La définition de Pesanteur du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.
Pesanteur
Nature : s. f.
Prononciation : pe-zan-teur
Etymologie : Pesant.
Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de pesanteur de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.
Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec pesanteur pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Pesanteur ?
La définition de Pesanteur
Qualité de ce qui est pesant.
Toutes les définitions de « pesanteur »
Wiktionnaire
Nom commun - français
pesanteur \p?.z??.t??\ féminin
- (Physique) Principe d'attraction d'un corps par l'astre sur lequel il est posé.
-
Qualité de ce qui a du poids.
- Grégoire affirme que le Créateur de l'univers a créé le monde sensible comme situé entre deux termes extrêmes contraires l'un à l'autre, je veux dire entre la pesanteur et l'impondérabilité, qui s'opposent absolument l'un à l'autre. ? (Jean Scot Érigène, De la division de la nature, page 119, Presses universitaires de France, 1995)
- Le baromètre fait connaître la pesanteur de l'air.
- L'accélération de la pesanteur.
-
Caractère de ce qui a un grand poids.
- Et partant lors qu'on tend le piege, faut sçauoir ou presumer la pesanteur de la beste, à laquelle on tend & auoir d'auantage obserué, si elle est grande ou petite pour jugër de sa pesanteur, laquelle ne peut marcher sur le piege que d'vn pied à la fois. Et partãt c'est la moitié presque de la pesanteur de la beste. ? (Nouvelle Invention de Chasse pour prendre et oster les loups de la France, par Lovis Grvav, Paris : chez Pierre Chevalier, 1613, livre 2, p. 26)
- Il fit lever ses trois filles et ses quatre fils, sans nous introduire dans sa maison, et ceux-ci nous apportèrent dans de vieux pots de terre, un peu de lait de chèvre, avec du pain de maïs d'une pesanteur spécifique effrayante. ? (Adolphe Blanqui, Voyage en Bulgarie pendant l'année 1841, 1843)
- (Figuré) Il lui a fait sentir la pesanteur de son bras, Il lui a donné un coup violent.
-
(Médecine) (Familier) Malaise qui fait sentir comme un poids dans quelque partie du corps.
- Avoir une grande pesanteur de tête.
- Une pesanteur d'estomac.
- Il sent une grande pesanteur dans le bras.
- Il sent de la pesanteur par tout le corps, par tous les membres.
-
Lenteur, défaut d'activité et de célérité.
- Cet homme, que j'ai vu si agile, est aujourd'hui d'une incroyable pesanteur.
- La pesanteur de sa marche.
- Ce cheval a trop de pesanteur pour être employé comme cheval de selle.
-
(Figuré) Lenteur, défaut de pénétration, de vivacité, de légèreté, de grâce, en parlant de l'esprit.
- Avoir une grande pesanteur d'esprit, de la pesanteur dans l'esprit.
- La pesanteur de son esprit l'empêche de saisir promptement ce qu'on lui dit.
Littré
-
1Qualité de ce qui est pesant.
La pesanteur naturelle du corps ne nous pousse pas si naturellement vers la terre que le péché dans l'enfer
, Bossuet, Pensées chrét. 6.Les anciens avaient soupçonné la pesanteur de l'air?; Torricelli et Pascal l'ont démontrée
