Définition de « oublier »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot oublier de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur oublier pour aider à enrichir la compréhension du mot Oublier et répondre à la question quelle est la définition de oublier ?

VER genre () de 3 syllabes
Une définition simple : oublier (t) (1ergroupe)

  • Perdre le souvenir de quelque chose. - Je savais tout cela par cœur, je l’ai oublié. - Oublier sa leçon. - Vous avez oublié de venir ce matin. - J’avais oublié de vous dire telle chose. - J’ai oublié qu’il devait venir me chercher. - Vous avez oublié votre commission. - N’oubliez pas que je vous attends. Absolument, - Il oublie aussi vite qu’il apprend. - Oublier l’heure, Laisser passer, par inattention, l’heure où l’on avait quelque chose à faire. - J’avais un rendez-vous, j’ai oublié l’heure. - Se faire oublier, Détourner l’attention de soi-même, faire que les autres ne pensent plus à ce que l’on a fait. - Oublier qui l’on est, Se méconnaître ; Vouloir s’élever par orgueil au-dessus de sa condition. - Vous oubliez qui vous êtes. On dit aussi - Vous oubliez qui je suis, Vous n’avez pas pour moi le respect, les égards que vous me devez. oublier (t)

  • Laisser quelque chose en quelque endroit, par inadvertance. - Il a oublié ses gants, sa canne, son parapluie.

  • Omettre, manquer à faire mention de quelque chose dans un écrit, dans un discours. - Vous avez oublié le titre de ce livre dans votre catalogue. - Vous avez oublié son nom sur votre liste.

  • Négliger. - . - Oublier le soin de sa fortune. - Je n’ai rien oublié pour le persuader. - On n’a rien oublié de tout ce qui pouvait lui être utile ou agréable.

  • Manquer à quelque obligation. - Oublier ses devoirs. - Oublier le respect, les égards qu’on doit à quelqu’un.

  • Ne point conserver de reconnaissance. - . - Il a oublié tout ce que j’ai fait pour lui. - Je n’oublierai jamais vos bienfaits. - Je n’oublierai jamais ce que je vous dois.

  • Ne point garder de ressentiment. - Il faut vous réconcilier et oublier tout ce qui s’est passé. - Oublier une injure, une offense. - Prions Dieu d’oublier nos fautes. - J’oublie le passé, mais ne recommencez pas. - J’oublie ses torts et je lui pardonne.

  • Il se dit souvent en parlant des Personnes et signifie Négliger quelqu’un, ne pas songer à lui, manquer à lui faire du bien dans une occasion qui se présente. - Depuis qu’il a fait fortune, il oublie ses parents, ses amis. - Il a des parents pauvres, qu’il oublie tout à fait. - Comptez sur moi, je ne vous oublierai pas dans l’occasion. - N’oublions pas les absents.

  • Il se dit aussi par forme de reproche obligeant. - Vous ne venez plus nous voir, vous nous oubliez. s’oublier (t)

  • Manquer à ce qu’on doit aux autres ou à soi-même. - . - Se serait-il si fort oublié que de vous manquer de respect ? - Vous êtes-vous oublié jusqu’à ce point ? - Ce domestique s’est oublié au point de dire des injures à son maître.

  • (fam) Commettre une incongruité.

  • Ne pas être occupé de soi-même, négliger ses intérêts. - S’oublier pour penser aux autres. - Dans la répartition des bénéfices, il ne s’est pas oublié. - C’est un homme qui soigne ses intérêts : il ne s’oublie jamais.


    Définitions de « oublier »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    OUBLIER, verbe trans.

