La définition de Nous du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Nous
Nature :
Prononciation : noû ; l's se lie : noû-z avons
Etymologie : Bourguig. no ; picard, nos ; wallon, noisez ; provenç. nos ; espagn. et portug. nos ; ital. noi ; du latin nos ; grec au duel, sanscr. nas.

Voir les citations du mot NousSignification du mot Nous


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de nous de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec nous pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Nous ?


La définition de Nous

Nous sujet se place avant le verbe, excepté dans les phrases interrogatives. Nous partirons demain.


Toutes les définitions de « nous »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

NOUS. Pronom personnel des deux genres
, de la première personne du pluriel. Il s'emploie comme sujet, comme attribut et comme complément avec ou sans préposition. Nous, sujet, se place avant le verbe, sauf dans les phrases interrogatives où il le suit. Nous partons. Où allons-nous? Nous peut être attribut : C'est nous. Nous, complément direct ou complément indirect sans préposition, se place avant le verbe. Il nous regarde. Il nous parle. Nous regarde-t-il? Nous parle-t-il? Ne nous regardez pas. Ne nous parlez pas. Toutefois, dans les phrases impératives sans négation, il se place après le verbe. Regardez-nous. Parlez-nous. Nous, complément précédé d'une préposition, se met toujours après le verbe, l'adjectif ou l'adverbe auquel il se rapporte. Il parle de nous. Il est contre nous. On est content de nous. Il n'a rien dit relativement à nous. Je vous l'avouerai entre nous. Mais on dit familièrement, dans le sens de cette dernière phrase, Entre nous soit dit. Nous se répète lorsqu'on veut insister sur la personne, donner plus d'énergie à la phrase. Nous, nous n'oserions pas faire cela. Nous prétendons, nous, ne pas le faire. On nous a insultés, nous! On nous a fait cela, à nous! Il se place par répétition après deux ou plusieurs pronoms sujets du verbe et dont l'un est à la première personne. Vous et moi, nous sommes dans le même cas. Toi, lui et moi, nous avons été heureux de nous rencontrer à cette occasion. Nous se dit souvent pour désigner une Collectivité dont fait partie la personne qui parle, qu'il s'agisse de l'humanité, d'un pays, d'une province, d'une famille, ou encore de gens ayant en commun des idées, des croyances, une formation, des habitudes, etc. La Grèce et Rome nous ont apporté la civilisation. L'administration que l'Europe nous envie. Chez nous, À la maison, dans notre province, dans notre pays. Fam., Nous autres, Nous, de notre côté, Nous, tant que nous sommes de personnes du même côté, du même avis, du même rang. Vous allez jouer, nous autres nous allons à la promenade. Vous désirez une grande opulence, nous autres nous sommes contents d'avoir le nécessaire. Nous-mêmes. Voyez MÊME. Nous s'employait, au lieu du singulier Je ou Moi, par le roi dans les lois, dans les ordonnances, etc. : Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit. Il s'emploie encore par les évêques dans leurs mandements, et en général par les personnes qui ont caractère et autorité : Nous N., certifions. Nous N., déclarons. Un auteur, un orateur le dit quelquefois en parlant de lui-même. Dans cet emploi de Nous, l'adjectif ou le participe qui s'y rapporte se met au singulier. Il s'emploie aussi quelquefois, dans le style familier, au lieu du pronom personnel Il ou Elle. On l'a fait apercevoir plusieurs fois de sa faute, mais nous sommes opiniâtre, nous ne voulons pas nous corriger.

Littré

NOUS (noû?; l's se lie?: noû-z avons), pronom de la première personne au pluriel, qui est des deux genres, et qui sert soit de sujet soit de régime.
  • 1Nous sujet se place avant le verbe, excepté dans les phrases interrogatives. Nous partirons demain. Partirons-nous demain?? Soit que nous nous élevions, pour parler métaphoriquement, jusque dans les cieux?; soit que nous descendions dans les abîmes, nous ne sortons point de nous-mêmes?; et ce n'est jamais que notre propre pensée que nous apercevons, Condillac, Conn. hum. I, 1. Le singe, ayant des bras et des mains, s'en sert comme nous, mais sans songer à nous, Buffon, Quadrup. t. VII, p. 54.
  • 2Quelquefois, par une répétition qui donne de l'énergie à la phrase, on place nous, sujet, avant et après le verbe. Nous voulons, nous, que telle chose se fasse.
  • 3Nous, régime direct ou indirect, se place avant le verbe. Il nous conduit. Il nous a conduits. Il nous parlera. Il nous a parlé. Ne nous parlez pas. Ne nous reconduisez pas. Tout est en feu jusque sur les bords de la rivière de l'Oise?; nous pouvons voir de nos faubourgs [de Paris] la fumée des villages qu'ils [les ennemis] nous brûlent, Voltaire, Lett. 74.

    Il faut en excepter les phrases impératives sans négation. Parlez-nous. Regardez-nous.

  • 4Quand le verbe est réfléchi, nous régime se met avant le verbe. Nous nous convenions. Nous ne nous convenons pas. Ne nous fatiguons pas.

    Il faut excepter les phrases impératives sans négation. Aimons-nous.

  • 5Nous est aussi régime des prépositions. On est injuste envers nous. Une averse est tombée sur nous. Tout tourne contre nous. Entre nous soit dit. Nous plaignons le sort de l'enfance, et c'est le nôtre qu'il faudrait plaindre, nos plus grands maux nous viennent de nous, Rousseau, Émile, I.
  • 6Nous se dit collectivement pour exprimer nos compatriotes dans le présent et dans le passé. Plus d'un écrivain? ne fait point de difficulté de dire nous, nos aïeux, nos pères, quand il parle des Francs qui vinrent des marais delà le Rhin et la Meuse piller les Gaules et s'en emparer?; l'abbé Vély dit nous?; hé?! mon ami, est-il bien sûr que tu descendes d'un Franc?? pourquoi ne serais-tu pas d'une pauvre famille gauloise?? Voltaire, Pol. et législ. Comm. Espr. des lois, XXXIX. Rome autrefois nous [les habitants de la Gaule] trompa, nous désunit, nous massacra, nous enchaîna, Voltaire, Dict. phil. César.
  • 7 Familièrement. Nous autres, ce que nous sommes de personnes du même côté, du même avis, du même rang. Vous allez jouer?; nous autres nous allons à la promenade.

    Nous deux, vous et moi, lui et moi. De nous deux à l'instant que le coupable expire, Voltaire, Mahomet, V, 4.

  • 8Il s'emploie par répétition, avec deux pronoms dont l'un est de la première personne et l'autre de la deuxième ou de la troisième personne ou un substantif. Vous et moi nous partirons ensemble. Lui et moi nous parlerons pour vous. Mon ami et moi nous restons à la campagne. Il nous cherche vous et moi. Ma gloire loin d'ici vous et moi nous appelle, Racine, Mithr. II, 4. Songez-vous quel serment vous et moi nous engage?? Racine, Iphig. V, 2.
  • 9Lorsque nous, employé comme sujet ou comme régime, est joint à un autre nom qui concourt avec ce pronom à former le sujet ou le régime, il faut d'abord mettre nous avant le verbe, puis le répéter après ce verbe, sans préposition s'il est sujet ou régime direct, avec une préposition s'il est régime indirect, afin de le lier avec le nom qui concourt à former le sujet ou le régime. Nous partirons demain, nous et nos domestiques. Il nous a bien traités, nous et nos amis. Il nous a donné de l'argent, à nous et à nos compagnons.
  • 10Quand nous est suivi de qui, on accorde avec nous le verbe dont qui est le sujet. Quand nous, qui vivons sous des lois civiles, sommes contraints à faire quelque contrat que la loi n'exige pas, nous pouvons, à la faveur de la loi, revenir contre la violence, Montesquieu, Espr. XXVI, 20.
  • 11Il se prend dans un sens indéterminé. Il faut laisser ici des gens honnêtes, doux, Par nous-même choisis, qui dépendent de nous, Qui soient à nous, de nous qui lui parlent sans cesse, Collin D'Harleville, Vieux célib. II, 6.