, Marmontel, ?uv. t. VI, p. 227. -
2 Terme de physique. La tendance de tous les corps à tomber vers le centre de la terre.
On ne sait point en quoi consiste la pesanteur, et M. Newton lui-même l'a ignoré
, Fontenelle, Newton.Newton découvrit cette vérité si admirable et si inconnue jusqu'à lui, que la même force qui opère la pesanteur sur la terre fait tourner les globes célestes dans leurs orbites
, Voltaire, Phil. Newton, instit. phys. Expos.On a cru pendant longtemps que la pesanteur et le poids étaient synonymes, et que les corps avaient une tendance à tomber d'autant plus grande qu'ils avaient plus de masse
, Brisson, Traité de phys. t. I, p. 176.Ce fut, dit-on, en 1666, c'est-à-dire à l'âge de vingt-quatre ans, que? Newton commença ses recherches sur la cause de la pesanteur?; des corps qu'il vit tomber attirèrent ses regards et fixèrent ses idées sur ce phénomène
, Bailly, Hist. astr. mod. t. II, p. 473.La pesanteur des corps est moindre à l'équateur qu'elle n'est à Paris et vers le pôle dans les contrées septentrionales où nous avons pénétré
, Bailly, ib. t. III, p. 25.Pesanteur universelle ou attraction, tendance de tous les corps planétaires les uns vers les autres.
La lune pèse sur la terre à la manière des graves?; c'est ce calcul qui a conduit Newton à la loi de la pesanteur universelle
, Delambre, Abrégé d'astr. Leçon 14.La loi de la pesanteur universelle a le précieux avantage de pouvoir être réduite au calcul, et d'offrir, dans la comparaison de ses résultats aux observations, le plus sûr moyen d'en constater l'existence
, Laplace, Expos. IV, 1.Pesanteur spécifique, voy. SPÉCIFIQUE.
-
3Impression que fait un corps grave par sa chute ou par son choc. Il resta étourdi de la pesanteur de sa chute.
La pesanteur du coup souvent nous étourdit
, Corneille, Rodog. III, 6.C'était vous-même, Seigneur, qui? faisiez sentir? à votre fils unique la pesanteur de votre bras
, Bourdaloue, Myst. Pass. de J. C. t. I, p. 165. -
4Malaise en quelque partie du corps, comparé à une sorte de poids. Pesanteur de tête, d'estomac.
Je me sentis même une assez grande difficulté de respirer, enfin des pesanteurs et un accablement total
, Marivaux, Marianne, 7e part.Cependant il [Socrate] continuait à se promener [après avoir pris la ciguë]?; dès qu'il sentit de la pesanteur dans ses jambes, il se mit sur son lit, et s'enveloppa de son manteau
, Barthélemy, Anach. ch. 67. -
5Lenteur, défaut d'activité et de célérité.
Quand l'âme se trouve dans les pesanteurs et dans les assoupissements
, Guez de Balzac, Socrate chrétien, VI.Mon cher oncle avait quatre-vingts ans?; il était accablé de la pesanteur de cet âge
, Sévigné, 2 sept. 1687.C'est cet état malheureux de l'âme asservie sous la pesanteur du corps, qui a fait penser aux philosophes que le corps était à l'âme un poids accablant, une prison
, Bossuet, Élévat. sur myst. VII, 5.Fig.
C'est une chose plaisante à observer que le plaisir qu'on prend à parler, quoique de loin, à une personne que l'on aime, et l'étrange pesanteur qu'on trouve à écrire aux autres
, Sévigné, 15 mars 1671. -
6 Fig. Défaut de légèreté, de vivacité, de pénétration. La pesanteur du style. La pesanteur d'esprit.
Pour la triste ville où je suis, C'est le séjour de l'ignorance, De la pesanteur, des ennuis, De la stupide indifférence
, Voltaire, Lett. en vers et en prose, 66.
HISTORIQUE
XIIe s. La terre od [avec] sa grant pesantur, [Dieu] Funda de lung et de laece [largeur]
, Chr. de Norm. v. 23897.
XIIIe s. Li firmamenz court de orient en occident si roidement, que sa pesantor et sa grandor feroient tout tressaillir, se ne fussent les sept planetes
, Latini, Trésor, p. 127. La premiere sentence est de grignor [plus grande] pesantor [poids, importance]
, Latini, ib. p. 475.
XVe s. Et aussi la grande pesanteur des gens d'armes? les faisoit ployer et rompre
, Bouciq. I, ch. 32.