    I. ? Empl. trans. Perdre, de façon volontaire ou non, définitive ou momentanée, normale ou pathologique, le souvenir d'une personne ou d'une chose.
    A. ? [Oublier implique un acte plus ou moins involontaire]
    1. [Oublier procède d'un défaut de mémoire]
    a) Empl. abs. Ne rien garder en mémoire, laisser s'effacer de son souvenir. Oui, madame... Mais une eau délicieuse, l'eau du fleuve Léthé... Oui, c'est pour oublier que je bois, pour oublier la triste condition où je suis tombé!... (Crémieux, Orphée,1858, ii, 2, p.59):
    1. Je me suis souvent demandé si tenir un journal n'était pas contraire à cet instinct qui veut que nous oublions, car oublier, c'est s'alléger d'un poids, et le souvenir nous tire en arrière, nous empêche d'avancer. Green, Journal,1943-46, p.28.
    b) Oublier qqn/qqc.
    ? [Le phénomène est individuel]
    ? Ne plus avoir le souvenir de quelqu'un ou de quelque chose. Oublier le temps, le jour où, une date, les événements, une aventure, un visage, cette histoire. Je n'ai pas oublié un mot de notre entretien (Jouy, Hermite,t.4, 1813, p.41).Eh bien! Oubliez-nous, maison, jardin, ombrages! (...) Ceux que vous oubliez ne vous oublieront pas (Hugo, Rayons et ombres,1840, p.1097).J'ai oublié son nom, mais non l'aspect imposant du château tel qu'il a été encore plusieurs années après cette époque (Sand, Hist. vie,t.2, 1855, p.280):
    2. Mon amour pour Dina n'a fait que s'accroître par une intimité chaste et délicieuse, comblant de soins et de tous égards possibles le vieux Judas qui me chérissait, et sa Léa qui me fait oublier ma mère que je perdis enfant. Borel, Champavert,1833, p.129.
    Oublier l'heure. Laisser passer l'heure, s'attarder. (Dict. xixeet xxes.).
    ? Ne plus se rappeler ce que l'on a su, appris. Les premiers vers qui soient entrés dans ma mémoire sont ceux de Louis Racine, dans son poëme de la religion: (...) Ma mère me les apprit, lorsque je ne savois point encore lire; et je me vois toujours sur ses genoux répétant cette belle tirade que je n'oublierai de ma vie (J. de Maistre, Soirées St-Pétersb.,t.1, 1821, p.210).On oublie émouvoir et l'on abuse d'émotionner (Gourmont, Esthét. lang. fr.,1899, p.159).
    ? [Le phénomène est coll.] Ne pas conserver la notion, la mémoire, l'usage, la pratique de. Oublier les traditions, les valeurs ancestrales, ses grands hommes, son histoire. Loin des yeux de leurs concitoyens, bientôt les soldats ne songeront plus à leurs droits, et finiront par oublier la patrie (Marat, Pamphlets,C'est un beau rêve, 1790, p.234).Se réconcilier, pardonner! quels mots hypocrites. On oublie c'est tout. Oublier les morts, ce n'était pas encore assez. Maintenant, nous oublions les meurtres, nous oublions les meurtriers (Beauvoir, Mandarins,1954, p.401).
    ? Se faire oublier.Faire en sorte que les autres ne pensent plus à vous, à ce que vous avez fait. Dans ces soirées, François n'aspirait qu'à se faire oublier de tous, comme il oubliait tout le monde, à l'exception de Mahaut (Radiguet, Bal,1923, p.162).Il alla s'enfermer, pour se faire oublier, dans le petit château qu'il avait en Normandie (Billy, Introïbo,1939, p.162):
    3. Si le mot est donné comme intermédiaire signifiant une réalité transcendante, par essence, au langage, rien de mieux: il se fait oublier, il décharge la conscience sur l'objet. Sartre, Sit. II,1948, p.200.
    ? Au passif. Être oublié.[En parlant d'un écrivain, d'un penseur, d'un ouvrage] Quand on pense que Charcot et d'autres ont fait des travaux mille fois plus remarquables (...) et qu'ils sont presque oubliés! (Proust, Sodome,1922, p.1051).
    ? HIST. Ils n'ont rien appris, rien oublié. V. apprendre A 1 b.
    2. [Oublier relève d'une négligence, d'un manque d'attention] Ne pas penser à prendre avec soi. Je suis sûre que tu as encore oublié ton mouchoir... (Coppée, Bonne souffr.,1898, p.92).?Honoré, tu as oublié ton chapeau. Par ces chaleurs, oublier son chapeau... (Aymé, Jument,1933, p.48):
    4. C'était un des violateurs de tombeaux qui avait oublié son parapluie et qui revenait le prendre, accompagné du gardien. Coppée, Bonne souffr.,1898p.131.
    3. [Oublier présuppose un défaut de lucidité, de conscience] Ne plus avoir présent à l'esprit. Il ajouta même que le comte de Richemont, n'ayant pas combattu depuis Azincourt, avait pu oublier la guerre (Barante, Hist. ducs de Bourg.,t.4, 1824, p.427):
    5. Oui, maintenant ta vie est à ce prix. Il te faudrait, pour la supporter, non seulement oublier l'amour, mais désapprendre qu'il existe... Musset, Confess. enf. s.,1836, p.362.
    ? Arg., pop. Oublier le goût du pain. Mourir. Sans moi, cette petite fillette qui fait là ses mines, aurait oublié le goût du pain (Larchey, Dict. hist. arg.,2esuppl.,1883, p.112).
    Rem. Dans le même sens v. l'expr. arg. oublier de respirer (Car. Argot 1977).
    B. ? [Oublier implique un acte volontaire]
    1. Omettre, exclure, ne pas prendre en compte. Monsieur et Madame Lebas, dit César. Puis monsieur le président du tribunal de commerce, sa femme et ses deux filles. Je les oubliais dans les autorités (Balzac, C. Birotteau, 1837, p.191):
    6. À cette époque elle écrivit à sa mère pour lui demander pardon. Sa mère lui répondit qu'elle lui pardonnait et lui conseillait de revenir et qu'elle ne l'oublierait pas dans son testament. Nerval, Filles feu,Angélique, 1854, p.559.
    ? Sans oublier, n'oublions pas (pour insister sur un terme d'une énumération). Il emporta ses colifichets de dandy, sans oublier une ravissante petite écritoire donnée par la plus aimable des femmes (Balzac, E. Grandet,1834, p.52).Providentielle réunion de grands caractères et de talents... sans oublier les dames incomparables musiciennes, ces ornements du bord!... (Céline, Voyage,1932, p.151).
    2. Écarter de sa pensée un objet de préoccupation ou de ressentiment; vouloir ignorer. Oublier son âge, sa fatigue; oublier les injures; oublie-moi! [La religion] mène au bonheur par les austérités et fait oublier toutes les misères de la vie dans l'espérance céleste que sur mille réprouvés il pourra y avoir un élu (Senancour, Rêveries,1799, p.130).Tu n'es même pas sûr d'avoir tué Hoederer. Eh bien, tu es dans le bon chemin; il faut aller plus loin, voilà tout. Oublie-le; c'était un cauchemar (Sartre, Mains sales,1948, 7etabl., p.253):
    7. Je ne voudrais pas cependant qu'on leur refusât la permission de voir leurs femmes pendant la nuit, et à quelques époques combinées. Il en naîtrait des enfans qui pourraient faire oublier les crimes de leurs pères. Baudry des Loz., Voy. Louisiane,1802, p.331.
    ? Arg. des sports, p.iron. ,,Lâcher un concurrent sans peine, le «semer»`` (Petiot 1982).
    C. ? [Oublier suivi d'une complétive (implique tous les mécanismes aberrants de la mémoire relevés supra A et B)]
    ? Oublier + de + inf.C'était l'amour-propre blessé de ceux qu'on avait oublié d'y nommer, et qui y avaient ou croyaient y avoir des droits (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène,t.1, 1823, p.453).Elle ne regardait plus ses casseroles; elle oubliait de boire et de manger (A. France, Vie fleur,1922, p.313).Seulement y avait la distraction: la révolution est distraite. Alors les gars ont oublié de blinder la locomotive (Malraux, Espoir,1937, p.490).
    Rem. Oublier à + inf. Constr. correcte auj. uniquement dans l'empl. pronom. (v. infra) mais à l'époque class. tout à fait cour. dans le sens actuel de oublier de.
    ? Oublier + que, comment, si, etc.En faisant dans un cercle étroit le bien de quelques hommes, je parviendrais à oublier combien je suis inutile aux hommes (Senancour, Obermann,t.2, 1840, p.112).On oubliait trop qu'une industrie est une industrie, qu'une spéculation est une spéculation (Reybaud, J. Paturot,1842, p.415).Il n'avait jamais oublié quelle distance séparait encore le paysan parvenu de la grande dame ruinée (Sandeau, Mllede La Seiglière,1848, p.71).Didace Beauchemin prit le papier et le retourna en tous sens. Le curé Lebrun se mordit la lèvre. Il avait oublié que son paroissien ne savait pas lire (Guèvremont, Survenant, 1945, p.277).
