La définition de Couver du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Couver
Nature : v. a.
Prononciation : kou-vé
Etymologie : Berry et normand, couer ; saintong. coûer ; wallon, cover ; génev. gonver ; Franche-Comté, gouver ; provenç. coar ; catal. covar ; ital. covare ; du latin cubare, être couché.

Voir les citations du mot CouverSignification du mot Couver


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de couver de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec couver pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Couver ?


La définition de Couver

Se tenir sur les oeufs pour les faire éclore, en parlant des femelles des oiseaux. La poule a couvé tant d'oeufs.


Toutes les définitions de « couver »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

COUVER. v. tr.
Couvrir de son corps ses œufs pour entretenir la chaleur qui les fait éclore, en parlant de la Femelle d'un oiseau. Les oiseaux couvent leurs œufs. Cette poule a couvé tant d'œufs. On lui a fait couver des œufs de cane. Absolument, C'est la saison où tels oiseaux couvent. Mettre des poules couver. Fig., Couver quelqu'un, S'occuper avec grand soin de quelqu'un, le protéger, le former. Fig. et fam., Couver des yeux une personne, une chose, La regarder avec intérêt, avec complaisance. Elle couve des yeux son fils, sa fille. L'avare couve des yeux son trésor. Il se dit figurément en parlant des Choses que l'on tient cachées, qui se préparent sourdement. Il couve de mauvais desseins. On dit aussi Il couve une grande maladie. Impersonnellement, Il se couve quelque chose de dangereux. Il se couve là-dessous je ne sais quoi. Il est aussi intransitif et se dit figurément des Choses qui sont cachées, qui ne paraissent point et qui peuvent se découvrir quelque temps après. Le feu couve sous la cendre. Cette conspiration couve depuis longtemps. Cette guerre s'est allumée, elle couvait depuis longtemps. Sa haine, son amour a longtemps couvé dans son cœur. Fig. et fam., Il faut laisser couver cela, se dit d'une Chose qu'il ne faut pas se presser de faire.

Littré

COUVER (kou-vé) v. a.
  • 1Se tenir sur les ?ufs pour les faire éclore, en parlant des femelles des oiseaux. La poule a couvé tant d'?ufs. J'avais d'abord regardé comme une fable ce que Diodore rapporte de l'industrie des Égyptiens, qui savaient, par une fécondité artificielle, faire éclore des poulets, sans faire couver les ?ufs par des poules?; mais tous les voyageurs modernes attestent la vérité de ce fait, Rollin, Hist. anc. ?uvres, t. I, p. 98, dans POUGENS.

    Absolument. Cette poule veut couver. Elle bâtit un nid, pond, couve et fait éclore, à la hâte?; le tout alla du mieux qu'il put, La Fontaine, Fabl. IV, 22. Il [Diphile] retrouve ses oiseaux dans son sommeil?: lui-même il est oiseau, il est huppé, il gazouille, il perche, il rêve la nuit qu'il mue ou qu'il couve, La Bruyère, XIII.

  • 2 Fig. Entretenir avec soin et mystère. Ennuyés de couver leur cruelle manie, Malherbe, II, 1. Ce fier serpent qui couve un venin sous des fleurs, Régnier, Sat. VI. Je vous avoue, ma très aimable chère, que je couve une grande joie, mais elle n'éclatera point que je ne sache votre résolution, Sévigné, 183. N'est-ce pas sous un beau semblant d'obéissance et de modestie couver la rébellion et la violence dans le sein?? Bossuet, Var. Avert. V, § 14. Vous avez couvé le feu profane dans votre c?ur, Massillon, Car. Tiédeur, 2. L'ouvrage d'un scélérat qui couvait de mauvais desseins, Rousseau, 1er dial. Je vois sur votre visage cette méditation profonde qui couve les germes du génie et les dispose à la fécondité, Marmontel, Contes mor. Connaiss. Quel que soit le destin que couve l'avenir, Terre [Italie], enveloppe-toi de ton grand souvenir, Lamartine, Harm. II, 3.

    Couver des yeux, regarder avec plaisir, avec convoitise. Lorsqu'il est jaloux de son trésor et qu'il le couve des yeux, Descartes, Pass. 169. Telle prenait Goût à le voir et des yeux le couvait [un jouvenceau], Lui souriait, faisait la complaisante, La Fontaine, Psaut. Messire Jean Chouart couvait des yeux son mort, Comme si l'on eût dû lui ravir ce trésor, La Fontaine, Fabl. VII, 1. Gaillard corbeau disait en le couvant des yeux [un mouton]?: Je ne sais qui fut ta nourrice, La Fontaine, ib. II, 16.

