il de la sorte traité?
    Quoi? d'un juste courroux je suis ému contre elle,
    C'est moi qui me viens plaindre, et c'est moi qu'on querelle!


    Auteur : Molière - Source : Le Misanthrope (1666), IV, 3, Alceste


  2. Au-delà de l'oreille existe un son, à l'extrémité du regard un aspect des choses, au bout des doigts un objet - c'est là que je vais.

    Auteur : Clarice Lispector - Source : Où étais-tu pendant la nuit?


  3. Le césar Joseph, comme Votre Majesté l'appelle, est actuellement, dit-on, incognito à Versailles.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Lettre au roi de Prusse, 29 juin 1781


  4. Les témoignages recueillis près de mes camarades sortis des autres camps confirment l'impression qui, dès l'abord m'avait frappée à Neuengamme. Le traitement que nous infligeaient les S.S. était la mise en oeuvre d'un plan concerté en haut lieu. Il pouvait comporter des raffinements, des embellissements, des fioritures, dus à l'initiative, aux fantaisies, aux goûts du chef de camp : le sadisme a des nuances. Le dessein général était déterminé. Avant de nous tuer ou de nous faire mourir, il fallait nous avilir. Par une double entreprise, physique et morale. L'intention ne laissait aucun doute. Elle trouvait sa source dans la haine de l'Homme.(...) Les douze mille hommes jetés à Neuengamme de tous les coins de l'Europe se trouvaient confondus, semblables, égaux, une simple chair anonyme ; rien de singulier ne subsistait en eux, sinon, cousue sur leurs loques, l'initiale de leur nation, qui permettait de séparer les compatriotes pour aggraver la solitude.

    Auteur : Louis Martin-Chauffier - Source : L'homme et la bête (1947)


  5. De quel frivole soin mon esprit s'embarrasse!
    Ne puis-je pas d'Achille humilier l'audace?
    Que ma fille à ses yeux soit un sujet d'ennui.
    Il l'aime: elle vivra pour un autre que lui.


    Auteur : Jean Racine - Source : Iphigénie en Aulide (1674), IV, 8, Agamemnon


  6. Bien sûr, je suis un pur et absolu démocrate. (...) Depuis la mort du mahatma Gandhi, je n'ai plus personne à qui parler.

    Auteur : Vladimir Poutine - Source : Interview, juin 2007


  7. Je me suis levée ce matin avec une sensation de ciel au ventre et une prestance de petit nuage.

    Auteur : Alain Raymond, dit Alain Damasio - Source : Les Furtifs (2019)


  8. Je ne voyage jamais sans mes mémoires. Il faut toujours avoir quelque chose de sensationnel à lire dans le train.

    Auteur : Oscar Wilde - Source : Sans référence


  9. Je n'aurai jamais cru que la liberté put être une sorte de prison, la liberté, ça peut être une forêt vierge ou un océan, il peut t'arriver de t'y noyer ou de t'y perdre sans jamais plus retrouver le chemin du retour.

    Auteur : Paul Nizon - Source : L'année de l'amour (1989)


  10. Je ne crois au mot : je t'aime, que lorsqu'il est écrit t'h-é.

    Auteur : Paul Bourget - Source : Physiologie de l'amour moderne (1883)


  11. C'est une chose extraordinaire que toute la philosophie consiste dans ces trois mots: «Je m'en fous.»

    Auteur : Charles de Secondat, baron de Montesquieu - Source : Mes Pensées


  12. Je suis né dans un monde qui commençait à ne plus vouloir entendre parler de la mort et qui est aujourd'hui parvenu à ses fins, sans comprendre qu'il s'est du coup condamné à ne plus entendre parler de la grâce.

    Auteur : Christian Bobin - Source : La présence pure (1999)


  13. Sophocle eut raison de dire que nul ne peut éviter sa destinée. J'en ai fait une longue épreuve dans ma vie. Je ne sais résister ni aux mauvaises fortunes ni aux bonnes. Mais les mauvaises sont naturellement les plus fréquentes.

