La définition de Peste du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Peste
Nature : s. f.
Prononciation : pè-st'
Etymologie : Wallon, pest ; du latin pestis, fléau en général, et, particulièrement, maladie dangereuse et commune à beaucoup. Corssen, Beitr. p. 396, pense que pestis est pour perdtis, de perdere, perdre, ruiner.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de peste de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec peste pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Peste ?


La définition de Peste

Il se dit, en général, de graves maladies contagieuses ou épidémiques. La fièvre jaune est une peste originaire d'Amérique.


Toutes les définitions de « peste »


Wiktionnaire


Interjection - français

peste \p?st\

  1. (Vieilli) Interjection exprimant l'étonnement. Note : Cette interjection avait surtout cours au XIXe siècle.
    • Peste !, s'écria Corcoran, vous êtes expéditif, seigneur Holkar. (Alfred Assolant, Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, 1867)
    • Peste ! monsieur l'amiral est donc nécromant, pour savoir ainsi ce qui se fait à trente ou quarante lieues de distance ! (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
    • « Encore une robe neuve ? s'étonnait-il. Peste, Madame ! » (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 70)

Nom commun - français

peste \p?st\ féminin

  1. Maladie épidémique, contagieuse et mortelle due à un bacille et transmise par la puce du rat.
    • On sait que le microbe de la peste est un cocco-bacille appartenant au genre Pasteurella, dont les différentes espèces produisent les septicémies hémorragiques des animaux. C'est en effet le cas de la peste, puisque, de ses deux formes, la pneumonie pesteuse est primitivement une septicémie des marmottes, tandis que la peste bubonique est primitivement une septicémie des rats. (Jules Guiart, « La peste reviendra-t-elle ? », dans la Revue d'Hygiène, volume 59, no 4, avril 1937, page 241)
    • Il est convaincu que la peste est un fléau endémique et non contagieux et que les seules mesures pour s'en préserver sont des mesures d'hygiène. (Anne-Marie Mercier-Faivre et ?Chantal Thomas, L'invention de la catastrophe au XVIIIe siècle : du châtiment divin au désastre naturel, Droz, 2008, page 328)
  2. Appellation ayant sans doute servi à désigner plusieurs maladies distinctes ayant des traits communs tels que la contagion durant l'Antiquité et le Moyen-Âge.
    • Hippocrate sauva Athènes de la peste en brûlant dans les rues des bois aromatiques et en faisant suspendre partout des paquets de fleurs parfumées. (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924)
    • Dans les deux dernières décennies du IIe siècle, le siècle d'or s'obscurcit, entre épidémies de « peste » (la variole?), assassinats d'empereurs à l'esprit parfois dérangé, agitation de peuples barbares, successions impériales contestables et contestées et guerres civiles. (Après Jésus. L'invention du christianisme, sous la dir. de Roselyne Dupont-Roc et Antoine Guggenheim, Albin Michel, 2020, p. 609)
    • Tandis que la guerre et la peste font éclater les cadres féodaux, ceux de la guilde et de la corporation deviennent, eux aussi, trop étroits. (André Maurois, Histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, page 234)
  3. Chose pernicieuse et funeste qui corrompt les c?urs ou les esprits.
    • Ainsi l'éloquence, dans la bouche d'un Orateur vertueux, rend les hommes justes, & dans celle du méchant rend les autres comme lui. L'un fait le bonheur des peuples, l'autre est la peste des nations. (J. Beauvais, L'art de bien parler et de bien écrire en français, Paris : chez Valade, 1773, page 33)
    • L'air de Paris était une soupe de microbes. Juliette devait posséder un organisme bien sain pour avoir extrait de ces pestes un soleil capable de la dorer ! (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 175)
  4. Personne dont le rôle est funeste ou dont la fréquentation est pernicieuse. Note d'usage : Dans ce sens, le mot est essentiellement utilisé pour désigner une femme, mais est parfois aussi utilisé pour désigner un homme.
    • Une peste de psychologue, que mes parents m'avaient emmené voir sur le conseil d'une prof complètement tarée, avait parlé de « nonchaloir oriental » pour expliquer ces accès de paresse. (Bernard Du Boucheron, Long-courrier, Éditions Gallimard, 2013)
    • Si j'étais une peste de cet acabit, je vous assure que j'épargnerais les somnifrères des environs. Or, je ne suis pas une peste de cet acabit, mais que pourrais-je vous dire excepté la même chose ? (Orson Scott Card, La Porte perdue : Les mages de Westil, volume 1, L'Atalante, 2014)
  5. (Vieilli) Se dit quelquefois par une sorte d'imprécation.
    • Quand je sortais de ces rêves embrouillés, c'était pour m'éveiller tout en nage, comme si j'avais pris un bain indien; la peste soit des édredons islandais ! (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 51)
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Littré

PESTE (pè-st') s. f.
  • 1Il se dit, en général, de graves maladies contagieuses ou épidémiques. La fièvre jaune est une peste originaire d'Amérique. Le Seigneur envoya la peste dans Israël, depuis le matin de ce jour-là jusqu'au temps arrêté?; et depuis Dan jusqu'à Bersabée il mourut du peuple soixante et dix mille personnes, Sacy, Bible, Rois, II, XXIV, 15.

    Peste d'Athènes, maladie fébrile très grave qui sévit à Athènes d'une manière effroyable pendant la guerre du Péloponnèse, dans le Ve siècle avant l'ère chrétienne?; elle était caractérisée par une éruption.

    Peste antonine, maladie fébrile qui sévit dans l'empire romain, et particulièrement à Rome, sous l'empire d'Antonin?; les ravages en furent affreux.

    Peste bovine, maladie très contagieuse qui attaque l'espèce bovine et qui cause de très grands ravages.