    Dans ce sens, il peut se construire avec on. Au moins en pareil cas est-ce un bonheur bien doux, Quand on sait qu'on n'a point d'avantage sur nous, Molière, le Dép. II, 4. Et qu'on s'aille former un monstre plein d'effroi De l'affront que nous fait son manquement de foi, Molière, Éc. des f. IV, 8.

  • 12 Familièrement. Ce que c'est que de nous?! c'est-à-dire voyez quelle est la chétive condition de l'humanité. Il [un cheval] s'est jeté comme un furieux par-dessus les barres, et s'est crevé le c?ur?; j'ai dit en le voyant mort, comme M. de Montbazon?: voyez ce que c'est de nous, Sévigné, 460. Ce que c'est que de nous?! moi, cela me confond, Regnard, le Légat. V, 7. Avez-vous vu comme il parlait tout seul?? ce que c'est que de nous?! Beaumarchais, Barb. de Sév. III, 12.
  • 13Il s'emploie au lieu de je ou moi par les personnes qui ont caractère et autorité. Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit. Dire nous, quoiqu'on ne soit qu'un, lorsque celui qui parle est un souverain ou une personne constituée en dignité, et qu'elle fait un acte solennel de sa volonté ou de son autorité?: usage qui, je crois, prit naissance chez les empereurs romains, lorsqu'ils faisaient semblant de prendre conseil du sénat, et d'exprimer dans leurs édits une volonté collective, Marmontel, Élém. litt. ?uv. t. X, p. 365, dans POUGENS.

    Alors l'adjectif ou le participe qui y a rapport se met au singulier?: Nous, juge de paix soussigné, sommes convaincu, etc.

    Il se dit aussi pour je ou moi par une sorte d'emphase, et sans qu'il s'y attache aucune idée d'autorité. De notre grandeur seule ayons des c?urs jaloux, Ne vivons que pour nous, et ne pensons qu'à nous, Corneille, Oth. II, 4. ?Taisez-vous?; Je vous apprendrai bien s'il faut sortir sans nous, Molière, Éc. des mar. I, 2. Pyrrhus revient à nous?; eh bien, chère Cléone, Conçois-tu les transports de l'heureuse Hermione?? Racine, Andr. III, 3. C'est vous qu'on demande. - Eh bien, que nous veut-on?? Montfleury, Femme juge et part. III, 8. Je demande pourquoi, dans un écrit qui est l'ouvrage d'un seul homme, l'auteur, en parlant de lui-même, se croit obligé de dire nous, Marmontel, Élém. litt. ?uv. t. X, p. 371.

  • 14 Familièrement, il s'emploie au lieu de il ou elle. On l'a fait apercevoir de sa faute, mais nous ne voulons pas nous corriger, nous sommes opiniâtre.
  • 15 Interrogativement, il se dit pour consulter la ou les personnes avec qui l'on est. Célimène?: Voulons-nous nous asseoir?? - Arsinoé?: Il n'est pas nécessaire, Molière, Misanthr. III, 4.
  • 16Nous-mêmes, voy. MÊME.

    Substantivement, d'autres nous-mêmes, voy. MÊME.

  • 17Dans les phrases où se trouvent en ou y, nous se met avant ces particules et le verbe. Il nous en donnera. Il nous y a conduits. Ne nous en donnez pas. Ne nous y conduisez pas.

    Si la phrase est impérative sans négation, nous se met après le verbe. Menez-nous-y. Donnez-nous-y une place. Donnez-nous-en.

  • 18Chez nous, dans notre maison, dans notre société, dans notre pays. Il est vrai, notre ami?; peut-être que chez vous Vous trouvez des sujets de craindre pour chez nous, Molière, Éc. des femmes, I, 1. Mon cher philosophe militaire, vous m'aviez mandé, il y a deux mois, que vous passeriez chez nous, et je vous attendais, Voltaire, Lett. d'Argence, 3 août 1770.
  • 19 S. m. Le nous. Calliope?: Tu devrais l'obliger, pour l'honneur de ton temple, D'aimer ainsi que nous - Uranie?: Les Muses n'aiment pas. - Calliope?: Et qui les en soupçonne?? Ce nous n'est pas pour nous?; je parle, en la personne Du sexe en général, des dévotes d'amour, La Fontaine, Climène, comédie. Ils commençaient à dire nous?; ah?! qu'il est touchant ce nous prononcé par l'amour?! Staël, Corinne, IV, 1.

    Nous s'emploie quelquefois dans le même sens que l'on dit le moi. Cet être appelé nous est formé de deux principes de différente nature, tellement unis, qu'il règne entre les mouvements et les affections de l'un et de l'autre une correspondance que nous ne saurions ni surprendre ni altérer, et qui les tient dans un assujétissement réciproque, D'Alembert, Disc. prélim. Encycl. ?uv. t. I, p. 192, dans POUGENS.


REMARQUE

Nous se joint par un trait d'union au verbe et aux particules en et y dans les phrases impératives.


HISTORIQUE

Xe s. Tut oram [prions tous] que por nos [elle] degnet preier, Eulalie.

XIe s. Seignor, que faites?? ço dist li apostolie [le pape], Que valt cist crit, cist dol [deuil] en ceste noise?? Chi chi se doilet, à nos otros [à nous autres] est il goie [joie], St Alexis, CI. Nus [à nous] ne semble pas raison que?, Lois de Guill. 44.

XVIe s. Les reproches que nous faisons les uns aux aultres, Montaigne, IV, 45. Voilà la huguenotaille à gronder, chacun à part, sans pouvoir dire nous, D'Aubigné, Conf. II, 111.


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

NOUS. - REM. Ajoutez?:
2Pour l'emploi de nous comme pronom réfléchi, voy. SE, Rem. 3, 4, 5, 7, 8, 9 et 10.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Wiktionnaire


Pronom personnel - ancien français

nous \Prononciation ?\

  1. Variante tardive de nos.

Nom commun - français

nous \nu\ masculin singulier

  1. (Rare) Collectivité, souvent nationale, vue par ses propres membres, par opposition à un ou plusieurs groupes perçus comme extérieurs ou étrangers.
    • Dans tout cela, une véritable réflexion sur le nous québécois, sur le nous qu'on est ou qu'on croit être devenu, est absente [?]. (Sébastien Mussi, Le nous absent, Liber, Montréal, 2018, page 50)