    Préparer, renfermer dans son sein. Ces grands mouvements Couvent, en leurs fureurs, de piteux changements, Régnier, Sat. IV. L'air calme couve une pluie, Descartes, Météor. 2.

    Familièrement. Couver une maladie, porter en soi les germes d'une maladie qu'on craint de voir apparaître.

  • 3 V. n. Être entretenu sourdement, préparé en silence, sans paraître. Le feu couve sous la cendre. Tant qu'aucun souffle ne l'éveille, L'humble foyer couve et sommeille, Lamartine, Médit. II, 6.

    Fig. C'est un feu qui couve sous la cendre, se dit d'une passion, d'une haine prête à se réveiller. C'est le feu de l'Etna qui couvait sous la cendre, Voltaire, Catil. V, 3. Le feu terrible qui paraissait presque éteint couvait sous la cendre, pour éclater bientôt avec plus de fureur que jamais, Rousseau, Ém. V.

    Il faut laisser couver cela, il ne faut le faire qu'après de mûres réflexions.

  • 4Se couver, v. réfl. Être en sourde préparation. Ne mettez point d'obstacle aux choses qui se couvent, Bossuet, Devoirs, 2. Tous les gens un peu pénétrants virent bien qu'il se couvait, au sujet de mon livre et de moi, quelque complot qui ne tarderait pas d'éclater, Rousseau, Conf. X.

HISTORIQUE

XIIIe s. Ce sunt cil qui en leur cuer covent leur malice, Psautier, f° 37. Chose que li ton cuer covoit, Ren. 5720. Une geline oï cover, Qui desoz li avoit douze oes [?ufs], ib. 23388. Tel mal ai dedenz moi cové, Par quoi me covendra finer?; Bien voi ne puis longues durer, ib. 8058. Quatre loviax gisent enmi, Et ma dame Hersent la love, Qui ses loviax norrist et cove, ib. 361. Car bien est ores esprouvée La traïson qu'avez couvée, la Rose, 2954. Com plus couve li feus, plus art, Rutebeuf, 38.

XIVe s. La très grant traïson qu'il ont longtemps covée Fu en l'ost dessus dit très clairement provée, Complainte sur la bataille de Poitiers, Bibl. des Chartes, 3e série, t. II, p. 261. Et ainsi [le feu d'amour] se queuve et engendre, Com li charbons desouz la cendre, Machaut, p. 85. Et en droite aventure, je vous acertefie, Met-on les oefs couver, on l'a dit mainte fie, Guesclin. 4460.

XVIe s. Je me couve continuellement de mes pensées, et les couche en moy, Montaigne, I, 78. Les tortues et les autruches couvent leurs ?ufs de la seuie vue, Montaigne, I, 101. Les accoustrements nous eschauffent de nostre chaleur, laquelle ils sont propres à couver et nourrir, Montaigne, I, 319. Un vieillard se faict tort et aux siens de couver inutilement un grand tas de richesses, Montaigne, II, 76. Il couvoit de longtemps en son c?ur le paganisme, Montaigne, III, 83. Que je couve quelque maladie causée d'excès, Yver, p. 582. Cela descouvrit la maladie cachée et secrette, qui de long temps se couvoit en la ville de Rome, Amyot, Marius, 62. Les plus temeraires se prirent à crier que Crispinus ne couvoit rien de bon en son cueur, Amyot, Othon, 4. La poule couvante ne les poussins esclos ne peuvent souffrir l'incommodité d'un mauvais logis, De Serres, 358. Qui te retient, disoy je, ainsi tard endormie?? Tu ne dois si longtemps en paresse couver?; La femme d'un vieillard matin se doit lever, Desportes, ?uvres, p. 327, dans LACURNE. Elle y peut bien pondre, mais elle n'y couvera pas, Cotgrave ?

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Encyclopédie, 1re édition

* COUVER, v. act. & n. (Gram.) au simple il est neutre, & il désigne l'assiduité d'un oiseau mâle ou femelle, à rester sur ses ?ufs jusqu'à ce qu'il en soit éclos des petits. Les différens oiseaux couvent plus ou moins de tems. Au figuré, il est actif, & ne se prend guere qu'en mauvaise part : ainsi on dit, couver un mauvais dessein, pour le renfermer dans son ame jusqu'au moment qu'il puisse être accompli.