    Rem. Oublier que dans sa forme affirmative peut être suivi du subj. Ce mode exprime alors non plus la réalité du fait mais sa potentialité.
    II. ? Empl. pronom.
    A. ? réfl. [Le suj. est un être vivant]
    1. Perdre la conscience de soi; se distraire de son attention, de son effort. C'était, pour la soeur Philomène, la belle heure de sa journée. Elle s'y oubliait, elle se retrempait à la joie et aux enchantements de cette fatigue si douce (Goncourt, Soeur Philom.,1861, p.132).Pour nous autres c'est assez de voir l'arbre ou la maison; tout absorbés à les contempler, nous nous oublions nous-mêmes. Baudelaire est l'homme qui ne s'oublie jamais (Sartre, Baudelaire,1947, p.25).Miracle des femmes! Leur faculté de s'oublier et de renaître ne cessera jamais de provoquer notre admiration (Arnoux, Roi,1956, p.56).
    ? S'oublier en, dans.Tous, [les novices] vers la seizième année, au lieu de quitter le collège, y étaient restés, s'oubliant en Dieu (Estaunié, Empreinte,1896, p.40).Il ne s'oublie jamais dans ce qu'il éprouve, de sorte qu'il n'éprouve jamais rien de grand (Gide, Faux-monn.,1925, p.1184).
    ? S'oublier à + inf.M. le marquis s'oubliait à parler l'argot, cette langue des voleurs (Ponson du Terr., Rocambole,t.3, 1859, p.441).Mais je m'oublie à écouter ces voix... (Pesquidoux, Livre raison,1928, p.34).
    Rem. En ce sens, le suj. peut ne pas être un être vivant quand il y a personnification ou méton. Et la science étonnée de ses propres développemens, s'oubliait dans la contemplation d'elle-même (Ozanam, Philos. Dante, 1838, p.260). Tu me livres ta main d'un geste familier, Et je vois aussitôt tes grands yeux s'oublier En un songe lointain (Régnier, Apaisement, 1886, p.52).
    2. Considérer l'intérêt d'autrui avant le sien propre; faire preuve d'abnégation. C'est qu'il s'entête alors, car il a son nègre, M. Targu, que c'est une adoration d'homme, quoi! de voir comme il s'oublie pour son maître (Sue, Atar-Gull,1831, p.34).Ce qui les enivre alors, c'est de s'oublier pour ne penser qu'à l'autre (Romains, Hommes bonne vol.,1932, p.120).
    ? Par antiphrase. Ne pas s'oublier. Penser à soi, veiller à ses intérêts. En mentionnant une petite boîte de liqueur, il observait que l'empereur ne s'oubliait pas et ne se laissait manquer de rien (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène,t.1, 1823, p.412).
    3. Ne pas prêter attention au sentiment que l'on a de sa dignité, manquer aux convenances, à ses devoirs. Eh! tant mieux, morbleu! dit le préfet s'oubliant tout à fait (Stendhal, L. Leuwen,t.3, 1835, p.80).Vous vous oubliez, madame. Je ne suis pas une femme de chambre (H. Bazin, Vipère,1948, p.54):
    8. Le commissaire passa vivement entre les deux et, les écartant avec ses mains: ?Messieurs, vous vous oubliez, vous manquez de dignité. Maupass., Bel-Ami,1885, p.361.
    ? P. euphém. Se laisser aller à faire ses besoins naturels. Depuis la veille, elle avait cette gifle dans la main; ça lui démangeait les doigts, comme aux jours lointains où la petite s'oubliait encore en dormant (Zola, Pot-Bouille,1882, p.335).Il s'éveilla penaud et la mine déconfite: le petit Wilhem s'était oublié dans son lit (Lorrain, Contes chandelle,1897, p.107).
    B. ? à sens passif. [Le suj. est une chose] Être effacé ou s'effacer du souvenir. Concluons: puisque tout s'oublie, ne vaut-il pas mieux s'habituer à l'oubli immédiat? (Villiers de l'I.-A., Contes cruels,1883, p.242).Quand vous serez marié, tant de choses s'oublieront! (R. Bazin, Blé,1907, p.144):
    9. Toute tradition de guerre et d'amour s'oublie, et mes fables n'auraient pas même le sort de la complainte de Geneviève de Brabant, dont le colporteur d'images ne sait plus le commencement et n'a jamais su la fin. Bertrand, Gaspard,1841, p.159.
    Prononc. et Orth.: [ublije], (il) oublie [ubli]. Homon. oublie. Att. ds Ac. dep.1694. Étymol. et Hist. A. Trans. 1. fin xes. «ne pas garder dans sa mémoire» (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 410); 2. a) ca 1050 «ne pas garder présent à l'esprit, négliger» (Alexis, éd. Chr. Storey, 619: La dreite vide nus funt tres-oblïer); b) ca 1050 (ibid., 157: Mais la dolur ne pothent ublïer); c) ca 1165 (Benoît de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 3195: Ne pot oblïer por nul plait Le damage qu'il li ont fait De son pere e de sa lignee); d) 1456-67 oublier son courroux (Cent nouvelles nouvelles, éd. F. P. Sweester, 30, 220). B. Pronom. 1. a) ca 1100 «se relâcher, manquer à ses devoirs» (Roland, éd. J. Bédier, 1258) encore à l'époque class.; b) ca 1120 «négliger de (faire quelque chose)» (St Brendan, éd. I. Short et B. Merrilees, 305); c) 1176-81 «cesser d'avoir conscience de soi (en partic. dans le vocab. amoureux: entrer dans une sorte de transe)» (Chrétien de Troyes, Chevalier Charrette, éd. M. Roques, 715), sur les sens propres à l'a. fr. développés dans la litt. épique et courtoise, v. M. Pelan ds Rom. Jahrb. t.10, pp.59-77; 2. a) ca 1200 «perdre de vue sa dignité» (Jean Bodel, Saxons, éd. F. Menzel et E. Stengel, 1563); b) 1588 «faire passer l'intérêt d'autrui avant le sien propre par abnégation» (Montaigne, Essais, III, X, éd. P. Villey, t.1, p.1006); c) 1882 «faire ses besoins là où il ne faut pas» (Zola, loc. cit.). Du lat. pop. *oblitare (v. REW3, no6015), dér. de oblitus part. passé du class. oblivisci «ne plus penser à; perdre de vue»; au sens de B 1 c cf. antérieurement l'a. prov. s'oblidar (Marcabru, 1130-50 cité par M. Pelan, ibid., p.75, v. aussi Levy (E.) Prov.). Fréq. abs. littér.: 12979. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 17889, b) 22028; xxes.: a) 16602, b) 18148.
    DÉR. 1.
    Oubliable, adj.Qui peut être oublié. L'injustice énorme que j'endure et dont pâtissent deux innocentes, me semblerait oubliable si j'obtenais seulement un peu de ce qui m'est dû (Bloy, Journal,1904, p.195).? [ublijabl?]. ? 1resattest. fin du xives. [dans un jeu de mots avec oublieux] (Eustache Deschamps, Balade, 73 ds OEuvres, éd. Queux de Saint-Hilaire, t.1, p.174), ca 1470 «qui peut être oublié» (Georges Chastellain, Chronique, éd. Kervyn de Lettenhove, t.4, p.210), une autre attest. au xvies. (v. Hug.), à nouv. au xixes. (Littré Suppl. 1877); de oublier, suff. -able*.
    2.
    Oubliance, subst. fém.,vx ou région. Faculté d'oublier. Mettre en oubliance. V. mettre en oubli (s.v. oubli II B).La Fontaine, avec son caractère naturel d'oubliance et de paresse, s'accoutuma insensiblement à vivre comme s'il n'avait eu ni charge ni femme (Sainte-Beuve, Portr. littér.,t.1, 1829, p.55).Elle avait comme mis le champi depuis longtemps en oubliance entière (Sand, F. le Champi,1848, p.128).? [ublij? ?:s]. ? 1reattest.1remoitié xiies. ubliance «oubli, omission» (Psautier d'Oxford, éd. Fr. Michel, IX, 19); de oublier, suff. -ance*.
    3.
    Oublieur, -euse, subst.Personne distraite, sur la parole de qui il ne faut pas trop compter. Aussi ce grand artiste inconnu [le maître de musique] tenait-il à la classe aimable des oublieurs, qui donnent leur temps et leur âme à autrui comme ils laissent leurs gants sur toutes les tables et leur parapluie à toutes les portes (Balzac, Fille Ève,1839, p.73).? [ublijae:?], fém. [-ø:z]. Ac. 1694: oublieux; 1718: oublieux ,,quelques-uns écrivent oublieur``; 1740-1835: oublieur ,,on prononce oublieux``; 1878: oublieur [-oe:?]. [?] final est muet du xvieau xviiies. dans certaines catégories de mots dont ceux en -eur (leur fém. en -euse est anal. de honteux, -euse, etc.). [?] ne commence à être rétabli qu'à partir du milieu du xviiies. Littré prononce encore [-ø] et DG propose encore cette prononc. comme var. de [-oe:?]. ? 1resattest. a) 1487 adj. «qui oublie facilement» (Loys Garbin, Voc. latin-françoys, s.v. obliviosus), b) 1552 subst. (Denis Sauvage, Hist. de Paolo Jovio, II, 139 ds Gdf.), attest. isolées, à nouv. au xixes. 1801 (Mercier Néol.); de oublier, suff. -eur2*.
    BBG. ?Lanly (A.). Morphol. hist. des verbes fr. Paris, 1977, pp.96-97. _ Pelan (M.). Rom. Jahrb. 1959, t.10, p.59.


