Définition de « cale »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot cale de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur cale pour aider à enrichir la compréhension du mot Cale et répondre à la question quelle est la définition de cale ?

NOM genre (f) de 1 syllabes
Une définition simple : (fr-rég|kal) cale (f)

  • Pièce que l’on place sous un objet pour lui donner de l’aplomb, pour le mettre de niveau ou pour l’empêcher de bouger.

  • (term|Marine) La partie la plus basse dans l’intérieur d’un bâtiment. - La cale était pleine d’eau. - Descendre dans la cale.

  • Partie d’un quai qui forme une pente douce jusqu’au bord de l’eau et qui facilite le chargement et le déchargement des bateaux. - Cette cale est commode. - Mettre des marchandises sur la cale.

  • Il se dit également, dans les chantiers de construction, d’un espace plan, incliné vers le rivage, sur lequel on construit ou l’on répare les bâtiments et d’où ils sont ensuite lancés à l’eau. - Cale de construction. - Cale couverte. - Cale sèche. (fr-verbe-flexion|ind.p.1s=oui|ind.p.3s=oui|sub.p.1s=oui|sub.p.3s=oui|imp.p.2s=oui)

  • Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe caler.

  • Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe caler.

  • Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe caler.

  • Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe caler.

  • Deuxième personne du singulier de limpératif du verbe caler.


    Définitions de « cale »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    CALE1, subst. fém.

    I.?
    A.? Vx. Action d'immerger.
    ? CODE PÉNAL MAR. Châtiment (supprimé en 1848) qui consistait à attacher un matelot à la grande vergue et à le plonger plusieurs fois dans la mer. Donner la cale; il a été condamné à la cale (Ac. 1798-1878). Le châtiment de la cale qu'on inflige aux matelots (Chamfort, Caractères et anecdotes,1794, p. 91).
    ? P. ext. Donner la cale. Plaisanterie qui consiste à décrocher un hamac en faisant tomber la personne qui s'y trouve.
    Rem. Attesté ds Nouv. Lar. ill.-Lar. encyclop., Quillet 1965.
    B.? P. méton. Ce qui sert à immerger.
    ? PÊCHE. ,,Plomb fixé au-dessus de l'hameçon sur une ligne servant à pêcher la morue. Au plur. cales. Plombs fixés au bas d'un filet et qui maintiennent celui-ci sur le fond`` (Gruss 1952).
    Rem. Attesté ds Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e, DG, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill., Quillet 1965.
    II.? MARINE
    A.? Partie la plus basse à l'intérieur de la partie immergée d'un navire. Cale à marchandises, à bagages; fond de cale; décharger la cale d'un navire :
    1. Dans l'antre [du sinistre vaisseau] d'où sortait son vaste mouvement Au fond d'une fournaise on voyait vaguement Des êtres ténébreux marcher dans des nuées D'étincelles, parmi les braises remuées; Et pour âme il avait dans sa cale un enfer. Hugo, La Légende des siècles,t. 2, 1859, p. 807.
    ? En partic.
    1. Compartiment situé sous le pont et destiné à emmagasiner la cargaison (d'apr. Le Clère 1960) :
    2. Des files de nègres, sur la rive, trimaient à la chicotte, en train de décharger, cale après cale, les bateaux jamais vides, ... Céline, Voyage au bout de la nuit,1932, p. 162.
    ? P. ext. [En parlant d'un avion] Cale à bagages :
    3. Les avions pour passagers présentent une plus grande envergure. Le Caudron 180 : (...). Il comporte une cabine pour 10 passagers, un lavabo, une cale à bagages. A. Albitreccia, Ce qu'il faut connaître des grands moy. de transp.,1931, p. 135.
    2. Réduit où l'on enferme les marins punis. Quand je suis sorti, Olready faisait vingt-deux jours de cale (E. et J. de Goncourt, Journal,1872, p. 869).
    ? P. anal. :
    4. Il [le pion] m'a mis aux arrêts; ? il m'a enfermé lui-même dans une étude vide, ... Dans une fente, un livre : (...) Robinson Crusoe (...) je suis resté penché sur les chapitres sans lever la tête, ... La faim me vient : j'ai très faim. Vais-je être réduit à manger ces rats que j'entends dans la cale de l'étude? J. Vallès, Jacques Vingtras,L'Enfant, 1879, p. 114.
    3. Loc. À fond de cale. Au fond de la cale. On mit les prisonniers à fond de cale (Ac.1835-78).... les pauvres bougres qui ramaient à fond de cale (Mille, Barnavaux et quelques femmes...,1908, p. 309).
    ? P. métaph. :
    5. On imagine très bien, dans cette famille si ancienne, un grand seigneur blond doré, intelligent, doué de tous les prestiges et recélant à fond de cale un goût secret, ignoré de tous, pour les nègres. Proust, Le Temps retrouvé,1922, p. 705.
    ? Pop., fam. Être à fond de cale. Être à bout de ressources.
    B.? CONSTR. MAR.
    1. Quai incliné construit en partie sous l'eau et qui permet le chargement et le déchargement. Cale du port. Au milieu de ce tumulte, René, escorté d'un détachement de soldats de marine, débarque à la cale du port (Chateaubriand, Les Natchez,1826, p. 354):
    6. ... je me suis senti soudain un incroyable vague à l'âme. Goût d'une ville d'Asie, dévalant sur les eaux dans le fouillis de ses jonques, comme la cale d'un port dans sa crème de bouchons et de bois flottés, ... Gracq, Un Beau ténébreux,1945, p. 39.
    2. Chantier en plan incliné pour la construction et le lancement d'un bateau, ou sa mise à sec en vue de sa réparation. Cale de construction, de lancement, de halage, de radoub; cale sèche (cf. A. Albitreccia, Ce qu'il faut connaître des grands moy. de transp., 1931, p. 121 et H. Le Masson, La Mar., 1951, p. 92) :
    7. ... au bout de huit mois de séjour à la mer, un navire en fer peut perdre le tiers de sa vitesse. Il doit donc passer en cale sèche tous les huit mois pour être gratté et repeint, ... M. Benoist, F. Pettier, Les Transp. mar.,1961, p. 82.
    Prononc. et Orth. : [kal]. Ds Ac. 1694-1932. Homon. cal. Étymol. et Hist. A. Mar. [Début xiiies. El fonz de cale (Folie Tristan de Berne, éd. E. Hoepffner, 373); cependant cale est une correction pour fale, proposée par A. Tobler ds Z. rom. Philol., t. 11, 1888, p. 279, suivie par Gdf. et T.-L., contestée par J. Bédier, éd. Folie Tristan, note au vers 375, B. E. Vidos ds Z. fr. Spr. Lit., t. 57, 1933, pp. 2-4 et par J. Horrent ds Le Moyen Âge, t. 42, 1946, pp. 60-65 qui reconnaît cependant la difficulté de trouver un sens plausible à fale « gosier, jabot, estomac, poitrine » dans le passage de la Folie Tristan]; 1671 [et non 1606] (Pomey). B. 1694 (Corneille : ... cale ... lieu fait en talus, où l'on monte, et d'où l'on descend sans marche); 1700 mar. « partie inclinée d'un quai, destinée à faciliter l'embarquement ou le débarquement des marchandises » (cité ds Nouv. archives de l'art. fr., 1922, 13 ds IGLF Techn.). Déverbal de caler1* « descendre, s'enfoncer » [on descend les marchandises dans la cale]; l'hyp. d'un intermédiaire prov. calo, déverbal de calar « abaisser », v. caler1(Vidos, loc. cit., p. 2; FEW t. 2, 1, p. 61b, note 2; Bl.-W.5) est possible, bien que le subst. prov. ne semble pas attesté aux sens A et B av. Mistral; celle d'un intermédiaire ital. (EWFS2; DEI) semble à écarter, cala, non attesté dans ces mêmes sens av. Carena [1778-1849] ds Batt., étant lui-même un gallicisme d'apr. Vidos, loc. cit. Bbg. Gottsch. Redens. 1930, p. 263.