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Wiktionnaire


Verbe - français

couver \ku.ve\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Couvrir de son corps ses ?ufs pour entretenir la chaleur qui les fait éclore, en parlant des oiseaux.
    • Les oiseaux couvent leurs ?ufs.
    • Cette poule a couvé tant d'?ufs.
    • On lui a fait couver des ?ufs de cane.
    • C'est la saison où tels oiseaux couvent.
  2. (Figuré) S'occuper avec soin de quelqu'un, comme un oiseau le fait de ses ?ufs.
    • Couver quelqu'un.
    • Couver des yeux une personne, une chose, la regarder avec intérêt, avec complaisance.
    • Ainsi cette colonie convoitée, couvée, qu'on n'osait brusquer de peur d'un soulèvement général, se livrait sans résistance ! (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
  3. (Figuré) Cacher, préparer sourdement.
    • Il couve de mauvais desseins.
    • Il couve une grande maladie.
    • Il se couve quelque chose de dangereux.
    • Il se couve là-dessous je ne sais quoi.
    • On lui parle, elle ne vous répond pas. C'est comme les gens qui couvent une maladie et qui ont les yeux à l'envers? (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VII)
    • Au moment de se coucher, la tête battante, il sentit se libérer à ses poignets et à ses tempes, les flots déchaînés d'une fièvre qui couvait depuis plusieurs jours. (Albert Camus, La Peste'', 1947)

couver intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Être caché sous la cendre.
    • Le feu couve.
    • Au plus épais d'une famille, elle allait couver, pareille à un feu sournois qui rampe sous la brande, embrase un pin, puis l'autre, puis de proche en proche crée une forêt de torches. (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
    • ? Non, croyez-moi, trop tard. Il y a ici un feu qui couve. Toute matière peut lui devenir inflammable. Un démenti nourrira les bruits. C'est une question de température. (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
  2. (Par extension) (Figuré) Être caché, ne pas paraitre, présenter un danger potentiel.
    • Cette conspiration couve depuis longtemps.
    • Sa haine, son amour a longtemps couvé dans son c?ur.
    • Il faut laisser couver cela, se dit d'une chose qu'il ne faut pas se presser de faire.
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Trésor de la Langue Française informatisé


COUVER, verbe.