    Par extension. Vois combien de serpents, à mon commandement, D'Afrique jusqu'ici n'ont tardé qu'un moment, Et, contraints d'obéir à mes clameurs funestes, Ont, sur ce don fatal, vomi toutes leurs pestes, Corneille, Méd. IV, 2.

  • 2Particulièrement, en termes de médecine, maladie fébrile, généralement contagieuse, endémique dans le Levant, souvent épidémique, caractérisée par des bubons et des anthrax. M. Musnier, de Gênes, m'a écrit que la peste a été si grande à Naples, qu'il y est mort, outre une infinité de monde, quarante-quatre médecins, Patin, Lettres, t. II, p. 250. Un mal qui répand la terreur, Mal que le ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre, La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom), La Fontaine, Fabl. VII, 1. MM. Chicoineau et Verny, arrivés à Marseille, trouvèrent la peste accompagnée de toute la désolation, de toute la consternation, de toutes les horreurs qu'elle a jamais traînées après elle, Fontenelle, Chirac. Vous avez vu des tremblements de terre?; mais, mademoiselle, avez-vous jamais eu la peste?? - Jamais, répondit la baronne, Voltaire, Candide, XI.

    Peste noire, la plus formidable épidémie dont l'histoire ait conservé le souvenir, et qui régna dans le milieu du XIVe siècle?; c'était une vraie peste.

    Fuir quelqu'un ou quelque chose comme la peste, s'en écarter le plus possible. Je m'aperçois tous les jours que tous ceux qui me connaissent me fuient comme la peste, disant que je suis trop médisante, Legrand, le Fleuve d'oubli, sc. 3.

    Fig. et familièrement. Dire peste et rage de quelqu'un, en dire tout le mal possible.

  • 3 Fig. Chose pernicieuse, funeste, qui corrompt le c?ur ou l'esprit. La Discorde aux crins de couleuvre, Peste fatale aux potentats, Malherbe, III, 2. Tous les livres semblables [à ceux d'Escobar, de Sanchez, etc.] que Nos seigneurs les évêques appellent la peste des consciences, Pascal, 2e factum pour les curés de Paris. Plusieurs n'étant ni excités à leur salut ni instruits de leur devoir, frappés de la maladie et du péché, renfermaient dans leur sein deux pestes ensemble et mouraient d'une double mort, Fléchier, Panég. II, 331.
  • 4Il se dit aussi des personnes qui peuvent faire beaucoup de mal. Il ne manquait pas de flatteurs, peste fatale qui renverse plus d'États que les armes des ennemis, Vaugelas, Q. C. 5. Quelques gens d'Israël qui étaient des hommes couverts d'iniquité, et comme des pestes publiques, Sacy, Bible, Machab. I, X, 61. Mainte peste de cour fit tant, par maint ressort, Que la candeur du juge, ainsi que son mérite, Furent suspects au prince?, La Fontaine, Fabl. X, 10. Vous avez là, ma fille, une peste avec vous, Avec qui, sans péché, je ne saurais plus vivre, Molière, Tart. II, 2. C'est une peste dans une famille bourgeoise qu'une Mme Patin, Dancourt, Chev. à la mode, v, 1. Il regrette sincèrement le temps qu'il a perdu avec les grands et les femmes, ces pestes du talent, Diderot, Salon de 1767, ?uv. t. XIV, p. 316, dans POUGENS.

    Il se dit aussi des animaux nuisibles ou incommodes. Les loirs sont la peste des jardins. Nous fûmes extrêmement incommodés des moucherons, qui sont la peste de ce pays, Regnard, Voyage de Laponie.

    Familièrement et par exagération. C'est une méchante peste, se dit d'un méchant petit garçon, d'une jeune fille très malicieuse.

    Des pestes de? des gens très désagréables. Des pestes de valets j'admire l'insolence, Hauteroche, App. tromp. I, 4. Cela me raccommode avec ces pestes de femmes, et puis c'est le diable de me refâcher contre elles, Marivaux, Surp. de l'amour, I, 2.

  • 5 Adj. C'est un petit peste, se dit d'un petit garçon qui est malicieux.

    Il est un peu peste, elle est un peu peste, se dit d'un homme, d'une femme qui a de la malice, de la malignité. Qui se sent prude et précieuse, Pour toujours est en sûreté?; Et fût-elle peste et rieuse, Les rieurs sont de son côté, Mlle de la Vigne, dans RICHELET, Dict.

    L'emploi de peste comme adjectif a vieilli.

  • 6 Par imprécation. La peste du? Peste soit du? La peste Soit du causeur?! Molière, le Dép. II, 7. Peste soit des carognes qui me laissent dans l'inquiétude?! Molière, Mar. forcé, X.

    La peste soit le? Peste soit le? La peste le? La peste soit la bête?! Molière, l'Ét. I, 4. La peste le coquin?! Molière, Festin, III, 6. Peste soit le coquin de battre ainsi sa femme?! Molière, Méd. malgré lui, I, 2.

    La peste soit fait le? La peste soit fait l'homme, et sa chienne de face?! Molière, Éc. des f. IV, 2.

    La peste m'étouffe?! La peste m'étouffe, monsieur, si je le sais?! Molière, Impromptu, sc. 3.

  • 7 Par exclamation, peste ou la peste?! Peste?! où prend mon esprit toutes ces gentillesses?? Molière, Amph. I, 1. Peste?! comme l'utilité vous a bientôt rapproché les distances?! Beaumarchais, Barb. de Sév. I, 4.

HISTORIQUE

XVIe s. Il se leva à Rome une peste si violente, que les hommes en mouroient tout subitement, Amyot, Rom. 37. Il s'alla accointer de Curio, l'amitié et acointance duquel luy fut une peste, Amyot, Anton. II. La peste n'est pas tousjours d'une mesme sorte?: qui a esté cause que l'on lui a donné divers noms, à sçavoir fieuvre pestilente, caquesangue, coqueluche, suette, trousse-galant, bosse, charbon, pourpre et autres, Paré, XXIV, 1. Remede contre.la peste par art?: fuir tost et loing, retourner tard, Cotgrave ?