    Wiktionnaire


    Verbe - français

    oublier \u.bli.je\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison)

    1. Perdre le souvenir de quelqu'un ou quelque chose.
      • Où est-il à présent? Il pense à moi, on n'oublie pas si vite; mais y pensera-t-il longtemps?... Ah! oui, ce mot qui m'est échappé comme il partait : ne m'oubliez pas, retetira longtemps dans son coeur. (Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Charles Guérin, G.H. Cherrier, éditeur, Montréal, 1853, III, 1, page 176)
      • Devant une bonne choucroûte au jambon, ils oublièrent le pudding de graisse de phoque farci aux myrtilles ! (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928, édition Librairie de l'?uvre Saint-Charles à Bruges, 1938, page 134)
      • Depuis l'Argonne de 1914, [?] je n'ai pas l'oreille si mal bâtie que d'avoir, en vingt et un ans, oublié l'art d'apprécier au son la trajectoire d'un obus et le point de chute probable. (Marc Bloch, L'étrange défaite : La déposition d'un vaincu, 1940, FolioHistoire Gallimard, 1990, page 86)
      • J'avais oublié le cran d'arrêt : je pèse sur cette languette amovible qui poussée en arrière découvre une lettre majuscule gravée, une esse, initiale du mot sûreté. Pour un peu, je pressais la gâchette sans que le coup partît. (Gaston Cherpillod, Les Changelins, L'Âge d'Homme, 1981, page 147)
      • Ce sont des harrâba, des soldats dressés à Gibraltar pour servir d'instructeurs à leurs camarades; mais ils se sont empressés d'oublier ce qu'ils avaient appris et ne se distinguent guère des autres troupiers marocains. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 95)
      • (Absolument) Il oublie aussi vite qu'il apprend.
    2. Laisser quelque chose en quelque endroit, par inadvertance.
      • Il a oublié ses gants, sa canne, son parapluie.
    3. Omettre, manquer à faire mention de quelque chose dans un écrit, dans un discours.
      • Vous avez oublié le titre de ce livre dans votre catalogue.
      • Vous avez oublié son nom sur votre liste.
    4. Négliger ; omettre.
      • Le ciel avait destiné M. Smallways à vivre dans un monde paisible, mais il avait oublié de créer un monde paisible pour M. Smallways. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 6 de l'édition de 1921)
      • Cette grossesse l'avait prise par surprise. Elle avait oublié le précieux comprimé rempart. (Aurélie Capobianco, Délivrez-nous du mal, Éditions TDO, 2016, chapitre 9)
      • Oublier le soin de sa fortune.
      • Je n'ai rien oublié pour le persuader.
      • On n'a rien oublié de tout ce qui pouvait lui être utile ou agréable.
    5. Manquer à quelque obligation.
      • Oublier ses devoirs.
      • Oublier le respect, les égards qu'on doit à quelqu'un.
    6. Ne point conserver de reconnaissance.
      • Il a oublié tout ce que j'ai fait pour lui.
      • Je n'oublierai jamais vos bienfaits.
      • Je n'oublierai jamais ce que je vous dois.
    7. Ne point garder de ressentiment.
      • Il faut vous réconcilier et oublier tout ce qui s'est passé.
      • Oublier une injure, une offense.
      • Prions Dieu d'oublier nos fautes.
      • J'oublie le passé, mais ne recommencez pas.
      • J'oublie ses torts et je lui pardonne.
    8. En parlant des personnes, négliger quelqu'un, ne pas songer à lui, manquer à lui faire du bien dans une occasion qui se présente.
      • Tu nous rends un service impayable.
        Mais quand s'acquittera le compte général,
        Je ne t'oublîrai
        [sic] point ; tu seras caporal ! (Victor Hugo, Cromwell, acte IV, scène IV)
      • Depuis qu'il a fait fortune, il oublie ses parents, ses amis.
      • Il a des parents pauvres, qu'il oublie tout à fait.
      • Comptez sur moi, je ne vous oublierai pas dans l'occasion.
      • N'oublions pas les absents.
    9. Il se dit aussi par forme de reproche obligeant.
      • Vous ne venez plus nous voir, vous nous oubliez.
    10. (Pronominal) Manquer à ce qu'on doit aux autres ou à soi-même.
      • Il surveillait chacune de ses phrases, recommençait, quand il croyait s'être oublié. (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XII)
      • L'habitude était si forte chez elle, cette chanson faisait si bien partie de son être, que souvent, s'oubliant tout d'un coup, elle se reprenait à chanter. (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
      • « Il y en a, voyez-vous, qui ne meurent pas. Ils? »
        Elle allongea méprisamment ses lèvres minces.
        « Ils s'oublient? Il faut chaque jour songer à la mort comme à l'heure la plus grave que Dieu ait faite.
        (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 197)
      • Elle était capable de s'oublier, sans retour sur soi, pour mon père, pour nous. Mais personne ne peut dire : « Je me sacrifie » sans éprouver de l'aigreur. Une des contradictions de maman, c'est qu'elle croyait à la grandeur du dévouement et que cependant elle avait des goûts, des répugnances, des désirs trop impérieux pour ne pas détester ce qui la brimait. Constamment elle s'insurgeait contre les contraintes et les privations qu'elle s'imposait. (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 50)
      • Se serait-il si fort oublié que de vous manquer de respect ?
      • Vous êtes-vous oublié jusqu'à ce point ?
      • Ce domestique s'est oublié au point de dire des injures à son maître.
    11. (Par extension) (Par euphémisme) Faire pipi sur soi.
      • La vieille dame s'est oubliée.
    12. (Par extension) (Par euphémisme) Faire pipi sans aller à la toilette.
      • Le cheval s'est oublié, non mais, qu'est-ce que cela signifie? avait demandé Edwarda au Roumain [...] : Le cheval a oublié qui ou quoi? continuait-elle, la voix dure. Il a oublié qu'il était un canasson, peut-être? Il se prenait pour Caracalla, des fois? Livio, est-ce que les mots ont encore un sens pour vous? Est-ce que cela vous écorcherait la bouche de parler comme tout un chacun, de dire qu'il a pissé? [...] S'oublier, c'est un poème, non? avait-elle dit en se tournant vers moi [...] : Écrire ça dans un roman, ce serait le comble du toc, n'est-ce pas? Tout se tient. On commence par fermer les yeux devant une vieille bourrique qui pisse, et ensuite on ne distingue plus rien de la réalité. (Angelo Rinaldi, L'éducation de l'oubli, Denoël, 1974, pages 150-151)
    13. (Pronominal) (Familier) Commettre une incongruité.
    14. Ne pas être occupé de soi-même ; négliger ses intérêts.
      • D'autres se perdront, exilés de nulle part, s'oublieront dans un anonymat total, sous un faux nom. Anonymes même dans la mort, parfois. (Sylvie Quesemand-Zucca, « Remarques d'une psychiatre-psychanalyste sur les défis que pose la grande exclusion », chapitre 8 de Clinique psychanalytique de l'exclusion, sous la direction d'Olivier Douville, Dunod, 2012, page 205)
      • S'oublier pour penser aux autres.
      • Dans la répartition des bénéfices, il ne s'est pas oublié.
      • C'est un homme qui soigne ses intérêts : il ne s'oublie jamais.
    15. (Loire) Se réveiller en retard.
      • Excusez moi, patron. Je me suis oublié !...
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    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    OUBLIER. v. tr.
    Perdre le souvenir de quelque chose. Je savais tout cela par cœur, je l'ai oublié. Oublier sa leçon. Vous avez oublié de venir ce matin. J'avais oublié de vous dire telle chose. J'ai oublié qu'il devait venir me chercher. Vous avez oublié votre commission. N'oubliez pas que je vous attends. Absolument, Il oublie aussi vite qu'il apprend. Oublier l'heure, Laisser passer, par inattention, l'heure où l'on avait quelque chose à faire. J'avais un rendez-vous, j'ai oublié l'heure. Se faire oublier, Détourner l'attention de soi-même, faire que les autres ne pensent plus à ce que l'on a fait. Oublier qui l'on est, Se méconnaître; Vouloir s'élever par orgueil au-dessus de sa condition. Vous oubliez qui vous êtes. On dit aussi Vous oubliez qui je suis, Vous n'avez pas pour moi le respect, les égards que vous me devez.