I.? Emploi trans.
A.? [Le suj. désigne un oiseau]
1. Rester posé sur (les ?ufs) de manière à (les) faire éclore. Couver ses ?ufs, les ?ufs d'un autre oiseau. Une brave mère poule qui couve jalousement son ?uf (Rolland, J.-Chr.,Amies, 1910, p. 1118):
1. Cela dit, dans le nid la colombe établie Se met à couver l'?uf, et le couve si bien, Qu'elle ne le quitte pour rien, ... Florian, Fables,La Colombe et son nourrisson, 1792, p. 169.
? P. méton. du compl. d'obj. Une femelle de rossignol y couvait encore son nid (Lamart., Confid.,1849, p. 32).
? Emploi abs. Cette poule veut couver; couver pendant six semaines. Mettre couver les poules à la basse-cour (Pourrat, Gaspard,1922, p. 123).
? Loc. Être comme une poule qui aurait couvé un canard. Être surpris du résultat imprévu d'une action. Je me demande comment j'ai couvé ces canards (Rolland, C. Breugnon,1919, p. 20).
Rem. La docum. atteste except. le part. prés. couvant, ante en emploi adj. [Elle se pose] un peu plus loin, les ailes encore couvantes (Renard, Journal, 1910, p. 972).
2. P. ext. Abriter, protéger (les jeunes éclos). La poule couve les poussins sous ses ailes. L'oiseau qui couve sa nitée sous un buisson (M. de Guérin, Journal,1834, p. 206).
3. P. métaph. [Elle] peut couver son idée pour la faire éclore (Balzac, Contrat mar.,1835, p. 298).Couvant l'argent entre ses cuisses dans un sac de cuir (Goncourt, Journal,1868, p. 438).Sa silencieuse banlieue que couve le brouillard bleu (Colette, Jumelle,1938, p. 158).Un soleil de juillet couve un paysage assoiffé (Arnoux, Roi d'un jour,1956, p. 10):
2. Il aperçut la vieille église, large et basse, accroupie sur un mamelon et couvant, comme une poule ses poussins, les maisons de son petit village. Maupassant, Notre c?ur,1890, p. 507.
B.? Au fig. [Le suj. désigne gén. une pers.]
1. [Le compl. d'obj. désigne gén. une pers., parfois une chose]
a) Choyer, entourer de soins excessifs. Couver sa progéniture; couver avec amour, avec patience. Mon enfance n'a pas été couvée par une mère (Augier, Fils Giboyer,1862, V, p. 106).Tu te rappelles comme il était aux petits soins pour elle. Il la couvait (L. Daudet, Mésentente,1911, p. 169).On le couvait déjà au lycée comme une future gloire (Mauriac, Sagouin,1951, p. 43).
b) En partic. Couver qqn (ou qqc.) des yeux, du regard. Regarder avec un intérêt intense ou avec convoitise. Couver des yeux amoureusement; couver d'un regard attendri. Synon. dévorer des yeux, ne pas quitter des yeux.Melaenis (...) le [Paulus] couvait du regard (Bouilhet, Melaenis,1857, p. 136):
3. Elle était assommée de se sentir couvée d'un ?il tenace par ce vieillard. Mauriac, Le Désert de l'amour,1924, p. 244.
SYNT. Couver des yeux avec sollicitude; couver d'un ?il béat, méchant; couver d'un regard jaloux, maternel, méfiant; couver de ses regards anxieux, avides, sévères.
Rem. Cette loc. donne lieu à des var. styl. a) Extensions du compl. des yeux. Elle me couve de ses profonds yeux de haine (Colette, Cl. s'en va, 1903, p. 22). Couvant Nane de l'humide silence de ses yeux (Toulet, Nane, 1905, p. 134). b) Emploi de ?il en fonction de suj. Son gros ?il rond couvait Gwynplaine avec une fixité de hibou (Hugo, Homme qui rit, t. 2, 1869, p. 181). Ses yeux de chien de berger me couvent avec une sagacité victorieuse (Colette, Vagab., 1910, p. 145).
2. [Le compl. d'obj. désigne une chose concr. ou abstr.]
a) [P. anal. avec la poule qui, par sa chaleur, fait éclore les ?ufs]
? Concevoir, préparer mystérieusement. Couver un projet, des projets de vengeance, une réforme, un plan, un stratagème; élaborer et couver longuement un projet, un livre. Synon. tramer, préparer, mûrir.[Les] dix ou vingt arpents dont l'acquisition a été couvée pendant des années (Balzac, Vieille fille,1836, p. 298).Pas difficile de deviner qu'il leur revaudra ça et qu'il va couver une vacherie pas ordinaire (Queneau, Loin Rueil,1944, p. 43).
? [Le compl. désigne un sentiment, une sensation] Nourrir, entretenir. Couver une vengeance pendant vingt ans, des ressentiments, un vif regret, une ambition démesurée; le fou couve son délire. Couve-t-il sa vengeance ou en fera-t-il un holocauste? (Sand, Jacques,1834, p. 290).Il ramasse, il couve désespérément les vestiges de ses amours (Mauriac, Gds hommes,1949, p. 209).
? Avoir un mal, (une maladie) sans encore le (la) manifester. Couver un rhume. Elle a couvé pendant des années les germes du mal (Zola, Conquête Plassans,1874, p. 1201).
b) [P. anal. avec la poule qui protège les ?ufs]
? Protéger, garder jalousement. Couver un secret. Comme l'avare, il couve son trésor : il n'en use pas (Proudhon, Propriété,1840, p. 288).