    CALE2, subst. fém.

    Morceau de bois, de fer, etc., qu'on place sous ou contre un objet quelconque, afin de le mettre d'aplomb ou de l'immobiliser. Mettre une cale sous un meuble, sous les roues d'un véhicule; mettre une automobile sur cales :
    ... il [le Directeur] se contentait, à cause de moi, d'inspecter de loin si tout allait bien, et d'un regard, de faire mettre une cale sous un pied de la table qui n'était pas d'aplomb. Proust, Sodome et Gomorrhe,1922, p. 1084.
    ? Arg. Se lester la cale. ,,Boire et manger`` (France 1907).
    Prononc. et Orth. : [kal]. Ds Ac. 1718-1932. Homon. cal. Étymol. et Hist. 1611 (Cotgr.). Prob. empr. à l'all. Keil « coin, cale » (Brüch ds Z. rom. Philol., t. 38, p. 697; FEW t. 16, p. 311; Bl.-W.5), peut-être par l'intermédiaire du mosellan [dial. germ. de Moselle] kall où la diphtongue a été réduite à la voyelle a (FEW). ? L'hyp. d'une dér. régr. de caler2* (REW3, no4686a; J. Hubschmid ds Vox rom., t. 8, 1945-46, p. 136, note 3; EWFS2) fait difficulté du point de vue chronol.; v. ds FEW, loc. cit., p. 313a, note 6, la réfutation des arguments de Hubschmid. Bbg. Colomb. 1952/53, pp. 240-241. ? Termes techn. fr. 1972, p. 128.


    CALE3, subst. fém.