    OUBLIER signifie aussi Laisser quelque chose en quelque endroit, par inadvertance. Il a oublié ses gants, sa canne, son parapluie. Il signifie aussi Omettre, manquer à faire mention de quelque chose dans un écrit, dans un discours. Vous avez oublié le titre de ce livre dans votre catalogue. Vous avez oublié son nom sur votre liste. Il signifie aussi Négliger. Oublier le soin de sa fortune. Je n'ai rien oublié pour le persuader. On n'a rien oublié de tout ce qui pouvait lui être utile ou agréable. Il signifie aussi Manquer à quelque obligation. Oublier ses devoirs. Oublier le respect, les égards qu'on doit à quelqu'un. Il signifie aussi Ne point conserver de reconnaissance. Il a oublié tout ce que j'ai fait pour lui. Je n'oublierai jamais vos bienfaits. Je n'oublierai jamais ce que je vous dois. Il signifie aussi Ne point garder de ressentiment. Il faut vous réconcilier et oublier tout ce qui s'est passé. Oublier une injure, une offense. Prions Dieu d'oublier nos fautes. J'oublie le passé, mais ne recommencez pas. J'oublie ses torts et je lui pardonne. Il se dit souvent en parlant des Personnes et signifie Négliger quelqu'un, ne pas songer à lui, manquer à lui faire du bien dans une occasion qui se présente. Depuis qu'il a fait fortune, il oublie ses parents, ses amis. Il a des parents pauvres, qu'il oublie tout à fait. Comptez sur moi, je ne vous oublierai pas dans l'occasion. N'oublions pas les absents. Il se dit aussi par forme de reproche obligeant. Vous ne venez plus nous voir, vous nous oubliez.

    S'OUBLIER signifie Manquer à ce qu'on doit aux autres ou à soi-même. Se serait-il si fort oublié que de vous manquer de respect? Vous êtes-vous oublié jusqu'à ce point? Ce domestique s'est oublié au point de dire des injures à son maître. Familièrement, il se dit par euphémisme pour Commettre une incongruité. Il signifie encore Ne pas être occupé de soi-même, négliger ses intérêts. S'oublier pour penser aux autres. Dans la répartition des bénéfices, il ne s'est pas oublié. C'est un homme qui soigne ses intérêts : il ne s'oublie jamais.

    Littré

    OUBLIER (ou-bli-é), j'oubliais, nous oubliions, vous oubliiez?; que j'oublie, que nous oubliions, que vous oubliiez v. a.
    • 1N'avoir pas souvenir de. N'oubliez pas que je vous attends. En écrivant ma pensée, elle m'échappe quelquefois?; mais cela me fait souvenir de ma faiblesse, que j'oublie à toute heure?; ce qui m'instruit autant que ma pensée oubliée, car je ne tends qu'à connaître mon néant, Pascal, Pens. VI, 48. Qu'il n'y avait sans formalité qu'à vous dire ses intentions, et que vous iriez encore au delà et suppléeriez de vous-même à tout ce qu'il pourrait avoir oublié, Bossuet, Louis de Bourbon. Elle [la vérité] est dans les consciences, je dis même dans les consciences des plus grands pécheurs?; mais elle y est souvent oubliée, Bossuet, Sermons, Prédicat. 2. Et mes coursiers oisifs ont oublié ma voix, Racine, Phèdre, II, 2. Lasse de vains honneurs, et me cherchant moi-même, Aux pieds de l'Éternel je viens m'humilier, Et goûter le plaisir de me faire oublier, Racine, Esth. I, 1. De ce couple perfide J'avais presque oublié l'attentat parricide, Racine, ib. II, 3. Avez-vous bien promis d'oublier ma mémoire?? Racine, Bérén. v, 5. Moins de cent quarante ans après, Archimède était déjà si parfaitement oublié de ses citoyens malgré les grands services qu'il leur avait rendus, qu'ils niaient qu'il fût enterré à Syracuse, Rollin, Hist. anc. ?uvr. t. X, p. 101, dans POUGENS. Il n'y a pas grand mal à être oublié, c'est même souvent un bonheur?; le mal est d'être persécuté, Voltaire, Lett. Marmontel, 29 sept. 1772. Oublier si vite ce qu'on a aimé, c'est flétrir le passé au moins autant que l'avenir, Staël, Corinne, XVII, 3.

      Il a peur que je n'oublie mon nom, c'est-à-dire il m'appelle sans cesse. Madame Perrinelle par-ci, madame Perrinelle par-là?: elle a peur que j'oublie mon nom, je pense, Dancourt, les Vac. SC. 9.

      Fig. Il a oublié la commission, il a négligé de la faire et il a gardé l'argent.

      Avec un infinitif, oublier prend la préposition de. Je n'oublierai jamais d'avoir vu beaucoup pleurer une petite fille qu'on avait désolée avec la fable du loup et du chien, Rousseau, Émile, II.

      Familièrement. Il a oublié d'être bête, se dit d'une personne qui est loin de manquer d'intelligence.

      Absolument. Il apprend facilement et il oublie de même. On oublie trop et trop vite, Voltaire, Dict. phil. Arrêts notables.

    • 2Ne pas songer à. Il vaut mieux que nous oubliions le passé, Sévigné, 129. Si j'aime encor Thésée, oublié-je qu'il fuit?? Th. Corneille, Ariane, V, 5. Que deux c?urs unis sont heureux D'oublier le reste du monde?! Quinault, Rol. III, 2. Vouloir oublier quelqu'un, c'est y penser, La Bruyère, IV. Le meilleur parti qu'on puisse prendre contre la calomnie, c'est de l'oublier, Voltaire, Lett. l'évêque d'Annecy, 15 avr. 1768. J'oublie aisément mes malheurs, mais je ne puis oublier mes fautes, et j'oublie encore moins mes bons sentiments, Rousseau, Conf. VII.

      Oublier l'heure, laisser passer l'heure où l'on avait quelque chose à faire.

      Oublier l'heure, les heures, perdre le sentiment du temps en quelque occupation agréable. On oublie l'heure, les heures à lire, à jouer.

      Oublier de, avec un infinitif, manquer à quelque chose par défaut de mémoire. Je crois que vous n'avez pas oublié aussi d'écrire ou de faire faire un compliment par M. d'Hacqueville à Mme et à M. de Lavardin, Sévigné, 16 août 1671.

      Oublier à, même sens. J'oubliais à vous dire que?, Voiture, Lett. 167. J'oubliais à remarquer que la prison où je mets Égée est un spectacle désagréable que je conseillerais d'éviter, Corneille, Médée, Examen. On n'avait point oublié à délibérer sur la principale occupation de l'Académie, sur ses statuts et sur les lettres qu'il fallait pour son établissement, Pellisson, Hist. de l'Acad. I. J'ai oublié à vous dire qu'il y a des Escobar de différentes impressions, Pascal, Prov. VIII. J'oubliai inhumainement, contre l'ordinaire des grand'mères, à vous parler de ma petite d'Aix, Sévigné, 1680. Je crois que vous n'avez pas oublié à remercier Dieu, Sévigné, 16 août 1671.

      Oublier à, se dit ou plutôt s'est dit (car cette locution vieillit) pour perdre l'habitude de quelque chose. Si vous ne lisez jamais, vous finirez par oublier à lire. Le trouble de vos sens dont vous n'êtes plus maître Vous a fait oublier, seigneur, à me connaître, Corneille, Sophon. IV, 5.

    • 3Laisser par inadvertance. Il a oublié sa canne.
    • 4Omettre, ne pas faire mention de. Il a oublié une citation importante. Rendait-il compte d'une bataille, il n'oubliait rien, sinon que c'était lui qui l'avait gagnée, Fléchier, Turenne.
    • 5Négliger. Pour elle contre vous qu'ai-je oublié de faire?? Th. Corneille, Ariane, I, 4. L'Égypte n'oubliait rien pour polir l'esprit, ennoblir le c?ur, et fortifier le corps, Bossuet, Hist. III, 3. Je voudrais qu'elle [une affaire] fût perdue, à condition que celles de Jouarre prissent fin?; je n'y oublierai rien, Bossuet, Lett. abb. 61. Ils [les Romains] n'oublièrent rien pour avoir des chevaux numides, des archers crétois, des frondeurs baléares, des vaisseaux rhodiens, Montesquieu, Rom. 2.
    • 6Laisser de côté. Il oubliait sa grandeur. Vous avez oublié vos plus justes prétentions, quand il a fallu donner des marques de votre zèle et de votre foi, Bourdaloue, Myst. Résurrect. de J. C. t. I, p. 362.
    • 7Manquer à, se mettre hors. M. de Pompone n'était pas de ces ministres sur qui une disgrâce tombe à propos, pour leur apprendre l'humanité, qu'ils ont presque tous oubliée, Sévigné, 22 nov. 1679. On avait oublié pour ces étrangers jusqu'à cette politesse singulière qui distingue notre nation, Fléchier, Lamoignon. On se plaint qu'oubliant son sang et sa promesse, Il élève en sa cour l'ennemi de la Grèce, Racine, Andr. I, 1. Tes prières m'ont fait oublier mon devoir, Racine, Phèdre, IV, 6.