XVIe s. La pesanteur des maulx dont il se sentoit accablé
, Amyot, P. Aem. 56. Ayant assez longtemps apprehendé la pesanteur de l'histoire et redouté ce labeur?
, D'Aubigné, Hist. préf. 3. L'empereur, par quelque pesanteur que les Allemans appellent prudence, ne fit pas un pas à leur secours
, D'Aubigné, Hist. I, 238. La poisanteur de teste que m'apporteroient les cheminées
, Montaigne, IV, 255.
Encyclopédie, 1re édition
PESANTEUR, s. f. (Phys.) est cette propriété en vertu de laquelle tous les corps que nous connoissons tombent & s'approchent du centre de la terre, lorsqu'ils ne sont pas soutenus. Il est certain que cette propriété a une cause, & on auroit tort de croire qu'un corps qui tombe, ne tombe point par une autre raison que parce qu'il n'est pas soutenu. Car, qu'on mette un corps pesant sur une table horisontale, rien n'empêche ce corps de se mouvoir sur la table horisontalement & en tout sens. Cependant il reste en repos : or il est évident qu'un corps, considéré en lui-même, n'a pas plus de penchant à se mouvoir dans un sens que dans un autre, & cela parce qu'il est indifférent au mouvement ou au repos. Donc, puisqu'un corps se meut toujours de haut en bas quand rien ne l'en empêche, & qu'il ne se meut jamais dans un autre sens à-moins qu'il n'y soit forcé par une cause visible, il s'ensuit qu'il y a nécessairement une cause qui détermine pour ainsi dire les corps pesans à tomber vers le centre de la terre. Mais il n'est pas facile de connoître cette cause. On peut voir aux articles Gravité & Gravitation, ce que les différentes sectes de philosophes ont pensé là-dessus. Nous rapporterons seulement ici les lois de la pesanteur, telles que l'expérience les a fait découvrir.
Cette même force qui fait tomber les corps lorsqu'ils ne sont point soutenus, leur fait presser les obstacles qui les retiennent & qui les empêchent de tomber : ainsi une pierre pese sur la main qui la soutient, & tombe, selon une ligne perpendiculaire à l'horison, si cette main vient à l'abandonner.
Quand les corps sont retenus par un obstacle invincible, la gravité, qui leur fait presser cet obstacle, produit alors une force morte, car elle ne produit aucun effet. Mais, quand rien ne retient le corps, alors la gravité produit une force vive dans ces corps, puisqu'elle les fait tomber vers la surface de la terre. Voyez Force vive.
On s'est apperçu dans tous les tems, que de certains corps tomboient vers la terre, lorsque rien ne les soutenoit, & qu'ils pressoient la main qui les empêchoit de tomber ; mais comme il y en a quelques-uns dont le poids paroît insensible, & qui remontent soit sur la surface de l'eau, soit sur celle de l'air, comme la plume, le bois très-léger, la flamme, les exhalaisons, &c. tandis que d'autres vont au fond, comme les pierres, la terre, les métaux, &c. Aristote, le pere de la Philosophie & de l'erreur, imagina deux appétits dans les corps. Les corps pesans avoient, selon lui, un appétit pour arriver au centre de la terre, qu'il croyoit être celui de l'univers ; & les corps légers avoient un appétit tout contraire qui les éloignoit de ce centre, & qui les portoit en-haut. Mais on reconnut bien-tôt combien ces appétits des corps étoient chimériques.