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

PESTE. Ajoutez?: - REM. Les quatre vers de Mlle de la Vigne, cités au n° 5, d'après Richelet, appartiennent à une pièce qui se trouve dans Mélange curieux contenant les meilleures pièces attribuées à M. de St-Évremond, t. I, p. 78, Cologne, 1708.

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Encyclopédie, 1re édition

PESTE, s. f. (Medécine.) c'est une maladie épidémique, contagieuse, très-aiguë, causée par un venin subtil, répandu dans l'air, qui pénetre dans nos corps & y produit des bubons, des charbons, des exanthemes, & d'autres symptomes très-fâcheux.

C'est une fievre aiguë, qui devient mortelle & enleve les malades dès le premier ou le second jour, si les forces vitales ne chassent promptement le venin par les bubons, les charbons, le pourpre & autres exanthèmes.

Causes. Ce point est des plus difficile à traiter : tous les auteurs ont écrit sur cette matiere, mais nous n'avons rien de certain sur cet article. On a donné un nombre infini de conjectures ; les uns ont insisté sur la coagulation ; les autres sur l'infection générale ou locale, qui agit sur les humeurs de notre corps. Mais ce qui est de plus singulier, c'est que tous sont obligés de reconnoitre que la peste agit d'une façon fort différente sur ceux dans les pays desquels elle naît, que sur nous autres.

La peste nous vient de l'Asie, & depuis deux mille ans toutes les pestes qui ont paru en Europe y ont été transmises par la communication des Sarrasins, des Arabes, des Maures, ou des Turcs avec nous, & toutes les pestes n'ont pas eu chez nous d'autre source.

Les Turcs vont chercher la peste à la Meque, dans leurs caravanes & leurs pélerinages ; ils l'amenent aussi de l'Egypte avec les blés qui sont corrompus : & enfin, elle se conserve chez eux par leur bisarre façon de penser sur la prédestination : persuadés qu'ils ne peuvent échapper à l'ordre du Très-haut sur leur sort, ils ne prennent aucune précaution pour empêcher les progrès de la peste & pour s'en garantir, ainsi ils la communiquent à leurs voisins.

On reconnoît quatre sortes de pestes. 1°. La peste à bubons, où il survient des bubons aux aisselles & aux aînes, ou d'autres éruptions par tout le corps, comme les charbons.

2°. La suete des Anglois, sudor anglicus, dans laquelle le malade périt par des sueurs, le premier, le second, le troisieme jour, sans bubon, ni charbon.

La troisieme est sans bubon, ni charbon ; mais elle est accompagnée de dépôts gangreneux qui attaquent les piés, les mains, & sur-tout les parties extérieures de la génération dans les hommes ; de sorte que ces membres se détachent d'eux-mêmes du corps de ces sortes de pestiférés. C'est la peste d'Athènes qui a été décrite par Hérodote, & ensuite par Lucrece.

La quatrieme espece est la plus connue, elle s'appelle communément le mal de Siam ; elle vient de l'orient, & on voit mourir beaucoup de malades de cette peste à la Rochelle. Dans cette espece, le sang se perd par les pores de la peau en maniere de transpiration, & les malades périssent.

Ainsi la peste est une infection particuliere, qui prend sa naissance dans les pays chauds, qui nous vient par les vaisseaux chargés de marchandises empestées en Turquie, en Egypte, où la peste est trois ou quatre mois l'année, à cause des débordemens du Nil.

Les pestiférés, ou les ballots empestés débarqués dans nos ports, nous causent & nous attirent la peste ; telle que la derniere peste de Marseille, qui fut occasionnée par un vaisseau qu'on avoit pris sur les Turcs, & que l'on avoit amené à Marseille. Ou bien elle nous vient par la communication de l'Allemagne & de la Hongrie avec la Porte-ottomane ; c'est ainsi que les Allemands ont apporté la peste chez eux au retour des campagnes qu'ils avoient faites en Hongrie contre les Turcs.

De cette façon la peste naît & prend son origine dans les pays orientaux, & nous l'allons chercher chez eux. La peste agit sur nos humeurs, & nous ne savons pas comment.

Les causes sont internes & externes, prochaines & éloignées. Les internes sont le vice des parties, la corruption du sang & des autres humeurs. Les passions, le chagrin & la crainte de la part de l'ame ; le mauvais régime & l'abus des choses non-naturelles, soit de l'air, soit des alimens, soit le défaut d'exercice, contribuent beaucoup à attirer cette maladie. Les causes externes sont les vents du midi, ou le défaut de vent ; l'hiver trop doux ; les saisons inégales ; les froids violens & les chaleurs excessives ; l'air fort sec ou fort humide. Les maladies épidémiques avec bubons & phlegmons, sont des avant-coureurs de peste plus certains que des exhalaisons & des influences imaginaires.

La famine peut aussi être mise au nombre des causes ; parce que dans cette triste conjoncture, la même cause qui gâte les biens de la terre & qui amene la disette, doit produire la peste : d'ailleurs dans le tems de famine, on se trouve obligé de manger de toutes sortes d'alimens malsains, qui forment un mauvais sang, & les corps sont par conséquent plus disposés à la pourriture.

Quelques-uns attribuent la peste au tremblement de terre, parce qu'on a vu souvent des maladies malignes & fâcheuses succéder à ces tremblemens.