Pronom personnel - français

nous \nu\ masculin et féminin identiques pluriel

  1. Pronom de la première personne du pluriel, incluant le locuteur ainsi que d'autres personnes au nom de qui il parle, utilisable en sujet, en complément d'objet, ou en tant que pronom tonique pour marquer l'insistance sur la personne.
    • Nous sommes contents. (masculin ou mixte)
    • Nous sommes heureuses. (féminin)
    • Vous et moi, nous sommes dans le même cas.
    • Toi, lui et moi, nous avons été heureux de nous rencontrer à cette occasion.
    • Ils nous aiment. (complément d'objet direct)
    • Il nous l'a dit. (complément d'objet indirect)
    • Il parle de nous.
    • Il est contre nous.
    • La victoire est à nous.
    • Nous, nous n'oserions pas faire cela.
    • Nous prétendons, nous, ne pas le faire.
  2. Se dit souvent pour désigner une collectivité dont fait partie la personne qui parle, qu'il s'agisse de l'humanité, d'un pays, d'une province, d'une famille, ou encore de gens ayant en commun des idées, des croyances, une formation, des habitudes, etc.
    • La Grèce et Rome nous ont apporté la civilisation.
    • L'administration que l'Europe nous envie.
  3. Il s'emploie aussi quelquefois, dans le registre familier, au lieu du pronom personnel il ou elle.
    • On lui a fait remarquer plusieurs fois sa faute, mais nous sommes opiniâtre, nous ne voulons pas nous corriger.
  4. À l'époque des rois, remplaçait le singulier je ou moi dans les lois, dans les ordonnances, etc. Note : Il s'emploie encore par les évêques dans leurs mandements, et en général par les personnes qui ont caractère et autorité (voir nous de majesté).
    • Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit.
    • (Par plaisanterie) Alors comme ça, nous ne voulons pas ranger notre chambre ?
  5. Dans les romans, essais, travaux universitaires, remplace les pronoms je, me, moi pour désigner l'auteur du texte (voir nous de modestie).
    • En écrivant ces passages dont nous sommes presque effrayé, nous n'avons pu échapper à une sorte de serrement de c?ur... (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, Première partie, chap. I, 1842.)
    • Pendant que les scènes que nous venons de décrire se passaient dans l'autre partie du château, la juive Rébecca attendait son sort dans une tourelle éloignée et isolée. (Walter Scott, Ivanhoé, ch. XXIV, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
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Trésor de la Langue Française informatisé


NOUS, pron. pers.