      Ne point conserver de reconnaissance. Oui, je vous ai promis et j'ai donné ma foi De n'oublier jamais tout ce que je vous doi, Racine, Bajaz. III, 5. Oublie tous mes services passés, regarde-moi comme un traître, et punis-moi de tous les crimes que je n'ai pu empêcher, Montesquieu, Lett. pers. 159.

      Ne point garder de ressentiment. Dans des fautes si sincèrement reconnues et dans la suite si glorieusement réparées par de fidèles services, il ne faut plus regarder que l'humble reconnaissance du prince qui s'en repentit, et la clémence du grand roi qui les oublia, Bossuet, Louis de Bourbon. Le bonheur de te voir me fait tout oublier, Voltaire, Adelaïde, II, 2.

      Absolument. Fontenelle, qui, par modération ou par prudence, ne se vengeait jamais et se plaignait rarement, oubliait encore moins, D'Alembert, Éloges, Despréaux.

    • 8En parlant des personnes, négliger quelqu'un, ne pas agir envers lui comme on le devrait. Il est vrai qu'on oublie bientôt les gens qui se sont dépouillés, Fénelon, Dial. des morts mod. X.

      Par forme de reproche obligeant. Vous ne venez plus nous voir, vous nous oubliez.

      N'oubliez pas les pauvres, les malades, les besoins de l'église, espèce de formule qui s'emploie à l'église, quand on quête pour les pauvres, pour l'?uvre, pour les besoins de l'église.

    • 9Oublier qui l'on est, se méconnaître, vouloir, par orgueil, s'élever au-dessus de sa condition.

      On dit aussi?: vous oubliez qui je suis, c'est-à-dire vous n'avez pas pour moi les égards que vous me devez. Agamemnon?: Oubliez-vous ici qui vous interrogez?? - Achille?: Oubliez-vous qui j'aime et qui vous outragez?? Racine, Iphig. IV, 6.

    • 10S'oublier, v. réfl. Perdre le souvenir de soi-même. De cette étude opiniâtre Quel charme le rend idolâtre?? C'est qu'il s'oublie, et c'est assez, Lamotte, Odes, t. I, p. 284, dans POUGENS. Ah?! vous pleurer est le bonheur suprême, Mânes chéris de quiconque a des pleurs?; Vous oublier c'est s'oublier soi-même?: N'êtes-vous pas un débris de nos c?urs?? Lamartine, Harm. II, 1.
    • 11Être oublié. Cette affaire me parut si médiocrement bonne, que je souhaitai qu'elle s'oubliât tout à fait, Staal, Mém. t. III, p. 171. Il [un scandale] fut bientôt oublié, comme tout s'oublie, Voltaire, Dict. phil. Ordination. Malesherbes, Turgot, ô vous en qui la France Vit luire hélas?! en vain, sa dernière espérance, Ministres dont le nom ne s'est point oublié, Chénier, Hymne à la France.
    • 12Ne plus penser à l'heure, à ce qu'on fait. Heureux cent fois l'auteur avec qui l'on s'oublie?! Lamotte, Odes, t. I, p. 335, dans POUGENS. Ils s'oublient quelquefois chez Mlle l'Espinasse, Marmontel, Mém. VII. Mais je m'oublie tout en causant?; il est midi?; j'ai vingt personnes à déjeuner qui doivent être arrivées à présent, Genlis, Théât. d'éduc. l'Enfant gâté, I, 1.
    • 13Perdre le souci, le soin de soi-même. Absorbé tout en toi par un parfait amour, Je m'oublierai moi-même et fuirai tout le reste, Corneille, Imit. IV, 13. Que dis-je?? en ce moment mon c?ur hors de lui-même S'oublie et se souvient seulement qu'il vous aime, Racine, Bérén. IV, 5. Il faut s'oublier entièrement quand on veut instruire les hommes, et n'avoir en vue que la vérité, Voltaire, Dict. phil. Esséniens.

      Particulièrement. Négliger le soin de ses propres intérêts. Il ne s'est pas oublié. Et je dois d'autant moins oublier sa vertu, Qu'elle-même s'oublie, Racine, Esth. II, 3. Il s'oublie lui-même pour se sacrifier au bien public, Fénelon, Tél. V. Nous avons oublié M. Abauzit?; ah?! dites, méchant ami?! cet homme respectable qui passe sa vie à s'oublier soi-même, doit-il être oublié des autres?? Rousseau, Lett. à M. Vernes, Correspondance, t. V, p. 36, dans POUGENS.

    • 14Faire avec négligence. Si le peintre ne se fût pas oublié dans le petit paysan, les raisins n'eussent pas eu ce succès prodigieux, Fontenelle, Athénaïs.
    • 15Manquer à ce que l'on doit aux autres ou à soi-même. Une grande princesse à ce point s'oublier, Que d'admettre en son c?ur un simple cavalier?! Corneille, Cid, I, 3. David s'oublie pour un peu de temps, Bossuet, Hist. II, 4. Le roi blâma le premier président en le taxant d'impertinent qui s'oubliait, Saint-Simon, 110, 188. Dès qu'on a oublié la dignité de son état, on s'oublie bientôt soi-même, Massillon, Confér. Man. dont les clercs doivent se cond. dans le monde. Sortez, Lucinde?; quand de grands seigneurs s'attachent à de petites créatures comme vous, elles ne doivent pas pour cela s'oublier, Lesage, Gil Bl. liv. V, ch. 1. À cet indigne mot je m'oublierais peut-être, Voltaire, Adél. du Guesclin. II, 2. Il s'oublia jusqu'à présenter un mémoire au sénat pour me faire arrêter, Rousseau, Confess. VII.
    • 16Devenir vain, orgueilleux. Les parvenus s'oublient aisément. Il faut s'oublier soi-même pour cela [les grandeurs], et croire qu'on a quelque excellence réelle au-dessus d'eux [les inférieurs], Pascal, Condition des grands, I. L'esprit dans ce nectar heureusement s'oublie?: Chapelain veut rimer, et c'est là sa folie, Boileau, Sat. IV. Les ennemis offensés de sa gloire? En leur fureur de nouveau s'oubliant, Racine, Poés. div. Idylle sur la paix. Polyphonte, abusant de mon triste destin, Ose enfin s'oublier jusqu'à m'offrir sa main, Voltaire, Mérope, II, 1.
    • 17On a dit, dans le XVIIe siècle, s'oublier de, ne plus songer à, emploi qui a vieilli. De mon propre néant jamais ne m'oublier, Corneille, Imit III, 21. Et, s'oubliant de ce qu'il est en lui-même, il [un grand, flatté] se va chercher dans les discours des autres, et s'imagine être tel que la flatterie le représente, Bossuet, Sermons, Honneur du monde, 2. Que les sciences humaines s'oublient de leur dignité, jusqu'à n'avoir plus d'usage que dans le commerce, ce n'est pas à moi, chrétiens, de le déplorer dans cette chaire, Bossuet, Panég. sainte Cather.

      On a dit aussi dans le même sens?: s'oublier que. La bravoure l'a emporté sur la prudence, et l'on s'est oublié que l'on était capitaine pour faire le métier de soldat, Fléchier, Réflex. sur les diff. caract. des hommes, 1.


    PROVERBES

    Il n'oublie pas ses mains, se dit d'un homme qui vole ou qui exige.

    Est bien fou qui s'oublie, c'est-à-dire c'est une folie de ne pas songer à soi.