La cause véritable est la reception d'exhalaisons putrides dans l'air, qui viennent des pays chauds, & qui est aidée & fomentée par la disposition de nos corps. Leur mauvais effet se fait sur-tout sentir quand un vent chaud & humide soufle, ou bien quand elles sont elles-mêmes mêlées avec des vapeurs corrompues. C'est ainsi qu'arrive la peste en Egypte à la suite de l'inondation du Nil ; alors les eaux corrompues par une chaleur excessive, poussent des exhalaisons pestilentielles : les terres humectées & comme chargées de pourriture, sont très-mal saines.

C'est ainsi que les cadavres corrompus dans les grandes villes, pendant les sieges, ou dans les armées à la suite des batailles, infectent horriblement l'air ; les exhalaisons fétides & volatiles de ces cadavres produisent souvent des maladies malignes, mais elles ne produisent point la peste, sans un venin particulier qui est apporté des pays chauds, & qui mêlé avec elles leur donne un caractere pestilentiel.

Ce levain ne peut s'étendre si loin qu'au moyen de l'air qui lui sert de véhicule ; car l'air une fois infecté de ces exhalaisons, les porte avec lui & les communique à beaucoup de corps qu'il pénetre : ce levain même reste caché pendant longtems dans ces corps infectés, comme il est arrivé dans la derniere peste. C'est ainsi que l'on a vu des personnes tomber roides mortes, & frappées subitement de peste à l'ouverture seule des ballots empestés, déchargés de vaisseaux venus de l'orient.

Cependant ces exhalaisons n'infectent pas toute la masse de l'atmosphere, elles se dispersent & se jettent de côté & d'autre, à-peu-près comme la fumée ; de-là vient que la peste ne saisit pas tous ceux qui sont dans le même air, qui est néanmoins le véhicule du levain pestilentiele. Il faut une disposition, c'est à proprement parler la cause déterminante & dispositive de la peste.

Cause dispositive. En effet, tous les corps ne sont pas susceptibles de ce venin, il n'affecte que ceux dont les fluides & les solides sont disposés à recevoir l'infection ; si le corps n'a point cette disposition, il résistera à la contagion : ainsi tout ce qui sera capable de garantir nos solides & nos fluides contre la pourriture lorsque la peste regne, doit passer pour un préservatif.

La disposition à la pourriture est une cause qui aide l'effet de la contagion. Or la pourriture est un mouvement intestin de nos humeurs qui tend à en détruire le mélange, la forme & le tissu qui changent de nature. D'ailleurs si le sang se rallentit, cela seul suffit pour contracter ce mouvement de putréfaction ; c'est ce qui arrive dans le chagrin & le vice des premieres voies.

Ce venin de la peste agit fort différemment de celui qui agit dans la petite vérole, le pourpre, la fievre maligne & la dyssenterie. Ce venin agit sur les humeurs & les coagule, comme il paroît par les éruptions critiques.

Ce venin agit d'abord sur les nerfs, ce qui paroît par les symptomes, tels que la douleur de tête, la foiblesse, les nausées, le frisson, le froid extérieur avec feu externe à l'intérieur, le sang alors trouvant de la résistance sur les parties externes, se jette sur les internes.

La cause prochaine de la peste est donc l'action du venin sur nos solides, le développement de la pourriture des humeurs & de ce venin, & enfin son action sur les nerfs. Ces actions produisent l'érétisme du genre nerveux ; c'est de-là que vient la pourriture. Telle est la nature du venin pestilentiel, sans cette disposition vénéneuse, les exhalaisons n'ont aucune action dans le corps, elles y restent long-tems cachées & comme assoupies, à la fin elles transpirent & se dissipent sans produire aucun ravage.

Cet érétisme est une roideur dans les fibres, & une contraction semblable à celle qui y est excitée par les passions de l'ame, par tous les irritans, tels que les alimens chauds, les aromates & tous les stimulans ont coutume de produire. Cette roideur est augmentée par l'agacement des fibres que cause le venin ; celles-ci ébranlées contractent la maladie pestilentielle ; car l'exhalaison passant alors dans le sang & dans les humeurs, y fait éclater les différens symptomes de la pourriture.

Symptomes. Le malade est d'abord saisi d'un frisson suivi d'une ardeur d'entrailles ; souvent il n'est pas altéré, quoiqu'il sente une ardeur violente ; quelquefois la sueur est petite, & la soif extraordinaire. La fievre est fort inégale, mais la langue est seche & noire ; l'urine est aussi fort différente, souvent elle n'est point changée ; elle est dans quelques-uns rouge & ardente, dans d'autres claire & crue, dans quelques autres elle est trouble, & elle varie souvent dans un même jour ; tantôt elle est comme dans l'état de santé, d'autres fois sanglante ; quelquefois le malade est assoupi & dans le délire, d'autres fois il est accablé d'une cruelle douleur de tête, accompagnée d'insomnie avec des yeux enflammés, & le c?ur fort resserre ; souvent le pouls est fort,


Trésor de la Langue Française informatisé


PESTE, subst. fém.