    Vx. ,,Coiffure de femme ou d'homme, petit bonnet à brides; au xvie, ce bonnet se porta sans brides`` (Leloir 1961).
    Prononc. et Orth. : [kal]. Ds Ac. 1694-1740. Homon. cal. Étymol. et Hist. xiies. « filet pour retenir les cheveux, sorte de coiffe » (Adam Du Petit Pont, De utensilibus..., 91, 32 ds T.-L.); 1374 « sorte de bonnet » (Ol. de La Marche, Mém., t. I, ch. 1, p. 194 ds Gdf. Compl.); Rich. 1680 note ,,ces sortes de cales commencent à n'être plus en usage``. Terme du nord-est du domaine gallo-rom. (Champagne, Bourgogne, Franche-Comté, FEW t. 17, p. 79a), d'orig. obsc.; ? soit dér. régr. de calotte* (REW3, no1536; EWFS2), bien que cette hyp. fasse difficulté des points de vue chronol. et géogr.; ? soit issu par métonymie de l'a. fr. écale au sens de « brou, enveloppe extérieure de la noix » (FEW, loc. cit.; v. aussi Spitzer ds Z. rom. Philol., t. 43, 1923, p. 341), v. écale; dans cette seconde hyp., calotte* serait ou bien dér. de cale, ou bien un mot différent. Bbg. Rigaud (A.). La Vraie Cour des Miracles. Vie Lang. 1969, p. 336 (s.v. calle). ? Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 6, 146, 199; t. 2 1972 [1925], p. 239; t. 3 1972 [1930], p. 108.


    CALE4, subst. fém.

    Vx. ,,Abri entre deux pointes de terre ou de rocher`` (Ac. 1798-1878). Le vaisseau battu de la tempête se sauva dans une cale (Ac. 1798-1878). Synon. mod. crique.
    Rem. Attesté ds la plupart des dict. gén. du xixesiècle.
    Prononc. et Orth. : [kal]. Ds Ac. 1694-1878. Homon. cal. Étymol. et Hist. 1606 « abri naturel, petit port » (Nicot), qualifié de ,,vx`` par Ac. 1835. Empr. à l'a. prov. cala de même sens (Deudes de Prades, Poëme sur les Vertus, xiiies. ds Rayn.) qui remonte lui-même à la base préindo-européenne *cala, v. calanque.
    STAT. ? Cale1, 2, 3 et 4. Fréq. abs. littér. : 211. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 239, b) 381; xxes. : a) 310, b) 293.


    Wiktionnaire


    Nom commun 1 - français

    cale \kal\ féminin

    1. (Marine) La partie la plus basse dans l'intérieur d'un bâtiment ; compartiment où sont stockées différentes marchandises.
      • Le bâtiment fut exploré de la cale à la dunette (ce qui, en langage terre à terre, se traduit par "de la cave au grenier"). (San Antonio, Trempe ton pain dans la soupe , S-A 173 , Fleuve noir, 1999)
      • Si une cale contient ces matières en vrac ou sans emballage, le conducteur doit s'assurer quotidiennement aux puisards et aux tuyauteries des pompes qu'aucune eau n'a pénétré dans les fonds de cale. (Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par voies de navigation intérieures (ADN), ONU, 2003, vol.1, page 253)
      • Au XVIIIe siècle, un Européen en voyage au Mozambique s'enquiert auprès d'un groupe d'esclaves qu'on s'apprête à charger dans la cale d'un bateau de ce qui, à leur avis, les attend : « Ils nous ont achetés et nous embarquent pour nous manger », répondent les esclaves. (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, p. 320)

    Nom commun 4 - français

    cale \kal\ féminin

    1. (Habillement) Ancien bonnet de femme couvrant les oreilles avec le dessus plat.
    2. (Habillement) Casquette pour homme ne couvrant que le haut de la tête.

    Nom commun 3 - français

    cale \kal\ féminin

    1. (Marine) Partie d'un quai qui forme une pente douce jusqu'au bord de l'eau et qui facilite le chargement et le déchargement des bateaux.
      • Jean Donnard et Pierre Kerhuon embarquaient les filets dans la chaloupe, amarrée au quai, près de la cale qu'ensanglantaient des débris de poissons fraîchement éventrés. (Octave Mirbeau, Les eaux muettes )
      • Les vagues sautaient sur le pavé de la cale où le bateau bondissait en cognant sa quille. (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 184, 2012)
    2. (Marine) Espace plan, incliné vers le rivage, dans un chantier de construction, sur lequel on construit ou l'on répare les bâtiments et d'où ils sont ensuite lancés à l'eau.
      • Très sportivement les frères Darrel, qui avaient pris part par deux fois à la course New-York-îles Bermudes à bord de leur yawl Dainty, m'offrirent leur cale de halage pour mettre à sec. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    3. (Marine)(Vieilli) Crique.