I. ? Pron. pers. de la 1repers. du plur.
A. ? Valeurs sém. [Le locuteur est le terme constant de l'addition de la première personne et d'une autre ou d'autres personnes; la ou les personnes qu'il associe à lui sont, dans son esprit, déterminées individuellement ou collectivement; elles ne sont pas nécessairement présentes, mais toutes sont concernées au même titre que le locuteur lui-même]
1. [Désigne le locuteur associé à une ou à plusieurs autres pers., dans un groupe restreint]
a) [Nous = je + tu (ou + vous de politesse), toi et moi]
? [Le tu est déterminé, le locuteur place l'interlocuteur sur le même plan que lui] Il est parti! dit-il. ?Alors, nous pouvons causer, mon cher. ?Tout à notre aise (Ponson du Terr.,Rocambole,t.3, 1859, p.118).
? [Le locuteur s'adresse à un animal ou (littér.) à un objet personnifié] ?«Voulez-vous venir avec nous aux bains de mer?» ?«Qui cela, nous!» ?«Moi et mon oiseau (...)» (Flaub.,Éduc. sent.,t.2, 1869, p.74):
1. Mon beau navire ô ma mémoire Avons-nous assez navigué Dans une onde mauvaise à boire Avons-nous assez divagué De la belle aube au triste soir... Apoll.,Alcools,1913, p.47.
? [Le tu est indéterminé, l'auteur associe à lui le lecteur] Représentons-nous donc la lune fixée à l'extrémité du rayon de son orbite terrestre (Bern. de St.-P.,Harm. nat.,1814, p.371).V. entendre II A 2 b ? ex. de Thibaudet.
b) [Nous = je + il (ou + elle)] Mes enfants, je suis obligé de vous mettre au collège. Votre mère et moi, nous pensons qu'un précepteur, si dévoué soit-il, ne peut plus vous suffire (H. Bazin,Vipère,1948, p.270).
? Fam. et pop. [Nous deux + subst. désignant la pers. que le locuteur unit à lui] Avec cette personne, cette personne et moi. Ça nous ira [ce genre de vie] à nous deux ma femme (Sue,Myst. Paris,t.9, 1843, p.360).V. deux I A 2 a loc. fam.
c) [Nous = je + ils (ou + elles); le groupe désigné par ils (elles) est déterminé individuellement ou collectivement] Elle: Nous devrions être couchés à cette heure-ci! Jean: Nous, madame? Elle: Non, je dis: «nous»... mes amis et moi! (Guitry,Veilleur,1911, i, p.5).Nous demeurions là, des après-midi, coude à coude, le commissaire au milieu, à bercer ensemble nos secrets, nos craintes, et nos espoirs (Céline,Voyage,1932, p.98).
d) [Nous = je + tu (ou + vous) + il(s) (ou + elle(s))] Nous étions toujours contents, elles et nous, de marquer notre amitié (Abellio,Pacifiques,1946, p.16).
2. [Désigne une collectivité plus large dans laquelle s'inclut le locuteur, notamment province, quartier, pays, patrie; nous = je + ils collectif] Nous devons à Napoléon notre Code criminel, qui, plus que le Code civil (...) sera l'un des plus grands monuments de ce règne si court (Balzac,Splend. et mis.,1846, p.379).Êtes-vous du pays? Notre langue, Monsieur, est si belle, que, lorsque nous l'entendons en pays étranger, cela nous fait tressaillir (Mérimée,Carmen,1847, p.35).Ce sont les yeux de l'autorité qui ont «flanché», comme nous disons à Ménilmontant (Frapié,Maternelle,1904, p.77).
3. [Désigne l'humanité en général, la condition humaine, le locuteur et ses contemporains; nous = je + tu (ou + vous) + il(s) + tous; dans ce sens, peut servir de régime à on] Dans quel temps vivons-nous! (Balzac,Illus. perdues,1843, p.610).À partir d'un certain âge, les enfants nous échappent (Gide,Faux-monn.,1925, p.1114):
2. Nous ne sommes pas plus forts que la vie. Interrogeons-la docilement; il ne convient pas de l'interrompre dès que nous avons saisi une, et une seule, de ses paroles: elle a encore beaucoup à nous dire, et nous beaucoup à en apprendre. Huyghe,Dialog. avec visible,1955, p.102.
? [Pour exprimer la date] Nous sommes le dix; nous sommes jeudi. ?Quel jour sommes-nous, aujourd'hui? ?Samedi 15 mars (Mille,Barnavaux,1908, p.71).Louise: Quelle date sommes-nous? Brotonneau: Le 7 mai (Flers, Caillavet,M. Brotonneau,1923, ii, 2, p.11).
4. Valeur de sing. (syllepse de pers.)
a) [Employé pour je]
?) Plur. dit de majesté
? [Le nous «autoritaire», des actes officiels] Nous, préfet de la Seine, ordonnons...:
3. Ordonnance créant l'Ordre de la Libération. Au nom du Peuple et de l'Empire français, Nous, Général De Gaulle, Chef des Français Libres, Vu notre Ordonnance no1 du 27 octobre 1940, organisant les pouvoirs publics durant la guerre et instituant un Conseil de Défense de l'Empire... De Gaulle,Mém. guerre,1954, p.323.
? [Le nous «emphatique», sans idée d'autorité, ou le nous de pudeur, pour ne pas dire je/moi] «Tenons-nous bien!» pensait le héros... «il va m'arriver quelque chose!» (A. Daudet,Tartarin de T.,1872, p.83).La gouvernante: Ne serait-il point décent que Sa Majesté nous accordât le loisir de nous vêtir? Le cardinal: Recouchez-vous, Madame (...). Les matins sont froids (Audiberti,Mal court,1947, ii, p.154).
?) Plur. dit de modestie. [Le nous d'auteur. ,,C'est par modestie que les écrivains de Port-Royal l'avaient mis à la mode, pour éviter, disaient-ils, la vanité du moi`` (Besch. 1845)] Le lecteur nous permettra donc de ne pas nous occuper plus, à présent, de quelqu'un qu'il reverra suffisamment dans la suite (Gide,Prométhée,1899, p.303).
b) Fam. [Employé pour tu (ou vous de politesse), ou pour la 3epers., même du sing.; pour s'adresser à une ou des pers. ou parler d'elles et exprimer certaines nuances de sentiment (sympathie, condescendance, reproche affectueux, parfois ironie)] Le prince est mon ami, capitaine. ?Bon! bon! Ne nous fâchons pas... Vous ne prenez pas une absinthe? (A. Daudet,Tartarin de T.,1872, p.98).Marc: Hé! c'est notre amie Vivette... Où allons-nous donc de si bonne heure, miss Vivette, avec ces gros paquets? (A. Daudet,Arlésienne,1872, ii, tabl. iii, p.404):
4. Assise sur son séant, la mère l'emmaillota largement, de ses mains expertes, plaisantant, répondant à chacun de ses cris: ?Oui, oui, je sais, nous avons très faim, très faim... Ça va venir, la soupe est au feu... Zola,Fécondité,1899, p.229.
c) [Employé pour il (ou elle) lorsque le locuteur (mandataire officiel, avocat, notaire) parle en tant que représentant des intérêts de son client, dans le style officiel] Le délégué: Nous prions humblement Votre Seigneurie de nous rendre notre parole (Claudel,Chr. Colomb,1929, p.1166).
B. ? Fonctionnement syntaxique
1. [Nous atone, non prédicatif, en fonction de]
a) [Suj.] Depuis que nous avons appris la grande nouvelle de ton transfert dans l'infanterie (...), nous n'avons rien su de toi et nous nous en étonnons (Rivière,Corresp.[avec Alain-Fournier], 1907, p.304).[En concurrence avec on] Nous avions quelquefois des bouffées d'opulence pendant lesquelles l'argent se dépensait avec une ridicule prodigalité; puis, pendant longtemps, on retombait dans un état voisin de l'indigence (Karr,Sous tilleuls,1832, p.270).
? [Suj. d'une «prop. infinitive»] Elle nous fit traverser des salles aux plafonds effondrés (G. Leroux,Parfum,1908, p.41).
? [Devant voici, voilà] Nous voilà!... Nous arrivons! (Erckm.-Chatr.,Hist. paysan,t.2, 1870, p.14).Nous voici partis tous trois, maman, le curé et moi, pour administrer mon oncle (Maupass.,Contes et nouv.,t.2, Marquis de F., 1886, p.67).
b) [Compl. d'obj. dir.] Ce déluge de la réalité qui nous submerge (Proust,Sodome,1922, p.1115).
c) [Compl. d'obj. indir. ou compl. d'attribution] Elles vagirent comme des enfants: «Ouvrez-nous! Ouvrez-nous!» (Louys,Aphrodite,1896, p.189):
5. Paris nous paraît gris, les femmes nous semblent laides, les roues des voitures nous semblent avoir des chaussons de lisière. Rien de la patrie ne nous sourit, pas même notre intérieur. Goncourt,Journal,1860, p.818.
d) [En emploi pronom., réfl., réciproque ou essentiellement pronom.; compl. d'obj. dir. ou indir.]
? [réfl.] Nous feignions, pour ainsi dire, de ne pouvoir nous fixer sur rien (Musset,Confess. enf. s.,1836, p.284).Nous saisirons les ambassades anglaise et russe. Et nous nous laverons les mains du reste (Farrère,Homme qui assass.,1907, p.344).
? [réciproque] Nous aurons le loisir de nous connaître et de nous apprécier; nous en viendrons peut-être à nous aimer (Sandeau,Mllede La Seiglière,1848, p.133).Nous sommes rentrées chacune dans notre chambre sans nous rien dire (Hugo,Misér.,t.1, 1862, p.104).
? [essentiellement pronom.] Vivons chacun de notre côté et puis, nous nous en irons un jour chacun du nôtre (Goncourt,Journal,1858, p.503).
e) [Compl. d'intérêt, datif éthique, nous soulignant l'intérêt ou l'importance qu'a pour les pers. désignées par nous l'action exprimée par le verbe] Tais-toi, tu vas nous la tuer (Bernanos,Soleil Satan,1926, p.74).Peut-être ben que le Survenant est allé au Congrès eucharistique et qu'il va nous revenir avec une foule de nouvelles à raconter (Guèvremont,Survenant,1945, p.266).
2. [Nous tonique, prédicatif, en fonction de]
a) [Suj. accentué]
? [Suj. ou thème d'une prop. infinitive] Et nous de rire, et Bertrand de se fâcher (Sénac de Meilhan,Émigré,1797, p.1726).Vous comprenez, nous, aller nous bagarrer avec ces types-là, qui ne nous ont rien fait, en somme (Malraux,Espoir,1937, p.496).
? [Suj. d'une prop. ell.] La mer fut un instant très méchante, et nous fort malades (Michelet,Journal,1834, p.141).
b) [Attribut, notamment après c'est] Ils prétendent posséder une bonne, une excellente physique. «C'est nous les savants!» s'écrient-ils (A. France,P. Nozière,1899, p.165).
c) [Appos. à un subst. ou un pron., notamment le pron. nous atone ou (fam.) le pron. on] Tu es trop jeune. Vingt ans, vous ne vous rappelez pas... Nous, au contraire, on se rappelle (Ramuz,Gde peur mont.,1926, p.6).Chaque famille a ses petits secrets: nous en savons quelque chose, nous! (Bernanos,Joie,1929, p.654).Nous, la délégation ?et les gars ?on a réfléchi, de notre côté (Malraux,Espoir,1937, p.661).
? [Suivi d'une prop. rel.] Nous cependant, qui écrivons ceci, nous tirons notre chapeau à ce cul-de-jatte (Montherl.,Célibataires,1934, p.758).
? [Suivi d'une appos.] Une élite dans laquelle, pourtant, nous Français étions admis (Larbaud,F. Marquez,1911, p.11).
d) [En coordination avec un subst. ou un pron. tonique, prédicatif] On s'est habitué, ces lieux et nous, à être ensemble (Barbusse,Feu,1916, p.98).
e) [Compl. prép. (sauf les prép. temporelles durant, pendant, passé, etc.)] Grand saint Joseph, priez pour nous (Hémon,M. Chapdelaine,1916, p.53).