? Dissimuler, cacher (un sentiment, une idée, etc.). Les grands sentiments sont désuets, les plus passionnés s'en méfient, les couvent, les cachent (Butor, Passage Milan,1954, p. 26).
II.? Emploi intrans.
A.? [En parlant du feu] Rester allumé sans se manifester. Le feu mal éteint couve sous la cendre. D'un âtre où le feu couve il sort de la fumée (Hugo, Art d'être gd-père,1877, p. 209).
? [Avec un suj. métaph.] Une flamme de rancune couve dans ses yeux. La passion du jeu qui couvait en lui se ralluma avec une violence d'incendie mal éteint (Zola, Fécondité,1899, p. 130).Ce soir-là Jean brûlait de fièvre, un petit feu couvant au creux de ses paumes (Colette, Gigi,1944, p. 108):
4. Ses yeux paraissaient éteints, mais une étincelle de courage et de colère y couvait et au moindre choc il pouvait en jaillir des flammes à tout embraser. Balzac, Maître Cornelius,1831, p. 249.
B.? Au fig. [Gén. en parlant de sentiments ou de faits] Être latent.
1. [L'accent est mis sur la manifestation future du sentiment ou du fait] Être en germe, mûrir (en bonne ou en mauvaise part). La rébellion, la révolte, l'insurrection, l'effervescence révolutionnaire couve; l'orage couve depuis hier, depuis plusieurs jours. Les grandes idées couvent longtemps dans les esprits avant de s'y préciser (Jouffroy, Mélanges philos.,1833, p. 101).La famine menace, la misère couve en attendant qu'elle se change en Jacquerie (Sand, Corresp.,t. 6, 1812-76, p. 5).Le forban couvait déjà sous le petit sauvage breton (Loti, Mon frère Yves,1883, p. 109).La guerre civile couve, sournoise (H. Bazin, Vipère,1948, p. 233).
? [En constr. impers.] Il me couve dans le c?ur des choses que je ne peux pas dire (Estaunié, Bonne-Dame,1891, p. 10).
? Spéc. [En parlant des maladies] Il sentit se libérer à ses poignets et à ses tempes les flots déchaînés d'une fièvre qui couvait depuis plusieurs jours (Camus, Peste,1947, p. 1405):
5. Gautruche fut un peu dégoûté de boire. Il venait d'éprouver la première atteinte de la maladie de foie qui couvait depuis longtemps dans son sang brûlé et alcoolisé. Goncourt, Germinie Lacerteux,1864, p. 222.
2. [L'accent est mis sur la dissimulation]
a) Rester caché, secret (le plus souvent en mauvaise part). La haine couve dans son c?ur. Les mauvaises m?urs qui avaient couvé sous Henri IV se réveillèrent, n'étant plus comprimées (Sainte-Beuve, Portr. femmes,1844, p. 24).Cette prétention ne s'était pas montrée au grand jour, mais elle couvait, pour ainsi dire, sous des apparences de soumission (Thierry, Hist. formation et progrès Tiers-état,1853, p. 94):
6. Sous chacune de ses paroles, sous ses silences même, encore plus, sous chacun de ses silences couve une insolence qu'elle veut bien ne pas dispenser, ... Péguy, Victor-Marie, comte Hugo,1910, p. 776.
b) Rester en sommeil; être conservé (dans la mémoire, dans l'esprit). C'est comme un vieux bout de romance, on croit qu'on l'oublie. Mais la ritournelle abolie couve dans la mémoire obscure (Richepin, Caresses,1877, p. 172).Un secret bien gardé par ses détenteurs, couvé hermétiquement, se conserve sans dommage et sans fruit (Colette, Naiss. jour,1928, p. 43).L'esprit qui couvait dans cette chair, ah, que c'eût été merveilleux de l'aider à jaillir (Mauriac, Sagouin,1951, p. 156).
c) Être contenu, être en sourdine. Mon Dieu! murmura-t-elle d'une voix brisée où couvaient des sanglots (Ponson du Terr., Rocambole,t. 1, 1859, p. 157).Avec une politesse sous laquelle couve l'indignation (Proust, Sodome,1922, p. 619).
Prononc. et Orth. : [kuve], (je) couve [ku:v]. Ds Ac. depuis 1694. Étymol. et Hist. 1. 1121-35 sens propre trans. (Ph. de Thaon, Bestiaire, 1967 ds T.-L.); 2. fig. ca 1175 « entourer quelqu'un de soins attentifs (en parlant de la louve pour ses louveteaux) » (Renart, éd. M. Roques, VII, 5724); 1649 couver des yeux (Descartes, Passions, 169, éd. A. Bridoux, p. 776); 3. a) ca 1175 intrans. « être caché, entretenu de manière à éclore le moment donné (ici en parlant du feu sous la cendre) » (Chr. de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 6763); b) 2emoitié xives. maladie couvée (G. Le Muisit, Poésies, éd. Kervyn de Lettenhove, II, p. 87); 4. ca 1179 « entretenir, nourrir, préparer mystérieusement quelque chose » (Renart, éd. cit., I, 9). Du lat. class. cubare « être couché » qui a dû développer le sens de « faire éclore les ?ufs » en lat. vulg. (cf. les corresp. romans, REW3, no2351). Fréq. abs. littér. : 693 (couvant : 67). Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 612, b) 1 206; xxes. : a) 940, b) 787. Bbg. Gottsch. Redens. 1930, p. 85, 104, 222. ? Goug. Mots t. 3 1975, p. 57. ? Tilander (G.) Vx fr. nourrir, couver, nourriture, couvage. St. neophilol. 1945/1946, t. 18, pp. 35-44.