    Auteur : Anatole France - Source : La Vie littéraire (1888)


  14. Je ne saisis cette main que parce qu'elle me donnait l'occasion d'éprouver la sensation curieuse d'être Narcisse en train de tromper Nemesis pour faire apparaître son image du ruisseau.

    Auteur : Vladimir Nabokov - Source : La méprise (1991)


  15. Mes voisins sont tellement bruyants que tous les soirs je m'endors en sursaut.

    Auteur : Patrick Sébastien - Source : Carnet de notes (2001)


  16. Je suis fatigué et je n'ai plus envie de penser à cette époque.

    Auteur : Albert Camus - Source : La Chute (1956)


  17. Que le soleil m'éclaire;
    Les bougies, je n'y tiens guère.


    Auteur : Proverbes espagnols - Source : Proverbe


  18. ... sommeil du juste. ... Je crois que c'est les injustes qui dorment le mieux, parce qu'ils s'en foutent, alors que les justes ne peuvent pas fermer l'oeil et se font du mauvais sang pour tout.

    Auteur : Romain Gary - Source : La vie devant soi


  19. Je t’ai attendue pendant des mois et, avant ça, toute ma vie. S’il le faut, j’attendrai encore des années.

    Auteur : Blanka Lipinska - Source : 365 jours (2021)


  20. Je parle de toi au passé parce que je ne te connais plus. Le présent serait un mensonge.

    Auteur : Édouard Louis - Source : Qui a tué mon père


  21. Il m'est bon de me rappeler combien de montagnes j'ai escaladées au cours de ma vie et combien de rivières j'ai enjambées. Je suis prête pour les défis à venir et suis forgée par ce savoir.

    Auteur : Maya Angelou - Source : Lettre à ma fille


  22. Ce que j'ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait.

    Auteur : Antoine de Saint-Exupéry - Source : Terre des hommes (1938)


  23. Les bonnes maximes sont sujettes à devenir triviales.

    Auteur : Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues - Source : Réflexions et Maximes (1746)


  24. Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
    Qu'à qui voudra m'entendre à qui je parle ici
    N'ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
    Je dirai malgré tout que cette vie fut belle.


    Auteur : Louis Aragon - Source : Les Yeux et la Mémoire


  25. Je l'aimais. Elle était bête, égoïste et méchante, mais si on n'aimait que les gens qui le méritent, la vie serait une distribution de prix très ennuyeuse.

    Auteur : Emmanuelle Bayamack-Tam - Source : Arcadie (2018)


Les citations du Littré sur Je


  1. Je crois que vous rendez un vrai service à la nation, en vous élevant contre le secret des procédures

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. Dodin, 12 juill. 1775


  2. M. de Forlis : Promets-moi.... - Le baron : Que je meure Si j'y manque, monsieur

    Auteur : BOISSY - Source : Deh. tromp. IV, 2


  3. La translucidité des très jeunes feuilles du clusia Brongniartiana

    Auteur : TRÉCUL - Source : Acad. des sc. Comptes rendus, t. LXIII, p. 615


  4. J'estimais fort l'éloquence, et j'étais amoureux de la poésie ; mais je pensais que l'une et l'autre étaient des dons de l'esprit plutôt que des fruits de l'étude

    Auteur : DESC. - Source : Méth. I, 9


  5. La foi chrétienne ne va principalement qu'à établir ces deux choses : la corruption de la nature et la rédemption de Jésus-Christ

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Pensées, IX, 1, édit. HAVET.


  6. Dites-moi, je vous requiers, qui a esté votre recteur, ou, par saint François, vous l'amenderez [le payerez] !

    Auteur : LOUIS XI - Source : Nouv. LX.