? [À nous renforçant le poss. notre, nos] Le temps, c'est notre champ de bataille, à nous. Mieux, c'est notre allié (Bourget,Sens mort,1915, p.135).
? [En emploi d'insistance, à la place d'un nous atone] Vous disiez ceci à l'Allemagne; pourquoi ne pas le dire à nous? (Maurras,Kiel et Tanger,1914, p.120).
f) [Compl. de compar.] La ville commence à se remuer autant que nous (Colette,Cl. école,1900, p.265).
g) Loc. et expr. avec nous tonique prép. À nous deux! V. deux ex. 5.Chez nous. V. chez ex. 8, 10 et A 1 ex. de Ringuet.Entre nous (soit dit). V. entre II A.
? Malheur* à nous! Misère* de nous! Pauvre de* nous! Ce que c'est que de* nous!
h) [Nous tonique renforcé par]
? [autre, fréq. dans l'Ouest et au Canada] Nous autres. V. autre I B 3.
? [même] Nous-même(s). V. même II A 2.
? Sens réfl.:
6. ... ce qui distingue uniquement la mémoire de la sensation en général, c'est que, dans la mémoire, nous avons conscience que cet objet présent est nous-même, le sujet, à un état antérieur de manifestation. Nous voyons de nous-même, objectivement, une certaine image. P. Leroux,Humanité,1840, p.278.
? En partic. En personne. Nous leur donnâmes nous-même une poignée de piastres turques que les jeunes filles se partagèrent (Lamart.,Voy. Orient,t.2, 1835, p.90).
? De nous-mêmes. De notre propre initiative, spontanément. V. de1I C ex. 4.
? [seul(s), tous] Nous tous ici qui gagnons notre vie péniblement (Mirbeau, Journal femme ch.,1900, p.40).Notre sort dépend donc de nous seuls! Nous sommes les maîtres de notre destin (Martin du G., Thib.,Été 14, 1936, p.493).
? [un adj. numéral cardinal] V. aussi supra g à nous deux! et supra A 1 b (pop.) nous deux mon frère.Il nous restait environ un kilo de pain à nous quatre (Martin du G., Thib.,Été 14, 1936p.369).
3. Mécanismes syntaxiques (place, accord, constr., ell.)
a) [En emploi non prédicatif, est antéposé au verbe, sauf]
? [en phrase interr. comme suj. (lang. écrite; lang. soutenue)] Ne sommes-nous pas leurs représentants ici? (Giraudoux,Intermezzo,1933, iii, 1, p.157).
? [en phrase impérative positive comme compl.] Rends-le-nous. Allons-nous en, la femme nous attend pour la soupe (Aymé,Jument,1933, p.192).
Rem. Ds la lang. fam., parfois, le/la/les sont placés après nous obj. indir. Rends-nous-le, dis-nous-le. Voir Grevisse, Le Fr. correct, Gembloux, Duculot, 1973, p.188.
b) [Le verbe s'accorde]
?) [à la 3epers. du plur. ou du sing. lorsque nous tonique est compl. partitif] C'est elle qui voulait mourir. Aucun de nous n'était assez fort pour la décider à vivre (Anouilh,Antig.,1946, p.196).
?) [à la 1repers. du plur. après c'est nous] Ce n'est pas nous qui avons commencé (Beauvoir,Mandarins,1954, p.223).
?) [au sing. (ainsi que les subst., adj., part. et appos.) avec un nous = «je» (de majesté, d'auteur, de modestie)] Nous, maire de la commune, convaincu que... Quant à nous, adonné à la lecture heureuse, nous ne lisons, nous ne relisons que ce qui nous plaît (Bachelard,Poét. espace,1957, p.9).
Rem. Lorsque nous désigne une femme, l'accord du part. passé se fait au fém.: Nous nous trouvions placée devant une double impasse (I. Tamba-Mecz, Le Sens fig., Paris, P.U.F., 1981, p.17).
c) [Ell. de nous atone suj. dans une suite de verbes coordonnés ou juxtaposés à la 1repers. du plur.] Nous nous levâmes et prîmes congé (A. France,Vie fleur,1922, p.301).
? [Avec une appos. sans reprise de nous tonique] Nous, gens de village, sommes tenus de parler français, pour n'être point repris (Courier,Pamphlets pol.,Au réd. la Quotidienne, 1823, p.205).
? [avec deux suj. coordonnés] V. moi, toi, vous.
d) Constr. partic.
? Il nous laisse reposer; il nous fait asseoir (ell. du pronom. avec les auxil. factitifs faire, laisser...). Mademoiselle nous laisse un peu reposer, de peur que nous ne soyons trop défraîchies pour le grand jour (Colette, Cl. école,1900, p.279).
? Fam. Un ami à nous. Un de nos amis. Il est là-bas chez des amis à nous (Montherl.,Bestiaires,1926, p.502).
? Littéraire
? Une lettre à nous adressée (antéposition de nous prép. devant un part. passé). L'éditeur Lemerre (à qui nous devons les oeuvres de poésie par nous étudiées à l'instant) (Mallarmé,Dern. mode,1874, p.804).
? Il nous veut + inf. (nous antéposé à l'auxil. suivi d'un inf.).Il nous veut terrasser: plions les reins, mais avec élégance (Boylesve,Leçon d'amour,1902, p.178).
II. ? Emploi subst. masc. sing. [Avec déterm.] Le nous. La communauté de deux ou plusieurs êtres humains ayant des relations interpersonnelles et des intérêts communs. Elle avait cessé de s'occuper du moi, ou de l'homme individu, de l'homme abstrait, pour s'éprendre du nous, ou de l'humanité (P.Leroux,Humanité,1840, p.140).
? PHILOSOPHIE
? Dans le platonisme, l'esprit en tant qu'il saisit intuitivement la réalité des choses, l'«Idée» au delà des apparences sensibles (d'apr. Logos). Aristote utilise l'intelligence contre l'affectivité, le nous contre l'éros de Platon (Choisy,Psychanal.,1950, p.227).
? ,,Chez les existentialistes, «le Nous» désigne un groupe humain caractérisé par des relations authentiques et non pas anonymes. Les membres du groupe gardent chacun une disponibilité spontanée à l'égard d'autrui, et pourtant ils participent à l'obligation collective. Contrairement à l'inauthenticité du «On», le «Nous» sauvegarde l'intimité et le pouvoir de décision des individus`` (Thinès-Lemp. 1975).
Prononc. et Orth.: [nu]. Homon. noue et formes de nouer. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. Pron. pers. 1repers. du plur. tonique et atone A. cas régime direct 1. atone ca 881 précède le verbe (Ste Eulalie, 28 ds Henry Chrestomathie, p.3: ... et a lui [Christus] nos laist venir); 2emoitié xes. (St Léger, éd. J. Linskill, 239: Il [Lethgiers] nos aiud ob ciel Senior); ca 1050 régime d'un inf., lui-même régime d'un autre verbe, nus se place non devant l'inf. mais devant cet autre verbe (St Alexis, éd. Chr. Storey, 11: Puis icel tens que Deus nus vint salver); ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 1149: Li emperere nos devreit ben venger; 1744); 2. tonique a) ca 1100 (ibid., 1747-48: Nostre Franceis ... Truverunt nos e morz e detrenchez, Leverunt nos en bieres sur sumers); b) id. après un verbe à l'impér. en début de prop. (ibid., 1906-07: Paien escrient: ,,Aïe nos, Mahum! Li nostre deu, vengez nos de Carlun!...``). B. Cas régime indirect 1. tonique a)ca 881 après une prép. (Ste Eulalie, 26-27, p.3: Tuit oram que por nos degnet preier [Eulalia] Qued auuisset de nos Christus mercit); fin xes. (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 502: contra nos eps [nos ipsos; a. prov.] pugnar devem); 1365 chiés nous (Froissart, Meliador, éd. A.Longnon, 633); b) après un impér. en début de phrase, fin xes. (Passion, 188: ,,Di nos, prophete, chi t'o fisdret?``); ca 1100 le pron. pers. régime direct précède nus régime indirect (Roland, 2560: ,,Sire, rendez le nus! ...``); 2. atone fin xes. précède le verbe (Passion, 11: La sua morz vida nos rend; 307); ca 1100 le pron. pers. régime direct précède nus régime indirect (Roland, 1008: Respont Rollant: ,,E! Deus la nus otreit!...``; 3013). C. Cas suj. 1. atone 2emoitié xes. plur. de narration représentant l'auteur et ses lecteurs (St Léger, 6: Et or es temps et si est biens Quae nos cantumps de sant Lethgier); fin xes. (Passion, 305: O Deus... Nos te laudam e noit e di); ca 1100 le compl. étant placé en tête de la phrase, le verbe se place entre ce compl. et le suj. (Roland, 77: Dient paien: ,,De ço avun nus asez!``); xiiies. en prop. interr., le verbe précède le pron. (Aucassin et Nicolette, éd. M. Roques, 27, 10, p.29: En quel tere en irons nous?); 2. tonique fin xes. (Passion, 291: El mor a tort, ren non forsfist; Mais nos a dreit per colpas granz Esmes oidi en cest ahanz; 501); fin xiies. nos meïsmes (Béroul, Tristan, éd. A. Ewert, 599). II. Nous peut désigner le locuteur seul, non associé à d'autres personnes A. Ca 1200 (Auberée, 165 ds T.-L.: Se riens vous faut, dites le nous [= moi]); 2emoitié xiiies. (Blancandin, 561, ibid.). B. Ca 1213 nous dit ,,de modestie`` désignant l'auteur parlant à la 1repersonne (Fet des Romains, éd. K. Sneyders de Vogel, IV, 2, 17, t.1, p.726). C. 1241, nous dit ,,de majesté`` par lequel se désigne lui-même un grand personnage dans un acte officiel (Charte de Thibaud, roi de Navarre et comte de Champagne ds Layettes du Trésor des chartes, éd. A. Teulet, t.2, p.447a: Nos Tiebauz...Sachent tuit...que...nostre ami...). III. Emploi subst. 1674 «ensemble formé par deux ou plusieurs personnes» ici, les Muses (La Fontaine, Poèmes, Clymène ds OEuvres, éd. P. Clarac, 1968, t.2, p.35); 1751 (D'Alembert, Discours préliminaire de l'Encyclop. ds OEuvres, éd. Paris, A. Belin, t.1, 1821, p.22). Du lat. nos, pron. pers. de la 1repers. du plur. tonique et atone, quelquefois employé au sens de ego, notamment pour accentuer une opposition (Virgile, Bucoliques, I, 3, 4). Depuis le haut Moy. Âge (Léon le Grand), nos s'emploie comme plur. dit ,,de majesté`` (cf. ixes. Raban Maur [pour une autorité relig.]; id. Dipl. Arnulfi [autorité civile] ds Nov. gloss.) et comme plur. ,,de narration`` pour représenter l'auteur qui s'exprime (2emoitié viiies., Liutger) ou l'auteur et ses lecteurs (xes., ibid.). Fréq. abs. littér.: 334508. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 488618, b) 434681; xxes.: a) 447815, b) 503474. Bbg. Eringa (S.). La Signif. du pron. nous en fr. J. de psychol. normale et pathol. 1950, t.43, pp.171-179. _Furukawa (N.). Le Nombre gramm. en fr. contemp. Tokyo, 1977, pp.122-125. _ Giscard d'Estaing-Mitterand: 54774 mots pour convaincre. Par J.-M. Cotteret, et alii. Paris, 1976, pp.203-213. _Gougenheim (G.).Le Nous de solidarité et de substitution. R. Philol. fr. 1933, t.45, pp.109-117. _Grafström (Å.). On remplaçant nous en fr. R. Ling. rom. 1969, t.33, pp.270-298. _ Hausmann (F. J.). Wie alt ist das gesprochene Französisch? Rom. Forsch. 1979, t.91, pp.431-444. _Loffler-Laurian (A.-M.). L'Expr. du locuteur ds les discours sc. R.Ling. rom. 1980, t.44, pp.135-157. _Spitzer (L.). Vous et nous régimes atones de on. Fr. mod. 1940, t.8, pp.323-343.