    Nom commun 2 - français

    cale \kal\ féminin

    1. Pièce que l'on place sous un objet pour lui donner de l'aplomb, pour le mettre à niveau ou pour l'empêcher de bouger.
      • ?il [le Directeur] se contentait, à cause de moi, d'inspecter de loin si tout allait bien, et d'un regard, de faire mettre une cale sous un pied de la table qui n'était pas d'aplomb. (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, 1922)
      • Maillat se souvint de son propre garage à Primerol. Il n'était guère plus grand que celui-ci, et en ce même moment, son auto à lui s'y trouvait, sur cales elle aussi, et recouverte également d'un vieux drap jauni, retenu aux quatre coins par des ficelles. (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 90)
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    CALE. n. f.
    T. de Marine. La partie la plus basse dans l'intérieur d'un bâtiment. La cale était pleine d'eau. Descendre dans la cale. Il se dit aussi de la Partie d'un quai qui forme une pente douce jusqu'au bord de l'eau et qui facilite le chargement et le déchargement des bateaux. Cette cale est commode. Mettre des marchandises sur la cale. Il se dit également, dans les chantiers de construction, d'un Espace plan, incliné vers le rivage, sur lequel on construit ou l'on répare les bâtiments et d'où ils sont ensuite lancés à l'eau. Cale de construction. Cale couverte.

    Littré

    CALE (ka-l') s. f.
    • 1Fond d'un navire ou partie la plus basse qui entre dans l'eau, et qui s'étend de la poupe à la proue. Le mousse courait se cacher à fond de cale en poussant des cris, Chateaubriand, Génie, I, V, 4.

      Fig. Être à fond de cale, n'avoir plus le sou.

    • 2La partie inclinée d'un port pour le chargement d'un bateau. René, escorté d'un détachement de soldats de marine, débarque à la cale du port, Chateaubriand, Natch. II, 202.
    • 3Plan incliné vers la mer servant à construire ou à réparer les bâtiments. Cale de construction, cale couverte, cale où le navire en construction est à l'abri.
    • 4Cale, châtiment de mer, qui consiste à laisser tomber plusieurs fois le coupable dans l'eau, par le moyen d'un cordage auquel il est attaché avec un bâton entre les jambes. La cale sèche est lorsqu'on ne le fait tomber que jusqu'à la surface de l'eau sans qu'il en soit mouillé. Donner la cale.
    • 5Anciennement, crique, abri entre deux pointes de terre ou de rocher.
    • 6Plomb qui fait enfoncer l'hameçon pour la pêche de la morue.
    Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

    Encyclopédie, 1re édition

    CALE, s. f. (en Architecture.) est un petit morceau de bois mince qui détermine la largeur du joint de lit d'une pierre. Mettre une pierre sur cales, c'est la poser sur quatre cales, de niveau & à demeure, pour ensuite la ficher avec un mortier fin. On se sert quelquefois de cales de cuivre ou de plomb pour poser le marbre. (P)

    Cale, fond de cale, (Marine.) c'est la partie la plus basse d'un navire qui entre dans l'eau, sous le franc tillac ; elle s'étend de poupe en proue. Le fond de cale comprend tout l'espace compris depuis la carlingue jusqu'au franc tillac ou premier pont. C'est le lieu où l'on met les munitions & les marchandises. Voyez Planche IV. fig. 1. n°. 31. le fond de cale & sa distribution, ses cloisons & séparations. Il n'y a point d'usage particulier pour sa distribution, qui se fait suivant la destination du bâtiment.

    On tient le fond de cale plus large dans les vaisseaux qu'on destine pour charger à cueillette ou au quintal, que dans les autres ; parce que la diverse m aniere des paquets, des tonneaux, des caisses, & de toutes les choses qu'on y charge, fait qu'il est plus difficile de les bien arrimer. Voyez Arrimer, Arrimage, Cueillette

    Dans le combat, si l'on a des prisonniers ou des esclaves contre lesquels on doive être en garde, on les enferme sous le tillac dans le fond de cale.

    Cale, donner la cale, (Marine.) c'est une sorte d'estrapade en usage parmi les gens de mer, à laquelle on condamne ceux de l'équipage qui sont convaincus d'avoir volé, blasphémé, ou excité quelque révolte. Il y a la cale ordinaire & la cale seche : lorsqu'on donne la cale ordinaire, on conduit le criminel vers le plat bord, au-dessous de la grande vergue, & là on le fait asseoir sur un bâton qu'on lui passe entre les jambes, afin de le soulager ; il embrasse un cordage auquel ce bâton est attaché, & qui répond à une poulie suspendue à un des bouts de la vergue. Ensuite trois ou quatre matelots hissent cette corde le plus promptement qu'ils peuvent, jusqu'à ce qu'ils ayent guindé le patient à la hauteur de la vergue ; après quoi ils lâchent le cordage tout-à-coup ; ce qui le précipite dans la mer. Quelquefois quand le crime est tel qu'il fait condamner celui que l'on veut punir, à une chûte plus rapide, on lui attache un boulet de canon aux piés. Ce supplice se réitere jusqu'à cinq fois, selon que la sentence le porte. On l'appelle cale seche, quand le criminel est suspendu à une corde raccourcie, qui ne descendant qu'à quelques piés de la surface de l'eau, empêche qu'il ne plonge dans la mer ; c'est une espece d'estrapade. Ce châtiment est rendu public par un coup de canon qu'on tire, pour avertir tous ceux de l'escadre ou de la flotte d'en être les spectateurs.