A. ?
1. Vx. Maladie épidémique caractérisée par une mortalité élevée. La fièvre jaune est une peste qu'on dit originaire d'Amérique. La petite vérole est une peste dont la vaccine nous a délivrés (Ac.1835, 1878).
2. En partic.
a) Maladie infectieuse, contagieuse, épidémique, souvent mortelle, due à un bacille découvert par Yersin. Épidémie de peste; être atteint, mourir de la peste; pays, ville ravagé(e) par la peste; la peste et le choléra. C'est une maladie terrible, la peste, le cou gonflé, la bouche ouverte, la langue comme une langue de boeuf (Pagnol,Fanny, 1932, i, 1ertabl., 14, p.54).La peste sévit à l'état endémique en Afrique, aux Indes, en Indochine et en Chine. (...) Si spontanément la mortalité de la peste oscille entre 30 et 75 p.100 selon les formes, par contre le traitement antibiotique sauve 85 à 90 p.100 des malades (BlacqueMéd.1974):
1. Il s'agit d'une fièvre à caractère typhoïde, mais accompagnée de bubons et de vomissements. J'ai pratiqué l'incision des bubons. J'ai pu ainsi provoquer des analyses où le laboratoire croit reconnaître le bacille trapu de la peste. Camus, Peste,1947, p.1255.
? Peste bubonique. Peste transmise à l'homme par la piqûre de puces de rongeurs (en particulier du rat), caractérisée par l'apparition de bubons. V. bubonique ex. 1.
? Peste pneumonique/pulmonaire. Peste transmise par contagion entre humains, caractérisée par une inflammation pulmonaire aiguë. On a montré l'association fréquente du pneumocoque et du bacille de Yersin dans les épidémies de peste pneumonique (Ménétrier, Stéveninds Nouv. Traité Méd.fasc. 11926, p.284).V. bubonique ex. 1.
? Peste septicémique. Peste transmise à l'homme par la piqûre de puces de rongeurs (en particulier du rat), caractérisée par une septicémie grave apparaissant brutalement. La peste septicémique survient d'emblée ou fait suite à un bubon pesteux. Elle est toujours mortelle (Pt Lar. Méd.1976).
? Loc. proverbiale, vx. Dire peste et rage de quelqu'un, ,,En dire tout le mal possible`` (Ac. 1835, 1878).
? Loc. adv., fam. Comme la peste/de la peste. Comme un fléau/d'un fléau, au plus haut point. Détester, éviter, fuir, haïr, redouter qqn ou qqc. comme la peste; se garder, se méfier de qqn ou de qqc. comme de la peste; dangereux comme la peste. Le père Caillavaut est un vieil Harpagon, détraqué, mauvais comme la peste (Colette, Cl. école,1900, p.275).Aussi craignait-il comme la peste un rhume pour lequel il eût gardé le lit (Proust, Sodome,1922, p.845).V. fuir B 1 a ex. de G. Leroux.
b) P. méton.
? Épidémie de cette maladie, ou d'une autre maladie contagieuse caractérisée par une mortalité élevée. À l'époque de la peste d'Athènes, l'an 431 avant notre ère, vingt-deux grandes pestes avaient déjà ravagé le monde (Chateaubr., Mém.,t.4, 1848, p.59).Une peste, quelque effroyable épidémie rapportée d'Orient par les navires avait balayé cette ville (Lorrain, Phocas,1901, p.70):
2. La peste de 1720 à Marseille nous a valu les seules descriptions dites cliniques que nous possédions du fléau. Mais on peut se demander si la peste décrite par les médecins de Marseille était bien la même que celle de 1347, à Florence, d'où est sorti le Décaméron. Artaud, Théâtre et son double,1938, p.22.
? Peste noire. Épidémie de cette maladie ayant ravagé l'Europe au xives. Au XIVesiècle, survient la peste noire, la pandémie la plus terrible qui ait jamais fondu sur l'humanité (Sacquépée, Garcinds Nouv. Traité Méd.fasc. 31927, p.523).
? [Chez Zola] Odeur pestilentielle. Synon. infection.Dominant la senteur chaude du bétail, une violente odeur de corne roussie, une peste sortait d'une maréchalerie voisine (Zola, Terre,1887, p.175).V. agonisant ex. 10.
3. P. anal. Maladie contagieuse virale de certains animaux.
a) Peste aviaire. ,,Maladie contagieuse due à un ultra-virus, qui frappe les poules (...) caractérisée par une somnolence profonde qui aboutit presque toujours à la mort`` (Garnier-Del. 1958). V. aviaire ex. 1.
b) Peste bovine. ,,Maladie contagieuse virale des Bovidés (...) [qui] se manifeste par un état infectieux très grave, avec inflammation et ulcérations des muqueuses`` (Méd. Biol. t.3 1972). Parmi les maladies infectieuses du boeuf non transmissibles à l'homme, il faut citer la peste bovine qui rend la viande suspecte et prohibée (Macaigne, Précis hyg.,1911, p.224).
c) Peste équine. ,,Maladie contagieuse virale des Équidés (...) caractérisée notamment par des manifestations pulmonaires`` (Méd. Biol. t. 3 1972). Pour protéger la France, de sévères mesures sont appliquées aux frontières, concernant l'importation des chevaux en provenance de pays touchés par la peste équine (TondraCheval1979).
d) Peste porcine. ,,Maladie contagieuse du porc, caractérisée par une atteinte grave de l'état général avec manifestations diverses (...) et aboutissant rapidement à la mort`` (Méd. Biol. t. 3 1972). La peste porcine qui, elle, atteint les jeunes jusqu'à l'âge de cinq mois environ (Garcin, Guide vétér.,1944, p.237).
B. ? Vieilli, fam. ou par affectation
1. [Empl. dans une imprécation] Peste de + subst.!(La) peste soit de + subst.!Peste de la petite fille sotte et bouchée! (Hugo, N.-D. Paris,1832, p.38).Peste soit des jours envolés! (...) Vive le présent! (Milosz, Amour. init.,1910, p.43).La peste soit des métaphores: on songe irrésistiblement au «char de l'État qui navigue, etc...» (Gide, Ainsi soit-il,1951, p.1204).
? Que la peste l'étouffe! V. étouffer.
2. [Empl. comme interj.]
a) [Marquant une surprise admirative] J'ai fait la rencontre du maître de cette maison-ci chez M. le cardinal de Rohan. ?Peste! Vous allez chez le cardinal de Rohan! (Chamfort, Caract. et anecd.,1794, p.121).Peste, comme vous voilà résolu, changé! J'admire la vertu du déguisement (Arnoux, Roi,1956, p.204):
3. Le Baron Turelure, buvant son café: (...) Heureux terme d'un repas excellent. Que me parlez-vous d'une réception improvisée? Peste! Quel ordinaire, en ce pays perdu! Claudel, Otage,1911, II, 1, p.249.
b) [Marquant une surprise désagréable ou la désapprobation] Peste, qu'il fait froid! (Ac.).Deux heures sonnèrent. «Peste! dit le docteur, voilà l'heure du dîner, et ma soeur Jeannette nous attend! (...)» (Brillat-Sav., Physiol. goût,1825, p.180).Ainsi, tu n'es pas même conscrit; c'est uniquement à cause des beaux yeux de la madame que tu vas te faire casser les os. Peste! Elle n'est pas dégoûtée (Stendhal, Chartreuse,1839, p.36):
4. L'espoir de liquider une fois pour toutes la controverse séculaire qui a mis aux prises tant de bons esprits (...) vous le jugez dénué d'intérêt? Peste, mon cher, vous êtes difficile. Benoit, Atlant.,1919, p.67.
? Vx. La peste! La peste, vous ne m'y prendrez pas! (Ac.1835, 1878).Hé bien, Gringoire! Que dites-vous du moyen? ?Je dis (...) qu'on me pendra indubitablement. ?Cela ne nous regarde pas. ?La peste! dit Gringoire (Hugo, N.-D. Paris,1832, p.448).
C. ? P. anal. ou au fig. Personne ou chose funeste, pernicieuse. Peste morale, publique. Renards, peste des bergeries (Leconte de Lisle, Poèmes trag.,1886, p.109).À Rome (...) la grande peste d'orgueil nationaliste s'était répandue (Rolland, J.-Chr.,Nouv. journée, 1912, p.1560):
5. Il ne craignait que deux choses au monde: les ennuyeux, et l'air humide. Pour fuir ces deux pestes, il faisait des choses qui eussent donné des ridicules à tout autre... Stendhal, L. Leuwen,t.2, 1835, p.398.
? [P. réf. au fait que les nazis portaient des chemises brunes] La peste brune. Le nazisme. Synon. peste hitlérienne.[Dans Les Damnés de L. Visconti] Dirk Bogarde, Ingrid Thulin et Helmut Berger (...) sont des personnages, effrayants, venus (...) de la peste brune qui s'empara de l'Allemagne avant de ravager l'Europe (Télérama,28 mars 1984, no1785, p.83).
? [En antéposition expressive] Mordi! quelle peste d'existence! (Dumas père, Reine Margot,1847, iv, 8, p.157).C'est cette peste de mercière qui mène le branle des potins (Mirbeau, Journal femme ch.,1900, p.325).Cette vieille peste de Saint-Simon (Proust, Prisonn.,1922, p.303).
? Fam. (Petite) peste. Enfant, jeune fille, jeune femme malicieuse, insupportable. Vous êtes une petite peste, me dit mon père. Si je vous parle raison, vous me répondez par des plaisanteries (Balzac, Mém. jeunes mariées, 1842, p.206).Dieu sait pourtant si j'ai autre chose à faire aujourd'hui, mais je vais tout de même perdre le temps qu'il faudra et te sauver, petite peste (Anouilh, Antig.,1946, p.181).
? Empl. adj. Malicieux, insupportable. Il est un peu peste, elle est un peu peste (Ac.1835, 1878).Pauline Grange (...) un peu peste et rieuse (Pourrat, Gaspard,1925, p.95).
Rem. Vx. ,,C'est un petit peste, se dit (...) D'un petit garçon qui est malicieux`` (Ac. 1835, 1878).
Prononc. et Orth.: [p?st]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1460 «maladie épidémique» (Chastellain, Chronique, éd. Kervyn de Lettenhove, t.1, p.180); 1564 (fuir, haïr qqn) comme peste (Ronsard, Nouvelles Poésies ds OEuvres, éd. P. Laumonier, t.12, p.11, 174 et p.91, 86); 1650 (haïr, fuir qqn) comme la peste (Scarron, Virgile travesti, V, p.118); b) fig. ?) dans des formules d'imprécation, de malédiction 1579 la peste l'estouffe (Larivey, Vefve, IV, 2); 1649 peste de la sote (Scarron, op. cit., IV, p.8); 1652 la peste soit des satyriques (Loret, Muze histor., 4 févr., p.18); ?) interj. 1648 la peste, que le monde est fou! (Scarron, op. cit., II, p.109); 1664 peste! (Molière, Princesse d'Elide, IIIeIntermède, 2); 2. fig. a) ca 1475 «personne qui cause des troubles, de l'inquiétude» (Chastellain, op. cit., t.5, p.450); 1583 «collégien méchant ou très désagréable» (Bénigne Poissenot, L'Esté in Conteurs fr. du 16es., 1278 ds Quem. DDL t.9); b) ca 1500 «caractère terrible, fléau» (J. d'Auton, Chroniques, éd. Jacob, 62). Empr. au lat. pestis «maladie contagieuse, épidémie, peste, ruine, destruction (au fig.)». Fréq. abs. littér.: 1191. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 1629, b) 1173; xxes.: a) 925, b) 2500. Bbg. Bourciez (E.). L'Âge des mots en fr. R. Philol. fr. 1928, t.40, p.139. _Grimm (J.). Die Literarische Darstellung der Pest in der Antike und in der Romania. München, 1965, 244 p. _Lerat (P.). Le Ridicule et son expr. ds les comédies fr. de Scarron à Molière. Thèse, Lille, 1978, pp.30-35. _Vaganay (H.). Pour l'hist. du fr. mod. Rom. Forsch. 1913, t.32, p.125.