NOUS, pron. pers.
Étymol. et Hist. I. Pron. pers. 1repers. du plur. tonique et atone A. cas régime direct 1. atone ca 881 précède le verbe (Ste Eulalie, 28 ds Henry Chrestomathie, p.3: ... et a lui [Christus] nos laist venir); 2emoitié xes. (St Léger, éd. J. Linskill, 239: Il [Lethgiers] nos aiud ob ciel Senior); ca 1050 régime d'un inf., lui-même régime d'un autre verbe, nus se place non devant l'inf. mais devant cet autre verbe (St Alexis, éd. Chr. Storey, 11: Puis icel tens que Deus nus vint salver); ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 1149: Li emperere nos devreit ben venger; 1744); 2. tonique a) ca 1100 (ibid., 1747-48: Nostre Franceis ... Truverunt nos e morz e detrenchez, Leverunt nos en bieres sur sumers); b) id. après un verbe à l'impér. en début de prop. (ibid., 1906-07: Paien escrient: ,,Aïe nos, Mahum! Li nostre deu, vengez nos de Carlun!...``). B. Cas régime indirect 1. tonique a)ca 881 après une prép. (Ste Eulalie, 26-27, p.3: Tuit oram que por nos degnet preier [Eulalia] Qued auuisset de nos Christus mercit); fin xes. (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 502: contra nos eps [nos ipsos; a. prov.] pugnar devem); 1365 chiés nous (Froissart, Meliador, éd. A.Longnon, 633); b) après un impér. en début de phrase, fin xes. (Passion, 188: ,,Di nos, prophete, chi t'o fisdret?``); ca 1100 le pron. pers. régime direct précède nus régime indirect (Roland, 2560: ,,Sire, rendez le nus! ...``); 2. atone fin xes. précède le verbe (Passion, 11: La sua morz vida nos rend; 307); ca 1100 le pron. pers. régime direct précède nus régime indirect (Roland, 1008: Respont Rollant: ,,E! Deus la nus otreit!...``; 3013). C. Cas suj. 1. atone 2emoitié xes. plur. de narration représentant l'auteur et ses lecteurs (St Léger, 6: Et or es temps et si est biens Quae nos cantumps de sant Lethgier); fin xes. (Passion, 305: O Deus... Nos te laudam e noit e di); ca 1100 le compl. étant placé en tête de la phrase, le verbe se place entre ce compl. et le suj. (Roland, 77: Dient paien: ,,De ço avun nus asez!``); xiiies. en prop. interr., le verbe précède le pron. (Aucassin et Nicolette, éd. M. Roques, 27, 10, p.29: En quel tere en irons nous?); 2. tonique fin xes. (Passion, 291: El mor a tort, ren non forsfist; Mais nos a dreit per colpas granz Esmes oidi en cest ahanz; 501); fin xiies. nos meïsmes (Béroul, Tristan, éd. A. Ewert, 599). II. Nous peut désigner le locuteur seul, non associé à d'autres personnes A. Ca 1200 (Auberée, 165 ds T.-L.: Se riens vous faut, dites le nous [= moi]); 2emoitié xiiies. (Blancandin, 561, ibid.). B. Ca 1213 nous dit ,,de modestie`` désignant l'auteur parlant à la 1repersonne (Fet des Romains, éd. K. Sneyders de Vogel, IV, 2, 17, t.1, p.726). C. 1241, nous dit ,,de majesté`` par lequel se désigne lui-même un grand personnage dans un acte officiel (Charte de Thibaud, roi de Navarre et comte de Champagne ds Layettes du Trésor des chartes, éd. A. Teulet, t.2, p.447a: Nos Tiebauz...Sachent tuit...que...nostre ami...). III. Emploi subst. 1674 «ensemble formé par deux ou plusieurs personnes» ici, les Muses (La Fontaine, Poèmes, Clymène ds OEuvres, éd. P. Clarac, 1968, t.2, p.35); 1751 (D'Alembert, Discours préliminaire de l'Encyclop. ds OEuvres, éd. Paris, A. Belin, t.1, 1821, p.22). Du lat. nos, pron. pers. de la 1repers. du plur. tonique et atone, quelquefois employé au sens de ego, notamment pour accentuer une opposition (Virgile, Bucoliques, I, 3, 4). Depuis le haut Moy. Âge (Léon le Grand), nos s'emploie comme plur. dit ,,de majesté`` (cf. ixes. Raban Maur [pour une autorité relig.]; id. Dipl. Arnulfi [autorité civile] ds Nov. gloss.) et comme plur. ,,de narration`` pour représenter l'auteur qui s'exprime (2emoitié viiies., Liutger) ou l'auteur et ses lecteurs (xes., ibid.).