COUVER, verbe.
Étymol. et Hist. 1. 1121-35 sens propre trans. (Ph. de Thaon, Bestiaire, 1967 ds T.-L.); 2. fig. ca 1175 « entourer quelqu'un de soins attentifs (en parlant de la louve pour ses louveteaux) » (Renart, éd. M. Roques, VII, 5724); 1649 couver des yeux (Descartes, Passions, 169, éd. A. Bridoux, p. 776); 3. a) ca 1175 intrans. « être caché, entretenu de manière à éclore le moment donné (ici en parlant du feu sous la cendre) » (Chr. de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 6763); b) 2emoitié xives. maladie couvée (G. Le Muisit, Poésies, éd. Kervyn de Lettenhove, II, p. 87); 4. ca 1179 « entretenir, nourrir, préparer mystérieusement quelque chose » (Renart, éd. cit., I, 9). Du lat. class. cubare « être couché » qui a dû développer le sens de « faire éclore les ?ufs » en lat. vulg. (cf. les corresp. romans, REW3, no2351).

Couver au Scrabble


Le mot couver vaut 11 points au Scrabble.

couver

Informations sur le mot couver - 6 lettres, 3 voyelles, 3 consonnes, 6 lettres uniques.

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Les citations avec le mot Couver


  1. La plupart des choses qui ont de l'importance dans notre vie se passent en notre absence : mais il me semble que j'ai trouvé quelque part le truc pour tout savoir afin que tout soit dans ma tête, jusqu'au moindre détail, comme le brouillard semble se déverser dans l'air du matin... tout et pas seulement les quelques indications qui permettent d'avancer, comme par exemple ouvrir une vieille malle couverte de toiles d'araignées et bien close.

    Auteur : Salman Rushdie - Source : Les Enfants de minuit (1981)


  2. J'ai découvert, quand elle est venue à me manquer que l'affection m'était nécessaire et que, comme l'air, on la respire sans la sentir.

    Auteur : Fernando Pessoa - Source : L'éducation du stoïcien (1999)


  3. Les découvertes individuelles transforment les civilisations. Les croyances collectives régissent l'histoire.

    Auteur : Gustave Le Bon - Source : Les Incertitudes de l'heure présente


  4. Je te l’ai dit pour les nuages
    Je te l’ai dit pour l’arbre de la mer
    Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
    Pour les cailloux du bruit
    Pour les mains familières
    Pour l’oeil qui devient visage ou paysage
    Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
    Pour toute la nuit bue
    Pour la grille des routes
    Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
    Je te l’ai dit pour tes pensées pour tes paroles
    Toute caresse toute confiance se survivent.


    Auteur : Paul Éluard - Source : Je te l'ai dit, L'Amour, la Poésie (1929)


  5. L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme: - Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux, - Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.

    Auteur : Jean Racine - Source : Andromaque (1667), II, 2, Oreste


  6. Il existe une tendance chez les étudiants, mais aussi chez de nombreux cliniciens, à accorder un respect excessif à la littérature médicale, à présumer que les revues réputées comme le Lancer ou le New England Journal of Medecine présentent des découvertes indiscutables. Cette foi naïve dans les « évangiles cliniques » est peut-être motivée par le style dogmatique qu’adoptent de nombreux auteurs au point de minorer les incertitudes inhérentes à tout projet de recherche …

    Auteur : John Le Carré - Source : La Constance du jardinier (2001)


  7. Il avait l'impression d'avoir déjà tout entendu, tout découvert, mais au lieu de réunir les pièces du puzzle en un ensemble cohérent, il les agitait sans logique comme un chimpanzé qui s'acharnerait sur un Rubik's Cube.

    Auteur : Zygmunt Miloszewski - Source : Les Impliqués (2013)


  8. Il n'y a pas de punaises, sauf que la couverture en est plaine.

    Auteur : Proverbes espagnols - Source : Proverbe


  9. Nous maîtrisons déjà l'énergie du vent, des marées, du soleil. Mais le jour où l'homme saura dominer l'énergie de l'amour, cela sera aussi important que l'a été la découverte du feu.

    Auteur : Paulo Coelho - Source : Le Zahir (2004)


  10. J'ai découvert ce secret : après avoir gravi une colline, tout ce que l'on découvre, c'est qu'il reste beaucoup d'autre collines à gravir.

    Auteur : Nelson Mandela - Source : Un long chemin vers la liberté (1996)


  11. Il fit tant de pieds et de dents
    Qu'en peu de jours il eut au fond de l'ermitage
    Le vivre et le couvert: que faut-il davantage?