PESTE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1460 «maladie épidémique» (Chastellain, Chronique, éd. Kervyn de Lettenhove, t.1, p.180); 1564 (fuir, haïr qqn) comme peste (Ronsard, Nouvelles Poésies ds OEuvres, éd. P. Laumonier, t.12, p.11, 174 et p.91, 86); 1650 (haïr, fuir qqn) comme la peste (Scarron, Virgile travesti, V, p.118); b) fig. ?) dans des formules d'imprécation, de malédiction 1579 la peste l'estouffe (Larivey, Vefve, IV, 2); 1649 peste de la sote (Scarron, op. cit., IV, p.8); 1652 la peste soit des satyriques (Loret, Muze histor., 4 févr., p.18); ?) interj. 1648 la peste, que le monde est fou! (Scarron, op. cit., II, p.109); 1664 peste! (Molière, Princesse d'Elide, IIIeIntermède, 2); 2. fig. a) ca 1475 «personne qui cause des troubles, de l'inquiétude» (Chastellain, op. cit., t.5, p.450); 1583 «collégien méchant ou très désagréable» (Bénigne Poissenot, L'Esté in Conteurs fr. du 16es., 1278 ds Quem. DDL t.9); b) ca 1500 «caractère terrible, fléau» (J. d'Auton, Chroniques, éd. Jacob, 62). Empr. au lat. pestis «maladie contagieuse, épidémie, peste, ruine, destruction (au fig.)».