Nous au Scrabble


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nous

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nous

Les mots proches de Nous

NoueNoueNoué, éeNouementNouerNouetNoueurNoueux, euseNourrainNourri, ieNourriceNourricerieNourricier, èreNourrirNourrissableNourrissageNourrissant, anteNourrissementNourrisseurNourrissonNourritureNousNouveau ou, devant une voyelleNouveautéNouvelleNouvellementNouvelletéNouvellistenouanouagenouainouaientNouailleNouaillé-MaupertuisNouainvillenouaisnouaitNouan-le-FuzelierNouan-sur-LoireNouansNouans-les-FontainesnouantNouartnouasNouâtreNouayenoubanoubasnouenouenouénouéNouenouéenouéenouéesnouéesNoueillesnouentnouernoueranoueraisnoueraitnouèrentnouereznouerontnouésnouésnoueusenoueusesnoueuxnouezNougarouletnougatnougatinenougatinesnougatsNouhant


Mots du jour


Hoquet     Bocain     Prolongement     Élaborer     Saillant, ante     Profusément     Prône-misère     Fauchet     Proportion     Méphistophélès     

Les citations avec le mot Nous


  1. Bercé par l'amour-propre, chacun de nous s'endort tout éveillé et , dans un rêve glorieux, plane sur les humbles réalités de sa destinée.

    Auteur : Jean Antoine Petit, dit John Petit-Senn - Source : Bluettes et boutades (1846)


  2. Un jour, beau jeune homme, votre chevelure blanchira, et les rides viendront défigurer vos traits. Formez-vous donc de bonne heure un esprit solide, et faites-en l'auxiliaire de la beauté : c'est le seul compagnon qui nous reste fidèle jusqu'au tombeau.

    Auteur : Ovide - Source : L'art d'aimer


  3. C'est amusant de voir les monstres au cinéma. Mais l'idée qu'ils existent effectivement et qu'ils rôdent autour de nous, ça c'est pas drôle du tout.

    Auteur : Stephen King - Source : Salem (1975)


  4. On court bien loin pour chercher le bonheur;
    A sa poursuite en vain l'on se tourmente:
    C'est près de nous, dans notre propre coeur,
    Que le plaça la nature prudente.


    Auteur : Jean-Pierre Claris de Florian - Source : Le Cheval d'Espagne


  5. Bien loin de tout ramener à soi, comme fait l'hédonisme, l'amour nous fait au contraire imaginer d'en sortir.

    Auteur : Nicolas Grimaldi - Source : Proust, les horreurs de l'amour (2008)


  6. On nous dit: «Il ne faut pas frapper un ennemi à terre.» Bon. Mais alors, quand?... On nous dit: «Il ne faut pas dormir avec la femme de ses amis.» Bon. Mais alors, avec qui?

    Auteur : Lucien Guitry - Source : Sans référence


  7. Nous marchons à grands pas vers la formation de cinq ou six grands empires. Ces empires une fois formés, rien ne remuera plus, d'autant moins même que, tôt ou tard, ils devront se faire la guerre.

    Auteur : Pierre Joseph Proudhon - Source : Correspondance, 3 mai 1860


  8. On aimerait tant pouvoir inventer le dragon qui fera de nous des princes charmants.

    Auteur : Bernard Arcand - Source : De nouveaux lieux communs (1994)


  9. Mais si nous ne sommes pas guidés par l'espoir, qu'adviendra-t-il de nous !

    Auteur : Douglas Kennedy - Source : Cinq jours (2013)


  10. Le salut de l'humanité réside en chacun de nous, non pas dans un système, une croyance, ou à l'intérieur d'une frontière donnée. L'ennemi n'est pas au-dehors, mais en dedans.

    Auteur : William Golding - Source : Sa Majesté des mouches (1954)


  11. Mme Cottard prononçait rarement un nom propre et se contentait de dire «des amis à nous», «une de mes amies».

    Auteur : Marcel Proust - Source : A la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann (1913)


  12. Devant la mort nous serons comme à notre naissance, radicalement privés de toute puissance.

    Auteur : Christian Bobin - Source : Ressusciter (2001)


  13. Ni Juifs, ni chiens, ni niggers...Est-ce ma faute si la formule, ces mots féroces que j’ai entendus répéter jusqu’à New York même et par d’honnêtes gens, m’obsède ? Est-ce que nous sommes des punaises pour ces honnêtes Américains ? Est-ce que nous avons marché sur l’eau pour venir chez eux ? Est-il honorable à l’heure actuelle, dites-moi, qu’en Amérique – dans des villes des U.S.A. qui se flattent d’être à l’avant-garde pour tout le progrès -, à partir d’une certaine heure, le soir, les Juifs et les nègres ne puissent sortir de leurs maisons, qu’ils y soient relégués, comme des pestiférés, sous peine de représailles plus ou moins couvertes par des lois honteuses d’elles-mêmes ? Je suis du côté des « niggers ». Je n’en ai ni gloire ni humiliation. Je n’ai pas choisi.

    Auteur : Joséphine Baker - Source : « Les mémoires » de Joséphine Baker, recueillis par Marcel Sauvage (1949)


  14. L'explication semblait impossible à fournir, surtout lorsque la conversation tournait, fût-ce de manière indirecte, autour des rapports père-fils. Peut-être la seule chose que j'avais retenue de lui était la conscience de la difficulté à saisir si la tyrannie était bien réelle, ou façonnée par nous. de même que la soumission. Et si, en fin de compte, en un certain sens, on pouvait être l'esclave d'un tyran autant que lui était le nôtre.