    Donner la grande cale, ou donner la cale par-dessous la quille, (Marine.) c'est une sorte de punition qu'on pratique à la mer parmi les Hollandois : on mene le coupable au bord du vaisseau, & on y attache une corde, au milieu de laquelle il est lié par le milieu du corps, ou bien on amene la vergue sur le vibord, & ayant mis le coupable sur le bout, on y attache la corde. Autour de son corps on met quelque chose de pesant, ou bien on l'attache à ses piés ; la corde est aussi longue qu'il faut pour passer sous la quille du vaisseau ; un des bouts en est tenu de l'autre côté par quelques-uns des plus forts matelots de l'équipage, & l'autre bout est celui qui est attaché au vibord ou à la vergue. Le coupable, à l'ordre qu'en donne le quartier-maître, étant jetté à la mer ; ceux qui tiennent la corde à l'autre bord du vaisseau, la tirent le plus vîte qu'ils peuvent, desorte qu'il passe avec une grande rapidité dans l'eau sous la quille. On recommence même quelquefois, & on le jette autant de fois que la sentence le porte. Ce châtiment est rude & dangereux ; car le moindre défaut de diligence ou d'adresse de la part de ceux qui tirent la corde, ou quelqu'autre petit accident, peut être cause que celui qu'on tire, se rompe ou bras ou jambes, & même le cou ; aussi l'on met ce chatiment au rang des peines capitales. (Z)

    Cale, (Marine.) c'est un abri sur la côte. Voyez Calangue.

    Cale, se dit encore d'un terrein creusé d'une certaine longueur & largeur dans un chantier de construction, préparé en pente douce, & s'étendant jusque dans la mer pour tirer les vaisseaux à terre lorsqu'il est question de les radouber.

    On a long-tems agité en France si les cales étoient plus avantageuses pour la construction que les formes : mais les formes paroissent l'avoir emporté. Le principal inconvénient que l'on trouve dans les cales, c'est que le vaisseau est en danger de tomber sur le côté quand on le tire sur la cale, ou qu'on le remet à l'eau ; & quand le navire reste sur la cale, il ne peut être soûtenu que par des coittes, qui ne pouvant aller d'un bout à l'autre du vaisseau, à cause du relevement des façons de l'arriere & de l'avant, n'en soûtiennent qu'une partie, pendant que le devant & le derriere qui ne sont soûtenus de rien souffrent beaucoup. D'ailleurs la cale étant plus étroite que le vaisseau, on ne peut l'épontiller d'un bout à l'autre. Ces inconvéniens ne se rencontrent point dans la forme.

    Pour qu'une cale soit dans sa perfection, il faut que le fond en soit fort solide & extrèmement uni, conservant une pente douce & égale d'environ 6 à 8 lignes par pié ; desorte qu'elle devient extrèmement longue, & peut avoir environ 600 piés de long sur 25 à 30 piés de large. Il faut qu'elle s'étende sous l'eau de façon qu'il y ait au moins 21 piés d'eau au bout, afin qu'un navire se puisse porter tout entier sur la cale, & que la quille touche d'un bout à l'autre dans le même moment ; car un vaisseau dont une partie touche & l'autre est flot, souffre beaucoup. Pour rendre le fond de la cale solide, on le fait de grandes caisses maçonnées qu'il faut avoir attention de poser de façon que le niveau de la pente soit bien conservé ; la caisse du bout qui est la plus avant sous l'eau, est fort difficile à enfoncer. On met sur ce fond un grillage de bois qu'on appelle échelle, qui sert à faire glisser le vaisseau & y établir des coulisses pour le tirer droit & l'empêcher de varier. On se sert de plusieurs cabestans pour tirer le vaisseau sur la cale, & d'un bâtis de charpente qu'on appelle berceau. Il faut pour le service d'une cale, une échelle, trois berceaux, un pour les grands vaisseaux, un pour les moyens, & un pour les petits, & plusieurs cabestans.

    Cale, (Marine.) ce mot se dit enfin d'un plomb dont on se sert pour faire enfoncer l'hameçon au fond de l'eau dans la pêche de la morue.

    Cale, (Marine.) terme de commandement qui se fait pour laisser tomber tout d'un coup ce que l'on tient suspendu. Cale-tout. (Z)

    Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

    Étymologie de « cale »

    Provenç. espagn. et ital. cala. On a dit que cale était pour escale, échelle, relâche?; et en effet tous les sens de cale peuvent s'entendre d'une descente?; mais comme ce sens appartient aussi au verbe caler, il est plus naturel de tirer cale de caler 1. Ajoutez que l'italien calata, qui vient certainement de calare, exprime cette descente même.

    Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

    (Nom commun 1) (XIIIe siècle) Déverbal sans suffixe de caler, « descendre, s'enfoncer » : on descend les marchandises dans la cale du : grec ancien ?????, kalan (« descendre »), par l'intermédiaire du latin chalar, de l'arabe ????, kallâ (« mouillage sûr »)?[1].
    (Nom commun 2) (1611) De l'allemand Keil (« coin, cale »), peut-être par l'intermédiaire du vieux-francique mosellan kall où la diphtongue a été réduite à la voyelle \a\.
    (Nom commun 3) (1606) Apparait avec le sens de « abri naturel, petit port ». Emprunt à l'occitan cala (« abri, port ») ? voir calanque qui lui est apparenté.
    (Nom commun 4) Du vieux-francique *skalja («coquille, écaille») ?[2], probablement par analogie de forme.
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    CALE1, subst. fém.
    Étymol. et Hist. A. Mar. [Début xiiies. El fonz de cale (Folie Tristan de Berne, éd. E. Hoepffner, 373); cependant cale est une correction pour fale, proposée par A. Tobler ds Z. rom. Philol., t. 11, 1888, p. 279, suivie par Gdf. et T.-L., contestée par J. Bédier, éd. Folie Tristan, note au vers 375, B. E. Vidos ds Z. fr. Spr. Lit., t. 57, 1933, pp. 2-4 et par J. Horrent ds Le Moyen Âge, t. 42, 1946, pp. 60-65 qui reconnaît cependant la difficulté de trouver un sens plausible à fale « gosier, jabot, estomac, poitrine » dans le passage de la Folie Tristan]; 1671 [et non 1606] (Pomey). B. 1694 (Corneille : ... cale ... lieu fait en talus, où l'on monte, et d'où l'on descend sans marche); 1700 mar. « partie inclinée d'un quai, destinée à faciliter l'embarquement ou le débarquement des marchandises » (cité ds Nouv. archives de l'art. fr., 1922, 13 ds IGLF Techn.). Déverbal de caler1* « descendre, s'enfoncer » [on descend les marchandises dans la cale]; l'hyp. d'un intermédiaire prov. calo, déverbal de calar « abaisser », v. caler1(Vidos, loc. cit., p. 2; FEW t. 2, 1, p. 61b, note 2; Bl.-W.5) est possible, bien que le subst. prov. ne semble pas attesté aux sens A et B av. Mistral; celle d'un intermédiaire ital. (EWFS2; DEI) semble à écarter, cala, non attesté dans ces mêmes sens av. Carena [1778-1849] ds Batt., étant lui-même un gallicisme d'apr. Vidos, loc. cit.

    cale au Scrabble


    Le mot cale vaut 6 points au Scrabble.

    cale

    Informations sur le mot cale - 4 lettres, 2 voyelles, 2 consonnes, 4 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot cale au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

    SCRABBLE © est une marque déposée. Tous les droits de propriété intellectuelle du jeu sont détenus aux Etats-Unis et au Canada par Hasbro Inc. et dans le reste du monde par J.W. Spear & Sons Limited de Maidenhead, Berkshire, Angleterre, une filiale de Mattel Inc. Mattel et Spear ne sont pas affiliés à Hasbro.

    cale

    Les rimes de « cale »


    On recherche une rime en AL .

    Les rimes de cale peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en al

    Rimes de terminal      Rimes de puerpérale      Rimes de uninominales      Rimes de colloïdale      Rimes de générales      Rimes de architecturale      Rimes de subtropicale      Rimes de shogunal      Rimes de épiscopale      Rimes de inaugurale      Rimes de ovoïdal      Rimes de carnaval      Rimes de hélicoïdal      Rimes de râle      Rimes de domanial      Rimes de atonale      Rimes de vaginale      Rimes de foetal      Rimes de décennale      Rimes de polygonal      Rimes de spinale      Rimes de prairial      Rimes de monumentale      Rimes de dominicale      Rimes de stomacal      Rimes de tibial      Rimes de zénithales      Rimes de familiale      Rimes de anormale      Rimes de spatiale      Rimes de illégale      Rimes de mentale      Rimes de abyssale      Rimes de expérimentales      Rimes de septentrionale      Rimes de triomphales      Rimes de inégale      Rimes de primal      Rimes de negro spirituals      Rimes de baptismale      Rimes de vicinales      Rimes de proximale      Rimes de pariétal      Rimes de grammaticales      Rimes de communale      Rimes de calles      Rimes de morales      Rimes de arousal      Rimes de bilatéral      Rimes de totale     

    Mots du jour

    terminal     puerpérale     uninominales     colloïdale     générales     architecturale     subtropicale     shogunal     épiscopale     inaugurale     ovoïdal     carnaval     hélicoïdal     râle     domanial     atonale     vaginale     foetal     décennale     polygonal     spinale     prairial     monumentale     dominicale     stomacal     tibial     zénithales     familiale     anormale     spatiale     illégale     mentale     abyssale     expérimentales     septentrionale     triomphales     inégale     primal     negro spirituals     baptismale     vicinales     proximale     pariétal     grammaticales     communale     calles     morales     arousal     bilatéral     totale     


    Les citations sur « cale »

    1. Une fois arrivé à la maison, Mère Thérésa me propos un D'Joe Dassin, une spécialité locale considérée comme étant le meilleur des thés indiens. Servi avec des fraises Tagada Tagada, c'est délicieux ! Pour ceux qui aiment les milliardises, il est trader d'y résister...