Peste au Scrabble


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peste

Les mots proches de Peste

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Les citations avec le mot Peste


  1. La seule façon de mettre les gens ensemble, c'est encore de leur envoyer la peste.

    Auteur : Albert Camus - Source : La Peste (1947)


  2. Il y a des choses évidemment mauvaises parce qu'elles tuent, paralysent, corrompent ou diminuent l'individu: par exemple le bacille de la peste, le virus de la fièvre jaune, le vin à haute dose, la tuberculose, le cinéma, la radio.

    Auteur : Alexis Carrel - Source : Réflexions sur la conduite de la vie (1950)


  3. Chez les uns, la peste avait enraciné un scepticisme profond dont ils ne pouvaient se débarrasser.

    Auteur : Albert Camus - Source : La Peste (1947)


  4. Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie.

    Auteur : Emmanuel Macron - Source : Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien, publié mardi 4 janvier 2022


  5. Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie.

    Auteur : Emmanuel Macron - Source : Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien, publié mardi 4 janvier 2022


  6. Et cet abattement que lui cause la peste.

    Auteur : Pierre Corneille - Source : Oedipe (1659), V, 1


  7. Quelle sale chose que le peuple ! Il suffisait d'un ouvrier dans une maison pour l'empester.

    Auteur : Emile Zola - Source : Pot-Bouille (1882)


  8. Ne vous ay-je point dit que cette nuée se creveroit à la fin quelque jour, avec orage et tempeste qui tumberoit sur nous?

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Fabius Maximus, 26


  9. Il faut entrer dans cette masse d'hommes comme un boulet de canon, ou s'y glisser comme une peste. L'honnêteté ne sert à rien.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : Le Père Goriot (1835)


  10. La peste soit de ces gens devant lesquels on ne peut renifler sans qu'ils vous demandent: «- Vous êtes enrhumé?».

    Auteur : André Gide - Source : Journal 1889-1939, 2 octobre 1926


  11. La peste, oultre une multitude innumerable de peuple, emporta encore plusieurs magistrats.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Camille, 74


  12. Peste soit de l'opinion publique! Un homme vous l'endosse à l'endroit aussi bien qu'à l'envers.

    Auteur : William Shakespeare - Source : Troïlus et Cressida (1602)


  13. Les médecins italiens, semble-t-il, considèrent que la peste se diffuse par voie aérienne. Qu'on peut l'attraper en regardant les malades, en les touchant ou en respirant leur haleine. Je ne vois pas très bien comment...

    Auteur : Ken Follett - Source : Un monde sans fin (2007)


  14. Il y a certains défauts qui préservent de quelques vices épidémiques: comme on voit, dans un temps de peste, les malades de fièvre quarte échapper à la contagion.

    Auteur : Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort - Source : Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795)


  15. Avec ces pestes, rien; rien non plus sans ces pestes.

    Auteur : Aristophane - Source : Lysistrata


  16. Laquelle tempeste donnoit aux barbares par devant, leur battant les visages, et leur esblouissant les yeux.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Timoléon, 38


  17. L'impôt monte !... De nous la peste se souvient ?
    L'impôt monte !... L'on part un jour pour la croisade ?
    Impôt ! On en revient ? Impôt ! Le temps malade
    Fait tout sécher ? Impôts ! Fait tout moisir ? Impôts !
    Guerre, inondation, grand trouble, grand repos !...
    Impôts ! impôts ! impôts ! Et le beau dans l'espèce,
    C'est qu'une fois monté, jamais l'impôt ne baisse !


    Auteur : Ernest Legouvé - Source : Fragments dramatiques (1864)


  18. La première chose est que vous n’ayez jamais peur. On a vu des gens faire très bien leur métier de soldats tout en ayant peur du canon. Mais c’est que le boulet tue également le courageux et le tremblant. Il y a du hasard dans la guerre tandis qu’il y en a très peu dans la peste.

    Auteur : Albert Camus - Source : Exhortation aux médecins de la peste (1941)


  19. La Peste, de Camus, qui vient de paraître, me semble un bon exemple de ce mouvement unificateur qui fond dans l'unité organique d'un seul mythe une pluralité de thèmes critiques et constructeurs.

    Auteur : Jean-Paul Sartre - Source : Situations II (1948)


  20. Vous avez dans Paris un Hôtel-Dieu où règne une contagion éternelle, où les malades entassés les uns sur les autres, se donnent réciproquement la peste et la mort.