Galilée qui nous a donné les véritables lois de la pesanteur, combattit d'abord l'erreur d'Aristote, qui croyoit que les différens corps tomboient dans le même milieu avec des vîtesses proportionnelles à leur masse. Galilée osa assurer, contre l'autorité d'Aristote (unique preuve que l'on connût alors), que la résistance des milieux dans lesquels les corps tombent, étoit la seule cause des différences qui se trouvent dans le tems de leur chûte vers la terre, & que dans un milieu qui ne résisteroit point-du-tout, tous les corps de quelque nature qu'ils fussent tomberoient également vîte. Les différences que Galilée trouva dans le tems de la chûte de plusieurs mobiles, qu'il fit tomber dans l'air de la hauteur de cent coudées, le porterent à cette assertion, parce qu'il trouva que ces différences étoient trop peu considérables pour être attribuées au différent poids des corps. Ayant de plus fait tomber les mêmes mobiles dans l'eau & dans l'air, il trouva que les différences de leurs chûtes respectives dans les différens milieux, répondoient à-peu-près à la densité de ces milieux, & non à la masse des corps : donc, conclut Galilée, la résistance des milieux, & la grandeur, & l'aspérité de la surface des différens corps, sont les seules causes qui rendent la chûte des uns plus prompte que celle des autres. Lucrece lui-même, tout mauvais physicien qu'il étoit d'ailleurs, avoit entrevû cette vérité, & l'a exprimée dans son deuxieme livre par ces deux vers :
Omnia quapropter debent per inane quietum
Æque ponderibus non æquis concita ferri.
Une vérité découverte en amene presque toujours une autre. Galilée ayant encore remarqué que les vitesses des mêmes mobiles étoient plus grandes dans le même milieu, quand ils y tomboient d'une hauteur plus grande, il en conclut que, puisque le poids du corps & la densité du milieu restant les mêmes la différente hauteur apportoit des changemens dans les vîtesses acquises en tombant, il falloit que les corps eussent naturellement un mouvement accéléré vers le centre de la terre. Ce fut cette observation qui le porta à rechercher les lois que suivroit un corps, qui tomberoit vers la terre d'un mouvement également accéléré. Il supposa donc que la cause quelle qu'elle soit, qui fait la pesanteur, agit également à chaque instant indivisible, & qu'elle imprime aux corps qu'elle fait tomber vers la terre, un mouvement également accéléré en tems égaux, ensorte que les vîtesses qu'ils acquierent en tombant, sont comme les tems de leur chûte. C'est de cette seule supposition si simple que ce philosophe a tiré toute sa théorie de la chûte des corps. Voyez Accélération & Descente.
Riccioli & Grimaldi chercherent à s'assurer d'une vérité que Galilée avoit avancée d'après ses propres expériences : c'est que les corps en tombant vers la terre par leur seule pesanteur, parcourent des espaces qui sont entr'eux comme les quarrés des tems. Pour cet effet, ils firent tomber des poids du haut de plusieurs tours différemment élevées, & ils mesurerent le tems de la chûte de ces corps à ces différentes hauteurs par les vibrations d'un pendule, de la justesse duquel Grimaldi s'étoit assuré en comptant le nombre de ses vibrations, depuis un passage de l'étoile de la queue du lion par le méridien jusqu'à l'autre. Ces deux savans jésuites trouverent par le résultat de leurs expériences, que ces différentes hauteurs étoient exactement comme les quarrés des tems des chûtes. Cette découverte de Galilée est devenue par les expériences le fait de Physique dont on est le plus assuré ; & tous les Philosophes, malgré la diversité de leurs opinions sur presque tout le reste, conviennent aujourd'hui que les corps en tombant vers la terre, parcourent des espaces qui sont comme les quarrés des tems de leur chûte, ou comme les quarrés des vîtesses acquises en tombant. Le pere Sébastien, ce géometre des sens, avoit imaginé une machine composée de quatre paraboles égales, qui se coupoient à leur sommet ; & au moyen de cette machine dont on trouve la description & la figure dans les mémoires de l'académie des Sciences, 1699, il démontroit aux yeux du corps, du témoignage desquels les yeux de l'esprit ont presque toujours besoin, que la chûte des corps vers la terre s'opere selon la progression découverte par Galilée.