    Auteur : Ismaïl Kadaré - Source : La Poupée (2015)


  15. Il nous faut écouter l'oiseau au fond des bois, le murmure de l'été, le sang qui monte en soi...

    Auteur : Jacques Brel - Source : Sans référence


  16. A ton bûcher, Phénix, j'ajouterai ma bûche - C'est pour nous que tu meurs et renais de ta mort - Bruxelles! douce main de la France qui dort. - Et je vois sur ta place au centre de la ruche - La reine Elisabeth comme une abeille d'or.

    Auteur : Jean Cocteau - Source : Sans référence


  17. Février avec neige nous garantit un bel été.

    Auteur : Dictons - Source : Dicton


  18. Le délibéré ne fut pas long; mais notre impatience nous fit entrer dans le parquet des huissiers.

    Auteur : Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon - Source : Mémoires (1829)


  19. Ce n'est pas le succès qui fait de nous un crétin ou un fils de pute. Mais il peut faire sortir le fils de pute ou le crétin qu'on porte en soi.

    Auteur : Javier Cercas - Source : A la vitesse de la lumière (2006)


  20. Avez-vous constaté comme à certains moments nous mourrons d'envie de marquer notre reconnaissance à autrui, à cause d'une joie qui nous fait le coeur léger comme une bulle ?

    Auteur : Mohammed Dib - Source : Au café (1955)


  21. Nous sommes des sourds-muets qui rêvons du plus beau langage alors qu'un seul mot nous ne savons le reconnaître. La vie d'un homme est un misérable balbutiement dans le désert...

    Auteur : Jean-Paul Baron, dit Frédérick Tristan - Source : Le Dieu des mouches (1959)


  22. Nous sommes d'une école: nous vivons dans la mode.

    Auteur : Stéphane Mallarmé - Source : Correspondance 1864 (1871)


  23. Nous ne sommes rien jusqu'à ce que quelqu'un nous aime. C'est une des petites vérités que certains films ou certaines oeuvres nous offrent et que l'on devrait chaque jour garder sous les yeux pour comprendre ce monde et surmonter ce qu'il nous impose.

    Auteur : Gilles Legardinier - Source : Et soudain tout change (2013)


  24. L'Amour d'un sexe pour l'autre nous donne, pour ainsi dire, un autre amour de nous-mêmes; il transporte notre amour-propre dans les autres.

    Auteur : Etienne Pivert de Senancour - Source : De l'amour considéré dans les lois réelles et dans les formes sociales de l'union des sexes (1806)


  25. En donnant la liberté aux esclaves nous assurons celle des hommes libres. Ce que nous offrons est aussi honorable pour nous que ce que nous préservons.

    Auteur : Abraham Lincoln - Source : Second message annuel au Congrès, 1862.


Les citations du Littré sur Nous


  1. Vous, taisez-vous, guimbarde ; Il vous appartient bien de dire vos raisons, Et de mettre le nez dans ce que nous disons

    Auteur : BOURSAULT - Source : Mots à la mode, sc. 12


  2. Ce ne sommes pas nous qui avons rien fait

    Auteur : CALVIN - Source : 296


  3. Le dessein de ceux qui poursuivent ces nouvelles protestations qu'on nous demande n'est autre que de renverser finement les maximes fondamentales de cet État

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Prov. XIX.


  4. Tout cela agité, approfondi, discuté et disputé entre nous deux [le duc d'Orléans et moi] nous laissa chacun dans sa persuasion

    Auteur : SAINT-SIMON - Source : 521, 172


  5. Nos peres estoient francs ; nous qui sommes si braves, Nous lairrons des enfants qui seront nez esclaves

    Auteur : D'AUBIGNÉ - Source : ib. Princes.


  6. Lorsque nous vous rapprochons ces anciens modèles...

    Auteur : MASS. - Source : Carême, Immutab.


  7. Nous avons vu des porcs-épics vivants, et jamais nous ne les avons vus, quoique violemment excités, darder leurs piquants ; on ne peut donc trop s'étonner que les auteurs les plus graves, tant anciens que modernes, que les voyageurs les plus sensés soient tous d'accord sur un fait aussi faux

    Auteur : BUFF. - Source : Quadrup. t. VI, p. 4


  8. Nous ne devons rien avoir de séparé ; bien et mal, tout est partageable entre nous

    Auteur : MALH. - Source : Lexique, éd. L. Lalanne.


  9. Et de là nous pouvons tirer des conséquences, Qu'on n'acquiert point leurs coeurs sans de grandes avances

    Auteur : Molière - Source : Mis. III, 5


  10. Il nous convint descendre en la terre de nos ennemis pour fere feu et cuire viande, pour les enfants repestre et alaitier

    Auteur : JOINV. - Source : 282


  11. Ah ! ma bonne, c'est dommage que nous n'y sommes [ensemble] quelquefois au moins, par quelque espèce de magie, en attendant le printemps qui vient

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 8 juill. 1671


  12. La conscience qui nous tourmente de plusieurs imaginations penibles

    Auteur : MONT. - Source : II, 45


  13. Si les dignités municipales étaient si recherchées à Pompéï, ce n'est pas pour les profits qu'on en retirait ; aucun des magistrats ne recevait de traitement ; au contraire ils payaient pour être élus ; la différence entre ces magistrats et les nôtres, à ce sujet, est bien marquée nettement par le sens qu'avait alors le mot d'honoraires et celui qu'il a pris chez nous ; il signifie aujourd'hui le salaire dont on paye le travail d'un fonctionnaire public ; c'était alors la somme d'argent qu'il devait donner pour reconnaître l'honneur qu'on lui faisait en le nommant, honoraria summa

    Auteur : G. BOISSIER - Source : La vie de province sous l'Empire, dans la Revue des Deux-Mondes, 1er avril 1866, page 380


  14. Notre profond silence abusant leurs esprits, Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris

    Auteur : Corneille - Source : Cid, IV, 3


  15. Vous nous éclaircissez de votre trahison

    Auteur : MAIRET - Source : M. d'Asdrubal, IV, 4


  16. Voici donc, mes frères, la seule peine que nous prononçons en plein synode contre....

    Auteur : MASS. - Source : Disc. synod. Contre certains abus


  17. Nous débarquâmes à l'orée d'une plaine circulaire

    Auteur : CHATEAUBR. - Source : Voy. Amér. 416


  18. Le monde me dédaigne, il me rejette, nous ne changerons pas le monde

    Auteur : MARIVAUX - Source : Marianne, 7e part.


  19. Justes, ne craignez point le vain pouvoir des hommes ; Quelque élevés qu'ils soient, ils sont ce que nous sommes

    Auteur : J. B. ROUSS. - Source : Odes, I, 3


  20. Or, pour reprendre la harangue Dont nous avons rompu le fil

    Auteur : Paul Scarron - Source : Virg. IV


  21. Puis le coeur s'aperçoit qu'il est devenu vieux, Et l'effet qui s'en va nous découvre les causes

    Auteur : A. DE MUSSET - Source : Poésies nouv. Sonnet à M. V. H.


  22. Adieu, quelque autre fois nous suivrons ce discours

    Auteur : Corneille - Source : Tite et Bérén. III, 3


  23. La coustume establit en nous, peu à peu, le pied de son autorité

    Auteur : MONT. - Source : I, 105


  24. Il me semble que l'esprit de politesse est une certaine attention à faire que, par nos paroles et nos manières, les autres soient contents de nous et d'eux-mêmes

    Auteur : LA BRUY. - Source : ib.


  25. Se nous avions un non qui compresist toutes teles choses

    Auteur : ORESME - Source : Eth. 144




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Mise à jour le samedi 14 février 2026 à 17h03










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