    Auteur : Voltaire - Source : Lettre à Paulet, 22 avril 1768


  21. Rambert luttait pour empêcher que la peste le recouvrît.

    Auteur : Albert Camus - Source : La Peste (1947)


  22. Il fut atteint de la peste, non pas si violente ni si aigue que les autres, ains foible et lente.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Périclès, 72


  23. Représentez-vous-la quand elle accouche. Est-ce bien la peine de s'enthousiasmer devant un cloaque? Voyez cette masse informe de chair sortir gluante et empestée du centre où vous croyez trouver le bonheur.

    Auteur : Donatien Alphonse François, marquis de Sade - Source : Sans référence


  24. Les opinions ont plus causé de maux sur ce petit globe que la peste et les tremblements de terre.

    Auteur : Voltaire - Source : Lettre, à Elie Bertrand, 5 janvier 1759


  25. L'arbitraire est au moral ce que la peste est au physique.

    Auteur : Benjamin Constant - Source : De l'esprit de conquête et de l'usurpation (1814)


Les citations du Littré sur Peste


  1. Tous les livres semblables [à ceux d'Escobar, de Sanchez, etc.] que Nos seigneurs les évêques appellent la peste des consciences

    Auteur : Blaise Pascal - Source : 2e factum pour les curés de Paris


  2. Autres sont nommés aéromanciens ou prognostiqueurs de la disposition future, parce qu'ils devinent par l'air, sçavoir est par le vol des oiseaux, ou par tourmentes, orages, tempestes et vents

    Auteur : PARÉ - Source : XIX, 31


  3. Sur cette montagne empestée Où la fouie toujours crottée De prestolets provinciaux Trotte sans cause et sans repos

    Auteur : GRESSET - Source : Chartr.


  4. Mais à quoi sert Bacchus qu'à causer des querelles ?... Et nous irons chômer la peste des humains !

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Filles de Minée.


  5. L'ysquiepatl du Mexique, animal qui répand une odeur empestée, et que par cette raison nous appellerons moufette, ne doit pas être pris pour un petit renard ou pour un blaireau

    Auteur : BUFF. - Source : Quadrup. t. III, p. 227


  6. Tous les uns après les autres [les dupés], les voilà à pester contre M. de Lauzun, et leur sottise d'avoir donné dans cette bourde

    Auteur : SAINT-SIMON - Source : 230, 76


  7. La peste.... Capable d'enrichir en un jour l'Achéron

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. VII, 1


  8. Je vis dans le temple de Veste Des Troyens la fatale peste.... Qui se cachait sans dire mot, Je veux dire la fausse Hélène Si funeste à la gent troyenne

    Auteur : Paul Scarron - Source : Virg. II


  9. Enfin les ondes jaunes du Tibre, des marais empestés, des habitants hâves, décharnés et rares....

    Auteur : Voltaire - Source : Princ. de Babyl. 9


  10. Il arreste la tempeste et la fait tenir coie, et fait cesser les vagues à ceux qui navigent

    Auteur : CALVIN - Source : Instit. 140


  11. Elle m'a fait souvent monter à cheval, faire mes effors, Aller, chevaucher, tempester, Et courir à cry et à cors

    Auteur : COQUILLART - Source : Monologue de la botte de foin.


  12. Et par ainsi n'avez-vous croix, et sont les serviteurs de vos officiers pauvres et obligés et tempestés

    Auteur : MONSTREL. - Source : I, 106


  13. Je jure très joliment, et personne ne prononce mieux que moi un ventrebleu, un diable m'emporte, un la peste m'étouffe

    Auteur : BOISSY - Source : Franç. à Londres, sc. 15


  14. À leur despartement ils trouverent quatre nefs anglesches chargées de pourveances et de chevaux, qui s'estoient tenues au dessus de la bataille : si eurent bien conscience, quel temps ni quel tempeste qu'il fist, de prendre ces quatre vaisseaux et de les attacher aux leurs et emmener après eux

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 196


  15. À ces tempestes resiste sans moien la chaussée emmantelée de maçonnerie

    Auteur : O. DE SERRES - Source : 424


  16. Fi, ne m'approchez pas, votre haleine est empestée

    Auteur : Molière - Source : Georg. Dand. III, 12


  17. La nature, en cette occasion [en temps de peste], relâche beaucoup de ses droits et de ses obligations ordinaires

    Auteur : FLÉCH. - Source : Duch. de Mont.


  18. Voulant faire jetter Jonas à la mer, il a envoyé un grand tourbillon et tempeste

    Auteur : CALV. - Source : Instit. 139


  19. Quelques gens d'Israël qui étaient des hommes couverts d'iniquité, et comme des pestes publiques

    Auteur : SACI - Source : Bible, Machab. I, X, 61


  20. Vous, malheureux, assis dans la chaire empestée Où le mensonge règne et répand son poison

    Auteur : Jean Racine - Source : Ath. III, 4


  21. Comme il y avait de la peste en Aragon, tout ce qui venait de la côte d'Espagne était conduit à Majorque ; il y eut beaucoup d'allées et de venues pour nous faire donner pratique

    Auteur : RETZ - Source : Mém. dans JAL


  22. Diphile commence par un oiseau et finit par mille ; sa maison n'en est pas infectée, mais empestée ; la cour, la salle, l'escalier, le vestibule, les chambres, le cabinet, tout est volière

    Auteur : LA BRUY. - Source : XIII


  23. Nulle peste, nulle guerre, nul ennuy ; bren de paourté, bren de soulcy, bren de melancholie !

    Auteur : François Rabelais - Source : Progn. Pant. VI


  24. On t'a parlé du sphinx dont l'énigme funeste Ouvrit plus de tombeaux que n'en ouvre la peste

    Auteur : Corneille - Source : Oedipe, I, 4


  25. Et, sans autre miséricorde que de lui donner [à David] l'option de son supplice, il [Dieu] lui ordonne de choisir entre la famine, la guerre et la peste

    Auteur : BOSSUET - Source : Polit. X, VI, 11




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Mise à jour le mardi 10 février 2026 à 18h37











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