    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fables (1668 à 1694), Livre septième, III, le Rat qui s'est retiré du monde


  12. Je fais savoir à ma banque que pour mon découvert je viendrai les voir dimanche.

    Auteur : Michel Jonasz - Source : V'là le soleil qui se lève


  13. Les crânes bouillaient sous le soleil à faire sauter tous leurs couvercles.

    Auteur : Alphonse Daudet - Source : Tartarin de Tarascon (1872)


  14. Aux moments les plus imprévus nous nous demandons bien sûr qui nous sommes vraiment derrière les couches de peinture dont la culture nous a recouverts.

    Auteur : Jim Harrison - Source : Les jeux de la nuit (2010)


  15. La science enfante chaque jour des prodiges. Vous avez voulu témoigner une fois de plus de l'impression profonde que le monde, les habitudes de la vie, les lettres à leur tour reçoivent de tant de découvertes accumulées

    Auteur : Louis Pasteur - Source : Discours de réception l’Académie française de Louis Pasteur, Le 27 avril 1882


  16. Une butte couverte d'arbres et de brossailles.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Marcellus, 49


  17. Je lis ton corps
    Sans couverture.


    Auteur : Charles de Leusse - Source : Septième Livre (2004)


  18. La table était couverte d'une nappe de cette toile damassée sous Henri IV par les frères Graindorge, habiles manufacturiers.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : Le Médecin de campagne (1833)


  19. Car j'ai découvert une grande vérité. A savoir que les hommes hésitent, et que le sens des choses change pour eux selon le sens de la maison.

    Auteur : Antoine de Saint-Exupéry - Source : Citadelle (1948), III


  20. On ne peut s'aider de rien. Le doute règne partout. Rien, pas la moindre pensée qu'on puisse partager effectivement; c'est comme une lutte avec le miroir. Qu'est-ce que le miroir? Une plaque de verre couverte d'étain, et qui reflète avec fidélité. Mais fidélité à quoi ? A soi. A personne d'autre que soi. Jamais le reflet n'a été une certitude.

    Auteur : J. M. G. Le Clézio - Source : L'Extase matérielle (1967)


  21. Le crime d'Etat a toujours besoin d'être couvert par une apparence de légalité.

    Auteur : Maurice Druon - Source : Les Rois Maudits, Le Lis et le Lion (1960)


  22. Mon père, ce héros au sourire si doux, ... - Parcourait à cheval, le soir d'une bataille, - Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.

    Auteur : Victor Hugo - Source : La Légende des siècles (1859), Après la bataille


  23. J'ai découvert ce que signifiait «être écrivain». Trois choses sont nécessaires pour cela - les deux premières sont évidentes, mais pas la troisième: l'inspiration, la transpiration... et le désespoir.

    Auteur : Harlan Coben - Source : Interview Harlan Coben Par François Busnel (Lire), le 01/06/2005


  24. On s'élargit par la découverte d'autres consciences. On se regarde avec un grand sourire. On est semblable à ce prisonnier délivré qui s'émerveille de l'immensité de la mer.

    Auteur : Antoine de Saint-Exupéry - Source : Terre des hommes (1938)


  25. Il ne faut pas se regarder trop en face, entre époux, si l'on veut s'éviter des découvertes...

    Auteur : Jean Giraudoux - Source : Amphitryon 38 (1929)


Les citations du Littré sur Couver


  1. Les femmes saisissent à deux mains toute couverture de contraster à leurs maris

    Auteur : MONT. - Source : III, 81


  2. Des faits et des observations suivies conduisent nécessairement à la découverte des principes

    Auteur : DUCLOS - Source : Oeuvr. t. I, p. 64


  3. La zircone est sans usages ; elle fut découverte en 1789 par M. Klaproth

    Auteur : THENARD - Source : Traité de chim. t. II, p. 43, dans POUGENS


  4. Mes yeux estoient couverts d'un voile tenebreux

    Auteur : RONS. - Source : 810


  5. Seront tenus lesdits fermiers.... de entretenir les maisons, granges.... de pel, vergue, couverture et solivure

    Auteur : DU CANGE - Source : solivare.