    HISTORIQUE

    XIe s. L'enseigne [de] Charle n'i devons ublier, Ch. de Rol. X.

    XIIe s. Geofroiz d'Anjou ne s'est pas oblié [n'a pas oublié ce qu'il avoit à faire], Ronc. p. 166. Quant jà pour riens qui soit née N'oublierai ceste honor, Couci, I. Pour ce n'ai-je mie oublié à aimer bien et loiaument, ib. p. 121. ?Baudoin, garde-toi?; Trop te puez oblier avec fame de roi, Sax. I, p. 120. E à un hospital à dous liwes de là, à heberchier les povres li reis ne s'ublia?; Kar de rente à cel liu par an cent sols dona, Th. le mart. 159.

    XIIIe s. Et Symons passe avant [s'avance], mie ne s'oublia, ib. CXXXI. Diex, qui n'oublie pas les siens, Chr. de Rains, p. 43. Et por la joie convient lors Que li cuers oblit ses dolors, Et les tenebres où il iere [était], la Rose, 2754. Je vous avoie oublié à dire que, quant le comte de Japhe fu descendu, il fist tendre ses paveillons, Joinville, 215.

    XVe s. Car je voy bien, qui aime à tart oublie, Deschamps, Poésies mss. f° 366. Allez, n'oubliez pas à boire, Si vous trouvez Martin garant, Patelin. En cette compaignie ne s'oublia pas le bon Bouciquaut, qui moult envis eust demeuré derriere, Bouciq. I, 11. Tout oublié devint, sa maladie luy osta la memoire, Gerard de Nevers, p. 88, dans LACURNE. Les personnes qui en la place estoient, avoient comme tout oublyé leur memoire, car il ne leur souvenoit fors que ce qu'ilz veoient, Perceforest, t. II, f° 117.

    XVIe s. Au milieu des tormens, oubliant ma douleur, Je me resjouïray de voir vostre malheur, Du Bellay, J. III, 74, verso. Celles que forte amour a fait oublier [s'oublier], Marguerite de Navarre, Nouv. XLIX. Je m'y plaisois, mais je ne m'y oubliois pas, Montaigne, III, 379. Il avoit ouï dire qu'il se falloit oublier pour le prochain, Montaigne, IV, 150. Quand on les jette, comme on dit, avec les pechez oubliez, Lanoue, 149. Il s'en oublia [il oublia sa promesse] ou n'osa, Carloix, III, 1. Encores s'oublierent ils d'ung merveilleux advantaige qu'ils avoient sur nous, Carloix, III, 22. Il s'oublia jusques à dire des paroles presomptueuses, et user de fieres menaces, Amyot, Cat. d'Utiq. 37. S'ils ont envie de fourvoyer, qui les redressera?? s'ils s'oublient, qui les corrigera?? Amyot, Mor. épît. 4.

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    Encyclopédie, 1re édition

    OUBLIER, v. act. (Gramm.) perdre la mémoire ; on oublie une langue qu'on a apprise ; on oublie quelquefois ses amis dans l'absence ou dans le besoin ; on oublie une injure ; on n'oublie rien pour pallier ses torts ; on oublie de faire une visite utile ; on oublie le respect qu'on doit à un magistrat ; on s'oublie quand on perd de vûe ce qu'on est ; l'homme s'oublie dans le plaisir ; il y a des occasions où il ne faut pas s'oublier, &c. D'où l'on voit combien de formes diverses le besoin fait prendre à ces expressions, & combien la langue est pauvre, comparée à la nature & à l'entendement.

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    Étymologie de « oublier »

    Du latin populaire *obl?t?re (Gaule et Ibérie), formé d'après oblitus, participe passé de obl?visci. (Vers 980) oblider.
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    Bourg. obliai?; Berry, oblier, obelier?; provenç. oblidar?; espagn. olvidar?; ital. obbliare?; d'un verbe fictif oblitare, fait du supin oblitum, de oblivisci, oublier, qui vient de ob, et d'un radical liv que Corssen, Nachtr. p. 34, rattache à livor, livere, lividus?; oblivisci signifierait donc pâlir, s'obscurcir. HORACE, Odes, IX, 30, a dit lividas obliviones.

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    OUBLIER, verbe trans.
    Étymol. et Hist. A. Trans. 1. fin xes. «ne pas garder dans sa mémoire» (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 410); 2. a) ca 1050 «ne pas garder présent à l'esprit, négliger» (Alexis, éd. Chr. Storey, 619: La dreite vide nus funt tres-oblïer); b) ca 1050 (ibid., 157: Mais la dolur ne pothent ublïer); c) ca 1165 (Benoît de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 3195: Ne pot oblïer por nul plait Le damage qu'il li ont fait De son pere e de sa lignee); d) 1456-67 oublier son courroux (Cent nouvelles nouvelles, éd. F. P. Sweester, 30, 220). B. Pronom. 1. a) ca 1100 «se relâcher, manquer à ses devoirs» (Roland, éd. J. Bédier, 1258) encore à l'époque class.; b) ca 1120 «négliger de (faire quelque chose)» (St Brendan, éd. I. Short et B. Merrilees, 305); c) 1176-81 «cesser d'avoir conscience de soi (en partic. dans le vocab. amoureux: entrer dans une sorte de transe)» (Chrétien de Troyes, Chevalier Charrette, éd. M. Roques, 715), sur les sens propres à l'a. fr. développés dans la litt. épique et courtoise, v. M. Pelan ds Rom. Jahrb. t.10, pp.59-77; 2. a) ca 1200 «perdre de vue sa dignité» (Jean Bodel, Saxons, éd. F. Menzel et E. Stengel, 1563); b) 1588 «faire passer l'intérêt d'autrui avant le sien propre par abnégation» (Montaigne, Essais, III, X, éd. P. Villey, t.1, p.1006); c) 1882 «faire ses besoins là où il ne faut pas» (Zola, loc. cit.). Du lat. pop. *oblitare (v. REW3, no6015), dér. de oblitus part. passé du class. oblivisci «ne plus penser à; perdre de vue»; au sens de B 1 c cf. antérieurement l'a. prov. s'oblidar (Marcabru, 1130-50 cité par M. Pelan, ibid., p.75, v. aussi Levy (E.) Prov.).

    oublier au Scrabble


    Le mot oublier vaut 9 points au Scrabble.

    oublier

    Informations sur le mot oublier - 7 lettres, 4 voyelles, 3 consonnes, 7 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot oublier au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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    oublier

    Les rimes de « oublier »


    On recherche une rime en JE .

    Les rimes de oublier peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en je

    Rimes de parié      Rimes de forestiers      Rimes de mi-février      Rimes de identifiée      Rimes de éveillaient      Rimes de appuyais      Rimes de terrifiées      Rimes de rudoyais      Rimes de gratte-papiers      Rimes de affiliés      Rimes de suppliciés      Rimes de réfugiais      Rimes de courriers      Rimes de reniée      Rimes de interpréteriez      Rimes de feuillée      Rimes de foudroyée      Rimes de brouillait      Rimes de retailler      Rimes de bêtifier      Rimes de humidifié      Rimes de expropriés      Rimes de vaisseliers      Rimes de marié      Rimes de teniez      Rimes de postiers      Rimes de démultiplier      Rimes de méfiée      Rimes de noyé      Rimes de striés      Rimes de choyés      Rimes de poudroyaient      Rimes de tutoyaient      Rimes de crucifiés      Rimes de estropier      Rimes de employer      Rimes de émaillé      Rimes de gommiers      Rimes de théier      Rimes de régulier      Rimes de fourmillé      Rimes de boitiller      Rimes de blanchoyait      Rimes de promeniez      Rimes de excommuniaient      Rimes de ingéniai      Rimes de aiguiller      Rimes de amnistié      Rimes de passeriez      Rimes de gésier     

    Mots du jour

    parié     forestiers     mi-février     identifiée     éveillaient     appuyais     terrifiées     rudoyais     gratte-papiers     affiliés     suppliciés     réfugiais     courriers     reniée     interpréteriez     feuillée     foudroyée     brouillait     retailler     bêtifier     humidifié     expropriés     vaisseliers     marié     teniez     postiers     démultiplier     méfiée     noyé     striés     choyés     poudroyaient     tutoyaient     crucifiés     estropier     employer     émaillé     gommiers     théier     régulier     fourmillé     boitiller     blanchoyait     promeniez     excommuniaient     ingéniai     aiguiller     amnistié     passeriez     gésier     


    Les citations sur « oublier »

    1. Etre libre et seul, c'est oublier le temps présent. C'est retrouver en soi un univers à part qui vous appartient en propre et que vous n'avez livré à personne.