Il est donc certain aujourd'hui 1°. que la force qui fait tomber les corps est toujours uniforme, & qu'elle agit également sur eux à chaque instant. 2°. Que les corps tombent vers la terre d'un mouvement uniformément accéléré. 3°. Que leurs vîtesses sont comme les tems de leur mouvement. 4°. Que les espaces qu'ils parcourent sont comme les quarrés des tems, ou comme les quarrés des vîtesses ; & que par conséquent les vîtesses & les tems sont en raison sous-doublée des espaces. 5°. Que l'espace que le corps parcourt en tombant pendant un tems quelconque, est la moitié de celui qu'il parcourroit pendant le même tems d'un mouvement uniforme avec la vîtesse acquise ; & que par conséquent cet espace est égal à celui que le corps parcourroit d'un mouvement uniforme avec la moitié de cette vîtesse. 6°. Que la force qui fait tomber ces corps vers la terre, est la seule cause de leur poids, car puisqu'elle agit à chaque instant, elle doit agir sur les corps, soit qu'ils soient en repos, soit qu'ils soient en mouvement ; & c'est par les efforts que ces corps font sans cesse pour obéir à cette force, qu'ils pesent sur les obstacles qui les retiennent. Cependant, comme la résistance de l'air se mêle toujours ici-bas à l'action de la gravité dans la chûte des corps, il étoit impossible de connoître avec précision, par les expériences que Galilée avoit faites dans l'air, en quelle proportion cette force qui anime tous les corps à tomber vers la terre, agit sur ces corps. Il fallut donc imaginer de nouvelles expériences.
On en fit une dans la machine du vuide, qui confirma ce que Galilée avoit plutôt deviné que prouvé. De l'or, des flocon, de laine, des plumes, du plomb, tous les corps enfin abandonnés à eux-mêmes tomberent en même tems de la même hauteur au fond d'un long récipient purgé d'air. Cette expérience paroissoit décisive ; mais cependant comme le mouvement des corps qui tomboient dans cette machine étoit très-rapide, & que les yeux ne pouvoient pas s'appercevoir des petites differences du tems de leur chûte, supposé qu'il y en eût, on pouvoit encore douter si les corps sensibles possedent la faculté de peser à raison de leur masse, ou bien si le poids des différens corps fait quelqu'autre raison que celle de leur masse. Voici comment M. Newton leva cette difficulté.
Il suspendit des boules de bois creuses & égales à des fils d'égale longueur, & mit dans ces boules des quantités égales en poids, d'or, de bois, de verre, de sel, &c. en faisant ensuite osciller librement ces pendules, il examina si le nombre de leurs oscillations seroit égal en tems égal ; car la pesanteur cause seule l'oscillation des pendules, & dans ces oscillations les plus petites différences deviennent sensibles. M. Newton trouva par cette expérience que tous les différens pendules faisoient leurs oscillations en tems égal. Or le poids de ces corps étant égal, ce fut une démonstration que la quantité de matiere propre des corps est directement proportionnelle à leur poids, (en faisant abstraction de la résistance de l'air, qui étoit la même dans toutes les expériences), & que par conséquent la pesanteur agit sur tous les corps sensibles à raison de leur masse.
De ces expériences il s'ensuit 1° que la force qui fait tomber les corps vers la terre est proportionnelle aux masses, ensorte qu'elle agit comme 100 sur un corps qui a 100 de masse, & comme 1 sur un corps qui ne contient que 1 de matiere propre. 2° Que cette force agit également sur tous les corps, quelle que soit leur contexture, leur forme, leur volume, &c. 3° Que tous les corps tomberoient également vite ici-bas vers la terre, sans la résistance que l'air leur oppose, laquelle est plus sensible sur les corps qui ont plus de volume & moins de masse ; & que par conséquent la résistance de l'air est la seule cause pour laquelle certains corps tombent plus vite que les autres, comme l'avoit assûré Galilée.