  6. Au commandement du comte [de Flandre] couvertement Jean Lyon prit paroles et debat à lui [un homme de Gand ennemi du comte] et l'occit

    Auteur : Jean Froissard - Source : II, II, 52


  7. Quarante huit boutons d'or pour deux paires de gants de chien, couvers de chevrotin, garnis au bout de IV boutons de perles

    Auteur : DE LABORDE - Source : Émaux, p. 327


  8. Les macreuses ne se prennent que sur les bancs de coquillages découverts au reflux, tandis que le grèbe se prend à mer pleine

    Auteur : BUFF. - Source : Ois. t. XV, p. 355


  9. D'après ce que tu m'en dis à mots couverts

    Auteur : MIRAB. - Source : Lett. orig. t. III, p. 539 dans POUGENS


  10. Il y a longtemps qu'on dit que toutes nos connaissances sont originaires des sens ; cependant les péripatéticiens étaient si éloignés de connaître cette vérité que, malgré l'esprit que plusieurs d'entre eux avaient en partage, ils ne l'ont jamais su développer, et qu'après plusieurs siècles, c'était encore une découverte à faire

    Auteur : CONDILL. - Source : Oeuv. t. III, p. 5, dans POUGENS


  11. De peur d'être découvert, il évitait les grandes routes et marchait dans les chemins détournés

    Auteur : RAYNAL - Source : Hist. phil. XIV, 22


  12. Le peuple découvert par M. Pallas près du Jenisca et qui ouvrit les mines dans le sein de la terre avec des instruments de cuivre avant l'invention du fer

    Auteur : BAILLY - Source : Atlantide, Lett. 24


  13. Jalousies tantôt couvertes, tantôt déclarées

    Auteur : BOSSUET - Source : Hist. III, 6


  14. Ces édifices [de Moscou], ces palais et jusqu'aux boutiques, étaient tous couverts d'un fer poli et coloré

    Auteur : SÉGUR - Source : Hist. de Napol. VIII, 1


  15. Avant lui [Louis XIV], la France, presque sans vaisseaux, tenait en vain aux deux mers ; maintenant on les voit couvertes depuis le levant jusqu'au couchant de nos flottes victorieuses, et la hardiesse française porte partout la terreur avec le nom de Louis

    Auteur : BOSSUET - Source : Marie-Thér.


  16. Un amas quasi parchemineux de toiles d'araignées couvertes de poussière

    Auteur : G. SAND - Source : l'Homme de Neige, Rev. des Deux-Mondes, 1er juin 1858, p. 482


  17. Si une fatale invention [pour la destruction des hommes dans la guerre] venait à se découvrir, elle serait bientôt prohibée par le droit des gens, et le consentement unanime des nations ensevelirait cette découverte

    Auteur : Montesquieu - Source : Lett. pers. 106


  18. M. de Mayenne se servit, quoique couvertement, des seize, qui étaient les quarteniers de la ville

    Auteur : RETZ - Source : II, 266


  19. C'est un alchimiste de Hambourg, nommé Brandt, qui, en cherchant la pierre philosophale qu'il ne trouva pas, fit par hasard, en 1669, la découverte du phosphore qu'il ne cherchait point

    Auteur : FOURCROY - Source : Connaiss. chim. t. I, p. 185, dans POUGENS


  20. Mannheim.... est au confluent du Necker et du Rhin, et couverte d'un côté par un marais

    Auteur : LAFAYETTE - Source : Mém. Cour de France, Oeuvres, t. II, p. 371, dans POUGENS.


  21. Il donne pension à un homme qui n'a point d'autre ministère que de siffler des serins au flageolet, et de faire couver des canaries [canaris]

    Auteur : LA BRUY. - Source : XIII


  22. Voire s'en treuve [des vins] de si tardifs, que jamais ne peuvent venir rouges ne couvers [chargés, colorés], quoiqu'on les tienne un mois dans la cuve

    Auteur : O. DE SERRES - Source : 215


  23. Combien les lunettes nous ont-elles découvert d'êtres qui n'étaient point pour nos philosophes d'auparavant ! on entreprenait méchamment l'Écriture sainte sur le grand nombre des étoiles, en disant : il n'y en a que mille vingt-deux, nous le savons

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Pens. XXIV, 36, éd. HAVET.


  24. Les hommes de ce temps cy ayant inventé la maniere de faire certaines loges haultes eslevées en l'aer, fermées le long de quelque ruisseau, seulement couvertes à claire voye, les ont nommées en françoys heronnieres, et sur lesquelles les herons ont si bien apprins à dresser leur aire, que les petits qui sont denichez de là dessus vallent un grand denier

    Auteur : P. BELON - Source : De la nature des oiseaux, liv. IV, p. 189


  25. Qui te retient, disoy je, ainsi tard endormie ? Tu ne dois si longtemps en paresse couver ; La femme d'un vieillard matin se doit lever

    Auteur : DESPORTES - Source : Oeuvres, p. 327, dans LACURNE




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Mise à jour le samedi 7 février 2026 à 04h07








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