      Auteur : Stéphane De Groodt - Source : Voyage en absurdie (2013)


    2. Les escales se succédaient, toutes semblables et différentes. Partout brillaient les feux d'une harpe, partout l'hégémonie diffuse du maître des mailles rappelait au Nomade sa condition de paria.

      Auteur : Stéphane Boillot-Cousin, dit Johan Heliot - Source : La Harpe des Etoiles (2003)


    3. Elle se dit avec tristesse qu'à mesure qu'on vieillissait, on devenait de plus en plus pressé et que le temps s'écoulait de plus en plus vite, les mois se bousculant pour prendre la place du précédent et les années disparaissant du calendrier avant de sombrer dans le passé.

      Auteur : Rosamunde Pilcher - Source : September (2004)


    4. Retraite à cinquante-cinq ans : s'il faut accorder à tous les français la même chose qu'aux routiers, on va tous se retrouver avec un calendrier de gonzesses à poil.

      Auteur : Laurent Ruquier - Source : Il faut savoir changer de certitudes (1999)


    5. Changer de siècle ne signifie après tout qu'un jour de plus dans le flot ininterrompu de nos ridicules calendriers humains.

      Auteur : Monique Proulx - Source : Sans référence


    6. Avis d'imposition des mains : Déclaration fiscale d'un magnétiseur

      Auteur : Marc Escayrol - Source : Mots et Grumots (2003)


    7. Homéopathe: L'humoriste de la profession médicale.

      Auteur : Ambrose Bierce - Source : Le Dictionnaire du Diable (1911)


    8. Mais profites-en, parce qu'avec l'ADN, les empreintes digitales et les ondes vocales, si tu ajoutes les réseaux sociaux et bientôt les analyses de l'odeur corporelle, ton flair sera comme un vieil outil dépassé. Une sorte de Minitel.

      Auteur : Olivier Norek - Source : Surtensions (2016)


    9. Quand il voulait indiquer que quelques débiteurs ne s'acquitteraient jamais, il disait qu'ils «s'acquitteraient aux calendes grecques».

      Auteur : Suétone - Source : Vies des Douze Césars, Auguste, LXXXVII


    10. Au dos du premier album des Clash, il est écrit : Enregistrer des cassettes tue l'industrie musicale. Oh ! Wow.

      Auteur : Kurt Donald Cobain - Source : Le journal de Kurt Cobain (2002)


    11. Rien ne se construit, ne se fait, ne s'invente, sinon dans la paix relative, dans une petite poche de paix locale rare maintenue au milieu de la dévastation universelle produite par la guerre perpétuelle.

      Auteur : Michel Serres - Source : Les cinq sens (1985)


    12. Une année à Buchenwald m'avait appris concrètement ce que Kant enseigne, que le Mal n'est pas l'inhumain, mais, bien au contraire, une expression radicale de l'humaine liberté.

      Auteur : Jorge Semprún - Source : Le mort qu'il faut (2001)


    13. Beaucoup moins de femmes se coucheraient si elles pouvaient obtenir verticalement les compliments qu'elles obtiennent allongées.

      Auteur : André Malraux - Source : Sans référence


    14. Il faut prononcer le diagnostic avant d'accomplir l'opération chirurgicale. Il faut toujours justifier le sang qu'on va faire couler. Et nous ne voulons pas que le couteau blesse les parties qui doivent être sauvées.

      Auteur : George Jackson - Source : Les Frères de Soledad


    15. L'année ne commence pas le 1er janvier, elle commence le 21 mars. Par quelle aberration a-t-on pu détacher ainsi le calendrier humain de la grande horloge cosmique qui règle la ronde des saisons ?

      Auteur : Michel Tournier - Source : Le Roi des Aulnes (1970)


    16. Il n'y avait dans ce lieu qu'une calebasse pour puiser de l'eau.

      Auteur : François-René de Chateaubriand - Source : Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert (1801)


    17. Une année, le printemps arriva avec une avance si démesurée par rapport au calendrier que l'hiver, d'ordinaire opiniâtre, n'avait pas cherché à pérorer : il avait immédiatement abdiqué face à tant d'insolence. Heureusement pour lui car son combat eût été sans issue

      Auteur : Guy Boley - Source : Fils du feu


    18. Certes je ne participais pas aux exécutions, je ne commandais pas des pelotons ; mais cela ne changeait pas grand-chose, car j'y assistais régulièrement. J'aidais à les préparer et ensuite je rédigeais des rapports ; en outre, c'était un peu par hasard que j'avais été affecté au Stab plutôt qu'aux Teilkommandos. Et si l'on m'avait donné un Teilkommando, aurais-je pu, moi aussi, comme Nagel ou Häfner, organiser des rafles, faire creuser des fosses, aligner des condamnés, et crier « Feu ! » ? Oui, sans doute. Depuis mon enfance, j'étais hanté par la passion de l'absolu et du dépassement des limites ; maintenant, cette passion m'avait mené au bord des fosses communes de l'Ukraine. Ma pensée, je l'avais toujours voulue radicale ; or l'État, la Nation avaient aussi choisi le radical et l'absolu ; comment donc, juste à ce moment-là, tourner le dos, dire non, et préférer en fin de compte le confort des lois bourgeoises, l'assurance médiocre du contrat social ? C'était évidemment impossible. Et si la radicalité, c'était la radicalité de l'abîme, et si l'absolu se révélait être le mauvais absolu, il fallait néanmoins, de cela au moins j'étais intimement persuadé, les suivre jusqu'au bout, les yeux grands ouverts.