Que quelque changement qui arrive à un corps par rapport à la forme, son poids dans le vuide reste toujours le même, si la masse n'est point changée. A c
Trésor de la Langue Française informatisé
PESANTEUR, subst. fém.
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Les citations avec le mot Pesanteur
- Nous sommes capables de défier les lois de la pesanteur, mais, quelquefois, nous nous trouvons submergés par la paperasse.Auteur : Wernher von Braun - Source : Sans référence
- Nous touchons à une légèreté inexplicable alors que la pesanteur des systèmes commence à se dissoudre dans l'infini.Auteur : Antoni Casas Ros - Source : Chroniques de la dernière révolution (2011)
- Qu'est-ce qui nous retient à ce globe en dehors de la pesanteur?Auteur : Stanislaw Jerzy Lec - Source : Nouvelles pensées échevelées (2000)
- Des imprudentes ont même envoyé paître leur soutien-gorge en oubliant que les seins aussi obéissent à la pesanteur.Auteur : Paul Guth - Source : Lettres à votre fils qui en a ras le bol (1976)
- Il démontrait à la ronde, le jeu des soupapes et des valves, du guide-rope, des baromètres, des lois du lest, des pesanteurs.Auteur : Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline - Source : Mort à crédit (1936)
- Le contenu d'un sentiment semble pouvoir croître ad infinitum - mais sa structure le ramène et le réel (corps et univers) agit comme une pesanteur. L'âme est une tangente.Auteur : Paul Valéry - Source : Cahiers, II
- La quantité considérée dans l'air, sa pesanteur, son mouvement, sa condensation, raréfaction, etc. donne la pneumatique.Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Sans référence
- Son drame n'était pas le drame de la pesanteur, mais de la légèreté. Ce qui s'était abattu sur elle, ce n'était pas un fardeau, mais l'insoutenable légèreté de l'être.Auteur : Milan Kundera - Source : L'insoutenable légèreté de l'être (1984)
- La route invisible de la pesanteur délivre la pierre. Les pentes invisibles de l'amour délivrent l'homme.Auteur : Antoine de Saint-Exupéry - Source : Pilote de guerre (1942)
- Chaque point matériel dans le même lieu de la terre tend à se mouvoir avec la même vitesse par l'action de la pesanteur; la somme de ces tendances est ce qui constitue le poids d'un corps; ainsi les poids sont proportionnels aux masses.Auteur : Pierre-Simon Laplace - Source : Exposition du système du monde (1836)
- Il lui vint aux jambes une douleur endormie avec une pesanteur.Auteur : Jacques Amyot - Source : Sylla, 54
- Le fisc d'une part, la féodalité de l'autre semblaient lutter pour l'abrutir sous la pesanteur des maux.Auteur : Jules Michelet - Source : Histoire de la Révolution française (1847-1853)
- ... la vitesse est la forme moderne de la pesanteur ...Auteur : Paul Morand - Source : L'homme pressé
- La pesanteur, la nécessité et la valeur sont trois notions intrinsèquement liées : n'est grave que ce qui est nécessaire, n'a de valeur que ce qui pèse.Auteur : Milan Kundera - Source : L'insoutenable légèreté de l'être (1984)
- La foule est rétive à l'entrainement des paladins. Les lourdes masses, les multitudes, fragiles à cause de leur pesanteur même, craignent les aventures; et il y a de l'aventure dans l'idéal.Auteur : Victor Hugo - Source : Les Misérables (1862), V