  7. Jeux sanglants et dignes de bêtes farouches, où ils [les Romains] soûlaient leurs faux dieux de spectacles barbares et de sang humain

    Auteur : BOSSUET - Source : 1er sermon, Vertu de la croix, 1


  8. Esther, disais-je, Esther dans la pourpre est assise ; La moitié de la terre à son sceptre est soumise

    Auteur : Jean Racine - Source : Esth. I, 1


  9. Et souffre que je baise en ce foudre vivant La gloire de l'empire et l'honneur du Levant

    Auteur : ROTR. - Source : Bélis. III, 2


  10. La mort ne nous laisse pas assez de corps pour occuper quelque place.... notre chair change bientôt de nature ; notre corps prend un autre nom ; même celui de cadavre, dit Tertullien, parce qu'il nous montre encore quelque forme humaine, ne lui demeure pas longtemps ; il devient un je ne sais quoi qui n'a plus de nom dans aucune langue

    Auteur : BOSSUET - Source : Duch. d'Orléans.


  11. Le premier jet d'un ouvrage. Lucius, ayant d'abord composé ce joli ouvrage [l'Ane de Lucius de Patras] tel à peu près que nous l'avons, y aura voulu joindre depuis différents morceaux, et, par ces additions de pièces battues à froid et hors de proportion, aura gâté son premier jet

    Auteur : P. L. COUR. - Source : Préface de la traduction de la Luciade


  12. Hé ! je crois que cela faiblement vous soucie

    Auteur : Molière - Source : Dépit, IV, 3


  13. Je trouve des métayers.... qui me doivent toutes ces sommes, et qui n'ont pas un unique sou pour les payer

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 15 juin 1689


  14. C'est d'ici que je date ma première connaissance avec mon vieux ami Gauffecourt qui m'est toujours resté, malgré les efforts qu'on a faits pour me l'ôter ; toujours resté ! non, hélas ; je viens de le perdre

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Conf. V


  15. M. de Bitaubé l'homérique est venu à Ferney comme Ulysse alla voir les ombres dans l'Odyssée ; je n'ai jamais été si ombre qu'à présent

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. d'Alembert, 102, 27 oct. 1777


  16. L'ennui est entré dans le monde par la paresse ; elle a beaucoup de part à la recherche que font les hommes des plaisirs, du jeu, de la société

    Auteur : LA BRUY. - Source : XI


  17. Pour moi, sur cette mer qu'ici-bas nous courons, Je songe à me pourvoir d'esquif et d'avirons

    Auteur : BOILEAU - Source : Ép. V


  18. La nature de Dieu est féconde, son amour et sa charité l'est aussi ; je dis que sa nature est féconde ; et c'est elle qui donne ce Fils éternel, qui est son image vivante ; mais, si sa fécondité naturelle a fait naître ce divin Fils dans l'éternité, son amour lui en donne d'autres qu'il adopte tous les jours dans le temps

    Auteur : BOSSUET - Source : Sermon pour la fête du rosaire


  19. S'il s'agissait des Sirven, des Calas, des Montbailli, je paraîtrais bien hardiment, je soulèverais le ciel et la terre

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. d'Argental, 7 nov. 1774


  20. Hieron envoya à la feste des jeux olympiques, des chevaux pour courir

    Auteur : AMYOT - Source : Thém. 47


  21. Les évêques jetèrent bien encore quelques soupirs dans leurs remontrances à Charles le Chauve, que l'on trouve dans le capitulaire de l'an 856, et dans la lettre qu'ils écrivirent à Louis le Germanique l'an 858

    Auteur : Montesquieu - Source : Esp. XXXI, 23


  22. Je suis religieux et en communauté

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Prov. 2


  23. S'il avient que li un sont, un an, majeur [maires] ou juré ou receteur....

    Auteur : BEAUMANOIR - Source : L, 7


  24. Cette réflexion, plus prompte qu'un éclair, jeta dans mon âme un instant de lueur que je reperdis bientôt, mais qui me suffit pour me reconnaître

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Ém. V


  25. Chacun des deux est présentement ce qu'il faut à l'autre ; il m'éclaire, et je l'anime ; nous en valons mieux réunis

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Hél. III, 20




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Mise à jour le samedi 7 février 2026 à 06h17










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