      Auteur : Alice Parizeau - Source : Les militants (1974)


    2. J'ai travaille à ces articles ou à mes films de la même façon : enquêter à fond, me mettre entre parenthèses, m'oublier entièrement, entrer dans les raisons et déraisons, dans les mensonges et les silences de ceux que je veux peindre ou que j'interroge, jusqu'à atteindre un état d'hypervigilance hallucinée et précise qui est pour moi la formule même de l'imaginaire.

      Auteur : Claude Lanzmann - Source : Le Lièvre de Patagonie (2009)


    3. L'optimiste rit pour oublier; le pessimiste oublie de rire.

      Auteur : Anonyme - Source : Écrit anonyme


    4. Ne jamais oublier d'aimer exagérément c'est la seule bonne mesure.

      Auteur : Christiane Singer - Source : Derniers fragments d'un long voyage (2007)


    5. Qu'est-ce qui est le plus triste, un bon souvenir ou un mauvais souvenir?... Il n'y a qu'une chose triste, c'est de ne pas oublier!

      Auteur : Sacha Guitry - Source : Un type dans le genre Napoléon


    6. C'est triste d'oublier un ami. Tout le monde n'a pas eu un ami.

      Auteur : Antoine de Saint-Exupéry - Source : Le Petit Prince (1943)


    7. L'amour ne meurt pas, même une fois que vous êtes entré dans l'étrange contrée des octogénaires, mais vous pouvez oublier les acrobaties à la Autant en emporte le vent.

      Auteur : Stephen King - Source : La Ligne verte (1996), l'Equipée nocturne


    8. Bob, il dit toujours: si la société nous rejette, c'est parce qu'elle veut oublier que c'est elle qui nous a créés.

      Auteur : Coluche - Source : Le Blouson noir


    9. Je bois systématiquement
      Pour oublier les amis de ma femme
      Je bois systématiquement
      Pour oublier tous mes emmerdements


      Auteur : Boris Vian - Source : Je bois


    10. Voir, c'est comprendre, juger, déformer, oublier ou s'oublier, être ou disparaître.

      Auteur : Paul Éluard - Source : Dictionnaire abrégé du surréalisme


    11. Notre époque, qui préfère les poètes aux philosophes et les enfants aux sages, tend à oublier que la tempérance est une vertu, pour ne plus y voir qu'une hygiène. Pauvre époque, qui ne sait mettre au-dessus des poètes que les médecins!

      Auteur : André Comte-Sponville - Source : Petit traité des grandes vertus (1995)


    12. Il ne faut beaucoup lire que quand on sait beaucoup oublier.

      Auteur : Jean-Benjamin de Laborde - Source : Pensées et Maximes (1791), 92


    13. Aux pieds de l'Eternel je viens m'humilier, - Et goûter le plaisir de me faire oublier.

      Auteur : Jean Racine - Source : Esther (1689)


    14. Si nous survivons à cet enfer, pourrons-nous un seul jour l'oublier ? Aurons-nous le droit de revivre comme des gens normaux ? Peut-on gommer la part de mémoire qui trouble l'esprit ?

      Auteur : Marc Lévy - Source : Les Enfants de la liberté (2007)


    15. Qui n'a été terrifié par cette idée qu'il allait un jour oublier sa vie?

      Auteur : Antonin Artaud - Source : Préface à Jean de Boschère, Marthe et l'enragé (1977).


    16. Les gens avaient souvent l’air d’oublier que la police était là avant tout pour les protéger, non pour les sanctionner !

      Auteur : Alexis Aubenque - Source : Souviens-toi de River Falls (2019)


    17. C'est une joie enivrante pour celui qui souffre de détourner les yeux de sa souffrance et de s'oublier.

      Auteur : Friedrich Wilhelm Nietzsche - Source : Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)


    18. Les frontières ne sont que des coups de crayon sur des cartes. Elles tranchent des mondes mais ne les séparent pas. On peut parfois les oublier aussi vite qu'elles furent tracées.

      Auteur : Philippe Claudel - Source : Le Rapport de Brodeck (2007)


    19. Oublier est un grand mot qui ne dépend pas de nous. Un mot inventé par les hommes qui se croient plus forts que tout.

      Auteur : Katherine Pancol - Source : Et monter lentement dans un immense amour... (2001)


    20. Se pardonner ce n'est pas oublier, c'est décider de se tourner vers la vie.

      Auteur : Bruno Combes - Source : La part des anges (2021)


    21. L'histoire est bonne à oublier; c'est pour cela qu'elle est bonne à savoir.

      Auteur : Joseph Joubert - Source : Carnets tome 1, 12 novembre 1793


    22. Il est certain que l'attention que nous donnons aux maux d'autrui nous fait oublier les nôtres. C'est même un fait dont la cause est physique.

      Auteur : Joseph Joubert - Source : Carnets tome 2


    23. Si nous devions traiter toutes les informations, rien de prendrait forme, nous serions confus. Pour avoir des idées claires, nous devons oublier.

      Auteur : Boris Cyrulnik - Source : Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)


    24. Il ne faut pas oublier avec quelle rapidité les visions du génie deviennent des mets en conserve pour intellectuels.

      Auteur : Saul Bellow - Source : Herzog (1975)


    25. D'une façon générale, on ne doit pas oublier d'être bon, car la bonté, dans les relations avec les hommes, fait bien plus que la sévérité.

      Auteur : Rosa Luxemburg - Source : Rosa, la vie : lettres de Rosa Luxemburg


    Les citations sur oublier renforcent la crédibilité et la pertinence de la définition du mot oublier en fournissant des exemples concrets et en montrant l'utilisation d'un terme par des personnes célèbres. Elles peuvent également renforçer la compréhension du sens d'un terme et en ajoutant une dimension historique.

    Les mots proches de « oublier »

    OubliOubliableOublianceOublieOublié, éeOublierOublierieOubliettesOublieusementOublieux, euse

    Les mots débutant par oub  Les mots débutant par ou

    Oubeauxoublioubliaoubliableoubliaioubliaientoubliaisoubliaitoubliâmesoubliantoubliasoubliasseoubliâtoublieoublieoubliéoubliéoubliéeoubliéeoubliéesoubliéesoublientoublieroublieraoublieraioublieraientoublieraisoublieraitoublierasoublièrentoublierezoublierionsoublieronsoublierontoubliesoubliesoubliésoubliésoublietteoubliettesoublieuseoublieusesoublieuxoubliezoubliiezoubliionsoublionsoublis

    Les synonymes de « oublier»

    Les synonymes de oublier :

      1. excepter
      2. exclure
      3. réserver
      4. écarter
      5. ôter
      6. retrancher
      7. enlever
      8. négliger
      9. épargner
      10. méconnaître
      11. ignorer
      12. sous

    synonymes de oublier

    Fréquence et usage du mot oublier dans le temps


    Évolution historique de l’usage du mot « oublier » avec Google Books Ngram Viewer qui permet de suivre l’évolution historique de l'usage du mot oublier dans les textes publiés.



    Classement par ordre alphabétique des définitions des mots français.


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