- Pour toute société humaine, l'absence de légitimité est une forme d'apesanteur qui dérègle tous les comportements.Auteur : Amin Maalouf - Source : Le Dérèglement du monde: Quand nos civilisations s'épuisent (2009)
- Le sentiment du devoir apporte une sorte de bénédiction sur chaque acte accompli; on se sent un être moral; on échappe à la pesanteur ...Auteur : André Gide - Source : Journal, 18 décembre 1946
- De même que la substance de la matière est la pesanteur, il nous faut dire que la substance, l'essence de l'esprit est la liberté.Auteur : Georg Wilhelm Friedrich Hegel - Source : Leçons sur la philosophie de l'histoire (1937)
- Torricelli a inventé la pesanteur de l'air, je dis qu'il l'a inventée plutôt que découverte, parce que, lorsqu'un objet est caché à tous les yeux, il faut l'inventer de toutes pièces pour pouvoir le découvrir.Auteur : Jean-Paul Sartre - Source : Situations II (1948)
- Il y a, en psychologie comme en physique, une loi de la pesanteur qui nous attache au vieux sol.Auteur : Anatole France - Source : Le jardin d'Epicure (1894)
- Le temps, les temps, la durée qu'un phénomène exige pour s'accomplir. Sans connaître la cause de la pesanteur, nous apprenons par l'expérience que les espaces décrits par un corps qui tombe sont entre eux comme le carré des temps.Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Sans référence
- Le bonheur est une force comme le sont l'électricité, la pesanteur, le son... et toute force est dirigée par des lois.Auteur : Michèle Morgan - Source : Pourquoi pas le bonheur? (1979)
- En fait, j'aurais voulu être nulle part, échapper à la pesanteur géographique.Auteur : Ian McEwan - Source : Psychopolis et autres nouvelles (2001)
- La création est faite du mouvement descendant de la pesanteur, du mouvement ascendant de la grâce et du mouvement descendant de la grâce à la deuxième puissance.Auteur : Simone Weil - Source : La Pesanteur et la Grâce (1947)
- Dieu a rendu le travail et le repos, comme le jour et la nuit, alternatifs pour l'homme: la rosée du sommeil, tombant à propos avec sa douce et assoupissante pesanteur, abaisse nos paupières.Auteur : John Milton - Source : Le Paradis perdu (1667)
Les citations du Littré sur Pesanteur
- Cet attendrissement se fait par bouillir dans l'eau claire, jusques à ce que, le fruit devenu mol, une espingle mise dans une piece d'icelui ne la puisse comme rien tenir enlevée en haut, ains, par sa propre pesanteur, s'eschappe de l'espingle, ce qu'en termes de l'art de confire s'appelle, faire le passageAuteur : O. DE SERRES - Source : 851
- L'expression jeter l'ancre a été d'usage lorsque les ancres étaient maniables ; mais, à présent qu'elles ont une pesanteur considérable, on dit toujours : laisser tomber l'ancre, ou bien mouillerAuteur : LEGOARANT. - Source :
- Il est démontré qu'un boulet de canon tiré horizontalement décrit, dans l'hypothèse de la pesanteur constante, une parabole terminée à un certain point par la rencontre de la terre ; mais que, s'il était tiré d'une hauteur qui pût rendre sensible l'inégalité d'action de la pesanteur, il décrirait, au lieu de la parabole, une ellipse dont le centre de la terre serait un des foyers, c'est-à-dire qu'il ferait exactement ce que fait la luneAuteur : FONTEN. - Source : Newton.
- Tous les effets qu'on a attribués à l'horreur du vide procèdent de la pesanteur et pression de l'airAuteur : Blaise Pascal - Source : Expér. du Puy-de-Dôme.