      Auteur : Jonathan Littell - Source : Les Bienveillantes (2006)


    19. L'île est la certitude de l'irrédemption. La preuve de l'incapacité. L'île est le dernier ponton, la dernière escale avant rien.

      Auteur : J. M. G. Le Clézio - Source : Tempête (2014)


    20. Dans une partition musicale, les silences sont signifiés, comme les notes, et ils portent des noms qui renvoient au souffle : respirations, pauses, soupirs, qui se déclinent en demi-soupirs, quarts de soupir.

      Auteur : Sylvie Germain - Source : Quatre actes de présence (2011)


    21. Bonne idée que celle de supprimer quelques dates d'un calendrier festif surchargé. Et pas seulement pour réactiver la productivité nationale. Mais aussi parce qu'il est cruel de célébrer deux fois par an la déroute de gens qui sont devenus nos amis.

      Auteur : Philippe Bouvard - Source : Mille et une pensées (2005)


    22. La Résistance avait été une mobilisation de l'énergie française; elle devait d'abord le redevenir, sous peine de n'être plus qu'une amicale d'anciens combattants.

      Auteur : André Malraux - Source : Antimémoires (1967)


    23. Devant la mort nous serons comme à notre naissance, radicalement privés de toute puissance.

      Auteur : Christian Bobin - Source : Ressusciter (2001)


    24. Les arbres ont une luxuriance tropicale, des lianes s'y enchevêtrent et les branches sont voilées de mousses espagnoles; dans leur ombre paressent ces lentes rivières aux eaux molles, qu'on appelle ici des bayous.

      Auteur : Simone de Beauvoir - Source : L'Amérique au jour le jour (1948)


    25. Le jour où nous consentons à un peu de bonté est un jour que la mort ne pourra plus arracher au calendrier.

      Auteur : Christian Bobin - Source : Ressusciter


    Les citations sur cale renforcent la crédibilité et la pertinence de la définition du mot cale en fournissant des exemples concrets et en montrant l'utilisation d'un terme par des personnes célèbres. Elles peuvent également renforçer la compréhension du sens d'un terme et en ajoutant une dimension historique.

    Les mots proches de « cale »

    CalCal- ou cali-CalabariserCaladion ou caladiumCalaganeCalamagrostisCalambacCalamentCalamineCalamistrerCalamiteCalamiteCalamitéCalamiteusementCalamiteux, euseCalandreCalandreCalandreCalapiteCalcaireCalcanéumCalcédoineCalcicoleCalcifugeCalcinCalcinableCalcinationCalciné, éeCalcinerCalculCalculant, anteCalculateurCalculatif, iveCalculerCalculeux, euseCaleCaleCalebasseCalebayeCalècheCaléchierCaleçonCalemandeCalembourCalendesCalendrierCalepinCalerCalfatCalfater

    Les mots débutant par cal  Les mots débutant par ca

    calcalacalabraiscalabraiscalabraisesCalacucciaCalacucciacaladecalaicalaientcalaisCalaisCalaisCalaisCalaisCalaiscalaisienscalaisoncalaitCalamanecalamarcalamarscalamecalamescalaminecalaminescalamistrecalamistrécalamistréecalamistréscalamitacalamitaitcalamitécalamitécalamitéscalamiteusecalamiteusescalamiteuxCalancalanchaientcalanchaiscalanchecalanchécalanchercalandrecalandreCalanhelcalanquecalanquescalant

    Les synonymes de « cale»

    Les synonymes de cale :

      1. béquille
      2. canne
      3. support
      4. soutien
      5. étai
      6. étançon
      7. tin
      8. appui
      9. pilier
      10. soutènement
      11. tasseau
      12. crémaillère

    synonymes de cale

    Fréquence et usage du mot cale dans le temps


    Évolution historique de l’usage du mot « cale » avec Google Books Ngram Viewer qui permet de suivre l’évolution historique de l'usage du mot cale dans les textes publiés.



    Classement par ordre alphabétique des définitions des mots français.


    Une précision sur la définition de Cale ?


    Etendez votre recherche avec le dictionnaire des définitions :

    Citations cale     Citation sur cale   Poèmes cale   Proverbes cale   Rime avec cale    Définition de cale  


    Définition de cale présentée par dicocitations.com. Les définitions du mot cale sont données à titre indicatif et proviennent de dictionnaires libres de droits dont Le Littré, le Wiktionnaire, et le dictionnaire de l'Académie Française.



    Les informations complémentaires relatives au mot cale notamment les liens vers les citations sont éditées par l’équipe de dicocitations.com. Ce mot fait partie de la catégorie des mots français de 4 lettres.

    Page modifiée le mardi 03 février 2026 07:30:29