- À quoi faire desmembrons-nous en divorce un bastiment tissu d'une si joincte et fraternelle correspondance ? au rebours, renouons-le par mutuels offices : que l'esprit esveille et vivifie la pesanteur du corps, le corps arreste la legereté de l'esprit et la fixeAuteur : MONT. - Source : III, 13
- Les pesanteurs spécifiques des métaux et des denrées, sous un volume égalAuteur : Voltaire - Source : Zadig, 10
- Si l'obstacle n'est qu'obliquement opposé à la pesanteur, tel que serait par exemple un plan inclinéAuteur : BRISSON - Source : Traité de physique, t. I, p. 199, dans POUGENS
- À leur approche, les Perses jettent leurs arcs, serrent leurs rangs, se couvrent de leurs boucliers, et forment une masse dont la pesanteur et l'impulsion arrêtent et repoussent la fureur de l'ennemiAuteur : BARTHÉL. - Source : Anach. Introd. part. 2, sect. 2
- Ayant assez longtemps apprehendé la pesanteur de l'histoire et redouté ce labeur....Auteur : D'AUB. - Source : Hist. Préf. 3
- Pour la triste ville où je suis, C'est le séjour de l'ignorance, De la pesanteur, des ennuis, De la stupide indifférenceAuteur : Voltaire - Source : Lett. en vers et en prose, 66
- Mais si la pesanteur d'une charge si grande Résiste à mon audace, et me la refroiditAuteur : MALH. - Source : IV, 4
- Elle n'avait pas dans ses mouvements la pesanteur des femmes trop grasses ; son embonpoint ni sa gorge ne l'embarrassaient pasAuteur : MARIVAUX - Source : Pays. parv. 4e part.
- La pesanteur des corps est moindre à l'équateur qu'elle n'est à Paris et vers le pôle dans les contrées septentrionales où nous avons pénétréAuteur : BAILLY - Source : ib. t. III, p. 25
- Mon cher oncle avait quatre-vingts ans ; il était accablé de la pesanteur de cet âgeAuteur : Madame de Sévigné - Source : 2 sept. 1687
- On juge de l'âge des guerriers par la pesanteur ou la légèreté, le raccourci ou l'allongement du pasAuteur : Chateaubriand - Source : Amér. la guerre.
- L'autruche, le casoar, le dronte, par le raccourcissement des ailes et la pesanteur du corps.... font la nuance entre les animaux de l'air et ceux de la terreAuteur : BUFF. - Source : Ois. t. XVI, p. 255
- La d'inde pour sa lourdise et pesanteur, ne pouvant conduire les canetons, qui d'eux-mesmes sont très lourdsAuteur : O. DE SERRES - Source : 378
- Il lui vint aux jambes une douleur endormie avec une pesanteurAuteur : AMYOT - Source : Sylla, 54
- Cependant il [Socrate] continuait à se promener [après avoir pris la ciguë] ; dès qu'il sentit de la pesanteur dans ses jambes, il se mit sur son lit, et s'enveloppa de son manteauAuteur : BARTHÉL. - Source : Anach. ch. 67
- Je me sentis même une assez grande difficulté de respirer, enfin des pesanteurs et un accablement totalAuteur : MARIVAUX - Source : Marianne, 7e part.
- La quantité considérée dans l'air, sa pesanteur, son mouvement, sa condensation, raréfaction, etc. donne la pneumatiqueAuteur : D'ALEMB. - Source : Explic. syst. conn. hum. Oeuv. t. I, p. 340, dans POUGENS.
- Ce morceau de bois s'est réduit [par le desséchement] aux deux tiers environ de sa pesanteurAuteur : BUFF. - Source : Expér. sur les végét. 2e mém.
- La pesanteur des maulx dont il se sentoit accabléAuteur : AMYOT - Source : P. Aem. 56
- Les disciples de Leibnitz prétendaient que cette force [celle des corps en mouvement] était en raison composée du carré de la vitesse et de la pesanteur des corps ; les Français, au contraire, ne mesuraient cette force que par la vitesse multipliée par la masse ; M. de Mairan exposa le malentendu avec beaucoup de clartéAuteur : Voltaire - Source : Singul. nat. XVIII
- C'était vous-même, Seigneur, qui.... faisiez sentir.... à votre fils unique la pesanteur de votre brasAuteur : BOURDAL. - Source : Myst. Pass. de J. C. t. I, p. 165
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Mise à jour le mercredi 11 février 2026 à 12h41
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